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Propos dangereux du ministre Fagnon : Me Houngbédji dénonce le silence de Yayi Boni

Un mois jour pour jour que Nicaise Fagnon, a tenu des propos graves et très dangereux pour tout système démocratique parce que menaçant la paix, l’unité nationale, la liberté d’expression, d’association et de réunion. Face au silence de Boni Yayi, garant de l’unité nationale, maître Adrien Houngbédji après avoir cosigné au Parlement, l’interpellation du président de la République condamne l’attitude du chef du gouvernement et prévient sur le danger qui nous guette.

Romain L. KIKI

Les déclarations de Fagnon, ministre des Transports terrestres, des transports aériens et des travaux publics ont suscité dès sa diffusion, l’indignation de toutes les forces politiques éclairées encore libres. Mais le silence du chef de l’Etat qui selon notre Constitution est en même temps le chef du gouvernement, inquiète des figures historiques de la conférence nationale de 1990 qui a conduit le Bénin dans un système démocratique. Ces derniers (Houngbédji, Rosine Vieyra Soglo, Kolawolé A. Idji, Bruno Amoussou…) ont interpellé le 14 mai 2009, le président de la République sur les agissements anti démocratiques de son régime. Il faut noter que le discours incriminé de Fagnon venait s’ajouter aux actes inquiétants qui présentent de plus en plus le changement comme un régime totalitaire.

Le silence coupable du Boni Yayi

Depuis un mois, Boni Yayi s’est tu donnant ainsi l’impression en tant que supérieur hiérarchique de Fagnon, de cautionner ses propos. C’est cette situation qui a fait sortir une nouvelle fois, le président du PRD, maître Adrien Houngbédji.

Dans son intervention diffusée par les chaînes de télévision de la place le week-end dernier, Houngbédji a condamné fermement ce silence de Yayi.

Il a profité de cette occasion pour attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur l’installation discrète de la dictature dans notre pays. Houngbédji a fait remarquer que toutes les institutions de la République sont sous contrôle. Le souci de caporaliser les institutions de contrepouvoir répond selon le président du PRD d’une stratégie de camoufler la mauvaise gouvernance financière, économique, sociale et politique caractéristique de régime en place. Pour finir le président du PRD a annoncé qu’une nouvelle interpellation sur la gestion scandaleuse de Nicaise Fagnon à la Sonapra entre 2006 et 2008 sera déposée dans les prochains jours.

Romain L. KIKI

Les déclarations de Fagnon, ministre des Transports terrestres, des transports aériens et des travaux publics ont suscité dès sa diffusion, l’indignation de toutes les forces politiques éclairées encore libres. Mais le silence du chef de l’Etat qui selon notre Constitution est en même temps le chef du gouvernement, inquiète des figures historiques de la conférence nationale de 1990 qui a conduit le Bénin dans un système démocratique. Ces derniers (Houngbédji, Rosine Vieyra Soglo, Kolawolé A. Idji, Bruno Amoussou…) ont interpellé le 14 mai 2009, le président de la République sur les agissements anti démocratiques de son régime. Il faut noter que le discours incriminé de Fagnon venait s’ajouter aux actes inquiétants qui présentent de plus en plus le changement comme un régime totalitaire.

Le silence coupable du Boni Yayi

Depuis un mois, Boni Yayi s’est tu donnant ainsi l’impression en tant que supérieur hiérarchique de Fagnon, de cautionner ses propos. C’est cette situation qui a fait sortir une nouvelle fois, le président du PRD, maître Adrien Houngbédji.

Dans son intervention diffusée par les chaînes de télévision de la place le week-end dernier, Houngbédji a condamné fermement ce silence de Yayi.

Il a profité de cette occasion pour attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur l’installation discrète de la dictature dans notre pays. Houngbédji a fait remarquer que toutes les institutions de la République sont sous contrôle. Le souci de caporaliser les institutions de contrepouvoir répond selon le président du PRD d’une stratégie de camoufler la mauvaise gouvernance financière, économique, sociale et politique caractéristique de régime en place. Pour finir le président du PRD a annoncé qu’une nouvelle interpellation sur la gestion scandaleuse de Nicaise Fagnon à la Sonapra entre 2006 et 2008 sera déposée dans les prochains jours.

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