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mai 31, 2009

Marche de protestation de l’Union fait la Nation:Un signal fort à Yayi Boni

L’Union fait la Nation vient de lancer un signal fort au Président de la République Yayi Boni. « Elle a toujours son mot à dire ». La marche qu’elle a initiée en signe de protestation face à l’attitude coupable du gouvernement dans la gestion des grèves perlées dans le secteur de la santé lui donne espoir que son message à l’endroit de la population n’a pas sonné creux.

En réalité il faut souligner que le sujet choisi préoccupe à plus d’un titre l’ensemble des acteurs de la vie politique, la société civile et même le gouvernement qui a cru devoir réagir au dernier moment pour payer les primes, dont le non paiement constitue la principale source de mécontentement des travailleurs dans les structures sanitaires. Quoi qu’on dira, c’est une action qui a montré tout son intérêt non seulement pour les agents de santé en grève, mais aussi pour des milliers de malades dont l’état de santé s’est considérablement dégradé pour faute de grève. Au sein de la population, l’initiative a été ressentie comme un combat juste, une cause commune, en témoigne la spontanément avec laquelle la population y est adhérée. Il est vrai qu’on voit à travers sa mobilisation une sortie politique qui constitue un sérieux coup de pousse pour la classe politique hostile au pouvoir de Changement. L’alliance l’Union fait la Nation, à peine baptisée pour remplacer l’appellation les « G » et « F » vient d’afficher une cohésion qui permet d’affirmer qu’elle saura surmonter certaines difficultés une fois qu’elle sera en face d’un enjeu, d’une question d’intérêt national. Parce qu’il faut reconnaître que si elle arrive à s’entendre contre le régime en place, il ne faut pas occulter les sujets internes qui frise la dislocation de l’intergroupe. Puisque depuis les assises d’Abomey Bohicon des 28 et 29 novembre 2008, le germe de la division s’est agrippé à la coalition née au lendemain de cette rencontre. Mais toujours est-il qu’elle résiste et se permet de reprendre couleur et de donner quelques frissons au chef de l’Etat. Un avant goût des prochaines batailles électorales dans la mesure où, cette marche sert de relent politique à ces leaders autant qu’elle manifeste la solidarité des partis politiques à l’endroit des populations en souffrance.

FN .

Déclaration du président Adrien Houngbédji

1. Après la politique spectacle, c’est la politique de la fuite en avant, tout aussi caractérisée par la précipitation, l’amateurisme et l’incohérence. Nos compatriotes souffrent et meurent depuis des semaines et des mois, faute de personnel, faute de soins, faute de médicaments.

Pendant toutes ces semaines et tous ces mois, le Gouvernement est resté indifférent, a joué au pourrissement, en laissant souffrir et mourir nos concitoyens. Je vous laisse le soin de qualifier vous-mêmes ce comportement : la vie humaine n’a pas de prix. La veille de cette marche et à cause de l’impact de cette marche, ce gouvernement qui n’en voyait pas l’utilité, trouve les moyens de payer les primes réclamées par le personnel. Notre marche est déjà en soi un succès, puisqu’elle a été le déclencheur de la prise de conscience de la gravité du problème et de l’urgence de lui trouver un début de solution. Je remercie donc le peuple béninois tout entier pour sa mobilisation, et les participants à cette marche.

2. La décision de verser enfin les primes n’est qu’un début de solution, qui permet d’amorcer le dégel. En effet, la paralysie du système est due à l’incohérence dans l’octroi des primes. Les médecins les perçoivent ; les infirmiers, les sages­femmes, les aide-soignants et autres ne les percevaient pas. C’était injuste. La politique des primes doit être repensée. A cela s’ajoute la promesse faite par le Gouvernement de reverser les contractuels dans la fonction publique et qu’il n’a pas tenue.

3. La décision du Gouvernement laisse intact le problème des effectifs : un seul chirurgien entre Avrankou et Sakété et ce chirurgien est en même temps Chef du centre de santé. Deux gynécologues seulement entre Avrankou et Sakété. Pas un seul spécialiste entre Dassa et Natitingou Un seul gynécologue dans la Donga et l’Atacora. Savalou n’a ni gynécologue, ni chirurgien. Il y a donc un problème d’insuffisance des effectifs, qu’il faut résoudre par des recrutements attractifs, et non pas uniquement par des assistants techniques.

4. La décision du Gouvernement laisse également intact le problème du sous-équipement des centres de santé et des hôpitaux. Ce problème n’est pas nouveau, mais le Gouvernement Yayi Boni a promis d’équiper d’urgence les centres en leur consacrant 5 milliards de franc Cfa. A ce jour, les hôpitaux attendent toujours les investissements promis.

Résultat : le Cnhu, les Chd sont de plus en plus délabrés, et certains centres de santé en milieu rural sont en quasi fermeture. C’est dire que la marche de ce jour est plus que jamais justifiée. Nous invitons nos compatriotes à rester mobilisés, pour un meilleur fonctionnement des services de santé.

Yayi Boni met en verve l’opposition

Ce qui s’est passé hier à Cotonou est une première après les événements de 1989 qui ont sonné le glas de Kérékou 1. Amoussou Bruno, Me Adrien Houngbédji, Séfou Fagbohoun, Léhady Soglo, Lazare Sèhouéto, Antoine Kolawolé Idji, Sacca Fikara et plusieurs députés de l’opposition non déclarée ont su profiter d’une situation pour réveiller l’histoire. A vrai dire, la marche d’hier sur le ministère de la Santé est un premier test réussi.

Et on apprend d’ailleurs qu’il ne s’agissait que d’un essai. Puisque les initiateurs entendent aller plus loin dans les perspectives de la mobilisation pour les présidentielles et législatives de 2011. Avec beaucoup plus de participants. Hier, environ 20 000 citoyens leur ont prêté main forte. Avec des slogans qui justifient l’ampleur des mécontentements. Surtout que Me Adrien Houngbédji qu’on a toujours accusé à tort ou à raison d’être souvent en retrait était à la ligne de départ. Avec la même virulence quand il décide de parler. Ce qui fait dire que le pouvoir de Yayi Boni est très menacé et l’objectif est d’aider les Béninois à lui retirer la confiance en 2011. Comme pour dire que la théorie du changement du chauffeur et de sa voiture prend déjà sa vraie forme. Et c’est la crise sociale mal gérée qui aurait ouvert la brèche à ces responsables du G 4, de G 13 et de Force Clé. Il y a d’importants problèmes dans le secteur de la santé et de l’éducation où les mots d’ordre de grève se succèdent. Aujourd’hui, les centres de santé et les hôpitaux fonctionnent au ralenti et les morts se comptent par dizaines dans le pays. Seuls les riches qui peuvent aller se faire soigner dans les cliniques privées sont épargnés. Et ils sont une infirme partie dans ce Bénin où on vivote. La classe politique hostile à son pouvoir, l’a piégé dans un processus qui a commencé depuis bien longtemps avec la mobilisation des travailleurs autour des hommes politiques. Alors que les tiraillements allaient bon train, le groupe conduit par le député Lazare Sèhouéto a rencontré les syndicalistes à la Bourse du travail pour les impliquer stratégiquement à leur lutte.

La faute de Yayi Boni   Tout ce qui se passe aujourd’hui et met le chef de l’Etat dans une mauvaise posture lui est imputable. A cause de son populisme exagéré, il a fait des promesses qu’il n’est pas sûr de tenir. C’est lui-même qui a initié des primes spéciales de motivation jamais connues dans la loi portant statut des agents permanents de l’Etat. Tout est parti de la situation mal gérée au Centre national hospitalier universitaire Coutoukou Maga de Cotonou. La mesure sera étendue à toutes les autres structures sanitaires du pays. Sans un plan régulier et sans perspectives, le gouvernement s’est engagé pour prendre entièrement en charge les professeurs vacataires des Lycées et Collèges. D’un autre côté, des recrutements anarchiques et politiques ont été effectués. Un ensemble de décisions prises sur un simple coup de tête dont les conséquences entraînent aujourd’hui des difficultés rapidement saisies par l’opposition pour agir. Et comme Yayi Boni en 2006, c’est la rue que ses adversaires veulent utiliser contre lui pour le faire partir en 2011.   Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)

Marche de protestation de l’Union fait la Nation:Cotonou reste un fief de la Rb

Parmi les facteurs qui ont irrémédiablement contribué à la réussite de la marche d’hier, il faut tenir compte de l’influence de deux grandes forces politiques dans la ville de Cotonou où la manifestation a eu lieu. D’abord, c’est la Renaissance du Bénin dont les responsables sont à la tête de l’hôtel de ville.

Elle s’est retrouvée dans son fief naturel. C’est pourquoi, les militants n’ont pas hésité à répondre à l’appel du jeune leader du parti, Léhadi Soglo de surcroît, premier adjoint au maire de cette municipalité. L’intéressé a même sauté sur un zémidjan au siège du Madep pour rallier le point de départ de la marche. A son arrivée, il a été ovationné par une foule qu’on a tôt fait d’assimiler à ses militants. On ne pouvait pas s’attendre à moins que ça, sinon la Rb confirmerait qu’elle est véritablement en recul sur le terrain. Encore que la plupart des arrondissements de la ville ont à leur tête des militants de la Rb. A voir les investissements engagés par le régime de Yayi Boni pour changer le visage de la ville, on pourrait s’attendre que ses actions se transforment en acquis politique pour l’équipe au pouvoir. Mais tel n’a pas été le cas hier. Malgré les opérations de séduction du chef de l’Etat qui sautent à l’œil, les populations de la capitale économique n’ont pas affiché une indifférence à la marche de mécontentement contre le régime. Les initiateurs ont des raisons valables de se frotter les mains. Ensuite, à côté de l’influence de la Rb sur cette sortie, il faut mettre en exergue le rôle joué par le Prd de Me Adrien Hongbédji, qui n’aura pas tort de dire qu’il en est pour beaucoup dans la réussite de la marche. Si on reconnaît la Rb comme un parti qui dirige la ville, il faut également accepter que le Prd s’est retrouvé dans sa zone d’influence qui est Akpakpa. Cela est d’autant vrai qu’on ne peut nier que les choco choco contrôlent une bonne partie de cette cité de Cotonou. La marche s’est déroulée dans cette cité, où se trouve également le ministère de la Santé publique. Et pour un mouvement qui est parti d’une part de l’abattoir de Cotonou et d’autre part, de la place Lénine, comment ne pas retrouver parmi les manifestants un nombre important de militants du Prd. C’est dire que le succès reconnu à l’initiative est avant tout politique. Ensuite il ne faut pas banaliser l’apport des autres formations politiques dont les leaders sont à la base de cette protestation de rue ne manquent pas d’électeurs dans Cotonou. Toutes les énergies réunies donnent le résultat auquel on eu droit hier. Le second facteur qui entre en ligne de compte, c’est le morceau choisi par l’alliance l’Union fait la Nation pour appeler tout le monde à manifester. C’est ainsi que le mutisme du gouvernement face aux nombreux cas de décès dans les hôpitaux paralysés par la grève des agents, a été servi pour avoir du monde. Ce qui a été bien compris par les populations. En clair l’appel a été reçu comme une invite à défendre une cause juste, à mener un combat pour que cesse dans les structures sanitaires « la catastrophe et les nuits cauchemardesques ». Prenant le problème comme le leur les citoyens ont jugé utile de se rallier à la cause de l’alliance « UN ». Il n’y avait donc pas que les militants des partis politiques de l’intergroupe qui étaient dans les rues hier. Les agents de santé, les parents des patients et bien d’autres citoyens ont adhéré à l’initiative. Enfin, si les gens sont descendus massivement dans les rues malgré que le gouvernement sous pression de l’opposition a décidé de payer les primes réclamées, c’est parce que la situation a trop duré sans qu’il ne cherche à faire face réellement au problème qui lui a été posé. Il a suffi que ce mouvement soit lancé avant qu’il ne réagisse. C’est faire preuve de mauvaise foi, estime-t-on au sein de l’opinion publique. Où est-ce que le pouvoir a eu subitement les moyens pour commencer par payer ces primes ? La question circule sur toutes les lèvres. Le gouvernement a fait preuve de mépris et les conséquences ont été désastreuses pour de nombreuses familles. Face à cela, les populations n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement. Parmi les manifestants, les voix se sont élevées pour dénoncer ce comportement, pendant que d’autres ont juste répondu à l’appel de leurs leaders.

F.N .

Marche de protestation de l’Union fait la Nation:Une déferlante humaine dans la rue

Le chef de l’Etat Yayi Boni déjà surchargé par les dossiers des travailleurs a encore essuyé hier des sueurs froides à cause de la marche des mécontents du régime qui a eu un écho favorable au sein de l’opinion publique. Ainsi, des ténors de classe politique à savoir Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Léhadi Soglo, Lazare Sèhouéto, Séfou Fagbohoun, Idji Kolawolé, Issa Salifou, Andoche Amègnissè, Sacca Fikara ont drainé dans les rues de Cotonou une véritable déferlante humaine qui tient lieu d’une démonstration de force.

C’est un signal fort au régime en place, estime t-on. A travers cette gigantesque marche de protestation organisée par les forces de l’alliance l’Union fait la Nation pour dénoncer l’attitude du gouvernement dans sa gestion de la crise dans le secteur de la santé, le moral du président de la République a reçu un choc.

Les riverains des artères de l’axe routier Cotonou-Porto-Novo ont vécu plusieurs heures de bouillonnement mêlées de tension palpable ce jeudi 28 mai 2009. C’est une véritable déferlante humaine qui s’est déversée dans ces rues. Des jeunes aux personnes âgées en passant par les enfants, toutes les couches de la population ont participé à ce gigantesque mouvement , conduit en personne par Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto, Léhadi Soglo, Idji Kolawolé et Séfou Fagbohoun qui se tenaient la main comme un seul homme. Mobilisée dans le cadre de la marche organisée par ces derniers, membres de l’Union fait la Nation, cette foule compacte a fait régner une ambiance qui frisait l’insurrection sur l’itinéraire menant de la place Lenine au ministère de la Santé, point de chute de la marche. Dans un mouvement d’ensemble et surtout l’air déterminé, l’impressionnante marrée humaine, estimée à plusieurs milliers de personnes scandait des slogans hostiles au gouvernement et à sa politique dans le secteur de la santé. « Les grèves tuent et Yayi Boni se tait », « gouvernement ventilateur, trop c’est trop ». Ce sont entre autres les slogans des manifestants apparus sur les nombreuses banderoles qu’ils tenaient. De mémoire de beaucoup de Béninois, c’est la première fois dans l’histoire du renouveau démocratique que le pays a connu une telle manifestation. A mesure que les marcheurs se rapprochaient de leur point de chute, les visages se crispaient, les pas devenaient pressants et on sentait la tension monter. Devenant de plus en plus serrée grâce aux nombreux ralliements tout le long de l’itinéraire, la foule pouvait à peine tenir dans la rue du ministère de la Santé pour entendre ses leaders délivrer leur motion. Quelques hésitations des forces de l’ordre à l’arrivée de ces leaders, vite interprétées comme un refus de leur laisser l’accès du ministère, a failli faire dégénérer la manifestation. Les vifs échanges entre Houngbédji, Amoussou, Sèhouéto et la vingtaine d’ agents de la Crs protégeant l’entrée du ministère, ont excité la foule qui a fini par forcer les entrées du ministère à « leurs leaders ». Les minutes qui ont précédé la lecture de la motion ont été également agitées. Le ministre Issifou Takpara refuse de se rapprocher des manifestants pour écouter la lecture de leur motion, provoquant la colère du secrétaire général du Prd Moukaram Badarou et de l’honorable Fikara. Aussitôt la motion lue, la tension retomba. Houngbédji et Léhadi s’ébranlaient vers le siège du Madep sur fond de bain de foule des manifestants. De toute évidence, cet évènement est bien plus qu’une simple marche.

Calixte Adiyéton

Tous étaient là

Comme prévu, ils étaient tous au rendez-vous, portés par leurs militants. Adrien Houngbédji, Léhadi Soglo, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto, Séfou Fagbohoun, Issa Salifou Saley, Idji Kolawolé. La mobilisation était totale et exprime à quel point ils sont tous tenus à ce que la situation change dans les hôpitaux. Même si d’autres auraient voulu que l’ancien président de la République Nicéphore Soglo soit de la partie, ils n’étaient pas déçus au regard de ce qu’ils ont vu hier dans les rues. En dehors de la présence de ces leaders et chefs de file, plusieurs députés, anciens comme nouveaux ont également répondu présents. Arifari Bako, Eric Houndété, Sacca Fikara, Clément Houinou, Raphaël Akotègnon, Valery Mongbey, le maire de la ville de Porto Novo, Moukaram Océni, le secrétaire général du Parti du renouveau démocratique, Moukaram Badarou. Andoche Amégnissè, opposant déclaré N°1 du chef de l’Etat complète cette longue liste d’acteurs de la vie politique. A travers la présence de ces différents personnalités et vu la marrée humaine qu’elles ont drainée, la nouvelle alliance « l’Union fait la Nation » vient de s’annoncer comme une véritable machine en puissance pour opérer l’alternance en 2011.

F.N

Sacca Fikara :« Si les dérives continuent, on marchera sur la présidence »

« La situation dans le pays devient de plus en plus insupportable et appelait une réaction de la part des leaders de la classe politique que nous sommes. Pendant que le secteur de la santé est paralysé, les membres du gouvernement ont multiplié leurs salaires. Ils adoptent une indifférence totale face aux nombreux cas de décès occasionnés par les grèves dans le secteur. Eux ils ont la possibilité de soigner les leurs dans les cliniques privées ou à l’extérieur, aux Etats Unis…On utilise les ressources de l’Etat pour faire ce qu’on veut. Yayi ne connait que la propagande. Je mets en garde le pouvoir. Si de telles dérives se perpétuent, on va marchera sur la présidence ».

Issa Salifou :« Yayi Boni doit discuter avec la classe politique »

« C’est une démonstration de force qui appelle le chef de l’Etat à dialoguer. Et d’entrée, nous clarifions que personne dans l’intergroupe n’est contre la personne du président Yayi Boni.

Notre objectif est qu’il discute avec la classe politique toute entière. Face aux nombreux cas de décès dans les hôpitaux, nous estimons qu’il est grand temps qu’il prenne ses responsabilités face à une situation qui frise des tueries voulues et souhaitées ».

Réaction du ministre Takpara sur la télévision nationale :« La paie avait déjà commencé avant la marche »

Après la marche des ténors de l’Union fait la Nation, le ministre Issifou Takpara, de la Santé, était l’invité du journal de 20 heures sur la télévision nationale. Lire sa réaction

Votre réaction par rapport à la marche ?

La marche de l’opposition n’est qu’un jeu de démocratie parce que les problèmes des paramédicaux qu’ils soulèvent, s’étaient posés depuis février 2009. Et le président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement, le Docteur Yayi Boni avait donné des assurances fermes par deux fois aux paramédicaux qu’il allait résoudre les problèmes. Et il a mis sur pieds une commission de travail dirigée par son conseiller spécial à la politique, le Professeur Amos Elègbè, avec le ministre des Finances et moi-même. Et nous avons travaillé avec diligence. Je rappelle que les négociations entre Syndicats et gouvernement, commencées en 2006 n’ont pas encore abouti et que le problème que le chef de l’Etat a pris en charge a été réglé en deux mois. Donc, le président de la République avait donné des consignes fermes et commencé la paie au moment où il a vu les résultats de la commission. Donc, c’est ce qui a été fait.

Mais visiblement vous semblez avoir mis assez de temps pour régler ce problème ?

Soyons quand même honnête envers nous-mêmes. Il est bien vrai que la politique au Bénin, c’est marcher sur les œufs sans les casser. Sinon la grève a duré deux mois. Mais pourquoi attendre deux mois avant de manifester ?

Mais justement pourquoi attendre la veille de la marche des opposants ?

Nous, nous avons suivi une chronologie, un programme de négociation.

Mais quelle était la valeur de cette chronologie par rapport à la vie des concitoyens qui étaient en difficulté ?

Mais n’oubliez pas que la paie avait commencé. Donc, on n’a pas attendu la veille de la marche. Si on n’avait pas payé avant, vous allez dire que c’est la marche qui a déclenché. La paie a débuté, mais il se trouvait que le nombre des gens à payer ne correspondait pas à la liste « alpha » du ministère de la santé. A partir de ce moment, le ministre des Finances dit, « je paie sur tel critère ». Si je n’ai pas une liste « alpha » et que je paie à des individus qui ne sont pas enregistrés, c’est les mêmes qui diront que l’argent a été détourné. Donc, il fallait faire le tri entre les agents permanent de l’Etat et les contractuels. Maintenant, il y a une commission qui devait siéger pour le redressement des mesures sociales au Pip et tous ceux-là, quand ils auront leur liste « alpha », ils seront payés. Pour nous la paie avait déjà commencé et il fallait que cela soit clair au niveau de la déontologie fiscale. Ce matin de la marche, l’honorable Sacca Fikara est venu me demander où ils veulent que je reçoive leur motion. Je leur ai dit leur terrain est le mien.

Cela veut dire quoi ?

Ça veut dire qu’il me demandait de recevoir en dehors de la clôture du ministère soit devant le perron du ministère. Je leur ai dit leur choix est le mien. Ils ont dit, nous venons vers vous au perron du ministère. On les a attendus. Donc, nous avons fait un cordon de sécurité et les premiers députés sont venus me saluer et je les ai salués. Et quand la foule surexcitée était arrivée, nous avons mis un cordon de sécurité et je leur ai dit d’avancer à l’intérieur du cordon de sécurité. Ils ont dit non et se sont retirés du cordon de sécurité pour aller dans la masse. Moi, j’étais là, Je les attendais. Je suis sorti. Donc, il faut que cela soit clair. Le ministre de la santé est sorti et les a accueillis, ils ont refusé d’aller vers le ministre de la santé. Moi, je ne suis pas un simple individu ; mais là en fonction, je représente le chef de l’Etat, je représente l’Etat. Donc, il était normal qu’ils avancent pour lire leur motion. Donc, faudrait pas qu’on dise que le ministre Takpara n’est pas sorti. Nous, on est sorti.

Quelle est aujourd’hui la situation au niveau des centres de santé publique

A l’heure actuelle les régies ont reçu des fonds près de 1 milliard 400 millions, pour payer ceux qui doivent être payés. Je suis certain que d’ici samedi tout sera réglé. Je ne pense pas qu’il y ait encore de situation.

Visiblement il y a malaise dans le secteur de la santé malgré les états généraux de la santé. On n’est pas parvenu à crever véritablement l’abcès ?

Dans quel pays du monde il n’y a pas problème ? 800 personnes se sont réunies pour dire ce qu’il faut faire et c’est cela que nous appliquons depuis 2007. Il y a eu un certain nombre de mesures qui ont été prises. Je prends la gratuité de la césarienne, ça fait partie des revendications des états généraux que le chef de l’Etat lui-même a mise en application.

Comment faire pour qu’à l’avenir ces mouvements de débrayage ne se répètent plus ?

La sortie de crise, la première phase est réglée. C’est une négociation entre le gouvernement et les Syndicats qui est en cours. Le syndicaliste est lié à sa base.

Est-ce que vous pourrez rassurer nos compatriotes qu’ils peuvent aller dans les centres de santé pour se faire soigner sans difficulté ?

J’ai la liste des 41 centres de santé qui sont fonctionnels et qui font réellement le travail. Tout est réglé à ce niveau.

Propos recueillis et transcrits par Jacques Boco

Océni Moukaram, Maire de Porto-Novo :« Le gouvernement n’a pas le monopole de la rue »

« On a montré au gouvernement du président Yayi Boni qu’il n’a pas le monopole de la rue dans le pays. Nous avons résisté aux manœuvres de déstabilisation du mouvement mises en branle par le pouvoir en place et qui s’est traduite par le triste spectacle du ministre des Finances faisant le tour des télés pour annoncer la volonté du gouvernement de payer les primes aux agents de santé.

Il a tout de même fallu notre mot d’ordre de marche pour décider le pouvoir à donner satisfaction aux revendications. De toute façon, cette marche est un signal qui doit lui permettre de savoir qu’il ne détient pas de façon exclusive tous les pouvoirs. Il ne peut pas faire ce qu’il veut et pousser le peuple dans le trou. Pendant longtemps, on s’est tu et on a constaté que le gouvernement précipite le peuple dans le gouffre. Après seulement quelques années, tous les secteurs de la vie socioéconomique du pays sont paralysés. Même le sensible secteur de la santé, a été laissé par le gouvernement dans un délabrement préjudiciable aux pauvres populations qui n’ont pas les moyens de se soigner. Dans ma municipalité à Porto-Novo, on a noté plus de 10 morts. En seulement quelques jours, on vient de prouver notre force et nous espérons que le message sera entendu ».

Transfert des ressources aux communes:Eric Houndété interpelle le gouvernement

A travers une question écrite, le député Eric Houndété, invite le gouvernement à fournir des explications à la représentation nationale sur des dispositions qu’il attend prendre pour le transfert effectif des ressources aux communes. Lire sa correspondance.

Lors de l’étude et au cours du vote du budget général de l’Etat gestion 2009, les députés avaient demandé avec insistance, le vote de la loi sur le transfert des ressources aux communes en vue de leur permettre de réaliser leurs objectifs en matière de construction de salles de classes, de pistes rurales, de centres de santé d’arrondissement, de marché etc… Le Gouvernement avait manœuvré prétextant de l’éminence de la production du rapport d’une commission chargée d’examiner les questions de transfert de compétence pour faire échec à cette volonté populaire et promis de prendre des dispositions pour rendre effective ce transfert pour le compte du budget général, gestion 2010. Le Gouvernement est prié de dire à la Représentation nationale les dispositions déjà prises ou à prendre par lui pour respecter ses propres engagement en transférant effectivement aux communes et ce conformément à la loi, les ressources suscitées ? Le Gouvernement a-t-il évalué le montant desdites ressources ? Si oui suivant quels critères ? Si non pourquoi ? Et quand compte-t-il le faire pour ne pas avoir à prendre cette défaillance comme prétexte du non transfert des ressources aux communes ?

Houndété Eric Député

Conseil des ministres :Jean-Claude Hounkponou nommé chargé de mission

Il s’est tenu le mercredi 27 mai dernier une session ordinaire du conseil des ministres. Différentes décisions ont marqué cette séance dont la nomination de Jean-Claude Hounkponou au poste de chargé de mission. Lire ci-après l’intégralité du compte rendu
Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 27 mai 2009. Au début de la séance, le Conseil a observé une minute de silence à la mémoire de feus :
- Codjo FAMONMI, Officier des Forces Armées du Bénin à la retraite, précédemment 2ème Adjoint au Maire de la Commune de Bantè, décédé le 07 mai 2009 ;
- Désirée DOSSOU, Agent de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à la retraite, mère de Madame Laurence AVOHOUI-GANDAHO, Secrétaire Administratif de la Grande Chancellerie de l’Ordre National du Bénin, décédée le 1er mai 2009.
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décret, notamment :
Le projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales ;
le projet de décret portant convocation le dimanche 07 juin 2009, du Corps électoral pour l’élection des Conseillers Communaux et/ou de village ou de quartier de ville dans certaines localités des départements de l’Atlantique, du Couffo, de l’Ouémé et du Zou.
Le Conseil des Ministres a également examiné et approuvé plusieurs comptes rendus, notamment :
le compte rendu du Ministre de l’Economie et des Finances relatif à la mission du Fonds Monétaire International au Bénin pour la 6ème revue du programme économique et financier appuyé par la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance, du 25 mars au 08 avril 2009 ; le compte rendu du Ministre du Travail et de la Fonction Publique relatif aux activités du Comité Permanent de Veille Sociale et de Dialogue avec les Organisations Syndicales au cours de l’année 2008.
En outre, le Conseil des Ministres a autorisé au cours de sa séance, l’organisation à COTONOU, du 22 au 28 juin 2009, du 5ème Congrès de l’Association des Cours et Conseils Constitutionnels ayant en partage l’usage du français.
Enfin, sur proposition du Président de la République, Monsieur Jean-Claude HOUNKPONOU est nommé Chargé de Mission.
Cotonou, le 28 mai 2009
Le Premier Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement,
Ibraïma Soulémabe.-

Nonvitcha 2009:C’est déjà ce week-end

Chaque année et ce depuis 88 ans, ce week-end de Pentecôte verra la célébration de la plus grande fête communautaire du Bénin dans la ville historique de Grand-Popo. A cette occasion, les communautés sœurs de toutes les contrées du Bénin, de la sous région et de la diaspora se retrouveront pour fêter la fraternité, la solidarité et l’hospitalité

Selon les représentants de Rainmaker Group entreprise, sollicitée par le Bureau fédéral de l’association Nonvitcha, 2009 sera tout autant une occasion de fête que d’affaire. En effet, ces festivités commémoratives de la fête de Pentecôte ont la réputation d’être une occasion de grande rencontre entre les différentes communautés de Grand-Popo et celles des autres régions de notre pays. Cette rencontre constitue pour les représentants de Rainmaker Group, un creuset d’échanges et de partages socioculturels entre les peuples Xwla, Xwela, Popo et autres. C’est également un moment de nostalgie pour ces peuples absents de leur terroir, de revivre l’amour fraternel et de formuler de nouvelles visions et ambitions pour leur bureau. Et pour donner un cachet particulier à cet événement, ont-ils précisé, une foire commerciale sera organisée pour révéler aux participants, les potentialités économiques dont regorge leur région. De plus, elle contribuera au développement de la ville de Grand-Popo et des ses contrées, ont-ils ajouté. En marge de la mini foire culinaire qui s’est tenue les 23 et 24 mai derniers, beaucoup d’autres activités sont prévues dans le cadre de ces festivités. Il s’agit notamment des célébrations œcuméniques, des courses de pirogue, des matchs de football, et du célèbre pique-nique. Un concert géant viendra mettre fin aux festivités de Nonvitcha 2009.

Madeleine Assogba (Coll)

mai 28, 2009

Direction de l’UNESCO : Des apatrides bloquent la candidature de Nouréini Tidjani Serpos

La candidature de notre compatriote à la tête de l’Unesco devient de plus en plus hypothétique. A quelques jours de la clôture du dépôt des candidatures, et malgré la lettre de soutien du chef de l’Etat, le dossier de Nouréini Tidjani Serpos souffre Jusqu’à présent, sa candidature n’est pas officiellement enregistrée au secrétariat de la présidence du conseil exécutif de l’Unesco. La « béninoiserie » se serait-elle invitée dans les couloirs de l’institution ?

Nouréini Tidjani Serpos est candidat au poste de directeur général de l’Unesco. Cette information vulgarisée il y a quelques jours, a réjoui plus d’un Béninois. Le peuple a commencé par espérer voir l’un de ses fils hissé au gouvernail mondial de la culture, de l’éducation et de la science.

Les Africains par diverses manières ont manifesté leur joie de voir un noir africain à la tête d’une organisation onusienne comme c’est le cas de la Fao avec le Sénégalais Jacques Diouf.

Malheureusement cette ambition du talentueux concitoyen, épousée par tous, souffre. Le deadline pour le dépôt des candidatures est fixé au 31 mai 2009. Certainement compte tenu de cet impératif, le président Boni Yayi a envoyé le 13 mai, une lettre de candidature au secrétariat de la présidence du conseil exécutif de l’Unesco.

Mais depuis une semaine, des informations faisant état de l’existence d’un plan de blocage de la candidature de notre compatriote ont circulé dans certains milieux diplomatiques. Ces informations se vérifient de plus en plus. Au cours d’une réunion des fonctionnaires béninois de l’Unesco convoquée le lundi 25 mai dernier par l’ambassadeur délégué permanent de notre pays, il a été affirmé que la candidature de Nouréini Tidjani Serpos ne sera pas inscrite et que le Bénin n’est pas officiellement candidat.

A quoi aurait servi la lettre de Boni Yayi ? Qui est derrière cette manœuvre diabolique et tente de bloquer la candidature de notre compatriote ? A qui cela profite ? En attendant de revenir dans les détails sur ce dossier qui risque d’exposer négativement notre pays sur le plan international, il urge que le gouvernement béninois, toutes les institutions de la République, la société civile et tout le peuple béninois se mobilisent pour débloquer cette situation baroque.

Romain L. KIKI

L’avion présidentiel : pour que l’Etat reste grand

Pauvre, le Bénin l’est. C’est admissible. Mais ce qui l’est moins, c’est que certains de ses symboles, surtout quand ils touchent à la souveraineté nationale, le soient aussi. Le Bénin, après 49 ans d’indépendance, vient d’acquérir un avion présidentiel. C’est un événement qui mérite que l’on s’y arrête. Même si nous savons  que, par ces temps de crise, ce n’est pas la tasse de thé du commun des Béninois. Il reste que, de savoir que le Président de la République dispose désormais d’un avion, ne peut nous laisser indifférent. Cela nous change de la pratique de « l’avion stop » ou des locations hasardeuses d’aéronefs à problèmes. De vrais cercueils volants, dont un spécimen, le mois dernier, a été affrété pour amener le Président en visite d’Etat en Turquie du 8 au 11 avril 2009, puis en Iran du 12 au 14 avril.
Le cercueil volant n’a pas quitté l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, avant qu’une panne mécanique ne fût détectée : une forte odeur de fumée a envahi l’intérieur de l’avion. Conséquence : les deux visites d’Etat programmées furent annulées. « Dieu, ce jour-là, selon une expression en fongbé, ne dormait pas ».  Grâce à quoi le pire a pu être évité.

Et c’est parce que nous avons ainsi bien compris les choses que le Bénin, 49 ans après son accession à l’indépendance, a réussi à se doter d’un avion présidentiel. Il s’agit d’un Boeing 727 modulable selon les besoins. Le Chef de l’Etat pourra désormais aller aux quatre coins du monde de manière autonome. Sans devoir recourir à des expédients plutôt problématiques et pleins de risques ; sans solliciter la faveur d’autres homologues mieux lotis ; sans s’en remettre au bon vouloir d’obscures compagnies aériennes  plus attirés par l’odeur du fric que par celle du kérosène.

Pourquoi estimons-nous important, quoique lourd pour nos finances, de nous engager à doter la République d’un avion présidentiel ? Parce qu’il existe ce que les spécialistes appellent des dépenses de souveraineté. Celles-ci, en certains domaines, engagent notre responsabilité d’Etat souverain et plaident pour notre autosuffisance pleine et entière. Au cas où, en ces domaines, on serait incapable d’assurer et d’assumer, autant refuser d’aller à l’indépendance, autant  rester une sorte de Mayotte du Golfe de Guinée. La simplification, ici, aboutit à la seule et même conclusion : tout étant encore urgent et prioritaire au Bénin, un avion présidentiel, qui confine à la folie des grandeurs pour un pays pauvre, peut toujours attendre.  Réaffirmons quelques principes qui participent, chez nous, d’une conviction.

Premièrement. Le Bénin est pauvre. Soit. Mais nous devons veiller à faire en sorte que l’Etat soit et reste grand. L’Etat est un symbole fort. C’est la représentation de ce qui nous unit. C’est le signe de ce qui développe chez nous la conscience d’être, bien que différents, des frères et des sœurs rassemblés sous une seule et même bannière, animés de la volonté de vivre en commun, sur cette portion de terre appelée le Bénin.

Dans une telle vision, un avion présidentiel, est plus qu’un simple moyen de transport mis à la disposition du premier d’entre nous. Il est la projection d’un ensemble de sentiments.  Comme celui d’être prêt à donner sa vie pour son pays, en défendant, partout où besoin sera, son drapeau. Comme la fierté qu’on éprouve sur un stade de football quand le maillot de l’équipe nationale est honoré. Comme la joie que l’on ressent, en retrouvant, loin de la mère patrie, un frère, une sœur avec qui nous partageons ce patrimoine national invisible mais auquel nous nous identifions. Ces choses là ne s’expliquent pas !

Deuxièmement. L’avion présidentiel, c’est l’outil de travail attaché à la personne du Chef de l’Etat, du Chef du gouvernement, du Président de la République. Ce n’est pas seulement dans l’esprit et dans la lettre de la Constitution que cet homme, cette femme appelé(e) à d’aussi éminentes fonctions doit être grand. L’avion qui le porte vers le monde et vers les autres et frappé comme tel des armoiries de l’Etat béninois, doit être en parfaite adéquation avec l’image que le législateur a voulu que l’on ait et que l’on garde de lui ou d’elle à travers la Constitution.

Troisièmement. C’est de grandeur qu’il s’agit, en définitive. La grandeur comme idée, comme pensée. Parce que nous sommes là où nous sommes à cause de nos pensées. Nous sommes, en effet, ce que nous pensons. Car c’est seulement en pensant grand qu’on peut  réaliser grand. Et c’est parce qu’il en est ainsi qu’il faut sortir l’Etat de l’informel. Le sortir, par exemple, des faux bâtiments, situés dans de faux quartiers où l’Etat locataire, plus soucieux de faire l’affaire des copains et des coquins en affaires, trouve souvent à loger ses services. L’avion présidentiel nous donne et nous montre l’exemple à suivre. Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures et bon voyage !

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 28 mai 2009

Indifférence du pouvoir face aux problèmes sociaux : L’opposition met le gouvernement au pas

Ce sera une première ce jour dans l’histoire politique du Bénin. Des leaders descendent dans la rue pour dénoncer l’inaction du gouvernement face aux morts dans les hôpitaux et  autres structures sanitaires pour fait de grève. L’incapacité du gouvernement à gérer la crise dans le secteur de la santé a mis les leaders politiques dans la rue. Face aux décès qui s’accumulent dans les centres de santé des villes et campagnes du Bénin, les hommes politiques ont décidé de porter sur la place publique, l’incapacité du gouvernement à agir. Face à cette décision qui attend d’être concrétisée ce jour,  le gouvernement, pris de panique, a fini par sortir in extremis et précipitamment un communiqué pour promettre de payer les primes aux travailleurs qui les réclamaient depuis des mois sans que le gouvernement n’ait cru devoir réagir.
L’opposition qui n’est pas trop active pour faire marcher le gouvernement vient de poser un acte  libérateur. Il a fallu sa menace pour que les gouvernants qui endorment la population, à travers des billets de banque dans des marches fomentées de toutes pièces soient désormais obligés d’agir. Il est donc à souhaiter que l’opposition prenne ses responsabilités devant un gouvernement qui ignore les problèmes du peuple. Il est donc temps que les forces politiques du Bénin remplissent convenablement leur mission. Ainsi, le gouvernement ne pourra plus se moquer de la nation en laissant les Béninois mourir comme on le voit depuis plusieurs semaines. Les populations ont crié tout le temps, d’autres ont grogné sur les antennes des radios mais rien n’y fit. Il a fallu la menace de l’opposition pour mettre le gouvernement au pas. Le cap doit être maintenu pour mettre fin à  l’inacceptable sous le régime actuel qui fait tout sauf l’essentiel pour les Béninois selon chaque région. Une récente enquête montre d’ailleurs que les infrastructures, l’eau et la santé sont les priorités des Béninois depuis l’année dernière. Alors pourquoi le gouvernement se distrait dans d’autres choses ?

Guy Constant Ehoumi
Journal LA PRESSE DU JOUR  28/05/09

O.B.Q.: CORPS ET ÂME JE ME SENTIRAI DANS CETTE MARCHE.

Quand j'ai écrit que je soutenais l'initiative de GOHO, certains thuriféraires se sont gaussés de moi; je viens d'apprendre que des personnalités politiques du pays ont décidé de descendre dans la rue demain 28 juin 2009. Eh bien! moi, Olympe BHÊLY-QUENUM, qui ne baisserai jamais les bras comme l'avait reconnu le très regretté aîné et Ami, Cardinal Bernardin GANTIN, qui me connaissait très bien, je soutiens une telle manifestation et, demain, corps et âme, me sentirai dans la rue avec tous ceux qui y descendront.


"MASSE ET PUISSANCE" est un ouvrage d'Elias Canetti qu'il m'était déjà arrivé de mettre en mouvement dans un contexte de fiction-réalité politique; peuples de notre pays, sans armes ni violence, vous avez le devoir absolu de vous insurger contre l'abus de pouvoir, l'étouffement de la Démocratie, l'arbitraire érigé en système de gouvernement.


Si j'avais le don d'ubiquité d'être physiquement être dans la marche de demain, voici le cri de Job que je pousserais aussi parce que ces propos-là peignent la situation de notre pays sous le règne de Monsieur Thomas Boni YAYI,président de la République du Bénin:
« Eliphaz de Témân a dit:

« Un homme peut-il être utile à Dieu,
quand un être sensé n'est utile qu'à soi?
Shaddai est-il intéressé par ta justice,
tire-t-il profit de ta conduite intègre ?
Serait-ce à cause de ta piété qu'il te corrige et qu'il entre en jugement avec toi ?
N'est-ce pas plutôt pour ta grande méchanceté, pour tes fautes illimitées ?
Tu as exigé de tes frères des gages injustifiés, dépouillé de leurs vêtements ceux qui sont nus ;
omis de désaltérer l'homme assoiffé
et refusé le pain à l'affamé ;
livré la terre à un homme de main,
pour que s'y installe le favori ;
renvoyé les veuves les mains vides
et broyé le bras des orphelins.

Voilà pourquoi des filets t'enveloppent
et des frayeurs soudaines t'épouvantent.
Ou bien c'est l'obscurité, tu n'y vois plus
et la masse des eaux te submerge. »

Voilà un textes que les évangélistes aussi devraient lire et méditer.

Olympe BHÊLY-QUENUM

Après son exclusion du G13 : La preuve que Gbadamassi ne sera pas utile à Yayi

L’ancien député G13 Rachidi Gbadamassi, exclu de son parti le dimanche 24 mai 2009, ne cesse de multiplier les actions sur le terrain dans le seul but de montrer qu’il est bel et bien présent. Des descentes et déclarations qui ne suscitent aucun enthousiasme au point où beaucoup parmi ses partenaires d’aujourd’hui, à tort ou à raison, doutent déjà de son utilité pour Boni Yayi.

Rachidi Gbadamassi ne sera d’aucune utilité pour Boni Yayi ! Cette impression est largement partagée au sein des forces cauris qui découvrent déjà que le débauchage de cet homme n’est pas une bonne affaire non seulement pour Boni Yayi, mais également pour toute la famille politique qui l’entoure. La raison d’une telle déception, si on peut l’appeler ainsi, est relative aux premières actions et déclarations de l’homme de retour à Parakou.
Dans un premier temps, la grande mobilisation attendue des populations de cette ville n’a pas eu lieu. Au contraire, il a fallu faire du forcing avant que sa sortie politique de samedi dernier ne soit une réalité. Des sources dignes de foi soutiennent qu’il n’a eu en réalité que les anciens supporters du Chef de l’Etat, ce qui pose un problème. Le comble est que à ce même meeting, ils étaient nombreux à manifester de façon ouverte leur désapprobation pour celui qui, à cause de l’argent, change de veste ignorant complètement que ses admirateurs ne le suivaient pas pour ses beaux yeux, mais plutôt pour l’idéal politique qu’il donnait l’impression d’incarner. Des réalités qui n’échappent pas à l’ancien député G13. A Parakou, il semble avoir bien compris qu’il ne représente plus vraiment grand-chose et que le plus qu’il apportera au Chef de l’Etat sera insignifiant pour ne pas dire ridicule.

Une balade politique
C’est donc fort de cette réalité que l’honorable démissionnaire a décidé de se lancer dans un combat perdu à l’avance : la conquête de terrains bien gardés. Sa descente à Savè, Malanville, Karimama et bientôt à Djougou et Natitingou relève du ridicule et confirme qu’il a vraiment perdu la boussole. Dans le contexte actuel, peut un homme politique quelle que soit sa force dans ces milieux à moins de deux ans des élections ? Il faut vraiment être Gbadamassi pour croire que quelque chose est possible. Il faut être de sa nature pour ne pas comprendre quelle haine les populations nourrissent vis-à-vis des hommes politiques qui, pour des raisons de sous, changent de camp.
La preuve est que malgré ses nombreuses explications, à tort ou à raison, même dans le Bénin profond, les enfants qui ne comprennent pas grand-chose à la politique affirment que Rachidi Gbadamassi a été débauché à coup d’argent. Rien ne peut être fait pour changer cela, sinon que l’acharnement la détermination de l’ancien député G13 à jeter du discrédit sur ses anciens alliés notamment Issa Salifou cache bien des choses dont la première est la justification des sous empochés. Le plus grave est que la nouvelle arme trouvée par Gbadamassi semble être l’injure qui est malheureusement l’arme des faibles. Ils sont nombreux autour de Yayi à ne pas apprécier une telle méthode. Ils ont compris que cela ne leur rapportera rien au finish étant donné que nos populations ont horreur de tels comportements. A cette allure donc, Rachidi Gbadamassi risque d’être demain un problème pour Boni Yayi au lieu de lui être utile. A moins qu’il change de fusil d’épaule.

Grégoire Amangbégnon
Journal LA PRESSE DU JOUR  28/05/09

 

ASSEMBLEE NATIONALE : Les soucis de Mathurin Nago

Le Président de l’Assemblée Nationale, Mathurin Nago était absent du territoire national lors de l’interpellation adressée par certains députés à la personne même du Chef de l’Etat. C’était pour la première fois d’ailleurs depuis l’avènement des théoriciens du changement qu’une  initiative parlementaire allait aussi loin dans l’audace. La violence des propos du ministre Fagnon avait, il est vrai, choqué le microcosme parlementaire, et placé la nation entière dans un contexte d’inquiétude quant à l’avenir du processus démocratique. C’est pour éclairer  le peuple, et l’informer sur les vraies intentions du pouvoir que les ténors de l’opposition ont pris l’initiative de l’interpellation qui s’adresse directement au Chef de l’Etat censé pouvoir maîtriser ses troupes.
Absent donc du territoire national, Mathurin Nago n’a pu prendre à temps connaissance d’une interpellation qui eût fait venir à la « barre » ou le ministre concerné ou le porte-parole du gouvernement en lieu et place du Président de la République.  Rentré au cours du Week- end dernier, toute porte à croire qu’il soit allé, sous la pression des médias et des courants politiques, dans le sens de la légalité au plan de la procédure.  Le bureau de l’Assemblée Nationale s’est réuni et a décidé du transfert de l’interpellation à la commission des lois qui devra statuer, en raison de la requête en procédure d’urgence, le 2 juin au plus tard.

Situation Difficile
A partir de cette date, il sera difficile au gouvernement d’échapper  à l’inévitable : la production de réponses claires aux représentants du peuple ; ou par la personne du ministre « gaffeur » qui voulait en découdre avec une démocratie dont il s’accommode mal des règles et de tout ce qu’elle autorise, ou par la personne d’un porte-parole qui serait un peu là comme le porteur de l’opinion présidentielle sur la sortie médiatique d’un ministre ultra zélé. Alternative difficile pour un Mathurin Nago qui aurait bien voulu faire avorter une situation dont il connaît  d’avance la trame : la ruée des offensives contre le pouvoir, les répliques difficiles d’un fonctionnaire-ministre aux ordres, sur le règlement d’une faute qui lui sert peu d’arguments.
Le climat de conflit permanent qui oppose depuis un certain temps le gouvernement au parlement, ne se trouve pas arrangé par cette perspective nouvelle ; celle-ci s’inscrit d’emblée comme  le projet d’affrontement entre deux institutions que plus rien ne rapproche. Mal servie par le sectarisme  d’un président que l’on devine aux ordres d’un exécutif  fondamentalement hégémoniste, l’Assemblée nationale trouve ici une fois de plus, l’espace d’expression d’une colère grandissante et d’un empressement à confondre définitivement un pouvoir qu’il proclame ennemi des libertés.

Philippe d’Almeida  
Journal NOUVELLE EXPRESSION  28/05/09

Mairie de Cotonou: Des chefs d’arrondissement défient la Cour

Le virus de la violation des textes de la République commence par attaquer aussi certains proches de l’opposition. A Cotonou, des chefs d’arrondissement défient la Cour suprême et refusent d’exécuter ses décisions. Par décision n°0541/Gcs/Ecm du 26 mars 2009 signée du greffier en chef, François Tchibozo-Quenum, la Cour suprême a purement et simplement annulé l’installation du conseil du quartier Agata et l’élection dudit chef quartier dans le sixième arrondissement, suite à un recours formulé par un élu local de la zone. L’article 4 de l’arrêt de la Haute juridiction ordonne la reprise de ces deux opérations. Une question vient directement à l’esprit : Pourquoi le chef de cet arrondissement, Denis Gnonlonfoun, refuse de respecter la décision de la Cour depuis mars dernier ? Selon des observateurs de la vie politique nationale, cette attitude est une pure violation de la loi et une résistance à la Haute Cour dont les arrêts doivent être appliqués; joint par téléphone hier pour avoir sa version des faits à lui reprochés, M. Gnonlonfoun a déclaré qu’il était sous l’autorité du maire de ville de Cotonou. Il soutient donc qu’il ne peut rien faire s’il n’a pas l’autorisation de son chef hiérarchique. Selon ses propos, il y a encore à dire sur cet arrêt de la Cour.
Comme lui, d’autres chefs d’arrondissement de Cotonou bafouent l’autorité de l’institution du président Aboudou Saliou en refusant de procéder à la reprise des élections des chefs quartiers. C’est le cas du Ca du 1er arrondissement qui jusque là, n’a pas repris l’élection du chef du quartier Avrotrou. 
Pourquoi une telle dérive à la base, alors que l’opposition accuse les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de violer la loi ? La réponse est simple.
Quand les intérêts sont en jeu, on viole ou on applique les textes. Si les chefs quartier concernés n’étaient pas de la Renaissance du Bénin (Rb) ou du Prd, ou carrément du camp anti-Fcbe, les populations auraient assisté à autre chose. Cette manière de procéder est une menace à la démocratie et la décentralisation au Bénin. C’est comme si à l’ère du président Boni Yayi, les décisions des institutions de la République étaient  bafouées, sans scrupule.

Jules Yaovi Maoussi
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE 28/05/09

Mairie de Cotonou: Des chefs d’arrondissement défient la Cour

Le virus de la violation des textes de la République commence par attaquer aussi certains proches de l’opposition. A Cotonou, des chefs d’arrondissement défient la Cour suprême et refusent d’exécuter ses décisions. Par décision n°0541/Gcs/Ecm du 26 mars 2009 signée du greffier en chef, François Tchibozo-Quenum, la Cour suprême a purement et simplement annulé l’installation du conseil du quartier Agata et l’élection dudit chef quartier dans le sixième arrondissement, suite à un recours formulé par un élu local de la zone. L’article 4 de l’arrêt de la Haute juridiction ordonne la reprise de ces deux opérations. Une question vient directement à l’esprit : Pourquoi le chef de cet arrondissement, Denis Gnonlonfoun, refuse de respecter la décision de la Cour depuis mars dernier ? Selon des observateurs de la vie politique nationale, cette attitude est une pure violation de la loi et une résistance à la Haute Cour dont les arrêts doivent être appliqués; joint par téléphone hier pour avoir sa version des faits à lui reprochés, M. Gnonlonfoun a déclaré qu’il était sous l’autorité du maire de ville de Cotonou. Il soutient donc qu’il ne peut rien faire s’il n’a pas l’autorisation de son chef hiérarchique. Selon ses propos, il y a encore à dire sur cet arrêt de la Cour.
Comme lui, d’autres chefs d’arrondissement de Cotonou bafouent l’autorité de l’institution du président Aboudou Saliou en refusant de procéder à la reprise des élections des chefs quartiers. C’est le cas du Ca du 1er arrondissement qui jusque là, n’a pas repris l’élection du chef du quartier Avrotrou. 
Pourquoi une telle dérive à la base, alors que l’opposition accuse les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de violer la loi ? La réponse est simple.
Quand les intérêts sont en jeu, on viole ou on applique les textes. Si les chefs quartier concernés n’étaient pas de la Renaissance du Bénin (Rb) ou du Prd, ou carrément du camp anti-Fcbe, les populations auraient assisté à autre chose. Cette manière de procéder est une menace à la démocratie et la décentralisation au Bénin. C’est comme si à l’ère du président Boni Yayi, les décisions des institutions de la République étaient  bafouées, sans scrupule.

Jules Yaovi Maoussi
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE 28/05/09

Grèves répétées au Ministère de la santé publique : L’argentier national reprend le paiement des primes excecptionnelles

Les grèves perlées qui sévissent dans le secteur de la santé publique et qui touchent depuis trois mois tous les hôpitaux du Bénin vont connaître une accalmie. La preuve, depuis hier mercredi 27 mai, le Minstre des Finances et de l’économie, Soulé Mana Lawani a repris le paiement de la prime de motivation. Les malades et les familles déshéritées, depuis trois mois subissent le martyr à cause des grèves perlées qui se font dans les centres de santé publique Les premiers, parce qu’ils sont délaissés par les agents de santé en grève, sans service minimum, les secondes parce que n’ayant pas les moyens de faire soigner leurs malades dans les centres de santé privés bien équipés et sont contraints à se rendre dans les centres privés sans personnel qualifié et sans équipement. Les revendications des agents permanents de l’Etat (Ape) et les agents contractuels de l’Etat (Ace), ainsi que des autres agents recrutés sur « mesures sociales » se résument au non paiement des primes de risque et de motivation, au non reclassement des agents de santé qui y ont droit. Sur le parcours, le Ministre des finances et de l’économie, Soulé Mana Lawani, avait commencé à payer les primes aux agents permanents de l’Etat dans l’Atlantique, puis au Chnu. Et c’est l’arrêt du payement des primes qui a cristallisé les grèves dans les hôpitaux et centres de santé publics des autres départements. Fort heureusement, l’argentier national vient de reprendre le paiement de la prime de motivation au niveau des agents permanents de l’Etat et des agents contractuels de l’Etat. Par rapport aux agents dont les formalités de reversement ne sont pas terminées, ils devront attendre d’être à jour avant de percevoir leur prime de motivation. Cette décision de l’argentier national vient mettre un terme aux grèves perlées organisées au Ministère de la Santé publique. Par rapport aux agents des hôpitaux des départements autres que celui de l’Atlantique, ils disent toucher la prime des doigts avant tout arrêt des grèves.

Matini MARCOS
Journal AUBE NOUVELLE  28/05/09

Difficultés dans la désignation d’un candidat unique au sein du G4: Les primaires comme dernier recours

 Alors que l’élection présidentielle de 2011 s’approche, le G4 éprouve encore d’énormes difficultés pour désigner son porte-étendard. De sources proches de certains ténors de ce regroupement politique, les élections primaires semblent être le dernier recours pour départager les uns et les autres. Qui défendra les couleurs du G4 à la prochaine élection présidentielle? Les quatre formations politiques qui composent ce creuset semblent ne pas être prêtes à accorder leurs violons. Car, la cacophonie des ambitions l’emporte sur la symphonie des valeurs de consensus. En effet, le G4 est composé des quatre plus grands partis politiques du Bénin : la Rb, le Prd, le Psd et le Madep. A ce titre, ils ont eu à participer à l’élection présidentielle de mars 2006, chacun avec son candidat. A cette joute électorale, Léhady Soglo a défendu les couleurs de la Rb pendant que Adrien Houngbédji y est allé pour le compte du Prd. Bruno Amoussou a participé à cette élection pour le compte de son parti, le Psd alors que Antoine Kolawolé Idji représentait le Madep. Parmi ces quatre anciens candidats, seul Bruno Amoussou est frappé par le critère d’âge. Les autres nourrissent chacun en ce qui le concerne, de pouvoir recevoir l’onction de représenter le groupe. C’est le cas de Léhady Soglo, qui pense qu’il a suffisamment appris de son père pour pourvoir assumer les fonctions de président de la République. Grisé par son score d’il y a trois ans et le regain de vitalité qu’a, dans une certaine mesure, retrouvé la Rb lors des communales dernières, suffisent pour le conduire au palais de la Marina. Pendant ce temps, Adrien Houngbédji, fort de son rang  de deuxième à la dernière élection présidentielle, campé sur son expérience de candidat à toutes les élections présidentielles depuis le renouveau démocratique qui joue sa dernière carte en 2011, il est convaincu qu’il sera élu prochain président du Bénin avec la gestion que fait Boni Yayi du pouvoir. Quant à Antoine Kolawolé Idji, diplomate de formation, ancien ministre des affaires étrangères et ancien président de la République, peu bavard, ne pense pas moins que le Madep devrait pouvoir être, pour clore la guéguerre Rb/Prd, le troisième larron. Il reste le Psd dont le leader, Bruno Amoussou n’est plus en mesure de se présenter à une élection présidentielle compte tenu de son âge. Il aura dépassé le cap des 70 ans en, 2011. Par contre, le nom de Emmanuel Golou, secrétaire général du parti et député à l’Assemblée nationale est fréquemment cité. Sera-t-il en lice pour le compte du parti soleil ? Tout porte à le croire. Avec tant d’ambitions, on comprend aisément l’impasse dans laquelle se trouvent les responsables de cette coalition. D’où la proposition de certains ténors d’aller vers des élections primaires. A ce niveau, la grande question est de savoir  qui seront les grands électeurs et comment seront-ils choisis.
Si chaque camp devrait avoir à cette séance élective le même nombre d’électeurs, point n’est besoin de se creuser les méninges qu’il n’y aurait pas d’issue  à cette question de candidature unique. Dès lors, les jeux d’alliance sont relancés et ce sera au parti qui pourra convaincre l’autre de ne pas présenter de candidat qui l’emportera. Une autre question surgit : après cette désignation, les évincés se résigneront-ils à travailler pour l’élection de ce dernier ? Ne seront-ils pas tentés pas les appâts du camp d’en face au mépris du gentlemen agreement qui les liait

Benoît Mètonou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE 28/05/09

mai 26, 2009

Grèves perlées et morts d’hommes dans les hôpitaux:Houngbédji, Soglo, Amoussou, Fagbohoun, Sèhouéto, Fikara dans les rues jeudi

Les présidents Adrien Houngbédji, Nicéphore Dieudonné Soglo, Bruno Amoussou, Séfou Fagbohoun, Lazare Sèhouéto, Antoine Kolawolé Idji et leurs principaux collaborateurs changent de mode de revendication. Après les conflits politiques contre le président Yayi Boni au parlement, c’est la gestion faite des revendications des travailleurs et en premier lieu de ceux du secteur de la santé qui préoccupe les leaders de l’opposition non déclarée. C’est au sein de l’Alliance ’’Union fait la Nation’’ (Un) qu’ils se retrouvent désormais pour rendre la vie dure au président Yayi Boni. C’est plus de 1000 personnes qui, dit-on, sont attendues pour prendre part à cette première sortie musclée contre le changement. Selon le coordonnateur national de ’’Union fait la nation’’, Sacca Fikara c’est l’indifférence du pouvoir Yayi Boni face à ces grèves qui durent déjà assez longtemps, qui oblige la réaction des membres de son mouvement politique. Une réaction qui a un caractère plutôt social du fait des milliers de morts qu’on enregistre au jour le jour dans les populations. Parce que la grève est observée dans les centres de santé publics sans un service minimum. Pour d’autres sources, l’initiative a été prise le jeudi dernier à Adja-Ouèrè lors des concertations secrètes entre les parties prenantes qui envisagent d’autres actions de grande envergure d’ici à 2011. Sur la demande d’autorisation adressée au maire de la première ville du Bénin pour la tenue de cette marche pacifique dans certaines rues de Cotonou le jeudi prochain, deux itinéraires ont été identifiés. La première vague des marcheurs contre le pouvoir du Changement part de la place Lénine, sur le derniers passeront par le carrefour ’’ La Roche ’’ puis par la poste Pk 3 avant de contourner le carrefour de la Sonapra pour atteindre le ministère de la santé. La deuxième vague des marcheurs partira de l’entreprise ’’Tundé Motors pour attendre les premiers à la poste Pk 3 d’où ils partiront pour lire une motion au ministère de la santé. Après avoir reçu la demande d’organiser cette marche le lundi 25 mai dernier, le maire de la ville de Cotonou Nicéphore Dieudonné Soglo a donné son accord de principe hier même et permet de ce fait aux organisateurs dont il fait partie de descendre dans la rue le jeudi prochain. 

Jean-Christophe Houngbo  (Br.Ouémé-Plateau

Cohabitation politique:Epiphane Quenum rallie Yayi à Parakou

Le porte parole de la Renaissance du Bénin Epiphane Quenum vient de faire un grand pas vers la majorité présidentielle. Il a été reçu hier mardi 26 mai par le chef de l’Etat Yayi Boni à Parakou. Le député confirme ainsi ses distances vis-à-vis de son parti qui refuse la main tendue du président de la République

Epiphane Quenum vient-il de tutoyer les portes du prochain remaniement du chef de l’Etat ? Il pourrait bien en être ainsi. Car être reçu en tant que député de l’opposition de plus en plus proche de la mouvance présidentielle par ces temps où les rumeurs se font persistantes sur la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, amène à penser à l’hypothèse d’une probable entrée au gouvernement. Le député et porte parole de la Renaissance du Bénin a été reçu par Yayi Boni à Parakou, annoncent certaines sources très proches du locataire de la Marina. Les deux hommes ont échangé avant que le chef de l’Etat ne prenne le départ pour Natitingou. Rien de surprenant dans cette rencontre quand on sait que depuis longtemps, le député de la Rb rasait les murs de la présidence. Ce n’est que la confirmation de ce qu’on apprend sur le porte parole de la Renaissance du Bénin. Il n’y a donc vraiment pas de quoi marquer son étonnement. Le député Epiphane Quenum a habitué ces derniers temps l’opinion publique à ses accointances avec les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Point n’est besoin de rappeler ses prises de position aux côtés de la majorité présidentielle. Il est de plus en plus présent aux côtés de ses collègues des Fcbe, soit dans des réunions, soit dans les tournées. Dans le même temps, il participe de moins en moins aux rencontres du bureau politique de son parti et aux prises de décisions au sein de l’intergroupe G4. A la dernière réunion du bureau politique de la Rb à laquelle ont pris part le couple Soglo, des députés et cadres du parti, Epiphane Quenum a brillé par son absence. Ce qui a de plus bel alimenté les rumeurs de son isolement de sa famille politique et son rapprochement du camp présidentiel. Il est déjà virtuellement membre de la majorité présidentielle. Seul acte qui lui reste à poser c’est de se prononcer ouvertement qu’il a retourné sa veste. Il aurait cessé ainsi de jouer au chat et à la souris. De même il aurait situé son parti qui ne tardera pas à prononcer son exclusion. S’il décide de remonter dans les hottes du chef de l’Etat, il doit aussi accepter s’exposer aux sanctions de sa formation politique. La prochaine réunion du bureau politique de la Rb promet d’être décisive.

FN

Non programmation de l’interpellation du chef de l’Etat :Les députés de l’opposition inquiets

Les députés du G 4, du G 13 et de Force clé signataires de la résolution qui interpelle le président Yayi Boni sont inquiets. Parce que plus d’une semaine après le dépôt de la résolution prévue pour passer en procédure d’urgence sur la table du président de l’Assemblée nationale, on n’entend plus rien.

Le dossier n’a pas jusque-là été programmé pour être étudié en plénière. Il n’a pas également fait l’objet d’une réunion en commission. Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, les spéculations vont bon train et on se demande l’issue qui sera donnée à ce dossier brûlant. Les députés ont interpellé le président de la République au sujet des déclarations du ministre Nicaise Fagnon lors d’un rassemblement dans les Collines. Selon des sources crédibles, ce sont les députés du Parti du renouveau démocratique (Prd) et en premier leur président Me Adrien Houngbédji qui auraient initié la résolution contresignée par tous leurs collègues du G 4, du G 13 et de Force clé. La résolution intervient quelques jours avant le communiqué de presse des responsables de la Renaissance du Bénin qui réitèrent leurs intentions de ne pas aller au gouvernement. Mieux, le président Nicéphore Dieudonné Soglo était le jeudi dernier à Adja-Ouèrè avec les autres ténors de l’opposition non déclarée. Situation qui fait déjà dire que la majorité est encore sur le point de changer de camp au détriment des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à l’Assemblée nationale. C’est, dit-on, cette nouvelle configuration politique du Parlement après les récents ratés au sein du G 4 qui aurait été à la base de la non programmation de l’interpellation. Les mêmes sources précisent que les signataires de la résolution pourraient monter le ton ce jour à l’ouverture de la plénière. Dans tous les cas, c’est un nouveau bras de fer qui s’annonce entre les deux camps et il faut craindre les réactions de la présidente de la Renaissance du Bénin, Mme Rosine Vieyra Soglo qui est aussi signataire de la résolution.

Jean-Christophe Houngbo  (Br : Ouémé/Plateau)

Polémique autour de la gestion des véhicules d’occasion :Le parlement crée enfin une commission d’enquête

Dans l’optique de mettre au claire la gestion des activités d’escorte des véhicules d’occasion au Bénin, les députés ont délibéré et adopté la résolution n° 2009 qui constate la création d’une commission parlementaire d’enquête et de contrôle. Lire ci-après en intégralité la teneur de cette résolution.

Résolution N° 2009 tendant à la création d’une commission parlementaire d’information, d’enquête et de contrôle sur la gestion de l’escorte des véhicules d’occasion. L’Assemblée nationale a délibéré et adopté, en sa séance du 2009, la résolution dont la teneur suit :

Article 1er : Il est créé une commission parlementaire d’informations, d’enquête et de contrôle dont la mission est de faire la lumière sur : 1- les bases juridiques de la gestion des fonds générés par l’escorte des véhicules d’occasion ;

2- les statistiques du trafic et les recettes générées depuis 2006 jusqu’au 31 décembre 2008 ;

3- l’intitulé et les signataires du compte des fonds de l’escorte des véhicules d’occasion domicilié à la Bceao ;

4- es dépositaires des fonds sur ce compte à la Bceao :

5- la destination d’origine de ce compte ;

6- l’utilisation réelle faite de ces ressources avec leur affectation précise ; 7 les activités de la Brigade de Sécurité et d’Assurance en Transfert (Bsat)

8 le lien contractuel entre le gouvernement et les dirigeants de la Bsat ; 9- le nombre d’emplois générés par es activités de l’escorte des véhicules d’occasion depuis 2006 ;

10- tous autres aspects susceptibles de favoriser une bonne connaissance des tenants et aboutissants de l’activité d’escorte.

Article 2 : La commission est composée de neuf (09)) membres désignés selon la configuration politique de ’Assemblée nationale.

Article 3 : La commission est dirigée par un bureau de cinq (05) membres tenant compte de sa configuration politique. Il est composé comme suit :

un ( 0 l ) Président ;

un (01) vice Président ;

un (01) premier rapporteur ;

un (01) deuxième rapporteur ;

- un (01) deuxième rapporteur

- un (01) secrétaire

Article 4 : La commission dispose d’un délai de trente (30) jours, à compter de la date de signature de ta décision portant sa création, pour accomplir sa mission et déposer son rapport final sur le bureau du Président de I Assemblée nationale.

Article 5 : La commission peut faire appel à toute personne physique ou morale qualifiée pour l’aider dans l’accomplissement de sa mission. Article 6 : L’incidence financière du fonctionnement de la commission est imputable au budget de ’Assemblée nationale, gestion 2009.

Fait à Porto-Novo, le ..................Mai 2009

Professeur Mathurin Coffi Nago

Nouveau découpage territorial:Des mouvements contagieux à l’intérieur

Malgré le dernier découpage territorial avec 29 départements, les esprits continuent de s’échauffer à l’intérieur du pays à cause du choix des chefs-lieux, au point où les observateurs se demandent si cette question n’est pas devenue contagieuse. Depuis, Octobre 2008, le gouvernement du Changement fait face à une opposition farouche des populations, qui selon la région et le découpage manifestent leur hostilité, bravent l’autorité en refusant ainsi de se reconnaître à travers le découpage proposé. C’est l’un des projets lancé sous le régime du Changement qui va se réaliser sur fond de climat de mécontentement, tel qu’on le vit actuellement. Le chef de l’Etat ne se serait-il pas trompé ? Si ce n’est pas le cas, il a dû faire ses calculs politiques et a mesuré les avantages qu’il en tirera en 2011. Mais entre ses calculs politiques et le climat de tension actuel qui règne dans certaines régions, l’opinion publique se demande si le chef de l’Etat ne sait pas fait prendre à son piège. Car, cela lui paraît difficile qu’il ne s’y attendait. Jusqu’à quand va-t-il cette traîner situation ? Sinon quel mode de découpage faut-il qu’il adopte pour calmer tous les esprits qui s’échauffent ? Les populations ne sont pas prêtes à renoncer à leur combat tant que leur ville ne sera pas choisie pour abriter un chef lieu. Dans le contexte actuel où les frustrations sont toujours au rendez-vous, mais aussi des motifs de satisfaction, le chef de l’Etat Yayi Boni se sent embarrasser par l’ampleur que prend le soulèvement des populations qui s’insurgent contre les choix opérés par le gouvernement. Dès qu’elles prennent connaissance de l’esquisse du nouveau découpage territorial, celles qui se sentent lésées, oubliées ou marginalisées montent au créneau pour manifester leur mécontentement. Elles rejettent en bloc le nouveau schéma. Cela amène des régions entières et des populations dont les esprits sont surchauffés à descendre dans la rue, brandissant branchages et banderoles hostiles aux propositions faites, barricadant les voies publiques au moyen des pneus enflammés. Elles ne se retirent que si le gouvernement fait mine de corriger le tir. La suite leur donne souvent raison puisque le pouvoir se débat pour créer de nouveaux départements ayant pour chefs-lieux les villes qui n’ont pas été élues. Un mauvais scénario qui se répète depuis Octobre 2008, période à laquelle le ministre Issa Démolé Moko a dit devant micros et cameras les chefs-lieux des six nouveaux départements qui datent de l’époque du régime du général Mathieu Kérékou. Les premières réactions ne se sont pas fait attendre.

Début des soulèvements contagieux

L’ébullition avait gagné plusieurs villes du pays. Allada, Kétou, Savè, Glazoué, Dassa Zoumè, Malanville, Tanguiéta, ont réclamé par la rue que les pendules soient remises à l’heure. Ils ont été écoutés, puisque le gouvernement a demandé à Issa Délomé Moko d’aller se dédire. Il lui a ensuite demandé de travailler en sourdine dans la commission présidée par Richard Adjaho pour proposer un autre découpage territorial. Sur la base de cinq critères, cette commission a proposé 21 départements. A propos des cinq critères choisis, il est d’abord question de ne pas toucher aux communes dans leur configuration actuelle. Le 2ème critère consiste à rester dans les limites des douze départements. Le 3ème élément dont la commission a tenu compte, c’est de ne pas faire d’une seule commune un département à l’exception de Cotonou. L’efficacité de l’administration et la population constituent le 4ème critère. En dernier lieu la commission Adjaho a tenu compte des communes qui ont été déclarées chefs-lieux de département par la commission technique et dont les résultats ont été présentés par l’ancien ministre Issa Démolé Moko. Le travail présenté par l’équipe de Richard Adjaho a été contesté. Une nouvelle fois, des populations sont descendues dans les rues pour exprimer leur amertume et rejeté le rapport de la commission. A côté, d’autres ont émis un avis contraire. Ainsi, la plupart de ceux qui ont marché après la publication des résultats de la commission technique par Issa Démolé Moko, n’ont plus trouvé à dire. Leur commune a été désignée comme chef-lieu de département. C’est le cas de Malanville, chef-lieu du département de la Sota, de Savè, chef-lieu du département de l’Okpara, de Dassa, chef-lieu des Collines ; Allada, chef-lieu du département de la Lama et bien d’autres communes qui ont été prises en compte par Richard Adjaho. Il n’en demeure pas moins qu’il n’a pas servi tout le monde. En reprenant le travail à son niveau, le gouvernement a porté le nombre de départements à 29. C’est sans compter sur N’dali, Agbangnizou qui décrient le gouvernement. Il est passé à côté, clament les populations. Au fur et à mesure que le travail est repris pour satisfaire une région, l’autre se manifeste pour demander qu’on corrige le tir pour que la commune soit désignée chef-lieu. A force de régler le problème des uns, cela suscite chez d’autres une attitude de protestation. En l’espace d’un an donc, trois découpages ont été annoncés, mais tous n’ont pas rencontré l’adhésion des populations. De celui proposé par l’ancien ministre de la décentralisation Issa Démolé Moko, à celui de Richard Adjaho en passant par celui du gouvernement lui-même, les populations n’ont pas cessé de faire grise mine.

F.N

Assemblée nationale:L’intégralité de la loi sur les avantages des anciens présidents

La plénière de ce jour, mardi, au Parlement sera consacrée à l’examen de la proposition de loi portant pension et autres avantages à accorder aux anciens présidents de la République. Voici publié le tableau comparatif de ladite proposition de loi et le texte à adopter par les députés.

Texte à adopter

Loi n° Portant pension et autres avantages aux anciens présidents de la République L’Assemblée nationale a délibéré et adopté en sa séance du 2009, la loi dont la teneur suit :

Article 1 : Les présidents de la République , élus conformément à la Constitution du 11 décembre 1990, lorsqu’ils cessent leurs fonctions, perçoivent conformément aux dispositions de l’article 48 alinéas et 3 de ladite Constitution, une pension spéciale avec jouissance immédiate. Article 2 : Cette pension spéciale visée à l’article 1 se décompose comme suit - une pension mensuelle égale aux émoluments accordés au Président de la Cour Constitutionnelle. - une allocation annuelle de représentation correspondant à cinquante pour cent (50%) du montant des fonds spéciaux alloués au Président de l’Assemblée Nationale. Article 3 : La jouissance immédiate prend effet à la date de cessation du traitement servi au titre de la fonction présidentielle. Article 4 . La pension spéciale instituée à l’article 1 se cumule avec toutes autres pensons dont pourrait bénéficier l’ancien Président de la République en raison des fonctions qu’il a exerce antérieurement. Toutefois, s’il est reclasse dans une fonction ou un emploi rémunéré par les budgets de l’Etat. des collectivités locales, des sociétés d’Etat ou à participation financière de I Etat ou des collectivités publiques, l’ancien Président de la République ne peut cumuler la pension spéciale avec les émoluments afférents au nouvel emploi que dans la imite de 50°c de son montant pendant toute la durée de l’exercice de ses nouvelles fonctions. L’ancien Président de la République recouvre la jouissance entière de la pension spéciale à la cessation desdites fonctions, Supprimer Article 5 : Cette pension spéciale est attachée à la personne du Président. A son décès, elle est reversée au conjoint vivant et aux enfants mineurs pendant trois (03) mois. En cas de pluralité de bénéficiaire, la portion est payable par parts égales entre eux. Article 6 : Tout titulaire d’une pension de réversion peut cumuler intégralement le montant de cette pension avec les émoluments afférents à son emploi. Article 7 : tout ancien Président de a République reconnu coupable des infractions de forfaiture, de haute trahison, d atteinte à l’honneur et à la probité et d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, outrage à l’Assemblée nationale, telles que définies aux articles 74 75 et 76 de la Constitution.

Chapitre II : Des autres avantages et indemnités Article 8 : Tout ancien Président de la en outre des avantages en nature ci-après
- un passeport diplomatique pour lui-même, son conjoint et ses enfants mineurs
- deux véhicules dont un correspondant à celui de fonction du Président de la cour Constitutionnelle
- un service de sécurité comprenant deux gardes de corps choisis parmi les forces armées ou de sécurité publique
- . un service de secrétariat composé d’un secrétaire et d’un agent de liaison
- un personnel domestique comprenant : • deux (02) gens de maison • un maure d’hôtel • deux (02) chauffeurs
- une dotation de carburant égale à celle accordée au Président de la Cour Constitutionnelle :
- une indemnité pour les frais de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone égale à celle accordée au Président de la Cour Constitutionnelle Article 9 : Tout ancien Président de la République visé à l’article 1e ci-dessus bénéficie d’une assurance-maladie, Le droit à l’assurance-maladie ne préjudicie nullement au bénéfice de la pension spéciale. L’assurance-maladie n’est réversible au décès du bénéficiaire. Article 10 : La jouissance des avantages en nature prend effet des la cessation des fonctions de Président de la République sauf si ancien Président occupe responsabilités qui procurent les mêmes avantages dans les mêmes proportions Article 11 : Les avantages en nature tels que spécifiées à l’article 9 ne sont pas réversibles et prennent fin au décès du bénéficiaire.Chapitre I : des cérémonies publiques et des déplacements à l’extérieur

TITRE Il : STATUT PROTOCOLAIRE ET OBLIGATIONS

L’ordre de préséance est déterminé par l’ancienneté de leur prise de fonction. En aucun cas, ni la durée dans la fonction, ni l’âge de l’intéressé ne peuvent influer sur l’ordre établi. Article 12 : Les République visés à rang après les constitutionnelles en anciens Présidents de la l’article 1 ci-dessus prennent présidents des institutions fonction. Article 13 : Les anciens Présidents de la République lors de leurs déplacements à l’étranger bénéficient de la même couverture diplomatique que celle reconnue aux diplomates en poste à l’étranger. Article 14 : Les déplacements à l’étranger lorsqu’ils sont en rapport avec leurs anciennes fonctions de Présidents de la République ou qu’ils sont effectués dans le cadre d’une mission d’Etat, l’ancien Président de la République .bénéficie des mêmes prérogatives et avantages reconnues aux Présidents des Institutions constitutionnelles en exercice, pour le titre de transport et les frais de sébum.

Chapitre Il : des obligations Article 15 : Tout ancien président de la république est tenu au secret sur tous les grands dossiers de l’Etat dont il a eu connaissance ou qu’il a eu à gérer pendant l’exercice de son mandat de Président de la République. Il est assujetti à une obligation de réserve 

Deplacer

Chapitre III : DISPOSITIONS FINALES

Article 17 : Nonobstant les dispositions de l’article 1er ci-dessus, la présente loi est applicable à tout ancien Président de la République ayant exercé ses fonctions avant la promulgation de la Constitution, du 11 décembre 1990. Elle ne s’applique pas aux personnalités qui, sous l’emprise de la Constitution du 11décembre 1990, n’auraient exercé les fonctions de Président de la République que provisoirement ou par intérim, en vertu de l’article 50 de ladite Constitution. Article 18 : Ne bénéficient pas de dispositions de la présente loi, les anciens Présidents de la République qui, bien qu’élus conformément à la Constitution, ont été déchus de leurs fonctions, par la Haute Cour de justice, en vertu de l’article 138 de la constitution du 11décembre 1990. Ne bénéficient pas non plus des dispositions de la présente loi, ceux qui. depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 11 décembre 1990 auront accédé aux fonctions de Président de la République par des voies non constitutionnelles, telles que coup d Etat, coup de force ou putsch. Article 19 : L’incidence financière découlant de application de la présente loi est imputable au Budget de lEtat et inscrite en annexe au budget de la Présidence de la République. Article 20 : Un décret précisera en tant que de besoin les modalités d’application de la presente loi. Article 21 : La présente loi qui abroge toutes les dispositions antérieures contraires prend effet pour compter de l’exercice budgétaire suivant sa promulgation et sera exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Porto-Novo, 2009 . .. ……. Professeur Mathurin Coffi NAGO 

Exclusion de Gbadamassi de l’Upr:Les conseillers G13 de Parakou tournent dos à Saley

Après l’exclusion de l’honorable Rachidi Gbadamassi de l’Union pour la relève (Upr) et suite à sa démission du groupe parlementaire G13, les conseillers municipaux de Parakou ont donné une conférence de presse. Au cours de la rencontre qui a eu lieu hier lundi 25 mai 2009, ils ont collectivement démissionné de l’Upr.

Rissikatou Lassissi, Boni Sylla dit « cogneur », Bienvenu Babatoundé et Baboni Alassane, tous conseillers municipaux élus sous la bannière du G13 ont annoncéleur démission de cette formation politique. C’était à l’occasion d’une conférence de presse donnée hier. Leur réaction fait suite à l’exclusion de Rachidi Gbadamassi de l’Upr sur la base des travaux de la commission de Claude Djankaki. Les conférenciers estiment que l’exclusion de Rachidi Gbadamassi de l’Upr, quoique violant l’article 75 du règlement intérieur du parti, lui ouvre la voie pour une nouvelle aventure politique. En conséquence, les conférenciers, solidaires avec Rachidi Gbadamassi, affirment soutenir résolument et sans réticence les nombreuses actions de développement que pose le chef de l’Etat. « Les acquis du Changement sont énormes et il importe de les consolider pour le bonheur du peuple et pour le développement durable », a souligné le porte parole Baboni Alassane. Il anticipe qu’en 2011, la réélection du Dr Yayi Boni ne fera que témoigner de la volonté du peuple à aller de l’avant et de clouer le bec aux détracteurs qui ont des comptes personnels à régler avec le pouvoir du Changement.

Jean-Claude Kouagou (BR Borgou-Alibori)

Christine Ouinsavi en visite à la Ccib

Fanfare, chants et danses des femmes du marché Dantokpa, présence des rois et de quelques hauts dignitaires. Bref, pour ne citer que ceux-là, on peut dire que la ministre du commerce a été vraiment reçue avec les honneurs à la chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib).

Le président de l’institution consulaire, Ataou Soufiano, en a profité pour signifier sa franche collaboration avec le ministre pour l’émergence de l’économie du pays. Car, a-t-il affirmé, le commerce et les services contribuent à environ 76% au Pib. Cependant, il a mis en exergue quelques difficultés dans ce secteur et fait des doléances. Ce sont, entre autres, les tracasseries douanières, la complexité de la fiscalité et la perturbation des marchés par les politiques. Il a en outre revendiqué l’effectivité des centimes additionnels et la zone franche industrielle de Sèmè avant de souhaiter l’organisation de journées nationales et internationales de commerce. A ces préoccupations, Christine Ouinsavi a dit être attentive. Selon elle, le gouvernement de Yayi Boni accorde une attention particulière au secteur privé. Même si la résolution des problèmes appelle l’intervention d’autres structures et d’autres départements, elle a rassuré la Ccib quant à son implication personnelle.

Le Synatraciat revendique ses droits

Les membres du Syndicat national des travailleurs de l’administration du commerce, de l’artisanat et du tourisme( Synatraciat) sont mécontents. Ils l’ont fait savoir au cours d’un sit-in organisé hier 25 mai 2009 au ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

Dans leur motion lue pour la circonstance, ils s’insurgent en effet contre le refus du ministre de l’Artisanat de dialoguer avec les responsables syndicaux, le refus du ministre du Travail et de la Fonction publique de reverser tous les contractuels et occasionnels inscrits sur la liste Alfa dans la fonction publique et le mutisme des autorités du ministère du Tourisme et de l’Artisanat face aux légitimes revendications exprimées lors de la passation de service et au moment de la présentation des vœux du nouvel an. Par la même occasion, ils dénoncent entre autres, la politique de deux poids deux mesures que mène le gouvernement et exigent le paiement immédiat de leurs primes exceptionnelles de motivations au titre des années 2007, 2008 et 2009 et le paiement de rendement à tous les travailleurs du ministère de l’Artisanat et du tourisme. « En tout état de cause, nous sommes déterminés à lutter par tous les moyens légaux pour arracher nos droits et rendent par là responsable, le gouvernement des éventuelles déconvenues qui en découleraient », a martelé le porte-parole du Synatraciat, Mathias Maforikan. Le ministre du Commerce, Grégoire Akoffodji, après les avoir écoutés, a reconnu la pertinence de la situation et promis d’en faire une préoccupation première au prochain conseil des ministres.

mai 25, 2009

Yayi Boni Chez Blaise Compaoré : « Je suis un banquier reconverti »

Revoilà le président béninois, Yayi Boni, chez son homologue burkinabè, Blaise Compaoré, le samedi 23 mai 2009. Ils s’étaient, en effet, déjà rencontrés le 7 mai dernier à Ouagadougou. Une visite d’une heure, dont l’objet n’a pas été explicitement livré aux hommes de médias qui voulaient en avoir la primeur. Mais Yayi Boni, ce banquier reconverti en chef d’Etat, s’est contenté de dire qu’il était en « consultation sous-régionale ». Les deux hommes ont, certainement, parlé du dossier frontalier qu’ils ont décidé de transmettre à la Cour internationale de justice

C’est à 11 heures 5 que l’avion, la TA-AAG, avec à son bord le président Yayi Boni du Bénin, s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou. Accueilli par son homologue du Burkina Faso, Blaise Compaoré, le chef de l’Etat béninois, qui est à sa deuxième visite au Pays des hommes intègres, en l’espace de deux semaines, est conduit au salon d’honneur. En rappel, la première visite du président béninois date du 7 mai dernier. Entre-temps, des ministres du Bénin, Armand C. Zinzindohoue de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, rencontraient leurs homologues du Burkina, Clément P. Sawadogo de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, et Emile Ouédraogo de la Sécurité pour une séance de travail à Ouagadougou, le 11 mai, puis le 19 mai à Pama, et dans la zone de Kourou/Koalou, objet de différend frontalier entre les deux pays, et le 20 mai le ministre de la Défense, Issifou Kogui N’Douro. Est-ce cela qui a fait revenir Yayi Boni chez Blaise Compaoré, le samedi 23 mai dernier ? En tout cas, les deux chefs d’Etat se sont entretenus pendant près d’une heure, probablement autour de ce dossier qu’ils ont décidé, par ailleurs, de confier à la Cour internationale de justice pour être jugé.

Les hommes de médias qui voulaient connaître l’objet de la visite du président béninois au Burkina ont plutôt eu droit à une réponse diplomatique. Morceaux choisis : “Excellence monsieur le président, vous êtes, semble-t-il, en tournée régionale”, lança notre confrère de RFI, Alpha Barry, et le Béninois ironique, de couper le journaliste, « Pas une tournée régionale, je suis venu voir mon grand frère, notre doyen le président Blaise. Qui vous a dit que c’est une tournée régionale » ? (Rires). Relance : « Est-ce à la fois pour discuter des problèmes qui concernent les deux pays (Le Burkina et le Bénin : NDLR), et de la réunion de la CEN-SAD en préparation » ?. « Ce sont des consultations sous-régionales », dira le président Yayi Boni.

« Avec le président Blaise, notre doyen, c’est vrai, nous avons des questions à résoudre ensemble. Qu’il s’agisse de la CEN-SAD, de l’UEMOA, ou de l’Union africaine. Vous savez, avec la crise, nous sommes condamnés à nous parler. Aussi, je suis de près ce que font le Burkina, le Mali, le Sénégal, par exemple en matière de production agricole. Je vais donc voir mes aînés pour avoir des conseils ».

Et un autre confrère, Evariste Combary de la TNB, de demander à l’hôte d’une heure du président du Faso, quelle appréciation il fait de la rencontre de travail des ministres béninois et burkinabè à Pama sur la gestion de la zone de Kourou/Koalou à la frontière entre les deux pays (Bénin et Burkina). « Rappelez-vous, la dernière fois que je suis venu au Burkina (le 7 mai 2009 : NDLR), je vous ai dit que les relations entre nos deux pays ne peuvent qu’être excellentes, ce qui est vrai ; ce n’est pas de la diplomatie.

Vous savez, je ne suis pas un diplomate, j’ai une formation de banquier mais reconverti, je regarde les choses avec pragmatisme et réalisme. Je vous ai dit qu’entre Blaise et moi, il n’y a pas de problèmes particuliers. Je puis donc vous dire que les conclusions de cette rencontre font la joie du peuple béninois, et je suis sûr du peuple burkinabè également. Les ministres béninois sont rentrés, ils ont rendu compte, et c’était la joie partout ».

Agnan Kayorgo

L’Observateur Paalga

Bénin : des questions qui valent des réponses

Plus de questions à poser que de réponses à recevoir. Ainsi pourrait-on camper, en une formule simple, ce à quoi se trouve actuellement confronté tout observateur de la scène politique béninoise. Une scène qui bouge. Mais sans que l’on puisse déterminer, les vraies motivations de certains acteurs. Une scène qui se donne à lire comme un livre ouvert. Mais sans que l’on puisse comprendre le sens de certains faits et gestes, appréhender les rouages en action, les mécanismes à l’œuvre.

L’observateur de la scène politique béninoise n’est ni un magicien nanti du troisième œil ni un extralucide ayant le sixième sens. Si c’en était le cas, il serait capable de sonder l’invisible, de défaire l’écheveau des mystères, d’avoir réponse à tout. Quand les mots ne signifient plus rien et que les gestes ne signent plus les actes posés, tout devient brouillard pour l’observateur de la scène politique. C’est à y perdre son latin. Plutôt que de s’épuiser à faire parler des faits qui restent obstinément muets ne vaut-il pas mieux de s’en tenir à poser des questions ?
Le questionnement n’est pas une manière de biaiser avec la vérité, mais le plus sûr chemin qui y conduit, prudemment, sinon intelligemment. C’est à cet exercice que nous voulons nous livrer dans le souci d’éclairer quelque peu la scène politique de notre pays. Nous aurons ainsi à forcer le silence de certains faits obstinément muets ou à interroger le sens de certains non-dits à comptabiliser comme des inconnues d’une bien complexe équation.
Notre toute première interrogation porte sur le caractère plutôt singulier de la politique nationale. Le Bénin ne doit plus être bien loin de constituer un cas d’étude intéressant pour étudiant en science politique. Car, dans quel pays sommes-nous donc où le pouvoir en place n’a pas en face d’elle une opposition constituée comme telle et agissant comme telle. Bien que celle-ci se fût donnée un acte de naissance officielle avec la déclaration du 15 mars 2008. Bien que celle-ci ait poussé des cris de guerre à son conclave de Bohicon.

Bien que celle-ci ait choisi de s’illustrer, en plus d’une circonstance, à l’Assemblée nationale, par des votes de défiance, par des actes d’obstruction, par des déclarations à l’emporte pièce... A quoi joue-t-elle cette opposition qui se fait visiblement invisible, ou, à tout le moins, velléitaire ?

Car il va falloir expliquer aux Béninois pourquoi face à l’hyperactivité du pouvoir qui multiplie des initiatives conquérantes d’occupation territoriale, de célébrations et de marches diverses, de mise en rang de bataille de ses troupes, de communication tous azimuts qui confinent parfois à de la pure propagande, pourquoi ce qui peut être tenu pour l’opposition reste-t-elle timorée, invertébrée, sans expression, donnant le sentiment d’assister en spectatrice résignée à son enterrement annoncé ?

Notre deuxième interrogation porte sur l’affaire Nicaise Fagnon. C’en est une, en effet, avec la malheureuse sortie de celui-ci à Dassa le 2 mai 2009. Les propos outranciers tenus ce jour-là nous ont installé dans le sentiment que l’on remettait en cause, dans un pays démocratique, à système politique pluraliste, un certain nombre d’acquis, constitutionnellement établis comme la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté d’aller et de venir sur toute l’étendue du territoire national,

Car, Dassa, toutes analyses faites, ne nous semble pas un accident, un simple épisode politique de la vie nationale. Si nous ne nous imposions pas la discipline individuelle et collective de mettre de solides garde-fous à nos actions et initiatives publiques, de civiliser le débat politique, Dassa pourrait bien avoir ouvert une ère d’incertitude et assombri un peu plus un horizon déjà assez sombre par ces temps de crise.

Alors question : pourquoi l’opposition, au parlement, a-t-elle attendu deux semaines après les faits incriminés pour agir ? Les propos et le comportement de Nicaise Fagnon ont-ils laissé groggy ou K.O debout cette opposition qui a eu besoin d’un certain temps de récupération avant de réagir ? Pourquoi, au plus au niveau de l’Etat, l’on n’a pas cru devoir procéder à un rappel à l’ordre immédiat, eu égard à la gravité des faits ?

Notre troisième et dernière interrogation est brève. La voici : pourquoi la scène politique de notre pays ressemble-t-elle à s’y méprendre, en ce moment, à une vraie foire d’empoigne où les politicien s’affairent à vendre et à se vendre, le bruit des espèces sonnantes et trébuchantes, étouffant la voix des valeurs morales et éthiques ? Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour savoir que la campagne électorale est ouverte. Elle bat son plein. Quand un tam-tam se met à résonner jusqu’à l’ivresse, nous apprend un proverbe bien de chez nous, il n’est pas loin d’éclater.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 25 mai 2009

Interpellation du chef de l’Etat suite aux propos scandaleux de Nicaise Fagnon Nago bloque le dossier

15 députés, pas des moindres, ont interpellé le chef de l’Etat sur les propos scandaleux de l’actuel ministre des Transports, Nicaise Fagnon. Renouant avec ses vieilles habitudes, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, a bloqué ce dossier qui devrait être étudié en procédure d’urgence, en toute violation des textes de la République. Il confirme ainsi les menaces sur la démocratie et les reproches que l’opposition fait à son encontre.
La position du professeur Mathurin Nago à l’Assemblée nationale est-elle une menace pour la démocratie béninoise acquise par des luttes ? A voir ce qui se passe aujourd’hui au palais des gouverneurs à Porto-Novo, on est tenté de répondre à cette interrogation par l’affirmative. Le chef de la deuxième institution du pays, à analyser de près ses manœuvres politiciennes mal mûries, est pratiquement le 31e ministre du gouvernement du président Boni Yayi. Il foule ainsi au pied les prérogatives et valeurs constitutionnelles dues à un président d’Assemblée nationale. Malgré tous les reproches à lui faits pour le mettre sur les rails, Nago n’a pas changé. Le comble est qu’il persiste chaque jour que Dieu fait dans des erreurs politiques jamais vues dans ce pays. Pour lui, un dossier qui n’est pas du goût du chef de l’Etat qui l’a placé à ce poste, ne passe pas. C’est de cette manière qu’il voit le rôle du président de la représentation nationale. Ce qui touche les députés et surtout le peuple béninois dans sa grande majorité est le blocage de l’interpellation du chef de l’Etat suite aux propos régionalistes, anti-démocratiques et claniques du ministre des Travaux publics et des travaux publics, Nicaise Fagnon dans les Collines, le 02 mai dernier à Dassa: alors qu’un mouvement de jeunes ainsi qu’un certain nombre de partis politiques et personnalités dont l’ancien ministre Soulé Dankoro clôturaient un meeting classique d’appel à la candidature de Bio Tchané, ce membre du gouvernement actuel et sa troupe ont proféré des menaces graves à l’encontre des partisans de l’actuel président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Ils sont même allés plus loin en interdisant toute manifestation des adversaires du pouvoir en place. Ces propos de Nicaise Fagnon constituent une grave menace à l’unité nationale et une prime à l’ethnocentrisme et à la haine tribale.
 Les attitudes de Nicaise Fagnon n’étonnent pas les populations dans la mesure où le gouvernement s’était illustré dans des manœuvres contre la démocratie sur le terrain. La prise d’arrêtés préfectoraux d’interdiction de réunions publiques dans l’Atacora-Donga, le refus illégal d’installation des conseils communaux sont autant d’actes attentatoires à la démocratie au Bénin par le régime du changement. Le législateur béninois, soucieux de la paix, a prévu des mesures contre ces genres de dérives. Est-ce que les déclarations du ministre Fagnon ne sont  pas déjà assez graves pour que le chef de l’Etat soit interpellé par la représentation nationale ? Oui. Le président de l’Assemblée nationale devrait aller au plus pressé pour vider ce dossier, surtout que la loi prévoit qu’il soit étudié en procédure d’urgence.

Panique

L’interpellation du chef de l’Etat est une piste dangereuse pour le régime. Elle peut aboutir à la mise en accusation et à la destitution du président de la République, surtout qu’il s’agit ici des menaces sur la paix et l’unité nationale.

 

Il faut une majorité des deux tiers pour y arriver. A voir le climat politique actuel du pays où il y a beaucoup de mécontents au sein de la majorité présidentielle, l’irréparable pourrait arriver aux Yayistes. Ainsi, le président Boni Yayi serait le premier à être traduit devant la Haute de Cour de justice, si les faits ne lui donnaient pas raison. Tel que le dossier évolue est la preuve que le régime Yayi se reproche quelque chose. Donc, Nicaise Fagnon était certainement en mission. Ce n’est pas étonnant qu’aucune mesure n’est prise contre lui jusqu’aujourd’hui. Alors, le changement rime avec les menaces qui annoncent des jours sombres pour la démocratie au Bénin.

 

Jules Yaovi Maoussi

Nouveau découpage territorial:N’Dali fâchée contre Yayi Boni

Le nouveau découpage territorial tel que préconisé par l’Exécutif ne rencontre pas l’assentiment des populations de la commune de N’Dali. Elles ont exprimé leur ras-le-bol en bloquant pendant plusieurs heures la circulation sur la route inter Etat Parakou-Niamey à hauteur de N’Dali. Cette manifestation a été suivie d’une lecture de motion de protestation dont copie a été donnée au préfet des départements du Borgou et de l’Alibori, Denis Ali-Yérima. En effet, remontant à l’histoire coloniale des années 1952 en passant par la dynamique de « Parakou et de son hinterland », la commune de N’Dali s’étonne de former avec Bembèrèkè et Sinendé le nouveau département du Borgou. Or lors des travaux de la commission Adjaho, le porte parole des populations de la commune de N’Dali avait souligné qu’au nom des populations qu’il se réjouit d’appartenir à un département dont le chef lieu est Parakou. Le porte parole des manifestants Nassirou Lawani, a rappelé que la proposition de la commission Adjaho qui mettait la commune de N’Dali dans le département du Borgou avec Parakou comme chef-lieu, était unanimement acceptée et saluée de toutes les filles et de tous les fils de cette commune. Ils regrettent aujourd’hui que la décision du conseil des ministres rattache la commune de N’Dali aux communes de Bembèrèkè, et Sinendé avec Bembèrèkè comme chef-lieu de département. Au regard de tout ce qui précède, les populations de la commune de N’Dali se voient fonder de manifester leur désapprobation et leur désarroi devant l’autorité communale qui avait reçu l’ordre de ne pas recevoir la motion de protestation. Dès lors, la colère est montée d’un cran et les manifestants ont exigé la présence du préfet des départements du Borgou et de l’Alibori pour lire la motion et libérer la route bloquée depuis des heures. Le préfet Ali-Yérima qui voyait la gravité des déconvenues qu’engendrerait son absence, a dû se rendre à N’Dali pour écouter les manifestants. Il les a apaisés et promis de transmettre la motion à qui de droit.

Jean-Claude Kouagou (BR Borgou-Alibori)

Maître Lionel Agbo sur Golfe Tv :« Il existe au palais des forces agissant contre l’intérêt du peuple »

« Personne ne m’a rabattu le caquet ». C’est par ces termes que s’est défendu maître Lionel Agbo contre des rumeurs qui font état des pressions qui auraient été exercées sur lui suite à ses fracassantes déclarations de janvier 2008 sur un projet de déstabilisation entrepris par certain journalistes et des hommes d’affaires, contre la personne du chef de l’Etat. En s’exprimant sur cette question qui a agité l’actualité politique nationale, le Porte-parole du président de la République a réfuté toute volonté de museler la presse béninoise. Il a indiqué que ses prises de positions mal interprétées ont été utilisées par certains assistants du chef de l’Etat pour l’écarter des arcanes du pouvoir. « Autour du chef de l’Etat, il existe des forces concentriques qui n’agissent pas toujours dans l’intérêt du peuple » a reconnu l’invité. » Et le président, au début de son mandat a été embourbé dans les fausses informations qui lui étaient transmises » a-t-il ajouté. L’homme connu pour ses métaphores éloquentes, a affirmé avoir bien observé et analysé les actions du chef de l’Etat durant la longue période de retraite qu’il a traversée volontaire. « J’ai pratiqué Boni Yayi… et je suis heureux de constater que ses méthodes de gestion se sont améliorées ». Se prononçant sur le climat politique existant entre Yayi Boni et les leaders des partis politiques de l’opposition non déclarée, Maître Lionel Agbo a révélé que certains de ces leaders tombent aujourd’hui dans leur propre piège. Car a-t-il confié, il existe une disposition élaborée sous l’administration du président Mathieu Kérékou, qui dénie le droit aux membres des partis de l’opposition d’être nommés par le gouvernement à un poste de responsabilité. Pour lui, les difficultés rencontrées par le gouvernement de Yayi Boni ne doivent pas l’empêcher de réussir son mandat. A cet effet, a-t-il martelé, il faut l’accompagner à exécuter son programme d’action pendant son quinquennat. Il n’exclut pas que le peuple renouvelle au chef de l’Etat son mandat. Réagissant à la polémique que nourrit la démission du député Rachid Gbadamassi, il met en doute la véracité des informations qui soulignent que l’honorable aurait touché 2 milliards, de franc Cfa. « Gbadamassi ne vaut pas 2 milliards, c’est de l’enfantillage …mais je n’ai jamais dit qu’il n’a rien pris. » a-t-il déclaré. Enfin, à propos de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), il a fait savoir qu’une étude technique a pu montrer que la cartographie censitaire, le recensement des électeurs et la délivrance des cartes d’électeurs peuvent se faire en 18 mois. « Et avec cette Lépi, on pourra atténuer les fraudes électorales », a-t-il rassuré.

Allégresse Sassé (Stag)

Pour haute trahison:Gbadamassi exclut de l’Upr

L’honorable Rachidi Gbadamassi est viré du parti Union pour la relève (Upr) de Issa Salifou Saley. C’est la décision prise hier par le Bureau politique national élargi quelques semaines après la démission spectaculaire du député de Parakou du G13. Lire ci-après l’intégralité du communiqué du Bureau politique national de l’Upr.

Le Bureau Politique Nationale de l’Upr élargi, saisi du rapport du comité ad’ hoc chargé de l’étude des faits reprochés à l’Honorable Rachidi Gbadamassi s’est réuni en session extraordinaire le dimanche 24 mai 2009 sur cet ordre du jour précis. Au début de la séance, le Président a fait observer une minute de silence en mémoire de Feu Paulin Tomanaga, ancien maire de Bohicon, député à l’Assemblée Nationale. A cet effet, une délégation du parti au plus haut niveau est chargée de présenter les condoléances de l’Upr à sa famille, à la Présidente du parti la Renaissance du Bénin et se rendre aux obsèques de l’illustre disparu. Le Président de l’Upr à ensuite soumis à l’appréciation du Bureau Politique National élargi, le rapport du comité ad’ hoc disciplinaire chargé de l’étude du cas Gbadamassi. A l’issue de l’examen de ce rapport : I- Considérant le montage grotesque savamment orchestré pour vilipender le président de l’Upr et ses alliés politiques ; II-Considérant que les actes posés par l’honorable Rachidi Gbadamassi constituent un manquement grave aux dispositions statutaires du parti et à l’article 6 de la loi N°2001/21 du 21 février 2001 portant charte des partis politiques. Le Bureau Politique National élargi a décidé à l’unanimité, l’exclusion de l’honorable Rachidi Gbadamassi de l’Upr pour compter de ce jour Dimanche 24 Mai 2009 sans préjudices des poursuites pénales. Aux motifs : Haute trahison, couardise, manquements graves et escroquerie politique. Cette décision sera notifiée à l’intéressé et au Ministre chargé de l’Intérieur, conformément à l’article 25 de la loi N° 2001/21 du 21 Février 2003. Le Bureau Politique National lance à ses militants et sympathisants, un appel au calme et à la sérénité. l’Upr n’étant pas le 1er parti politique au Bénin à connaitre une telle crise de croissance, les dispositions seront prises pour affronter les prochaines échéances électorales dans les meilleures conditions de succès. Le Bureau Politique National élargi, conscient des enjeux des nouveaux défis qui attendent le Bénin, félicite et encourage le Président de l’Upr à résister aux pressions d’où qu’elles viennent, le charge de présenter au G13 et à l’inter groupe G4 et Force Clé sa sympathie, son admiration et sa solidarité. Enfin, le Bureau Exécutif National a été instruit des mesures à prendre pour répondre en temps opportun aux actes de calomnies, de médisances et de dénonciations machiavéliques qui n’ont et n’auront d’autres buts que d’assouvir les inimitiés personnelles.

Fait à Cotonou le dimanche 24 mai 2009

Pour le bureau Politique National, le Président

Salifou Issa

Course à la Magistrature suprême :Bio Tchané officiellement candidat

Le suspense n’aura pas duré longtemps à propos de la candidature ou non du président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) pour les prochaines présidentielles au Bénin. Depuis hier, Abdoulaye Bio Tchané a déclaré à Godomey dans la commune d’Abomey Calavi devant une foule de sympathisants, de militants et de personnalités de la classe politique qu’il est en course pour 2011.

Après tant de mystère et de supputations, le week-end écoulé a révélé ses secrets sur la candidature de Abdoulaye Bio Tchané. Le président de la Boad sera bel et bien candidat en 2011 pour briguer la magistrature suprême. On se rend tout simplement compte que cela ne fait plus l’objet d’aucun doute dans la mesure où devant ses militants et sympathisants, celui qui fait figure de principal challenger de l’actuel chef de l’Etat Yayi Boni a officiellement annoncé ses intentions. Il vient ainsi couper court à toute sorte de commentaire et d’opinion qui croient en des rumeurs dès qu’on évoque le nom de l’homme pour occuper le Palais de la Marina. Tout le monde est désormais fixé suite aux différentes rencontres tenues le week end écoulé. Or, interrogé sur la question lors de son dernier séjour à Cotonou, le 5 mai 2011, le président de la Boad a entretenu le mystère en déclarant que 2011 est encore loin et de laisser le temps venir. De même, curieux d’en savoir plus, les conducteurs de taxi moto « zémidjans » profitant de la visite de l’ancien ministre des Finances du général Mathieu Kérékou dans un kiosque de journaux situé non loin du champ de foire à Cotonou, ont reposé la question qui circule sur toutes les lèvres. Seriez-vous candidat en 2011 ? Pour le président de la Boad ce n’était pas encore le moment de se prononcer sur le sujet. Il a toutefois demandé à la foule de travailler et le reste viendra. Pour les esprits avertis il a été on ne peut plus clair pour afficher ses intentions de briguer la magistrature suprême. Avant ces derniers épisodes, il faut bien rappeler qu’il y a quelques mois, deux actes majeurs ont été posés dans le cadre d’une probable candidature du président de la Boad. Il y a eu d’abord sa visite dans un établissement secondaire de Djougou. Au cours de cette sortie, lorsqu’il a été interloqué par un élève toujours sur ce qu’il compte faire en 2011, il a tout simplement servi à cette communauté scolaire si elle ne sera pas contente qu’un des leurs accède à la plus haute fonction de l’Etat. Quelques jours après, sur une radio de la région, le député Wallis Zoumarou très proche de lui, déclare que sa candidature est irréversible. En réalité, il ne restait que lui-même pour dire clairement sa position. Maintenant que c’est fait, on peut dire que le compte à rebours a commencé. La nouvelle donne n’a quant même pas surpris son état major. Réuni au grand complet hier au domicile du colonel à la retraite Souley Dankoro, il a été témoin de cette déclaration solennelle qui lui permet d’aller désormais au contact des électeurs. Il était à pied d’œuvre depuis plusieurs mois pour leur faire connaître les dérives du régime en place et la nécessité d’opérer l’alternance en 2011 avec Abdoulaye Bio Tchané. A partir de ce moment la compétition s’annonce très enlevée. Dans les semaines à venir d’autres noms de présidentiables seront connus. Mais déjà Bio Tchané peut s’assurer le soutien de deux anciens présidentiables à savoir Souley Dankoro et Wallis Zoumarou sans compter plusieurs anciens ministres du général Mathieu Kérékou dont Kamarou Fassassi. Ils étaient tous témoins de cette déclaration officielle. Un acte qui relance la machine à gagner en 2011.

FN

Le Matinal

Désignation du chef lieu d’Agonlin:Les cadres de Zagnanado mettent le gouvernement en garde

Suite au choix opéré par le gouvernement dans la désignation du chef- lieu du futur département d’Agonlin, les membres du Comité des cadres pour Zagnanado (Ccaz) se sont concertés le 20 mai 2009. Ils dénoncent la supercherie dans le choix du chef-lieu d’Agonlin, mettent en garde le gouvernement et appelle les populations de Zagnanado à la vigilance. (Lire ci-après l’intégralité du communiqué du Ccaz).

Des cadres ressortissants de Zagnanado se sont réunis à Cotonou le 20 mai 2009 pour examiner diverses questions relatives au développement de leur commune. Les échanges se sont concentrés sur les informations de presse faisant état de la disqualification de la ville de Zagnanado comme chef-lieu du futur Département d’Agonlin. Ces relations de presse, non démenties par l’Autorité compétente, ont surpris, étonné, ému et choqué tous ceux qui ont suivi les travaux et les résultats de la Commission Adjaho et sont attachés à la préservation de l’unité et de la paix en pays Agonlin. La commission Adjaho a donné droit aux attentes et requêtes exprimées par les populations unanimes, le 20 novembre 2008, et proposé la création d’un Département d’Agonlin, avec Zagnanado comme chef-lieu. Cette décision, annoncée publiquement le 5 mars à Zagnanado, a soulevé l’enthousiasme des populations venues des trois communes d’Agonlin. Zagnanado est le chef-lieu de commune dont la position géographique est la plus orthocentrée, par rapport aux limites du futur département ; - Zagnanado était le chef-lieu du pays Agonlin, aussi bien dans l’ancien Royaume du Danhomé que sous la colonisation française. Zagnanado a même été le chef-lieu du Cercle de Zagnanado, avec les circonscriptions ; administratives d’Agonlin, Bonou et Kétou ; - A l’indépendance du’ Bénin et jusqu’à la réforme de 1978, Zagnanado a été le chef-lieu de la sous-préfecture de Zagnanado, dont les limites correspondaient à celles du futur Département d’Agonlin :
- Zagnanado dispose d’une tradition administrative de ville de commandement et des infrastructures administratives, judiciaires et socio-communautaires correspondantes et appropriées ; Refusant de croire que le Gouvernement ait décidé de disqualifier Zagnanado comme chef-lieu du futur Département d’Agonlin, les cadres soupçonnent une manœuvre politico-médiatique d’adversaires de la paix et de l’unité en pays Agonlin. Au-delà de diviser les paisibles populations qui n’aspirent qu’à la cohésion, l’objectif de la manœuvre serait de discréditer le Président Boni Yayi aux yeux des habitants d’Agonlin en général et de ceux de Zagnanado en particulier. En toutes hypothèses, les cadres mettent solennellement en garde contre toute remise en cause des conclusions de la Commission Adjaho en ce qui concerne le chef-lieu du Département d’Agonlin. Enfin, les cadres ont mis en place un Comité pour suivre de près le dossier de la création du Département d’Agonlin et plus généralement toutes les questions se rapportant au développement de la Commune de Zagnanado, au sein du pays Agonlin. Les responsables du Comité sont notamment messieurs Sotindjo Sébastien, président, Gandaho Pascal, premier vice-président, Zodékon Iréné, deuxième vice-président, Hounsa Adrien, secrétaire, Hounnou Pamphile, organisateur.

Cotonou, le 21 mai 2009

Sébastien Sotindjo

Après son revirement politique:Gbadamassi renforce Yayi Boni à Parakou

Un mois après son revirement spectaculaire, l’honorable Rachidi Gbadamassi a foulé le sol de Parakou ce samedi 23 mai 2009 pour justifier sa position. En fait l’homme est revenu jauger sa popularité depuis qu’il est parti de Parakou sans crier gare en laissant ses fans sur la nouvelle de son rapprochement avec Yayi Boni. Il renforce de ce fait la famille politique du chef de l’Etat à Parakou.

Comme il est de ses habitudes, Gbadamassi est venu à Parakou accueilli triomphalement à l’entrée de la ville. Il a pris son bain de foule jusqu’au ciné le Borgou où étaient dressées des bâches. C’est le lieu de la manifestation. Les populations étaient vraiment nombreuses. Ce qui témoigne du charisme Rachidi Gbadamassi à Parakou. Seulement, il a manqué pour tout corroborer les Vip (Very important personnalities). Car en dehors du maire de la municipalité de Parakou, Soulé Alagbé, il n’y avait plus véritablement d’officiels, si ce n’est Nazaire Dossa de l’Ucp-Faaba et un opérateur économique du nom de Aladji Bourè. L’honorable Samou Séidou Adambi et son inséparable frère ainé Aladji Sasif étaient absents à cette rencontre. La directrice générale de la loterie nationale du Bénin Mme Mèmouna Baboni épouse Sinimbou n’était non plus sur les lieux. En dépit de toutes ces considérations, l’honorable Gbadamassi a délivré son message. Celui de justifier sa nouvelle position. C’est clair dans la tête de Gbadamassi qu’il est devenu un mouvancier bon teint. Il confirme qu’il a choisi la voix du peuple qui lui indiquait de suivre le président de la République Yayi Boni. Il déclare l’avoir fait librement après avoir écouté certaines personnalités du Bénin et d’ailleurs. Il déclare avoir été béni, en présence de 31 rois, à Savè après sa déclaration d’appartenance au camp du président Yayi Boni. Gbadamassi balaie du revers de la main les affirmations selon lesquelles il a été acheté à coup de milliards. Il saisit l’occasion pour dire avec force et vigueur qu’il fait partie des spécialistes de débauchage de députés à l’Assemblée nationale. Mais qu’il le fait seulement avec le verbe et sa stratégie politique. C’est ainsi dit-il qu’il a fait rejoindre au G13 les députés Wallys Zoumarou et Chabi Tokou Dari. Pour tout dire, Gbadamassi d’après ses déclarations, n’a jamais pris de l’argent auprès du président Yayi Boni. Il a débauché des députés en faveur du G13 et a rejoint librement la mouvance présidentielle.

Jean-Claude Kouagou (BR Borgou-Alibori)

Impressions

Soulé Alagbé, maire de Parakou : « Chacun a son couloir de marche »

Je crois que ce que M. Rachidi Gbadamassi est en train de faire aujourd’hui est une bonne chose. Parce que ça va dans le sens du resserrement des rangs des forces politiques en présence. Et comme le dirait l’autre, on est toujours plus fort en étant ensemble. De cette vision, je pense qu’il ne reste qu’à M. Gbadamassi de se mettre à l’épreuve et de travailler dans la cohésion et dans la fraternité avec les autres forces qu’il est venu trouver au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Ses propos le disent éloquemment. Ce qui lui reste c’est de se sentir chez lui. Nous, nous sommes là et nous l’avons accueilli à bras ouverts. Je crois qu’ensemble, on pourra aller loin. L’honorable Rachidi Gbadamassi est député. Il doit assumer les prérogatives qui sont les siennes. Chacun a son couloir de marche. L’essentiel, c’est que ce qui doit se faire, se fasse ensemble et dans l’union.

Nazaire Dossa, président de Ucp-Faaba « Seuls les immatures ont peur de Gbadamassi »

La politique est comme un océan qu’on ne peut pas finir d’explorer. Rachidi Gbadamassi vient de prendre une décision au bon moment. Il reflète les aspirations des populations de la huitième circonscription électorale qui l’ont envoyé à l’Assemblée nationale. Il a été utilisé pour accomplir les sales besognes pendant longtemps mais le Dr Yayi Boni a donné la leçon au monde qu’il faut faire changer de position aux hommes par la pratique de ses actions au quotidien ; pratiques orientées vers le développement. De ce fait, le président Yayi Boni a touché les cœurs des populations y compris celles qui ont élu Rachidi Gbadamassi. Ces dernières ont commencé par lui faire entendre raison. Il a été sensible à l’appel de son peuple. L’arrivée de Gbadamassi peut constituer une crainte pour les hommes politiques immatures. Ceux-là qui pensent qu’il y a des nouveaux et des anciens. Il a droit à la parole et aux initiatives au même titre que tout le monde.

Mme Mireille Garba, présidente des femmes de Parakou : « C’est un grand rassembleur »

Je crois que Gbadamassi doit être sincère dans ses déclarations. En effet, quand on est sincère, on le dit de vive voix. Gbadamassi a fait sa déclaration publiquement. Cela témoigne de sa sincérité. C’est heureux qu’il soit revenu vers le chef de l’Etat. C’est un homme de bonté. Il a été maire de Parakou. On a vu comment il a dirigé. Ce que je retiens de lui, c’est un rassembleur. Il ne divise pas les gens. Il se préoccupe de la situation aussi bien des femmes que des hommes. Il travaille avec tout le monde sans distinction de sexe, de race, d’ethnie. C’est un grand rassembleur.

Propos recueillis par J-C K

Après plusieurs décennies de léthargie:Le ministre Davo va réhabiliter le lycée agricole d’Adja-Ouèrè

« La visite de ce jour au lycée agricole d’Adja-Ouèrè m’a été inspirée par les remarques du chef de l’Etat qui est très soucieux de l’avenir de cet établissement. Il n’a pas du tout été content par l’évolution qu’a connue cet établissement depuis 1914. Face à la situation, le président Yayi Boni a programmé de donner une autre image à ce site qui lui tient trop à cœur.

C’est à ce titre qu’il nous a autorisé à l’ériger en un véritable Lycée » a expliqué hier, mardi 19 mai 2009 le ministre Bernard Lani Davo aux autorités de l’école, les parents d’élèves, les enseignants et les apprenants. Pour le ministre de l’enseignement secondaire, la révolution verte en cours rentre dans le programme pour donner au Lycée d’Adja-Ouèrè sa vraie valeur. Le président Yayi Boni en effet, tient à la formation des jeunes dans l’agriculture. C’est pour cela que le ministre a doté il y a quelques jours cet établissement d’un tracteur et d’un motoculteur. Il s’agit pour Bernard Lani Davo, d’un vaste programme qui permettra, d’ici à trois ans, d’atteindre certains objectifs importants dont la dotation de l’école de dortoirs, de salles de classe et de tous les matériels nécessaires pour un enseignement agricole de qualité. A terme, l’établissement devrait être le No 1 en matière de la formation agricole dans le pays et dans la sous région Ouest africaine. Aussi le proviseur de l’établissement, M Marcellin Hylé, a dans son allocution présenté l’école avant de dresser un long chapelet de moyens obligatoires à mettre à sa disposition pour lui permettre d’atteindre les objectifs. Il faut préciser qu’à la rentrée académique de février 2009, le Lycée technique d’Adja-Ouèrè compte 322 élèves. C’est sur le site du collège d’enseignement général d’Adja-Ouèrè qu’a été érigé le Lycée. Le premier établissement a été construit par l’homme d’affaires Séfou Fagbohoun. Plus tard, le Ceg Adja-Ouèrè qui a cohabité avec le Lycée pendant quelques années a été déplacé et Séfou Fagbohoun a signé un acte de dotation pour concéder l’école à l’Etat béninois.

Débats demain sur les primes des anciens présidents

Les discussions devraient se poursuivre sur la proposition de loi portant prime aux anciens présidents de la République du Bénin. Le dossier est connu pour la première fois sous la quatrième législature. C’est le député Ismaël Tidjani Serpos qui avait fait la première proposition de loi dans ce sens. Le dossier n’a pas été étudié et est tombé dans la désuétude. Il a été repris sous la présente législature par le député Epiphane Quenum sous une autre forme. C’est cette dernière mouture qui a déjà fait l’objet d’un examen en commission qui sera en plénière demain.

Revendications syndicales:La Cstb toujours attachée à la suppression des Npe

Plus de trois ans déjà que la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) exige la suppression des Nouveaux programmes d’études (Npe), ses responsables ne démordent toujours pas. Pire, ils menacent la tenue réelle des différents examens de la session 2009.

A l’approche des examens de fin d’année, les différentes centrales et confédérations syndicales durcissent le ton et montent les enchères. C’est le cas notamment de la suppression des Nouveaux programmes d’études (Npe) à laquelle la Cstb est attachée depuis déjà trois ans. A chaque rencontre avec le gouvernement et à quelque niveau que ce soit, son secrétaire général, Gaston Azoua, a toujours martelé que ces programmes arrièrent plus les élèves et qu’à cette allure, la relève est hypothéquée. On a encore en mémoire, les nombreux sit-in, marches de protestation et autres manifestations organisés par cette centrale syndicale sans avoir gain de cause. Plus récemment encore, lors de la rencontre Gouvernement-Centrales syndicales du 18 mai dernier, Gaston Azoua, a affirmé ne pas comprendre la raison pour laquelle, bien que tout le monde s’accorde que les Npe ne permettent pas l’excellence recherchée, rien n’est fait du côté du gouvernement du Changement pour arrêter l’hémorragie. En remplacement des Npe, il propose pourtant, la généralisation des programmes intermédiaires qui se font déjà, puisqu’à l’examen du Cep, a-t-il dit, ce sont toujours ce même programme et les Npe qui sont proposés aux candidats. Aussi, Gaston Azoua, exige-t-il la généralisation dudit programme, en attendant de réfléchir sur un autre, qui va incorporer les réalités du Bénin, avec au bout du tunnel, une réelle émergence de son système éducatif. Mais entendu que les périodes des examens sont des moments sensibles pour le gouvernement ainsi que pour tous les acteurs du monde éducatif avec en premier chef les apprenants, la Cstb doit réviser ses exigences, en attendant la profonde réflexion sur la question prévue pour l’an prochain, encore que la majorité des acteurs de l’école dans l’honnêteté reconnaît que ces Npe présentent des lacunes qu’il faut combler. L’autre situation à prendre au sérieux est que cette année encore, beaucoup de candidats au Cep et au Bepc sont taillés sur mesure de ces mêmes programmes. Du coup, ces derniers ne pourront pas être efficaces, si c’est à quelques jours du démarrage effectif des examens qu’on leur présente un autre programme, quoique connu par eux. Ce qui est d’ailleurs contraire aux règles élémentaires de la pédagogie. Certainement que face à la pertinence des arguments présentés de part et d’autre, un terrain d’entente serait trouvé pour sauver l’école béninoise de sa descente aux enfers qui se précise chaque jour que Dieu fait.

Aziz Fondo

Le Matinal

Séminaire sur les réformes des institutions de micro finances :La Fnc engagée pour la formation des cadres béninois

Du 22 au 23 mai dernier, les représentants de la fédération nationale des caisses (Fnc) d’épargne de la France, en collaboration avec les autorités du consortium Alafia, se sont penchés dans la salle de conférence, du chant d’oiseau, sur le renforcement des capacités professionnelles des cadres des institutions de micro finances de notre pays.

Ce séminaire qui a duré deux jours a été une occasion pour ces apprenants de s’enquérir des nouvelles techniques de gestion des risques, et de la loi définissant les garanties des micros crédits au Bénin. Dans son allocution, le directeur général du Consortium Alafia, Ignace Dovi, après avoir vanté les mérites de son institution dans le développement économique de notre pays, a précisé l’utilité de cet atelier de formation dans la modernisation de ce secteur. C’est donc pour apporter un appui technique à ces reformes que les partenaires techniques de la Fnc et de l’Oif se sont attelés à soutenir le secteur financier béninois, en vulgarisant leur plan de formation aux acteurs de ce secteur. En prononçant son mot d’ouverture, le ministre des micros finances, Réckya Madougou a affirmé sa volonté de poursuivre cette noble initiative des formateurs bénévoles et a invité les participants à y tirer le nécessaire afin de semer les bonnes graines d’un développement économique solide.

Claude Ahovè (Stag)

mai 24, 2009

Visite sous bonne garde de Fillon au sud du Nigeria, zone clé pour Total

Le Premier ministre François Fillon a achevé samedi une tournée africaine entamée au Cameroun par le sud du Nigeria, une région en proie aux violences mais également zone "stratégique" pour le groupe français Total, dont il a visité une plateforme pétrolière.

Accompagné d'une escorte policière et militaire comptant plusieurs dizaines d'hommes lourdement armés, équipés de véhicules blindés légers, le Premier ministre a d'abord visité un chantier naval français à Onné, porte maritime de la ville de Port Harcourt, dans le delta du Niger.

Premier dirigeant français à se rendre dans le géant anglophone de l'Ouest africain depuis le président Jacques Chirac en 1999, il a martelé que le delta du Niger était "une région stratégique", une "zone économique majeure".

Secoué par un regain de violences depuis environ une semaine, notamment de la part du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), le coeur économique du Nigeria est aussi victime d'actes de brigandages et de piratages fréquents, visant en priorité les intérêts pétroliers.

La veille, le Premier ministre français avait proposé au président nigérian Umaru Yar'Adua d'"assister" l'armée nationale pour sécuriser la zone, en assurant "la formation d'unités" et en mettant "le cas échéant" des "moyens" à sa disposition.

"Nous estimons le manque à gagner résultant des prises d'otages et sabotages à environ 500.000 barils par jour" pour l'ensemble des pétroliers présents dans le delta, a assuré le le directeur général de Total Christophe de Margerie, qui accompagnait dans sa visite le dirigeant français.

Total, qui réalise 15% de sa production africaine au Nigeria, entend accroître cette part à l'avenir. "C'est certainement l'une des régions du monde qui est l'un des plus beaux fleurons à long terme", a assuré son dirigeant.

Du coup, les responsables du groupe ont peaufiné leur accueil pour le chef du gouvernement sur la toute nouvelle plateforme d'Akpo, à quelque 110 km des côtes: tapis rouge, haie d'honneur des ouvriers et rillettes du Mans - par plus de 30 degrés - pour faire plaisir à ce Sarthois d'origine.

"C'est pour moi l'occasion de venir rendre hommage à une très grande entreprise française" qui "réalise ici une véritable prouesse technologique", a salué le Premier ministre à propos de cet investissement de 6 milliards de dollars.

Interrogé sur le fait de savoir si ce déplacement n'était pas "une opération de communication pour Total", M. Fillon a rejeté ce "sport national français qui est de dénigrer les grandes entreprises qui sont la force de la France".

En mars dernier déjà le Premier ministre avait pris la défense du groupe français, au coeur d'une polémique pour avoir annoncé 555 suppressions d'emplois en France malgré des bénéfices record, prenant notamment le contre-pied de son son secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez.

Deuxième investisseur étranger au Nigeria, derrière les Etats-Unis, Paris espère pouvoir continuer à être un acteur économique majeur dans ce pays d'environ 140 millions d'habitants, qui aspire à devenir l'un des géants économiques de l'Afrique malgré ses gros retards de développement.

"Nous voulons faire de notre relation un exemple et une référence en Afrique", avait déclaré la veille le Premier ministre français au siège de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédédao), à Abuja.

François Fillon, qui avait démarré sa première tournée en Afrique par une visite de deux jours au Cameroun, avant de se rendre vendredi au Nigeria, s'est envolé pour Paris en fin de journée

mai 22, 2009

Compte rendu du Conseil des Ministres du 20 mai 2009

CO M M U N I Q U E N° 21/PR/SGG/Com.Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 20 mai 2009.

Au début de la séance, le Conseil a observé une minute de silence à la mémoire de feus :

Robert TAGNON, ancien Député à l’Assemblée Nationale et membre de la Cour Constitutionnelle, décédé le 17 mai 2009 ;

Colette ALABY épouse KOUVEGLO, mère de Monsieur Charles Juste GUEDOU, Secrétaire Général du Ministère Chargé des Relations avec les Institutions, décédée le 27 avril 2009 ;

- Georges Gédéon DARBOUX, Commerçant, père du Professeur Raphaël B. DARBOUX, Vice-Recteur chargé de la Coopération et des Relations Inter-universitaires de l’Université d’Abomey-Calavi et beau-père de Madame Clotilde MENSAH DARBOUX, Directrice des Ressources Humaines du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, décédé le 04 mai 2009 ;
- veuve Rosine Gnankin ELEGBEDE née CHABI ALASSANI dite « IYA Achille », belle-mère du Ministre de l’Enseignement Maternel et Primaire, décédée le 22 avril 2009 ;

- Damien Pierre Guillerme d’ALMEIDA, ancien Directeur des Archives Nationales, père de Monsieur Eugénio Robert d’ALMEIDA, Journaliste à l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin, décédé le 07 mai 2009.

Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a examiné et approuvé plusieurs comptes rendus, notamment :

- deux comptes rendus du Ministre de l’Economie et des Finances relatifs, le premier, aux travaux de l’atelier de suivi des engagements de l’Etat en matière de gouvernance dans le cadre du 10ème FED, tenu à COTONOU, les 17 et 18 février 2009 et le second, à la réunion des Ministres des Finances de la Zone Franc, tenue à Ouagadougou, les 16 et 17 avril 2009 ;

- le compte rendu du Ministre des Recherches Pétrolières et Minières relatif à la réunion des Ministres Africains chargés des Mines, tenue dans le cadre du Partenariat Minier Africain, à Durban, en Afrique du Sud, du 03 au 08 février 2009.

Le Conseil des Ministres a également autorisé au cours de sa séance :

- la participation du Chef de l’Etat à la réunion annuelle 2009 des Coordonnateurs résidents du Système des Nations Unies et Représentants résidents du PNUD en Afrique, qui se tiendra à Addis-Abéba, du 16 au 19 juin 2009 ;

- le séjour au Bénin, du 25 mai au 07 juin 2009, d’une délégation de l’Institut National pour la Politique et les Etudes Stratégiques du Nigéria.

Enfin, sur proposition du Président de la République, Monsieur Aboubakari ABOUDOU est nommé Conseiller Technique, chargé de la Cellule de Contrôle de l’Exécution des Projets de Développement.

Cotonou, le 20 mai 2009

Le Premier Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement,

Ibraïma SOULEMANE.-

Découpage territorial : Zagnanado conteste le chef-lieu d’Agonlin

Le nouveau découpage territorial est déjà l’objet de critiques et de contestations. La première grogne vient du tout nouveau département d’Agonlin

Les cadres de Zagnanado sont très mécontents du tort que leur cause la décision du Conseil des ministres du 14 mai 2009 portant création de 29 départements et fixation de leurs chefs-lieux. En effet, même si le Conseil des ministres n’a pas encore rendu publique la liste desdits départements, des canards de la place ont anticipé. Et comme souvent, les informations qu’ils relaient sont fondées, les cadres de Zagnanado n’ont pas du tout compris pourquoi le régime du Changement veut arracher le statut de chef-lieu d’Agonlin à Zagnanado. Documents historiques et géographiques à l’appui, ils démontrent que seule leur ville mérite ce titre et pour cause.

Zagnanado, capitale naturelle d’Agonlin

Depuis toujours et surtout depuis l’époque du roi Glèlè, Zagnanado administrait la région d’Agonlin. Du temps du roi Glèlè, on pouvait distinguer trois principaux quartiers qui n’ont pas disparu jusqu’à nos jours. Il y a Flésa où le quartier des forgerons où se fabriquaient les armes et les produits artisanaux. Nous avons ensuite le quartier Asiadji où se dresse aujourd’hui l’Eglise catholique de Zagnanado. Ce quartier abritait l’armée du roi. Puis à l’époque coloniale, le Commandant de cercle y avait cantonné son armée. Enfin, le quartier le plus important est Hongbodji. C’est ce quartier qui abritait le palais du roi Glèlè. A l’époque coloniale, le Commandant de cercle y a installé sa résidence et ses bureaux. Après l’indépendance, le sous-préfet et le Chef de district ont maintenu la tradition. Toute la région Agonlin était administrée à partir du quartier Hongbodji, avant que Covè et Ouinhi ne deviennent des entités administratives à part. Aujourd’hui, c’est le maire qui occupe les lieux. Même s’il n’administre que la commune de Zagnanado. En plus de ses atouts historiques, Zagnanado se présente comme la commune la plus orthocentrée entre Covè et Ouinhi. Elle revendique donc à bon droit le titre de chef-lieu. C’est d’ailleurs pourquoi la commission Adjaho avait retenu Zagnanado comme chef-lieu. En tout cas, les cadres de Zagnanado n’ont pas encore compris le bien fondé du choix de Covè. Aussi, ils n’attendent donc que la publication officielle de la liste des 29 départements et leurs chefs-lieux pour réagir.

M.T.

Programme spécial d’installation des jeunes dans l’agriculture:Des conflits domaniaux en vue dans l’Atacora

Le programme spécial d’installation des jeunes dans l’agriculture est un projet qui, s’il était bien exécuté selon la volonté du chef de l’Etat permettra de satisfaire l’autosuffisance alimentaire et de réduire la pauvreté au Bénin. Mais cette ambition du Président de la République risque de ne pas se réaliser à 100%. Et pour cause. Le bas-fond du Centre de promotion rurale de Tampègré dans la commune de Toucountouna, identifié par l’équipe gouvernementale comme terre cultivable porte déjà des germes de conflits

Les membres de l’équipe gouvernementale chargés d’identifier des terres au profit de l’agriculture ont semé de l’amalgame à Tampègré sur le site du Centre de promotion rurale. Sans contacter les vrais acteurs sur le terrain, ils ont procédé à l’identification du domaine cultivable. Une démarche absolument qualifiée de biaisée par le représentant de Mani Tésé au Bénin, M. Achille Tépa, dans sa correspondance en date du 10 mai 2009, adressée au ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Et pourtant, ils étaient nombreux et pas les moindres, ces membres de la délégation gouvernementale. On peut citer le ministre des recherches pétrolière et minière, Barthélemy Kassa ; Mamata Bako Djaouga, du Tourisme et de l’artisanat et Issifou Takpara en charge de la santé publique. Achille Tépa trouve surprenant et inconcevable qu’en 2009, des missions officielles successives supposées être à la recherche de site n’aient aucune souvenance du statut réel du domaine abritant le Cpr de Tampègré qui a ouvert ses portes en 1989. Le Représentant de Mani Tésé au Bénin avoue que c’est inimaginable que pour se renseigner sur ce domaine, on ait eu recours à d’anciens responsables et manœuvres des ex périmètres maraîchers de l’ex Société nationale des fruits et légumes (Sonafel). Dans sa logique, M. Tépa fait savoir que suite à la faillite de la Sonafel au début des années 1980, les anciens ouvriers, dans leur souci de survie, s’étaient organisés pour continuer à produire de la tomate qui était alors vendue sur le marché local. « On en était là lorsque le projet de construction d’un centre de promotion rurale, le tout premier du genre à Tampègré, nécessita que le ministère du développement rural et de l’action coopérative de l’époque mît à la disposition du projet, à titre de contribution à sa réalisation, un domaine approprié. », explique M. Tépa. Selon lui, c’est la partie nord de ce qui constituait le périmètre maraîcher qui fut délimitée et affectée au projet du Cpr alors que la partie sud avait été récupérée par les propriétaires terriens autochtones. Il précise qu’en 1987, le service du génie rural de l’ex Carder Atacora s’était chargé de réaliser les levés topographiques du domaine attribué au projet du Cpr. M. Tépa a indiqué qu’en principe les documents de ces levés topographiques devraient pouvoir être consultés dans les archives du service du génie rural de l’actuel Cerpa Atacora-Donga. Le paradoxe est que les responsables du Cerpa Atacora-Donga n’ont pas été contactés par l’équipe gouvernementale dès son arrivée. Le représentant résident de Mani Tésé au Bénin a affirmé également que de février 1989 à mars 2003, le Cpr de Tampègré a formé 12 promotions de jeunes agriculteurs modernes. Il a par ailleurs souligné que depuis 1997 le Cpr de Tampègré pour le fonctionnement duquel la partie béninoise n’avait jamais honoré ses engagements financiers, a interrompu ses programmes de formations pour se lancer dans les activités de production animale toujours par l’Ong italienne Mani Tésé. Ce centre reçoit, selon M. Achille Tépa, des élèves stagiaires du Collège d’enseignement technique agricole (Ceta) et les promoteurs de projets d’auto emplois (Anpe) pour se familiariser avec les techniques pratiques d’élevage. Plusieurs groupements de jeunes et de femmes bénéficiant depuis 1990 des appuis financiers et matériels de Mani Tésé mènent leurs activités de production sur des portions du domaine du Cpr.

Des litiges domaniaux à l’horizon

M. Achille Tépa a évoqué quelques inquiétudes qui, en cas de non résolution, risquent d’opposer le gouvernement et les paysans propriétaires terriens à Tampègré. Il a aussi attiré l’attention du gouvernement que sur le fait des démarches précipitées et très biaisées actuellement en cours sur le terrain, des conflits futurs seront difficiles à gérer entre ceux qui s’engagent dans le programme sans être convaincus et les autres qui depuis de longues années ont toujours été de vrais producteurs. Les préoccupations de M. Achille Tépa sont définies en quelques questions pertinentes posées au ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Lisez plutôt.

1- La Sonafel et ses périmètres maraîchers n’existent plus depuis plus de vingt ans et le domaine fut alors particulièrement attribué au Cpr en 1987. Faudrait-il comprendre aujourd’hui que nous assistons à une expropriation de fait du Cpr de son domaine ?

2- Quel sera le sort des groupements de paysans autochtones (féminins et masculins) évoluant sur le site et vivant de leurs activités de maraîchage depuis plus de seize ans ?

3- Qu’en sera-t-il des personnes qui, en raison du manque des terres à Tampègré, ont été autorisées à exploiter des parcelles sur le domaine du Cpr ? 4- Est-ce à dire que Mani Tésé devra arrêter définitivement la recherche de financement nécessaire destinés à la reprise durable des activités de formation du Cpr ?

5- Que penser d’un responsable de groupement de producteurs Puasa de Tampègré m’ayant adressé une demande de parcelle sur le périmètre du Cpr et aujourd’hui se trouve au nombre des personnes promptes à aider à trouver les délimitations du périmètre de la Sonafel ? Il s’agit de M. Luc Tchando, responsable d’un groupement des producteurs installé sur le domaine du Cpr dans le cadre du Puasa et qui est subitement devenu le guide sur le terrain de l’équipe gouvernementale. L’implication personnelle du Chef de l’Etat est vivement attendue pour remettre les pendules à l’heure afin de permettre un aboutissement heureux de ce programme tant espérés par les jeunes.

Le Matinal

Reprise de l’élection du maire de Covè : Comment le préfet Nouatin a suspendu le processus

La reprise de l’élection des membres du bureau exécutif du conseil communal de Covè décidée par la Cour suprême a été terminée à queue de poisson le 20 Mai dernier. Après les étapes de la désignation du maire Clément Alokpon et son premier adjoint Borgias Alitonou tous deux de l’alliance Force clé, une situation confuse a contraint le préfet des départements du Zou/Collines Armand Maurice Nouatin à suspendre le processus de cette élection.

Situation confuse à la mairie de Covè. Malgré la militarisation de l’entrée principale et des alentours de l’hôtel de ville de cette localité, le processus de l’élection du maire de Covè et ses deux adjoints n’a pas pu aller à son terme. Le dispositif sécuritaire composé des gendarmes et policiers a même réussi à empêcher l’entrée dans l’enceinte de la mairie du ministre de l’Agriculture Roger Dovonou et le secrétaire général du ministère en charge des relations avec les institutions Charles Juste Guédou proches des Fcbe puis du député Désiré Vodonou de l’alliance Force clé que dirige l’honorable Lazare Sèhouéto. Ainsi, loin des regards pouvant influencer leur vote et suite à la vérification du quorum par l’autorité de tutelle qu’est le préfet Armand Maurice Nouatin, les conseillers communaux de Covè ont procédé à la mise en place des membres du présidium pour l’élection de leurs dirigeants en présence du secrétaire général des départements du Zou/Collines, M. Joseph Bocco

Démarrage de l’élection

Composé du président doyen d’âge Gaston Goudjo, le maire sortant et le plus jeune des conseillers, le secrétaire général Victor Gandaho, le présidium a autorisé le démarrage de l’élection avec 11 votants dont une procuration du seul conseiller de la Renaissance du Bénin (Rb) délivrée à ses homologues de Force Clé. Au poste du maire, Clément Alokpon de Force clé a obtenu 6 voix sur 11 électeurs contre 5 pour son challenger Gaston Goudjo des Fcbe. A l’étape du premier adjoint au maire, le seul candidat en lice Borgia Alitonou a gagné la confiance de 8 conseillers. A la suite d’une suspension demandée par le président du présidium Gaston Goudjo, le conseiller de la liste Fcbe François Lègba prend la parole et affirme qu’il n’est pas d’accord de le manière dont l’élection se déroule. Une tempête s’installe dans la salle de délibération de la mairie de Covè. Les conseillers Goudjo et Lègba et leurs pairs ont décidé de vider les lieux. Le préfet Nouatin voyant le danger venir et surtout dans le souci de préserver la cohésion sociale a convié les participants à suspendre cette élection. N’étant plus en sécurité au moment oû la population a commencé par envahir les locaux de la mairie, les conseillers Force clé ont sollicité le concours des forces de l’ordre qui ont promptement répondu à leur appel en les déposant à la hauteur du marché avec leur véhicule. Présent sur le terrain, l’honorable Vodonou a manifesté son mécontentement. Selon lui, cette situation vient confirmer que la démocratie béninoise est en danger. Toutefois, il a rassuré ses partisans que le préfet reviendra achever cette élection.

Casimir Atchokossi (Br :Zou/Collines)  

LE MATINAL

Maire de Covè : Roger Dovonou et Janvier Yahouédéhou perdent le contrôle

Alors qu’on se dirigeait tout droit vers une victoire nette et sans ambages des Forces Clé lors de l’élection du maire de Covè et de ses adjoints, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) surprises par la tendance nette qui se dégageait ont provoqué une situation confuse sur la base de fallacieux arguments pour amener le préfet à suspendre le processus. Un coup de théâtre provoqué par le pouvoir en place qui n’est plus maître de la situation

C’est ni plus ni moins un aveu d’échec dont on rendrait responsables deux personnes. Les deux frères ennemis de Covè, membres des Fcbe à savoir Janvier Yahouédéhou, député de la majorité présidentielle élu sur la liste cauris et Roger Dovonou, ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche. Ils ont contribué de manière fort belle à la déroute des Fcbe à cause de la haine et de l’hostilité qu’ils entretiennent réciproquement. Leurs divergences ont permis aux Forces clé de tout mettre en œuvre pour remporter une victoire qui ne souffre d’aucune irrégularité. Ne sachant pas que les gens d’en face avaient déjà peaufiné leur stratégie depuis que la Cour suprême a ordonné qu’on reprenne les élections après avoir invalidé celles qui ont permis aux Fcbe de prendre le contrôle de la mairie, ils se sont faits prendre au piège. En effet, jusqu’au dernier moment, c’est-à-dire peu avant le déroulement du vote, les cinq conseillers Forces Clé faisaient mine de boycotter la séance. D’autres qui auraient été approchés par des responsables Fcbe pour adopter cette stratégie n’ont pas repoussé toutes les offres qu’on leur a présentées. Certains joints au téléphone ont manifesté leur inquiétude quant à d’éventuelles échauffourées. Pour cette raison, ils ont estimé que le moment n’était pas propice pour eux de prendre part au processus. Du côté de leurs responsables, on avance comme argument la disparition du seul conseiller Rb de la zone pour qualifier d’ores et déjà le processus de biaisé. Tout cela participait d’une stratégie pour endormir les Fcbe. En fait, les Forces clé savaient où ils allaient. Mais avant de mettre en place cette stratégie, la plupart des cadres et personnalités de Covè se sont réunis pour décider de la conduite à tenir pour la reprise du vote. Ils ont opté pour que ce soit Clément Alokpon des Forces clé qui s’installe à l’hôtel de ville. Ensuite, il a été question de trouver le premier adjoint dans les rangs des Fcbe. C’est là où les deux partisans du Chef de l’Etat ne se sont pas entendus. Janvier Yahouédéhou était le premier à proposer un nom. Mais il rencontre l’opposition du ministre Roger Dovonou qui estime que l’homme de Janvier Yahouédéhou n’est pas digne d’occuper ce poste. Il propose à son tour un autre, qui serait moins qualifié que le premier. Finalement les deux ne sont pas entendus avant le jour de la reprise. Or si l’on voit de près, trois des cinq conseillers Fcbe sont proches de Janvier Yahouédéhou et les deux autres sont aux ordres de Roger Dovonou. Dans ces conditions, l’échec ne peut que venir sanctionner cette situation qui n’a fait que profiter aux Forces clé. Contrairement à ce à quoi s’attendaient les Fcbe, tous les cinq conseillers de l’autre camp se présentent peu avant le lancement de l’élection pour créer la surprise générale. Avant de lancer le processus, ils brandissent une procuration du conseiller de la Rb. Les Fcbe ont compris que les carottes étaient cuites. N’empêche, le maire sortant décide d’affronter Clément Alokpon contrairement à ce qui avait été décidé au sein du collectif des cadres et des personnalités de Covè. Lorsqu’ils sont passés au vote, la tendance donnait successivement le poste de maire et de premier adjoint aux Forces clés. C’est peu avant l’entame de l’élection du 2ème adjoint que le coup de théâtre survient. Le préfet se prête au jeu des Fcbe et suspend la séance. Les réactions fusent d’un peu partout pour dénoncer un coup contre la démocratie.

FN

LE MATINAL

Saisie de véhicules d’occasion hors parc:Les vendeurs menacent de descendre dans la rue

Les vendeurs de véhicules d’occasion hors parc sont sur les nerfs parce que la direction du commerce intérieur vient de procéder à la saisie de leurs marchandises sous prétexte que leur activité est illégale. Ils dénoncent une décision hâtive du gouvernement et promettent de se battre jusqu’au bout.

Dans le rang des vendeurs des véhicules d’occasion hors parc à Cotonou, il ne fait pas bon temps, ni bon vivre. Ils vivent l’angoisse et en veulent foncièrement au gouvernement. En effet la météo n’est pas clémente de leur côté depuis qu’une opération menée le mercredi 20 mai dernier par la direction du commerce intérieur, appuyée par des forces de l’ordre est descendue sur des sites de vente pour procéder à la saisie de plusieurs voitures exposées. Ce qui a provoqué leur colère à tel point où ils sont prêts à mettre leur famille dans la rue pour exprimer leur mécontentement à l’endroit du gouvernement. L’opération qui viserait à mettre fin à une activité qui nourrit des centaines de familles a été déclenchée sans une autre forme de sensibilisation, comme le gouvernement l’a si bien fait pendant longtemps à l’endroit des vendeurs de l’essence de la contrebande. La direction du commerce intérieur qui aurait agi conformément à une décision du ministre de tutelle Christine Houinsavi, n’a pas cru devoir passer par cette étape de sensibilisation avant de débarquer sur les sites. Faute de cette démarche, les victimes parlent d’une décision hâtive et cherchent à comprendre si c’est effectivement le ministre Christine Houinsavi qui a donné est l’ordre. Ils s’interrogent de cette manière parce qu’ils arguent être dans la légalité alors qu’ils sont vus autrement par la direction du commerce extérieur. Ils exhibent à cet effet les preuves qui selon eux les installent dans la légalité. De quoi parlent-ils ? Des pièces qui sont à jour vis-à-vis de la douane béninoise, de la direction des transports terrestres, de la mairie de Cotonou qui perçoit les taxes pour l’espace qu’ils occupent. Ils exhibent également des documents à eux délivrés par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Ce qui fait d’eux des importateurs de véhicules, donc détenteurs de carte professionnelle. A partir de ce moment, ils ne conçoivent pas qu’on leur dise qu’ils exercent dans l’illégalité. Ils en sont d’autant choqués et outrés qu’ils ne comptent pas se laisser faire au risque de voir leur activité disparaître. Par ailleurs, appréciant le comportement de l’équipe qui est descendue sur le terrain, ils jugent cela peu orthodoxe. Car, s’expliquent-ils, les agents de la direction du commerce intérieur ne sont pas intervenus sur une base bien fixe. Pour preuve, ils auraient réclamé forte somme comme amande à payer sur chaque véhicule parce que les caisses de l’Etat sont vides et qu’il faille les renflouer. Ainsi aurait décidé le chef de l’Etat. Face à la résistance des propriétaires, il n’est plus question de payer la même somme exigée au départ. Cela varie d’un vendeur à un autre et descend considérablement au fil des négociations qui finalement n’ont rien donné. Dans ces conditions, il y a de quoi s’interroger sur quelle base la direction du commerce intérieur opère. Du côté du ministère du commerce, nous apprenons par le biais de l’un de ses collaborateurs que l’autorité n’est pas derrière cette opération et que son souhait est qu’on trouve un terrain d’entente. FN

LE MATINAL

Suspension du processus d’élection du Maire et de ses adjoints à Covè : "l’Etat FCBE montre son vrai visage"

« Je trouve ce qui s’est produit à Covè à la fois burlesque et triste. Le Préfet qui doit avoir le sens de l’honneur a dû obéir aux ordres qu’il a reçus et consistant à suspendre les opérations d’élection du Maire et de ses adjoints, sans aucune raison légalement valable. Encore une fois, l’Etat FCBE montre son vrai visage...

En démocratie, un Préfet, dans ses actes, défend l’intérêt général et non ceux d’un parti. Cela me semble gravement préoccupant qu’on oblige des Préfets au Bénin à agir en 2009 comme le feraient les Préfets de Eyadéma ou de Mobutu en 1979. C’est triste. C’est triste aussi, parce que toutes ces manœuvres montrent que ceux qui nous dirigent n’ont du souci que pour la conservation de leur pouvoir : ils ne se préoccupent pas véritablement des populations et du pays. Sinon comment comprendre l’entêtement des Fcbe à maintenir M. Goundjo comme Maire ? Parce qu’il est Fcbe ? Où sont les résultats probants qu’il a obtenus de son premier mandat ? Que fait-on de la volonté populaire qui a refusé de donner la majorité aux Fcbe ? Pourquoi malgré tous les moyens matériels et financiers déversés, les dénigrements et les intimidations diffusés, l’utilisation éhontée des moyens de l’Etat, l’influence agissante et cumulée d’un Ministre, d’un Député, d’une kyrielle de hauts cadres civils et militaires, pourquoi tout cet arsenal réuni n’a pas pu convaincre la population de Covè ? Pourquoi veulent-ils prendre la tête de la Mairie par l’intimidation et les jongleries, alors que la population, malgré tout cet arsenal déployé, ne leur a concédé que cinq (5) Conseillers sur onze (11) ? S’il vous plait, Messieurs, Covè n’est pas votre patrimoine privé. Cette commune a aussi le droit de se développer harmonieusement. Que ceux qui transforment cette commune en fonds de marchandage politique cessent de la prendre en otage. Cela ne vaut pas la peine de bloquer une commune, pour démontrer au Président Yayi ce qui n’est pas vrai, à savoir, que vous êtes populaires et acceptés par le peuple de Covè. Le Président Yayi doit comprendre lui aussi, que s’il n’avait pas eu besoin de Maires en 2006 pour arriver, il n’en a point besoin pour rester, pourvu qu’il travaille véritablement pour le développement du pays et non pour assouvir maladroitement, une soif naïve de pouvoir ».

Joseph Bocco, Secrétaire général de la préfecture d’Abomey : « Sauver l’intérêt général de la commune »

« Nous sommes déjà trop en arrière. Il urge de sauver l’intérêt général de la commune pour le bonheur des populations ».

Tractations politiques:Soglo, Houngbédji, Amoussou, Sèhouéto et Bako à Adja-Ouèrè hier

Les leaders du G4, du G13 et de Force clé étaient en concertation secrète hier, jeudi 21 mai 2009 au domicile du président Séfou Fagbohoun à Adja-Ouèrè. Selon certaines sources proches des différents états-majors politiques, cette réunion se tient pour redonner confiance aux militants après les récentes informations relatives à la prétendue crise au sein de l’alliance née de la déclaration du 12 mars 2008.

Il n’y a pas eu divorce au G4, G13 et Force clé et les parties prenantes semblent avoir déjà passé un coup d’éponge sur les dernières prises de position jugées contradictoires dans l’opinion publique. C’est ce qui ressort des concertations d’hier entre les leaders du Parti du renouveau démocratique (Prd), du Parti social démocrate (Psd), de la Renaissance du Bénin (Rb), du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) et un représentant des formations politiques du G13 à Adja-Ouèrè. Le président Issa Salifou étant en voyage hors du territoire national, c’est le député Nassirou Bako Ari Fari qui l’a représenté. Selon nos sources, la rencontre d’hier entre Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Nicéphore Dieudonné Soglo, Séfou Fagbohoun, Lazare Sèhouéto a été convoquée le lundi dernier par l’homme d’Adja-Ouèrè, pour dit-on, redonner espoir à tous les militants désorientés par les comportements de la Renaissance du Bénin et la récente visite du chef de l’Etat au Renard de Djacotomey. Au Madep, on dit que c’est le communiqué des dirigeants de Rb qui refusent d’aller au gouvernement qui a motivé la concertation. Du côté des leaders de Force Clé, on affirme qu’il n’y avait jamais eu de réels problèmes dans l’alliance. ’’Ce sont les journalistes qui voyaient l’apocalypse dans notre alliance’’ a déclaré un responsable Force clé. Au niveau des éléments du parti de Me Adrien Houngbédji, on préfère se taire sur les raisons et l’objet de la rencontre d’hier à Adja-Ouèrè. Idem au Psd. C’est un peu après 09 heures que la réunion a commencé à Adja-Ouèrè. Les parties ont échangé sur l’avenir de l’alliance et sur l’actualité politique nationale a déclaré un responsable du Madep. Les concertations ont duré plus de cinq heures d’horloge. A leur sortie vers 17 heures, Bruno Amoussou, Nicéphore Soglo et Me Adrien Houngbédji ont fait le chemin ensemble jusqu’à Cotonou. Le leader de Force clé lui est rentré avec son collègue du G13 par le département du Zou alors que les autres ont traversé Porto-Novo pour rejoindre Cotonou. Tout ceci par souci de discrétion.   Jean-christophe Houngbo  (Br.Ouémé-Plateau)

Burkina/Bénin : Koualou-Kourou déclarée zone neutre

 La localité Koualou-Kourou,  disputée par le Burkina Faso et le Bénin, a été déclarée zone  neutre mercredi et placé sous le contrôle d'un comité mixte,  annonce mercredi un communiqué du ministère burkinabé en charge de l'administration territoriale et de la décentralisation.  Selon le communiqué final, les deux pays ont conclu cet accord  lors d'une rencontre ministérielle de concertation tenue mardi à  Pama (Burkina Faso) en attendant le verdict de la Cour  internationale de justice (CIJ). 

     En vertu de l'accord, à partir du 20 mai, tous les deux pays  doivent éviter des actes tendant à singulariser cette localité.  Aaucun drapeau ne doit y être érigée et toutes les patrouilles de  sécurité doivent être menée de façon conjointe et plus  d'initiative unilatérale dans cette zone. 

     Les infrastructures socio-communautaires en chantier seront  achevées sous la surveillance du comité mixte local qui  bénéficiera de fonds pour sensibiliser, informer et sécuriser les  populations de la zone afin que la paix règne en attendant le  verdict de la Haye. 

     Outre le comité mixte de gestion, les deux parties ont décidé  de créer un cadre de concertation mixte ministériel. 

     Le Burkina et le Bénin partagent une frontière longue de 280 km. La commission paritaire est arrivée à un consensus sur les 270 km. Seule une bande d'une dizaine de kilomètres, portant sur une  portion de terre de 68 km2, pose problème. Pour résoudre ce litige frontalier, les deux Etats ont décidé de s'en remettre à la CIJ.  

mai 21, 2009

Umpp, Un monstre à deux têtes

Depuis samedi, l’Union pour la majorité présidentielle plurielle (Umpp) est le nouveau creuset qui regroupe les partis, alliances de partis politiques et mouvements qui soutiennent le président Boni Yayi, dont les Fcbe. Déjà, cette dernière alliance, semble ne pas être disposée à se laisser arracher le contrôle de la majorité par un autre organe. D’où le bicéphalisme qui pourrait s’observer dans les prises de décisions. - Si le regroupement porté sur les fonts baptismaux par le chef de l’Etat et ses alliés politiques, samedi dernier, a des avantages certains, il est déjà rongé par le virus de la guerre de leadership. En effet, samedi dernier, l’organe dirigeant de l’Umpp n’a pu être désigné ou élu. A part Idrissou Ibrahima qui est identifié comme étant le porte-parole du groupe, tout semble pour le moment confus au niveau de qui aura en charge la coordination ou la présidence dudit rassemblement. Le président Boni Yayi tiendrait encore, les cartes en sa possession à ce sujet. Cependant, malgré les belles paroles débitées par un responsable des Fcbe, il semblerait que cet organe qui était jusque-là, le parapluie politique qui chapeautait la majorité présidentielle, sentant son hégémonie anéantie, est décidé à lutter pour continuer par jouer son rôle d’antan. Certains barons des Fcbe, dont des députés, estiment que si la coordination ne devrait pas revenir au président Boni Yayi lui-même, elle devrait leur revenir de facto. Car, disent-ils, les Fcbe, entité de cette union, demeurent le regroupement qui a le plus grand nombre de partis et mouvements politiques. Mieux, la plupart de ses membres se disent des ouvriers de la première heure qui militent aux côtés du chef de l’Etat. Ils estiment que depuis trois ans, le chef de l’Etat n’a pu satisfaire encore aux ambitions d’un certain nombre d’entre eux. Par conséquent, les membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) devraient pouvoir se voir au moins attribuer les premiers rôles dans ce nouvel ensemble.

Or, selon certaines indiscrétions, les concepteurs de l’idée de ce grand rassemblement, sont de nouveaux alliés du président. Il s’agit en particulier du Fac. Et d’ailleurs, les membres de ce creuset jouent déjà les premiers rôles. La preuve l’ancien député, Idrissou Ibrahima est le porte-parole de l’Umpp et l’ancien ministre Amos Elègbè qui avait soutenu Antoine Idji Kolawolé contre Boni Yayi lors de la présidentielle de 2006, dont il est devenu le conseiller politique, a été la cheville ouvrière des assises du samedi dernier. On n’a donc pas besoin d’aller chercher à l’extérieur du regroupement les raisons du bicéphalisme qui guette le nouveau-né du landerneau politique béninois. Surtout que les éléments de la dernière heure aussi veulent avoir leur part du gâteau, on risque bien d’assister à la guerre des tranchées entre les Fcbe et l’organe dirigeant qui sera issu de l’assemblée générale qui est annoncée pour bientôt. Toujours est-il que plusieurs indices présagent d’une difficile collaboration entre les Fcbe et le directoire de l’Umpp.

Benoît Mètonou

Le Ministre Issa Badarou Soulé au sujet des réformes au port de Cotonou : « Boni Yayi veut construire une économie solide »

Le ministre de l’Economie maritime, des transports maritimes et infrastructures portuaires explique ici les réformes qu’il a entreprises et qui font partie des sujets qui fâchent à l’ère du changement. Issa Badarou Soulé évoque ses grands chantiers et se prononce sur la privatisation ou non de la Sobémap. Le Ministre accompagne le chef de l’Etat dans sa vision pour que le Bénin rattrape le temps perdu et arrive rapidement à l’émergence et à la prospérité partagée.
-Monsieur le Ministre, à part le port de Cotonou, quels sont les autres secteurs de votre département ministériel ?
- Je tiens tout d’abord à préciser qu’il n’y a pas que le port de Cotonou. Au niveau de ce premier volet de mes attributions, il y aussi le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobemap), la Compagnie béninoise de navigation maritime (Cobenam) auxquels il faut ajouter les privés qui opèrent au port de Cotonou.
Le deuxième volet, ce sont les transports maritimes. Quand on parle des transports maritimes au niveau du Bénin, il faut a priori voir la Cobenam qui représente le Bénin dans ce domaine. Etant donné que nous mettons un accent sur les transports maritimes, il va alors falloir réveiller cette société et faire en sorte qu’elle se dote de navires. Cela fait partie des réformes que nous avons engagées et qui aboutiront à coup sûr, car pour y parvenir nous nous sommes doté d’un plan d’action bien précis. Tout ce qui est mer et eau continentale nous concerne, c’est pourquoi, au delà des transports maritimes, nous nous occupons aussi des transports fluviaux et lagunaires. Il y a des cours d’eau au Bénin qui sont navigables, mais jusque-là, ils n’ont pas encore été recensés. La vision du chef de l’Etat commande de le faire et nous nous y attelons. A cet effet, une étude dont nous attendons incessamment les résultats a été lancée car des travaux seront engagés avant la fin de cette année pour montrer l’importance capitale que revêtent ces cours d’eau.
Enfin, il y a l’économie maritime. Jusque là, son importance n’est pas encore bien perçue. L’accent a été toujours mis sur le port de Cotonou. Le chef de l’Etat pense que si le port de Cotonou est le poumon de l’économie nationale et que nous avons la mer, il importe d’exploiter au maximum cette richesse que Dieu nous a donnée. C’est pourquoi il a créé ce département ministériel intitulé, économie maritime, transports maritimes et infrastructures portuaires. A cet effet, l’espace maritime béninois doit être bien cerné et sécurisé, car dans cet espace nous pouvons réaliser énormément de choses pour la croissance de l’économie de notre pays. La vision du chef de l’Etat est telle qu’il faudrait embrasser tous ces aspects.

- Quelles sont les différentes réformes que le chef de l’Etat vous a confiées pour changer le visage du secteur maritime au Bénin ?
-Le chef de l’Etat a une vision que je me suis fait le devoir d’approprier. Ensuite, j’ai décliné cette vision en mission et en objectifs. Dès ma prise de service, j’ai reçu les directeurs généraux des structures commerciales sous ma tutelle à savoir : le Port autonome de Cotonou, la Cobenam, la Sobemap et le Cncb. Après avoir diagnostiqué les maux dont elles souffraient, j’ai donné les instructions nécessaires pour une thérapie subséquente afin d’améliorer les choses. J’ai également reçu les responsables syndicaux pour faire le point avec ces derniers.
Lorsque des améliorations ont été notées, je suis allé sur le terrain pour toucher du doigt la réalité au niveau de ces structures là.
Les réformes passent indubitablement par les hommes mais nous avons hélas constaté que le personnel est vieillissant parce que les recrutements avaient été gelés à un moment donné. Or les secteurs en question ont besoin des spécialistes pour corriger les tares. A notre demande, toutes les structures nous ont présenté des plans de formation pour renforcer les capacités de leurs ressources humaines et les investissements à faire, c’est-à-dire le plan de passation des marchés. Le chef de l’Etat a été très clair ; il veut construire une économie solide, cela nécessite des bases solides tout de suite qui impliquent bien évidemment une bonne organisation. Alors, au niveau du ministère, la synthèse a été faite, car il ne faudrait pas que le port autonome de Cotonou pose un acte par exemple au niveau investissement qui embête une autre structure. L’ensemble de ces structures forment une équipe, une chaîne et on apprécie la force d’une chaîne à partir de son maillon le plus faible.

- Vous appliquez de la méthode dans votre manière de gérer votre secteur. C’est ce qui a certainement motivé la remise des lettres de mission aux directeurs des structures sous tutelle. Que visez-vous dans cette démarche novatrice ?
- Dans les lettres de mission que j’ai remises aux directeurs des structures sous tutelle, après avoir rappelé la vision du Chef de l’Etat, j’ai défini des objectifs. Il leur revient d’établir un plan d’action avec un chronogramme précis pour atteindre les objectifs fixés. Je tiens au respect des chronogrammes, à cet effet, il y aura des contrôles. C’est ce que recommande d’ailleurs le Chef de l’Etat qui veut que les choses aillent plus vite.

- Le chef de l’Etat est-il un homme pressé ?
- Au regard de ce qui est fait en deux ans et demi par rapport à la quarantaine d’années d’indépendance, on peut sans risque de se tromper avancer que le Bénin avait perdu beaucoup de temps. Si nous voulons vraiment rattraper ce retard, nous avons donc à travailler énormément pour trois générations : ce que nos parents n’ont pas pu faire, ce que nous devons faire et une partie de ce que nos enfants auront à faire. Il y a des pays qui étaient au même stade que nous il y a trente ans, le niveau auquel ils sont aujourd’hui doit nous interpeller.
Je ne dirais pas que le chef de l’Etat est pressé. Il veut que son pays arrive rapidement à la prospérité partagée. Il est bien obligé de mettre les bouchés doubles. Et nous devons pouvoir l’accompagner dans ce sens.

- Au niveau des chantiers ?
- L’enceinte portuaire, qui n’est pas faite pour recevoir des bureaux et autres, est engorgé. Une enceinte portuaire, c’est d’abord et avant tout de l’espace pour l’entreposage des marchandises. C’est pourquoi, nous envisageons de raser les bureaux du port autonome de Cotonou, de la douane, de la police, etc, pour avoir beaucoup plus d’espace dans l’enceinte portuaire. Cette opération nous permettra de gagner 20 à 30 hectares.
Nous allons construire deux tours d’au moins 18 niveaux qui vont non seulement contenir les agents qui travaillent dans les bureaux au niveau de l’enceinte portuaire mais aussi recevoir tous ceux qui opèrent au niveau du port de Cotonou. C’est ce que j’ai dénommé le Centre des affaires maritimes. L’étude architecturale est prête et ces tours seront réalisés sous peu. Cela va régler d’abord les problèmes de câblage, les agents n’iront plus se promener partout pour faire les formalités. Toutes ces formalités se feront au même endroit, ce qui induit la facilitation de la tâche pour l’informatisation. Ainsi, les marchandises qui arrivent à Cotonou pourront sortir très rapidement. C’est seulement comme cela qu’on peut montrer l’efficacité de notre port.

- Auriez-vous les moyens pour la construction des tours jumelles ?
- On ne lance pas les choses en l’air. Dans la construction des tours jumelles, les orientations du Chef de l’Etat qui prône le partenariat public privé sont suivies. Aujourd’hui le public seul ne peut pas faire grand-chose. Il faut absolument associer le privé. Depuis que nous avons lancé les études architecturales, il y a eu des privés qui ont pris contact avec nous. Personnellement j’ai pris contact avec l’un des responsables de la Boad qui a manifesté un grand intérêt pour ce projet. Il y a déjà trois opérateurs économiques qui sont intéressés par ce Centre des affaires maritimes, et d’ici à là, les travaux, qui coûteront à peu près trente milliards de francs Cfa , seront lancés.

- Parlez-nous de la modernisation du port avec le Mca ?
- Dans le volet portuaire du Mca (Millenium Challenge Account), il est question aujourd’hui de construire deux quais avec un terminal et en confier la gestion à un concessionnaire. Le processus est déjà engagé et les constructions bénéficieront du financement du Mca.
Il avait été retenu de construire des quais à - 12,5. Mais nous avons suggéré, après avoir fait appel à Sfi d’aller à -14, pour une question de compétitivité. Il y a, en effet, un port voisin qui va faire un terminal à -16. Quand ce terminal sera réalisé, tous les navires iront vers ce port concurrent d’où va se faire le dispatching. Moi je ne voudrais pas que le port de Cotonou soit un port secondaire. Par conséquent, il faudrait faire construire un quai qui serve non seulement aujourd’hui, mais qui soit aussi valable dans 20, 50 ans.
- La partie américaine est-elle d’accord ?
L’accord de principe a été donné et le dossier d’appel d’offres a déjà pris en compte cette option. Les soumissionnaires en tiendront compte, ils ont tout intérêt à le faire aussi. Il est plus rentable de venir avec de gros navires au port et à partir de là faire le dispatching, c’est toujours mieux. C’est plus bénéfique que de venir avec de petits navires.

- Avez-vous vraiment l’intention de privatiser la Sobémap ?
- Quand j’ai été nommé à la tête de ce département ministériel, j’ai visité les structures sous tutelle. Je suis allé à la Sobemap et en ai profité pour rassurer tout le monde. Mon intention n’est pas de privatiser la Sobemap, cela ne fait partie ni de la mission que le Chef de l’Etat m’a confié, ni de ma feuille de route. J’ai fait comprendre aux travailleurs de cette société que leur entreprise ne sera pas privatisée, mais qu’il faut qu’ils travaillent durement. La Sobemap est en concurrence avec des structures privées. Si ses agents baissent les bras, les autres vont prendre le dessus. L’enjeu, c’est d’abord le port de Cotonou qui est en concurrence avec les autres ports de la sous-région. S’il y a des défaillances au niveau des structures portuaires et qu’elles ne sont pas compétitives, les marchandises iront ailleurs. Dans cette hypothèse non souhaitable, c’est tout le monde qui perd. Nous gagnerons donc à ne pas avoir de maillon faible dans le système car cela va jouer sur tout l’ensemble.
Moi je suis là pour faire en sorte que le secteur marche d’une façon générale.

Réformes portuaires : (Des dockers apprécient)
La réforme portuaire engagée par le ministre Issa Badarou est appréciable et mérite d’être encouragée et soutenue.
Il faut remarquer que les dirigeants de la société Sobemap ne seront jamais contents de la réforme parce que la réforme val leur bloquer beaucoup de choses qui sont dans leur intérêt et que la réforme va permettre la société à émerger. Franchement si vraiment la reforme peut être possible, les dockers seront reconnaissants à jamais au ministre Issa Badarou parce que la réforme est en direction de changer la vie des dockers. Donc on appel le gouvernement au secours pour aider le ministre à ce que la réforme soit effectif. Nous souhaitons que nos dirigeants de la société Sobemap soient reversés dans la main de l’état parce que après tout c’est une société d’état que l’état doit savoir ces qui se passe dans la société. Si non ils vont continuer à faire toujours ce qu’ils veulent et c’est ça qui va anéantir la bonne marche de l’émergence du pays. Le monde des dockers tient à informer le président de la république que s’il ne prend pas le monde des dockers aux sérieux pour barrer la route aux pilleurs de l’état tels que les dirigeants de la Sobemap.”

Valentin BOSSOU
Il faut comprendre que les béninois n’aiment pas de réformes, quelle que soit l’option choisie, en ce sens que toute réforme aura pour effet incontestable la bousculade, la perturbation et la désorganisation des anciennes habitudes .
Les réformes portuaires engagées par le ministre Issa Badarou ne sont pas de son fait, mais une des clauses du programme américain d’Mca avec le gouvernement béninois. Quelle que soit la nature des mécontents les réformes se poursuivront jusqu’à la fin.
Les réformes portuaires engagées permettront certainement de favoriser le principe des richesses partagées au lieu de toujours laisser une minorité s’enrichir sur le dos de la majorité.

Alassane Aboudoulaye
Pour moi les réformes portuaires engagées par le ministre Issa Badarou méritent d’être soutenues et encouragées. Car cette situation arrangera les vrais travailleurs et le port va tourner en plein régime. Les opérateurs économiques locaux et étrangers les acteurs du sort trouveront la facilité et la simplicité dans tout ce qu’ils feront.
Il faut comprendre que les opposants de ces réformes ne sont d’autres que ces personnes qui ne font rien, qui ne rendent aucun service ni au port autonome, ni à la Sobemap mais qui gagnent de gros salaires. Ayant compris que leurs intérêts sont menacés ils ne peuvent qu’opter que pour des grèves et des marches pour lutter contre ça. Moi j’exhorte monsieur le ministre au courage pour réformer tout ça qui est à réformer, sans regarder la rougeur des yeux de personne et Dieu l’assistera jusqu’à la fin.

Source: ECHOS MARITIMES

Mutation politique : L’UMPP, la FCBE dans un autre emballage

Depuis l’annonce de la gestation de l’UMPP, on se demandait les motivations d’une telle entreprise. Aujourd’hui, les langues se délient et nous savons mieux pourquoi la FCBE a changé de carton d’emballage.

Née pour aider le chef de l’Etat dans la réussite de sa mission, la FCBE ambitionnait également de contribuer pour sa probable réélection. Mais très tôt elle s’est vite transformée en parti-Etat. Les frustrations en son sein devenaient fréquentes et petit à petit, les exclus ont commencé par donner de la voix soit pour dénoncer la gestion de l’alliance, soit pour stigmatiser la politique de leur leader Boni Yayi. Cela a conduit à la défection de certains partis politiques et de certaines personnalités qui se sont transformés en adversaires farouches de FCBE.

A cela s’est ajoutée l’image négative que les Béninois ont de FCBE surtout après les élections municipales de 2008 où dans la mémoire collective, la FCBE s’est illustrée par des contestations illégales du scrutin. C’est avec la FCBE que les contemporains ont vu pour la première fois de leur existence la contestation des élections avec des machettes et des gourdins. Comme si cela ne suffisait pour tenir l’image de FCBE, la plupart des recours en contentieux pour les municipales 2008 aboutissent en sa faveur.

La FCBE ne dégage plus une autre image que celle répugnante d’un parti Etat. Et aucun chef soucieux d’affronter correctement les échéances électorales sérieuses qui s’annoncent ne peut prendre le risque de s’accommoder des services d’une telle structure. Voilà pourquoi il était impératif pour les tenants du régime de fonder l’UMPP qui n’est rien d’autre que la FCBE dans un autre emballage.

Le piège du chiffre

On apprend que l’UMPP est composée de 180 partis politiques. Mais, personne n’informe les populations sur le nombre exact de partis politiques régulièrement enregistrés dans notre pays pour que l’UMPP à elle seule puisse en compter 180.

Cette forme de communication par les chiffres produit toujours un effet boomerang dans de pareil contexte. L’UMPP tombera vite dans les mêmes erreurs que la FCBE car elle aura tendance à se comporter en parti unique étant donné qu’on essaie de mettre dans la tête de ses adhérents que la quasi-totalité des partis du Bénin y sont membres.

Romain L. KIKI

UNESCO : le Bénin vers le sommet

C’est officiel : le Bénin, par les voies les plus autorisées, soutient notre compatriote Nouréini Tidjani Serpos qui postule au poste de Directeur général de l’UNESCO. Voilà un challenge de poids et de taille. Il faudra en dégager le sens et la signification pour le Bénin. Il ne s’agit de rien d’autre, à travers la personne et la personnalité de l’un des nôtres, d’avoir la haute main sur la culture, l’éducation et la science au plan universel. Pour un petit pays du Golfe de Guinée comme le Bénin, c’est, sans nul doute, un pari immense. Comme quoi l’on peut être un petit pays et produire des hommes et des femmes de très grande valeur. La superficie d’un pays se mesure en kilomètres carrés. Il n’y a pas, à proprement parler, d’unité  de mesure de la valeur des hommes et des femmes. Le seul indicateur, ici, c’est le mérite. Il sert à reconnaître et à apprécier les gens dans les différents domaines où ils engagent leur compétence, dans les diverses sphères d’activités où ils exercent leur talent.
C’est pour cela que nous avons parfois, il faut le dire, un petit pincement au cœur : notre pays qui sait produire de grands esprits ne sait pas encore comment impulser son développement à la fois matériel, spirituel et éthique. Il continue de se chercher sur les chemins problématiques d’un sous-développement dur et qui perdure. C’est à se demander à quoi sert-il d’avoir de grands esprits qui brillent au firmament de la notoriété pendant que le pays a les pieds dans la gadoue ?

Pour en revenir à Nouréini Tidjani Serpos, nous lui reconnaissons de grands et solides atouts dans l’entreprise dans laquelle il s’engage ; dans l’entreprise dans laquelle s’engage avec lui son pays ; dans l’entreprise dans laquelle devront s’engager, avec le Bénin, les pays africains et tous les autres.  Prétendre au fauteuil de patron de l’UNESCO, c’est partir à la conquête de l’Himalaya. Il n’en faut pas peu pour se frayer un chemin jusqu’à destination, après avoir évité l’écueil des intérêts contradictoires, le piège des exigences impossibles, voire absurdes. Un vrai parcours du combattant.

Plaide d’abord pour Nouréini Tidjani Serpos son coefficient personnel. Ce haut cadre est un homme multidimensionnel qui a plus d’une corde à son arc. A 63 ans, ce professeur de lettres a enseigné à l’Université de Benin-City au Nigeria, à l’Université nationale du Bénin à Cotonou. Il a eu à occuper, au Bénin, d’éminentes fonctions dont notamment celles de conseiller aux affaires culturelles du Premier ministre puis du Président de la République du Bénin, Nicéphore Soglo.

En 1992, il fut nommé ambassadeur, représentant permanent du Bénin à l’UNESCO dont il fut élu, en 1966, Président du Conseil exécutif. Depuis 1998, il est Sous Directeur général de l’UNESCO, chargé du Département Priorité Afrique. Il est, par ailleurs, poète, romancier et écrivain. Comme on le voit, c’est un homme de gros calibre qui s’élance vers le plus haut échelon de l’UNESCO. Il dispose, dans cette ascension, d’assez de munitions pour prendre en main une maison qu’il connaît bien.

Plaident ensuite pour Nouréini Tidjani Serpos, les circonstances dans lesquelles intervient sa candidature. Les Occidentaux, qui sont les principaux bailleurs de l’UNESCO, ont oublié le passage à la tête de celle-ci d’un Africain, en l’occurrence le Sénégalais Mahtar M’bow  avec qui ils ont eu des relations heurtées. Parce que ce dernier paraissait alors trop « socialisant » à leur goût, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne durent se retirer de l’Organisation. Cet état d’esprit a favorablement évolué depuis.

 En outre, le Ghanéen Koffi Annan, en deux mandats, comme Secrétaire général des Nations Unies, n’a pas déçu. Il a battu en brèche le préjugé selon lequel l’Afrique et les Africains  seraient fâchés avec les principes de la bonne gouvernance. L’arrivée à la Maison Blanche de Barrack Obama a valeur d’une réhabilitation universelle du Noir et de l’Africain, notamment. On ne cherchera plus à ce dernier les poux. Il n’a qu’une tête comme les autres, mais il n’a pas moins de tête que les autres.

Plaide, enfin, pour Nouréini Tidjani Serpos, l’une des décisions qui a marqué la conférence des ambassadeurs du Bénin organisée à Cotonou en mars dernier. Le Bénin s’impose, en effet, le devoir de promouvoir nos compatriotes dans les organisations internationales. Voilà, avec Nouréini Tidjani Serpos, un test grandeur nature pour la diplomatie béninoise. Il s’agit, au-delà des mots et du vœu de  passer aux actes. C’est tant mieux si c’est Nouréini Tidjani Serpos qui, en nous servant de cobaye, rafle la toute première mise de cette offensive diplomatique projetée. Le Bénin n’en sera que plus honoré. Et nous aussi.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 20 mai 2009

Boni YAYI en artisan de la paix

Pour une audience annoncée préalablement pour se tenir au palais de la république entre lui et Bruno AMOUSSOU, le président Boni YAYI a préféré se rendre au domicile privé du président du Parti social démocrate. Cet acte qui est une marque inouïe d’humilité de la part d’un président de la république en exercice, n’est pas un fait courant dans les annales du Bénin du Renouveau démocratique. Au plan politique, celui chez qui Boni YAYI s’est rendu lundi dernier ne figure pas sur la liste de ses sympathisants ou admirateurs. Bruno AMOUSSOU passe plutôt pour la tête pensante de la farouche opposition menée depuis un certain temps pour l’ébranler et déstabiliser son régime. C’est en vertu même de la réputation de son hôte du quartier Patte d’Oie à Cotonou que le geste du premier magistrat du Bénin est fort magnanime. En dépit des honneurs du pouvoir, l’enfant prodige de Tchaourou ne s’est jamais laissé griser, bien au contraire. C’est vrai qu’en pleine campagne électorale qui l’a porté au pinacle en 2006, bien de Béninois se souviennent encore de ce candidat bouffi d’une humilité qui forçait sympathie et admiration des électeurs et qui désarmait au même moment ses adversaires. En réalité, Boni YAYI a toujours voulu gouverner dans la paix et la concorde nationale. Aucun sacrifice pour qu’il en fût ainsi ne sera jamais insurmontable pour lui. Même la tempête d’une opposition qui secoue de temps à autre son régime et qui généralement compromet le dialogue politique, ne peut être vécue que comme une épreuve supplémentaire, lui qui rêve d’une nation unie et engagée résolument sur le chemin de la prospérité et de la richesse partagée. Tant que la paix sera toujours menacée, Boni YAYI se conduira en pèlerin infatigable du dialogue et du consensus national. Telle est la leçon qu’il a voulue donner au peuple en se rendant chez Bruno AMOUSSOU. Peut-être que demain, ce sera le tour de Me Adrien HOUNGBEDJI de l’accueillir. Qui sait ?

Bernadin MONGADJI
Journal AUBE NOUVELLE   20/05/09

mai 20, 2009

Dans l’intimité de Jean Adagbénon:28 ans de carrière musicale, un parcours élogieux

Artiste chanteur béninois, auteur-compositeur et percussionniste, Jean Adagbénon élabore à travers les rythmes traditionnels, tels le goo-go, le zenli, le massêgo houn et les tambours guèlèdè, une musique dense, originale et irrésistible. Avec cet engagement dans la musique moderne d’inspiration traditionnelle, il a fait valoir ses compétences sur de grandes scènes internationales. Dans cet entretien, il nous replonge dans son enfance et dans sa vie familiale.

Mardi 18 mai 2009 dans un studio au quartier Sodjatinmè. Toujours fidèle à sa passion, celle d’égayer ses mélomanes avec des mélodies festives, l’artiste chanteur percussionniste, Jean Adagbénon est en pleine préparation d’un nouvel opus et enregistre déjà quelques morceaux. Rencontré dans ce studio, il se confie à cœur ouvert. Bercé dans son enfance par les mélodies des grands noms de la musique traditionnelle, Adjahoui et Lètriki, Jean s’est très tôt, familiarisé avec les rudiments des rythmes ancestraux. C’est ce qui justifie sa montée sur scène déjà à 15 ans. Dans ses compositions, il exploite de manière créative cette diversité des rythmes et des genres. Quand il ne joue pas de la batterie ou des tambours, il s’accompagne aussi à la guitare et au guidigbo. Il a conquis la scène internationale à travers sa participation à des festivals dans des pays tels que la Hollande, la Belgique et la France. Avec la création d’un concept de danse le « flamenco », un mélange de massê ghoun, avec d’autres rythmes, Jean Adagbénon a pu valoriser le patrimoine culturel béninois sous d’autres cieux. En témoigne ses exploits avec le groupe « jaya » aussi bien en Afrique qu’en Europe.

Une enfance chez le disquaire

A trois ans déjà, Jean, après la sortie de ses parents, préférait passer un bout de temps chez le disquaire d’à côté. Il aimait écouter toutes sortes de musique et se sentait déjà à l’aise dans ce monde. Il honorait ce rendez-vous à chaque fois que l’occasion se présentait. C’est dire que déjà tout petit, Jean a su tracer son chemin dans le domaine musical.

Son fils déjà batteur !

Le seul garçon parmi les six enfants de Jean Adagbénon se lance déjà sur les traces de son père. N’ayant encore jamais eu l’occasion de voir jouer son père, à la batterie, le jeune garçon s’initie à sa manière. Alors que son père cassait à l’époque, des plastiques et des marmites pour jouer à la batterie, lui, rassemble des bidons et des tables à la maison pour s’adonner à la même passion. « Je le vois venir tout doucement et je refuse à ce qu’on le réprimande pour les désagréments que cela pourrait causer pour les voisins. Je crois qu’il fera parler de lui dans les prochaines années ».

La famille se sacrifie pour sa carrière

Les progénitures de Jean Adagbénon ne jouissent souvent pas de leurs vacances scolaires comme la plupart de leurs camarades puisqu’ils ne voyagent pas. « Papa » investit plus dans la production de ses albums et dans ses tournées en Europe. Conscient de ces contraintes liées à sa carrière, l’artiste confie avoir une épouse très compréhensive qui ne fait des histoires. Il avoue investir dans la réalisation de ses clips au détriment des plaisirs qu’il pourrait faire à sa famille. « Mes enfants me manquent tellement surtout lors de mes tournées en Europe. Il n’y a que le téléphone qui nous rapproche un peu », se désole-t-il. Mais il tient malgré tout, au bonheur de ses enfants.

Non partisan des films violents

L’artiste consacre également un peu de son temps à visualiser quelques productions cinématographiques de son goût. Ayant longtemps été accro des films violents, il a finalement compris qu’ils n’éduquent pas et amènent à voir la vie autrement. « Parfois, ces scènes violentes transparaissent dans vos rapports avec les autres. Ce qui crée un climat de méfiance dans votre entourage », confie t-il.

Un album gospel en préparation

« La vie m’a beaucoup souri et si Dieu n’était pas là, je ne pourrais pas y parvenir ». C’est en ces termes qu’il explique son engagement à réaliser un album spirituel. L’artiste est actuellement en studio et promet de louer l’Eternel à travers toutes les chansons de cet opus.

Valentine Bonou

Biographie et Discographie

Artiste chanteur percussionniste, Jean Adagbénon est né vers 1966 à Azowlissè dans le département de l’Ouémé. Marié et père de 6 enfants, il est issu d’une famille monogame de l’Ouémé, région dont il a su exploiter le riche patrimoine culturel dans la composition de ses chansons. Son aventure avec la musique a commencé en 1981 où il est monté sur scène pour la première fois. Après avoir été membre fondateur de plusieurs groupes entre autres, « Wadjo », qui a participé à des festivals tels que Jazz à ouaga, Jazz à St louis et Ouidah 92, Jean Adagbénon a fait valoir ses compétences aux côtés des grands noms de la musique africaine comme Salif Kéita, Manu Dibango, Papa Wemba et Femi Kuti. En 1995, Jean Adagbénon entreprend de travailler ses rythmes et crée Jaya (qui signifie « éclate-toi » en Goun). Le son des tambours pahulè, agomey, azê, gangan se mêle à celui des guitares et du clavier pour donner le Massê system. Ainsi, quand le gan kéké et le saya démarrent le rythme, le azê met le groove et le pahulè fait tourner la musique : le massê chauffe ! Et quand le agomey fait son entrée, ça explose ! Les membres de ce groupe ont donné leur premier spectacle en septembre 1995 au centre culturel américain lors du festival « Route des esclaves ». C’est en 1998, qu’il a mis sur le marché discographique, son premier album de huit titres intitulé « Yokpotché ». Deux ans après, il sort le chef d’œuvre « Yilé » composé de quatre titres qu’il a réalisé avec l’aide de la coopération française. L’album « Zéiaga » à travers lequel, il a acquis plus de popularité, est sorti en 2004 avec douze morceaux. Son dernier opus « Cè bo » de 14 titres a été mis sur le marché discographique en 2008.

Naissance de l’Umpp:L’opposition étouffée

La création ce samedi 16 mai 2009 de l’Union pour la majorité présidentielle plurielle(Umpp) est un véritable coup de grâce qui a été porté à l’opposition. Les espoirs qui subsistaient encore quant à la clarification du paysage politique national se sont estompés.

La faute incombe aux acteurs politiques aussi bien de la mouvance au pouvoir que de l’opposition non déclarée. Désormais embarqués par les échéances de 2011, le gouvernement du Changement et son chef voulaient créer un creuset fédérateur qui permet aux formations et aux mouvements politiques désireux de soutenir les actions du chef de l’Etat tout en gardant leur indépendance, d’exister. Les Forces cauris pour un Bénin émergent étant devenues trop étroites pour contenir tout le monde et permettre aux intérêts divers des uns et des autres de cohabiter. Les thuriféraires de première heure du Changement voyaient de plus en plus mal l’arrivée de ces suppôts de dernière heure. Et face à la multitude des mouvements de soutien au chef de l’Etat, des mécontentements ont d’ailleurs été notés ces derniers temps dans leurs rangs. Ces contestations sont renforcées par l’annonce de l’arrivée de l’honorable Gbadamassi, après sa démission du G13. Guidé donc par cette volonté de ratisser large dans l’optique de 2011, le pouvoir en place appâte les formations politiques. Du côté de l’opposition, on ne fait rien pour résister à ces appels de pied venant du pouvoir. Bien au contraire, on organise une ruée vers les délices du pouvoir. Les responsables des divers partis ou mouvements politiques - qui ne sont souvent pas structurés - préfèrent le parapluie doré de la mouvance au dénuement de l’opposition. Au milieu de ce jeu d’intérêt, les valeurs démocratiques sont reléguées au dernier plan. La charte sur le statut de l’opposition dort encore dans les tiroirs et on a du mal à imaginer d’ici à 2011 un paysage politique où la majorité évoluera à côté d’une opposition démocratique et indépendante.

Calixte Adiyéton

Révélations de Gbadamassi lors de sa dernière sortie médiatique: Le G13 mis à nu

La démission de l’Honorable Rachidi Gbadamassi du G13 a permis de se rendre à l’évidence que ce groupe politique était une véritable machine pour tromper tout un peuple. Les questions de sous relevées par le député démissionnaire montrent bien que c’est une frange de politiciens qui gèrera mal le pays si éventuellement on leur en confiait sa gestion. Les déclarations Gbadamassi viennent donc de mettre à nu le G13. Qui l’eut cru ? Qui aurait pu penser que le groupe d’intérêts politiques que constituait le G13 avait déjà, en peu de temps de gestion interne, des problèmes d’ordre financier ? A priori, il était difficile de concevoir que les choses allaient si mal au sein du groupe. Il a fallu la démission de l’Honorable Rachidi Gbadamassi pour se rendre compte que ce groupe avait une vraie face qu’on ne lui connaissait pas. La démission de Rachidi Gbadamassi a donc permis de voir le G13 sous un autre angle avec une étiquette qu’on ne pouvait lui coller aussi immédiatement auparavant. Quand on fait un feed back pour analyser un tant soit peu les nombreuses déclarations de certains membres du G13, on ne s’en revient pas. Ce sont les mêmes qui ont traité le pouvoir en place de tous les noms en le vilipendant et en l’accusant de mauvaise gestion des fonds de l’Etat. C’est surtout les fonds de l’escorte qui avait été au centre de grands débats. Mais c’était sans savoir que le groupe qui avait la langue déliée pour dénoncer et critiquer sans état d’âme, était lui-même enclin à des pratiques peu orthodoxes en matière de gestion au point où certains en sont arrivés à jeter l’éponge. Si tant est que c’est sur cette base erronée et peu honnête que fonctionne le G13, on doit encore s’attendre à la cassure de ce groupe puisque les quelques intellectuels francs qui y sont vont comprendre qu’ils filent du mauvais coton et qu’ils trichent avec leur conscience. Puisqu’en réalité, les questions d’argent et d’intérêts ne peuvent pas spécifiquement sous-tendre le fonctionnement d’un groupe politique. A en croire l’honorable Rachidi Gbadamassi, d’autres comportements suspects qui ternissent l’image même du G13 ont encore cours. C’est donc certain que ceux dont l’honneur et la dignité ont de la valeur et qui continuent de militer au sein de ce regroupement, ne devraient pas tarder à lâcher ce conglomérat de forces constituées de gens de peu de conviction. Sinon, on ne peut continuer à militer farouchement pour tout le groupe alors que certains profitent en sourdine des intérêts éventuels que rapporte la lutte.
L’autre aspect de la chose qui prouve que c’est un véritable marché de dupe que constitue le G4, c’est le fait que ce groupe accepte de recevoir des enveloppes financières d’un quelconque homme politique avant que la gestion de ces fonds ne pose problème. Il est clair que les responsables du groupe sont à la solde d’hommes politiques qui tirent les ficelles dans l’ombre. La base a été donc faussée et le masque n’est tombé qu’avec le départ de Rachidi Gbadamassi. Or, nombre de Béninois croyaient en cette force que constituait le G13. Il est apparu aux yeux de tous que le fait de confier la gestion du pays à des politiciens de cet acabit serait une manière de leur donner l’occasion de mal gérer les fonds publics. Pour prouver leur innocence dans cette affaire de sous qui ternit l’image du G13, certains responsables doivent sortir de leur mutisme. Autrement, le peuple leur fera, à tort ou à raison, un procès.

Cécil Ahouélété ADJEVI
Journal L'OPTION INFOS  20/05/09

Rejets répétés de la loi sur le Médiateur, la Cour constitutionnelle appelée au secours

Le projet de loi sur le Médiateur de la République est en souffrance à l’Assemblée nationale, comme si les députés en faisaient la dernière de leur préoccupation. Programmée pour étude et adoption plus d’une fois mais toujours rejetée par la plénière, la loi a trouvé en la personne du magistrat Joseph Gnonlonfoun un défenseur de taille, qui appelle la Cour constitutionnelle à œuvrer pour son adoption diligente. La non-adoption par l’Assemblée nationale de la loi relative à l’Organe présidentiel de médiation (Opm) a fait l’objet d’un recours à la Cour constitutionnelle de la part de M. Joseph Gnonlonfoun. Il a, par lettre en date du 15 mai 2009, saisi les sages de la Cour pour les amener à attirer l’attention des députés sur la nécessité de voter cette loi. Joseph Gnonlonfoun étale dans son recours un chapelet d’arguments, les uns aussi pertinents que les autres, pour démontrer et dénoncer le dilatoire entretenu par l’Assemblée nationale contre l’adoption de ladite loi. Le ton en est donné d’ailleurs dès l’objet de la correspondance, dans laquelle il raisonne en termes de blocage. 
« Recours contre les actes de blocage de l’examen du projet de loi instituant le Médiateur de la République ».

Joseph Gnonlonfoun saisit la Cour constitutionnelle
Dans une explication progressive soutenue par des faits précis auxquels il se réfère, le magistrat Gnonlonfoun rappelle à la Cour les conditions ayant présidé à l’exigence d’une loi sur l’Opm.
C’est en effet depuis le 25 mai 2008 qu’a été prise la décision Dcc08-066 de la haute juridiction exigeant cet Organe. Le gouvernement s’était alors exécuté en soumettant au Parlement un projet de loi à cet effet, après avis motivé de la Cour suprême. Le projet, régulièrement enregistré par l’administration, a été envoyé à la commission des lois qui l’a étudié, amendé et approuvé, et l’a transmis à la plénière pour adoption. Malheureusement, le projet de loi est soumis à des reports « successifs et répétés ». Et pourtant, soutient Joseph Gnonlonfoun, ces « renvois itératifs ne sont soutenus par aucun argument de fond, ni motivés par aucune considération objective ». Dès lors, il s’interroge sur les motivations réelles des députés béninois qui refusent d’adopter une loi dont la nécessité est perçue, tant par la Cour constitutionnelle que par le président de la République, sachant que la pertinence de l’institution n’est pas en cause.

UNE INSTITUTION PERTINENTE
La pertinence de l’Opm est fortement justifiée par le recours, qui stipule qu’il est indispensable que les « citoyens soient fixés sur le statut juridique d’une structure à laquelle ils font appel au quotidien depuis plus de deux ans pour régler des différends avec l’administration ». Il martèle que sur le plan international le Bénin, sur ce dossier, est en totale violation des actes auxquels il est partie, car le Médiateur est une institution recommandée par l’Uni­on interparlementaire comme organe, aux côtés de la justice classique, à même d’apporter des solutions idoines aux préoccupations des citoyens.
« Le blocage actuel met le Bénin dans une position inconfortable au regard de ses rapports avec les partenaires qui appuient ses programmes », ceux-ci ne comprenant pas les atermoiements observés au niveau du Parlement. Or, il est de notoriété publique à l’Assemblée nationale que l’absence de cette loi constitue un handicap pour le Médiateur, qui a besoin des contributions substantielles de ses partenaires pour fonctionner, contributions qui attendent la légalisation de l’institution.
Le Bénin devra t-il donc continuer de se singulariser dans le concert des autres Etats francophones d’Afrique de l’Ouest qui viennent de créer, à en croire M. Gnonlonfoun, l’Association des Médiateurs de l’Uni­on économique et monétaire ouest africaine (Uémoa), alors que la présidence de cette association a été confiée au Bénin ?, se demande t-il.
Joseph Gnonlonfoun, eu égard à la situation de blocage qui dure et risque de perdurer quant au vote de la loi sur le Médiateur de la République, souhaite que les représentants du peuple reviennent à de meilleurs sentiments vis-à-vis de cette loi. Il éclaire même la lanterne de la Cour en suggérant à l’institution, en bon magistrat, d’avoir le regard sur certains articles de la Constitution qu’il indique, tels les articles 35, 114, 147.
Avant le recours du magistrat Gnonlonfoun, le professeur Albert Tévoédjrè lui-même a adressé au président Boni Yayi une correspondance, dans laquelle il dénonce des « manœuvres dilatoires persistantes », et explique qu’il « apparaît clairement que la solution la plus efficace consiste à inviter la Cour constitutionnelle dont les exigences sont à l’origine du projet de loi, à rappeler à tous et à chacun l’attitude citoyenne et républicaine qui convient ».

Journal NOUVELLE EXPRESSION   19/05/09

Boni Yayi chez Bruno Amoussou : Au-delà de la surprise, des interrogations

Le président de la République était chez le président du Parti social-démocrate, Bruno Amoussou, mardi. Cette visite sonne comme une surprise véritable, lorsqu’on connaît la nature des relations qu’entretient Bruno Amoussou avec le régime du changement. Des relations aux allures d’un duel implacable, en particulier avec l’allégorie de la cuillère dont le président du Psd est l’auteur, depuis la rencontre de Bohicon qui a scellé l’alliance des forces politiques taxées de ‘’vieille garde’’ par les Forces cauris pour un Bénin émergent, (Fcbe). Bohicon ayant été le point de départ de la cassure réelle entre l’ancienne classe politique rassemblée sous les dénominations G et F, et Amoussou étant connu comme l’un des plus radicaux parmi les irréductibles dans l’intergroupe G4, ce déplacement de Boni Yayi suscite forcément curiosité et étonnement, quelles que soient les motivations révélées par les deux parties pour la justifier.
Mais, au-delà de toute considération politicienne, le geste est à inscrire à l’actif des deux hommes qui, en se rencontrant au domicile de M. Amoussou, ont démontré à l’opinion nationale et internationale que les clivages politiques peuvent toujours s’effacer devant l’intérêt de la nation. Cet intérêt qui a toujours préoccupé les hommes politiques béninois et qui les a déjà amenés à regarder dans la même direction, en dépit de tout ce qui a pu les diviser. C’est un geste qui grandit l’un et l’autre, et permet aux Béninois de se rassurer, a priori, que les oiseaux de mauvais augure ne sont pas à prendre en compte dans le débat politique au Bénin.
Mais pour quelles raisons le président de la République a-t-il cru devoir se déplacer, plutôt que d’inviter l’opposant au palais de la Marina, comme il le fit à l’endroit du maire de Ouidah Séverin Adjovi, tout récemment ?

Le chef de l’Etat a-t-il choisi cette formule parce qu’elle permet de rencontrer quasiment incognito son hôte, ou parce que celui-ci l’aurait voulu ainsi ?
On ne cessera de s’interroger sur cette visite, qui s’est effectuée dans un contexte de relations aussi brouillées que celles qu’entretiennent les G et F avec le pouvoir. Elle éveille même des soupçons de la part de l’opinion qui, dans les circonstances actuelles, ne l’aurait vraiment pas imaginée.

Mais la politique a ses principes, qui ne sont ni figés ni statiques, mais évoluent et se muent au gré des événements et des intérêts. Il n’est donc pas exclu que les intérêts de chacune des parties aient justifié cette rencontre dans sa grande partie.
Quoi qu’il en soit, cette visite relancera quelque peu le dialogue entre l’opposition virtuelle et pouvoir, car on pourrait entrevoir une action similaire de Boni Yayi à l’endroit d’autres ténors de l’opposition, dans un élan de décrispation, de détente et d’apaisement.
Les jours, semaines ou mois à venir nous situeront sur les détails de cette visite inattendue de Boni Yayi à Bruno Amoussou.

Sébastien Dossa
Journal NOUVELLE EXPRESSION   20/05/09

Aléjo Gbaja’aaa : Andoche Amègnissè parle de Yayi, Soglo,Kérékou,Houngbédji,Bio Tchané

« C’est ici ma modeste demeure. Celle que ma maman m’a léguée avant sa mort. Moi-même j’en ai une que j’ai construite quand j’étais coopérant Unesco. C’est en location. Je préfère rester là où je suis ici parce que c’est ma chère maman qui me l’a offerte. Asseyez-vous. Si j’ai accepté vous accorder cette interview, c’est parce que je respecte beaucoup votre organe. Le Matinal est une référence. J’avais refusé à d’autres de parler depuis que je suis sorti de prison. Pas parce que je me détourne de ma mission d’opposant N° 1 déclaré au régime en place, mais parce que je suis en train de mettre en place une autre stratégie et j’ai promis aux gens de ne pas parler de sitôt. Comprenez que je veux transgresser ma décision. Mais d’entrée je tiens à vous dire que je donnerai des réponses à moitié à certaines de vos questions compte tenu de la nouvelle dynamique avec mes partenaires. Si on s’entend sur le principe je suis prêt. » Ce sont là les premiers mots du professeur Andoche Amègnissè quand il a nous a reçu à son domicile à Zogbo, 10ème arrondissement de Cotonou. Le philosophe et sociologue aux allures de communiste qui vient de purger 6 mois d’emprisonnement ferme pour délit de presse, à cause de ses articles contre le régime et le chef de l’Etat paraissant dans un organe qui n’est pas régulièrement déclaré et intitulé Tsyb 2011, entendez, « Tout sauf Yayi Boni en 2011 », semble plus que jamais radical dans sa lutte. Il dit n’avoir pas peur de retourner en prison si c’est ce que son combat contre les dérives du régime de Changement doit lui coûter. Dans cet entretien, il fait vivre ses émotions durant son séjour carcéral. Il apprécie les différents gouvernements de Nicéphore Soglo à Yayi Boni en passant par Mathieu Kérékou. Il jette un regard sur 2011 et appelle l’opposition à s’unir pour opérer l’alternance. Membre fondateur de l’Uni­on nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) de Emile Derlin Zinsou, Andoche Amègnissè parle de ce dernier et rappelle les conditions dans lesquelles il a été exclu de ce parti pour aller créer l’Uni­on des laissés pour compte (Ulc) qui tend à se fondre dans sa prochaine initiative appelée « La coalition pour le réveil du peuple ». Lire ce numéro de Aléjo Gbadja’aaa consacré à Andoche Amègnissè. Le matinal : Vous n’êtes plus à présenter mais les lecteurs aimeraient mieux vous connaître

Andoche Amégnissè : Je suis né d’un père béninois originaire d’Athiémé, département du Mono et d’une mère béninoise, originaire de Porto-Novo, j’ai 50 ans puisque je suis né le jeudi 24 septembre 1959. J’ai fait une bonne partie de mes études jusqu’au collège au Bénin puis j’ai fait mon Lycée en Côte-d’Ivoire où j’ai eu ma maîtrise en philosophie. J’ai eu la chance d’aller au-delà de la maîtrise donc d’avoir fait le 3ème cycle de philosophie notamment sur la logique des « Principia Mathématica » de Bertrand Russel et Alfred North Whiteheod . Egalement j’ai eu la chance d’avoir fait une thèse de socilogie sur « Anthropologie structurale » de notre grand maître Claude Levi Strauss. Je suis professeur de philosophie, spécialité de l’épistémologie, la philosophie des sciences mais également professeur de sociologie. J’ai enseigné dans plusieurs universités au Gabon, au Togo, en Cote d’Ivoire…..Je suis marié père de quatre enfants, les deux premiers sont aux Etats Unis pour raison d’études.

Vous aviez fait une partie de votre cursus en Côte-d’Ivoire. Comment cela s’explique ?

En 1975 après la mort du capitaine Michel Ayikpé dans des conditions tragiques, mon père qui était un syndicaliste de renom faisait partie de ceux qui ont protesté contre les conditions dans lesquelles il a été assassiné. Ma famille est donc partie en exil. Nous les enfants étions restés d’abord mais moi j’ai eu la mal chance pour distribution des tractes d’être arrêté et c’est environ deux mois après que mon père soit parti en exil. J’ai connu le Pco, beaucoup de jeunes ne savent pas de quoi on parle quand on évoque le Pco.

Dites-nous alors ce que c’est le Pco

Rires…..Poste de commandement opérationnel. Ce nom faisait trembler. Beaucoup de stigmates y sont collés. Beaucoup de morts et beaucoup de misère aussi. Je préfère ne pas en parler… Ceux qui s’en souviennent savent de quoi on parle. Quelques mois après que mon père soit parti en exil, sorti du Pco dans des circonstances qui m’obligent aujourd’hui à remercier Dieu, j’ai dû prendre moi aussi la route de l’exil. Après avoir fait un bref séjour au Togo, je me suis retrouvé en Côte d’Ivoire où mon père était en exil, reçu par Félix Houphouët-Boigny. Nous lui devons la vie. Nous étions persécutés chez nous. Si Houphouët n’était pas là nous ne serions pas vivants aujourd’hui. J’ai dû faire une partie de mon cursus en Côte d’Ivoire et j’ai fini à Bordeaux. J’ai été coopérant Unesco pendant un bout de temps. Je suis rentré réellement et définitivement en 1998 après un séjour professionnel au Togo. C’est ce qui explique ce parcours que j’ai eu à l’extérieur.

Alors vous parliez de Pco et de la méthode de gouvernance à cette époque. Vous êtes revenu seulement en 1998. Comment avez –vous vécu la Conférence nationale ?

Je faisais partie des jeunes cadres de l’opposition en exil. La Conférence nationale ne nous avait pas été donnée nous l’avions arrachée de hautes luttes. Il y a eu Versailles avec Sévérin Adjovi et le président Emile Derlin Zinsou dont j’étais membre fondateur du parti, c’est-à-dire de l’Undp, nous avions combattu pour que la démocratie vienne au Bénin. Moi je faisais partie d’une aile de l’opposition en exil qui ne croyait pas que Kérékou cèderait sur les fondamentaux et donc qui pensait que la Conférence nationale serait un simulacre. Nous avions une position très proche de celle du Pcb, Parti communiste dahoméen qui est devenu Parti communiste du Bénin (Pcb). Quand on a échoué nous disions que Kérékou devrait démissionner. Nos aînés qui étaient plus sages ont pensé qu’il fallait mieux négocier et que le forum adapté pour la négociation était la Conférence nationale. Je crois qu’ils ont eu raison parce que si c’est nous qui étions des radicaux qui avaient eu raison, je crois que ça aurait dégénéré en guerre civile dont on ne pouvait prévoir l’issue. Je ne suis pas un va-t-en guerre. Je suis un homme politique qui lutte pour la liberté, la démocratie et le développement de mon pays. Donc je n’avais pas participé à la Conférence nationale pas parce que je n’avais pas la possibilité mais parce que je ne voulais pas. J’estimais que ça n’allait rien donner. Heureusement, devant l’histoire nous avons eu tort nous qui ne voulions pas de la Conférence nationale et qui souhaitions le départ de Kérékou. Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître. Ceux qui ont voulu de la Conférence nationale ont fait tout pour que cela se passe dans les meilleures conditions. Et aujourd’hui, notre pays ne fait que moissonner les fruits de ce qui a été semé à la Conférence nationale. Yayi n’est qu’un bénéficiaire de la Conférence nationale. Il ne sait même pas comment nous étions arrivés là et les luttes que nous avions menées. Il était inconnu au régiment à l’époque. Toutefois, je suis heureux qu’il en soit bénéficiaire autant que d’autres béninois pour une lutte pour laquelle certains ont versé leur sang. Je suis très heureux.

A l’issue de la Conférence nationale un premier ministre a été désigné et Kérékou est resté au pouvoir. Comment avez-vous perçu ce schéma ?

Comme je vous l’avais dit nous ne croyions pas à ce bicéphalisme avec un président de la République, chef de l’Etat qui était le Général Mathieu Kérékou que nous nous ne voulions plus voir. Et un premier ministre chef de gouvernement désigné par la Conférence nationale qui était Dieudonné Nicéphore Soglo. Nous croyions que ça allait capoter mais Dieu merci. Parce qu’il y a eu des gens qui étaient là pour surveiller, pour veiller à ce que les décisions prises soient respectées. Vous savez qu’à un moment donné j’ai été partisan et collaborateur de Soglo dans l’opposition, mais je peux dire aujourd’hui que du point de vue de l’installation des fondamentaux de la démocratie, Soglo ne l’a pas fait de bon cœur. Pour installer par exemple la Cour constitutionnelle, il a fallu qu’on lui force la main, qu’on force la main au Vatican et que le Vatican oblige Monseigneur de Souza à quitter le Haut conseil de la République (Hcr) pour qu’on soit obligé d’installer la Cour constitutionnelle. Donc la Cour constitutionnelle a été arrachée de hautes luttes alors qu’elle était une décision de la Conférence nationale. Donc vous voyez, la démocratie est une lutte quotidienne. Il faut que certains acceptent de se sacrifier comme moi par exemple j’ai été en prison pour que Yayi Boni comprenne qu’on ne lui a pas vendu la République. Nous sommes en lutte tous les jours pour que les fondamentaux de la démocratie demeurent et que nos enfants puissent en bénéficier. Voilà notre lutte.

Vous aviez parlé tantôt de Monseigneur de Souza que vous aviez obligé à quitter le Hcr pour qu’on installe la Cour constitutionnelle. Que pensiez-vous de ce personnage ?

Il était au premier rang de ceux qui ont veillé à l’application des décisions prises à la Conférence nationale. Il y avait l’Eglise catholique, la société civile digne de ce nom, pas celle d’aujourd’hui caractérisée par une commercialisation et qui passe son temps à dire que les hommes politiques sont pourris. A l’époque, il y avait une société civile digne de ce nom, à, la tête de laquelle le prélat, Mgr de Souza qui était pris en otage à un moment donné il a fallu que nous diligentions certains d’entre nous pour dire que c’est un prêtre qui doit retourner à l’Eglise pour que la politique revienne aux hommes politiques. Et Monseigneur de Souza qui est un homme exceptionnel a écouté ce message. Le Saint siège nous a également appuyé et Mgr de Souza a démissionné de la tête du Hcr. Ça fait partie de l’histoire. Je ne dirai pas que Soglo n’a pas fait grand-chose parce qu’il a pris un pays en ruine, une économie complètement enterrée. Ce qu’il a fait en cinq ans personne, même Yayi Boni ne pourra le faire en dix ans. Il peut construire des échangeurs mais il n’a pas trouvé un pays en ruine.

Etes-vous sûr de ce que vous dites ? D’aucuns disent qu’en trois ans le bilan de Yayi est meilleur à ce que tous les chefs d’Etat ont fait ?

Il a fait quoi ? A Cotonou quand il pleut on a toujours les pieds dans l’eau, il a fait un miracle dans ce domaine ? Il a fait quoi ? Il a acheté quelques tracteurs mais est-ce que ça fait que dans nos campagnes on ne laboure plus la terre avec la houe ? 9 paysans sur 10 pour ne pas dire 10/10 continuent de labourer la terre avec la houe. Il a fait quoi ? Il a construit un pont aérien et on dit que c’est échangeur. C’est ça le développement ? C’est ça l’émergence ? C’est un pont qui va faire émerger le Bénin ? Ou bien c’est en distribuant l’argent de l’Etat aux citoyens pour qu’ils soient ses électeurs et ses électrices plus tard. Nous avions élu un banquier en 2006 parce que nous croyons qu’il était gestionnaire. Mais nous voyons que c’est plutôt un distributeur de billets de banque que nous avons au pouvoir. Je respecte trop Yayi Boni, je veux le voir gouverner autrement. Et tant qu’il ne le fera pas je vais le nourrir de mes critiques. Je n’ai pas peur de retourner en prison, c’est pour le bien du pays. Nous n’allons pas chanter les louanges de quelqu’un qui ne fait pas bien. Nous chanterons ses louanges lorsqu’il sera Dieu.

Vous avez parlé de Soglo qui n’avait pas installé les fondamentaux de la démocratie mais par la suite vous l’aviez soutenu. Comment l’expliquez-vous ?

Oui. Quand il est passé dans l’opposition il a compris que le pouvoir devrait être géré autrement. Et Soglo nous a été très utile pour nourrir une opposition face à Kérékou qui était revenu très très fort. Parce que les gens ont admiré l’humilité du Général pendant la Conférence nationale. Les gens se sont dits s’il est devenu si humble, il vaut mieux lui remettre le pouvoir plutôt que de le remettre à « Django ». Soglo avait un peu les allures de Django. On disait hercule, celui qui avait la possibilité de remettre le pays sur les rails. On avait l’impression que ça lui est monté un peu à la tête et à son entourage. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont perdu le pouvoir. Mais quand il a perdu le pouvoir, personnellement ça a été une onde de chocs. Il est devenu un peu un autre homme. Et comme une démocratie notamment l’opposition a besoin d’une personnalité forte et charismatique pour contrer Kérékou qui n’est pas n’importe qui. C’est pourquoi moi qui souhaitais une démocratie pour mon pays je ne me sentais pas du tout gêner de me mettre derrière Soglo parce que je ne pourrais pas me mettre devant lui. Soglo était de loin en avance par rapport à moi, je n’étais qu’un petit quelqu’un qui apportait son petit grain de seil. Je ne pouvais pas être le chef de l’opposition quand Soglo était là. Voilà ce qui explique que j’ai composé avec Soglo. Je suis heureux parce que sans cette opposition que nous incarnions à cette époque, Kérékou n’aurait pas fait ce qu’il a à faire, c’est-à-dire maintenir la paix, les libertés démocratiques. Quelqu’un a insulté sa mère en direct sur une chaîne de télévision, mais il n’a pas été en prison. Vous voyez ? Nous avions même l’usus et l’abusus de la liberté c’est-à-dire l’usage et l’abus de la liberté sous Kérékou parce qu’il y avait une opposition qui veillait au grain. Quand le Changement est venu tout le monde a couru pour aller manger avec le Changement qui est devenu un Changement en jeu « Allons manger ». Donc il n’y avait pas eu d’opposition. Même Adrien Houngbédji avait démissionné de son rôle d’opposant puisqu’étant 2ème après les élections il devait incarner l’opposition face à celui qui gouverne. Il ne l’a pas fait. Il a envoyé des ministres au gouvernement. Et c’est quand Yayi a viré Collette Houéto du gouvernement que le Prd a commencé petit à petit à prendre du recul. Ça n’a pas servi notre démocratie, ça l’a plutôt desservi.

Parlez-nous un peu des conditions dans lesquelles vous avez travaillé avec Soglo. Il y avait les gens comme Paul Dossou et d’autres. Comment ça se passait ?

C’était le bon vieux temps où il y avait une véritable opposition, des gens qui étaient prêts à prendre des coups. Le président Soglo lui-même était formidable. Je me souviens nous avions fait une marche, le président Soglo s’était levé et est venu faire la marche avec nous dans la rue. Vous voyez il y avait une opposition à l’époque. Je suis triste qu’aujourd’hui avec les G et les F, ils se disent de l’opposition non déclarée. Est-ce que ça existe une opposition non déclarée ? C’est de la rigolade. L’opposition c’est un choix, c’est se moquer du peuple que de se réclamer de l’opposition non déclarée, de voir ce scénario insipide qui pour moi est une ruine morale et politique. Il faut choisir si on veut être opposant ou mouvancier. On n’est pas opposant à moitié, mouvancier à moitié.

En son temps vous vous étiez opposant radical ?

Absolument je l’ai été jusqu’à un moment donné nous ne nous ayions plus compris le président Soglo et moi. Ce n’était pas la faute du président Soglo, c’était la faute d’autres personnes qui étaient avec nous dans l’opposition que Soglo voulait écouter car ayant à ses yeux plus d’envergure. J’ai dit non. Pour moi cette direction n’était pas la bonne. Mais comme nous n’étions plus d’accord on ne pouvait plus rester ensemble. Et nous nous sommes séparés. Curieusement, Kérékou que nous combattions ensemble a dit voilà un homme extraordinaire. Je ne vais le laisser là-bas. Et c’est le général lui-même qui a voulu que je vienne le nourrir directement de mes critiques. Voilà comment je me suis retrouvé dans les deux dernières années dans la mouvance du Général Mathieu Kérékou, comme un des privilégiés qui pouvait aller dire au Général ce que personne n’osait lui dire. Il me prêtait l’oreille.

Vous étiez ainsi devenu l’adversaire de Soglo ? Comment aviez-vous pu opérer un tel choix ?

J’ai vu Rosine Soglo être reçue par le Général Mathieu Kérékou deux ans avant la fin de son mandat, sortir et féliciter le Général. Donc la Rb même qui incarnait l’opposition à l’époque a fini par négocier avec le Général. Parfois c’est bon que l’antithèse soit avec la thèse dans le gouvernement pour le bien du pays. A un moment donné, le Général Mathieu Kérékou a voulu que l’antithèse soit à côté de lui pour que lorsque les courtisans enclenchent les procédures des louanges il y ait l’antithèse qui les identifie. C’est comme les fous du roi. C’est une forme d’opposition interne et nous avons rendu service à notre pays en faisant cela. Mais je n’ai pas été transfuge puisque après mon départ de la Coordination pour la restauration de la démocratie que nous avions mise en place avec les Paul Dossou et dont le patron charismatique devrait être le président Soglo. Mais on s’était dit que le leader devrait être Nicéphore Dieudonné Soglo et non la famille Soglo. C’est le problème fondamental, je ne veux pas aller dans les détails parce que j’ai trop d’amis là-bas que je ne veux pas fâcher. Tant qu’il n’agira pas en leader nous on est pas à l’aise. Je ne veux pas rentrer dans les détails parce que les amis auront l’impression que je les poignarde dans le dos.

Mais en son temps vous faisiez des sorties médiatiques très relayées par la presse. On disait que vous étiez soutenu par Daniel Tawouéma. C’était vrai ou faux ?

J’ai fait un travail formidable avec Daniel Tawouéma. C’est un commis de l’Etat de grande envergure, de grosse carrure mais malheureusement il n’a pas fait une brillante carrière politique. Mais je pense que c’est l’un des meilleurs ministres de l’intérieur, pour ne pas dire le meilleur que nous ayons eu depuis la Conférence nationale. Le Général m’a demandé de nourrir Daniel de mes conseils pour que nous puissions maintenir la sécurité sans pouvoir porter atteinte à la liberté. C’est un exercice très délicat. Le Général a estimé que celui qui pouvait faire mieux ce travail c’est Andoche Amégnissè parce qu’il n’a pas sa langue dans sa bouche. C’est ce que j’ai fait avec Daniel. Vous avez vu depuis que le Général est parti les braquages à Dantokpa et ailleurs. Sous Kérékou, il y avait la liberté et la sécurité. C’est comme ça que j’ai travaillé avec Daniel Tawouéma qui reste à l’origine un haut cadre qui a rendu d’énormes services à tout le pays au poste qu’il a occupé.

En dehors du travail que vous aviez fait avec lui, on a ouï dire qu’il finançait vos activités politiques.

Demandez à Daniel s’il m’a donné de l’argent pour mes activités politiques. Vous savez je serais devenu ministre depuis très longtemps si je n’avais pas ce caractère pur et dur sur mes principes. J’ai raté mon entrée dans quatre gouvernements.

Citez-les ?

Non. Je ne vais pas les citer parce que c’est une affaire d’Etat. Il y a des affaires d’Etat qu’on ne dit pas. Mais j’ai raté mon entrée dans quatre gouvernements et une fois parce que le chef du gouvernement était certain que s’il me mettait là où il devait me mettre beaucoup de choses allaient changer. Mais le pays et son entourage n’étaient pas prêts pour le Changement à l’époque et il a préféré différer la chose. Mais je n’en ai jamais parlé. Je ne m’en suis jamais offusqué. Je n’ai pas fait du boucan à cause de ça. Non je ne fais pas de la politique à cause de l’argent. Si je veux me faire acheter aujourd’hui je me ferais acheter plus cher que des gens qui ont crié « Yayi n’est pas bon » qui disent aujourd’hui « Yayi est bon ». Moi si je devais me faire acheter demain matin je ne me ferais pas acheter en centaines de millions, mais en plusieurs dizaines de milliards. Donc ce n’est pas l’argent qui compte pour moi. Ce qui compte pour c’est que tout petit j’ai déjà participé à la lutte pour la conquête de la démocratie, aujourd’hui je lutte pour sa préservation. Et si même étant de l’opposition les comportements ne sont pas bons, je les dénonce. On ne peut pas me dire que parce que je suis dans l’opposition tout ce qu’elle fait est bon. Non. On ne peut pas me dire non plus demain si je suis dans la mouvance tout ce qu’elle fera serait bon. Si c’est bon j’applaudis si ce n’est pas bon, je critique. N’en plaise ou n’en déplaise aux uns et aux autres.

Après tout cela on vous a vu créer l’Uni­on des laissés pour compte. D’où est partie l’idée ?

Non. Avant tout cela pas après tout cela. J’ai créé l’Uni­on des laissés pour compte lorsque le seul parti dont j’ai été militant m’a exclu c’est-à-dire l’Undp. J’ai été exclu de ce parti en 1998 parce que je disais au Docteur Emile Derlin Zinsou que sous le Gouvernement militaire révolutionnaire (Gmr) et le Prpb nous avions critiqué la gabegie, la mauvaise gestion, les prévarications. En 1996, le Général Mathieu Kérékou est revenu au pouvoir et nous a fait l’honneur de nommer notre leader, le président Emile Derlin Zinsou comme son conseiller spécial. Notre leader ne pouvait pas être aux côtés du Général et les prévarications vont recommencer. Ça je ne pouvais pas accepter cela. En criant cela et en dénonçant cela j’étais devenu un piquant au niveau du parti et on m’a exclu du parti. Les militants qui me supportaient dans le parti Undp sont sortis avec moi pour créer l’Uni­on des laissés pour compte (Ulc) parce que nous étions des exclus à l’époque. Ceux qui n’ont rien et j’ai été le porte voix des laissés pour compte pendant de longues années. Voilà comment je suis devenu chef de parti, président de l’Ulc.

Où se situe l’Ulc sur l’échiquier politique ?

Notre partie était libre car il fallait 18 personnes au moins pour constituer un parti politique c’est-à-dire 3 par département. Ce n’était pas difficile. Une loi a été votée qu’il faut 10 personnes par département. Nous avions 12 départements, ça fait 120 personnes. Il faut donc des millions. Il y a donc deux possibilités. Ou bien nous nous prostituons et nous cherchions les millions pour nous régulariser ou bien nous cherchions à fusionner avec plusieurs petits partis pour faire un grand parti. C’est ce que j’ai tenté avec le Fard Alafia. J’ai dis qu’il faut que nous rentrions dans un grand ensemble. Malheureusement c’était à la veille des présidentielles où il y avait un grand débat au sein du Fard Alafia. Ceux qui voulaient aller vendre le parti à Yayi Boni pour qui s’en serve pour sa campagne électorale et ceux qui n’en voulaient pas. Moi j’étais du côté des seconds c’est-à-dire aux côtés de Daniel Tawouéma. Après les élections le Fard Alafia n’existait plutôt que de nom parce qu’il était complètement divisé et laminé. Un nombre important de députés du Fard de la dernière législature sont passés dans le camp présidentiel alors que le Fard avait un candidat aux présidentielles. Bref. Il ne restait au parti que son nom. Moi j’ai décidé de prendre mon indépendance. Nous avons décidé de dissoudre l’Ulc parce que ou bien nous nous prostituions ou bien nous prenions acte de ce que l’Ulc n’existe plus. Aujourd’hui, le noyau dur de l’Ulc s’est retrouvé dans ce que nous appelons la Coalition pour le réveil du peuple. Et cette coalition est en train de se préparer avant la fin de cette année pour aller en congrès et devenir un parti politique. Parce que nous avions grandi. Les moyens que n’avions pas hier, nous les avons aujourd’hui.

C’est un peu surprenant que vous ayez ces moyens sous Yayi Boni. D’autres personnes sont-elles ajoutées à vous ou comment ça s’est passé ?

Quand Yayi est devenu président en 2006, il y a eu 25% au deuxième tour qui ont dit malgré que la grande tendance était Yayi, 1 Béninois sur 4 dont je fais partie ne se sont pas alignés. Parmi eux, il y a en a qui ont des moyens et qui ont estimé que le porte voix qu’était Amégnissè pouvait être utile pour la démocratie si on lui donnait quelques moyens. Ceux-là sont venus grossir de l’eau de supporters et d’admirateurs du combat que je mène. Et ce sont eux qui me donnent les moyens de continuer de parler malgré les verrous qu’on a mis.

Votre parti pourra t-il jouer un rôle autre que celui que jouent souvent les partis de commune et de quartier que nous connaissons ?

En tout cas, il existe des alliances d’envergure nationale. Il faut reconnaître que les Fcbe qui sont devenues aujourd’hui Umpp dont quand même d’envergure nationale. Ils ont des gens dans tous les départements. Si les G et F voulaient faire quelque chose de sérieux ensemble, le G4 a une envergure nationale, le G13 également malgré les défections et les dissonances qui l’ont un peu discrédité ces derniers jours. Mais c’est quand même des députés de tout le pays. Donc ce n’est pas des clubs. Moi j’incarne une minorité qui finira pas peser de tout son poids à court terme et dans cette minorité il y a des gens des douze départements. Quand on fera notre congrès vous verrez.

Parlons à présent des G et F. Quels sont vos rapports avec ces alliances de l’opposition ?

D’abord, ils ne sont pas de l’opposition. Ils animent la vie politique mais ils ne sont pas de l’opposition. Il n’y a qu’une seule opposition au Bénin, c’est celle que j’incarne. Je suis le seul depuis 2006 à m’être déclaré de l’opposition. Même si je sais que je n’ai pas une grande force par rapport à la grande vague des Cauris. Mais je suis le seul, Houngbédji n’a pas encore fait sa déclaration d’opposition. Mais Soglo non plus. Idji Kolawolé, Amoussou, le G13, les Forces clé également. Alors où sont les opposants ? Si on veut être opposant on le décide et on l’annonce à la face de la Nation. Mener des actions hostiles au pouvoir ne suffit pas. L’opposition est un choix. Cela dit, j’entretiens de très bonnes relations. Ils m’ont soutenu quand j’étais en prison.

Ah bon Comment ?

Ils ont aidé ma famille à certains moments, ils ont envoyé des gens en prison pour dire nous sommes de cœur avec toi. Même si je déplore le silence plat qu’il y a eu au niveau des hommes politiques. On met un homme politique en prison et les hommes politiques se taisent. A part Houngbédji, chez les autres c’était un silence plat. C’est vous les journalistes qui avez dénoncé mon incarcération et ça je vous dit chapeau, c’est vous qui sauvez la démocratie dans notre pays. LLes autres hommes politiques font quelques petites déclarations hypocrites et s’en tiennent à cela. Donc c’est décevant. Mais il n’en demeure pas moins que sous cape ils m’ont manifesté leur sympathie, ils ont soutenu ma famille. Vous savez en prison vous ne travaillez pas vous ne gagnez pas votre vie. On ne vit pas que et d’eau fraîche. Donc ils ont fait et je leur suis très reconnaissant même si au plan politique je ne suis pas content du tout. Au plan social et humain je suis satisfait mais au plan politique je suis déçu.

Ils ne vous ont pas soutenu. Est-ce parce qu’ils ne voient pas en vous une personnalité de l’opposition de poids ?

Non. Ils ne m’ont pas soutenu parce qu’ils voyaient en moi plutôt un concurrent. Vous savez, le drame de notre pays au plan politique, c’est que personne ne lutte pour des principes ou pour des idéaux. Tout le monde lutte pour les intérêts. La Rb lutte pour des intérêts de famille. Le Prd lui est réduit à un seul homme. Fagbohan et Idji Kolawolé incarnent le Madep. Vous voyez ça fait des intérêts personnels. C’est ça qui est au cœur de l’activité politique au Bénin. Et c’est ça qui me gène personnellement. Et quand quelqu’un commence par percer il est perçu comme leur concurrent. La prison m’a propulsé au premier plan aux yeux de mes compatriotes. J’ai reçu la visite de centaines et de centaines de Béninois venus de quatre coins du pays qui étaient venus me témoigner leur sympathie pendant que j’étais en prison. La prison m’a vraiment permis d’avoir la sympathie de mes compatriotes et depuis que je suis sorti je le vois dans le regard et dans les gestes des gens dans la rue. Et je suis devenu comme un concurrent pour eux. Ce faisant ils me font de la publicité supplémentaire parce qu’ils n’ont pas fait ce qu’ils devaient faire quand j’étais en prison. Donc il n’y a pas de sécurité ni de solidarité au sein de la classe politique.

Vous voulez dire que vous n’avez pas reçu le même soutien politique que Fagbohoun ?

Fagbohoun n’a reçu aucun soutien politique quand il était en prison. Il a reçu un soutien politique quand il est devenu député. Et c’est parce que beaucoup de députés étant en situation où on pouvait lever l’immunité comme Fagbohoun qu’ils se sont montrés solidaires. C’est tout. Sinon il n’a pas reçu de soutien politique.

Comment avez-vous vécu votre expérience en prison ?

Extraordinaire. Faites un tour à la prison civile de Cotonou et parler d’Andoche Amégnissè à quelques prisonniers. Vous savez j’étais devenu un prisonnier gênant pour le pouvoir que pour l’administration pénitencière. Parce que j’ai lié des relations. Si seulement la moitié de ceux que j’ai connus en prison pouvait sortir avant 2011, si je suis candidat aux élections présidentielles je battrai Yayi Boni. Parce qu’ils se battront pour moi sans un franc. J’ai vécu six mois d’emprisonnement au sein des prisonniers comme leur grand frère, leur papa. Celui chez qui tous les prisonniers venaient chercher conseils. L’expérience était heureuse même si la vie d’un prisonnier était dure.

Vous souhaitez revivre cette expérience ?

Je souhaite revivre cette expérience de solidarité dehors pas en prison. Ça ne veut pas dire que j’ai peur de retourner en prison. Si Yayi chausse des chaussures d’Hitler ou de Mussolini pour rouvrir les portes de la prison j’y retournerai sans état d’âme tant que ce sera pour préserver les fondamentaux de la Nation. Et tant que ça ne sera pas quelque chose qui salit mon nom, je suis prêt. Mais je ne dis pas que je serai content de retourner en prison. Le pire qui peut vous arriver dans la vie après la mort c’est la prison.

Quel était le contenu de la lettre d’excuses que vous aviez envoyée à Yayi quand vous étiez en prison ?

Je défis tous les membres du gouvernement et les partisans de Yayi de venir m’affronter sur les plateaux de télévision sur cette question. Les Béninois vont tomber des nues. Il a des choses mal odorantes qui se disent de la part des gens tantôt de la mouvance tantôt de l’opposition. Je les défis de venir me dire qu’Amégnissè a présenté ses excuses et qu’ils exhibent la preuve. La lettre a été signée par qui et porte quelle date ? On s’est arrangé pendant que j’étais en prison et pendant que je ne pouvais pas parler pour agiter quelque chose. Il y a eu quelque chose que je ne sais pas si le chef de l’Etat y est mêlé personnellement. Quand j’ai été devant les juges, je n’ai pas été interpellé sur le fond de ce que j’ai écris dans tout sauf Yayi Boni en 2011. Ils se sont contentés de dire que je n’ai pas fait formalité. Et je leur ai défié de prouver que c’est moi l’éditeur. Si je devais demander pardon ce serait pour m’éviter d’aller en prison. Maître Adrien Houngbédji et Magloire Gnansounou m’ont proposé leurs services contre zéro franc. J’ai refusé. Donc c’est ridicule.

Comment avez-vous reçu la sentence des juges ?

Ils étaient tous aux ordres. D’ailleurs pour m’avoir écouté le premier juge avait estimé que le dossier était vide. On l’a simplement changé. Vous comprenez ? Le juge qui m’a condamné était simplement aux ordres. Il fallait qu’on arrête une bataille pour le triomphe de la vérité en me mettant en prison. Donc j’ai accepté d’aller en prison pour faire face au combat que je menais. Et en affrontant le dictateur.

Que devient votre lutte ?

Quand j’étais en prison, nous avons fait sortir le journal de l’opposition qui a une autorisation en bonne et due bonne. Et j’ai dit aux miens qui étaient les initiateurs de Tsyb en 2011 que désormais la lutte continuera d’une manière régulière. Je veux avoir le contrôle sur ce qui sera fait désormais pour que nous le fassions dans les règles de l’art. Donc le journal de l’opposition continuera de sortir. Donc Tsyb en 2011 sera la dénomination de l’opposition véritable qui existe dans le pays aujourd’hui. C’est l’opposition telle qu’elle devrait être incarnée par les G et F. Tsyb sera un regroupement et moi-même mon parti politique la Coalition pour le réveil du peuple sera membre. Nous organisons la Réplique.

Pour 2011 avez-vous des ambitions d’être candidat ?

Je suis triste pour l’incapacité chronique des G et F à s’organiser et désigner un ou deux candidats pour se mobiliser autour on assiste comme à une sorte de bégaiement de l’histoire avec les G et F. Si nous laissons faire comme ça se fait aujourd’hui Yayi restera en 2011. Il ne faut pas forcement que ce soit moi le candidat.

Qui voyez vous incarner ce leader entre Bio Tchané, Houngbédji, Sèhouéto, Léhadi ….. ?

Honnêtement je commence par le plus petit en suffrage, Sèhouéto. C’est un homme dont la démocratie béninoise aura besoin pendant longtemps mais personnellement, je ne le vois pas premier ou deuxième en 2011. Léhadi Soglo est un ami personnel qui a rendu beaucoup de services à ma famille quand j’étais en prison. Seulement on ne fait pas la politique sur la base de l’amitié. Je crois que le fils n’a pas encore la carrure du père. Il lui faut encore un peu du temps pour que l’éléphanteau devienne un éléphant. Mais il a du talent et fera des voix. Je ne sais pas s’il sera candidat ou si il va soutenir Houngbédji qui est un candidat qui a plus de voix en 2006. C’est un autre débat. Adrien Houngbédji si on veut être objectif est celui qui manifeste de plus de possibilités parmi les candidats G et F d’être au deuxième tour. Mais on ne voit pas encore une organisation, une volonté affirmée d’incarner le chef de fil d’opposition. Mais on voit seulement des initiatives sporadiques. On ne gagne pas avec ça. Si c’est les mêmes choses qui continuent, j’ai peur que Yayi l’écrase en 2011. Moi je ne me mettrai pas derrière quelqu’un qui ira se faire écraser. Reste Bio Tchané. Sera-t-il candidat ou pas. J’attends d’approfondir mes contacts avec ses proches pour avec lui-même si possible pour me prononcer pour le moment je ne sais quoi dire encore. Parce que l’homme lui-même a dit, et c’est vrai, que nous sommes encore loin de 2011.

Comment comptez-vous faire partir un homme dont les actions sont appréciées par les populations ?

Quelles populations ? Je suis régulièrement dans mon village et dans les rues de Cotonou. Et je n’en vois rien. C’est très facile de distribuer 30.000 francs qu’on ne rembourse pas pour la mobilisation. Mais cela ne veut pas dire qu’on a la majorité des suffrages. Vous savez Yayi est champion en publicité. Ah oui c’est un champion. Quand il y a un seul danseur sur la scène, on le prend souvent pour le meilleur. A défaut de concurrence, laisser le temps au temps et vous verrez.

C’est une note d’espoir ?

Nous sommes sentinelles dans la nuit. Au moment où nous avons une ploutocratie à la place d’une démocratie, c’est un combat d’avant-garde. Nous sommes convaincu que la nuit sera longue mais le jour viendra. Et il est proche. Je dis à mon peuple de rester serein. Yayi Boni partira en 2011 ou en 2016 mais nous ferons tout pour qu’il parte en 2011.

Réalisé par Fidèle Nanga
Transcription Calixte Adiyéton

Journal LE MATINAL 20/05/09

Dossier / Examens de fin d’année : Des menaces de perturbation planent sur les travaux

L’année scolaire en cours est en train de s’achever. Déjà, les candidats aux différents examens, s’activent pour faire les derniers réglages avant le jour J. Des candidats aux autorités étatiques en passant par les directeurs d’école, tout est fin prêt pour que les examens se déroulent dans de bonnes conditions. Seulement, la non satisfaction des revendications des différentes organisations syndicales est en train de porter préjudice aux travaux de préparation des candidats. Ces dernières menacent de perturber les travaux des examens pour obtenir satisfaction.

Les candidats, enseignants et dirigeants affûtent leurs armes
Examen blanc, travaux dirigés, révisions, cours de renforcement et grèves. Ce sont là, les réalités des écoles et collèges d’enseignement ces derniers temps. D’un côté, les élèves qui de plus en plus assidus au cours, sont en train de colmater les brèches pour pouvoir mieux affronter les épreuves le mois prochain. Pour eux la réussite à leur examen est synonyme de vacances apaisées. Mais ceux qui sont les plus remarquables en ces temps de révision et de préparation des examens de fin d’année scolaire, ce sont les enseignants et responsables d’établissement. Pour ceux-ci un fort taux de réussite à ces examens constitue une opération de charme à la veille de la rentrée scolaire. Il n’est pas rare de voir les élèves en classe de 3ème et de Terminale se rendre au cours les dimanches et les jours fériés. Ces heures sont consacrées dans la majorité des cas à des cours de rattrapage. Les enseignants profitent de ces jours pour avancer dans le programme. Dans toutes les écoles et collèges, le langage est le même. Les programmes sont exécutés malgré les difficultés à près de 100%. Le reste du temps est mis a profit par les responsables d’établissement, qui comptent réaliser le meilleur score à ces différents examens, pour organiser des séances de travaux dirigés (Td) additifs et des examens blancs. Le programme par compétence qui est cette année dans sa phase de généralisation dans les classes de troisième est objet de critique de la part des enseignants notamment ceux de l’Histoire et de la Géographie. A en croire ces derniers, les situations d’apprentissages (Sa) son très denses et mal regroupées. Pour eux, le calendrier national ne permet même pas de les exécuter complètement. Et comme ces derniers ont un devoir de résultat vis-à-vis de l’administration qui les a engagés, ces enseignants livrent les cours sans le faire assimiler par les élèves. Ceci est à la base de nombreux cas d’échec. Parce que les apprenants ne maîtrisant pas les cours ne savent pas comment s’y prendre face à certaines situations lors des examens. C’est dire qu’il y a un travail de fond à faire pour la poursuite de ce programme.

Les candidats fixés
Si les candidats à l’examen du Baccalauréat session unique de juin 2009 des séries A, D et C ont connu leurs matières à option, que le vendredi dernier, ceux du Certificat des études primaires (Cep) savent depuis le 02 mai dernier leurs épreuves à option. L’endurance et la vitesse pour les épreuves d’Education physique et sportive (Eps) et le dessin pour ce qui est de la composition artistique. Comme cela a été institué depuis l’année scolaire dernière, un mois avant le début de l’examen, le Directeur des examens et concours du Ministère de l’enseignement maternel et primaire entouré des membres de son cabinet ont procédé au tirage des épreuves à option devant les candidats eux-mêmes. Déjà fait et les responsables d’établissement qui avait commencé par initier les élèves de la classe de Cm2 aux épreuves sportives, intensifie les séances pour pouvoir adapter les enfants. Les cours des établissements, les terrains de sport de l’école, les plages de Cotonou sont prit d’assaut par ces candidats sous le contrôle de leur Directeur ou instituteur. Pour ces derniers, les enfants n’auront aucun problème dans ces différentes épreuves car étant des habitués de ces exercices. En ce qui concerne le dessin, les responsables d’établissement disent n’avoir aucune crainte car les élèves disposent d’un cahier de dessin et s’entraînent régulièrement. Pour ce qui est des épreuves à option pour les candidats à l’examen du baccalauréat, elles ont été dernier tiré le vendredi. Pour ceux de la série A1, A2 et B, ils composeront en Mathématiques tandis que ceux des séries D et C plancheront en Histoire-Géographie.

Des milliers d’âmes sacrifiées
Si certains candidats au Certificat d’études primaires (Cep) ont déjà leur numéro de table et s’apprêtent pour affronter le 02 juin prochain les épreuves, d’autres élèves en classe du Cm2 ne savent pas à quel saint se vouer. Ces derniers ne disposant pas d’actes de naissance ont vu leurs dossiers rejetés par les responsables en charge des examens et concours au niveau du Ministère de l’enseignement maternel et primaire. A en croire certains responsables d’établissement qui ont requis l’anonymat, les parents avaient cru que le gouvernement comme l’année passée aurait autorisé qu’on fasse le Recensement administratif à vocation état civil (Ravec) pour les élèves de la classe de Cm2 et qui n’ont pas d’acte de naissance afin de les doter de cette précieuse pièce. Mais la désolation est totale. Ceux qui avaient déposé leurs dossiers sans les actes de naissance les ont vu rejetés. Toutes les tentatives des responsables des écoles concernées pour amener les autorités ayant en charge les examens et concours au niveau du Ministère de l’enseignement maternel et primaire à la raison ont été vaines. En effet, c’est l’année dernière que le gouvernement en approuvant le compte rendu du Ministre de l’enseignement maternel primaire sur le nombre important de candidats sans acte de naissance, que le Conseil des Ministres a instruit le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, pour accorder la priorité à l’établissement des actes d’état civil aux enfants candidats à l’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) dépourvus desdits actes. Mais cette année, les candidats qui se trouvent dans ce cas ne peuvent pas prendre part aux examens car n’ayant pas été accepté par les autorités. Mais ce qui est troublant dans cette situation, c’est que les audiences foraines se poursuivent dans certaines localités du Bénin. Mais pour quoi ne doit-on pas l’étendre aux candidats qui n’ont pas d’acte ? Ces derniers n’ont-ils pas droit à l’éducation ? L’article 13 de la loi fondamentale du 11 décembre 1990 ne dispose-t-il pas que : « l’Etat pourvoit à l’éducation de la jeunesse par des écoles publiques. L’enseignement primaire est obligatoire. L’Etat assure progressivement la gratuité de l’enseignement public. » En tout cas, le gouvernement doit voir le cas de ces enfants qui restent toujours optimistes par rapport à leur chance de participation à l’examen du Cep. L’autre chose, les enseignants ne devraient pas attendre que les écoliers parviennent en classe d’examen pour commencer à exiger qu’ils présentent leurs actes de naissance. Le corps enseignant doit avoir une autre approche de cette question, une approche qui consisterait à exercer tout au long du cursus primaire la pression obligeant les parents à combler cette insuffisance.

Synacees/Gtp-Bénin sur le pied de guerre
Eric F. Senou, Secrétaire général aux revendications et aux négociations du Synacees/ Gtp-Bénin Depuis le 23 avril dernier, l’école béninoise est réduite à 48 heures de cours dans les publics. Pour cause, les enseignants contractuels reversés ou en voie de reversement militant au sein du Syndicat national des contractuels de l’Etat de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel du Bénin (Synacees/Gtp-Bénin) ont entamé une grève perlée. A en croire, Eric Fernand Sènou, Secrétaire général aux revendications et aux négociations du Synacees/ Gtp-Bénin, ils exigent la programmation de la formation professionnelle au profit des contractuels locaux de l’enseignement secondaire, l’accélération du rythme d’attribution des numéros matricules et la sortie des fiches de paie, la prise en compte dans le processus de reversement des enseignants détenteurs de cartes roses uniquement et l’accélération dans le règlement des cas d’omission d’enseignants recensés. En effet, sur 8 602 enseignants du secondaire qui ont régulièrement déposé leur dossier et qui attendent d’être reversés, c’est seulement environ 4 10 qui ont eu leurs salaires et rappels. Les raisons évoquées par les responsables du Ministère du travail et de la fonction publique pour expliquer ce retard criard dans le processus de reversement des enseignants contractuels : la grève des agents du Ficher unique de référence (Fur), la coupure intempestive du courant électrique, la baisse de tension et l’incapacité des autorités à gérer le flux de ces enseignants. Pour Eric Fernand Senou, les autorités n’affichent pas une volonté de régler une fois pour toutes, cette question. Sinon comment comprendre que depuis le 28 novembre 2007 que cette décision a été prise, sa concrétisation paraît difficile pour eux. C’est parce que les différents sit-in, les négociations n’ont pas abouti qu’ils ont décidé de corser les actions. A en croire leurs déclarations, l’autorité fait du dilatoire, les négociations n’avancent pas, les autorités ne sont jamais venues avec des propositions concrètes. Mais face à cette situation, ce sont les élèves qui sont en classe d’examen qui subissent les préjudices de ces grèves perlées. Laissés à eux-mêmes, les élèves déambulent dans la cour de l’école et dans les rues. C’est le cas par exemple au Ceg de Houéhiyo, où les élèves de la classe de troisième sont sans professeur pendant les 72 heures de grève. Eric Fernand Sènou, Secrétaire général aux revendications et aux négociations du Synacees/ Gtp-Bénin déclare que ce n’est pas de gaîté de cœur que les enseignants vont en grève à la veille des examens. Il rassure quand même que les enseignants qui ont la charge des classes d’examen, pour des questions de conscience professionnel, le font des cours de rattrapage les samedis et programment des fois les cours les lundis et vendredis pour pouvoir avancer dans le programme.

Des menaces de perturbation sur les examens
L’épée de Damoclès plane sur les travaux entrant dans le cadre des examens de fin d’année qui démarre le 25 mai prochain. Les différentes séances de travail que les ministres en charge de l’enseignement ont eu avec les responsables syndicaux n’ont pas permis aux deux camps d’aplanir leurs différends. En effet, contrairement à tout ce qui se faisait par le passé, ce sont les autorités qui ont pris la mesure de la gravité de ce qui se passe de façon cyclique pendant les travaux des examens au Cep, Bepc et Bac où les syndicalistes chaque année revendiquent l’amélioration des conditions de vie étant entendu que le volume du travail à faire augmente d’année en année. A en croire, Raouf Affagnon, Secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire bureau de liaison (Synes-bl), les autorités ont engagé très tôt les démarches. Ce qui leur a permis en novembre 2008, d’avoir un séminaire atelier qui avait pour ambition de réfléchir sur l’amélioration de toutes les conditions de travail aux examens et concours organisés au Bénin. Cet atelier a fait des propositions, allant dans le sens de l’amélioration de toutes les primes avec l’engagement que s’il y a des augmentations à hauteur de 100% cette année, les enseignants sont prêts à observer une trêve pendants trois ans. Mais ce travail terminé, les responsables syndicaux pensaient que dès les premiers mois de 2009, les autorités allaient leur faire appel pour dire ce qui est faisable et ce qui n’est pas faisable. A en croire Raouf Affagnon rien n’est fait. C’est seulement courant mai qu’ils ont été convoqués par les trois ministres de l’enseignement pour discuter des propositions de Possotomè. Mais à leur grande surprise, les propositions de Possotomè ont été laissées de côté. Les ministres ont juste augmenté certaines primes et pour d’autres non. D’autres à hauteur de 50%, 100% et 15%. Ce qui n’est pas du goût des syndicalistes qui ont demandé aux autorités de retourner à leur copie et de faire diligence pour régler ce différend avant le 25 mai, date du démarrage du premier examen sans quoi, la porte est ouverte à d’autres perturbations cette année.

Enseignants et candidats se prononcent
Rigobert Adjibi Rigobert Adjibi, Professeur certifié de lettres, Directeur du collège privé Cafret : « Il faut que les autorités outillent les enseignants »
« Nous nous sommes presque prêts et on attend que les examens pour que les enfants aillent composer. Puisqu’on a exécuté les programmes et on est en période de révision. Depuis le deuxième trimestre déjà, les enfants subissent des examens blancs régulièrement ici. Les enfants sont adaptés aux conditions d’examen. Vous savez, les enfants sont ce qu’ils sont, sinon tel que le programme est exécuté, nos pouvons dire déjà que nous on attend les examens. Mais il y a certains enfants même si on prolonge l’année, ils ne pourront pas rattraper parce que tout le monde n’a pas le niveau nécessaire. Il faut que tout le monde se mette au travail et que l’année soit bien suivie comme cela se doit et comme cette année il n’y a pas de grève, je pense que les examens vont se dérouler dans de bonnes conditions. Et que les autorités mettent tout ce qu’il faut à la disposition des enseignants que ce soit ceux du public ou du privé pour que les examens se déroulent dans de très bonnes conditions. »

Madame Azon né Gandonou Hortense, Directrice de l’Epp Cocoteraie B : « Mon souhait est d’avoir 100% de réussite dans ma classe »
« On se prépare intensément comme vous le voyez (les élèves en examen blanc). Nous faisons chaque fois des évaluations dans tous les champs pour tester le niveau des enfants. On n’a fini le programme presque dans tous les champs, c’est pourquoi nous sommes en évaluation actuellement. Le niveau des enfants est un peu bas mais nous ne pouvons pas nous basé sur ça pour ne pas dire que ce n’est pas promettant. Donc on vit toujours d’espoir. Les enfants ont déjà l’habitude de faire le sport. L’endurance et la vitesse, il n’y a pas de problème. Le dessin, ils ont un cahier et ils le font régulièrement. Il nous revient ces derniers temps de revoir tout ça pour qu’ils soient au point. On n’a pas trop d’inquiétude. Je souhaite avoir les 100% car cela me fera honneur. »

Jean Ogbolè, Enseignant communautaire à l’Epp Cocoteraie : « On travail d’arrache-pied »
« Je crois que nous nous préparons bien et que le résultat ça promet. On a fait un premier examen blanc dont les résultats n’ont pas été satisfaisants. On n’a pris bonne note. Il faut se baser sur les échecs pour mieux réussir. On se bat d’arrache-pied pour le meilleur.

Ahossi Edeve, élève en classe de Cm2 au Cocoteraie B : « Je révise bien mes leçons pour décrocher le diplôme »
« Je me prépare bien pour mes examens. Je travaille bien en classe et je révise mes leçons pour qu’on m’accepte en 6ème. J’essaye de bien travailler. J’ai promis à mes parents que j’aurai mon diplôme. Je suis prête pour affronter les épreuves. »

Boubacar Ousmane, Censeur du Lycée des princes de Cotonou : « Je décerne la palme d’Or à mes enseignants »
« Tout est fin prêt, il ne tient qu’aux élèves maintenant de nous donner de bons résultats. Parce que nous avons fait ce qu’il faut faire. Les programmes sont exécutés. Les cours se déroulent normalement. On a constaté que les professeurs ont exécuté les programmes jusqu’à 100%. Maintenant, nous sommes en train de profiler les plannings des révisions. Nous sommes en train de mener des stratégies pour que les révisions soient faites au bénéfice de ces apprenants-là. Des enquêtes ont été déjà faites pour savoir où renforcer les élèves mais aucune matière n’est à négliger. On a priorisé les matières principales, les matières secondaires comme je le dis ne sont pas négligées. Les élèves font déjà des Travaux Dirigés (Td) mais nous avons prévu des Td additifs toujours pour renforcer la capacité des apprenants. On a fait deux examens pour le compte de cette année scolaire. Au niveau des classes de troisième (3ème), il y a certains où c’est l’approche par compétence qui est appliquée et les autres le programme intermédiaire. En ce qui concerne l’approche par compétence, les professeurs sont instruits pour exécuter dans la mesure du possible le programme. Malgré les difficultés, je crois qu’ils évoluent bien. Je décerne la palme d’Or à mes enseignants qui ont mis tout en œuvre pour avancer dans le programme. Je crois que dans n’importe quelle situation, nos apprenants pourraient bien réagir parce que les encadreurs ont mis tout ce qu’il faut pour que ces résultats soient atteints. Pour ce qui est du programme intermédiaire, le problème ne se pose même pas. Il y a les bulletins du second trimestre qui sont déjà partis. Les résultats sont en net amélioration par rapport à ceux du premier trimestre. C’est toujours heureux qu’il n’y ait pas de mouvements parce que ça paralyse l’enseignement. Cette année on n’a pas connu beaucoup de débrayage mais nous sommes dans un domaine privé, le problème ne se pose pas. Mais le public doit tirer aussi profit de cette accalmie des mouvements de grève car les cours seront bien exécutés.

C. Adjaho, Professeur de Science physique, chimique et technologique en Tle D au Lycée des Princes : « Les enfants n’apprennent pas leurs leçons »
« Pour le moment, on a exécuté correctement le programme. Ce qui reste à faire, les exercices et de reprendre les cours, c’est ce qui nous sommes en train de faire depuis la fin du mois d’avril. Les jours à venir, il y aura une modification dans l’emploi du temps pour que nous soyons aussi assistés par des professeurs venus d’ailleurs. Je peux dire que mes élèves ne sont pas encore bien prêts. J’ai constaté qu’ils n’apprennent pas les leçons si bien que pendant les exercices nous perdons beaucoup de temps. Le professeur est obligé d’intervenir tout le temps ou reprendre le cours avant qu’on ne puisse évoluer. Ce sont les difficultés que nous avons. »

Seybou Aboudou élève en classe de Tle B au Lycée des Princes : « Je suis vraiment prêt pour affronter les épreuves le 17 juin prochain. »
« Je me prépare très bien. On a presque fini les chapitres dans toutes les matières. Pour ce qui est de la compréhension du cours ça va très bien. J’attends seulement la période des révisions pour approfondir mes connaissances. »

Emmanuel Missikpodé, Vice-Censeur du Lycée des Princes : « C’est une répétition ce qu’on donne à l’examen. »
« Je crois actuellement ça se passe bien, nous sommes pratiquement à la fin. On s’apprête et dès la semaine prochaine, les séances de révision vont commencer et aussi les dernières évaluations de l’année. Les enfants sont déjà prêts pour affronter les différentes épreuves de l’examen. Les professeurs ont déjà fini pratiquement tous les programmes sauf qu’il reste quelques touches sur lesquelles les professeurs sont en train d’insister. Puisque c’est un examen, ce n’est pas un concours, je crois que, avec un niveau moyen, l’élève peut quand même affronter les épreuves. S’ils se mettent bien, ils n’auront pas de problème par rapport aux épreuves puisque c’est ce qu’ils ont déjà fait en classe, dans les devoirs, c’est une répétition ce qu’on donne à l’examen. »

Amadou Togbe, Censeur du Ceg Houéyiho : « Ce n’est pas le moment propice pour faire de grève. »
« Par rapport aux préparations, ce n’est pas quelque chose de nouveau pour nous. Houéyiho est un grand centre et nous sommes déjà habitués. Nous attendons les différentes listes, que ça soit les listes pour les candidats du Bepc ou les candidats au Baccalauréat pour d’abord les afficher et au moment opportun commencer par préparer les différentes salles qui doivent accueillir les différents candidats. Nous organisons des travaux dirigés juste à deux semaines du Bepc et du Baccalauréat pour remettre les enfants dans les conditions et les professeurs font les derniers réajustements pour que les enfants soient vraiment prêts pour les différents examens. Le taux d’exécution du programme est relatif en ce sens que dans certaines matières, les collègues sont à 80% et dans d’autres, ils sont à 60% mais ils sont en train de mettre tout en œuvre pour avancer ne serait-ce que pour atteindre les derniers chapitres. On a prévu des examens blancs pour tous les candidats. Je signale que nos candidats au Bepc pour l’Approche par compétence, c’est la Ddeps qui organise ça. Donc tous les élèves des départements de l’Atlantique et du Littoral, composeront dans les mêmes épreuves. Et là nous pouvons savoir véritablement quelle place nous méritons dans les départements. Par rapport aux mouvements des contractuels locaux reversés, nous sommes en pourparlés avec eux parce que le moment n’est pas très propice. Nous en tant que doyen, on est en train de leur montrer que ce n’est pas un moment indiqué et ils n’ont qu’à comprendre que par rapport à leurs revendications, le mobile, la lenteur administrative, ils n’ont qu’à prendre patience et mettre donc de l’eau dans leur vin. Nous allons les exhorter à reprendre pour que tout ce que nous avions commencé depuis fin octobre, que ne ce soit pas au mois de mai que nous puissions tout gâter. »

Foncine Sohou, élève en Tle C au Ceg Houéyiho Foncine Sohou
« Nous n’avons pas encore terminé le programme, mais avec ce qu’on a déjà eu, nous sommes en train de le réviser et maîtriser ce qui est en train de se faire pour le moment. Je suis très sûre de décrocher le Bac. »

Apollinaire Bossou, Elève en 3ème au Ceg Houéyiho : « Les mouvements de grève perturbent nos révisions »
« Nous sommes actuellement sur les révisions. Chez moi tout va bien. Mais il y a des mouvements de grève qui se déroulent en ces temps-ci et qui perturbent nos programmes de révision. Sinon tout va bien. Je sui en train de faire le programme de l’Approche par compétence et je comprends bien les cours. »

Calendrier des examens

Cap : 25 au 28 mai

Cep : 02 au 05 juin

Bepc : 08 au 10 juin

Bac : 02 au 09 juin

Bts : 29 juin au 03 juillet

Quelques statistiques

Baccalauréat

63 000 candidats

80 centres

Examen du Bepc

Atlantique/Littoral

45 669 candidats

55 centres d’examen

Département atlantique

25 547 candidats

6 572 pour le Programme intermédiaire (Pi) dont 2 524 filles et 4 048 garçons.

18 975 candidats dont 7 907 filles et 11 068 garçons

Département du littoral

20 122 candidats

5 707 pour le Programme intermédiaire (Pi) dont 2 605 filles et 3 102 garçons.

14 415 candidats dont 6 803 filles et 7 612 garçons

Réalisé par : Hermann ADIMOU (Stag)
Journal AUBE NOUVELLE   20/05/09

Remboursement de l’acompte forfaitaire : les transitaires veulent forcer la main à l’Etat

L’acharnement de certains transitaires à se faire coûte que coûte rembourser par l’Etat, plusieurs milliards dans la déconsignation de l’acompte forfaitaire spéciale tranche avec le flou qui, comme ils le savent, entoure l’organisation du transit des véhicules d’occasion entre le Bénin et le Niger. Et, ceux qui à cors et à cris réclament le remboursement par l’Etat de plusieurs milliards dans le cadre de cette opération savent bien qu’il s’agit de manœuvres pour intimider l’Etat qui a fini par trouver les moyens de contrôler la transit des véhicules vers les pays de l’hinterland dont le Niger. En effet, pour réduire les pertes de recettes liées aux fausses déclarations sur les véhicules en transit vers le Niger, les deux Etats ont décidé de ne rembourser les 50.000 F CFA versé au départ de Cotonou que pour les véhicules dont l’entrée a été effectivement constaté sur le territoire nigérien. Le conseil nigérien des utilisateurs de transport (Cnut) devait donc à chaque fois présenter la liste exhaustive des véhicules effectivement rentrés au Niger pour assurer au transitaire le remboursement de leurs frais. Mais sur 5 milliards encaissés par l’Etat béninois dans le cadre du prélèvement de cet acompte forfaitaire, les points faits par le Cnut n’autorisent que le remboursement de 1,8 milliards. Les véhicules correspondants aux 3,2 milliards restant n’ont donc jamais quitté le Bénin ou sont allés à une autre destination causant un manque aussi bien pour le Bénin que pour le Niger.
Et, si comme on le soupçonne, les véhicules correspondants aux 3,2 milliards ont été détournés vers le Nigeria, la meilleure attitude des transitaires ne serait-elle pas d’aider l’Etat à clarifier la question ?

Ludovic A.
Journal LE PROGRES   20/05/09

Assemblée nationale: La loi sur les modalités de la coopération intercommunale votée (Une lueur d’espoir pour les petites communes)

C’est à l’unanimité que les députés ont adopté hier à l’Assemblée nationale le seul point inscrit à l’ordre du jour de la plénière relatif aux modalités de la coopération intercommunale au Bénin. C’était en présence du gouvernement représenté par le ministre de la décentralisation Selon le contenu du rapport de la commission des lois, outre les trois communes à statut particulier, les autres communes en majorité se caractérisent par leur faible capacité à financer les projets de développement qu’elles initient. Pour y remédier, un projet de loi a été introduit par le gouvernement sur la table des députés dont l’objectif principal est de favoriser l’élaboration des projets communs de développement au sein des périmètres contigus de solidarité à travers des établissements publics de coopération intercommunale (Epci). Le projet de loi comporte 49 articles répartis en 6 titres, 7 chapitres et 3 sections. Il apparaît comme un mode d’administration des collectivités locales et permettra entre autres de favoriser le développement économique régional, de créer des Epci auxquels les communes vont transférer une partie de leurs compétences en vue de mieux les exercer, de combler le vide juridique qui caractérise la coopération entre les communes, de mutualiser les ressources humaines, matérielles et financières des communes aux fins d’accroître l’efficacité de l’action communale et d’offrir des opportunités de coopération décentralisée à l’échelle des territoires intercommunaux.
Il faut préciser que l’établissement public de coopération intercommunale sera administré par un organe délibérant, le conseil de communauté et par un organe exécutif qui est le président. Les débats qui ont été enregistré ont permis aux députés de mieux cerner les différents contours du projet de loi qui constituera une bouffée d’oxygène pour les petites communes du Bénin.

Ismail Kèko
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE   20/05/09

mai 19, 2009

Vie du G4 : Les alliés sceptiques face à la déclaration de la Rb

Faute de prises de position de la Renaissance du Bénin, le G4 est en proie à de monstres difficultés depuis quelques temps. Mais la dernière clarification de la Rb qui exprime avec détermination son appartenance à l’intergroupe, éclipse pour le moment toute idée de débâcle qui guettait le G4. Seulement les alliés sont sceptiques

Une crise de confiance secoue la coalition regroupant les plus grands partis de l’échiquier politique national. Cela est entretenu par le non respect de la parole donnée au sein du groupe des quatre, à savoir la Rb, le Prd, le Madep et le Psd. Du coup le contrat qui unit les parties prenantes est constamment violé par certains membres pour une raison ou pour une autre. De même, le groupe des quatre traînes un fardeau à travers les contradictions du passé qui jouent toujours contre l’esprit de cohésion et de franchise qui devrait caractériser cette coalition. On donnera raison à ceux qui, dès le lendemain du 12 mars 2008 ont souligné noir sur blanc que les partis représentés au sein du G4 n’ont pas fini de tirer un trait sur les contradictions du passé, leur inimité. Nicéphore Soglo à qui ceux qui sont dans le groupe ont refusé le second mandat en 1996 n’a pas encore totalement digéré ce « complot » ourdi contre sa personne. C’est le même schéma qui a dû se produire en 2001. En 2006, c’est au tour de Adrien Houngbédji de subir le même sort de la part de ceux qui sont avec lui aujourd’hui. Il s’agit des leaders du Madep, du Psd et de la Rb qui dans une dynamique appelée « Wologuèdè » ont décidé de soutenir Yayi Boni au second tour. Adrien Houngbédji n’a pas gagné leur confiance. En clair, par le passé chacun a su marquer le coup à l’autre. Mais depuis le 12 mars 2008 un autre climat est né entre les adversaires d’hier. Ils ont décidé de se mettre ensemble pour barrer la voie aux dérives du pouvoir en place. Ensuite, les 28 et 29 novembre à Abomey et à Bohicon, ils ont élargi le groupe à d’autres forces politiques, comme les Forces Clé et le G13. Le mémorandum qui en est sorti est suffisant édifiant. Il y a mal gouvernance et « il faut changer le chauffeur en 2011 ».

Fausse entente

Mais avant de parler d’une alternance en 2011, les acteurs du 12 mars, cheville ouvrière des assises de Bohicon et d’Abomey avec la Rb, qui en a pris une part active, n’ont pas eu le temps de faire complètement table rase du passé. Ce qui fait que le mal qui est fait à Nicéphore Soglo se décline en arguments servis par un clan de la Rb pour justifier les volte-face du parti. Le député Epiphane Quenum s’est parfaitement illustré dans cet exercice à plusieurs reprises. Entre Janvier et Février, son discours est axé sur ce passé. Chose curieuse, les plus hauts responsables du parti n’ont pas cherché à le ramener à l’ordre pour éviter que ces propos remettent en cause la cohésion et l’esprit du mouvement unitaire né des deux importants rendez-vous de l’histoire cités supra. Aucun d’euxAucun d’eux n’a daigné prendre ses responsabilités pour dire le danger que constitue cette stratégie de remuer le couteau dans les plaies du passé. Or l’opinion publique a cru qu’en étant l’inspirateur de la rencontre du 12 mars 2008 et des 28 et 29 novembre, la Rb et ses dirigeants allaient montrer le bon exemple et se comporter comme une famille qui sait pardonner. Pardonner à Adrien Houngbédji, à Bruno Amoussou, à Séfou Fagbohoun, Issa Salifou et consorts. La suite des évènements montre que la rancœur continue d’animer l’esprit d’une partie des « houézèhouè ». Aussi certains cadres du parti pensent que le comportement de certains députés a des relents de vengeance. Et, ils épousent clairement les points de vue des élus du peuple. La cacophonie à laquelle on assiste aujourd’hui au sein du G4 et pour laquelle on accuse la Rb tire une partie de sa source des évènements du passé. Si le porte parole de la Rb a souvent répété que le parti n’a de leçon à recevoir de personne, il s’adresse aux autres membres du G4. Il ne dit pas autre chose, si ce n’est pour leur rappeler que c’était leur tour de les poignarder dans le dos. Aujourd’hui c’est la leur. Cette façon de voir les choses amène à relever que la Rb signataire de la déclaration du 12 mars savait où elle allait. Si ensemble, ils ont pu dire tout cela et qu’en novembre ils ont décidé de s’unir pour faire la Nation, c’est laisser croire que c’est l’avenir qui compte désormais. Cette perspective est perturbée malheureusement par les comportements des membres du parti de l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo. Son épouse et présidente du parti, Rosine Vieyra serait-elle dépassée par les choses au point de ne pas taper du point sur la table pour que cesse cette pagaille ? Serait-elle dépassée par les évènements ? La dame de fer a-t-elle perdu son caractère qui fait d’elle une femme hors pair ? Au-delà de ces interrogations, reconnaissons tout de même qu’à chaque sortie médiatique pour rassurer les partenaires du G4 et l’opinion publique qui préfère voir le parti dans le rôle d’opposant, elle a toujours tenté de lever l’équivoque, affirmant que les mots traîtrise et trahison n’existent pas dans le vocabulaire de la Rb. Or pour les alliés de l’intergroupe, ce qui se passe à l’Assemblée ne peut être qualifié que par ces deux mots. D’où la nécessité de s’interroger sur la sincérité des déclarations faites et des décisions prises dans ce parti ces derniers temps.

La sincérité du communiqué remise en cause

Sur les mêmes problèmes, le parti est déjà intervenu à maintes reprises pour démentir l’impression que les gens ont de lui. Les termes des déclarations lues ne changent pas pour autant. Mais le constat est que dans les comportements rien ne change à l’Assemblée nationale. Les députés Rb continuent de surprendre leurs amis. S’il faut croire à la sincérité du contenu du dernier communiqué rendu public par la formation politique, il faut s’attendre à un autre changement de comportement. Or si l’on veut imposer la discipline de groupe à certains députés, il est certain que c’est une manière de leur montrer la porte de sortie. Dans ce cas, il ne serait pas exagéré de prédire que plusieurs départs sont en vue à la Rb, par conséquent du G4. Car les conséquences du communiqué en date du 12 mai 2009 seront à la fois fâcheuses et bénéfiques pour l’intergroupe. Il devra s’attendre à ce que la Rb se repositionne comme un bon élève qui travaillera dans la discipline de groupe pour faire valoir à l’hémicycle son poids aux côtés de ses alliés. Ça va sans doute bouleverser les donnes dans la mesure où deux députés ont déjà fait leurs valises pour atterrir dans le camp de la mouvance présidentielle. S’ils mettent en exécution leur intention, on risque d’enregistrer deux départs de la Rb à savoir Epiphane Quenum et Justine Chodaton. Ils sont d’ailleurs surveillés comme du lait sur le feu. Si l’on doit faire foi à certaines indiscrétions, les députés qui ne vont plus observer la discipline de groupe seront exclus, ou virés, selon les propos d’un haut responsable du parti. C’est dire que, si la présidente Rosine Soglo n’a pas pu prendre certaines décisions, d’autres qui sont appelés à prendre les rênes de la Rb vont ramener la discipline. Comme sur d’autres questions préoccupantes, le G4 espère que la situation va se stabiliser dans la maison de son allié et il pourra mieux défendre ses intérêts. Seulement, tous les autres membres veulent demeurer comme des St Thomas avant de donner du crédit aux intentions qu’affichent de nouveau, les responsables du parti.

La retraite de « Maman »

Que reste-t-il encore de la présidente de la Rb pour imprimer une nouvelle vie à la famille « houézèhouè » ? Tantôt au pays tantôt à l’extérieur, Rosine Soglo doit consacrer une partie de son temps à un traitement clinique et l’autre partie à sa famille et à l’Assemblée nationale. En réalité elle n’est plus très apte à défendre comme par le passé les intérêts de la Rb. Elle n’a plus ce temps et elle manque d’énergie pour aller au front. Beaucoup de militants estiment que si sa santé ne l’avait pas précipitée dans la vieillesse et que si le poids de l’âge ne pesait pas sur elle, beaucoup de combats politiques perdus par la Rb auraient tourné simplement à l’avantage du parti. L’exemple le plus pathétique, c’est la mairie d’Abomey-Calavi qui a échappé aux renaissants bien que disposant du plus grand nombre de conseillers communaux. Pendant que le chef de l’Etat se battait pour contrôler la plus grande cité dortoir du Bénin, la présidente de la Rb était absente du territoire national. Léhadi Soglo étant absent également pour avoir fait un déplacement à la Mecque, il n’y avait plus personne pour affronter le pouvoir et tenir bon. Le porte parole Epiphane Quenum encore attaché aux idéaux de la Rb, le secrétaire général Georges Bada qui jouit d’une très grande influence dans la cité sont passés à la trappe. Comme on peut s’en rendre compte, la Rb n’est plus cette formation qui fait peur. « Maman » se rapproche de sa retraite politique, Nicéphore Soglo, maire de Cotonou et ancien président de la République n’a plus rien à perdre, le tonitruant Epiphane Quenum qui donné sa langue au chat, Georges Bada, qu’on trouve un peu timoré, tout cela joue désormais sur la visibilité du parti. Gardons d’en rajouter la polémique « Galiou Soglo » à cette longue liste de faits qui rendent la Rb malade depuis quelques temps, maladie qui affecte le G4. Une série de problèmes à régler, afin que le soleil levant retrouve tout son éclat. Alors l’une des hypothèses qui courent toutes les lèvres c’est que « Maman » se retire de la scène politique. A partir de quel moment ? Si c’est maintenant, c’est une mauvaise option, car, sa retraite politique signifie son départ de l’Assemblée nationale pour laisser sa place à Galiou Soglo, son suppléant. L’actuel ministre de la culture pourrait rejoindre ainsi le Parlement si la présidente de la Rb le veut. Le cadet de la famille Soglo, il compte bien finir le mandat entamé par sa maman au cas où il ne fera plus partie du gouvernement. Un schéma qui n’arrange ni le parti, ni le G4. Cela est d’autant plus justifié que le ministre Galiou Soglo n’a jamais voulu que la Rb reste dans l’opposition. On comprend qu’au cas où Rosine Soglo décidera de jeter l’éponge, le parti sera en proie à d’autres menaces. De même, si la retraite politique de la présidente n’est pas au programme, il va sans dire que la Rb ne pourra pas faire à la lettre le jeu du G4, comme le souhaite Léhadi Soglo. S’il veut prendre le devant des choses, ce n’est pas au moment où Rosine Soglo est toujours à l’Assemblée. L’opinion publique le voit mal contraindre la présidente à suivre la ligne indiquée par les autres alliés Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et Séfou Fagbohoun qu’on retrouve au sein du G4 et de l’Assemblée nationale comme des leaders capables de dessiner l’avenir de l’intergroupe. C’est pourquoi on se demande la suite réservée au dernier communiqué de la Rb signée de sa présidente Rosine Soglo. Lequel communiqué montre à souhait une certaine volonté de Léhadi Soglo de changer les choses afin de jouer au mieux sa partition au sein de l’intergroupe au risque d’être disqualifié d’office pour être le candidat unique du G4.

FN

Moukaram Badarou : Sg / Prd

« Ce n’est pas le premier communiqué. Il y a déjà deux ou trois décisions qui ont affirmé leur appartenance au G4 et leur refus d’aller au gouvernement. Mais dans la suite des évènements il n’y a pas eu du concret. Pour ce qui vient d’être décidé au sein du parti de la Renaissance du Bénin, le reste du groupe reste serein. Ce qui nous rassemble, ce sont les données fondamentales sur la bonne marche de la démocratie. Je crois que l’opinion publique et les différents partis se rendent compte de ce qui se passe. Nous de notre côté nous allons rester soudés. C’est le souhait de tout le monde que la Rb soit dans la même dynamique. Mais s’il y a eu plusieurs communiqués alors que dans la pratique les choses n’ont pas respecté l’esprit du texte. Avec le temps on va juger, car ce n’est qu’aux actes qu’on jugera de leur bonne foi. Nous attendons de voir ce qui va se passer dans les jours à venir et pour le reste du temps. Au Prd comme dans les autres formations politiques signataires des différents actes qui consacrent notre regroupement, nous pensons que le temps n’est pas de croire ou de ne pas croire à la sincérité de notre allié. Nous voulons croire que ce qui se passe n’est que passager et que les choses reviendront à la normale. C’est notre souhait le plus ardent pour la consolidation du groupe. »

Christian Sossouhounto

« C’est une décision qui émane du bureau politique nationale de la Renaissance du Bénin. On en est arrivé à cette décision suite à un débat d’idées à l’issue duquel la majorité s’est prononcée pour que le parti demeure actif dans le G4 et qu’il œuvre pour la cohésion de l’intergroupe. A partir de ce moment, je crois qu’il n’y a plus de débat à faire sur la position de la Rb. Le communiqué est suffisamment explicite. Il exprime la tendance de la majorité et selon le principe de discipline à la Rb, tout le monde se plie. Nous venons de démontrer à l’opinion publique et à nos alliés que le parti reste collé à l’esprit de la déclaration du 12 mars 2008 et des conclusions des assises des 28 et 29 novembre de la même année. Par rapport à certains comportements observés à l’Assemblée nationale, la présidente Rosine Vieyra Soglo a largement expliqué un certain nombre de choses concernant la député Justine Chodaton. Nous croyons que les choses vont changer et la cohésion reviendra au sein de la Rb et du G4. C’est un impératif catégorique que la présidente partage dans la mesure où elle-même a dit que si c’est ma majorité qui le décide, elle se plie. Il n’y a donc pas à se poser des questions embarrassantes sur la suite du communiqué et par conséquent des comportements de la Rb au sein du G4. Rien n’est statique, c’est les débats d’idées qui font que les choses évoluent dans le parti. C’est la preuve de la vitalité qui le caractérise ».

Raphaël Akotègnon, député Prd

« C’est mentir que de ne pas reconnaître qu’il y a une perturbation. Mais ce n’est qu’une vague ça va se calmer. Le G4 traîne un fardeau constitué par les hésitations d’un de ses membres ; notamment la Renaissance du Bénin (Rb) qui semble ne pas se décider. Depuis le vote du budget 2009, la Rb a obligé l’intergroupe à tempérer ses ardeurs. On pensait que c’était juste un moment de réflexion passager mais jusque-là ça traîne. Et on constate que la Rb semble ne plus être dans la même dynamique. On en prend acte mais cela ne diminue en rien notre volonté d’aller de l’avant dans une dynamique unitaire. Au cours de plusieurs réunions la question a été posée et la Rb nous a répondu de patienter afin qu’elle règle les perturbations internes au parti. Après, les choses iraient normalement. Mais ça fait 4 ou 5 mois que ça dure et nous n’entendons plus nous laisser prendre en otage. »

Direction générale de l’Unesco :Noureini Tidjani-Serpos candidat

Noureini Tidjani-Serpos serait candidat à la succession de l’actuel directeur général de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture(Unesco), le Japonais Koïchiro Matsuura.

Actuel Sous Directeur général de l’Institution, le Béninois est crédité d’un parcours exemplaire depuis son entrée dans cette institution spécialisée des Nations Unies et qui pourrait faire de lui un sérieux prétendant à ce poste. Nommé en 1992 ambassadeur, représentant permanent du Bénin auprès de l’Unesco, Noureini Tidjani-Serpos fut élu en 1996 Président du Conseil Exécutif. Depuis 1998, il est Sous Directeur Général de l’Unesco, chargé du Département Priorité Afrique. Il a publié quatre ouvrages de critique, de théories littéraires, et d’esthétique.

Réforme dans le secteur portuaire

Mettre en place une politique de croissance du trafic portuaire afin de rendre plus compétitive l’économie maritime. Tel est le défi que les directeurs généraux du Port autonome de Cotonou, Cyriaque Attin Mama, de la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobemap), Soumanou Baba-Moussa, de la Compagnie béninoise de navigation maritime (Cobemag), et celui du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), Claude Olory Togbé ont décidé de relever en présentant au ministre en charge de l’économie maritime et de la réforme portuaire, Issa Badarou, leurs plans d’actions, le 14 mai dernier au Cncb.

Pour concrétiser ces actions, les premiers responsables du Pac et du Cobenam entendent reformer leur politique de gestion humaine et financière. Quant aux directeurs généraux de la Sobemap et du Pac, ils projettent améliorer et dynamiser le trafic maritime. En prenant la parole, le ministre Issa Badarou soulé a invité ces exposants à s’engager sur la voie de l’opérationnalisation de ces plans d’action et à collaborer avec leurs cadres pour la rentabilité et la modernisation du port de Cotonou

Mdn/600 partis volontaires des armées crient l’injustice

Les membres de l’Association des partis volontaires des Forces armées nationales sont mécontents. Ils s’insurgent et dénoncent ce qu’ils appellent, « La mafia » organisée au niveau de la Direction des services de l’intendance des armées à Cotonou.

Les faits remontent à courant 2008, où près de 600 titres ont été émis par le trésor public, au nom de ces agents. Mais depuis lors, les choses n’ont pas évolué. Résultats, les concernés ne sont pas toujours désintéressés. Leurs nombreuses démarches envers les autorités compétentes sont restées infructueuses. C’est le cas notamment du ministre de la Fonction publique, Kint Aguiar, de celui des Finances, Soulé Mana Lawani et du lieutenant Amoussou, de la Cafab. Pire, selon eux, ces mêmes autorités, loin de s’apitoyer sur leur cas avancent le fallacieux argument selon lequel, ces titres sont erronés et leurs bénéficiaires seraient entrain de devenir des victimes de la cybercriminalité puis qu’à l’origine, le dossier serait découvert sur le net. Argument que l’autre camp a tôt fait de battre en brèche, en affirmant avec certitude que certains de leurs groupes pour des prétextes qu’ils ignorent encore sont quant à eux entrés dans leurs droits. Vivement que le ministre de la défense doit intervenir pour plus de clarté dans ce dossier qui risque d’entacher la réputation des Forces armées nationales.

Foncier rural dans le Zou et les Collines:Une épine dorsale au sein des communes

 Le problème du foncier rural est devenu non seulement un problème récurent mais également une source permanente de conflits au sein des populations des différentes communes des départements du Zou et des Collines. Ce sujet a fait l’objet d’un sérieux débat au cours de la conférence départementale des maires et de leurs adjoints qui s’est tenue ce jeudi 14 mai 2009 à Abomey.

Lors de cette rencontre, les élus locaux ont exposé clairement la situation qu’ils vivent quotidiennement à cet effet. Il ressort de leur déclaration que se sont les terres qui ont été octroyées d’une manière à certaines personnes ou qui sont déclarées d’utilité publique depuis des décennies qui sont aujourd’hui mises en cause par les descendants des donateurs. Malheureusement, les autorités nationales n’avaient pas pris en son temps des actes administratifs pour sécuriser ces domaines. Face donc à cette situation les maires et les élus locaux sont impuissants et ne savent plus comment trancher le problème. Sur ce point, le préfet des départements du Zou et des Collines, Amand Maurice Nouatin ; Joachim Biaou le chargé de mission de la préfecture et le secrétaire général, Joseph Bocco ont demandé aux maires d’user de leurs prérogatives pour doter les domaines publics d’un acte de donation. Ils ont également souhaité que les conflits qui naissent de part et d’autres soient réglés à l’amiable. D’autres points relatifs à l’urbanisation, au lotissement, à la délivrance du certificat administratif, au déclassement de la forêt classée de Dassa et à la délivrance des cartes d’identité nationale ont été évoqués.

Zéphirin Toasségnitché (Br. Zou/Collines)

Majorité autour du chef de l’Etat:L’Umpp inspirée par les mécontents des Fcbe

Le désir du chef de l’Etat de s’installer dans une certitude avant d’affronter les élections présidentielles de 2011 lui donne l’idée de se racheter devant les mécontents des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). En créant l’Union pour la majorité présidentielle plurielle (Umpp), il espère que ceux-là se réclameront de cette dernière initiative. Une perspective qui n’est