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avril 30, 2009

Après sa démission du G13: Le retour festif de Rachidi Gbadamassi divise les députés Fcbe

L’ex député du G13 Rachidi Gbadamassi retournerait dès ce jour au bercail après quelques jours de séjour en France. Une réjouissance festive se préparerait dans le camp des Fcbe pour l’accueillir à son arrivée. Et des dispositions seraient déjà prises pour ces festivités. Mais des poches de résistance seraient enregistrées dans le rang de la grande famille des Fcbe puisque, certains députés de ce camp politique s’opposeraient déjà à l’organisation d’une telle réjouissance à son profit. Cette question suscite déjà de vives polémiques entre députés Fcbe Puisque, selon les opposants à cette initiative, pour quelles raisons une réjouissance sera organisée pour Rachidi Gbadamassi? Cette situation, croient t-ils savoir, peut engendrer des frustrations et des mécontentements dans la famille Fcbe. Pour d’autres, Rachidi Gbadamassi n’était même pas d’une part Fcbe de souche et d’autre part ils se demandent quelle différence il existe  entre lui et d’autres députés de l’opposition qui l’ont précédé? Pourquoi alors n’y avait-il pas eu de telles réjouissances?
Dans tous les cas, quel serait alors la marque qui serait imprimée ce jour au retour de Rachidi Gbadamassi. Pour l’instant, ces anciens alliés du G13 gardent toujours le mutisme face au séisme qui secoue leur formation politique. On se rappelle que les responsables du bureau politique de l’Upr auquel il appartient prendraient des dispositions pour l’éjecter du parti. Outre cet aspect, on s’interroge sur le sort réel qui lui sera réservé dans les prochains jours. Quel sera le nouveau point de chutte de Rachidi Gbadamassi? Pour l’instant les signes avant coureurs indiquent qu’il sera accueilli dans les bras des Fcbe. On se rappelle encore la procuration qu’il a donné au député Fcbe Amadou Taiyo dans le cadre du vote du rapport d’activités du président Mathurin Nago et les faveurs dont les Fcbe bénéficient actuellement de sa part ainsi que des aveux qu’il aurait fait dans une certaine presse faisant état de ses nouveaux alliés de la Fcbe.

Ismail Kèko
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  30/04/09

Tragédie au CEG de Tori-Bossito : Une élève poignarde à mort sa camarade pour un professeur

Le collège d’enseignement général de Tori-Bossito a connu un drame, mardi 28 avril dernier. Il s’agit d’un acte excessif de jalousie entre une élève de la classe de 6eme et une autre de la classe de 4eme, à cause d’un professeur recruté dans le registre du service militaire d’intérêt national. Les populations de la localité de Tori-Bossito sont toujours sous le coup de l’émoi. En effet, au Collège d’enseignement général de Tori-Borissito, le mardi 28 avril 2009, deux élèves se disputent à cause d’un professeur recruté dans le cadre du service militaire d’intérêt national. L’élève en classe de 6eme, visiblement folle amoureuse s’en est pris à une autre élève de la 4eme qu’elle soupçonne de vouloir lui arracher son « fiancé ». C’est au cours de la dispute qui s’en est suivie que la jeune fille de la classe de 6eme a pris une paire de ciseaux qu’elle planta dans la poitrine de sa rivale, alors que cette dernière se défendait de ne rien avoir avec son amoureux de professeur. Malheureusement, le coup fut fatal et elle passa de vie à trépas. La meurtrière est actuellement dans les mains de la brigade de gendarmerie et la victime à la morgue.

Matini MARCOS
Journal AUBE NOUVELLE  30/04/09

Séance plénière ce jour à l’Assemblée nationale: Menaces sur l’étude des rapports relatifs à la Lépi

Les députés entament dès ce jour l’examen de certains rapports relatifs à l’examen de la proposition de loi sur l’organisation du Rena et l’établissement de la Lépi et celui relatif à la proposition de loi dérogatoire visant la mise en place de la Lépi. Mais des rumeurs persistantes font état de ce que des menaces planent sur l’examen de ces dossiers en plénière. Les députés des groupes G et F sont depuis quelques temps sur pied de guerre pour la simple raison que leurs collègues des Fcbe seraient sur le point de se tailler ces différentes lois sur mesure. A cet effet, des députés  de l’opposition ont tenu  la semaine dernière une réuni­on secrète pour définir les modalités pratiques et les contours à cerner pour ne pas se faire piéger au cours de l’étude de ces textes de loi. Cette méfiance dans  chaque camp amène déjà certains observateurs de la classe politique à prédire le climat tendu qui pourrait régner ce jour au sein de l’hémicycle. Les députés des G et F menacent même de boycotter l’examen des dites lois si éventuellement leurs collègues de la mouvance tentaient de tirer le drap de leur côté avec la majorité probable dont ils pourraient disposer  au parlement.
En effet, selon des  indiscrétions, tout serait mis en oeuvre pour que la Lépi puisse être étudiée en faveur  du pouvoir en place. L’opposition, ne voulant pas se faire piétiner, voudrait donc prendre toutes les dispositions utiles pour que l’étude de cette loi se fasse sans discrimination. Le lundi dernier, les députés avaient étudié dans une ambiance bon enfant le rapport concernant le projet de loi relatif à la protection des données à caractère personnel en République du Bénin. Une loi qui servira de socle pour l’organisation du Rena (recensement électoral national approfondi) et l’établissement de la Lépi (liste électorale permanente informatisée) dans le cadre des prochaines élections législatives et présidentielles de 2011.

Ismail Kèko
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  30/04/09

Le droit de parler, le devoir de se taire

La sagesse des nations nous l’enseigne : « Si ce que tu as à dire n’est pas plus important que le silence, alors tais-toi ». Précieuse leçon de vie qui fixe les conditions à réunir, les exigences à observer si l’on veut prendre la parole ou si l’on se veut porteur d’une parole, de la parole publique notamment. Car l’arène publique bruit de discours multiples et divers, sans que ceux qui l’animent, en tenant ainsi le crachoir, aient toujours une claire conscience de leur responsabilité. Pourquoi des acteurs de premier plan qui avaient eu longtemps le privilège, dans l’espace public de notre pays, de capter l’intérêt et l’attention de leurs compatriotes, se taisent-ils soudain ou perdent-ils subitement la voix ? N’ont-ils plus rien à dire qui soit plus important que le silence ? Ont-ils jamais eu quelque chose à dire qui soit vraiment important ? Ne sont-ils pas plus importants dans le silence que dans la parole ?
En observant notre scène publique, il y a des cas de silence qui troublent. Ces cas ne peuvent manquer d’interpeller, de nourrir  la réflexion en vue de cerner la dialectique du silence et de la parole, deux pôles d’une seule et même réalité qui n’est que la vie. Car il vaudra toujours mieux se tailler la réputation de quelqu’un qui tient parole ou qui n’a qu’une parole que de se mettre sous la tutelle de la loi du silence ou de se commettre à la conspiration du silence, toutes postures pas très catholiques et qui cachent quelque chose.
Le premier cas qui nous vient à l’esprit, dans ce jeu subtil de la parole et du silence, c’est celui de Lionel Agbo. Nous avons affaire à un homme de la parole, au sens bambara de maître de la parole. C’est toujours un régal d’entendre cet homme dont l’atout maître sur la scène publique, dans l’arène politique, demeure sa grande capacité à dire et à bien dire.

Il fut alors l’un des tout premiers jeunes Béninois à tutoyer la fonction présidentielle en se portant candidat à l’élection de 1996. Il fut aussi chef de parti politique lancé à l’assaut du pouvoir d’Etat. Les consommateurs des produits GSM ne sont pas prêts d’oublier qu’il fut leur défenseur le plus constant et le plus éloquent.

Avec ces différentes casquettes,  l’homme avait une arme redoutable, sa parole qu’il avait des raisons de croire plus importante que le silence, synonyme, dans le cas d’espèce, d’indifférence voire de trahison. Il avait le sentiment d’être en mission et portait sa parole comme une récade, du nom de cette petite canne qui servait de sauf-conduit aux émissaires des rois de l’ancien royaume du Danhomê.

 Mais depuis, plus rien. L’homme semble avoir disparu, corps et biens, dans l’océan d’un immense silence. Les héros sont-ils fatigués ou ont-ils donné leur langue au chat ? Qui a pu faire taire celui qui a laissé  ainsi et depuis orphelins les consommateurs des produits GSM ?

Le deuxième cas est celui de Roger Gbégnonvi. Comme membre en vue de la société civile, il était une étoile qui brillait dans le vaste ciel. Au vrai, l’homme incarnait  les aspirations et les attentes  du plus grand nombre de nos compatriotes. Et il savait les exprimer par sa plume enchantée,  par sa verve intarissable. Il était présent sur tous les fronts, visible sur tous les médias, nanti d’une parole forte, parfois inspirée, toujours engagée.

Tout d’un coup, l’homme bascula, rentra au gouvernement. Mais aussi dans des liens de solidarité qui réduisent forcément les marges de manœuvre. Mais encore dans des complicités de pouvoir qui imposent naturellement une certaine obligation de réserve. L’ancien militant de la société civile marquait désormais le pas derrière l’homme politique avant qu’il ne s’essoufflât et que sa voix ne s’enrouât. On ne peut servir deux maîtres …

Ce dédoublement désormais difficile, a pour résultat une parole embrouillée, sur l’image brouillée d’un homme qui s’est condamné à se débrouiller, vaille que vaille, pour sauver,  en termes de crédit personnel, ce qui peut encore l’être.

En vérité, la dialectique de la parole et du silence, dans toute société, procède toujours par catégorisation, en déterminant différents types de citoyens. Il y a, d’une part, ceux qui n’ont plus rien à dire, ayant épuisé le registre de leur discours. C’est justice qu’ils se taisent ou qu’ils se contraignent au silence. A cours de munitions, le chasseur doit renoncer à la chasse et rentrer à la maison. Il y a, d’autre part, ceux qui ont encore quelque chose à dire, mais qui payent ou qui se rachètent désormais par le silence le fait d’avoir eu à trahir leur parole. Pour dire que la parole est à l’image de l’huile qui, renversée,  ne se ramasse plus. Il y a, enfin, ceux qui n’ont jamais rien dit de bon et dont le silence a quelque chose de bon, a valeur, pour eux-mêmes, d’un remède salvateur. Si la parole est à exiger comme un droit, le silence est à prescrire comme un devoir.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du30 avril 2009 

Les députés sous le saoul de la LEPI

Ce jeudi matin, s’ouvre à l’Assemblée nationale l’étude des propositions de lois sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). C’est un acte législatif majeur dans la mise en place de la nouvelle réforme électorale susceptible de garantir plus de transparence à nos élections. Hélas, depuis 1998 (deuxième législature) que cette idée a été lancée, les parlementaires béninois l’ont toujours renvoyée aux calendes grecques, préférant édicter à la veille de chaque élection des lois électorales générales ou spécifiques Aujourd’hui, les choses semblent avoir évolué avec l’engagement manifeste de l’Exécutif à faire aboutir, au plus vite, cette réforme politique et qui l’a d’ailleurs remise au goût du jour. Reste alors la partition du législateur qui doit doter celle-ci d’une base juridique. C’est à ce niveau que le bât blesse. Entre la profession de foi (foi de politicien) et les blocages factices, les députés de la cinquième législature ont fini par se faire dévoiler. Sous le coup de diverses pressions, la Lépi quitte sa position de queue dans l’ordre du jour pour devenir le sujet principal de cette première session ordinaire de l’année 2009. Seulement, elle n’est pas au bout de ses peines. Des écueils pour son adoption subsistent encore et sa seule évocation en plénière suffit pour saouler nos députés, échauffe les cœurs pour finir par être renvoyée sine die. C’est pourtant ce qui risque de se passer ce jour à l’hémicycle. Tout comme il faille aussi redouter les boycotts stratégiques qu’induit la quête effrénée de la majorité sur des considérations de l’arithmétique. A l’étape actuelle, toute reculade à propos de la Lépi paraît presqu’impossible et toute la société a les yeux rivés sur les élus du peuple. Mais au regard de l’excitation politique qui agite cette réforme, il vaut mieux ne jurer sur rien. Le sort de la Lépi dépendra de la géométrie parlementaire qui ne finit de varier, sous l’effet du saoul de cette réforme politique.

Bernadin MONGADJI
Journal AUBE NOUVELLE  30/04/09

MALANVILLE: Les troubles ont repris hier

De bonnes sources, Malanville a encore connu hier mercredi des moments difficiles comme c’était d’ailleurs le cas mardi dernier. Des individus désignés comme étant des partisans de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), ont fait irruption dans les locaux de la mairie et ont empêché les agents de travailler. Il les auraient même fait sortir de leurs bureaux et procéder par endroits à des actes de vandalisme Les manifestants exigeaient la démission du maire, Bako Issiaka, issu du G13. Il se serait fait élire grâce à des voix de conseillers Fcbe qui seraient majoritaires au sortir des dernières élections municipales et communales. Ils expriment ainsi leur frustration. L’intervention des forces de l’ordre n’aurait pas permis de maîtriser les manifestants. Un policier aurait même été blessé. Malanville ressemblait hier à une ville morte, la plupart des administrations publiques et le commerce ayant , par mesure de prudence, fermé.

Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 30/04/09

avril 29, 2009

Madagascar : arrestation du Premier ministre nommé par Marc Ravalomanana

Manandafy Rakotonirina, le Premier ministre désigné du président évincé de Madagascar, Marc Ravalomanana, a été arrêté mercredi par des militaires loyaux au régime d’Andry Rajoelina. Un groupe d’une vingtaine de soldats l’a intercepté à l’hôtel Carlton, à Antananarivo, où il avait établi son quartier général pour défier la Haute Autorité de transition (HAT).

Commune de Savalou: Tension entre le roi Gbaguidi Tosso II et la mairie

Plus rien ne va désormais entre la mairie de la commune de Savalou et le roi Gbaguidi Tosso II de la localité. Entre eux, il n’y a dorénavant qu’un simple bulletin de vote. Ils ne parlent plus le même langage, et ont tous du venin dans la bouche. A l’origine, une affaire domaniale. Le maire de la localité a pris un arrêté communal portant attribution du domaine qui abritait l’ancien centre artisanal de la localité situé en plein cœur de la ville à la Bank Of Africa Bénin pour l’implantation de son agence. Ce qui n’est pas du goût du roi Gbaguidi Tosso II qui fait feu de tout bois pour faire annuler cette décision. Le maire persiste et le roi conteste. La tension est montée d’un cran au point où le pire est à craindre, puisque les partisans des deux camps sont sur pieds de guerre. Aucun d’eux ne veut faire de concession.
Chacun est campé sur sa position. De plus en plus, les forces de l’ordre de la région reçoivent des informations selon lesquelles des troubles à l’ordre public serait en préparation. «Les dernières informations font état de ce que des soulèvements populaires sont en vue. Nous avons déjà tenu informer les autorités compétentes qui ont donné leur accord pour que des mesures préventives conséquentes soient prises. Nous surveillons les mouvements des deux camps opposés, afin de contrer d’éventuelles velléités offensives », a indiqué un haut responsable de la gendarmerie nationale sous le couvert de l’anonymat. « Les agissements du roi ne vont pas nous amener à revenir sur notre décision. Elle est prise par l’autorité compétente et s’impose donc à tous. Nous n’allons pas céder face à ses menaces », a déclaré un élu communal joint au téléphone et qui a requis également l’anonymat. Du côté du roi, il n’est pas aussi question de baisser les bras. Ses partisans entendent tout mettre en œuvre pour contraindre les autorités communales à revoir leur copie. Devant cette situation, il urge que les ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation prennent leurs responsabilités, en vue d’éviter à Savalou une situation de crise inutile.

HOUNGBADJI Léonce
Journal L'OPTION INFOS  29/04/09

Course à la Haac, 4ème mandature: Lancement de la campagne électorale ce jour

La Commission Electorale Autonome chargée de l’élection des trois représentants des professionnels des médias à la quatrième mandature de la Haac lance officiellement ce jour la campagne électorale au titre de ces élections. La cérémonie se déroulera à la Maison des médias « Thomas Mégnassan », à 16 heures très précises. Conformément à la Décision N°-002-09/As de l’Assemblée spéciale des Uni­ons professionnelles des médias du Bénin, « la campagne électorale dure quinze (15) jours et s’achève la veille du scrutin à zéro (00). Les candidats régulièrement inscrits sont autorisés à organiser des réuni­ons électorales. Les réuni­ons électorales sont libres. Toutefois, elles ne peuvent être tenues sur les voies publiques sans autorisation de l’autorité administrative compétente. Les manifestations et rassemblement électoraux se déroulent conformément aux dispositions légales en vigueur. Les pratiques publicitaires à caractères commercial, les dons et libéralités ou les faveurs administratives faits à un individu, à une association, à un organe de presse quelconque à des fins de propagande pouvant influencer ou tenter d’influencer le vote sont et restent interdits. L’utilisation des attributs, biens ou moyens de l’Etat ou d’une Association aux mêmes fins est interdite. Les candidats peuvent utiliser tout moyen de communication dans le respect des lois en vigueur. Aucune institution politique ni autorité politico-administrative, ni organisation non gouvernementale nationale ou internationale ne doit interférer, de quelque manière que ce soit, dans les élections organisées par les présentes dispositions, sous peine d’entacher de nullité l’élection du candidat concerné ».

Léonce HOUNGBADJI
Journal L'OPTION INFOS  29/04/09

Les critiques seraient actuellement vives contre l’ancien maire de la ville des « Kobourou ». Les militants et sympathisants de ce regroupement politique ne s’expliquent pas la séparation de Rachidi Gbadamassi de ses amis politiques tels que Issa S

Les soulèvements sociaux qui secouent, depuis quelque temps, le régime du changement sont loin de se calmer. Et pour cause ! Les travailleurs de la Fonction publique, dans une déclaration du secrétaire du Syntra/MFPT, Marcelin Sassè, ont  tenu hier un sit-in renouvelable jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Les manifestations ont eu lieu dans les locaux de leur ministère de tutelle. Et c’est par des chants, danses et slogans scandés à l’endroit des responsables compétents du ministère que les travailleurs ont crié leur ras le bol. L’objectif de la mobilisation du Syntra/Mfpt est d’obtenir du ministère et par conséquent du gouvernement une meilleure condition de vie de travail. En effet, ils réclament l’application sans délai du décret relatif à la délocalisation de l’usine de fabrication du ciment située à proximité du ministère émet des fumées, cancérigènes donc toxiques à la santé, à en croire les manifestants .
Entre autres revendications, ils exigent le paiement des primes de motivation, la démission de la directrice chargée de la programmation prospective qui, selon eux, serait  à l’origine du blocage des nominations relatives aux directeurs de cabinet. Ils ont, à l’occasion, adressé également une mise en garde au directeur des ressources financières qui, toujours selon eux, agirait avec légèreté dans l’exercice de ses fonctions. Leurs doléances ont été remises au directeur de cabinet du ministère qui a exhorté les travailleurs à la patience. Il   a été purement et simplement hué par ces derniers.

Simplice Ahouandjinou ( Stag)
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  29/04/09

Après la démission de Rachidi Gbadamassi du G13 : Le député Léon Ahossi appelle les militants au calme

La démission de l’honorable Rachidi Gbadamassi du G13 continue de susciter des réactions au sein de l’opinion, en l’occurrence à Parakou. Dans un entretien téléphonique, hier mardi, sur Golfe Fm, le député Léon Ahossi est revenu sur la situation tout en appelant les militants et sympathisants du G13 au calme. L’environnement politique serait détérioré à Parakou suite à la démission de Rachidi Gbadamassi du G13. Les critiques seraient actuellement vives contre l’ancien maire de la ville des « Kobourou ». Les militants et sympathisants de ce regroupement politique ne s’expliquent pas la séparation de Rachidi Gbadamassi de ses amis politiques tels que Issa Saley, Cyriaque Domingo, Edmond Agoua, Arifari Bako et consorts. L’honorable Gbadamassi aurait trahi le principe du groupe qui sous-tend le G13. Ils se prépareraient à prendre la défense de leur regroupement politique en vitriolant et en marchant contre Gbadamassi. Face à ces menaces, le député Léon Ahossi plaide en faveur de son désormais ancien collègue politique. A travers son entretien téléphonique, hier, sur Golfe Fm, le député a estimé que son ex-collègue Rachidi Gbadamassi a beaucoup fait pour l’image et la visibilité du G13. « Il a fait connaître et grandir notre regroupement commun », a-t-il dit. La démission de Gbadamassi, loin d’être interprétée comme un acte de trahison comme se plaisent à le dire certaines personnes, relève d’une décision personnelle qui engage toute la responsabilité de Rachidi Gbadamassi. Au lieu de verser dans les insultes ou des critiques mécréantes contre le désormais ex-membre du G13, Léon Ahossi a tenté de comprendre l’attitude de l’homme et appelle les militants et les sympathisants du G13 au calme. Car, selon lui, tout n’est pas encore perdu pour leur regroupement politique, le G13.

Serge-David ZOUEME
Journal AUBE NOUVELLE  29/04/09

Descente de l’Ige à la mairie de Cotonou : Panique et effroi chez les Soglo

Depuis le lundi dernier, l’Inspection générale d’Etat(Ige) dirigée par Alidou Koussé séjourne à la mairie de Cotonou, antre des Soglo pour contrôler la gestion surtout financière de cette municipalité. Cette mission de l’Ige qui est dans l’ordre normal des choses, ne devrait pas faire paniquer les responsables de la ville de Cotonou si les choses étaient faites dans les règles de l’art. De quoi ont peur les responsables de la municipalité de Cotonou ? C’est la question que l’on est en droit de se poser après le tollé qu’a suscité l’arrivée de l’équipe d’Alidou Koussé à la mairie de Cotonou. En effet, dans le souci du contrôle de la gestion financière des communes à l’ère de la décentralisation, Alidou Koussé et ses hommes séjournent à l’hôtel de ville de Cotonou depuis le lundi dernier. Mais, il a suffi de cela pour que la panique s’empare des Soglo et que la presse s’en mêle avec des titres aussi incendiaires les uns que les autres. Au-delà de la polémique inutile entretenue par les Soglo, il est à noter que la mission de l’Ige est une mission républicaine qui fait partie de ses attributions, celle d’auditer et de contrôler la gestion financière et comptable des sociétés et offices relevant de l’Etat. Cette mission est comparable à celle de l’Inspection générale des finances(Igf) et à celle de l’Inspection générale du ministère( Igm) qui peuvent à tout moment débarquer dans une structure étatique ou dans un ministère pour contrôler la bonne gestion des ressources financières mises à leur disposition. Les communes du Bénin qui sont à leur deuxième mandature de l’ère de la décentralisation ont bénéficié des fonds publics depuis la première mandature sans avoir fait la lumière sur la gestion de ces fonds. Le gouvernement du changement à son arrivée, ayant fait l’option de continuer à accompagner toutes les communes du Bénin, a décidé de voir clair dans la gestion des fonds préalablement mis à la disposition des communes. C’est dans ce contexte qu’il faut placer la descente de l’Ige à la mairie de Cotonou. Ce n’est pas la peine de voir en cet acte, une chasse aux sorcières ni une guerre ouverte contre qui que ce soit. Il faut simplement voir en cet acte, le souci de bonne gestion des ressources du contribuable béninois. D’ailleurs, si les autorités de la municipalité de Cotonou n’ont rien à se reprocher quant à leur gestion, elles n’ont pas de raison de paniquer et de voir en cet acte une persécution du régime en place. Ce qui est paradoxal dans l’attitude des Soglo, c’est qu’ils savaient que l’Ige viendrait tôt ou tard puisqu’elle a commencé son travail dans d’autres communes qui ont reçu l’équipe de Alidou Koussé sans en faire un drame ni ameuter la presse comme l’a fait la commune chère aux Soglo. Dans ces conditions, qu’est-ce qui dérange ? Est-ce la période ou la façon ? En tout cas, au-delà de toutes considérations, il est à noter que le contrôle qu’effectue en ce moment l’Ige dans toutes les communes du Bénin est une exigence des bailleurs de fonds qui n’entendent plus investir leur argent sans voir comment il est géré. Pour l’heure, l’Ige n’a pas encore fait cas de malversation ni de gestion opaque. Que les autorités de la plus grande municipalité du Bénin se calment et gardent la tête sur les épaules et laissent surtout l’équipe de Alidou Koussé faire son travail dans les règles de l’art. Si elles ont le sentiment d’avoir bien géré, alors il n’y a pas de quoi paniquer.

Edgar GNIMAVO
Journal AUBE NOUVELLE  29/04/09

Crise dans l’Undp de Zinsou

Le communiqué signé de M. Gbètoyénomon de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) pour fustiger les comportements au sein du G 13 n’a pas reçu le même écho au sein des militants.

Interrogés, les députés du parti de l’ancien président Emile Derlin Zinsou ne se retrouvent pas dans le message qui porte le nom de leur formation politique. Selon le député Léon Comlan Ahossi par exemple, c’est un groupe de militants qui s’est réuni sans le consentement des autres pour faire publier ce communiqué dont ils seront les seuls à en assumer les responsabilités. Idem pour un autre qui affirme avoir entendu parler d’une certaine grogne à la base. Ce sont certains cadres du partis qui n’ont jamais profité d’un mandat électif qui s’agitent. On cite dans cette vague, l’ancienne conseiller du président Mathieu Kérékou à la moralisation de la vie publique Dame Anne Adjaï Cica, le président en exercice du parti Claude Codja, le signataire du communiqué et certains de leurs collègues fatigués de jouer les seconds rôles. Il faut préciser que le président en exercice de l’Undp, Claude Codja est le doyen de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’ Abomey-Calavi. C’est lui qui a remplacé le président de l’Assemblée nationale le professeur Mathurin Coffi Nago quand celui-ci a été porté au perchoir. La crise à l’Undp n’est qu’à ses débats et il faut s’attendre à des rebondissements. Déjà, les députés fâchés de la publication de ce communiqué affirment que le président d’honneur Emile Derlin Zinsou est autant déçu comme eux et pourrait être amené à réagir dans les heures à venir.  

Jean-Christophe Houngbo (Br : Ouémé/ Plateau)

avril 28, 2009

Après la démission de Gbadamassi : L’alliance Fcbe divisée à Parakou

L’alliance Fcbe est divisée à Parakou après la démission du député Rachidi Gbadamassi du G13. Pendant que les uns s’attellent à préparer l’arrivée du député démissionnaire en grand pompe, d’autres multiplient les rencontres sur les attitudes à tenir vis-à-vis de lui...L’alliance Fcbe est divisée à Parakou après la démission du député Rachidi Gbadamassi du G13. Pendant que les uns s’attellent à préparer l’arrivée du député démissionnaire en grand pompe, d’autres multiplient les rencontres sur les attitudes à tenir vis-à-vis de lui. C’est désormais des nuits blanches pour plusieurs politiciens proches du Dr Yayi Boni à Parakou depuis l’annonce de la démission de l’honorable Rachidi Gbadamassi. Certains barons de Fcbe soutiennent le député démissionnaire tandis que d’autres affichent leur méfiance.
Depuis l’organisation des manifestations commémorant le 42ème anniversaire de la mort de Abdoulaye Issa à Parakou, la famille politique proche du Chef du l’Etat a désormais deux têtes à Parakou. Pour les uns et les autres, l’arrivée de Rachidi Gbadamassi dans la mouvance constitue un obstacle pour leur position aux côtés du Dr Yayi Boni. Depuis les dernières législatives, ces deux camps utilisent chacun plusieurs astuces pour prouver sa loyauté vis-à-vis du Dr Boni Yayi au détriment de l’autre camp. Seule la présence ou les instructions du Chef de l’Etat les amène à travailler partiellement ensemble. Aujourd’hui, ils doivent travailler avec l’honorable Rachidi Gbadamassi qui a toujours été leur bête noire, celui qui leur a toujours donné de l’insomnie à chaque fois qu’il met pied à Parakou. Depuis l’annonce de sa démission un camp s’attèle déjà à accueillir Rachidi Gbadamassi en héros à Parakou. Selon des sources proches de ce camp, l’arme efficace pour casser le camp d’en face est arrivée. Car lors de l’élection du maire de Parakou, l’honorable Rachidi Gbadamassi a pesé de tout son poids en collaborant avec les ténors de ce camp. Aujourd’hui, le mariage se fait sans autre forme de négociations. Les responsables des groupements de femmes et de jeunes proches de ce camp se sont rencontrés le week-end dernier pour décider de la conduite à tenir. De l’escorte de prestige des cavaliers aux conducteurs de taxi-moto, en passant par les danses folkloriques, rien ne sera laisser au hasard pour fêter la victoire de ce camp. Une victoire qui ternit l’ambition de la candidature d’un des leaders de l’autre camp aux prochaines élections législatives. Cet homme qui a un pouvoir financier remarquable a toujours servi les intérêts du Dr Yayi Boni. Actuellement, les alliés de ce camp multiplient les rencontres pour se préparer à faire face à cette réforme concurrentielle. Une situation qui n’arrange pas toujours les choses pour le chef de l’Etat à Parakou.

Venceslas OLOWO (Borgou-Alibori)
Journal LE MATIN  28/04/09

Un premier pas vers la Lepi

La loi sur la protection des données à caractère personnel au Bénin a été adoptée à l’unanimité des députés hier à l’Assemblée nationale. En effet, trois points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette séance plénière. Il s’agit en plus de la loi sur la protection des données à caractère personnel, de l’examen du rapport sur la proposition de loi relative à l’organisation du Recensement électoral national approfondi (Rena) et à l’établissement de la Lépi et enfin, l’examen du rapport sur la proposition de loi dérogatoire visant la mise en place de la liste électorale permanente informatisée (Lépi). Après la présentation du rapport de la commission des lois, faite par le député Hélène Kêkê, président de la commission des lois, plusieurs interventions ont permis de rentrer dans les implications diverses de cette loi qui organisent un domaine très sensible qui relève de la protection des données à caractère personnel au Bénin. Il s’agit d’un texte de 68 articles repartis en 7 chapitres prévoyants des amendes allant jusqu’à 10 millions aux contrevenants de cette loi. La question qui a aussi retenu l’attention des députés est celle du statut financier de la commission devant conduire les opérations inhérentes à la protection de ces données à caractère personnel. Là-dessus, des points de vue divergents ont été exprimés avant que le consensus ne soit établi autour de la règle de la comptabilité publique qui doit gouverner la gestion des fonds au sein de cette commission. Il ressort que trois députés, une personnalité désignée par le gouvernement, deux ingénieurs informaticiens, deux magistrats d’au moins 10 ans d’expérience, un membre de la chambre des comptes de la cour suprême, un avocat et un membre du Conseil économique et social (Ces) auront à siéger au sein de ladite commission. Le député Chabi Sica a soulevé la question d’un décret d’application de cette loi. La réponse a été claire de la part de la commission présidée par l’honorable Hélène Aholou Kêkê. Là-dessus, la loi ne prévoit pas cette disposition. Les interventions de la présidente de la commission et celles du garde des sceaux, ministre de la législation et des droits de l’hommes, porte-parole du gouvernement Victor Topanou, accompagné de son collègue Baba Bodi, chargé des relations avec les institutions ont permis d’en venir à l’adoption de ce texte qui a gagné dans son ensemble l’assentiment des élus du peuple. Les députés se retrouvent sur proposition du président Mathurin Nago le jeudi 30 avril prochain pour la suite de la séance plénière ainsi suspendue afin d’aborder les deux autres points inscrits à l’ordre du jour et qui sont très importants dans le processus de la réalisation de la Lépi. On peut déjà espérer que le processus est ainsi enclenché pour doter le Bénin de la Lépi , avec l’assurance d’une adhésion sincère des députés de mettre en œuvre les bases juridiques de cette initiative.

Omer d’ALMEIDA
Journal LE PROGRES  28/04/09

L’Ige à la Mairie de Cotonou:Guerre ouverte contre les Soglo

L’Inspection générale d’Etat est depuis hier lundi 26 avril 2009 dans l’enceinte de la Mairie de Cotonou et pour plusieurs semaines. Au-delà de la simple vérification de routine, la présence de l’équipe d’Alidou Koussé à l’hôtel de ville est perçue comme un acte d’hostilité contre les Soglo. Vérifier la gestion administrative, financière, matérielle et comptable de l’hôtel de ville de Cotonou, tel est l’objet de la descente de l’Ige. Elle a été accueillie par le Sg de la mairie. L’équipe d’Alidou Koussé veut comprendre les conditions d’attribution et d’exécution des marchés publics. En clair, elle veut voir si la gestion de l’équipe municipale dirigée de main de maître par le président Nicéphore Dieudonné Soglo est conforme à l’orthodoxie. Surtout que Cotonou est la capitale économique du Bénin et par conséquent dispose du budget le plus important des 77 communes que compte le Bénin. Vue sous cet angle, la mission de l’Ige Alidou Koussé est la bienvenue.

Après la carotte, le bâton
Lette descente de l’Ige dans l’antre des Soglo n’est pas qu’un simple contrôle de routine. Les observateurs avertis y voient la volonté manifeste de l’appareil d’Etat de rendre la vie dure aux Soglo. Surtout à Léhady Vinagnon Soglo qui est véritablement aux commandes et qui n’est pas encore tomber sous le charme du chantre du Changement. Par ricochet, il veut enquiquiner le Président Nicéphore Dieudonné Soglo. Bien des signes montrent à souhait cette hargne du régime d’en découdre avec les Soglo. D’abord, l’équipe de Alidou Koussé a « débarqué » à la mairie hier aux environs de 17 heures sans crier gare. Et ce, bien qu’il existe un cadre de concertation entre l’Etat central et la mairie. Par ailleurs, entre le chef de l’Etat Yayi Boni et le président Nicéphore D. Soglo, il existe tacitement un gentleman’s agreement. Si le pouvoir avait le souci de respecter un tel accord, l’Ige ne pouvait jamais atterrir de cette façon là à la mairie. Puisque, c’est un secret de polichinelle que l’Ige est placée sous l’autorité directe du président de la République. C’est pourquoi d’aucuns pensent qu’après l’échec de toutes les manœuvres utilisées par le pouvoir pour attirer la Renaissance du Bénin (Rb) dans son giron, il a changé de méthode. Ainsi, le bâton va remplacer désormais la carotte. Le débauchage manqué de membres influents de la Rb à qui on a proposé des portefeuilles ministériels est encore vivace dans les esprits. Le soutien intéressé du gouvernement à la présidente de la Rb, lors de son séjour sanitaire en Afrique du Sud s’inscrit dans le même registre. Après l’échec de ces tentatives mielleuses, le régime du Changement fait des muscles. Il cherche à intimider les Soglo, à les menacer. C’est la lecture qui est faite de la présence de l’Ige à la Mairie de Cotonou. Il se susurre qu’après avoir extirpé l’honorable Gbadamassi du G13, le régime Yayi s’organise pour fragiliser le G4 en cherchant noise aux Soglo. Comment va se faire la réplique du « Baobab » Nicéphore D. Soglo ?

M.T.
Journal LE MATINAL 28/04/09

avril 27, 2009

Wallis Zoumarou sur « Cartes sur table » de Océan Fm :« Je verserai mon sang pour la candidature de Bio Tchané »

Le député membre du G13 Wallis Zoumarou était l’invité ce dimanche 26 avril 2009, sur l’émission « Cartes sur table » de la Radio Océan Fm. Après avoir affirmé que l’opposition constructive que prône l’honorable démissionnaire Rachidi Gbadamassi est utopique avec ce régime, il a affirmé qu’il fera tout pour que la candidature de Abdoulaye Bio Tchané soit une réalité. « Je ne suis pas encore le directeur de campagne de Abdoulaye Bio Tchané, mais vu les dérives du régime du Docteur Yayi Boni, je ferai ce qu’il faut pour susciter la candidature de Abdoulaye Bio Tchané pour les présidentielles de 2011. S’il le faut, je verserai mon sang ». En tenant ces propos ce dimanche 26 avril 2009 sur Océan Fm, l’honorable Wallis Zoumarou entend marteler que la démission de Gbadamassi qui agite la sphère du groupe G13 n’ébranle nullement ses membres qui ont le peuple de leurs côtés. Pour lui d’ailleurs, le départ annoncé de l’honorable vers la mouvance parlementaire n’est pas irréversible et il espère que les morceaux peuvent toujours être recollés avec le démissionnaire. « L’honorable Gbadamassi est à mi chemin entre les deux camps. S’il a des choses qui sont en faveur du peuple et qui rentrent dans le cadre de « l’opposition constructive » dont il parle, il n’a qu’à venir pour qu’on en discute car je suis persuadé qu’il ne pourra pas mener un combat constructif au sein d’un régime aussi autocratique que celui de Yayi Boni », a déclaré Wallis Zoumarou. En tout état de cause, l’honorable dénonce l’utilisation de l’argent public dans le débauchage des hommes politiques sous le régime du Changement. Selon lui, les dérives anti démocratiques et autoritaires du régime n’incitent pas à l’optimisme. « En trois ans, Yayi Boni n’a rien fait. La mécanisation agricole repose sur une mauvaise distribution des tracteurs acquis seulement pour avoir les commissions. Les 600000 tonnes de coton promis se sont limitées à 200000 tonnes et le président passe le clair de son temps à se promener dans les champs et les sociétés, utilisant les deniers publics pour construire des châteaux à Tchaourou et à Djougou », a-t-il déclaré. « Toutes ces raisons ajoutées à l’absence de son dédommagement après l’incendie de sa maison et surtout le refus de voir disparaître mon parti politique au sein des Fcbe qui m’ont conduit à claquer la porte de la mouvance », a-t-il affirmé.

« Le rejet du rapport d’activités de Nago est illustratif du malaise au Parlement »
Concernant le rejet du rapport d’activités du président Nago, l’honorable Walis Zoumarou affirme que cela pose un problème de fond lié à la gestion du président et sur lequel il faut se pencher. « Les raisons de ce rejet ne sont pas à rechercher dans la démission de Gbadamassi car il s’inscrit dans une série de plusieurs autres rapports rejetés », a-t-il expliqué. « Et c’est parce qu’on n’a pas eu la présence d’esprit de mettre dans le bureau de l’Assemblée nationale toutes les sensibilités politiques qu’il est exclusivement contrôlé par la mouvance, obligeant les députés de l’opposition à user de ces moyens », renchérit-il. Pour lui, les députés de l’opposition n’arrivent plus à se faire entendre parce qu’ils sont complètement absents du bureau de l’Assemblée. Ils sont parfois contraints d’utiliser ce dernier recours, regrette t-il.

« Une Lépi taillée sur mesure et une Cour constitutionnelle aux ordres »
Concernant le rôle que doit jouer la Liste électorale permanente informatisée(Lépi) dans le scrutin de 2011, l’honorable Zoumarou affirme que la Lépi n’est la panacée. « C’est juste un plus dans la transparence du scrutin mais elle n’empêchera pas les bourrages de urnes et les annulations des Procès verbaux de dépouillement », argue t-il. Les membres du G13 confie t-il, sont partisans de cette transparence Seulement voilà, il faut que cette Lépi soit confectionnée dans la concertation avec l’ensemble de la classe politique. Il dit par conséquent rejeter une Lépi qu’on veut tailler sur mesure pour permettre au président Yayi Boni de gagner les élections en 2011. Concernant la décision de la Cour constitutionnelle déboutant les députés de l’opposition parlementaire dans le cadre de la désignation des représentants de l’Assemblée à la Haute Cour de justic, l’honorable Zoumarou affirme que cette décision est illustrative d’une Cour aux ordres. D’autant selon lui que la décision s’inscrit dans une série d’autres qui ternissent l’image de cette Cour qui est pouratnt dirigée par d’éminents juristes et professeurs de Droit. et dénonce une Cour constitutionnelle aux ordres du pouvoir. La rupture est consommée et l’honorable Wallis Zoumarou n’entend plus revenir en arrière. « Si le G13 décidait à aller au gouvernement aujourd’hui je ne l’accompagnerai pas », conclut-il.

Calixte Adiyéton
Journal LE MATINAL 27/04/09

Cacophonie au sein de l’opposition : L’Undp de Zinsou se désolidarise du G13 (Que feront les députés Ahossi et Dahissiho ?)

L’opposition, en l’occurrence le G13, n’est pas au bout de ses peines politiques. Après la démission inattendue de l’honorable Rachidi Gbadamassi, c’est l’Uni­on nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) de l’ancien président, Emile Derlin Zinsou, qui se prépare à se désolidariser de ce regroupement politique hétéroclite. A travers un communiqué rendu public par son Bureau exécutif national, l’Undp fustige l’attitude des députés du G13 et déplore la cacophonie qui y règne. Le G13 serait-il sous le coup de la cassure ? Tout porte à y croire. La cacophonie au sein du groupe est manifeste et aucune alternative ne se profile à l’horizon pour arrêter la saignée. Au contraire, des menaces de division pèsent lourdement sur le groupe hétérocycle formé par les députés Issa Saley, Wallis Zoumarou, Léon Ahossi, Edmond Agoua, Cyriaque Domingo et consorts. Les intérêts collectifs qui, à l’origine, avaient motivé la création du groupe semblent se disloquer. A preuve, la démission inattendue du farouche opposant du régime Yayi, Rachidi Gbadamassi. Il a tourné le dos à ses compagnons d’ « infortune » pour rejoindre le camp présidentiel. Cette démission qui, loin s’en faut, est un coup dur pour l’opposition non déclarée vu les échéances de 2011, s’inscrirait dans la vague d’une série de démissions qui se préparent minutieusement au cœur de ce cercle politique. Puisqu’on annonce pour les prochains jours les démissions des honorables Cyriaque Domingo et Edmond Agoua. Mais l’autre coup dur est celui que vient de porter l’Uni­on nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) de l’ancien président, Emile Derlin Zinsou. Deux (2) de ses députés sont membres du G13. Il s’agit des députés Léon Ahossi et Joachim Dahissiho. Mais de plus en plus, on craint que ces honorables virent également. Et pour cause, à la faveur d’une séance ordinaire de l’Undp tenue, le jeudi 23 avril 2003, le Bureau exécutif national du parti a déploré la cacophonie latente au sein du regroupement politique. Il a fait allusion au débat personnalisé sur l’escorte des véhicules d’occasion, à la sortie médiatique de certains jeunes appelés « jeunes G et F » qui auraient pris des positions non concertées et à la déclaration sur un supposé choix d’un candidat du G 13 pour 2011. Autant d’agissements qui violeraient le principe du groupe. La dernière en date est la démission fracassante de l’honorable Rachidi Gbadamassi du G13, confirmant ainsi le dysfonctionnement toujours fustigé au sein du groupe. Au regard de tous ces caprices politiques, l’Undp, à travers un communiqué rendu public, déclare ne pas se reconnaître dans ces agissements contraires aux idéaux du parti. L’Undp s’éloigne ainsi progressivement du G13, rendant du coup la tâche difficile à ses deux députés, membres du G13, mais également à l’opposition non déclarée.

Communiqué de l’Uni­on nationale pour la démocratie et le progrès

A la sortie de son Sixième Conseil National tenu le 21 Février 2009 à Bohicon, l’UNDP dans ses recommandations a entre autres suggéré la restructuration du G 13 et une plus grande concertation pour toutes prises de décisions l’engageant.

Mais force est de constater que les mêmes méthodes font foi au sein du groupe parlementaire G13.

Nous n’en voulons que pour preuve :

- le débat personnalisé sur l’escorte des véhicules d’occasion ;

- la sortie médiatique de certains jeunes appelés jeunes G et F prenant des positions non concertées ;

- la déclaration sur un supposé choix d’un candidat du G13 pour 2011.

La dernière en date est la démission plus que fracassante de l’honorable Rachidi GBADAMASSI du G13 confirmant ainsi le dysfonctionnement toujours fustigé par l’UNPP.

Par ce communiqué, le Bureau Exécutif National de l’Uni­on Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) réuni en séance ordinaire le jeudi 23 avril 2009 déplore cette cacophonie indigne d’une classe politique qui se veut responsable et déclare ne pas se reconnaître dans ces agissements contraires aux idéaux du parti.

Fait à Cotonou, le 23 avril 2009

Jean-Claude CODJIA

Serge-David ZOUEME
Journal AUBE NOUVELLE  27/04/09

Confusion au sein du bloc de l’opposition au Parlement : Trois ténors du G4 méfiants de la RB

Au sein du G4 qui regroupe la Rb, le Madep, le Prd et le Psd, on ne parle plus depuis un moment le même langage. A l’origine, la position ambigüe de certains députés Rb qui laisse entrevoir des accointances avec la mouvance présidentielle. Vu la situation, les autres membres de cette coalition se disent extrêmement préoccupés. Ils envisageraient une rencontre de crise pour interpeller, une fois encore, la présidente du parti, Rosine Vieyra Soglo. On va lentement mais sûrement vers la cassure du G4 à l’Assemblée nationale. Ce sera une réalité avant la fin de cette cinquième législature. Et pour cause. Le comportement suspect des députés Rb. Dans les états-majors des autres partis politiques constituant le G4 à savoir le Madep, le Prd et le Psd, la situation préoccupe et de part et d’autre on réfléchit sur l’éventualité d’une rencontre pour statuer sur le cas Rb. Un responsable du Psd qui a requis l’anonymat à ce sujet, a laissé entendre qu’incessamment sa formation politique se penchera sur la question au cours d’une réuni­on car la Rb commence selon lui, à ne plus respecter la discipline du groupe. En effet, la position de certains députés Rb à l’Assemblée nationale s’apparente à un double jeu. Quand ce n’est pas la Présidente Rosine Soglo, qui s’abstient de voter, ce sont les députés Quenum et Chodaton qui font leur numéro, l’un en donnant une procuration et l’autre en faisant le contraire de ce que ces collègues du G4 ont fait. Cette situation perdure il y a longtemps et pour qui connaît la Rb depuis son origine doit savoir qu’elle est coutumière des faits. Rappelons qu’en décembre dernier, lors du vote du budget, les autres membres du G4 ont crié à la trahison parce que n’ayant pas compris pourquoi Rosine Soglo a demandé de voter pour ce budget. En son temps, l’autre tonitruant membre de l’Assemblée nationale, Epiphane Quenum est monté au créneau pour dire que ce sont plutôt leurs amis d’aujourd’hui et ennemis d’hier qui leur font les coups bas. Cela avait suscité un tollé général mais le mariage de raison a continué au sein du G4 jusqu’à la plénière du vendredi dernier. Au cours de cette plénière consacrée à l’examen du rapport d’activités du Président de l’Assemblée nationale, la discipline du groupe voudrait qu’on vote contre. Mais Rosine Soglo, elle, a préféré s’abstenir. Par contre, elle a voté contre avec la procuration de Quenum qu’elle détenait et cerise sur le gâteau, Chodaton toujours de la Rb, vote pour. Quel désordre, est-on tenté de dire. Tout porte à croire que la Rb est en train de préparer un coup à ses amis du G4 sinon comment comprendre l’attitude de Chodaton qui n’est pas à son premier essai et pourtant sa formation politique n’a pas éprouvé la nécessité de la rappeler à l’ordre. L’attitude de Rosine Soglo est aussi sujette à caution. Tous ces faits mis ensemble, amènent à s’interroger sur l’avenir de ce regroupement politique qui bat de l’aile. En tout cas, cette question fait l’objet de discussions informelles au sein des autres partis constituant le G4. En attendant donc, qu’ils adoptent une position claire et officielle par rapport à la Rb, le bateau dans lequel la Rb et ses ennemis d’hier se sont embarqués peut continuer sa route même si de temps en temps, il tangue.

Edgar GNIMAVO
Journal AUBE NOUVELLE  27/04/09

Conflit entre le roi d’Abomey-Calavi et sa descendance : Le Roi Gbesso Adjiwatonou Alodji II appelle au secours (La reine poignardée hier, hospitalisée à l’hôpital de zone de Ouidah)

Le palais royal d’Abomey-Calavi traverse, depuis un moment, une crise liée à une affaire domaniale qui oppose le roi Gbesso Adjiwatonou Alodji II à sa propre descendance. Cette crise a amené les enfants du roi à chasser leur papa ainsi que la reine du palais royal depuis le 14 avril dernier. N’en pouvant plus, le roi appelle au secours pour calmer les esprits. C’était vendredi dernier à travers une conférence de presse. « Mes propres fils veulent m’assassiner. J’appelle le président de la République, les ministres compétents, les sages et autres personnes à m’aider à résoudre la crise qui secoue actuellement mon palais. Je ne suis pas en sécurité ». Tel est le cri de détresse de Gbesso Adjiwatonou Alodji II, roi d’Abomey-Calavi lors de sa sortie médiatique du vendredi dernier. C’est une situation qui dure depuis peu et qui a dégénéré le 14 avril dernier quand les fils du roi ont fait incursion au palais où il y a eu une chaude empoignade entre le roi, la reine et eux. « Ils ont renversé mon trône, tabassé la reine. Jean-Marie Houansodji, mon fils, m’a giflé et a jeté ma couronne par terre. Ils ont dénudé la reine et lui ont pris ses portables. Ils lui ont cassé la main droite ainsi qu’ils ont brutalisé l’un de mes doigts », s’exprimait le roi en relatant les faits du 14 avril dernier au palais royal d’Abomey-Calavi entre sa descendance et lui. Il ajoutera que trois jours plus tard, pendant qu’il allait voir la reine qui a trouvé refuge dans un hôtel de la place, ses enfants ont intercepté son véhicule dont ils ont dégonflé les pneus, arraché la clef au chauffeur et emporté tous les accoutrements de la reine et les siens qu’il avait rangés dans le véhicule. Ce fut ce jour-là que le maire d’Abomey-calavi a appelé le roi et la reine à vivre au domicile du maire. Il a fallu un conseil des sages et notables de la ville trois jours après leur refuge chez le maire, avant que ceux-ci, le roi et la reine, soient reconduits au palais royal où ils séjournent actuellement. Mais le roi déclare recevoir les menaces de ses fils tous les jours. En effet, tout est parti d’une affaire domaniale. Il s’agit d’une parcelle de plus de 40 hectares, soit 26 fiches de recasement obtenues par le Roi après un procès au tribunal de première instance de Cotonou. Pendant le procès, le roi Gbesso Adjiwatonou Alodji II aurait donné procuration à son fils Claude Houansodji pour le représenter au tribunal. Le dossier vidé, le tribunal a délivré 26 fiches de recasement au délégué du roi. Mais le fils n’aurait pas déclaré à son père que le procès était vidé en leur faveur. Ce fut, semble-t-il, sept mois après le procès que le roi se rendit compte de la vérité. Ce fut le début de la discorde. Les parcelles se situent dans la Zopah.

La reine poignardée hier
La reine poignardée dans l’après-midi d’hier par les enfants du roi au palais royal. Plus de 200 policiers, gendarmes et militaires sont déployés sur le terrain pour sécuriser le palais. Le maire de la commune, Patrice Hounsou - Guèdè s’est rendu sur les lieux après le drame. Le roi fut transféré dans un lieu sûr et la reine évacuée à l’hôpital de zone de Ouidah. Un soulèvement populaire est annoncé contre les enfants du roi. On apprend que trois ministres du gouvernement sont annoncés sur le terrain.

Barnabé HOUNKANRIN
Journal AUBE NOUVELLE  27/04/09

MUSÉE HISTORIQUE D’ABOMEY: 24 millions de francs CFA pour la restauration des sites endommagés après l’incendie

Le ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo a procédé samedi dernier au lancement des travaux de restauration des différents sites du musée historique d’Abomey, trois mois après l’incendie qui a ravagé certaines parties de ce patrimoine. Au total deux tombes de rois et de leurs reines ainsi que des toitures de bâtiments ont été détruits le 21 janvier dernier lors d’un incendie. Le musée historique d’Abomey constitué de douze palais royaux a vu certains de ses sites consumés. Trois mois après ce sinistre, le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales a procédé au lancement des travaux de restauration des différents sites, en présence des élus locaux, des sages et notables d’Abomey ainsi que du directeur de l’Agence de réhabilitation de la cité historique et du représentant du préfet des départements du Zou et des Collines. L’entreprise Calef qui a en charge les travaux a été officiellement investie par le ministère dans sa mission. Ces travaux évalués à 24 millions de francs CFA vont être exécutés dans un délai d’un mois. Maxime Houédjissin, directeur de l’Agence de réhabilitation de la cité royale d’Abomey, plaide pour une livraison du chantier dans les délais tout en tenant à la qualité des ouvrages et à leur durabilité dans le temps. La visite des lieux par le ministre s’est faite suite à plusieurs missions de techniciens du ministère dont Hervé Dagba, conseiller technique aux infrastructures et à la mobilisation des ressources. Ces différentes missions ont permis de constater et d’évaluer les dégâts.
Pour le ministre Galiou Soglo, la sauvegarde et la restauration des palais royaux constituent un pan essentiel de sa mission. Plutot que d’attendre l’Unesco pour un éventuel appui à la restauration desdits sites, le gouvernement, a-t-il indiqué, s’est engagé à prendre en charge le sinistre. Un engagement qui témoigne de la volonté de sauvegarder la mémoire du pays. Il profite pour appeler les populations à éviter les actes de profanation des vestiges du passé et à oeuvrer pour leur pérennité.

Franck Raoul PEDRO
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 27/04/09

Regards critiques sur les trois ans du changement : Célestine Zannou, toujours inconsolable

La candidate malheureuse à l’élection présidentielle de mars 2006, Célestine Zannou était hier l’invitée de l’émission « Zone franche sur Canal 3 ». Par rapport à cette ènième sortie médiatique, rien de nouveau dans le discours de celle qui s’est positionnée depuis peu en farouche adversaire du régime du président Boni YAYI.
Enième sortie médiatique pour Célestine Zannou. La candidate malheuseuse à l’élection présidentielle de mars 2006 s’est livrée à son exercice de prédilection, une fois encore, sur la chaîne privée de télevision, Canal 3. Comme à son habitude, elle a peint en noir le régime en place dont elle se refuse de voir les performances aussi bien économiques que sociales. Pourtant depuis trois ans que de choses ont changé au Bénin ! D’importants progrès au plan des infrastructures urbaines ont été réalisés par le régime en place et pour réduire le taux de pauvreté un programme spécial de microcrédits a été mis en place pour les femmes sur toute l’étendue du territoire national. Aujourd’hui le taux de croissance économique est de près de 6%. Qu’elle n’a donc été la surprise de bien de téléspectacteurs en suivant Célestine Zannou, hier lorsqu’elle agitait le taux de 4% comme celui de la croissance économique du Bénin du changement. De passage à Cotonou le mois dernier, le chef du département Afrique du Fonds Monétaire International (Fmi) a loué les performances économiques du Bénin. Et il a même dit que le taux de croissance du Bénin qui est à plus de 5,6% est encourageant. D’où madame Zanou tient alors ces chiffres. Même les aveugles savent lire et savent que le taux de croissance enregistré lors des régimes antérieurs est évolutif et ascendant. L’ancienne directrice de cabinet de l’ex ministre du plan le Pr Albert Tévoédjrè et du Président Kérékou n’a même pas pu illustrer ces propos. Il est facile de critiquer, a-t-elle reconnu, pour avoir été dit-elle la première à élaborer un programme d’actions du gouvernement. Mais le Bénin d’aujourd’hui n’est plus celui du passé. Tout évolue en fonction des réalités modernes. Le procès du gouvernement en ce qui concerne son projet agricole est aussi excessif. Le président Boni YAYI se montre généralement pragmatique en liant la théorie à la pratique. Célestine Zannou en des termes à peine voilés est revenue sur ses rapports avec l’actuel ministre, Garde des sceaux et porte-parole du gouvernement. Là encore, elle a évoqué un sujet que les Béninois connaissent déjà assez. Il vaut mieux éviter à l’avenir tout ce qui a rapport à la vie privée des gens. Somme toute, le téléspectacteur qui l’a suivie hier ne s’en sort pas édifié outre mesure. Rien de nouveau dans son discours si ce n’est qu’une morbide envie de s’illustrer comme une opposante en quête de sensation. A –t-elle réussi l’exercice ? Chacun appréciera.

Arsène AMETOYONA
Journal AUBE NOUVELLE  27/04/09

Non publication des résultats des audits après trois ans de gestion: Boni Yayi dresse un tapi rouge aux fossoyeurs de l’économie nationale

3 ans déjà que les auteurs des multiples malversations et autres crimes économiques perpétrés sous le régime défunt, continuent de dormir paisiblement sur leurs lauriers. La preuve est la non publication des audits commandités par Boni Yayi au lendemain de sa prestation de serment. Le peuple béninois avait cru, avec l’avènement du régime du Changement, que le glas avait sonné pour les multiples et vertigineux crimes économiques commis dans la gestion des finances publiques au Bénin. Et avec cette décision exceptionnelle de commanditer des audits dans les structures étatiques, le désarroi était total dans le rang des pilleurs de l’économie nationale. Mais après trois ans, ils continuent de vaquer sans crainte de représailles, à leurs activités et certains ont même été appelés à la gestion de la chose publique. Face à ce constat il apparaît que le nettoyage de l’écurie d’Augias voulu par le chef de l’Etat à son avènement n’était qu’un vœu pieu, un pavé jeté dans la marre pour détourner l’attention du peuple afin de cacher ses réelles intentions de marcher sur les mêmes pas que ces pilleurs. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement puisque non seulement, les résultats des audits sont jetés aux oubliettes, mais les auteurs de ces crimes économiques font partie intégrante de la gestion quotidienne des affaires au sommet de l’Etat. Ce n’est certainement pas certains de ses ministres qui diront le contraire. La non publication des résultats des audits est la preuve évidente que la culture du crétinisme dont souffrent certains cadres béninois est le maître mot de la gestion à l’ère du Changement. Le chef de l’Etat au cours de sa prestation de serment, le 06 avril 2006 disait qu’il fallait un changement radical de comportement aussi bien au niveau des cadres que du peuple. Un vœu que ce dernier n’a pas respecté puisque seule la publication des résultats des audits pourrait permettre de situer les responsabilités et d’amorcer un véritable changement au niveau des uns et des autres. A la lecture de cette contradiction, il est évident que la volonté annoncée d’assainir les finances publiques n’est qu’une farce et celle de faire payer les coupables de crimes économiques, une illusion. Les preuves sont nombreuses et on peut aisément citer les cas des députés Luc Da Mata Santana, et Célestine Adjanonhoun tous deux élus sur la liste Fcbe sans oublier le cas de l’ex Dg de la Soneb, Allassane Baba Moussa, tous incriminés par le Fonac dans ses troublantes révélations. Cette situation qui interpelle la conscience du peuple béninois face à la roue de l’histoire sera sans aucun doute, un pion majeur dans le choix du prochain président de la République lors des élections de 2011.

Parfait Oloushé
Journal 24 HEURES AU BENIN  27/04/09

L’Upr annonce des mesures disciplinaires contre Gbadamassi

Suite à la démission de l’Honorable Rachidi GBADAMASSI du groupe parlementaire G13 à l’Assemblée Nationale, Ie Bureau Exécutif National réuni en séance extraordinaire Ie dimanche 26 avril 2009 à son siège, rend publique la déclaration suivante :
• Prenant acte de cette démission de son 3eme Vice-Président du groupe G13 à l’Assemblée Nationale
• Constatant qu’aucun autre membre du Bureau Exécutif National n’est impliqué dans cette action rocambolesque ;

• Précise, qu’il s’agit plutôt d’un acte solitaire hautement planifie pour déstabiliser Ie groupe G13 à l’Assemblée Nationale.
Par conséquent, Ie Bureau Exécutif National réaffirme son soutien indéfectible aux idéaux du groupe G13 et l’exhorte à plus de vigilance. Invite par cette occasion toutes les militantes et militants du parti au calme et à la sérénité habituelle.
Toute fois, vu la gravite de cet acte, Ie Bureau Exécutif National a décide de mettre sur pied par décision N° 006-2009/BEN-UPR/P un comité ad’ hoc disciplinaire compose de cinq (05) membres en vue de la mise en œuvre des dispositions statutaires du parti face à une telle dérive d’un de ses éminents membres.
Le dit comite est compose comme suit :

- Président : M. Claude C. DJANKAKI

- Vice-président : M. Modeste KEREKOU

- Rapporteur : Mme Sainthia LASSISSI

- Membres : M. Ildevert GNIKPO
 : Mme Eleonore AHISSOU
Ce comite devra déposer les conclusions de ses travaux deux (02) semaines au plus tard après son audition.

Présence du chef de l’Etat lors du match Bordeaux-Vannes en France: Quel intérêt pour les Béninois ?

Décidément, le président Boni Yayi ne sait plus comment impressionner ses concitoyens. Sa dernière trouvaille est sa présence aux côtés de son homologue français, Nicolas Sarkozy pour assister à la finale de la coupe de la ligue qui a opposé le club de Bordeaux  à celui de Vannes samedi dernier. C’était sans compter que malgré leur amour pour le cuir rond, il n’en demeure pas que les Béninois sont d’abord préoccupés par le sort qui est fait au football dans leur pays. Encore, qu’ils attendent de comprendre l’intérêt que cela revêt pour eux A grand renfort médiatique les Béninois ont été invités à suivre sur la chaîne de télévision nationale la retransmission du match de football opposant deux clubs français (Bordeaux et Vannes) dans le cadre de la finale de la ligue. La raison principale en était que le chef de l’Etat béninois se trouvait parmi les spectateurs du jour parce qu’invité par Nicolas Sarkozy. Cela suffisait donc que l’on jubile et qu’on applaudisse à se rompre les phalanges que le président béninois est invité à un match de football par son pair français. Considérée dans tous les sens, on ne perçoit aucune pertinence à la chose.  On ne voit pas l’intérêt que cela représente pour les Béninois que la présence de leur président soit un spectateur d’un match en France, soit une fierté pour eux. On ne saurait dire que c’est parce qu’il y a des joueurs Béninois dans les rangs de ces clubs que par fierté, il est allé applaudir leurs prouesses. Les Béninois ne comprennent pas qu’alors qu’il se pose des problèmes sérieux à leur existence, on leur impose un match auquel assiste leur chef à plus de 7.000 kilomètres pendant que les grandes chaînes de télévisions françaises mêmes ne s’en préoccupent pas.
Mais juste parce que leur président suit le match alors eux aussi devraient le suivre au mépris du programme qui leur est habituellement proposé. Mieux, on ressort la fierté que le chef de l’Etat suit un match de football aux côtés de Nicolas Sarkozy, alors que si ce dernier venait aujourd’hui au Bénin, Yayi ne pourrait faire pareil. L’état comateux du football béninois en est la raison. Le championnat est inexistant. Et cela est connu de tout le monde. Le président devrait plutôt s’investir à remettre cette discipline sur les rails (surtout pas ceux de l’Ocbn).  La situation du football béninois seul suffisait pour amener le chef de l’Etat à décliner cette invitation. Malheureusement, la joie de la délégation présidentielle était si grande qu’elle a organisé une gigantesque communication autour de l’événement. Un octogénaire qui a dénoncé la chose, n’a pu s’empêcher de penser aux temps coloniaux. Pour lui, le président béninois n’a servi à autre chose qu’au décor comme l’ont autrefois fait, les gouverneurs coloniaux. Toute chose insupportable pour tout citoyen qui aime véritablement son pays.

Benoît Mètonou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  27/04/09

Célestine Zanou à propos des présidentielles de 2011: « Il est prudent de penser à une alternance… »

Même en évitant d’emprunter à ses auteurs, l’allégorie relative à la nécessité de « changer de chauffeur en 2011 », Mme Célestine Zanou, ancienne directrice de cabinet du président de la République du Bénin, initiatrice d’un groupe de réflexion dénommé « Dynamique du changement : le sens des valeurs », consultante internationale en Paix et Développement et candidate aux élections présidentielles de mars 2006 annonce qu’il est prudent de penser déjà à une alternance. Dans la perspective des élections présidentielles de 2011 en République du Bénin, recommande Mme Célestine Zanou, « il est prudent de penser à une alternance… » Ainsi, estime, Mme Zanou reçue ce dimanche sur l’émission « Zone Franche » de Canal 3 Bénin, « ceux qui disent qu’il faut changer de chauffeur en 2011 sont sérieux en le disant ». Et pour cause ! Beaucoup d’erreurs à l’actif du régime du changement font courir aux Béninois le risque de ne voir aboutir aucune des réformes en quête desquelles le candidat Boni Yayi a été porté au pouvoir en 2006. Il s’agit entre autres des réformes indispensables à une meilleure performance des secteurs de l’énergie électrique, de l’agriculture puis d’une meilleure gouvernance politique et des affaires publiques.
Dans chacun de ces domaines, l’invitée de Brice Houssou et André Dossa dit ne rien voir véritablement bouger si ce ne sont les annonces tous azimut de mesures de gratuité, d’augmentation d’enveloppe, de visites des membres du gouvernement sur le terrain parfois pour des affaires purement techniques comme ce fut encore récemment le cas dans le cadre de l’installation des jeunes dans des fermes agricoles d’Etat en vue d’une relance de l’agriculture. Si dans certains secteurs tels que celui des infrastructures où le gouvernement du changement a poursuivit des initiatives prises par le régime défunt, quelque bouge malgré l’absence d’un programme d’actions, Mme Zanou constate qu’il faut en revanche tout reprendre dans le domaine de la gouvernance politique. Ici, estime-t-elle, le pouvoir plutôt que de privilégier le dialogue avec la classe politique et la sollicitude des citoyens techniquement compétents pour l’aider dans l’exécution de certaines de ses ambitions, préfère procéder par la ruse et des débauchages systématiques semant dans les familles les germes de la division. 

Souleymane Boukari
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  27/04/09

L’Undp boude le G13

L’Uni­on nationale pour la démocratie et le progrès n’approuve pas certaines actions du G13. Elle vient de l’exprimer à travers un communiqué de presse publié ci-dessous.
Communiqué de l’Uni­on nationale pour la démocratie et le progrès
A la sortie de son Sixième Conseil National tenu le 21 Février 2009 à Bohicon, l’UNDP dans ses recommandations a entre autres suggéré la restructuration du G 13 et une plus grande concertation pour toutes prises de décisions l’engageant. Mais force est de constater que les mêmes méthodes font loi au sein du groupe parlementaire G13.
Nous n’en voulons que pour preuve :
* le débat personnalisé sur l’escorte des véhicules d’occasion ;
* la sortie médiatique de certains jeunes appelés jeunes G et F prenant des positions non concertées ;
* la déclaration sur un supposé choix d’un candidat du G 13 pour 2111. La dernière en date est la démission plus que fracassante de l’honorable Rachidi GBADAMASSI du G13 confirmant ainsi le dysfonctionnement toujours fustigé par l’UNDP.
Par ce communiqué, le Bureau Exécutif National de l’Uni­on Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) réuni en séance ordinaire le jeudi 23 avril 2009 déplore cette cacophonie indigne d’une classe politique qui se veut responsable et déclare ne pas se reconnaître dans ces agissements contraires aux idéaux du parti.
Fait à Cotonou, le 23 août 2009
Le président
Jean T. Claude CODJIA

Communiqué du Bureau exécutif National de l’UPR: Suite à la démission de l’Honorable Rachidi GBADAMASSI du groupe parlementaire G13 à l’Assemblée Nationale

le Bureau Exécutif National réuni en séance extraordinaire le dimanche 26 avril 2009 à son siège, rend publique la déclaration suivante :
•Prenant acte de cette démission  de son 3ème Vice-Président du groupe G13 à l’Assemblée Nationale
•Constatant qu’aucun autre membre du Bureau Exécutif National n’est impliqué dans cette action rocambolesque ; •Précise, qu’il s’agit plutôt d’un acte solitaire hautement  planifié pour déstabiliser le groupe G13 à l’Assemblée Nationale.
Par conséquent, le Bureau Exécutif National réaffirme son soutien indéfectible aux idéaux du groupe G13 et l’exhorte à plus de vigilance.
Invite par cette occasion toutes les militantes et militants du parti au calme et à la sérénité habituelle.
Toute fois, vu la gravité de cet acte, le Bureau Exécutif National a décidé de mettre sur pied par décision N° 006-2009/BEN-UPR/P un comité ad’ hoc disciplinaire composé de cinq (05) membres en vue de la mise en œuvre des dispositions statutaires du parti face à une telle dérive d’un de ses éminents membres.
Le dit comité est composé comme suit :

 Président  : M. Claude C. DJANKAKI
 Vice-président : M. Modeste KEREKOU
 Rapporteur : Mme Sainthia LASSISSI
 Membres  : M. Ildevert GNIKPO
Mme Eléonore AHISSOU
Ce comité devra déposer les conclusions de  ses travaux deux (02) semaines au plus tard après son audition.

Le Président
Mr  ISSA Salifou

Rachidi Gbadamassi : d’accord et après ?

Elle n’est pas à traiter à la légère l’affaire Rachidi Gbadamassi. Même s’il faut s’empresser de reconnaître, qu’en  dehors du gabarit de l’intéressé qui boxe dans une catégorie supérieure, au propre et au figuré, ce cas n’a rien d’inédit. Ce n’est pas la première fois que le microcosme politique national enregistre des cas de transhumance. Une tradition, au fil des ans, s’est établie. Image plutôt fréquente et familière de citoyens qui retournent leur veste,  brûlent avec un étonnant aplomb ce qu’ils se sont acharnés jusque là à défendre et à adorer. Ce qui est ordinaire n’étonne plus, ne choque plus. Ce comportement en politique, à tout le moins déviant au regard de la morale et de l’éthique, nous le tolérons, nous  l’encourageons, l’indifférence, le silence ou la complaisance aidant. Pourquoi alors faire tout un plat du transfert de Rachidi Gbadamassi vers les verts pâturages de l’émergence ? Où étions-nous et qu’avions-nous eu à dire quand d’autres s’alignaient, faisaient la queue sur ce même chemin ?  
Par rapport à quoi, il ne serait pas tout à fait juste de faire reproche à Rachidi Gbamassi de choses sur lesquelles nous avons eu à fermer les yeux, de choses sur lesquelles nous avons eu à nous taire, de choses sur lesquelles nous avons eu à jouer de notre complicité tacite si ce n’est de notre bienveillante collaboration.

Et puis, Rachidi Gbadamassi a beau être la vedette principale de ce mauvais film, la star qui fait la manchette de tous les journaux, il ne s’est pas avisé de prendre une caméra pour aller se filmer tout seul, dans un rôle qu’il se serait attribué tout seul, à l’intérieur d’un scénario d’ensemble qu’il aurait écrit de sa main, tout seul. Rachidi Gbadamassi n’est qu’un pion, dans un jeu, en relation avec d’autres pions. Ne poussons donc pas l’hypocrisie à ne pas voir au-delà de Rachidi Gbadamassi.  Coupable, il ne le serait pas plus que les autres. Pardonnable, il ne le serait pas moins que les autres. Les uns et les autres ont partie liée, au nom du principe universel selon lequel « Qui se ressemble s’assemble ».

Sans qu’on en ait la preuve formelle, il est question, dans cette ténébreuse transaction, de gros sous. Les chiffres  avancés, à ce propos, sont propres à donner le vertige. Ils ont sûrement donné des migraines à tous nos partenaires techniques et financiers, étonnés de voir les pauvres qu’ils aident dépenser autant au casino des jeux politiciens plutôt que sur le terrain de leur développement.

En tout cas, ce ne serait pas la première fois, au Bénin, que l’argent aura été sollicité et pompé comme un super carburant pour mettre en marche le moteur de la politique. Ce ne serait pas la première fois que l’argent aura été appelé à irriguer les terres toujours assoiffées de la politique et à servir de fertilisant à toutes nos prouesses politiciennes. De l’avènement du Renouveau démocratique en 1991 à ce jour, la politique, dans notre pays, n’a été que l’histoire de près de deux décennies d’argent distribué pour acheter les consciences, pour détourner des votes, pour fausser le résultat des scrutins.  Que celui qui peut nous démentir nous jette la première pierre.

Mais quand on aura constaté ces dérives qui balafrent outrageusement le visage de la politique dans notre pays, on se doit de se raviser très vite. Car, il est urgent que nous nous préoccupions de l’exemple que nos grands acteurs nationaux donnent d’eux-mêmes à nos compatriotes ; de l’image que ceux-ci montrent d’eux-mêmes et qui se grave dans les consciences ; de l’héritage que la génération des aînés transmet ainsi à la  génération des cadets.

 Si nous ne pouvons pas nous situer dans une telle perspective, jamais nous ne serons capables de former une nation qui trouverait sur les chemins de son évolution historique des repères qui édifient, des références qui construisent. S’il n’y a pas d’idéaux qui aident à se transcender ou de valeurs qui nous  situent au-dessus de nos circonstances particulières et égoïstes, jamais nous ne serons un peuple. Nous resterons une population, c'est-à-dire une masse de personnes sans identité, donc sans vision ni destination communes.

Et puis, n’est-il pas temps de remettre l’argent à sa vraie place, celle du cheval monté par le chevalier qui sait lui donner des ordres, qui sait le diriger, l’orienter, le plier à sa volonté. Car à l’allure où vont les choses, on sacrifie tout à l’argent dans un désert de valeurs. La prostitution est ainsi poussée à sa limite extrême. Avec des hommes qui se forgent un destin de marchandise ou des hommes à qui l’on affecte une valeur marchande après qu’ils eurent été cotés à la bourse de tous les reniements et de toutes les trahisons. 

Enfin, il faut approfondir la conscience historique de nos acteurs présents. Ils ne peuvent et ne doivent pas moins se projeter comme des architectes de l’avenir. Avec la nécessité de saisir toute la  force de vérité que porte cette idée de Frantz Fanon : « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ».

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 24 avril 2009

avril 25, 2009

BENIN: 21 milliards FCFA du FIDA pour l'agriculture béninoise

Le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) va débourser quelque 21 milliards de francs CFA (22 millions de dollars US) en vue d'aider le Bénin à mettre en œuvre son plan stratégique de relance du secteur agricole, a annoncé mercredi, le ministère béninois de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Elevage.

Selon le ministère, cette subvention permettra d'accompagner le programme d'installation des jeunes et des femmes dans l'agriculture à travers la mise en valeur des anciennes fermes d'Etat et des vallées du Bénin.

Destiné à relancer l'agriculture et faire du Bénin une puissance agricole d'ici à 2015, le plan stratégique de relance du secteur agricole prévoit de dynamiser la production par la mécanisation des opérations agricoles, en vue de faire passer le taux de mécanisation qui était de 0,1% en 2006, à 20% à 1'horizon 2015.

Pour y parvenir, le gouvernement béninois a mis en place un programme dit de promotion de la mécanisation agricole qui passera sous peu le relais à l'Agence de développement de la mécanisation agricole.

Pana

PSG : Sessegnon évoque son futur proche

Aujourd'hui, le joueur du Bénin est suivi de près par des écuries européennes de grande envergure. Au cours d'une interview accordée à nos confrères ...
Le milieu de terrain du Paris Saint-Germain, Stéphane Sessegnon (24 ans, 29 matches de L1 en 2008/2009, 5 buts) réalise des performances de qualité sous le maillot francilien depuis l'été dernier. Aujourd'hui, le joueur du Bénin est suivi de près par des écuries européennes de grande envergure. Au cours d'une interview accordée à nos confrères d'Orange Sport Info ce jeudi, l'homme révélé au Mans Union Club 72 a souligné qu'il n'avait reçu aucune offre officielle à l'heure actuelle. "Il est toujours agréable de savoir qu'un grand club comme Chelsea s'intéresse à moi. C'est en quelque sorte une récompense pour tout le travail effectué. Mais il n'y a rien de concret pour l'instant, et les rumeurs qui sont sorties dans les journaux ne sont pas vraies", a-t-il précisé. Cependant, l'opportunité de rejoindre la Premier League au plus vite ne le laisserait visiblement pas indifférent. "Il ne faut jamais fermer la porte, ce qui n'entraîne pas nécessairement un départ. Mais si elle est ouverte tant mieux." (Par Vincent Bogard)

avril 24, 2009

Grogne syndicale: La Cstb marche ce jour contre Yayi

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) organise  une marche de protestation ce jour à Cotonou. Les militants entendent descendre massivement dans les rues de la capitale économique pour protester contre le gouvernement. La Confédération dans son adresse d’appel des peuples à la marche, a fait observer que la situation sociale connaît une «dégradation accrue » dans notre pays le Bénin.
« Pendant ce temps,  le gouvernement utilise les organes de presse pour s’assurer une campagne publicitaire tonitruante et tapageuse. Les préoccupations majeures des travailleurs et des peuples sont éludées par celui-ci  et les autres Institutions de !a République » dénonce la centrale de Gaston Azoua. Elle fait observer aussi que « les atteintes aux libertés se multiplient pendant que le bradage des entreprises publiques et para- publiques se déploie dans une atmosphère d’arrogance et de délation vis-à-vis des travailleurs ».

La  marche  démarre à la place de   l’Etoile Rouge  et échouera sur  la Place Lénine à Akpakpa.
Il y a peu, les centrales syndicales ont manifesté lors  d’un géant meeting, leur mécontentement face  au silence qu’accuserait le gouvernement dans la  satisfaction des préoccupations liées aux intérêts des travailleurs. « Tout était resté sur fond de promesses  et les syndicalistes ne voient leurs problèmes pris en compte que dans le futur » s’indigne la Cstb.

Marius Kpoguè
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  24/04/09

Assemblée nationale: L’opposition perd du terrain

Les députés de la 5ème législature se sont retrouvés hier au Palais des gouverneurs de Porto-Novo pour la première séance de travail de session ouverte la semaine dernière. Le constat fait est que, quand bien même le rapport du Président de l’institution n’a pas été adopté, l’opposition pour cette fois-ci est en disgrâce et s’est retrouvée au bas de l’échelle dans le vote du rapport du Président Mathurin Koffi Nago. La démission de l’Honorable Rachidi Gbadamassi de “G 13“ et le bouleversement au sein de l’hémicycle ont déjà commencé par avoir leurs impacts sur les activités de l’Assemblée nationale. Hier, au cours de la session où le rapport du Président de l’institution législative devrait être étudié et voté par la représentation nationale, la configuration de l’Assemblée nationale a montré un nouveau schéma.
S’il est vrai que ce rapport n’a pas été adopté conformément aux textes constitutionnels, il n’en demeure pas moins de que l’opposition au parlement a commencé par essuyer à pas de velours son échec. Avec 41 voix pour, 41 voix contre et une abstention, on peut dire qu’il s’agit d’une victoire pour la mouvance présidentielle au parlement. Ce résultat pouvait être plus amélioré si la présence de l’honorable Epiphane Quenum était effective au sein de l’hémicycle où si la Présidente de la Rb Rosine Soglo avait orienté son vote vers le bon sens. Il y a encore quelques jours seulement qu’un tel résultat ne pouvait être rêvé par aucun membre de la mouvance parlementaire. 41 voix pour le rapport du Président Nago, la procuration de l’Honorable Rachidi Gbadamassi, le courage de Madame Christine Chodaton et d’autres évènements qui ont fait sonner l’hémicycle ces derniers temps ont pesé lourdement sur la balance. Sinon, avec le boycott de l’ouverture solennelle de la présente session et des sujets qui se trament dans les coulisses, l’on ne peut s’attendre qu’à un rejet systématique du document du Président qui fait le point des six derniers mois des travaux parlementaires.

Charles Eyitayô Yaï
Journal L'OPTION INFOS  24/04/09

Rejet hier du rapport d’activités du président Nago: Le marché d’achat ou de vente de députés est encore ouvert !

Dans notre parution d’hier, nous avions annoncé que la mouvance reprenait théoriquement le dessus au parlement et devenait ainsi majoritaire à nouveau, surtout avec le surprenant départ de Rachidi Gbadamassi du G13. C’est d’ailleurs pourquoi la session a été ouverte, sans heurts, sans maladie ou absence de secrétaires parlementaires. Et voici que les choses ne se sont plus bien passées.
Le rapport d’activités du président Nago a été rejeté, de justesse. Tout est donc à reprendre. Mais à quel prix ? Au prix de l’achat et de la vente d’ « honorables » ( ?) représentants du peuple.
C’est évident maintenant : les députés de mon pays sont devenus des marchandises qu’on peut acheter ou vendre, comme au marché de Dantokpa. Du moins, en ce qui concerne certains députés. Pas eux tous, heureusement. De sorte qu’on dirait qu’il existe comme une bourse des valeurs parlementaires où se négocient et s’achètent ou se vendent des députés, comme on vend de vulgaires actions ou de vulgaires marchandises. C’est la session boursière de ces derniers jours qui a donné les revirements enregistrés dont certains ont laissé plus d’un interloqués, stupéfaits. Mais même si cela choque, il ne faut point s’en émouvoir outre mesure. C’est cela la politique, même si dans le cas d’espèce il s’y trouve une forte dose d’amoralité.
La bourse des valeurs parlementaires a donc clôturé sans grands résultats. Les départs de Fcbe vers les G et F, puis dans le sens inverse n’ont pas abouti aux résultats escomptés. Les forces politiques en présence se tiennent. Aucun des deux camps n’a réussi l’exploit de prendre ou de reprendre le dessus. Et voilà le résultat qui en ressort : les forces s’annulent, au détriment du rapport d’activités du président Nago qui sera rangé, une fois encore au panier du rejet de ses collègues.
La suite, maintenant ? Les démarcheurs et démarcheuses (il paraît qu’il y a surtout eu des démarcheuses pour les derniers cas) de députés devront donc reprendre du service. Ils devront surtout redoubler d’ardeur pour être plus « convaincants » ou « convaincantes ». Peut-être s’agira-t-il de « miser un peu plus fort » maintenant, si tant est qu’il y a vraiment achat, comme tout le monde le dit sans aucune preuve. Encore que l’histoire de ce pays a montré et démontré à foison que les rumeurs finissent toujours par s’avérer. Mais passons et intéressons-nous un peu à l’une des causes de l’échec de l’opération de tentative d’adoption au forceps hier du rapport d’activités du président Nago.

L’équation Rb
Prenons en compte l’une des voix qui a peut-être manqué : celle de Epiphane Quenum sur laquelle comptaient peut-être les « Cauris », mais qui a été utilisée par procuration par la Présidente de la Rb elle-même Mme Rosine Soglo, qui l’a utilisée en votant contre le rapport ; alors qu’elle-même a voté abstention. Voilà qui repose le problème de la tentative continue (mais non encore réussie) de Yayi de casser la Rb, à défaut d’en faire un allié objectif.
Rosine Soglo est certainement restée égale à elle-même ; en tout cas, elle a tenu la promesse faite dans ses déclarations lors du vote du budget de l’Etat exercice 2009, déclarations qui étaient peu en faveur de Nago.
On se rappelle en effet qu’à cette occasion, Rosine Soglo avait été très conciliante et cela a permis le vote sans couacs du budget. En effet, la doyenne des députés de la législature en cours, Rosine Vieyra Soglo avait annoncé les couleurs d’un apaisement de la crise qui secoue le parlement. Lors des explications du vote du budget de l’Etat exercice 2009, elle a clairement déclaré son soutien au Président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago alors qu’elle appartient à un groupe de députés initiateurs de la commission d’enquête sur les activités du premier responsable de l’institution. Elle avait laissé entendre que tant que le président Mathurin Nago continuera de diriger le parlement tel qu’il l’a fait au moment de l’étude du projet de budget 2009, qu’il aura toujours son soutien. Elle avait espéré que Mathurin Nago changerait de méthode de gestion pour faire régner la convivialité dans la diversité d’opinions à l’hémicycle. Ce dernier l’avait peut-être un peu démontré lorsqu’il a réaffirmé, à l’occasion de la cérémonie d’échanges de voeux de nouvel an à son domicile entre une délégation de la hiérarchie militaire et lui, sa volonté de faire du parlement au cours de cette année 2009, un lieu où tout marche normalement.

La bourse des valeurs parlementaires !
Mais manifestement, rien ne marche. Du moins pas encore. Ou peut-être ce qui marche, c’est la foire aux députés. Seulement, les dernières ventes n’ont pas donné le résultat attendu. Car je l’avais déjà écrit dans ces colonnes suite au vote du budget, « Yayi, dans sa démarche de se mettre en accord politique avec la Rb, joue apparemment bien ; puisqu’il a déjà un premier résultat : celui d’avoir son budget 2009 voté. Mais il devrait se rendre compte aussi qu’il marche sur des œufs peut-être pourris. Il doit donc savoir marcher, au risque de se faire éclabousser par de la puanteur. Le ver est peut-être dans ``le fruit Rb’’ qu’il tente de cueillir et qu’il veut déguster avec délectation ; tout simplement parce que ce fruit est en train d’être cueilli d’un arbre qui s’appelle coalition des G et F. Sur cet arbre se trouvent peut-être des serpents venimeux ». La preuve, s’il en était encore besoin, est que la procuration de Epiphane Quenum n’a pu réussir hier à « sauver » le rapport d’activités du président Nago.
Par voie de conséquence, les débats sur les propositions de loi sur le Médiateur de la République et sur la révision de la loi organique de la HAAC ne se passeront peut-être plus comme le souhaitent Yayi et la mouvance.
Voila qui fait penser que 2011 sera un virage dangereux. Puisque nombre de dossiers en instance d’étude et de vote au Parlement auront des incidences sur la présidentielle de 2011. Et si déjà on dépense ainsi pour acheter des députés, combien dépensera-t-on en 2011 pour gagner les élections, selon que les « traders » de notre marché politique sont dans un camp ou dans l’autre ? Il y a des raisons sérieuses de craindre le pire. Mais le pire n’arrivera pas, par la grâce de Dieu. Même s’il faut être réaliste et savoir ou reconnaître que Dieu n’aime pas plus le Bénin que les autres pays ou « ça » a flambé.

Communications hier a l’Assemblée nationale

Deux correspondances de Gbadamassi lues
En début d’ouverture de la séance plénière hier à l’Assemblée nationale, le président de l’institution a fait lire deux correspondances du député Rachidi Gbadamassi dont la démission de son groupe parlementaire défraye la chronique dans le pays depuis quelques jours. La première correspondance confirme la démission du député de son groupe parlementaire G13. Quant à la deuxième correspondance, elle parle de l’absence du député Rachidi Gbadamassi du territoire national pour raison de maladie. Dans cette lettre, il a précisé qu’il ne reviendra au pays que lorsqu’il sera guéri de sa maladie. Il faut noter que c’est le député Fcbe Amadou Tayé qui a voté hier en son nom par procuration.

Chabi Tokou Dari est effectivement membre du G13
La lettre de démission du député Chabi Tokou Dari de son groupe parlementaire Démocratie-Emergence a enfin été lue hier à la plénière. L’on se rappelle que cette démission a fait couler beaucoup d’encre et de salive parce que certains députés ont accusé le président de l’Assemblée nationale de ne pas vouloir la porter à la connaissance de la plénière pour des raisons politiques. Néanmoins, sa lettre d’adhésion au groupe parlement G13 n’a pas été lue. Interpellé par le député Sacca Fikara à ce sujet, le président de l’Assemblée nationale a laissé entendre que cette lettre d’adhésion souffre d’un problème d’authenticité que seul le président du groupe parlementaire G13, Issa Salifou ou son vice-président, Edmond Agoua pourront corriger. Néanmoins, le député Chabi Tokou Dari a voté hier en plénière par procuration confiée au député Sacca Fikara.

Le Chef de l’Etat écrit au président de l’Assemblée nationale au sujet de la Lépi
Le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a porté hier à la connaissance de ses collègues députés qu’il a été saisi par le président de la République par une lettre au sujet de la Lépi. Dans cette lettre, le président de la République, le Dr Boni Yayi invite l’Assemblée nationale à s’associer pleinement à la réalisation d’une Liste électorale permanente informatisée (Lépi).

Brice HOUSSOU, Karim Oscar ANONRIN
Journal FRATERNITE 24/04/09

Deux prochaines années de gestion du changement: Le gouvernement Yayi définit ses priorités

e porte-parole du gouvernement, Victor Topanou a signé hier à la salle de conférence de son ministère, son premier point de presse après le 6 avril 2009, date commémorant les 3 ans de l’accession du Dr Boni Yayi au pouvoir. Et pour ces retrouvailles avec la presse, il a d’abord apprécié le bilan des trois ans de gestion du gouvernement Boni Yayi puis s’est prononcé sur les priorités qui seront les leurs dans les deux prochaines années. Renforcement et consolidation des acquis économiques, renforcement de la politique agricole et réformes politiques. Tels sont les trois chantiers, à en croire les propos du ministre Victor Topanou, que le gouvernement appuiera pour parachever en beauté les actions entreprises par le gouvernement du changement en vue de l’émergence du Bénin. Déjà sur le plan économique, le ministre Topanou a jugé que le gouvernement Yayi a un bilan positif qui mérite d’être renforcé et consolidé. « Le gouvernement ne baissera pas les bras. Car le mandat est de 5 ans. Le travail doit continuer jusqu’au dernier jour du mandat », a-t-il déclaré.

L’agriculture en tête
Le développement du Bénin passe par celui de son agriculture. Le gouvernement Yayi a en conséquence mis un accent particulier sur le renforcement de la politique agricole. Les ministres du gouvernement ont à cet effet, selon les explications du porte-parole du gouvernement, été mis à contribution. « La présence des ministres sur le terrain consiste en réalité à faire passer un message clair du gouvernement aux populations afin qu’elles sachent qu’il est décidé », a déclaré le ministre Topanou qui, par la même occasion, affiche son optimisme par rapport à la descente des ministres sur le terrain, pour non seulement faire l’état des terres cultivables, mais aussi accompagner la nouvelle politique agricole : « Attendez l’année prochaine pour voir si notre implication n’aura pas un effet positif ».

« Le cadre législatif n’empêche pas la réalisation de la Lépi » dixit Victor Topanou
Le gouvernement, pour les deux prochaines années, entend parachever les réformes politiques qu’il a engagées. Ses réformes ont pour nom, relecture de la Constitution dont les points modifiés seront dans les tout prochains jours transmis au parlement, le dossier du découpage territorial sur lequel le gouvernement se prononcera très rapidement pour l’option qu’il privilégie avant transmission au parlement et le sujet de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) qui concentre actuellement tous les énergies. Le ministre Topanou clarifie la position du gouvernement : « La meilleure façon d’organiser les élections, c’est sur la base de la Lépi. Le gouvernement a décidé d’accélérer le processus dans l’intérêt supérieur de la Nation ». Le ministre porte-parole du gouvernement va plus loin en précisant que le chef de l’Etat, soucieux de la disponibilité de la Lépi avant les élections de 2011, a écrit au président de l’Assemblée nationale afin que le dossier soit étudié en procédure d’urgence. Fort heureusement, a remarqué le ministre Topanou, le bureau de l’Assemblée nationale l’a programmé pour le lundi prochain. Aussi, il a noté que le cadre législatif n’empêche pas la réalisation de la Lépi.

Topanou sur le débauchage
Le phénomène de débauchage qui fait actuellement rage à l’Assemblée nationale n’a pas laissé sans réaction le ministre Victor Topanou. Pour lui, le changement de bord d’un député doit se faire en toute responsabilité. C’est donc en toute connaissance de cause que le ministre assure : « Le respect que je dois à l’institution parlementaire et aux députés qui la composent m’oblige à dire qu’un acte du genre doit être suffisamment mûri pour être respecté et accepté comme tel ».

Angelo DOSSOUMOU
Journal FRATERNITE 24/04/09

Modernisation du Port autonome de Cotonou: Cyriaque Atti-Mama réalise la vision du chef de l’Etat

Le Directeur Cyriaque Atti-Mama général du Port autonome de Cotonou, a dévoilé mardi 21 avril dernier ses actions dans le cadre de la modernisation des infrastructures et de l’administration du Pac. Il s’agit d’introduit dans les différents secteurs d’activités l’outil informatique et les derniers performances dans le domaine. L’annonce a été faite au cours de la traditionnelle rencontre du Directeur Général du Port avec les journalistes. Pour l’autorité, le Pac doit se mettre aux normes internationales d’exploitation et de sécurisation de ses infrastructures.
Cette politique permettra « une exploitation optimale des nouveaux équipements de manutention », a-t-il déclaré à la presse mardi. A cet effet, l’autorité portuaire entreprend des reformes à chaque maillon du système portuaire. Il s’agit de la réorganisation des services d’accueil, de mis à quai et du traitement des navires. Cette mesure pote déjà ces fruits car désormais, la durée des navires en rade n’est que de 24 heures au Bénin. La construction d’une Nation moderne peut exiger la destruction de certaines reliques du passé, a dit Jean Pliya. Le Dg/Port en est conscient et s’y atèle. Déjà, le magasin n°6 du port a été démoli à la grande satisfaction des opérations de dépotage et d’empotage surtout des promoteurs des quatre nouvelles grues. Même-si l’autorité manifeste un regrette dans l’application de cette décision, Cyriaque Atti-Mama salue les nouvelles performances qu’offrent les opérations des quatre machines. L’application de ces décisions selon le conférencier réside dans le fait que les opérations au sein du Pac ont amorcé une ascendance depuis 2006.
Ces réformes permettent aujourd’hui d’enregistrer environ 7 millions de tonnes de marchandises en 2008 contre 6,1 millions seulement en 2007, soit un taux de croissance de 14%. Le trafic de transit a compté beaucoup dans cette performance. Mieux, cette année et les années à venir, cette performance sera en progression car, le Bénin de commun accord avec le voisin du Nord (le Niger) entreprend une série d’action pour rendre plus dynamique le corridor entre le Bénin et les pays de l’hinterland. Il s’agit d’une opération de charme en direction du Burkina-Faso, du Tchad et surtout du Niger pour le convoyage des matières premières de ces pays. De beaux jours s’annoncent donc pour le Dg/Port et ses collaborateurs.

Casimir Kpédjo
Journal L'OPTION INFOS  24/04/09

Vote en faveur du rapport d’activités de Nago: La preuve que Gbadamassi a rejoint la mouvance

L’ex-député du G13 Rachidi Gbadamassi a accordé son suffrage hier en faveur du camp des Fcbe lors du vote du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale. Selon le contrôle qui a été fait à l’hémicycle a permis de savoir que l’honorable Rachidi Gbadamassi a déposé sa procuration à un collègue des Fcbe en l’occurrence Amadou Taïyo. D’autre part, lors des communications qui ont précédé la plénière, sa lettre de démission du G13 a été lue à ses collègues en plénière. C’est la preuve tangible que l’ex allié de Issa Salifou a définitivement tourné dos au G13 et à ses alliés politiques de l’opposition non déclarée. Compte tenu de tout ce qui s’est passé hier à l’hémicycle, on est en droit aujourd’hui de confirmer le départ du député Rachidi Gbadamassi. Des rumeurs persistantes avaient fait état de ce que, après son départ du G13, l’intéressé n’aurait jamais rejoint le camp présidentiel.
Lui même l’a fait savoir lors d’une déclaration qu’il aurait rendu public il y a quelques jours en balayant du revers de la main ses allégations. Erreur, tout est clair et limpide maintenant, Rachidi Gbadamassi a officiellement tourné dos au G13, reste que lui même sorte de sa réserve en confirmant les actes qu’il prend en son absence.

I.K
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  24/04/09

Pour les deux ans restants de Yayi: Victor Topanou situe les priorités

Au cours de sa rencontre avec la presse hier, le ministre de la justice et porte-parole du gouvernement, Victor Prudent Topanou a décliné les axes prioritaires des actions à mener pour les deux ans à venir par le régime Yayi. Il a également abordé les questions comme la Lépi et l’affaire Gbadamassi. Après s’être une nouvelle fois délecté du « bilan assez flatteur », comme il le dit lui-même, le ministre porte-parole a indiqué trois grandes priorités  définies par le gouvernement pour les deux ans qui conduisent au terminus du mandat du président Boni Yayi. Il s’agit de renforcer et de consolider les acquis économiques. Le second point qui va focaliser et qui focalise d’ailleurs l’attention du gouvernement est la révolution agricole qui est entreprise depuis quelques temps. A ce sujet, les journalistes ont voulu savoir s’il n’y avait pas une navigation à vue, vu que c’est après l’acquisition des machines que les ministres sont descendus sur le terrain pour identifier les terres à exploiter. Le ministre infirme et avance que la présence des ministres signifie en fait, l’engagement et l’implication du gouvernement dans la réalisation de ce projet. Il assure que le gouvernement est prêt à tout mettre en oeuvre afin que l’agriculture constitue le socle du développement. Pour preuve, il fournira des semences de riz et de maïs aux paysans afin que ces deux produits de grande consommation puissent être disponibles. Le dernier axe reste les réformes politiques entreprises à travers la relecture de la Constitution et le découpage territorial.
A propos du premier point, Victor Topanou annonce que dans les jours à venir, le gouvernement fera diligence pour envoyer les travaux de la commission mise sur pied à cet effet afin que les députés fassent le travail qui leur revient. Pareil pour le second point. Quant à la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), il a une fois encore montré la bonne foi du gouvernement à la réaliser. Sur le chou gras de la presse actuellement, c’est-à-dire la démission de l’honorable Rachidi Gbadamassi du G13 vers la mouvance présidentielle, le ministre estime qu’il ne saurait parler au nom de l’intéressé et a renvoyé les journalistes aux informations qui proviendront ce jour de l’Assemblée nationale. Il a cependant supposé que ceux qui changent de veste devraient avoir de bonnes raisons de le faire et que cela relevait surtout de leur responsabilité personnelle.

Benoît Mètonou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  24/04/09

Malgré la démission de Rachidi Gbadamassi du G13: Le rapport d’activités de Nago une fois encore rejeté

41 voix pour, 41 voix contre et 1 abstention, tel est le résultat du vote qui a sanctionné le rapport d’activités présenté hier en plénière par le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago. En cas d’égalité, il fallait alors se référer à l’article 55 alinéa 3 du règlement intérieur pour départager les députés de l’opposition parlementaire et leurs collègues des Fcbe. Mais paradoxalement, cette disposition du règlement intérieur avantage plus les députés des G et F bien qu’ils aient été amputés d’un grand allié, l’honorable Rachidi Gbadamassi. Il fallait voir au sein de l’hémicycle la manière dont les députés de l’opposition non déclarée jubilaient après la lecture de cette disposition. Mais avant que le rapport ne soit passé au vote, le président Mathurin Nago a présenté à ses  collègues députés son contenu entre la période du 31 octobre 2008 au 31 mars 2009  Selon le président Nago, ce rapport s’articule autour des activités menées au plan interne et celles menées au plan international.  Au plan interne, Mathurin Nago s’est indigné du faible rendement des lois votées et de certaines commissions permanentes. Au total, 4 sessions ont été ouvertes dont une session ordinaire et trois sessions extraordinaires. Au cours de la session ordinaire, 37 dossiers ont été inscrits à l’ordre du jour et déroulés en 20 plénières dont deux lois votées. Pour la première session extraordinaire, elle était de plein droit à cause des deux ordonnances 2008-05 et 2008-06 prises par le chef de l’Etat. En ce qui concerne la deuxième session extraordinaire, 6 lois portant autorisation de ratification ont été votées.  Par contre pour la 3è session extraordinaire, sur les 8 points inscrits à son ordre du jour, seule la désignation de leurs représentants à la Haute cour de justice et dans les parlements régionaux a été examinée. Le président Nago précisera qu’au total pour les travaux en commissions, 52 dossiers ont été reçus et 28 ont été étudiés dont 10 votés par l’Assemblée nationale, 18 ayant leur rapport distribué et 24 restants en cours d’étude.

Il faut dire que pour toutes les sessions ordinaire et extraordinaire, 28 plénières ont été enregistrées et sur les 10 lois votées, il y a 3 lois ordinaires et 7 lois portant autorisation de ratification. La mission de contrôle parlementaire qui est dévolue à l’institution n’a pas été occultée par le président Nago puisque 10 questions écrites ont été adressées au gouvernement dont 8 ont connu des réponses, 6 questions ’actualité ont été posées dont 2 examinées et également 2 commissions d’enquête parlementaire et une mission d’information ont été mises sur pieds. Les activités d’administration et de gestion du parlement, la gestion des ressources financières et du matériel n’ont pas été aussi occultées. Les activités menées au plan international et les missions du président  à l’étranger et des autres députés ont été également abordées par le président Mathurin Nago.

Le camouflet des députés G et F à Nago
Le rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale n’a pas été adopté hier malgré la majorité virtuelle dont croyait disposer le président Nago et ses alliés des Fcbe, avec le débauchage de l’honorable Rachidi Gbadamassi du G13 . En quelques semaines, plusieurs députés du camp adverse, des G et F, ont été récupérés : ce sont  Isidore Gnonlonfoun du Prd-Prs, Justine Chodaton et Epiphane Quenum de la Rb et tout dernièrement Rachidi Gbadamassi du G13. Ironie du sort, le député Epiphane Quenum qui a donné procuration à la présidente Rosine Soglo a voté contre. Mais l’expérience et les stratégies des députés de l’opposition non déclarée ont joué hier dans les couloirs de l’hémicycle. Le député démissionnaire du camp Fcbe notamment Tokou Dari a remis sa procuration à Saka Fikara du G13 au moment où Rachidi Gbadamassi remettait le sien au député Amadou Taiyo et que Rosine Soglo votait abstention.  Face à la situation qui a été vécue hier à l’hémicycle, on peut d’ores et déjà déduire que les députés G et F viennent d’infliger une nouvelle fois un cinglant camouflet à leurs collègues des Fcbe qui n’ont pas pu réunir une majorité confortable pour faire passer le rapport d’activités de Nago. Il faut alors dire que la démission du député Rachidi Gbadamassi du G13 n’a pas produit l’effet escompté. Ismail Kèko

Le jeu flou de Rosine Soglo
La présidente de la Renaissance du Bénin (Rb), Rosine Soglo, a surpris plus d’un hier à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du rapport d’activités, du président du Parlement, Mathurin Nago. Elle avait la procuration du député Epiphane Quenum. Dans un premier temps, elle a voté contre ledit rapport, en lieu et place de ce dernier,  pour suivre la logique de l’opposition parlementaire constituée des G4, G13 et Force-clé. Ensuite, elle a voté abstention pour son propre compte.
Cette attitude de Rosine Soglo montre que la Renaissance du Bénin n’est pas claire dans ses prises de position. Autrement dit, elle est assise entre deux chaises et sème la confusion dans tous les sens. Les observateurs de la vie politique nationale en concluent que les Soglo sont candidats à la transhumance par leurs jeux flous sur l’échiquier politique national. Cela confirme que Rosine Soglo et sa troupe démontrent par tous les moyens leur disponibilité à virer dans le camp-Fcbe (Forces cauris pour le Bénin émergent).
En votant abstention, il est clair que la Rb fait des clins d’œil au président Boni Yayi. Les renaissants agissent comme une "prostituée qui se met au bord de la voie à la recherche d’un client". C’est au chef de l’Etat de comprendre leur jeu et faire le nécessaire pour les mettre dans sa gibecière. Des faits sont légion pour savoir que la Rb courtise le gouvernement. On se souvient que  le député Epiphane Quenum a donné une conférence de presse pour traiter de tous les noms les G et F au siège même de son parti à Cotonou. Certains croyaient qu’il jouait au kamikaze. Jusqu’aujourd’hui, aucune sanction n’est prise contre lui. Au contraire, il lui confie la commission chargée d’exclure Galiou Soglo qui n’a rendu aucun résultat jusqu’à ce jour. A l’Assemblée nationale, Epiphane Quenum et Justine Chodaton roulent à visage découvert pour la mouvance. Ils n’ont pas été rappelés à l’ordre. De son côté, Galiou Soglo se réclame de la Rb au gouvernement. Le comble est l’acte posé hier par Rosine Soglo elle-même. Elle montrent vraiment que les attitudes des députés Quenum et Chodaton, et de Galiou Soglo, sont des jeux au sommet du parti.
Tout cela montre que les Soglo trichent sur l’échiquier national. De ce fait, ils fragilisent l’opposition parlementaire déjà agonisante. Ainsi, le gouvernement a toutes les chances pour reprendre la majorité à l’Assemblée nationale. Les jours à venir édifieront les uns et les autres.

Jules Yaovi Maoussi    
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  24/04/09

Séisme politique au G13: Les raisons du départ de Gbadamassi

Qu’est-ce qui peut amener l’Honorable député Rachidi Gbadamassi à lâcher son compagnon de lutte Issa Salifou alias Saley ? C’est la question que se posent bon nombre d’analystes politiques, tellement le départ du député de Parakou a surpris. On ne pouvait imaginer et attendre ce départ. Au fur et à mesure que les jours passent, les dessous de ce revirement politique se laissent percevoir. Les dernières informations révèlent que, contrairement à ce que laisse croire l’apparence, le climat entre Gbadamassi et Saley était tendu depuis plusieurs mois déjà. Les divergences couvaient et les deux hommes bien que liés en apparence vivaient dans une ambiance de méfiance et de coexistence pacifique.
Tout aurait commencé par la situation délétère que vivait Rachidi Gbadamassi après ses déboires. En réalité, il est connu de tous que l’homme s’est retrouvé sur le carreau et a été donc obligé de frapper à certaines portes pour se tirer d’affaire. En ces moments difficiles où il devait recevoir le soutien de ses alliés politiques, l’homme a été obligé de faire face seul à son destin. Il s’est rendu compte que ceux qui devaient l’aider s’écartaient de lui au point où il a été obligé de vendre ses biens à certains de ses amis très proches qui acceptait le deal au lieu de lui voler au secours. Contrairement donc aux interprétations qui laissaient croire qu’il bénéficiait du soutien de ses amis, Rachidi Gbadamassi vendait plutôt ses biens à des amis qui n’avaient pas manifesté à son égard un amour franc et sincère mais plutôt tissaient avec lui une relation matérielle. Or, il n’a jamais cessé de mener la lutte politique avec les mêmes amis. Pire encore, il jouait les rôles de premiers plans et portait, jusqu’à un passé récent, des coups au pouvoir et faisait seul face aux conséquences que cela engendrait. Il s’est aussi rendu compte qu’il existait de la réticence qui caractérisait les comportements de ses compagnons.
Au fil des jours, le mercure n’a fait que monter pour conduire à une indignation qui avait déjà atteint son paroxysme. Comment continuer à collaborer avec des compagnons qui sont incapables de porter secours quand on est en difficulté et qui profitait de la situation pour lui acheter ses biens ? La question a alors fait sortir l’homme de son mutisme. Contre toute attente, il a choisi de virer vers le camp présidentiel qu’il compte soutenir. Ce qui est clair aujourd’hui est que la démission de Gbadamassi et les réactions qui ont suivi prouvent bien que l’homme a un poids politique considérable et bénéficie d’une aura. Sinon comment comprendre que cette prise de position ébranle si tant les G.
Des informations révèlent que le Député Rachidi Gbadamassi est actuellement objet de plusieurs pressions venant même de Chefs d’Etat africains. Mais il tient mordicus et compte aller au bout de ses idées. Manifestement, c’est de la rancœur que ressent l’Honorable Rachidi Gbadamassi qui a compris que ses amis ne sont francs avec lui et ne manifestent pas à son égard un amour désintéressé.

Cécil Ahouélété ADJEVI
Journal L'OPTION INFOS  24/04/09

Haute cour de justice: La Cour constitutionnelle donne trois sièges à la majorité comme à la minorité

Une fois encore, la Cour constitutionnelle a sifflé la fin de la récréation dans l’embrouillamini qui entoure les désignations des représentants à la Haute cour de justice. A travers sa décision Dcc 09-015 du 19 février 2009, elle a entériné l’opération de désignation faite par les députés Fcbe en l’absence de leurs collègues des G et F, et a enjoint aux contestataires de proposer à leur tour leurs représentants pour les trois sièges restants. Lire l’intégralité de la décision DECISION DCC 09-057 DU 21 AVRIL 2009
La Cour Constitutionnelle, par Décision DCC 09-015 du 19 février 2009 a dit et jugé :
« Article 1er : L’Assemblée Nationale a violé les dispositions de l’article 124 de la Constitution en tous ses alinéas.
Article 2 : En vertu de l’article 114 in fine de la Constitution, la Cour Constitutionnelle demeure saisie du dossier de désignation par l’Assemblée Nationale des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice et ce jusqu’à ce que celle-ci soit opérationnelle » ;
VU la Constitution du Il décembre 1990 ;
VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31 mai 2001 ;
VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ; Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Maître Robert S. M. DOSSOU et le Professeur Théodore HOLO en leur rapport ;
Après en avoir délibéré,
Considérant qu’en exécution de la décision précitée qui dans son dernier considérant précise : « Le Président de l’Assemblée Nationale devra transmettre systématiquement à la Cour, les compte-rendus de toutes les séances de l’Assemblée Nationale consacrées à cette question. », le Président de l’Assemblée Nationale, par lettre n° 658-09 AN/SGA/DSL/SCRB du 08 avril 2009, enregistrée au Secrétariat Général de la Cour sous le numéro 0618/050IREC, a fait rapport de la « séance de désignations partielles des représentants de l’Assemblée Nationale » avec en annexes le compte-rendu intégral des débats et les décisions ayant sanctionné les désignations partielles intervenues ;Considérant que le Président de l’Assemblée Nationale expose : « Le jeudi 26 mars 2009, la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme a soumis à l’examen de la plénière, les nouvelles versions de ses rapports sur les modalités de désignation des six membres de l’Assemblée Nationale à la Haute Cour de Justice d’une part et sur celles concernant les représentants de l’Assemblée Nationale dans les parlements régionaux d’autre part.
Conformément aux Décisions DCC 09-15 et 09-16 du 19 février 2009, le présent compte-rendu exposera notamment le point des débats relatifs à la désignation partielle des membres de l’Assemblée nationale à la Haute Cour de Justice et dans les parlements régionaux, faute de consensus.
I - DU PROCESSUS DE DESIGNATION PARTIELLE DES REPRESENTANTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE A LA HAUTE COUR DE JUSTICE
Saisie par le Président de l’Assemblée Nationale de la Décision DCC 09¬015 du 19 février 2009 de la Cour Constitutionnelle portant sur une requête en interprétation de certains concepts contenus dans la Décision DCC 09-002 du 08 janvier 2009 relative à la procédure de désignation des six (06) députés devant siéger à la Haute Cour de Justice, la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme s’est réunie les 13 et 17 mars pour se conformer à ladite Décision et a décidé de reprendre le contenu de son rapport présenté à la séance plénière du 15 janvier 2009.
I.1. Du contenu du rapport de la Commission des lois
Après avoir pris connaissance de la Décision de la Cour Constitutionnelle et plus précisément de son article 2 qui dispose :
« Le choix des députés appelés à représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat, doit se faire selon le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité », les membres de la Commission ont eu recours aux définitions du grand Larousse et du lexique juridique pour mieux cerner la notion de majorité et de minorité dans leur contexte parlementaire afin de reprendre la proposition de répartition selon l’esprit et la lettre de la décision de la Cour Constitutionnelle.
Ainsi, la majorité est définie comme étant « un parti ou coalition de partis détenant la majorité des sièges du Parlement » par opposition à la minorité qui en détient moins.
Se fondant donc sur cette définition, la Commission a procédé à une récapitulation par affinités des forces politiques en présence à l’hémicycle à la date de la première saisine de la Commission des lois et dégagé trois (03) tendances.
Les sept (07) groupes parlementaires et les deux non inscrits rassemblés en trois (03) tendances selon le principe de la représentation proportionnelle majorité/minorité permettent d’attribuer les six (06) sièges de la Haute Cour de Justice conformément au tableau ci-dessous :
Selon cette clé de répartition, les six (06) sièges sont pourvus et attribués selon le système du plus fort reste aux tendances ci-après :
Tendance majoritaire : Trois (03) sièges avec 3,18
Tendance minoritaire : Deux (02) + un (01) siège soit trois (03) sièges avec 2,67, le reste de cette tendance minoritaire étant supérieur au reste de la tendance majoritaire. ».
I-2. De l’interprétation de la question de l’adoption du rapport de la Commission avant le processus de désignation
Après cette présentation, certains députés, avant la suspension ont diversement apprécié les deux Décisions de la Cour.
A la suite des réponses de la commission, j’ai rappelé le contenu de l’article 124 de la Constitution qui dispose que : « Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles et juridictionnelles. ».
A la reprise de la séance suspendue, le député auteur de la demande de suspension, a déclaré que les membres de son Groupe parlementaire ne se reconnaissent pas dans la tendance majoritaire qui leur a été imposée par ladite Décision.
Certains députés ont jugé nécessaire de faire adopter le rapport par un vote formel, ce à quoi je me suis opposé. En effet, le Règlement intérieur ne prévoit dans aucune de ses dispositions le principe de l’adoption d’un rapport de commission permanente, et la pratique parlementaire l’a confirmé. A la limite, les modalités contenues dans un rapport peuvent faire l’objet d’un vote. Mais dans le cas d’espèce, il s’agit d’un rapport élaboré suite à une demande de mise en conformité qui reprend in extenso les modalités édictées par la Cour Constitutionnelle. J’ai donc soutenu que ce serait une violation de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale de faire voter le rapport ainsi que lesdites modalités.
N’ayant pas accédé à cette volonté de faire voter le rapport, les députés de la tendance majoritaire ont quitté l’hémicycle.
I-3. La désignation des représentants à la Haute Cour de Justice
Afin de permettre le dépôt de candidature, la séance a été suspendue. A la reprise, j’ai rappelé les modalités de désignation contenues dans la Décision de la Cour et prises en compte par la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme et communiqué la liste des noms des candidats proposés par la tendance minoritaire à savoir :
  Janvier YAHOUEDEOU
  Assouan Comlan DEGLA
  Eric, KOUAGOU N’DAH.
Suite au refus des députés Eric HOUNDETE et Kolawolé IDJI tirés au sort pour être scrutateurs, les députés Edgar ALlA et Luc Boniface da MATHA SANT’ANNA ont été tirés au sort pour jouer le rôle. A la suite du dépouillement et sur quarante deux (42) votants, la liste partielle de la tendance minoritaire a été adoptée par quarante et une (41) voix pour, zéro (00) contre et une (01) abstention.
II. DU PROCESSUS DE DESIGNATION PARTIELLE DES REPRESENTANTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DANS LES PARLEMENTS REGIONAUX
II-1. Des modalités retenues dans la nouvelle version du rapport sur la base de la Décision DCC 09-16 du 19 février 2009
Après avoir pris connaissance du contenu de la décision susmentionnée, les membres de la Commission ont décidé de se conformer à ladite décision.
Au cours des discussions, deux (02) modes de répartition possible des sièges ont été examinés. Il s’agit de :
1- la répartition par Institution ;
2- la répartition par regroupement des trois (03) institutions.
Au terme des débats, la Commission a opté pour la répartition par regroupement des trois (03) institutions, soit au total quinze (15) sièges à pourvoir.
La répartition des sept (07) groupes parlementaires actuels répartis en majorité parlementaire et en minorité parlementaire et la prise en compte des deux (02) non inscrits et ce, à la date d’élaboration du premier rapport permettent d’attribuer les quinze (15) sièges selon le principe de la représentation proportionnelle Majorité/Minorité ainsi qu’il suit au tableau ci-dessous :
Selon cette clé de répartition, les quinze (15) sièges sont pourvus et attribués selon le système du plus fort reste aux tendances ci-après :
Majorité parlementaire (44 députés) : sept (07) sièges + un (01) siège, soit huit (08) sièges avec un quotient de 7,95 ;
Minorité parlementaire (37 députés) : six (06) sièges + (01) siège, soit sept (07) sièges avec un quotient de 6,68.
Toutefois, la Commission attire l’attention de la plénière sur la pratique de certaines Institutions telles que le Parlement de la CEDEAO et le Parlement Panafricain dont les statuts obligent à reconduire leurs membres qui ont été régulièrement réélus au Parlement de leur pays.
Après avoir félicité la Commission pour la qualité du rapport, les intervenants ont soulevé des préoccupations relatives au mode de répartition des quinze (15) députés dans les trois (03) Parlements régionaux en application du principe Majorité/Minorité.
La Commission appuyée par le Président de séance a donné des réponses adéquates aux différentes préoccupations soulevées.
II-2. Les résultats du processus de désignation partielle des représentants de l’Assemblée Nationale dans les parlements régionaux
Pour permettre le dépôt des candidatures, la séance a été suspendue à vingt et une heure vingt-deux minutes (21h 22mn). A la reprise le vendredi 27 mars 2009 à une heure et trente trois minutes (01h 33mn), le Président a communiqué la liste partielle des candidatures déposées par la tendance minoritaire. Il s’agit de :
• Parlement Panafricain :
Titulaires :
1- Daouda TAKPARA ;
2- Luc Boniface da MATHA SANT’ANNA ;
3- Benjamin AHOUNOU.
• Parlement de la CEDEAO :
Titulaires :
1- Adam Boni TESSY ;
2- Eloi AHO.
Suppléants :
1- Issifou moussa YARI ;
2- Célestine ADJANOHOUN.
• CIP-UEMOA :
1- Djaibril MAMA DEBOUROU ;
2- Victor DANGNON.
A la suite du dépouillement des opérations de vote, sur quarante (40) votants, la liste partielle comportant les sept (07) candidatures pour siéger dans les trois (03) Parlements régionaux a été adoptée à l’unanimité des députés présents et représentés soit quarante (40) voix. » ;
Considérant que le Président de l’Assemblée Nationale conclut son rapport en ces termes :
« Au regard de tout ce qui précède, j’estime qu’ayant rigoureusement respecté au cours de cette opération de désignation, la Constitution, les Décisions de la Cour Constitutionnelle et le Règlement intérieur, la Haute Juridiction devra :
1- dire et juger que le processus de désignation partielle tel que effectué au cours de la séance du 26 mars 2009 est conforme aux Décisions visées supra ;
2- enjoindre à l’Assemblée Nationale, conformément à l’article 114 de la Constitution, de compléter les noms des représentants restant à pourvoir au niveau des organes concernés et ce, dans les délais qu’il appartiendra. » ;
Considérant que la lettre du Président de l’Assemblée Nationale intervient d’une part en exécution de la Décision DCC 09-015 du 19 février 2009 relative à la désignation des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice et d’autre part comme requête relative aux suites que doit comporter la séance de l’Assemblée Nationale du jeudi 26 mars 2009 en ce qui concerne la désignation des représentants de l’Assemblée Nationale dans les différents Parlements Africains au regard de la Décision DCC 09-016 du 19 février 2009 ;
I. CONSIDERATIONS GENERALES
Considérant que par Décision DCC 09-02 du 08 janvier 2009, la Cour de céans a affirmé : « le choix des députés appelés à représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat, doit se faire selon le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité » ; que ce principe fut confirmé dans les Décisions DCC 09-015 et 09-016 du 19 février 2009 ; que dès la séance de l’Assemblée Nationale du vendredi 16 décembre 2008, la Commission des lois, de l’Administration et des droits de l’homme a présenté à la séance plénière un rapport traduisant la Décision DCC 09-002 ; que ladite décision a servi de fondement au nouveau rapport présenté par la Commission des lois à la séance plénière du jeudi 26 mars 2009 ;
Considérant que certains députés ont sollicité un vote formel sur le rapport présenté par la Commission ; que le Président de séance s’y est opposé au motif que ni le règlement intérieur, ni la pratique parlementaire n’autorisaient une telle procédure et surtout que le rapport ne procédait qu’à une mise en conformité avec les Décisions de la Cour Constitutionnelle ; que les députés de la tendance majoritaire (ADD-Paix et Progrès, ADD-Nation et Développement, PRD, RB, G13 à l’exception de Madame Justine CAKPO CHODATON) sont alors sortis de la salle (compte rendu séance du jeudi 26 mars 2009, page 10) ;
Considérant que le Titre III (articles 74 à 104) du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale consacré aux procédures législatives ne prévoit pas la procédure proposée ; que c’est à bon droit que le Président de séance a rejeté ladite proposition ; qu’il échet de constater que le schéma suivi par la Commission des lois est conforme aux prescriptions des décisions de la Cour Constitutionnelle ;
II. SUR LA DESIGNATION DES DEPUTES DEVANT SIEGER A LA HAUTE COUR DE JUSTICE
Considérant que l’ordre du jour présenté à la séance du jeudi 26 mars 2009 porte : « Election des représentants de l’Assemblée Nationale à la Haute Cour de Justice et dans les parlements régionaux » ; que la même expression « représentants » apparaît constamment dans le compte-rendu de la séance du 26 mars 2009 de même que dans la décision sanctionnant la désignation partielle intervenue ; qu’en raison des confusions délibérément entretenues au sujet de l’élection des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice, il échet pour la Cour de céans de préciser que les députés devant siéger dans une Haute Juridiction y siègent es nom en toute indépendance et impartialité avec toutes les obligations imparties à un juge en République du Bénin et non en tant que représentant l’Institution ayant procédé à leur désignation, le tout conformément aux prescriptions de la Constitution et de la Loi n° 93-013 du 10 août 1999 portant loi organique de la Haute Cour de Justice ;
Considérant qu’il est anormal que depuis bientôt deux (02) ans, la nouvelle mandature de la Haute Cour de Justice n’ait pas été installée en raison de la non désignation par l’Assemblée Nationale des députés devant y siéger en dépit des prescriptions formelles de l’article 9 de la Loi Organique n° 93-013 du 10 août 1999 impartissant un délai de huit (08) jours pour procéder au remplacement des juges ayant perdu la qualité au titre de laquelle ils étaient appelés à siéger ; que cette défaillance constitue une atteinte grave à l’édifice constitutionnel et à l’Etat de Droit ;
Considérant qu’aux termes de l’article 114 de la Constitution, la Cour Constitutionnelle « est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics » ; que la Constitution fait ainsi obligation à la Cour Constitutionnelle de suppléer par des dictums appropriés aux défaillances des institutions constitutionnelles ; qu’il échet en conséquence pour la Cour Constitutionnelle d’impartir un délai jusqu’au mercredi 06 mai 2009 à la tendance majoritaire de l’Assemblée Nationale pour faire élire par ladite Assemblée les trois députés restant à désigner pour siéger à la Haute Cour de Justice ; que la défaillance de la majorité parlementaire à l’expiration de ce délai emporte renoncement par elle à sa prérogative ; que l’Assemblée Nationale devra se réunir au plus tard le mercredi 20 mai 2009 et quelle que soit la tendance présente pour pourvoir aux trois (03) postes restants, ladite Assemblée n’ayant le droit ni de renoncer ni de faillir à son devoir constitutionnel ;
Considérant qu’aux termes de l’article 135 de la Constitution : « La Haute Cour de Justice est composée des membres de la Cour Constitutionnelle, à l’exception du Président, de six (06) députés élus par l’Assemblée Nationale et du Président de la Cour Suprême ... » ; que l’article 7 de la Loi n° 93-013 du 10 août 1999 portant loi organique de la Haute Cour de Justice reprend exactement la disposition constitutionnelle précitée ; que l’article 12 de ladite loi précise : « Les députés membres de la Haute Cour de Justice prêtent serment devant le bureau de l’Assemblée Nationale et le Président de la République.
Ils jurent et promettent de bien et fidèlement remplir leurs fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucun conseil sur les questions relevant de la compétence de la Haute Cour de Justice » ; que la prestation de serment des six (06) députés de la nouvelle formation de la Haute Cour de Justice doit intervenir au plus tard le samedi 30 mai 2009 ;
III. SUR LA DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DANS LES INSTITUTIONS PARLEMANTAIRES DE L’UEMOA, DE LA CEDEAO ET DE L’uni­on AFRICAINE
Considérant que dans certaines institutions parlementaires communautaires comme la CEDEAO l’expression « représentant » est admise pour s’appliquer aux députés désignés par leurs parlements nationaux (Article1er & 3 du Règlement Intérieur du Parlement de la CEDEAO) bien que l’indépendance de chaque représentant soit affirmée (Article 6 du Traité portant création du Parlement de l’UEMOA ; Article 3 1 et 2 du Règlement Intérieur de la CEDEAO ; Article 6 du Protocole au Traité instituant la Communauté Economique Africaine relative au Parlement Panafricain ; Article 7 4 et 5 du Règlement Intérieur du parlement Panafricain.) ;
Considérant que l’article 149 de la Constitution dispose : « La République du Bénin, soucieuse de réaliser l’Unité Africaine, peut conclure tout accord d’intégration sous-régionale ou régionale conformément à l’article 145 » ; que la désignation par le Parlement Béninois de députés devant siéger dans les Institutions Parlementaires communautaires, s’inscrit dans le cadre de cette disposition constitutionnelle ; que ladite disposition au regard des questions soulevées par la défaillance totale puis partielle de l’Assemblée Nationale ne peut s’apprécier qu’en combinaison avec les prescriptions de l’article 114 in fine de la Constitution ou au regard de considérations autres que celle réduite à la simple désignation ; qu’il échet de constater que les défaillances du Parlement Béninois n’ont pas empêché le fonctionnement des institutions parlementaires communautaires et qu’en tout état de cause, la Cour Constitutionnelle en l’état, prend acte du renoncement provisoire par la tendance majoritaire de l’Assemblée Nationale constituée par les groupes G 13, ADD-Nation et Développement, ADD-Paix et Progrès et PRD de leur prérogative de proposer à l’élection des députés devant siéger respectivement dans les Parlements communautaires et rappelle que la philosophie prescrite aux Parlements nationaux pour la désignation des députés devant siéger dans lesdits Parlements est conforme aux prescriptions des Décisions DCC 09-002, 09-015 et 09-016 de la Cour Constitutionnelle : « La représentation de chaque Etat membre doit refléter la diversité des opinions politiques de chaque Parlement ou tout autre organe législatif national » ( Article 4 § 3 du Protocole au Traité instituant la Communauté Economique Africaine relatif au Parlement Panafricain) ;
DECIDE :

Article 1er.- Le schéma proposé par la Commission des lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour la désignation des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice et dans les Institutions Parlementaires de l’UEMOA, de la CEDEAO et de l’uni­on AFRICAINE n’est pas contraire à la Constitution ni aux décisions de la Cour Constitutionnelle.
Article 2.- La refus du Président de l’Assemblée Nationale de soumettre le rapport de la Commission des lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme au vote de la séance plénière est conforme au Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.
Article 3.- La tendance majoritaire de l’Assemblée Nationale constituée des groupes, parlementaires G 13, ADD Nation et Développement, ADD Paix et
Progrès et PRD est tenue de proposer à l’élection trois (03) députés devant siéger à la Haute Cour de Justice au plus tard le mercredi 06 mai 2009. Passé ce délai, l’Assemblée Nationale est tenue de désigner au plus tard le mercredi 20 mai 2009, sans aucune considération de désistement à constater de la part de la majorité, les trois (03) députés restants pour siéger à la Haute Cour de Justice ; la nouvelle formation de ladite Cour sera installée au plus tard le samedi 30 mai 2009.
Article 4.- La Cour Constitutionnelle constate que l’Assemblée Nationale n’a procédé qu’à une désignation partielle de ses membres devant siéger dans les Institutions Parlementaires de l’UEMOA, de la CEDEAO et de l’uni­on AFRICAINE ; prend acte du renoncement de la majorité parlementaire à son droit de proposer à la désignation des députés pour siéger dans les institutions parlementaires communautaires.
Dit et déclare que, si rien ne s’y oppose dans les textes, usages et pratique des communautés d’intégration concernées, la tendance majoritaire pourra revenir à tout moment sur son renoncement et faire compléter les désignations déjà acquises.
Article 5.- La présente décision sera notifiée au Président de l’Assemblée Nationale, au Président de la République et au Secrétaire Général de la Haute Cour de Justice et publiée au Journal Officiel.
Ont siégé à Cotonou, le vingt-et-un avril deux mille neuf,
Monsieur Robert S. M. DOSSOU, Président
Messieurs Bernard D. DEGBOE, Membre
Théodore HOLO, Membre
Zimé Yérima KORA-YAROU, Membre
Robert TAGNON, Membre

2011, avec ou sans la Lépi?: Réponse de Me Sadikou Alao

A travers une interview a nous accordée hier, Me Sadikou Ayo Alao, président du groupe «Gerdes Afrique» s’est prononcé sur un certain nombre de sujet qui font l’actualité ces derniers temps au Bénin et aussi dans d’autres pays dont la Guinée, le Togo et le Madagascar. Et ce, sur le plan politique notamment. Il a fait savoir son appréciation de la gestion faite du pouvoir par le président Boni Yayi depuis son accession à la magistrature suprême du Bénin jusqu’à ce jour. A en croire l’avocat, le bilan des trois ans de gestion du Dr. Boni Yayi est à la fois positif et négatif. Positif du point de vue des infrastructures. Pour Me Alao, le président Boni Yayi a contribué à la modernisation du Bénin dans le sens de la réalisation d’infrastructures. Par contre, la fiscalité, la vie des institutions et celle de l’administration n’ont pas selon Me Alao, connu de modernisation. «La machine administrative est très verrouillée» déclare t-il. Aussi, ajoute t-il, la vie au quotidien des béninois n’a-t-il pas connu aussi d’amélioration. Ce qui pour le président «Gerdes Afrique» donne lieu à toute sorte de débrouilla.
En sa qualité de membre de la société civile, il est aussi intervenu sur la liste électorale permanente informatisée (Lépi). Une liste qu’il faut nécessairement réaliser afin d’éviter les troubles électorales au lendemain des élections prochaines, à l’en croire. D’après ses explications, il ne peut avoir d’élections transparentes sans une liste électorale crédible. Outres ces sujets, Me Sadikou Ayo Alao s’est prononcé également sur beaucoup d’autres sujets dont le fonctionnement du dispositif politique béninois, l’actualité au parlement, les transhumances politiques, la gouvernance locale.
Lisez dans notre prochaine parution, l’intégralité de l’interview.

Blaise Ahouansè
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  24/04/09

avril 23, 2009

Coopération bénino-française: Yayi reçu par Sarkozy ce jour

Dans le cadre de sa visite de travail en France, le Président Boni Yayi sera l’hôte de Nicolas Sarkozy ce jour. En marge de la réunion du comité exécutif de l’Unesco, le Président Boni Yayi va donc être reçu à l’Elisée à 17 heures ce jour avec tous les honneurs dus au rang d’un Président de la République. C’est essentiellement la coopération bénino-française qui sera au centre des discussions.
Selon l’Ambassadeur Hervé Besancenot de la France près le Bénin, plusieurs sujets d’intérêt national et international comme la crise financière internationale et la réunion du G20, la situation politique au Bénin avec les échéances électorales en vue vont constituer le menu des échanges. Sur le plan bilatéral, il sera également question des écoles pilotes françaises dans les 12 départements du Bénin et l’acheminement d’une partie de l’uranium du Niger par le port de Cotonou.

Les discussions autour de ces différents sujets vont renforcer les liens entre les deux pays dont les relations datent de la période coloniale et donc vielles de plusieurs décennies déjà. Il faut préciser qu’avant cette rencontre entre les deux Chefs d’Etat, le Président Boni a déjà eu l’occasion de rencontrer des ministres qui ont une coopération importante avec le Bénin et d’autres personnalités. Il s’agit de Brice Hortefeux, Bernard Cochener, Joandé et des responsables du patronat. C’est dire donc que la visite du Président Boni Yayi en France est une énorme occasion pour le Chef de l’Etat de replacer le Bénin au centre de plusieurs préoccupations internationales.

C’est ainsi la diplomatie béninoise qui réussit un grand coup et le Bénin en sort grandi sur le plan international en ce qui concerne son image de pays démocratique le plus connu de la sous-région ouest-africaine et même de l’Afrique entière.

Cécil Ahouélété ADJEVI

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Chronique du jour: l’implacable logique politique

Le monde politique en pleine ébullition laisse envisager la présidentielle de 2011 sous l’angle de la recomposition. Le paysage aux attributs des cauris et des G et F est exposé à des impondérables aux effets déterminants dans les combats politiciens. Les signes avant coureurs des bouleversements font grimper les sensations.
C’est de l’Assemblée nationale, siège de la politique, que proviennent les premières fumées de l’alerte avec le marché fumant de la transhumance. Les transactions se font à un rythme vertigineux avec des sommes parfois astronomiques. Depuis que Orou Sé Guéné et Zéphirin Kinjanhoundé ont retourné costume, pantalon et chaussures, la kermesse des transfuges connaît une belle animation. Dans ce contexte, l’échelle des valeurs se resserre. Personne ne veut être à la remorque. Des particularités contractuelles avec les acheteurs de députés viennent établir la valeur marchande des élus, objet de vente. La politique droguée par les intérêts et l’égotisme fait flamber les passions dans la grille des coups les plus imprévisibles.

Mais le nomadisme ne peut s’expliquer par la seule quête de plus-value. La gestion du changement produit un océan de frustrations. Les effets conjugués de l’instinct alimentaire et la déception politique réservent d’énormes surprises pour 2011. Aucun parti ou alliance politique ne peut se vanter d’être à l’abri des secousses. Mouvance et opposition sont toutes frappées de fissures. Les défections sont en puissance. Reste à les dénombrer en actes.

Le bloc des G et F continue d’augmenter la dose de peinture pour cacher l’état de son architecture. Mais la renaissance du Bénin doit gérer les soucis financiers qui amènent à voter par erreur en faveur de la cause Fcbe et combattre le devoir de mémoire à l’origine du louvoiement et des appétits gouvernementaux. Le Madep réussirait un grand coup à nous convaincre de la nécessité d’une présence de son secrétaire général et d’un de ses députés au gouvernement Fcbe. Le Prd et Le Psd devraient démontrer, sans bluff, que les anciens faiseurs de roi, ont des ressources pour protéger leurs cadres contre les ondes des milliards de la transhumance. Pour Force-Clé, le maintien de la cohésion du groupe impose des sacrifices et le dégoût face à l’argent. Et le G13 doit éviter que le méga transfert de l’année fasse école.

Même Fcbe, l’hôte privilégié au banquet du changement masque mal ses lézardes. Elle ressemble fort bien à un château de cartes exposé en permanence à l’écroulement facile. La famille cauri en plein doute soigne désespérément son image malgré des voix internes peu enthousiastes. Le coup de gueule d’André Dassoundo sur le mensonge à Fcbe et les fausses fiches faites au chef de l’Etat, l’intervention à contre-courant de Janvier Yahouédéou au conseil national de l’Undp et les réserves d’Edgar Alia ainsi que le marmonnement de certains députés cauris apportent la preuve du malaise dans le camp du pouvoir.

La jungle politique est en mouvement et toutes les espèces se battent pour survivre. Le débauchage revient d’emblée au cœur de la politique et parraine la transhumance. Les déplacements pourraient s’intensifier les prochains mois .Les alliances et autres regroupements sont menacés de précarité du fait d’une présidentielle à plusieurs inconnues. Avant l’indécise échéance de 2011, la politique aura déjà livré ses secrets et on saura qui restera avec Boni Yayi et qui ne quittera pas G et F et ceux là qui feront la campagne en félons de la politique.



23-04-2009, Sulpice O. Gbaguidi

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Adoption ce jour du rapport d’activités du président Nago: Suspens autour de la majorité

Conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, après l’ouverture d’une session ordinaire, le président  présente son rapport d’activités. Cette à cette exigence des textes que le président Mathurin Nago va se conformer ce jour devant ses collègues. On apprend déjà que, contrairement à ce qui se tramait du côté des députés de l’opposition non déclarée, ce rapport d’activités va passer comme une lettre à la poste. Puisque aujourd’hui, avec la démission du député Rachidi Gbadamassi du G13, le président de l’Assemblée nationale peut se frotter les mains de pouvoir disposer d’une majorité au sein de l’institution. Le député démissionnaire Rachidi Gbadamassi va  t-il faire le jeu de la mouvance ou restera t-il campé sur sa position en donnant sa voix à ses ex-collègues de l’opposition?
Des doutes persistent encore sur son point de chute  puisque lors d’une récente déclaration, il affirmait qu’il a tourné dos à ses anciens alliés du G13 mais qu’il ne serait pas encore allé du côté des Fcbe. Quelle sera alors sa position ce jour au parlement, ou s’il était absent, à quel camp donnera t-il sa procuration pour le vote du rapport d’activités du président Mathurin Nago? Dans tous les cas, ce rapport d’activités de Nago a certainement de fortes chances de passer ce jour en plénière.

I. K.
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  23/04/09

DÉCISION DCC 09-057 DU 21 AVRIL 2009: Ultimatum pour l’installation de la Haute cour de justice

Par sa décision DCC 09-057 du 21 avril 2009, la cour constitutionnelle a fixé au 30 mai prochain le délai pour l’installation de la nouvelle équipe de la haute cour de justice. La haute juridiction a dit et jugé que les modalités de fixation des quotas de désignation des représentants du parlement à la haute cour de justice proposées par la commission des lois de l’Assemblée nationale est conforme à la représentation de la majorité et de la minorité au sein de la haute juridiction. De même, selon la cour constitutionnelle, le fait pour le président de l’Assemblée nationale de n’avoir pas soumis au vote le rapport de la commission des lois ne viole pas la constitution. Les députés de l’opposition ont jusqu’au 6 mai prochain pour pourvoir aux trois sièges qui leur sont attribués. A défaut, ces sièges peuvent leur être valablement retirés et pourvus par la mouvance afin de permettre aux nouveaux membres de la haute cour de justice de s'installer et de se mettre au travail.
 « Article 1er: L’Assemblée Nationale a violé les dispositions de l’article 124 de la Constitution en tous ses alinéas.

   Article 2 : En vertu de l’article 114 in fine de la Constitution, la Cour Constitutionnelle demeure saisie du dossier de désignation par l’Assemblée Nationale des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice et ce jusqu’à ce que celle-ci soit opérationnelle» ; Vu la Constitution du Il décembre 1990; Vu la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31 mai 2001 ; Vu le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle; Ensemble les pièces du dossier; Ouï Maître Robert S. M. DOSSOU et le Professeur Théodore HOLO en leur rapport ; Après en avoir délibéré, Considérant qu’en exécution de la décision précitée qui dans son dernier considérant précise: «Le Président de l’Assemblée Nationale devra transmettre systématiquement à la Cour, les compte-rendus de toutes les séances de l’Assemblée Nationale consacrées à cette question.», le Président de l’Assemblée Nationale, par lettre n° 658-09 AN/SGA/DSL/SCRB du 08 avril 2009, enregistrée au Secrétariat Général de la Cour sous le numéro 0618/050/REC, a fait rapport de la «séance de désignations partielles des représentants de l’Assemblée Nationale» avec en annexes le compte-rendu intégral des débats et les décisions ayant sanctionné les désignations partielles intervenues; Considérant que le Président de l’Assemblée Nationale expose: «Le jeudi 26 mars 2009, la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme a soumis à l’examen de la plénière, les nouvelles versions de ses rapports sur les modalités de désignation des six membres de l’Assemblée Nationale à la Haute Cour de Justice d’une part et sur celles concernant les représentants de l’Assemblée Nationale dans les parlements régionaux d’autre part. Conformément aux Décisions DCC 09-15 et 09-16 du 19 février 2009, le présent compte-rendu exposera notamment le point des débats relatifs à la désignation partielle des membres de l’Assemblée nationale à la Haute Cour de Justice et dans les parlements régionaux, faute de consensus.

    I - DU PROCESSUS DE DESIGNATION PARTIELLE DES REPRESENTANTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE A LA HAUTE COUR DE JUSTICE

   Saisie par le Président de l’Assemblée Nationale de la Décision DCC 09¬015 du 19 février 2009 de la Cour Constitutionnelle portant sur une requête en interprétation de certains concepts contenus dans la Décision DCC 09-002 du 08 janvier 2009 relative à la procédure de désignation des six (06) députés devant siéger à la Haute Cour de Justice, la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme s’est réunie les 13 et 17 mars pour se conformer à ladite Décision et a décidé de reprendre le contenu de son rapport présenté à la séance plénière du 15 janvier 2009.

   I.1. Du contenu du rapport de la Commission des lois

   Après avoir pris connaissance de la Décision de la Cour Constitutionnelle et plus précisément de son article 2 qui dispose: «Le choix des députés appelés à représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat, doit se faire selon le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité », les membres de la Commission ont eu recours aux définitions du grand Larousse et du lexique juridique pour mieux cerner la notion de majorité et de minorité dans leur contexte parlementaire afin de reprendre la proposition de répartition selon l’esprit et la lettre de la décision de la Cour Constitutionnelle. Ainsi, la majorité est définie comme étant « un parti ou coalition de partis détenant la majorité des sièges du Parlement » par opposition à la minorité qui en détient moins. Se fondant donc sur cette définition, la Commission a procédé à une récapitulation par affinités des forces politiques en présence à l’hémicycle à la date de la première saisine de la Commission des lois et dégagé trois (03) tendances. Les sept (07) groupes parlementaires et les deux non inscrits rassemblés en trois (03) tendances selon le principe de la représentation proportionnelle majorité/minorité permettent d’attribuer les six (06) sièges de la Haute Cour de Justice conformément au tableau cidessous: Selon cette clé de répartition, les six (06) sièges sont pourvus et attribués selon le système du plus fort reste aux tendances ci-après:  Tendance majoritaire: Trois (03) sièges avec 3,18  Tendance minoritaire: Deux (02) + un (01) siège soit trois (03) sièges avec 2,67, le reste de cette tendance minoritaire étant supérieur au reste de la tendance majoritaire. ».

    1-2. De l’interprétation de la question de l’adoption du rapport de la Commission avant le processus de désignation

   Après cette présentation, certains députés, avant la suspension ont diversement apprécié les deux Décisions de la Cour. A la suite des réponses de la commission, j’ai rappelé le contenu de l’article 124 de la Constitution qui dispose que: «Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles et juridictionnelles. ». A la reprise de la séance suspendue, le député auteur de la demande de suspension, a déclaré que les membres de son Groupe parlementaire ne se reconnaissent pas dans la tendance majoritaire qui leur a été imposée par ladite Décision. Certains députés ont jugé nécessaire de faire adopter le rapport par un vote formel, ce à quoi je me suis opposé. En effet, le Règlement intérieur ne prévoit dans aucune de ses dispositions le principe de l’adoption d’un rapport de commission permanente, et la pratique parlementaire l’a confirmé. A la limite, les modalités contenues dans un rapport peuvent faire l’objet d’un vote. Mais dans le cas d’espèce, il s’agit d’un rapport élaboré suite à une demande de mise en conformité qui reprend in extenso les modalités édictées par la Cour Constitutionnelle. J’ai donc soutenu que ce serait une violation de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale de faire voter le rapport ainsi que lesdites modalités. N’ayant pas accédé à cette volonté de faire voter le rapport, les députés de la tendance majoritaire ont quitté l’hémicycle.

   1-3. La désignation des représentants à la Haute Cour de Justice

   Afin de permettre le dépôt de candidature, la séance a été suspendue. A la reprise, j’ai rappelé les modalités de désignation contenues dans la Décision de la Cour et prises en compte par la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme et communiqué la liste des noms des candidats proposés par la tendance minoritaire à savoir: - Janvier Y AHOUEDEOU - Assouan Comlan DEGLA - Eric KOUAGOU N’DAH. Suite au refus des députés Eric HOUNDETE et Kolawolé IDJI tirés au sort pour être scrutateurs, les députés Edgar ALIA et Luc Boniface da MATHA SANT’ANNA ont été tirés au sort pour jouer le rôle. A la suite du dépouillement et sur quarante deux (42) votants, la liste partielle de la tendance minoritaire a été adoptée par quarante et une (41) voix pour, zéro (00) contre et une (01) abstention.

    II. DU PROCESSUS DE DESIGNATION PARTIELLE DES REPRESENTANTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DANS LES PARLEMENTS REGIONAUX

    II-1. Des modalités retenues dans la nouvelle version du rapport sur la base de la Décision DCC 09-16 du 19 février 2009

    Après avoir pris connaissance du contenu de la décision susmentionnée, les membres de la Commission ont décidé de se conformer à ladite décision. Au cours des discussions, deux (02) modes de répartition possible des sièges ont été examinés. Il s’agit de : 1- la répartition par Institution;

   2- la répartition par regroupement des trois (03) institutions.

   Au terme des débats, la Commission a opté pour la répartition par regroupement des trois (03) institutions, soit au total quinze (15) sièges à pourvoir. La répartition des sept (07) groupes parlementaires actuels répartis en majorité parlementaire et en minorité parlementaire et la prise en compte des deux (02) non inscrits et ce, à la date d’élaboration du premier rapport permettent d’attribuer les quinze (15) sièges selon le principe de la représentation proportionnelle Majorité/Minorité ainsi qu’il suit au tableau ci-dessous: Selon cette clé de répartition, les quinze (15) sièges sont pourvus et attribués selon le système du plus fort reste aux tendances ci-après: Majorité parlementaire (44 députés) : sept (07) sièges + un (01) siège, soit huit (08) sièges avec un quotient de 7,95 ; Minorité parlementaire (37 députés) : six (06) sièges + (01) siège, soit sept (07) sièges avec un quotient de 6,68. Toutefois, la Commission attire l’attention de la plénière sur la pratique de certaines Institutions telles que le Parlement de la CEDEAO et le Parlement Panafricain dont les statuts obligent à reconduire leurs membres qui ont été régulièrement réélus au Parlement de leur pays. Après avoir félicité la Commission pour la qualité du rapport, les intervenants ont soulevé des préoccupations relatives au mode de répartition des quinze (15) députés dans les trois (03) Parlements régionaux en application du principe Majorité/Minorité. La Commission appuyée par le Président de séance a donné des réponses adéquates aux différentes préoccupations soulevées.

    11.2. Les résultats du processus de désignation partielle des représentants de l’Assemblée Nationale dans les parlements régionaux

    Pour permettre le dépôt des candidatures, la séance a été suspendue à vingt et une heure vingt-deux minutes (21h 22mn). A la reprise le vendredi 27 mars 2009 à une heure et trente trois minutes (01h 33mn), le Président a communiqué la liste partielle des candidatures déposées par la tendance minoritaire. Il s’agit de : Parlement Panafricain: 1- Daouda T AKPARA ; 2- Luc Boniface da MATHA SANT’ANNA; 3- Benjamin AHOUNOU.  Parlement de la CEDEAO : Titulaires: 1- Adam Boni TESSY ; 2- Eloi ARO. Suppléants: 1- Issifou Moussa YARI ; 2- Célestine ADJANOHOUN.  CIP-UEMOA: 1- Djibril MAMA DEBOUROU ; 2- Victor DANGNON. A la suite du dépouillement des opérations de vote, sur quarante (40) votants, la liste partielle comportant les sept (07) candidatures pour siéger dans les trois (03) Parlements régionaux a été adoptée à l’unanimité des députés présents et représentés soit quarante (40) voix.»; Considérant que le Président de l’Assemblée Nationale conclut son rapport en ces termes: «Au regard de tout ce qui précède, j’estime qu’ayant rigoureusement respecté au cours de cette opération de désignation, la Constitution, les Décisions de la Cour Constitutionnelle et le Règlement intérieur, la Haute Juridiction devra: 1- dire et juger que le processus de désignation partielle tel que effectué au cours de la séance du 26 mars 2009 est conforme aux Décisions visées supra; 2- enjoindre à l’Assemblée Nationale, conformément à l’article 114 de la Constitution, de compléter les noms des représentants restant à pourvoir au niveau des organes concernés et ce, dans les délais qu’il appartiendra. » ; Considérant que la lettre du Président de l’Assemblée Nationale intervient d’une part en exécution de la Décision DCC 09-015 du 19 février 2009 relative à la désignation des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice et d’autre part comme requête relative aux suites que doit comporter la séance de l’Assemblée Nationale du jeudi 26 mars 2009 en ce qui concerne la désignation des représentants de l’Assemblée Nationale dans les différents Parlements Africains au regard de la Décision DCC 09-016 du 19 février 2009; »

   I-2 CONSIDERATIONS GENERALES

   Considérant que par Décision DCC 09-02 du 08 janvier 2009, la Cour de céans a affirmé: «le choix des députés appelés à représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat, doit se faire selon le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/ minorité» ; que ce principe fut confirmé dans les Décisions DCC 09-015 et 09-016 du 19 février 2009; que dès la séance de l’Assemblée Nationale du vendredi 16 décembre 2008, la Commission des lois, de l’Administration et des droits de l’homme a présenté à la séance plénière un rapport traduisant la Décision DCC 09-002 ; que ladite décision a servi de fondement au nouveau rapport présenté par la Commission des lois à la séance plénière du jeudi 26 mars 2009 ; Considérant que certains députés ont sollicité un vote formel sur le rapport présenté par la Commission; que le Président de séance s’y est opposé au motif que ni le règlement intérieur, ni la pratique parlementaire n’autorisaient une telle procédure et surtout que le rapport ne procédait qu’à une mise en conformité avec les Décisions de la Cour Constitutionnelle; que les députés de la tendance majoritaire (ADD-Paix et Progrès, ADD-Nation et Développement, PRD, RB, G13 à l’exception de Madame Justine CAKPO CHODATON) sont alors sortis de la salle (compte rendu séance du jeudi 26 mars 2009, page 10) ; Considérant que le Titre III (articles 74 à 104) du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale consacré aux procédures législatives ne prévoit pas la procédure proposée; que c’est à bon droit que le Président de séance a rejeté ladite proposition; qu’il échet de constater que le schéma suivi par la Commission des lois est conforme aux prescriptions des décisions de la Cour Constitutionnelle;

    II. SUR LA DESIGNATION DES DEPUTES DEVANT SIEGER A LA HAUTE COUR DE JUSTICE

    Considérant que l’ordre du jour présenté à la séance du jeudi 26 mars 2009 porte: « Election des représentants de l’Assemblée Nationale à la Haute Cour de Justice et dans les parlements régionaux»; que la même expression «représentants» apparaît constamment dans le compte-rendu de la séance du 26 mars 2009 de même que dans la décision sanctionnant la désignation partielle intervenue; qu’en raison des confusions délibérément entretenues au sujet de l’élection des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice, il échet pour la Cour de céans de préciser que les députés devant siéger dans une Haute Juridiction y siègent es nom en toute indépendance et impartialité avec toutes les obligations imparties à un juge en République du Bénin et non en tant que représentant l’Institution ayant procédé à leur désignation, le tout conformément aux prescriptions de la Constitution et de la Loi n° 93-013 du 10 août 1999 portant loi organique de la Haute Cour de Justice; Considérant qu’il est anormal que depuis bientôt deux (02) ans, la nouvelle mandature de la Haute Cour de Justice n’ait pas été installée en raison de la non désignation par l’Assemblée Nationale des députés devant y siéger en dépit des prescriptions formelles de l’article 9 de la Loi Organique n° 93-013 du 10 août 1999 impartissant un délai de huit (08) jours pour procéder au remplacement des juges ayant perdu la qualité au titre de laquelle ils étaient appelés à siéger; que cette défaillance constitue une atteinte grave à l’édifice constitutionnel et à l’Etat de Droit; Considérant qu’aux termes de l’article 114 de la Constitution, la Cour Constitutionnelle «est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics» ; que la Constitution fait ainsi obligation à la Cour Constitutionnelle de suppléer par des dictums appropriés aux défaillances des institutions constitutionnelles; qu’il échet en conséquence pour la Cour Constitutionnelle d’impartir un délai jusqu’au mercredi 06 mai 2009 à la tendance majoritaire de l’Assemblée Nationale pour faire élire par ladite Assemblée les trois députés restant à désigner pour siéger à la Haute Cour de Justice; que la défaillance de la majorité parlementaire à l’expiration de ce délai emporte renoncement par elle à sa prérogative; que l’Assemblée Nationale devra se réunir au plus tard le mercredi 20 mai 2009 et quelle que soit la tendance présente pour pourvoir aux trois (03) postes restants, ladite Assemblée n’ayant le droit ni de renoncer ni de faillir à son devoir constitutionnel; Considérant qu’aux termes de l’article 135 de la Constitution: « La Haute Cour de Justice est composée des membres de la Cour Constitutionnelle, à l’exception du Président, de six (06) députés élus par l’Assemblée Nationale et du Président de la Cour Suprême ... » ; que l’article 7 de la Loi n° 93-013 du 10 août 1999 portant loi organique de la Haute Cour de Justice reprend exactement la disposition constitutionnelle précitée; que l’article 12 de ladite loi précise: « Les députés membres de la Haute Cour de Justice prêtent serment devant le bureau de l’Assemblée Nationale et le Président de la République. Ils jurent et promettent de bien et fidèlement remplir leurs fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucun conseil sur les questions relevant de la compétence de la Haute Cour de Justice. »; que la prestation de serment des six (06) députés de la nouvelle formation de la Haute Cour de Justice doit intervenir au plus tard le samedi 30 mai 2009 ;

   III. SUR LA DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DANS LES INSTITUTIONS PARLEMANTAIRES DE L’UEMOA, DE LA CEDEAO ET DE L’uni­on AFRICAINE

   Considérant que dans certaines institutions parlementaires communautaires comme la CEDEAO l’expression «représentant» est admise pour s’appliquer aux députés désignés par leurs parlements nationaux (Article 3 du Règlement Intérieur du Parlement de la CEDEAO) bien que l’indépendance de chaque représentant soit affirmée (Article 6 du Traité portant création du Parlement de l’UEMOA ; Article 3 et 1 et 2 du Règlement Intérieur de la CEDEAO ; Article 6 du Protocole au Traité instituant la Communauté Economique Africaine relative au Parlement Panafricain; Article 7 § 4 et 5 du Règlement Intérieur parlement Panafricain) ; Considérant que l’article 149 de la Constitution dispose: « La République du Bénin, soucieuse de réaliser l’Unité Africaine, peut conclure tout accord d’intégration sous-régionale ou régionale conformément à l’article 145. » ; que la désignation par le Parlement Béninois de députés devant siéger dans les Institutions Parlementaires communautaires, s’inscrit dans le cadre de cette disposition constitutionnelle; que ladite disposition au regard des questions soulevées par la défaillance totale puis partielle de l’Assemblée Nationale ne peut s’apprécier qu’en combinaison avec les prescriptions de l’article 114 in fine de la Constitution ou au regard de considérations autres que celle réduite à la simple désignation; qu’il échet de constater que les défaillances du Parlement Béninois n’ont pas empêché le fonctionnement des institutions parlementaires communautaires et qu’en tout état de cause, la Cour Constitutionnelle en l’état, prend acte du renoncement provisoire par la tendance majoritaire de l’Assemblée Nationale constituée par les groupes G 13, ADD-Nation et Développement, ADD-Paix et Progrès et PRD de leur prérogative de proposer à l’élection des députés devant siéger respectivement dans les Parlements communautaires et rappelle que la philosophie prescrite aux Parlements nationaux pour la désignation des députés devant siéger dans lesdits Parlements est conforme aux prescriptions des Décisions DCC 09-002, 09-015 et 09-016 de la Cour Constitutionnelle: «La représentation de chaque Etat membre doit refl éter la diversité des opinions politiques de chaque Parlement ou tout autre organe législatif national» ( Article 4 § 3 du Protocole au Traité instituant la Communauté Economique Africaine relatif au Parlement Panafricain) ;

    DECIDE:

   Article 1er,- Le schéma proposé par la Commission des lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour la désignation des députés devant siéger à la Haute Cour de Justice et dans les Institutions Parlementaires de l’UEMOA, de la CEDEAO et de l’uni­on AFRICAINE n’est pas contraire à la Constitution ni aux décisions de la Cour Constitutionnelle.

    Article 2.- Le refus du Président de l’Assemblée Nationale de soumettre le rapport de la Commission des lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme au vote de la séance plénière est conforme au Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.

   Article 3.- La tendance majoritaire de l’Assemblée Nationale constituée des groupes parlementaires G13, ADD Nation et Développement, ADD Paix et Progrès et PRD est tenue de proposer à l’élection trois (03) députés devant siéger à la Haute Cour de Justice au plus tard le mercredi 06 mai 2009. Passé ce délai, l’Assemblée Nationale est tenue de désigner au plus tard le mercredi 20 mai 2009, sans aucune considération de désistement à constater de la part de la majorité, les trois (03) députés restants pour siéger à la Haute Cour de Justice; la nouvelle formation de ladite Cour sera installée au plus tard le samedi 30 mai 2009.

   Article 4.- La Cour Constitutionnelle constate que l’Assemblée Nationale n’a procédé qu’à une désignation partielle de ses membres devant siéger dans les Institutions Parlementaires de l’UEMOA, de la CEDEAO et de l’uni­on AFRlCAINE ; prend acte du renoncement de la majorité parlementaire à son droit de proposer à la désignation des députés pour siéger dans les institutions parlementaires communautaires. Dit et déclare que, si rien ne s’y oppose dans les textes, usages et pratique des communautés d’intégration concernées, la tendance majoritaire pourra revenir à tout moment sur son renoncement et faire compléter les désignations déjà acquises.

   Article 5.- La présente décision sera notifiée au Président de l’Assemblée Nationale, au Président de la République et au Secrétaire Général de la Haute Cour de Justice et publiée au Journal Officiel.

   Ont siégé à Cotonou, le vingt-et-un avril deux mille neuf,

   Monsieur Robert S. M. DOSSOU Président

   Monsieurs Bernard D. DEGBOE Membre

Théodore HOLO Membre
Zimé Yérima KORA-YAROU Membre
Robert TAGNON Membre
Madame Clémence YIMBERE DANSOU Membre
Les Rapporteurs, Robert S. M. DOSSOU Théodore HOLO
Le Président, Robert S. M. DOSSOU

Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 23/04/09

Conséquence de la démission de Rachidi Gbadamassi du G13: L’opposition en difficulté

La démission du député Rachidi Gbadamassi du G13 annonce des moments difficiles pour l’opposition au régime du président Boni Yayi. Elle confirme la cacophonie au sein du camp anti-yayi. Le départ inattendu du député Rachidi Gbadamassi du G13 doit être une source de soucis pour l’opposition, quand bien même l’intéressé affirme qu’il n’est pas allé dans la mouvance-Fcbe (Forces cauris pour un Bénin émergent). C’est une grosse cylindrée que l’opposition a perdue, à voir le poids politique du démissionnaire. A Parakou, il était l’adversaire principal du président Boni Yayi. Il était pratiquement le capitaine du bateau-G13. C’est pourquoi, sa démission a créé une panique générale dans l’opinion publique nationale, en général, et dans la classe politique, en particulier. La défection de Gbadamassi fera voler en éclats à coup sûr le G13 qui, en réalité, était un géant aux pieds d’argile. C’est dire que si « le chef bandit » s’est rendu à son poursuivant, ce ne sont pas les petits soldats comme Edmond Agoua, Cyriaque Domingo et consorts qui feront de la résistance au régime du changement.
D’ailleurs, on apprend qu’il y a d’autres démissions qui s’annoncent au G13. La situation est si préoccupante que les ténors ont du mal à s’expliquer le problème. Pour preuve, aucune décision n’est sortie de la réuni­on de crise qui s’est tenue mardi dernier au siège du G13 à Cotonou sur le cas Gbadamassi. La conférence de presse prévue hier sur le sujet a été annulée sans aucune raison apparente. C’est le signe que cette alliance est dans une zone de turbulence terrible. Pour plusieurs observateurs de la vie politique nationale, le G13 était un groupe d’intérêts, loin de toute idéologie politique.

L’opposition en lambeaux
La mise en pièces détachées du G13 risque de contaminer les coalitions G4 et Force-clé qui étaient déjà agonisantes. Au sein du G4, il y a la confusion autour de la position du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) de Séfou Fagbohoun. Deux ministres (François Abiola de l’Enseignement supérieur et Kint Aguiar) déclarent qu’ils sont au gouvernement au nom de leur parti politique. Depuis lors, aucune sanction n’est prise contre eux. Beaucoup de Béninois s’interrogent sur la sincérité du Madep. La Renaissance du Bénin (Rb) de Rosine Soglo sème également la confusion à la manière du Madep. Galiou Soglo défie et nargue même les responsables du parti. Jusqu’aujourd’hui, aucune mesure n’est prise contre ce dernier. Le comble est que deux députés de la Rb (Epiphane Quenum et Justine Chodaton) roulent à visage découvert pour les forces cauris pour un Bénin émergent à l’Assemblée nationale. Et pourtant, rien n’est fait pour les rappeler à l’ordre. Le jeu de la Rb et du Madep ne rassure pas sur la solidité du G4.
La situation actuelle est une source d’inquiétudes pour l’avenir de l’opposition au régime Yayi. Elle annonce certainement une nouvelle recomposition de la classe politique nationale.
Me Adrien Houngbédji doit être l’homme le plus touché par la situation au sein des G et F. Il est le principal adversaire du président Boni Yayi, car il est encore dans la course à la présidence de la République en 2011 contre le régime du changement. Il compte sur la cohésion des G et F ou tout au moins sur celle du G4 pour contrecarrer les cauris. Il se révèle aujourd’hui que la traîtrise a pris de pas sur la conviction dans l’opposition. Dans ces conditions, le leader du Parti du renouveau démocratique (Prd) doit revoir sa stratégie. Très tot, il doit commencer ses descentes sur le terrain pour galvaniser sa troupe. Il doit se comporter comme s’il est capable de conquérir seul le pouvoir d’Etat. Il doit aller à l’assaut des fiefs de ses alliés pour accroître ses chances en 2011. C’est dire que tout en cherchant des partenaires politiques, Me Houngbédji doit compter ses propres forces. Les jours à venir édifieront les uns et les autres.

Jules Yaovi Maoussi
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  23/04/09

Chronique du jour: En attendant Gbadamassi

Au bal des transfuges, les rumeurs annoncent l’entrée dans la danse d’une tête d’affiche. Il importe de savoir passer cette trémie au grain pour que la course au caniveau ne se fasse dans la démesure. En attendant la réaction de l’honorable Rachidi Gbadamassi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, les rumeurs se font plus persistantes au point de s’octroyer des attributs de vérité. Au théâtre, il y a des scènes qui font recette. En politique aussi, lorsqu’il s’agit surtout d’un député du G13 qui aurait brutalement décidé de dîner avec le pouvoir de Boni Yayi. Sans jouer avec le sens commun, on imagine déjà que la rupture pourrait se jouer au charbon. Le transfuge a semble-t-il bénéficié d’un voyage de noces au pays de l’oncle Sam. Le mariage en pompe est conçu dans le cas d’espèce pour célébrer le parangon de traîtrise. Le changement de chemise et de veste s’achèvera dans l’Hexagone avant la proclamation cauri à domicile. On sait qu’en France, les renégats peuvent s’abreuver de deux livres d’Eric Besson, deux chefs-d’œuvre référence pour transhumant haut de gamme. Le premier, "L’inquiétante rupture tranquille de M. Sarkozy " écrit par Besson alors secrétaire national du bureau national du Ps chargé de la campagne de Ségolène Royal était un livre à charge contre Sarko. Le deuxième, " Qui connait Madame Royale ", est plutôt un violent pamphlet contre Ségolène Royale. Cet ouvrage a été publié après le retournement spectaculaire de veste de Besson. Le transfuge du Ps va être comblé secrétaire d’Etat puis maintenant ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Belle récompense pour transhumant. Mais qu’est -ce qui pourrait motiver le très bouillant député anti Yayi à faire défection du G13 pour enfiler le manteau cauri et s’embarquer finalement dans le rafiot du changement ? Que dira un Gbadamassi qui a longtemps nourri les archives de l’abondance de diatribes anti Yayi ? Devant un régime asservi à la quête effrénée d’une addition gagnante, de politiciens engagés ont vite perdu les lunettes de la raison. On attend l’exposé ou la plaidoirie de Rachidi Gbadamassi pour tirer les conclusions dans cette affaire de transhumance ébruitée par les médias. Le pouvoir brille de mille paillettes de ses transfuges drainés à coup de millions. La somme vertigineuse de deux (02) milliards évoquée, à tort ou à raison, dans l’achat de la grande figure du G13 devrait pulvériser tous les records dans l’histoire de la transhumance politique au Bénin. Mais il faut s’armer de patience sans verser dans des préjugés et résolutions hâtives.
Sans aménité, la politique continue d’anéantir l’éthique avec son lot renouvelé d’indécences et d’immoralité. Kindjanhoundé se campe en apostat renaissant. D’autres ont également inscrit leurs noms dans la filière florissante du nomadisme. Le combat politique se fait sous l’autorité de l’argent et le débauchage. Mais pour l’honorable Rachidi Gbadamassi, il est important de vite démentir les rumeurs ou d’expliquer, en évitant les limbes de la pensée, les raisons de sa démission du G13. Après le député Chabi Tokou Dari dont la démission de Fcbe a fait politiquement marcher Kandi, la politique s’est trouvée une nouvelle star en la personne de Gbadamassi. La crise entre le pouvoir et le bloc des G et F a de la matière.

Sulpice O. Gbaguidi
Journal FRATERNITE 22/04/09

Séisme politique:Rachidi Gbadamassi trahit le G13

L’honorable Rachidi Gbadamassi ne fait plus partie des effectifs du G13. La rumeur qui courait les rues depuis peu de temps s’est confirmée. L’opposant N°1 de Yayi Boni à Parakou a fini par mordre à l’appât d’un milliard de francs pour regagner la rivière. Rachidi Gbadamassi a rejoint hier le chef de l’Etat à Paris en France, juste après sa déclaration confuse de la veille à Parakou qui faisait état de son revirement politique. Il séjournera par la suite aux Etats unis. Entre les deux hommes Yayi Boni et Rachidi Gbadamassi, qui partagent parfaitement la culture Nagot, c’est désormais la lune de miel. Le chef de l’Etat qui a longtemps cherché à le détruire politiquement sans succès a fini par trouver la solution de débauchage à coup de milliards. Yayi Boni doit s’en réjouir et sabler du champagne à cette fin pour avoir réussi ce grand exploit. Mais à la vérité, cette transhumance politique n’est pas encore formelle. En effet, jusqu’à présent Rachidi Gbadamassi n’a pas encore déposé une lettre de démission à l’administration de son parti, Uni­on pour la relève (Upr). Cependant, on apprend qu’il a transmis au bureau de l’Assemblée nationale sa lettre de démission du groupe parlementaire G13. L’homme qui se passe désormais pour un confusionniste réaffirme son appartenance à l’Upr en tant que membre fondateur du parti. La nouvelle de la démission de l’honorable Rachidi Gbadamassi est diversement appréciée à Parakou. Pour le troisième adjoint au maire, membre du G13 et militant fondateur de l’Upr, Michel M. Alavo, la déclaration ambigüe du député G13 dams la 8ème circonscription électorale, est intervenue en sa présence. Mais il n’était pas préalablement situé sur une prétendue démission. Michel Alavo reste solidaire de Rachidi Gbadamassi pour son courage, son combat pour la paix, mais affirme avec véhémence qu’il ne s’agit pas d’une démission qui les conduira au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qu’ils ont combattu de toutes leurs forces. De toutes les façons, le rapprochement de Rachiidi Gbadamassi était prévisible pour les observateurs avertis. En effet, les déclarations de l’opposant N°1 de Yayi Boni à Parakou ces dernières semaines, laissaient présager qu’il se rapprochait de la mouvance présidentielle. Car pendant ces derniers jours, il n’a cessé d’affirmer « qu’il n’y a pas d’éternel ennemi en politique. » Il a aussi déclaré qu’il faut faire de l’opposition constructive. Au regard de ce qui précède, la démission aujourd’hui de Gbadamassi du G13 n’est que la confirmation de ce qui se tramait dans l’ombre. Il préparait l’opinion publique à la chose à travers ses déclarations modérées. Mais ce faisant, il fragilise le G13 par cet acte de « haute trahison politique ».

Jean-Claude Kouagou (Br. Borgou/Alibori) 
Journal LE MATINAL 22/04/09

Démission de Rachidi GBADAMASSI : Tidjani Serpos,Chabi Sika et Soulé Alagbé se prononcent

Honorable Tidjani Serpos du Prd :« La complication et la confusion ne me permettent pas de me prononcer »
  ’’Je n’ai pas pour le moment de réaction parce que je ne suis pas vraiment informé de cette démission dont vous parlez. Il n’y a même pas eu un acte officiel pour me permettre de me prononcer. C’est dans les journaux que j’ai appris que mon collègue Rachidi Gbadamassi a quitté son groupe parlementaire G 13. Certains sont même allés jusqu’à dire qu’il est désormais de la mouvance. Vous voyez la complication et la confusion qui ne permettent pas de me prononcer. Je préfère attendre pour voir comment tout ça va évoluer

Honorable Chabi Sika (Fcbe) :« Donnez-moi le temps d’avoir des éléments avant d’apprécier »
Je suis très affairé depuis le matin. Je ne suis pas encore informé officiellement. La presse qui en a parlé n’a pas exhibé les preuves de la démission. Au niveau de responsabilité où je me trouve, je dois d’abord savoir de quoi ça tourne avant d’opiner… Combien a-t-il perçu ? Plusieurs milliards ? Modeste Kérékou parle de 2 milliards, plusieurs milliards ? Moi, je croyais que ça pouvait être 70 milliards, 200 milliards ou tout le budget du Bénin… Vraiment donnez-moi le temps d’avoir des éléments avant d’apprécier.

Soulé Alagbé, maire de Parakou :« Sa venue est un apport important pour la famille politique du chef de l’Etat »
Si la nouvelle est sincère et peut durer dans le temps, elle est une bonne nouvelle. Le chef de l’Etat a réussi à le mettre de son côté. C’est une bonne chose. Car tout bon politicien a le souci d’aggrandir ses rangs. Si Gbadamassi peut contribuer au développement de la commune et soutenir fermement les actions du président Yayi Boni, c’est une très bonne chose et il est le bienvenu. Maintenant pour ceux qui craignent son arrivée, je pense qu’ils doivent s’apaiser. Il ne viendra pas bousculer les données. Il est député à l’Assemblée nationale. Il est à un rang social plus élevé que le nôtre. Nous nous sommes à la base. Donc le problème ne se pose pas. A toutes fins utiles, il sait qu’il vient d’arriver et qu’il ne peut pas supplanter tous ceux qui étaient dans la mouvance avant lui. S’il y a du réalisme dans ce qu’il fait, c’est très bien. Lui-même a dit qu’il n’est pas bon de faire opposition pour opposition. Il faut faire de l’opposition constructive. Sa venue est un apport important pour la famille politique du chef de l’Etat.

Propos recueillis par JCK
Journal LE MATINAL 22/04/09

G13: Jeu de stratégie ou jeu d’acrobates ?

Haro, sur le baudet ! C’est avec une unanime indignation que certains ont reçu les propos apparemment réconciliateurs avec le régime, qu’aurait tenus Rachidi Gbadamassi. Ils ont résonné comme un appel à enterrer la hache de guerre, déterrée contre le régime du changement depuis mars 2008, par une coalition frondeuse au parlement, qui ne cesse de rendre la vie dure à Boni Yayi, au président de l’Assemblée nationale et à la mouvance présidentielle, rendant le travail législatif et de contrôle de l’action gouvernementale symptomatiques d’une tension politique persistante. Des éléments du G13 seraient-ils prêts à retourner au bercail ? Tout est possible ! Mais il faut rester prudent quant aux déclarations sur le vif, de personnalités qui ont habitué le public à des prises de position qui varient, au gré des humeurs du moment , à chaque « bonne rencontre » avec le président de la république.. Les Béninois sont-ils surpris par de possibles mouvements de défection du G13 en direction de Fcbe ? Il faut comprendre qu’ils soient perturbés par l’instabilité des attitudes politiques. Dans leurs propos habituels, les plus éminents membres du G13, tentent toujours de faire croire à l’opinion publique, qu’ils ne sont pas des dissidents, qu’ils n’ont rien contre la personne de Boni Yayi et le Changement, qu’ils restent membres de la mouvance présidentielle. Tout juste, sont-ils mécontents de la façon dont le changement est géré mais surtout des engagements politiques pris par le régime, en guise de gages à leur soutien, et qui ne seraient pas remplis ; même si dans les faits, ils ont contribué à déstabiliser la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, et certains ont même lancé un mot d’ordre, issu directement des sentiments émotionnels nés de la rencontre historique de Bohicon, traduit en un objectif politique : « changer de chauffeur en 2011 » Une attitude paradoxale, politiquement parlant, et que nous avions taxée de camouflage oppositionnel dans une récente analyse dans la rubrique OEil du maître du lundi 20 avril 2009.
En fait, le paradoxe ne vient que de la logique qui soustend la position de certains leaders G et F, difficile parfois à comprendre. Si on devait rentrer dans leur logique, et si elle est porteuse de sincérité quant à leur attitude frondeuse au parlement, et parfois belliqueuse ces derniers mois par rapport à l’enjeu de 2011, on assimilerait leur attitude à une simple « grogne » de partisans qui se sont fâchés parce qu’ils s’estiment frustrés de la façon dont on les traite et des intérêts dont on les a privés. On analyserait dès lors, leurs propos désabusés ou menaçants, les comportements et les critiques tendant à abaisser le crédit du régime dans l’opinion, comme de simples surenchères pour amener « le grand frère » -comme dit souvent une personnalité de la mouvance- à appeler « ses petits frères » pour comprendre leurs frustrations et leur offrir ce qu’ils demandent afin de mettre fin à leur « turbulence ». De ce point de vue, les « petits frères » n’ont-ils pas été trop loin dans la grogne ? « Le grand frère » serait-il encore magnanime pour les ramener au bercail comme le lui conseillent certains politiciens expérimentés de la mouvance ? La politique est l’art du possible. Si des G ou des F passent à la mouvance, ils n’auront juste fait que le pas de l’enfant prodigue. Donc, ne nous étonnons de rien, même si aujourd’hui, le politiquement correct est de croire plus en des défections de Fcbe vers «l’opposition non déclarée » que dans le sens inverse. Cependant, ce qui vient compliquer énormément ce jeu d’acrobates-caractérisé par un contexte propice aux transhumances-c’est la perspective des élections couplées de 2011, au cours desquelles, il va falloir élire un président de la république et des représentants du peuple. Chacun pense déjà à ce qu’il deviendra, individuellement et politiquement, demain, et tente de négocier des bonnes positions pour revenir à l’Assemblée nationale en 2011. Confusion donc d’intérêts et des batailles. Dans cet environnement, les hommes politiques en général ont-ils encore le coeur à l’ouvrage de défense des intérêts collectifs ? On peut en douter. Aujourd’hui, c’est aujourd’hui, demain sera un autre jour…Il faut s’attendre à tous les retournements de situations, les plus probables comme les plus improbables, pour ne pas rester baba.

Léon BRATHIER
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 22/04/09

démission de Rachidi Gbadamassi du G13: Les conséquences à l’hémicycle

Le bruit court depuis hier et se confirme de plus en plus. Le député Rachidi Gbadamassi a démissionné de la force politique G13 et du groupe parlementaire portant le même nom. Qui l’aurait cru il y a encore quelques semaines quand ce dernier donnait un point de presse sur la démission du député Chabi Tokou Dari de la famille Fcbe au parlement pour le groupe parlementaire G13 ? Le député Rachidi Gbadamassi était fier de cette démission qu’il a d’ailleurs prise pour une victoire de la démocratie. Il n’a pas manqué de fustiger l’attitude du président de l’Assemblée nationale qui selon lui, n’a pas voulu porter la démission de Chabi Tokou Dari à la connaissance de la plénière. Mais que peut cacher cette démission spectaculaire du député Rachidi Gbadamassi du groupe politique qu’il a œuvré à créer et à consolider pendant plus d’un an ? Tout d’abord, cette démission est en train de confirmer les rumeurs qui font état de ce que les députés sont débauchés de leur famille politique à coût de millions de Fcfa voire de milliards de Fcfa. Et la démission du député Rachidi Gbadamassi ne fait pas exception à la règle. De sources concordantes, l’on apprend que le député Rachidi Gbadamassi a reçu la bagatelle de 2 milliards de Fcfa pour tourner le dos au sien. Des mêmes sources, l’on apprend que ce sont les hommes d’affaires Daouda Lawal et Patrice Talon qui lui auraient conseillé de démissionner du G13. Pourtant, lorsqu’on parle de Daouda Lawal, on parle forcément du député Issa Salifou qui, rappelons-le, est le président de l’Uni­on pour le futur (Upr) et président du gouvernement parlementaire G13. Par ailleurs, d’aucuns parlent de montage du camp de l’opposition avec cette question de démission du député Rachidi Gbadamassi. En effet, jusqu’au vendredi dernier, le député Rachidi Gbadamassi aurait eu des échanges téléphoniques avec une grande personnalité de ce pays pour des raisons qui restent à être élucidées. Mais le député Rachidi Gbadamassi, aussi déterminé qu’il soit au sein de sa famille politique Upr ou G13 va t-il quitter sa famille politique et changer aussi rapidement de veste ? En cherchant à débaucher Rachidi Gbadamassi, la mouvance présidentielle ne veut-elle pas affaiblir l’opposition dont fait partie le G13 ? Au-delà de tout ceci, ce qui est surprenant est l’empressement de l’ancien député Modeste Kérékou qui passe à la télé pour confirmer la démission du député Rachidi Gbadamassi en déclarant qu’il aurait pris 2 milliards de Fcfa pour ce départ. Cela ressemble beaucoup plus à un discrédit pour le gouvernement. Tout simplement, les populations trouveront en cette situation un manque de considération à leurs égards parce qu’elles diront que le même gouvernement qui parle de lutte contre la corruption passe par de grosses sommes d’argent pour corrompre. Deux milliards de Fcfa pour un seul homme, fut-il député, cela ne fera que pousser les travailleurs à exiger plus du gouvernement. Par ailleurs, la démission du député Rachidi Gbadamassi du groupe parlementaire G13 ne sera pas sans conséquence pour la famille Fcbe au parlement. Les députés Fcbe ne se tairont pas longtemps s’il était confirmé que c’est avec 2 milliards de Fcfa que le député Rachidi Gbadamassi a été débauché. Sans aucun doute, cela va créer des frustrations au sein des députés Fcbe qui soutiennent le président Boni Yayi presque bénévolement. La situation pourrait même pousser certains de ces députés Fcbe à démissionner de leurs différents groupes parlementaires.

Karim Oscar ANONRIN
Journal FRATERNITE 22/04/09

Désignation des membres du conseil d’administration de la soneb: Yayi désavoue Jean-Baptiste Elias et le Fonac

Le feuilleton "Soneb et la gestion de l’Ex-Dg Allassane Babamoussa " vient de connaître un nouveau rebondissement. Depuis lundi dernier, les nouveaux membres du Conseil d’administration de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) viennent d’être désignés et Emile Paraïso a été choisi par la haute autorité, le Chef de l’Etat pour présider à nouveau aux destinés de cette structure de contrôle. Ce qui constitue un désaveu pour le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) qui a toujours manifesté une certaine réserve quant à l’intégrité du concerné. En effet, face aux multiples accusations du Fonac, qui estime que l’ex Directeur général de la Soneb,Allassane Babamoussa aurait posé des actes blâmables tout au long de sa gestion, le 1er directeur général de la Soneb n’a pas manqué de se justifier en expliquant qu’il a agi sous le contrôle et avec l’onction du Conseil d’administration (CA) présidé par Emile Paraïso. Donc à l’en croire, une partie des accusations du Fonac à l’endroit de l’Ex Dg Allassane Babamoussa sont imputables au Président du Ca.
De plus, dimanche dernier, Jean Baptiste Elias a affirmé que la reconducion de Emile Paraiso dans ses fonctions serait illégale. Apparemment, le Chef de l’Etat n’en a pas la même lecture. Car voici que le PCA (Président du Conseil d’Administration vient d’être reconduit.
Que fera alors Jean Baptiste Elias ? Faire une conférence de presse pour dénoncer Boni Yayi ? On attend de voir.

Gérard GANSOU
Journal FRATERNITE 22/04/09

Liste électorale permanente informatisée: Le gouvernement oeuvre pour le vote en procédure d’urgence au parlement

La réalisation de la Lépi fait aujourd’hui la préoccupation de tous les politiciens dans notre pays. C’est à croire que sans la Lépi, il n’y aura point d’élection. Mais pour certaines personnalités politiques, il faut la croix et la bannière pour la réalisation de la Lépi avant 2011. Après la montée au créneau de la société civile, on est tenté de croire que le gouvernement, les députés et la société civile mènent le même combat. Ceci se justifie aujourd’hui par la volonté du gouvernement du docteur Boni Yayi qui a mis depuis quelque temps les pieds dans le plat pour que la Lépi soit réalisée avant les élections présidentielles et législatives de 2011.
De source digne de foi, il aurait souhaité que l’étude de ce dossier qui fait couler aujourd’hui beaucoup d’encre et de salive soit faite dans les meilleurs délais et que l’Assemblée nationale puisse l’étudier en procédure d’urgence. Cette étude soit à l’ordre du jour, le lundi prochain à l’hémicycle.
Le président de la République se dit prêt à soutenir cette volonté manifeste des élus du peuple qui ont compris l’urgence de ce dossier.

Léandre ADOMOU
Journal FRATERNITE 22/04/09

Après la démission de Rachidi Gbadamassi du G13: Yayi retrouve la majorité au parlement (De nouveaux bouleversements à l’Assemblée nationale)

Le bouillant député de la grande coalition du G13 vient de tourner dos à Issa Salifou et à ses collègues de l’opposition non déclarée. Il l’aurait fait savoir lui même à travers une déclaration qu’il a faite à la presse. Cette situation crée depuis cette annonce de profonds bouleversements au sein de l’institution parlementaire. Le groupe du G13 vient de perdre un bras valide et cela n’est pas sans conséquences sur les relations avec leurs alliés du G4 et de Force Clé. Rachidi Gbadamassi serait-il véritablement parti du G13 ou est-ce une stratégie pour distraire le camp de Yayi? Pourquoi ce mutisme de ses alliés du G13 après la démission de Rachidi Gbadamassi? Dans tous les cas, le régime du changement peut d’ores et déjà se frotter les mains pour avoir réussi à débaucher un député de la trempe de Rachidi Gbadamassi qui dans un passé récent, ne cesse de déverser sa bile sur le chef de l’Etat et son entourage. Aujourd’hui, le chef de l’Etat peut se frotter les mains puisqu’il dispose désormais d’une majorité au sein de l’institution parlementaire.
Avec le départ de Rachidi Gbadamassi, Yayi dispose d’une majorité mécanique de 42 députés à l’Assemblée nationale contre 41 pour le camp adverse. Mais de nombreux bouleversements se profilent à l’horizon au parlement car d’autres démissions seraient en vue. Parmi les députés de la Fcbe, ça grogne également et des indiscretions dont état aussi de probables départs parmi l’entourage de Boni Yayi. On s’interroge déjà sur le prochain feuilleton que va nous présenter la représentation nationale lors de la plénière de demain puisque les députés du G4, de Force Clé et du G13 ne se feront pas facilement marcher sur les doigts. C’est dire que de belles surprises s’annoncent au sein de l’institution parlementaire.

Ismail Kèko
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  22/04/09

La marche en zigzag de l’Assemblée nationale

Les Béninois se reconnaissent-ils dans leur Parlement ? La question mérite autant d’être posée que de recevoir des réponses. L’Assemblée nationale, le deuxième pilier du dispositif institutionnel de notre pays, est censée symboliser l’image sereine et souveraine de la loi. Mais il se trouve que depuis l’installation de la quatrième législature, il y a deux ans, notre Parlement est frappé de plein fouet par une crise grave. Il faut y voir le résultat d’une confrontation quasi permanente entre une mouvance présidentielle d’une part et un groupe oppositionnel d’autre part. Dans une démocratie libérale et pluraliste, c’est de l’angélisme que  de souhaiter une Assemblée nationale calme, gentille, sans éclats de voix, dans laquelle tout le monde serait d’accord avec tout le monde. Porté par l’imagination la plus délirante, on ferait alors du parlement un haut lieu des béatitudes, la préfiguration du paradis sur la terre. Les députés, tous courants confondus, n’auraient plus qu’à s’applaudir à tout rompre et qu’à se donner la main en tout et pour tout.
Ce n’est là qu’une vue de l’esprit et si la réalité devait être aux couleurs du rêve, c’est la vie démocratique qui en souffrirait.  Car, c’est au Parlement que se prend la température d’une démocratie et que s’apprécie le dynamisme de celle-ci. C’est au Parlement que le débat public atteint officiellement son niveau de cristallisation le plus élevé. Ce qui donne lieu, dans tous les parlements démocratiques du monde, à d’âpres échanges entre députés, certains y allant, en appui à leurs idées, avec des arguments frappants. 

L’Exécutif est tenu au respect strict de la règle de la solidarité gouvernementale. L’idéal est de parler, autant que faire se peut, d’une seule et même voix. Le pouvoir judiciaire exalte  le principe de l’impartialité pour tenir en équilibre stable les deux plateaux de la balance de la justice. Le législatif, par contre, est le lieu qui s’ouvre le mieux à la pluralité des idées, à la diversité des pensées, à l’expression des différences. C’est en cela que le Parlement moderne se veut l’héritier de ses ancêtres antiques, à savoir l’Agora à Athènes ou le Forum à Rome, du nom des places où se tenaient alors les assemblées du peuple et où se discutaient les affaires publiques.   

Avec le spectacle qu’offre aujourd’hui notre Assemblée nationale, quatrième législature, sommes-nous encore dans un schéma où l’âpreté des échanges, la passion dans les débats, voire les écarts possibles traduisent le souci de bien faire ? Car il s’agit, avant tout, de bien défendre les intérêts du peuple mandant, détenteur de la souveraineté et dont le député mandataire n’est, en définitive, que le porte-voix, le porte-parole, le représentant.

L’Assemblée nationale est-elle encore dans sa mission de défense des intérêts du peuple, des intérêts des populations béninoises quand elle s’illustre par une inquiétante improductivité. Elle se vautre, en effet, dans  l’habitude de faire l’école buissonnière, et par la loi du quorum, d’étouffer son calendrier d’activités, d’annuler ses différentes sessions. Que deviennent, pendant ces intermèdes récréatifs, des dossiers inscrits à son agenda, l’examen et le vote de certains étant prioritaires ou se révélant d’une extrême urgence ?

L’Assemblée nationale participe-t-elle encore au développement du pays quand ses principaux animateurs ne nous renvoient que des images pas très honorables et d’eux-mêmes et des actes qu’ils posent ? De ce point de vue, il va falloir expliquer pourquoi le plus clair du temps et des énergies de nos représentants ainsi qu’une part notable de leur intelligence sont mobilisés pour construire et reconstruire une introuvable majorité, à coups de débauchages honteux, à la suite de basses transactions qui alimentent d’indignes transhumances.

L’Assemblée nationale joue-t-elle encore son rôle constitutionnel d’instance de contrôle de l’action gouvernementale, si la plupart de ses membres se sont laissés embarquer dans une campagne électorale précoce ? Au regard de quoi, nos représentants passent leur temps à se dédoubler, passant du statut d’honorables députés de la nation à celui sans honneur d’animateurs de meetings et de marches de soutien dans leur patelin, de propagandistes et d’agitateurs politiques loin, bien loin des cercles névralgiques où se joue l’avenir du pays.

L’instrumentalisation de l’Assemblée nationale à des fins politiciennes, la paralysie relative dans laquelle elle sombre et qui la frappe d’une désolante stérilité, le temps qu’elle fait perdre à la nation à côté de l’argent que gagnent indûment certains de ses animateurs à ne rien faire ou à faire si peu pour le service de la population, voilà autant de grains d’un triste chapelet que nous prenons la patience d’égrener, tous les jours, avec amertume. Que Dieu sauve le Bénin.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 22 avril 2009

Rachidi Gbadamassi, l’Ours Électoral de la Jeune Démocratie Béninoise

Sauf respect pour sa constitution, décidément Gbadamassi Rachidi apparaît comme un ours électoral de la jeune démocratie Béninoise ; et un cas de conscience pour son enracinement sain. Cas de conscience parce qu’il est permis de s’interroger sur l’évidence du lien de cause à effet qu’il y a entre la volonté des électeurs de sa circonscription dont il est censé jouer les rabatteurs et ses désirs, caprices, choix et fantaisies d’homme politique. Cas de conscience aussi parce que si la transhumance dont il est à la fois l’objet et le héros s’avérait exacte avec le coût faramineux que colporte la rumeur, alors je crois que les opposants au régime actuel dit du changement auront trouvé leur thème idéal de campagne : il s’agit du thème éthique touchant à la promotion de la dignité, de la décence, de la mesure, du refus de l’obscénité pécuniaire, de la marchandisation de la démocratie, toutes choses à mille lieues des obscénités pécuniaires inhérentes à la culture cauris instaurée et entretenue sans complexe par le régime du changement sous la houlette bancale de Monsieur Yayi.

Mais la raison pour laquelle Monsieur Rachid Gbadamassi apparaît véritablement comme un ours n’est pas liée à ces cas de conscience ainsi relevées. A moins qu’elle ne les rejoigne par un détour inattendu. En effet, force est de constater que l’homme a été érigé en un fatal déterminant des chances de Monsieur Yayi d’être élu ou réélu ; personnage sans la présence ou sans l’absence duquel Yayi perd ses chances de gagner le nord, donc de gagner les élections. En 2006, son intervention dans ce jeu passait par sa nécessaire disparition du paysage politique, sa mise sous cloche électorale. Pour ce faire, il fallait donc qu’un juge fût assassiné, dans des conditions telles que le premier magistrat de la ville du crime qu’il était en supportât la charge du soupçon et perdît pour cela sa liberté – du moins jusqu’à ce que la scène électorale se referme. Voilà qu’à l’approche de 2011 alors qu’une campagne aussi précoce que démocratiquement inepte bat son plein sous l’impulsion du pouvoir, l’intervention du même homme dans ce jeu électoral se manifeste au contraire par son élargissement et sa centration dans le système des chances de Monsieur Yayi. Ce qui répond à la théorie anglaise du beat them or join them ; théorie qui, en termes zoologiques peut se traduire par « montrer ou cacher» comme on le ferait d’un ours que l’on montre ou que l’on met en cage selon la volonté du montreur ou les nécessités du spectacle dont il est l’objet.

Il va de soi que cette traduction zoologique du dicton anglais – concentré de réalisme stratégique – est tout à fait exacte. De même, si l’ours n’a pas changé entre 2006 et 2011, tout porte à croire que son montreur lui non plus n’a pas changé, en dépit du changement qui se crie sur tous les toits.

Dès lors, il est possible de tracer une ligne droite et continue entre les deux états de l’ours : en clair,  un même mécanisme motive les gestes du montreur en 2006 et en 2011.

Si on est d’accord avec cette conclusion on doit alors accorder un peu plus de crédit à la protestation d’innocence de Rachidi Gbadamassi dans l’assassinat du Juge Coovi, pour lequel il avait été incarcéré en 2006. Mais pour ce qui est de la transhumance rocambolesque dont l’ancien maire de Parakou est actuellement l’objet, au nom de la santé de la jeune démocratie béninoise, force est de reconnaître qu’il y a là un cas de conscience que sa seule bestialité politique ne suffirait pas à excuser.

Éloi Goutchili

avril 21, 2009

Renaissance du Bénin: Epiphane Quenum jette le masque (Les preuves qu’il roule pour le pouvoir)

De jour en jour, le député Epiphane Quenum de la Renaissance du Bénin (Rb) montre qu’il n’est plus dans la logique politique de son parti. Lentement mais sûrement, il évolue vers le pouvoir en place, pour ne pas dire qu’il est déjà au sein des Forces cauris pour un Bénin (Fcbe). D’ailleurs pour les observateurs de la vie politique nationale, il n’y a plus de doute sur sa position. L’honorable désormais est dans la gibecière de ceux qu’il combattait hier. Et, les preuves sont de plus en plus palpables et incontestables. Vendredi dernier, après l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2009 de l’Assemblée nationale, Epiphane Quenum, sur les antennes de la radio nationale, n’a pas fait de cadeau aux députés de l’intergroupe G et F qu’il accuse de vouloir bloquer le fonctionnement du Parlement. « Nous pouvons réagir si c’étaient des questions qui concernaient le fonctionnement de l’Etat.  Mais on ne peut pas bloquer le parlement pour nos intérêts. S’il y a des problèmes en notre sein nous pouvons organiser des journées de réflexion pour en débattre » Ce sont là des propos qui désavouent ouvertement l’opposition, dont il est censé être membre, et apporte de l’eau au moulin du pouvoir. Quelques semaines plus tôt, M. Quenum a remis sa procuration à Justin Chodaton pour voter en ses lieu et place en faveur du régime. Or, il est de notoriété publique que celle-ci roule  aujourd’hui à visage découvert à l’Assemblée nationale, pour le gouvernement. A cela, il faut ajouter le fait que des informations font été de ce que Epiphane Quenum n’est plus admis dans le secret des rencontres des G et F.
Grâce à ces deux transhumants de la Rb, les Fcbe avaient la majorité au palais des gouverneurs à Porto-Novo. C’est d’ailleurs pourquoi, le président de l’institution parlementaire, Mathurin Nago, s’était empressé pour programmer les lois sur le médiateur de la République, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Un séisme s’est abattu sur la mouvance quand le député Chabi Dari a quitté les Fcbe. Avant ses actes, on se rappelle que le député Quenum avait donné une conférence de presse au siège de la Rb à Cotonou pour vilipender les alliés politiques de son parti au profit du pouvoir. Tout cela montre qu’il compose désormais avec le régime actuel. Selon les informations, ces manœuvres visent avant tout à le faire propulser  dans le gouvernement du président Boni Yayi au prochain remaniement ministériel.
Une question se pose. Pourquoi la direction de la Renaissance du Bénin n’a-t-elle pas cru devoir réagir aux prises de position contre nature de son député ? Cette situation continue de susciter des inquiétudes sur la position de cette formation politique. C’est aussi le cas de l’actuel ministre de la Culture, Galiou Soglo, qui se dit encore membre du parti, alors qu’il tient un langage différent de celui des Soglo.

Jules Yaovi Maoussi
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  21/04/09

Sur « Dossier à la une »: Issa Badarou prouve qu’il n’est pas un repris de justice

L’opinion publique béninoise est désormais fixée. Le ministre Issa Badarou Soulé est blanc comme neige dans le dossier pour lequel il a passé 261 jours à la prison civile Cotonou. Vendredi dernier sur « Dossier à la une » de la télévision nationale, point par point, il a démontré que le tribunal ne pouvait en aucun cas prononcer autre chose qu’un non lieu. Lire ci-dessous, les grandes lignes de la déclaration du ministre de l’économie maritime, Issa Badarou Soulé. « Je suis parti du port autonome de Cotonou le 7 mai 1997. J’avais le quitus, c’est-à-dire le conseil des ministres qui avait approuvé mon dernier compte. Mais avant cela, il y avait eu un changement de régime. J’ai reçu une commission d’enquête ministérielle, présidentielle et parlementaire qui a travaillé pendant 9 mois. Absolument rien. Malgré cela, ils ont dit : ``il faut l’enlever’’. On m’a enlevé. Je suis resté et on ne m’a affecté nulle part malgré que je sois agent du port autonome de Cotonou. C’est alors qu’on m’a appelé pour assainir le système portuaire d’Haïti. J’étais là-bas lorsqu’on m’a envoyé une convocation qui portait plainte contre moi. A mes propres frais, je suis revenu au Bénin. Le juge qui m’a convoqué m’a fait comprendre qu’il n’était pas prêt et qu’il me convoquerait une seconde fois. Je suis arrivé encore à la date prévue. Il n’était pas encore prêt. Une troisième fois, il m’a convoqué. Je suis venu, les portes étaient fermées et le jour là, j’ai vu le président de la Cour d’appel qui descendait les marches de la cour d’appel. Je lui expliqué la situation et il m’a dit que c’était un jour férié. Bref, j’ai insisté pour être reçu par le juge et il m’a demandé quand est-ce que je repars, je lui ai répondu lundi. J’ai donc été reçu le lundi après que j’aie appelé Haïti pour m’excuser. La convocation était pour 9h. Je viens à l’heure indiquée, il me fait attendre jusqu’à 15h30. Et c’est alors qu’il me dit que quand j’étais directeur du port de Cotonou, que j’ai fait un placement de 450 millions. Je lui dit : ``je suis désolé, vous avez parlé de placement et non de détournement. Il ne s’agissait même pas de 450 millions. Le premier placement, c’est de 600 millions aujourd’hui c’est devenu 1,594 milliards. J’ai les documents, je vous les montre’’. Il m’a dit : ``je ne vous ai pas appelé pour vous écouter, c’est pour vous placer sous mandat de dépôt’’.
De façon très brève, quand je suis arrivé au port autonome de Cotonou, le port était pratiquement en cessation de paiement. Il y avait eu un abattement de 25% sur les salaires. Nous avons travaillé, parcouru le monde pour que les navires arrivent et là, nous avons pu fructifier les choses et c’est en ce moment que des amis de la Banque mondiale m’ont dit : ``attention ! il y aura dévaluation, il faut sauvegarder ce que tu as’’ et là, j’ai prévenu mon ministre M. Mitobaba et nous avons ouvert un compte au nom du port de Cotonou et on a transféré les fonds. Mais pas dans une valise. C’est passé par la Bceao normalement pour arriver là-bas et effectivement, quelques semaines après, il y a eu la dévaluation. J’ai fait 261 jours en prison. C’est quand je suis sorti une semaine après qu’on a appelé mes avocats pour dire de venir plaider le dossier et là-bas, ils ont dit : ``non lieu’’. Avec ça encore, ils ont fait appel. A la cour d’appel, c’est toujours un non lieu. On est passé encore en cassation parce qu’on savait que ça allait mettre du temps. Finalement, au niveau de la cour suprême, c’est pareil. C’est un non lieu. Je n’ai donc absolument rien fait. Je me respecte beaucoup et je respecte beaucoup le chef de l’Etat. Si je n’avais pas eu ce non lieu, je ne serai pas rentré au gouvernement pour ne pas salir l’image du chef de l’Etat ».

Angelo DOSSOUMOU
Journal FRATERNITE 20/04/09

Université d’Abomey-Calavi: A qui profite la crise à la Fneb ?

out va mal désormais à la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb). Le président de cette organisation estudiantine est désormais, objet de toutes les critiques, avec à la clé des menaces de destitution qui pèsent sur sa personne. Mais l’intéressé nie les faits à lui reprochés. Il soupçonne plutôt ses détracteurs d’être à la solde de certaines autorités universitaires et politiques du pays. La Fédération  nationale des étudiants du Bénin (Fneb) est secouée depuis quelques semaines par une crise interne, qui annonce des lendemains plus ombrageux à cette organisation estudiantine, si les données ne changent pas. Le Président de cette institution, Iréné Eustache Quenum est depuis pour  désavoué par certains de ces collaborateurs qui l’accusent de «mauvaise gestion et de malversations  de tous genres ». Le point d’orgue de ces accusations a été la récente décision prise par le Conseil central fédéral de la Fneb, qui a récemment prononcé sa destitution à la faveur d’une  assemblée générale convoquée d’urgence.  La nouvelle s’est répandue très rapidement sur  la campus d’Abomey-calavi , suscitant des commentaires tous azimuts. Il est aussi reproché à Mr Quenum  de travailler pour le compte de l’Alliance « G13 » et de l’opposition  en générale qui l’appuieraient  financièrement. De même, il ne respecterait en rien les principes liés à la gestion des affaires au sein de la Fneb et organiserait les choses à son bon vouloir.
Mais face à la presse, samedi dernier, l’homme a battu en brèche toutes ces accusations, en les assimilant plutôt à un complot ourdi contre sa personne, pour lui arracher « un  poste tant convoité ». Cette crise rappelle-t-il, est née de ses déclarations de soutien en faveur des étudiants victimes de la fusillade survenue le lundi 24 novembre 2008 sur le campus. Tout serait parti de là, à le croire, car, en décriant le Doyen Amoussouga et son garde du corps dans cette affaire, il n’a pas été apprécié de tout le monde, notamment des responsables étudiants proches de ce doyen qui ont commencé par  lui mettre  le bâtons dans les roues. Il lui a  été même exigé de présenter des excuses publiques. Ce qu’il a dû faire  sans aller contre sa propre conviction qui est défendre les étudiants en tout moment et partout où besoin sera.  De son côté le président du Bef/Fneb accuse également   les membres du  Ccf d’être en « mission commandée » pour des autorités universitaires qui  n’hésiteraient à mettre des fonds à leur disposition pour la cause Dans tous les cas, il pense que cet organe n’a aucun pouvoir pour le destituer, au risque de violer les textes de la Fneb « Nous sommes prêts à aller au débat contradictoire dans cette affaire pour sauver l’héritage  que nous ont légué  nos aînés » a –t-il martelé, par ailleurs, lors de sa conférence de presse
 Du reste, il faut noter que la Fneb est désormais ébranlée par des querelles que nourriraient  des  clans politiques du pays à des fins difficilement appréciables.

Christian Tchanou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  21/04/09

La problématique des fêtes tournantes de l’indépendance

Chaque 1er août, le Bénin et les Béninois se souviennent. Ce fut, en effet, le 1er août 1960 que notre pays accéda à l’indépendance et à la souveraineté. La liberté, qui n’a pas de prix, mérite d’être fêtée et un arrêt sur image, chaque 1er août, nous aide à nous souvenir et à commémorer un grand évènement de l’agenda national.
Le Bénin, depuis peu, a renoué avec la formule des fêtes tournantes du 1er août pour que des localités de l’intérieur partagent désormais avec Cotonou, notre capitale économique, un privilège qui tendait à devenir son monopole. La capitale ne saurait être érigée en une grosse tête arrimée sur le reste exsangue d’un pays réduit à n’être plus qu’un désert humain. 
Nous n’avons point inventé la formule des fêtes tournantes de l’indépendance. Mais si nous devions l’adopter, prenons garde de la vider de tout contenu, d’en faire une coquille vide. Nous devons plutôt nous appliquer à en moissonner les bienfaits et les retombées. Ceux qui nous ont précédés dans cette voie tiennent la formule de ces fêtes tournantes pour une stratégie de développement des villes et cités de l’intérieur, dans la vision d’un devenir équilibré de leurs pays.

Depuis 2007, le Bénin s’est engagé dans cette voie, de manière précipitée, il est vrai. Ce fut au pied levé qu’Abomey, cité historique au cœur du pays fon, fut choisi pour abriter les festivités du 1er août. Autant Rome n’a pas été bâtie en un jour, autant le miracle de voir Abomey se métamorphoser d’un coup de baguette magique n’a pas eu lieu. La fête n’eut que peu d’impact sur une ville qui aurait bien mérité de se refaire une santé et de se tailler un nouveau look. 

Abomey passa le témoin à Parakou en 2008. Retard, précipitation, approximation, absence d’engagement ferme, autant de facteurs qui ont eu à conjuguer leurs effets pervers pour priver la fête de saveur. Parakou 2008, sous l’aille protectrice de la fée de l’indépendance, était une cité frustrée qui s’est sentie flouée. Il y eut plus d’actions cosmétiques que d’investissement durable. Une occasion manquée, sans nul doute, pour procéder à une chirurgie esthétique qui aurait pu donner un autre visage à cette importante cité.

Et voici que s’annonce Lokossa pour 2009. De cette localité s’élèvent déjà des voix courroucées, dévalant la pente fataliste du «  Il n’y a jamais deux sans trois ». Abomey, la royale, est tombée de haut. Parakou, la fière, est clouée au sol. Lokossa, l’éplorée avant épreuve, sait ce qu’il en coûte d’être un chantier que l’on ouvre sans plus savoir comment le fermer.

Alors, que pense-t-on, que dit-t-on  dans la ville au trois noms, Adjatchê, Hogbonou, Porto-Novo,  la promesse lui ayant été  faite d’abriter en 2010, comme capitale administrative et politique de notre pays, les festivités devant marquer le demi siècle de son accession à la souveraineté nationale et internationale ? Abomey a fini par boire la coupe de la résignation jusqu’à la lie. Parakou a ravalé sa déception, en faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Lokossa sue déjà  sang et eau avant même d’entamer son calvaire. A quelle sauce Porto-Novo va-t-elle être mangée ?     

Il nous faut réfléchir sur un cadre organisationnel nouveau des fêtes tournantes du 1er août, sans jamais perdre de vue l’objectif poursuivi, celui de faire bénéficier à nos différentes villes et cités de l’intérieur d’importants investissements, au titre de leur équipement, de leur aménagement et de leur embellissement. Indiquons, à cet effet, trois directions d’action.

Premièrement. Cette initiative ne peut être laissée à la merci  d’un enthousiasme de feu de paille, de l’étincelle d’une humeur de circonstance. Cette initiative mérite bien de faire l’objet d’une politique systématique de l’Etat, dans sa volonté d’ériger des pôles de développement. Les différents éléments d’une telle politique doivent être planifiés dans le temps et déployés dans l’espace national.

Deuxièmement. Il serait certainement sage d’adopter, pour ces fêtes tournantes, une périodicité biennale. C’est-à-dire que tous les deux ans, une ville de l’intérieur sera à l’honneur avec Cotonou dans l’intervalle et en alternance. On se donnera ainsi un temps plus long de préparation pour des actions plus consistantes et plus durables, loin en tout cas de tout saupoudrage ou de tous effets d’annonce. 

Troisièmement. Un Fonds spécial pourrait être mis en place à cet effet, avec mission express d’attirer et de capter des ressources qui nous assureraient les moyens de nos ambitions. Quand le nerf de la guerre est disponible, on peut être assuré d’installer durablement les cités et les villes du Bénin dans les grâces de la paix.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 17 avril 2009

OPPOSITION NON DÉCLARÉE: A quand la fin du camouflage ?

Alors que les choses sont totalement claires aujourd’hui à l’Assemblée nationale, quant à la gestion, au gré des sessions, des rapports entre la mouvance présidentielle constituée en majorité par les Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et les députés G et F, on continue à ne pas appeler chat, un chat. Pourtant les attitudes et les prises de position dessinent clairement les tendances de chacun des deux camps : pour ou contre la gestion du gouvernement Boni Yayi. Pourtant, et cela été relevé de façon pertinente, lors du séminaire qui a débattu du rôle de l’opposition dans une démocratie qui s’est tenu hier à Cotonou, les députés G et F peinent à dire réellement qu’ils sont devenus des formations d’opposition. Pour justifier cette position embarrassante qui, par ailleurs, les expose aux tentatives de récupération par le régime et à la transhumance, on a fini par trouver un terme inadéquat et confus de « opposition non déclarée ». L’opposition reste-t-elle seulement une question formelle de déclaration ou d’abord une attitude, une vision qui constitue une alternative à ce que le gouvernement décide ou fait, une alternative à son projet de société, à sa stratégie de gestion des affaires publiques, du développement du pays dans tous les domaines. Un chef de l’Etat est élu, en principe sur la base d’un projet de société, d’une vision de gestion des affaires publiques. Boni Yayi a été élu à une forte majorité parce qu’il proposait le changement. Une aspiration des Béninois qui souhaitaient voir l’alternance s’installer et une autre façon de gérer le développement économique et social du pays de façon plus progressiste et plus normative. Si les formations politiques qui se sont retrouvées dans une alliance G et F qui ont appelé à voter pour lui au second tour, sur la base d’un accord, n'ont pas eu le temps, ni la perspicacité de juger l’homme par rapport aux bouleversements que son projet de société proposait avant de donner leur soutien, ils auront eu quelque part tort de vouloir partager le pouvoir sans en cerner toutes les incidences. Il ont certes fait preuve de bonne volonté au Parlement pendant les périodes de grâce, sans recevoir les bénéfices qu’ils attendaient de ce soutien. Il est donc normal qu’ils aient le sentiment que le mariage était, à certains points de vue, mal assorti. Espèrent-ils ou attendent-ils encore un retour de l’ascenseur de la part du chef de l’Etat sur des points d’intérêts divergents ? Au point où les rapports sont actuellement entre le régime et eux, à telle enseigne que les relations entre députés sont si tendues qu’elles affichent la plus chaotique des législatures que le Bénin ait connues depuis le renouveau démocratique. On peut s’étonner dès lors d’une telle attente, les événements politiques multiples montrant bien que le fossé s’élargit au fil des mois et que le débat de la correction de la voie prise par le changement, n’est plus à l’ordre du jour, et que la reprise du pouvoir à Boni Yayi et au Régime du changement est devenu un objectif.

Par conséquent, que les anciens partenaires s’étant découverts des points de divergences sérieux, au travers de diverses frustrations exprimées, avec des critiques fortes et parfois décisives, qu’ils aient dans les faits conclu que ce qui les divise est plus important que ce qui pourrait les réunir à nouveau, il n’y a plus aucun calcul précautionneux à faire. Désormais, le public sait qui est de l’opposition et qui est de la mouvance, malgré les mouvements de transhumance au Parlement. Comme dit un proverbe « Pourquoi se cacher le postérieur avec un bout de tissu, quand on l’expose aussi publiquement ? » La loi n° 2001-36 portant statut de l’opposition statut que : « L’opposition est constituée de l’ensemble des partis, alliances de partis ou groupes de partis politiques qui, dans le cadre juridique existant, ont choisi de professer pour l’essentiel, des opinions différentes de celles du gouvernement en place et de donner une expression concrète à leurs idées dans la perspective d’une alternance démocratique » Tout est limpide et correspond exactement à la position actuelle des G et F, par leurs attitudes de fronde au parlement, leurs critiques négatives sur bien des actions du gouvernement, leur intention même de « changer de chauffeur en 2011 ». Que reste-t-il alors pour s’affirmer « opposition déclarée », en assumer toutes les conséquences, toutes les prérogatives accordées par le statut de l’opposition, et bénéficier des protections et des avantages financiers y afférents accordés pas si longtemps par le président de la république ? Le flou artistique doit pouvoir s’estomper pour que les Béninois aient un schéma clair de la configuration politique du pays et puissent, en temps utile, faire leur propre bilan des actions que chaque partie à mises en oeuvre, pour faire leur choix en toute conscience et en toute connaissance de cause. La position d’opposition ne saurait être seulement une panoplie de tactiques politiques pour parvenir au pouvoir. Elle doit être porteuse de vision, de projet de rechange, d’alternative crédible par rapport à ce qui est fait par le pouvoir en place, à défaut d’apprécier à sa juste valeur ses actions positives. Car tout n’est certainement pas mauvais et tout ne saurait être parfait dans le meilleur des mondes. L’essentiel, c’est la sincérité et la justesse des alternatives proposées. En politique est-ce possible ? Le rêve est permis.
   
Léon BRATHIER
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 20/04/09

Election Haac: Des journalistes pour la régularité de l’élection de leurs représentants à la Haac

La section départementale de l’Ouémé et du Plateau du Collectif des journalistes pour une élection crédible et transparente s’est, au cours d’une déclaration de presse faite ce vendredi dans les locaux de la direction départementale du ministère chargé des Relations avec les Institutions, prononcée sur le recensement des journalistes devant élire les représentants des médias à la prochaine mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Aux termes des observations et analyses, les membres de la section, à travers leurs mots lus par Arsène Otchoun, journaliste au quotidien L’évènement du jour et président de la section, ont dénoncé « avec la dernière rigueur et la plus grande détermination, la manière peu orthodoxe dont se déroule le recensement des potentiels professionnels des médias devant prendre part aux élections des représentants des médias à la prochaine mandature de la HAAC ». Ils ont souligné l’incompétence et l’instabilité des membres des bureaux de vote de Porto-Novo et de Pobè, la confusion et le flou qui entourent les opérations de délivrance des cartes d’électeurs aux professionnels des médias desdits départements. Le collectif des professionnels des médias de l’Ouémé et du Plateau, soucieux de la justice et de l’équité dans la gestion de ces élections, a dit vouloir attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les irrégularités observées et a invité les autorités à divers niveaux à prendre leur responsabilité. Il a appelé les acteurs des médias du Bénin à se mobiliser et à rester vigilants pour que les élections se déroulent, malgré tout, dans la transparence.

ABP/WM/CA

A propos de son exclusion du Madep: Kint Aguiar défie Fagbohoun

La semaine dernière, le ministre du travail et de la fonction publique, Christophe Kint Aguiar recevait à dîner les professionnels des médias. A cette occasion, il a clairement signifié qu’il n’était pas possible qu’il soit exclu du Madep. Une déclaration qui constitue, soit, un défi à l’endroit de Séfou Fagbohun, président de ce parti ou alors révèle la complicité de ce dernier dans sa nomination. « … Aucun congrès ne décidera de mon exclusion ni celle de mon collègue du gouvernement et camarade de parti, le professeur François Abiola ». Cette déclaration du ministre Kint Aguiar, met à nu désormais le président du parti du Mouvement  africain pour le développement et le progrès (Madep), Séfou Fagbohoun ainsi que les membres du bureau directeur national. Le président, en particulier, doit pouvoir monter au créneau et clarifier sa position quant à l’entrée au gouvernement de ces deux éléments. On se souvient que à la faveur remaniement ministériel survenu le 22 octobre 2008 que Kint Aguiar et Abiola ont fait leur entrée au gouvernement. Pendant ce temps, leurs alliés des G13, refusaient d’occuper les deux postes que leur offrait le président de la République. Le bureau politique de leur formation politique a rendu publié un communiqué pour exprimer sa désapprobation quant à leur entrée au gouvernement. Cependant, ces deux ministres clament toujours leur appartenance au Madep. Mieux, ils affirment avoir eu la bénédiction de leur président.
La confusion est totale lorsque le ministre Kint Aguiar déclare qu’aucun congrès du Madep ne saurait les exclure. La première question que cette déclaration engendre est de savoir sur quoi ou plus précisément sur qui, il compte pour affirmer qu’il ne peut être exclu. Et que cache le silence du président du parti ? A Bohicon, Séfou Fagbohoun avait laissé entendre que le Madep suivait les prescriptions des textes qui le régissent. Annoncé depuis plusieurs mois, le congrès ou le conseil national n’est toujours pas une réalité. De plus en plus on a tendance à croire que le président Fagbohoun a vraiment donné son onction à Abiola et Kint Aguiar de rejoindre les rangs de Yayi, alors qu’il tient un autre langage à ses alliés du G4, G13 et Forces Clé. En attendant ce fameux congrès qui se fait tant désirer, les responsables du Madep gagneraient en crédibilité à prendre des mesures d’exception, comme c’est souvent le cas dans des regroupements sérieux, afin que la situation soit claire au niveau de tous les Béninois. Dans le cas contraire, il sera difficile pour le « Coq » d’Adja Ouèrè de prouver sa sincérité dans le combat qu’il mène aux côtés de ses partenaires politiques actuels.

Benoît Mètonou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  21/04/09

Blocage des activités parlementaires : Rachidi Gbadamassi prend ses distances avec l’opposition (Il s’est envolé hier sur Paris pour rejoindre le président Boni YAYI en France)

Des déclarations qui lèvent un coin de voile sur son dessein secret de mettre fin au bras de fer qui l’oppose, lui et son bloc politique, au gouvernement du président Boni YAYI.
Ce lundi 20 avril 2009, le député Rachidi Gadamassi, élu dans la 8ème circonscription électorale sur la liste Uni­on pour la Relève (UPR), a entamé une tournée politique dans la ville de Parakou. De Banikanni à Zongo Zenon et de Barape à Agbagba, l’ancien maire de la métropole du nord a sillonné les principaux quartiers du deuxième arrondissement, son fief politique. A chacune de ces étapes, Rachidi Gbadamassi a appuyé avec une enveloppe financière les projets d’assainissement des ouvrages publics. Mais le plat de résistance, a-t-on appris de sources généralement bien indiquées, c’est le point de presse qui a sanctionné cette tournée politique. Face aux hommes des médias, le député tonitruant du célébrissime G13, a tenu hier un discours d’apaisement, lui qui en de pareilles occasions a coutume de flinguer le régime du président Boni YAYI qu’il combat avec assez de véhémence. Ainsi au grand dam des journalistes, Rachidi Gbadamassi a fait le procès de l’opposition parlementaire qui bloque l’action de l’Exécutif. De son avis, dans l’intérêt du peuple béninois, l’exécutif et le Parlement doivent se donner très rapidement la main sur les grands dossiers qui engagent la Nation. Il prêche dès lors pour une opposition constructive qui tranche avec ce qui se passe actuellement à l’Assemblée nationale. « Ce n’est pas le rôle du Parlement de bloquer le bon fonctionnement des institutions de la république », indique-t-il. L’ancien maire de Parakou pense consulter dans les tout prochains jours ses militants qui l’encouragent vivement à soutenir les actions du gouvernement du président Boni YAYI. Déjà l’opinion voit à travers cette sortie médiatique les signes évidents du rapprochement entre Rachidi Gbadamassi et le Chef de l’Etat. Mais qu’en sera-t-il de son groupe politique, le G13 ? Les prochains jours nous édifieront. De sources proches de l’aéroport international de Cotonou, dans la soirée de ce même lundi, le député Rachidi Gbadamassi s’est envolé à Paris, la capitale française où se trouve actuellement le président Boni YAYI. CoÏncidence ou coup politique ?

Bernadin MONGADJI
Journal AUBE NOUVELLE  21/04/09

Séisme politique : Gbadamassi quitte le G13 et rejoint Yayi

Adversaire farouche du chef de l’Etat, Rachidi Gbadamassi vient de passer à la trappe. Il vient de rejoindre le camp présidentiel après avoir démissionné du G13. L’Union pour la relève (Upr), son parti n’est pas prêt à reconnaître le revirement spectaculaire de l’ancien maire de Parakou. L’information est pourtant vraie. Aussitôt après sa démission, Rachdi Gbadamassi s’est envolé pour Paris. Coup dur pour son compère, Issa Salifou.
Cauchemar pour certains, bonne nouvelle pour d’autres. Rachidi Gbadamassi réputé opposant farouche au régime en place vient de remonter dans le carrosse d’or du chef de l’Etat grâce à un tour de manège. Ne croyez pas à une intoxication surtout après les prétendues démissions des députés Augustin Ahouanvoébla et Jean-Baptiste Edayé, respectivement membres du Prd et du Psd.

L’ancien maire de Parakou, coutumier des diatribes contre le pouvoir, n’ayant jamais trouvé de situation atténuante à Yayi Boni pour commenter sa gestion de pouvoir depuis trois ans a fait voler en éclats ses prises de position. C’est en effet depuis hier qu’il a cessé de se comporter comme un opposant. Il a rejoint le camp du chef de l’Etat, Yayi Boni, au prix de quel sacrifice, personne ne saurait le dire. L’intéressé a régulièrement déposé à la coalition G13 sa lettre de démission, dûment légalisée à la mairie de Parakou.

Il a aussitôt pris un vol en direction de Paris un peu plus tard dans la nuit. Adversaire personnel du président de la République, ami et compagnon de Issa Salifou, Rachidi Gbadamassi vient ainsi de provoquer un séisme au sein de la classe politique en allant célébrer un mariage avec Yayi Boni qu’on serait très loin d’imaginer par ces moments. Le fait qu’il ait pris aussitôt l’avion en direction de Paris où se trouve actuellement le chef de l’Etat n’est pas un grain de sable dans le désert. Tout a été planifié et les deux « mariés » se retrouveront pour célébrer leur nuit de noces dans la capitale française.

Coïncidence ou pas, c’est là où se trouve également le député Fcbe Chabi Tokou Dari, qui a aussi démissionné pour réjoindre le G13. C’est pourquoi, l’acte posé par le député Rachidi Gbadamassi, grâce à un tour de manège du chef de l’Etat ressemble bien à une réponse du berger à la bergère. Yayi Boni est passé à une offensive politique, qu’on ne peut jamais lui attribuer il y a de cela quelques mois. S’il n’a pas eu à jouer un grand rôle dans ce revirement, le chef de l’Etat vient de prouver que même en étant discret, il peut enrôler des députés les plus insoupçonnables.

Rachidi Gbadamassi est un gros poisson qu’il vient de pêcher sans crier gare. Mais le premier coup de chapeau est à tirer au roi de Savè, qui a amené l’ancien député G13 à ravaler toute sa vomissure. En tout cas, lassé des intrigues à l’Assemblée nationale, le Président de la République a pris le manteau d’un bon stratège pour enlever sous ses pieds toutes les épines posées par les hommes du sérail et ceux de l’opposition. Il a promis de les avoir l’un après l’autre dans sa hotte.

Mieux, il laisse entrevoir un remaniement ministériel et compte coopter quelques enfants prodiges de l’opposition non déclarée. La rumeur selon laquelle, beaucoup succèderont à Rachidi Gbadamassi est désormais à prendre au sérieux.

FN

 

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Tournée nationale du chef de l’Etat: Yayi Boni visite l’Alibori, un grenier agricole

Leader dans la production du coton grâce à la commune de Banikoara, le département de l’Alibori constitue également le réservoir de lait du Bénin. C’est la découverte qu’a faite le président Yayi Boni avec le ministre de l’agriculture, Roger Dovonou, la semaine dernière, lors de leur rencontre avec les producteurs dudit département.
La production de lait procure chaque année au Bénin environ 64 milliards de francs Cfa grâce aux 230 millions de litres que les éleveurs obtiennent à partir de la traite de leurs vaches. Et, c’est l’Alibori qui détient le record en matière de quantité de lait fournie. Ce département détient, en effet, le tiers du cheptel béninois soit plus de 625700 têtes et produit la plus grande quantité de viande aux consommateurs béninois.

Mais en raison du phénomène de transhumance, l’élevage devient parfois source de conflits ensanglantés et tend à plomber la production agricole. Néanmoins, ces dysfonctionnements et la mauvaise gestion de la filière coton n’ont pas empêché l’Alibori qui fournit 68% de la production nationale en matière de coton de continuer à être le cotton belt béninois. Engagés à améliorer leur productivité, les producteurs en reconnaissant les efforts consentis par le chef de l’Etat pour régler les difficultés liées aux dettes et ristournes, ont demandé au gouvernement de se montrer plus efficace dans sa détermination à rendre plus productive la filière coton.

Par ailleurs, cette visite du président la République et de son ministre de l’agriculture a été l’occasion pour ces producteurs de se réjouir de la performance de leur département en matière de la production du riz. Entre les deux dernières campagnes agricoles, l’Alibori a en effet enregistré un accroissement de la production de riz dans l’ordre de 88% soit 51218 tonnes contre 2777 tonnes précédemment.

Ces records de productions qui font de l’Alibori, le grenier du Bénin constituent le fruit des actions entreprises par le gouvernement pour lutter contre la crise alimentaire. Dopés par ces résultats, les producteurs de vivriers visent loin avec l’aide apportée par le gouvernement à travers 81 tracteurs et 70 motoculteurs octroyés aux exploitants et 14 autres réservés aux producteurs des vallées et fermes d’Etat du Borgou et d’Alibori.

Allégresse Sassé (Stag)

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Plaidoyer du Président de l’Assemblée nationale à propos de la Lépi: l’appel de Mathurin Nago sera-t-il suivi par les députés ?

A l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2009 à l’Assemblée nationale vendredi dernier, le Président de cette Institution, Mathurin Coffi Nago a fait un discours conséquent à la situation délétère qui prévaut au Parlement. Une situation caractérisée par le boycott des activités parlementaires par certains de ses collèges députés.
Succinctement, Mathurin Nago a fait ressortir l'intérêt des dossiers à étudier. Et il en a profité pour inviter ses collèges à enterrer la hache de guerre afin que l'étude de ces points connaisse une issue heureuse pour le renforcement de la paix et de l'Etat de Droit au Bénin. Pour le Président du Parlement, cette session doit pouvoir apporter une réponse très rapide à la question de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi).

C'est pourquoi, il demande que les différents acteurs de la vie politique nationale accordent leurs violons afin de parvenir à un consensus autour de cet instrument fondamental qui demeure indispensable pour l'organisation d'élections libres et transparentes.

« Ce sera la marque de notre amour pour notre pays et de notre volonté d'œuvrer véritablement pour la paix et le développement au Bénin » a-t-il dit. Ainsi, conscient de l'enjeu de cette session et surtout pour que le Parlement se rachète auprès de son peuple, Mathurin Nago a dit que « le traitement diligent et efficace des points inscrits à l'ordre du jour de la présente session requiert de notre part une assiduité et un sens de responsabilité plus accrues ». Clairement, on voit la volonté du président de travailler à la réalisation de la Lépi et il veut y associer l'engagement de ses collèges.

Mais quand on analyse les différents intérêts qui sautent à l'œil pour les hommes politiques représentés au sein du parlement, on peut encore douter de la bonne foi de ceux-ci d'accompagner leur Président dans son souhait. Si les vœux de Mathurin Nago vont être exaucés, cela va dépendre toujours des humeurs et de la conviction des honorables députés. Mais autant qu'ils sont, ils ne sont pas prêts à œuvrer à la réalisation de la Lépi. Surtout pas quand il s'agit de limiter les fraudes massives lors des élections.

Puisque, le système électoral actuel permet aux politiciens de frauder brillamment. Ils ne sont peut-être pas encore prêts à s'en débarrasser. D'un autre côté, pour éviter de mettre à l'actif du gouvernement du changement cet exploit de la réalisation de la Lépi, les députés du camp de l'opposition pourront encore geler l'étude des textes. Ils en sont bien capables. Ainsi, on doute que l'appel de Nago ait d'échos favorables. Ce n'est pas ce qui est souhaitable mais le bon vouloir des députés en dépend.

Chris-Amos AHOLOU

 

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avril 20, 2009

Réactions tous azimuts dans le secteur portuaire: Issa Badarou explique les nouvelles reformes

L’émission, « Dossier à la Une » de la chaîne de télévision nationale (Ortb), a accueilli le vendredi passé, le ministre chargé de l’économie maritime, du transport maritime et des infrastructures portuaires, Issa Badarou Soulé. C’était une occasion pour lui de donner des explications sur les différentes qu’il a engagées à la tête de ce département ministériel mais qui font malheureusement des mécontents. Au finish, on peut dire que l’exercice a été concluant puisque le ministre a pu élucider et apaiser les esprits qui s’agitaient autour des réformes qui fâchent.

L’actualité nationale a été agitée ces derniers jours par des remous et des protestations au niveau du ministère chargé de l’économie maritime, du transport maritime et des infrastructures portuaires. C’est la mise en œuvre des réformes que le Président Boni Yayi a confiées au ministre Issa Badarou qui provoque des remous dans le rang des acteurs portuaires. Presque incompris des syndicalistes de la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobemap), le ministre Issa Badarou, en partageant la vision du Président Boni Yayi avec tous les responsables à divers niveaux du secteur portuaire a été objet de toutes les avanies.

Selon les syndicalistes, leur ministre de tutelle est l’arbre à abattre pour faire avancer leur unité de production car ce dernier s’apprête, selon eux, à mettre en œuvre un plan qui tuerait selon leur appréciation, la Sobemap. Et il faut comprendre de cette sortie du ministre que ce qui le préoccupe est, contrairement à ce que pensaient ses détracteurs, la mise en place des réformes pour rendre le Port de Cotonou plus compétitif.

Pour Issa Badarou, l’importance du port dans l’économie nationale n’est plus à démontrer. Mais il se trouve que le Port de Cotonou est en concurrence avec d’autres de la Sous-région. Il y a alors nécessité de le rendre plus compétitif. C’est la vision du Président Boni Yayi qui souhaite que son pays atteigne une prospérité partagée. Ainsi, pour décliner sa vision en actions, il faut forcément opérer des réformes. Pour Issa Badarou, Boni Yayi veut mettre en place une économie solide et pour y arriver il faut mettre les bases solides. C’est ce qui explique les réformes à faire.

Ce qui fâche

« Il n’y a pas de réforme qui ne fâche pas ». C’est en ces termes qu’ Issa Badarou qualifie les protestations syndicales. En effet, plusieurs réformes sont envisagées pour faire du Port du Bénin, un Port compétitif. Et comme on pouvait bien en douter, cela gênerait des intérêts. Ainsi ce qui fâche, n’est pas ce qui est à faire mais les conséquences que cela implique. Puisqu’il s’agit des réformes qui vont faire perdre des avantages au niveau de la Sobemap les réactions ne peuvent pas manquer. Les contestataires se cachent ainsi derrière la question de la bande des 200mètres, le bureau d’embauche unique ainsi que la privatisation de la Sobemap.

La bande des 200 mètres

Il s’agit de l’un des points qu’évoquent les contestataires. En réalité, si l’ambition était bien comprise, le problème ne se posait pas. Selon les explications données par le ministre, il s’agit à ce sujet d’un problème d’incompréhension. Puisqu’avec le Millénium challenge acconut (Mca), il a été retenu que tout ce qui est espace portuaire soit rentré dans le patrimoine du Port autonome de Cotonou (Pac). Donc, il s’agit simplement de respecter les textes. Le ministre Issa Badarou a alors rassuré les uns et les autres en ce qui concerne de la prise d’un décret pour mettre la bande des 200m dans le patrimoine du Pac.

Bureau d’embauche unique, privatisation de la Sobémap
Selon les explications du ministre, le problème lié au bureau d’embauche unique est un problème originel entre la Sobemap et la société adjudicataire. En réalité, ils ne se sont pas attendus sur la masse salariale. Afin d’éviter de faire les choses à moitié le ministre a demandé une liste exhaustive des dockers par catégories. Il n’est pas question que la Sobemap seule gère le bureau d’embauche unique.

En ce qui concerne la privatisation de la Sobémap, il s’agit, de l’entendement du ministre, des rumeurs. Puisque selon lui, l’enjeu n’est pas la Sobemap, mais plutôt le Port de Cotonou. Pour Issa Badarou c’est une question qui n’est pas inscrite dans les réformes et donc, elle ne saurait être un alibi pour justifier les remous qu’on constate dans le monde potuaire.

Chris-Amos AHOLOU

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Nicolas Sarkozy reçoit Yayi Boni ce jeudi à l’Elysée 20 avril 2009

Le président Yayi Boni a accordé ce vendredi 17 avril 2009 une audience à son excellence M. Hervé Besancenot, ambassadeur de la République française près le Bénin. M. Besancenot est venu s’entretenir avec le président Yayi Boni dans le cadre du prochain voyage du chef d’Etat béninois à Paris.
En effet, le président de la République prendra part ce lundi 20 avril 2009 à la réunion du comité exécutif de l’Unesco. Ce séjour en terre française, du président Yayi Boni sera une bonne occasion pour rencontrer les personnalités qui concourent à l’accroissement de la coopération entre la France et le Bénin. Il s’agit notamment des ministres qui ont une coopération importante avec le Bénin, (Hortefeux, Bernard Kouchner, Joandé), des responsables du patronat français. La rencontre la plus importante est celle prévue le jeudi 23 avril 2009 à 17h à l’Elysée entre le Président Yayi Boni et son homologue français, le président Nicolas Sarkozy.

Selon L’ambassadeur Hervé Besancenot, plusieurs sujets d’intérêt national et international comme la crise financière internationale et la réunion du G20, la situation politique au Bénin avec les échéances électorales en vue. Sur le plan bilatéral, il sera aussi question des écoles pilotes françaises dans les 12 départements du Bénin, l’acheminement d’une partie de l’uranium du Niger par le Port de Cotonou.

La Cellule de communication de la Présidence de la République

Crise à l’Assemblée nationale: la déception de l’Honorable Ahinnou

L’émission « Eclairage » de la radio nationale recevait hier les Honorables députés Raphael Akotègnon du parti du renouveau démocratique (Prd), Alao Ibouraima de la Renaissance du Bénin (Rb) et Thomas Ahinnou des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). L’élu de la 17è circonscription électoral, Thomas Ahinnou a saisi l’occasion pour exprimer son indignation et sa déception en ce qui concerne les travaux de la 5è législature.
Il n’a pas manqué de dire à ses collègues qui sont encore sur pied de guerre de savoir raison garder car pour lui, l’Assemblée nationale doit être un Parlement de développement.

« J’ai vu des Béninois particuliers à l’Assemblée nationale. Tout est question d’intérêts et puisqu’ils sont bousculés à cause de la nouvelle façon de gérer les affaires, on préfère créer des situations de toute pièce pour bloquer le fonctionnement normal de l’Assemblée nationale. Il faut qu’on cesse de regarder le bout de son nez et chercher l’intérêt de la majorité. On a peur que Yayi fasse les cinq années de son premier mandat. Sincèrement j’ai honte d’être député et je suis déçu. Quand je ne vais pas à l’Assemblée nationale, je ne mets pas l’insigne du Parlement sur mon véhicule ».

Ainsi s’exprimait hier l’Honorable Thomas Ahinnou sur l’émission « Eclairage » de la radio nationale. Pour lui, la crise à l’Assemblée nationale est un problème de fond car depuis le début de la cinquième législature, il y a eu une volonté manifeste de bloquer systématiquement les travaux. « Nous lisons le règlement de façon partisane. Tout est fait pour faire croire que ça va mal à l’Assemblée nationale. » a affirmé le député élu des régions de Comé, Grand-Popo et Athiémé.

L’administrateur des douanes qui a voulu servir le peuple sans être à la retraite, a trouvé que la politique politicienne ne permet pas d’avoir un parlement de développement. Il justifie son indignation par le fait que ces collègues du camp d’en face n’arrivent pas, en dépit des remontrances du peuple, à changer. « Je fais mienne la déception de tous les Béninois », s’est-il désolé avant d’inviter ses collègues à se racheter dans une certaine mesure en votant les textes en ce qui concerne la Liste permanente informatisée (Lépi). « J’invite mes collègues à faire ce geste patriotique » a souhaité l’Honorable Thomas Ahinnou.

A travers ses propos, il réaffirme son engagement et sa fidélité aux côtés du Président Boni Yayi. Car à l’en croire, l’argent ne lui fera jamais changer de camp ni de conviction politique. Pour qui connaît l’administrateur des douanes qui n’a fait que demander une mise en disponibilité pour servir le peuple, on peut comprendre que le soutien qu’il accorde au Chef de l’Etat n’est pas pour autant intéressé.


Cécil Ahouélété ADJEVI

avril 18, 2009

Assemblée Nationale - Qui prendra la responsabilité de nouveaux blocages ?

Les séances reportées, les boycotts, les blocages sont devenus pratiquement une tradition depuis un moment à l'assemblée nationale au point même où les diplomates commencent par ne plus répondre aux invitations du président de l'assemblée nationale aux séances des ouvertures solennelles de session. Ceux-ci commencent sans doute par avoir une perception négative de la représentation nationale et de la démocratie béninoise

Les tendances au sein du parlement se rejettent souvent la responsabilité de l'impasse que l'on observe au sein de l'institution. L'opposition non déclarée regroupée au sein des G et F accuse le président de l'institution, Mathurin Nago d'une mauvaise gestion de l'institution. La mouvance au parlement dénonce l'opposition d'être à l'origine de l'impasse que l'on observe.

La première session extraordinaire du parlement a été clôturée jeudi dernier sans que parlementaires aient pu aborder les points inscrits à son ordre du jour. L'absence des deux secrétaires parlementaires a été la raison principale de ce blocage, aucune plénière ne pouvant valablement se tenir, aux termes de la constitution, sans la présence de l'un des deux secrétaires au moins.

L'opposition a dénoncé cette situation et a estimé qu'il s'agissait de manoeuvres visant à empêcher l'examen des propositions de lois modifiant la loi organique sur la Haac. La mouvance, semble-t-il, voudrait d'abord s'assurer une majorité avant d'aborder ces sujets jugés sensibles. Le boycott de la séance solennelle de mardi dernier par l'opposition serait la réplique à l'absence des secrétaires parlementaires aux séances de la session extraordinaire clôturée jeudi dernier.

Les tendances représentées au parlement rivalisent d'initiatives en matière de stratégies pour retarder le travail législatif. La séance plénière de demain vendredi va peut-être apporter son lot de stratégie en matière de blocage.

Mais tout compte fait, l'ordre du jour de la session ordinaire qui s'ouvre demain montre que bon nombre de dossiers importants traînent dans les tiroirs de l'assemblée nationale. Soixante dossiers, sans compter les points inscrits au chapitre des divers. C'est la preuve qu'il y a du travail dont on ne veut pas s'occuper

Après leur retour de Paris Après leur retour de Paris

Les ténors du G4 composé du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji, du Parti social-démocrate (Psd) de Bruno Amoussou, du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) de Séfou Fagbohoun et de la Renaissance du Bénin (Rb) de Nicéphore Soglo ont décidé d’organiser parallèlement une tournée sur le terrain pour aller au contact des populations

 L’objectif de ces sorties est de marquer à la culotte le président Boni Yayi. Ce jour, Bruno Amoussou va à la rencontre des populations du Mono-Couffo. Il va parcourir toutes lez communes de ces départements. Dans la semaine, Me Houngbédji ira secouer les bases des cauris dans l’Ouémé, au moment où Séfou Fagbohoun fera sa première grande sortie politique dans toutes les communes du Plateau. Selon les informations, après cette tournée, le leader du Madep tiendra le conseil national de son parti où d’importantes décisions sont attendues. De leur côté, les Soglo seront dans le Littoral, l’Atlantique et dans le Zou. Après cette étape, les quatre ténors du G4 feront une tournée commune dans tout le pays, afin de quadriller le terrain politique, avant les élections de 2011. Il faut signaler que le G13 défiait déjà les Fcbe dans le nord.

Au cours de ces différentes sorties politiques, le procès du régime Yayi sera au rendez-vous. Ceci suscitera naturellement la réaction des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui descendront également sur le terrain pour apporter la contre-attaque. Des marches de soutien et meetings politiques de la mouvance s’organiseront partout certainement. C’est dire que chaque fois que Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Séfou Fagbohoun et Nicéphore Soglo sortent, la panique gagne le rang des partisans du président Boni Yayi. Leur meeting du 12 mars 2008 à Kouhounou et leur séminaire de Bohicon en novembre de la même année ont fait chacun des vagues pendant un mois au moins. Tout cela participe à l’animation de la vie politique.

 

J. Y. M.

Nouvelle Tribune

Le domicile de l’honorable Kindjanhoundé mis à sac mercredi

Le domicile de l’honorable Zéphirin Kindjanhoundé  a été le théâtre d’actes de vandalisme de la part d’une horde de jeunes gens. C’était en début de soirée de ce mercredi à Abomey-Calavi, alors que l’honorable n’était pas à son domicile. Les premiers indices permettent de privilégier des motivations politiques.

 

C’était aux environs de 20h 30 minutes qu’une dizaine de jeunes hommes armés de pioches, de gourdins et machettes ont fait irruption au domicile du Président de l’Udd-Wologuèdè. Fort heureusement, l’intéressé n’était pas présent. Car, nul ne peut dire avec exactitude le sort que les assaillants lui auraient réservé. Mais vraisemblablement, ils en avaient après la personne du député qu’ils se sont évertués à chercher dans les coins et recoins de la maison mais en vain. Malheureusement, c’est l’un de ses fils en la personne du jeune Amokiz Kindjanhoundé, à peine âgé de 19 ans, qui a fait les frais des enragés. « Où est ton père ?  Il passe son temps à s’égosiller à la télé; où est-il ? », lui ont-ils demandé à plusieurs reprises avant de le molester. Le fils Kindjanhoundé qui était d’ailleurs la personne la plus âgée présente à la maison au moment des faits eut la vie sauve grâce à un conducteur de taxi-moto (communément appelé Zémidjan) qui, ayant constaté que quelque chose d’anormal se passait, a eu la présence d’esprit d’alerter les voisins. Mais le chef du gang qui était posté à l’entrée de la maison pendant que ses disciples mettaient la maison à sac, lança le signal de battre en retraite. C’est ainsi qu’ils ont eu le temps de prendre le large avant l’intervention des premiers secours.

 

Alerté, le député Kindjanhoundé appela immédiatement la brigade de gendarmerie d’Abomey-Calavi qui dépêcha sur les lieux, le Chef de brigade adjoint, l’Adjudant Houndjo, qui s’est immédiatement porté sur les lieux avec ses éléments pour faire les premiers constats et prendre les premières dépositions. L’enquête est actuellement en cours ; et la victime N°1, c’est-à-dire le président de l’Udd-Wologuèdè qui fait confiance aux capacités de recherches des agents de sécurités béninois a bon espoir que les auteurs seront incessamment démasqués et punis conformément aux lois en vigueur.

 

A la lumière des propos tenus par les assaillants et vu le fait qu’aucun objet précieux n’a été dérobé, il paraît évident que les motivations d’un tel acte sont purement politiques ; surtout que les événements sont intervenus quelques jours après la sortie politique de l’Udd-Wologuèdè et de son président dans l’arrondissement de Houngomè dans la commune de Za-Kpota où l’honorable a fait d’importants dons, marquant de ce fait de son emprunte son assise dans cette commune précédemment acquise à d’autres forces politiques. Ceci pose incontestablement le problème de la sécurité des hommes politiques, de quelque bord qu’ils soient, ainsi que de la liberté d’opinion et d’association consacrée par la Constitution. Au nom de quels principes, des hommes politiques dont le rôle essentiel est d’animer la vie politique ne doivent plus se prononcer sur l’actualité et les questions d’intérêt national ? Pourquoi les assaillants ne veulent-ils pas que le député Kindjanhoundé parle à la télévision ? S’il en est ainsi aujourd’hui d’un élu de la nation, arrivera bientôt le moment où le citoyen lambda n’osera plus prendre la parole pour exprimer ses convictions religieuses.

 

De tels actes sont à bannir définitivement des mœurs politiques béninoises. Car, comme on le dit souvent, ce sont des actions de cette nature qui embrasent un pays. Or, si on sait quand ça commence, on ne sait pas quand ça finit. C’est pourquoi des efforts supplémentaires doivent êtres faits pour débusquer les auteurs en vue de les punir conséquemment pour servir de leçon. Affaire à suivre….

 

 

                                                                                 Faustin B. ADJAGBA

 

avril 17, 2009

Course à la 4ème mandature de la Haac. Liste complète des 18 candidats par catégorie

Conformément au calendrier électoral, la Commission électorale autonome chargée de l’élection des représentants des professionnels des médias à la Haac, 4ème mandature, a clôturé hier, à 16 heures très précises, le dépôt des candidatures. Au total, 18 dossiers de candidature ont été enregistrés au secrétariat de la Cea-Haac pour le compte des trois catégories de presse concernées par ces élections. Il s’agit des catégories presse écrite, audiovisuel et technicien.

Après cette étape, la Cea va se réunir très rapidement pour statuer sur ces dossiers. Après quoi la campagne électorale sera officiellement lancée. Il faut préciser que l’inscription sur les listes électorales évolue à grands pas. A la date d’hier, au moins une centaine de journalistes, toutes catégories confondues, ont pu déjà s’inscrire au poste de recensement installé à la mairie de Cotonou.

Liste complète des 18 candidats

Catégorie presse écrite :

  • Edouard Loko
  • Arimi Choubadé
  • Alexis Azonwakin
  • Vianney Assani

Catégorie Technicien :

  • Barnabé Zoundokpé
  • Etienne Amoussou
  • Agbonon Victorin
  • Etèka Cyril
  • Atohoun Honoré
  • Gnonlonfoun Michel

Catégorie audiovisuel :

  • Kinba Bassiguéré
  • Philomène Aboudou
  • Césaire Agossa
  • Luc Aimé Dansou
  • Mama Agueh
  • Constant Agbidinoukoun
  • Roger Sèmaho
  • Nicaise Miguel

Crise au palais royal d’Abomey-Calavi Le roi et la reine trouvent asile chez Houssou-Guèdè (L’appel au calme de Placide Azandé)

Rebondissement dans la crise qui secoue le palais royal de la commune d’Abomey-Calavi. Le maire Patrice Houssou-Guèdè est en train de prendre enfin ses responsabilités. Face aux violences physiques et verbales dont sont victimes le couple royal, il a décidé de l’héberger dans sa résidence officielle à Tokpota.

Depuis hier donc, le roi Gbèsso Adjiwatonou Allodji 2 et la reine Minvivèché ont trouvé refuge au domicile de l’autorité communale, qui a aussi mis à leur disposition un véhicule pour leur déplacement. Le ministre des finances et de l’économie, Soulé Mana Lawani, originaire de la région, par le biais du premier adjoint au maire Placide Azandé, a également mis la main à la poche. Une importante enveloppe financière a été remise au couple royal pour lui permettre de subvenir à ses besoins vitaux, en attendant le rétablissement de la situation. Mais avant, un autre incident s’est produit hier matin dans la famille royale. La reine, depuis son hôtel où elle s’est réfugiée avec le roi, a envoyé l’un de ses enfants à la maison lui prendre quelques vêtements. Mais ce dernier a essuyé la colère noire des « assaillants », qui ne sont rien d’autres que certains princes de la famille royale. L’enfant a été molesté avant d’être relâché. C’est suite à cet incident que le maire a envoyé une délégation chercher le couple royal. « Nous sommes maintenant au domicile du maire, mais il y a encore des problèmes sur le terrain. Nous avons reçu l’assurance qu’ils seront réglés très rapidement », a indiqué sa majesté Gbèsso Adjiwatonou Allodji 2 au téléphone, avant de rappeler que sa reine a été « sauvagement frappée comme une domestique ». Il n’a pas manqué de remercier tous ceux et toutes celles qui oeuvrent de diverses manières pour que la paix revienne dans le palais royal. Aux dernières nouvelles, on apprend que la reine suit toujours des soins intensifs dans un grand hôpital de Cotonou, et ce, des suites des coups et blessures reçus.

Les rois interviennent déjà

Le Conseil national des rois du Bénin rentre dans la danse. Il vient de s’informer de la situation, afin de savoir quelle attitude adopter. Hier, il a mis les bouchées doubles pour faciliter la tâche au couple royal. C’est dire que la crise qui secoue le palais royal de Calavi attire désormais tous les regards. Le Conseil national des rois du Bénin entend peser de tout son poids pour réhabiliter le couple royal.

Rappelons que c’est une affaire domaniale portant sur 4 ha dans le lot 13 de la Zopah qui a dégénéré en affrontements. Le couple royal a été battu à maints reprises par certains princes du palais qui, à en croire le roi, veulent administrer ses biens alors qu’il est encore en vie. Affaire à suivre.

L’appel au calme de Placide Azandé

Le premier adjoint au maire de la commune d’Abomey-Calavi, Placide Azandé, n’est pas resté les bras croisés face au regain de violences au palais royal. Dans un message radiodiffusé hier matin, il a invité les différents protagonistes de cette crise à savoir raison garder pour ne pas envenimer la situation. Il a réaffirmé son soutien au couple royal et l’a rassuré de ce que toutes les dispositions idoines seront prises pour faire la lumière sur cette situation déplorable. « Le Conseil communal va prendre très rapidement ses responsabilités. Si nous n’agissons pas vite, cette affaire risque de salir la réputation de notre commune. J’invite particulièrement le couple royal à avoir confiance en nous pour tourner cette douloureuse et honteuse page. A l’avenir, nous allons faire prendre les mesures qui s’imposent pour éviter que de tels actes ne se reproduisent. Le roi est une haute autorité traditionnelle qu’on ne peut pas bafouée pour aucune raison. Tous les auteurs de ce crime seront identifiés par les structures compétentes et punis sévèrement conformément aux lois de la République », a rassuré Placide Azandé, avant de saluer le geste du ministre des finances, qui n’a pas attendu que le feu ravage tout le palais avant d’agir. « Mon souhait le plus ardent, c’est que les deux parties en conflit arrivent à aplanir leurs divergences. Je me sens très mal dans ma peau lorsque je vois les affaires internes du palais dehors. C’est la honte à nous tous. C’est pourquoi, je souhaite vivement que les protagonistes accordent rapidement leurs violons », a-t-il conclu.

Conférence publique du Bloc pour la défense des acquis du changement

Éclairer les masses sur les actions du changement et relever les contrevérités de l’opposition dans le Nord

Le bloc pour la défense des acquis du changement (B-Dac) a organisé hier, une conférence publique. Au menu : éclairer les masses sur les actions et acquis du changement et relever les contrevérités de l’opposition non déclarée dans le septentrion. Cette conférence a été animée par Nazaire Dossa, porte-parole du B-Dac. Nous vous proposons de lire l’intégralité de sa déclaration.

Conférence publique du Bloc pour la défense des acquis du changement

Thème : Eclairage des masses sur les actions et acquis du changement: Les contrevérités de l’opposition non déclarée dans le septentrion.

Mesdames et Messieurs !
Honorables Invités !
Depuis un moment, certains de nos compatriotes sillonnent les contrées de notre pays pour dénaturer la réalité sur le Président de la République et ses actions volontaristes qui, à terme, feront du Bénin un pays émergent. Partout où ils sont passés, ils se sont évertués à faire passer le vrai pour le faux, le réel pour l’irréel et le clair pour l’obscur. Bref, à vous asséner de gros mensonges ; convaincus qu’ils sont que selon Joseph Paul GOEBBELS, Ministre hitlérien de la Propagande, de l’Information et de la Guerre totale je cite : « Plus le mensonge est gros, plus le peuple y croit ». Fin de citation.

En effet, le développement impétueux des innovations apportées dans la manière de gérer les affaires de la cité depuis avril 2006 par le Dr Boni YAYI ; les véritables gênes aux entournures suscitées par ces innovations dans tous les secteurs de la vie du pays ; les vaines résistances entreprises çà et là pour stopper net ces innovations afin de perpétuer l’ordre ancien des choses ont amené ces compatriotes soit disant soutien à l’élection du Dr Boni YAYI à jeter le masque de perfidie, de traîtrise et à jouer « les exécutants de sales besognes » en allant baver sur le pouvoir du changement et ses actions, afin de protéger leurs sordides et égoïstes intérêts sérieusement mis à mal, sordides et égoïstes intérêts qui ont mis notre pays à genoux jusqu’à la veille du 06 avril 2006. C’est comme cela qu’il faut comprendre les mobiles qui ont amené ces compatriotes à concevoir cyniquement leur stratégie globale de tenter de bloquer par tous les moyens le fonctionnement de l’Etat à travers la paralysie des institutions de la République, notamment l’Assemblée Nationale ; de susciter en sous-main les tensions sociales, notamment à travers les grèves à répétition de certains syndicats ; et depuis peu, de tout simplement peindre en noir l’image du Dr Boni YAYI et le tableau de ses actions.

Un simple rappel permet de ramener à la mémoire de chacun qu’à la veille du 06 avril 2006, les salaires n’étaient plus payés régulièrement ; les produits pétroliers n’étaient plus disponibles dans le pays avec leur cortèges de très longues attentes et de bousculades inouïes aux stations service ; la frontière bénino-nigériane était fermée du fait de l’implication supposée de dignitaires de l’ancien régime dans des braquages dont le tristement célèbre Hamani était le cerveau ; l’économie de notre pays était quasi-moribonde consécutivement à cette fermeture de la frontière ; bref, la faillite de l’Etat à tous les niveaux était sans conteste. Ce forfait national, il faut l’avouer, était le fait manifeste de la mauvaise gestion des cadres de ce pays que le Général Mathieu KEREKOU, profondément déçu, n’hésitait pas à taxer sans état d’âme « d’intellectuels tarés ».

Dès le lendemain de son investiture, le Dr Boni YAYI a du se rendre au Nigéria pour demander le secours de son Doyen et collègue d’alors, le Général Olusegun OBASANJO, afin de fournir d’urgence du carburant au Bénin, ce qu’il a obtenu sur le champ, en même temps que la réouverture de la frontière entre nos deux pays, avec pour conséquence la relance de notre économie.

De retour du Nigéria, le Dr Boni YAYI a rencontré les responsables au plus haut niveau de l’Etat des régies financières pour leur exiger, à partir de l’instant, des résultats probants dans chacun de leurs domaines, comme le fait si bien aujourd’hui le Président américain, Barack OBAMA ; ce qui a eu pour effet le renflouement palpable des caisses de l’Etat dès la fin avril 2006, alors que ces caisses étaient quasi vides à son arrivée aux affaires.

Le Dr Boni YAYI vient ainsi de remettre en marche la machine du pays en panne depuis des mois. Dans cette entreprise, il a voué à ses prédécesseurs, particulièrement au Général Mathieu KEREKOU qui lui a passé directement le relais, toute la considération et tout le respect du à leur rang. Jamais, au grand jamais, le Dr Boni YAYI, à l’opposé d’un ancien Président de la République bien connu de tous, n’a eu le moindre propos désobligeant à leur égard, surtout à l’endroit du Général Mathieu KEREKOU qu’il a toujours appelé « Ainé » et qu’il a toujours consulté, tout comme les autres, quand il le jugeait nécessaire sur les grandes questions nationales.

Au départ, la gestion de la filière des véhicules d’occasion incombait à la Douane dans le cadre de l’une de ses missions régaliennes. Et comme vous l’ont dit de leurs propres bouches certains de nos compatriotes qui ont conféré avec vous ces derniers temps, le Général Mathieu KEREKOU a dessaisi la Douane de cette mission qu’il a confiée à des privés que vous et moi connaissons bien, suivez bien mon regard. Mais en raison de la manne financière qu’elle représente, le Dr Boni YAYI, au lendemain de sa prise du pouvoir, a décidé de rétablir la Douane dans son droit de gérer cette filière des véhicules d’occasion et d’en faire profiter l’ensemble du peuple béninois des ressources qu’elle génère à savoir au moins 20 milliards de francs CFA par mois. Dans un point de presse, le porte-parole du gouvernement a même annoncé que l’Etat a engrangé en 2 mois seulement 46 milliards de francs CFA provenant de la gestion par la Douane de la filière des véhicules d’occasion.

Sur la base d’un matelas financier aussi alléchant, de simples individus galériens impénitents, à qui aucun parent n’a légué un quelconque héritage que l’on sache, étaient devenus, du jour au lendemain, multimillionnaires voire milliardaires. Sous d’autres cieux, les pouvoirs d’Etat sérieux et honnêtes auraient enquêté sur les origines de fortunes aussi subites que colossales. C’est pour cette raison que les 20 nations les plus développés du monde ont fait front commun lors de leur dernier sommet de Londres, au Royaume-Uni, afin de traquer les fortunés illégaux. Il s’agit d’obliger les paradis fiscaux, c’est-à-dire les banques des pays qui permettent à des individus qui ne sont pas en mesure de justifier l’origine de leurs fortunes de ne plus pouvoir les y domicilier impunément.

Chez nous, les privés qui avaient la gestion de la filière des véhicules d’occasion avant l’arrivée du Dr Boni YAYI se partageaient, au bas mot et par semaine – je dis bien par semaine – Quinze (15) millions de francs CFA. Les plus heureux, à l’issue de ce partage hebdomadaire juteux, s’en tiraient avec Vingt (20) à Soixante-quinze (75) millions de francs CFA.

Certains de nos compatriotes qui sont venus, il n’y a pas longtemps, vous parler de cette filière font partie de ce cercle bien fermé de la jouissance de ses revenus. Et c’est parce que le Dr Boni YAYI leur a, entre autre, arraché ce biberon, qu’ils lui ont non seulement tourné le dos, comme ils vous l’ont dit, mais qu’ils ont ouvertement choisi de le combattre et de le remplacer en 2011 par je les cite encore : « Un banquier du Nord qui a un CV aussi lourd que le sien ». Fin de citation

Ces mêmes compatriotes devenus subitement aigris et amers, font feu de tout bois partout ils le peuvent, pour alors diaboliser le Dr Boni YAYI et entraver son action pour l’émergence du pays, précisément à l’Assemblée Nationale. Ils vous ont brandi la menace de ce qu’ils ont appelé « une commission d’enquête parlementaire » pour faire la lumière sur la gestion des fonds générés par la filière des véhicules d’occasion. Seulement, ils ne vous ont pas dit ce qu’eux autres en faisaient après les partages hebdomadaires où ils empochaient de 15 à 75 millions de francs CFA. Vous auriez du leur poser la question. Et si vous le leur demandez et qu’ils vous répondent qu’ils versaient toute ou partie de ces sommes à un endroit quelconque des caisses de l’Etat, exigez qu’ils vous en fournissent la preuve en exhibant les reçus à eux délivrés contre leurs versements. Eh bien, le B-DAC vous garantit que vous attendrez le temps de la vie de Mathusalem, personnage biblique qui a vécu 969 ans, vous n’en recevrez aucun.

En revanche, le Dr Boni YAYI fait verser au Trésor Public l’argent issu de la gestion de la filière des véhicules d’occasion. L’Inspection Générale d’Etat en a donné confirmation et le gouvernement a donné quitus pour que quiconque voulant avoir des informations là-dessus aille à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique. Avec ce fonds, le pouvoir du Changement du Dr Boni YAYI a financé, entre autres, la construction d’écoles ; les effets induits de la gratuité de l’école primaire ; la gratuité des inscriptions à l’Université ; la gratuité de la césarienne. Ce fonds a contribué aussi à octroyer des microcrédits aux femmes pauvres ; à réaliser des routes sur l’ensemble du territoire national ; à recruter des enseignants, des policiers et gendarmes ; donc à créer de nouveaux emplois. Le même fonds a contribué par ailleurs à payer les arriérés salariaux des fonctionnaires ; à payer les avantages liés aux avancements des fonctionnaires par le biais des titres, étant entendu que ces avancements ont été bloqués depuis 1987 et que tous les gouvernements qui ont précédé celui du Dr Boni YAYI n’ont jamais pu apurer. Ce fonds, avec d’autres, a d’autre part permis de payer les dettes contractés à l’égard des paysans ; à acquérir en leur faveur des machines modernes pour mécaniser l’agriculture ; etc., etc.

Chacun, dans l’assistance ici présente a bénéficié directement ou indirectement de cette prospérité partagée. Car, si l’on n’a pas son propre enfant dans une école donné, on pourrait y trouver soit son frère, soit son neveu, soit son petit-fils ou autres qui bénéficient de la gratuité valide dans l’établissement. Idem à l’Université. Idem dans les Centres de Santé où les soins sont gratuits pour les enfants de zéro (0) à cinq (5) ans ; etc., etc.

Certaines routes naguère impraticables et qui ont véritablement changé de look aujourd’hui, profitent à tout le monde. Tout ça, c’est le Changement. C’est vrai ou c’est faux ? C’est vrai ou c’est faux ? C’est vrai ou c’est faux ? Et pourtant, à certains de nos compatriotes qui sont récemment venus vous dire que rien n’a changé depuis l’avènement du Dr Boni YAYI, vous avez répondu : « Oui, c’est vrai ». Combien de temps allez-vous vous laisser encore ainsi bernés, manipulés et mystifiés ?

Le B-DAC vous apporte aujourd’hui l’éclairage nécessaire et vous invite à être vigilants pour ne pas succomber au chant des sirènes qui viennent vous faire croire que tant qu’on n’a pas construit un échangeur ou un passage à niveau supérieur ou bitumé toutes les voies d’ici, c’est que rien n’a changé.

Certes, une dimension du changement implique la réalisation d’infrastructures partout sur le territoire national. Mais nous nous devons d’avouer qu’en Cinq (5) ans, aucun Président de la République – fut-il magicien – ne saurait réaliser une telle prouesse. Toutefois, il est à la vérité de reconnaître que, et contrairement à ses détracteurs, le Général Mathieu KEREKOU a bien apporté sa touche au développement de la ville de Natitingou même si dans bien des cas, il a été victime même chez lui du cynisme des cadres béninois.

C’est pourquoi il est nécessaire de soutenir le Dr Boni YAYI et de l’accompagner au-delà de 2011, afin de lui donner l’opportunité de ratisser large dans la concrétisation de sa vision, celle de faire de l’ensemble des contrées de notre pays, de véritables pôles de développement. Ne pas aller dans ce sens, c’est faire le jeu de ceux qui, aujourd’hui, sont à l’image des gens qui ont arrêté feu le Président Hubert MAGA dans sa fougue pour faire du Dahomey une petite Cote d’Ivoire au lendemain de notre indépendance. Voilà pourquoi vous devez dire « NON » à tous ceux qui viennent vous faire croire que c’est parce que le Dr Boni YAYI est venu épauler certains candidats ici sur le terrain que d’autres ont perdu leurs sièges à l’Assemblée Nationale.

En allant soutenir sur le terrain des candidats de son choix, le Dr Boni YAYI n’innove pas en la matière ! Chez nous, ici au Bénin, le B-DAC vous rappelle qu’un ancien Président de la République est bien descendu dans l’arène pour battre campagne en faveur de son fils qui – heureusement ou malheureusement selon le bout par lequel vous prenez la chose – a lamentablement échoué ! Et puis, avant le Dr Boni YAYI, le Président Nicolas SARKOZY est allé franchement et fermement épauler son fils sur le terrain, lors de la campagne pour les dernières législatives en France. Pareil, il y a juste quelques semaines seulement à Dakar, au Sénégal, avec Abdoulaye WADE. Les élections, quelles qu’elles soient, étant des compétitions politiques, elles ne dénient pas à un Président de la République le droit de prendre parti pour un candidat donné plutôt que pour un autre. Maintenant que cela est arrivé et que certains ici ont perdu leurs sièges, et qu’on fait du retour à l’hémicycle de ces candidats malheureux une conditionnalité pour soutenir le Dr Boni YAYI en 2011, alors le B-DAC en conclut à une bassesse inqualifiable au-delà de laquelle il se refuse à aller.

Mesdames !
Messieurs !
Honorables Invités !
L’heure de l’intoxication a commencé. Nos compatriotes qui étaient récemment ici vous ont dit je cite : « Nous sommes ici pour commencer par préparer les élections de 2011 ». Fin de citation. 2011, c’est dans 2 ans, mais au regard des rapports de forces actuelles et à venir qui leur sont défavorables, les compatriotes auxquels le B-DAC n’a de cesse de faire allusion s’affolent déjà et ne savent plus où donner de la tête.

Tantôt ils vous disent : « Rien n’a changé » ; tantôt ils vous déclarent : « Nous ne sommes plus avec Yayi BONI parce qu’il a fait échoué X et Y députés » ; tantôt ils vous chantent : « Un Ministre du gouvernement du Dr Boni YAYI a écrit contre le Général Mathieu KEREKOU et il ne le réprimande pas. Donc le ministre en question est en mission commandée pour lui ».

Mais depuis un moment, ils ont commencé par vous dire que « Le Dr Boni YAYI a délocalisé le projet prévu de l’aéroport de Tigninti, à Natitingou, pour l’implanter à Parakou. » Un argument qui, tout comme les autres ne tient pas la route, ni politiquement, ni idéologiquement, mais dont la nuisance de l’intoxication n’est pas à négliger.

Le projet de l’aéroport de Tigninti existe et à aucun moment, le gouvernement n’a décidé de le réaliser ailleurs qu’à Tigninti. Si une telle décision avait été prise, le gouvernement n’en aurait pas fait un mystère, et le cas échéant, les cadres de l’Atacora positionnés à divers niveaux de l’administration auraient découvert la supercherie et n’auraient pas mis de gants pour la dénoncer et au besoin ameuter les populations concernées pour les amener à être rétablies dans leur droit de réappropriation. Le mensonge de la délocalisation du projet de l’aéroport de Tigninti est donc aussi grotesque que tous les autres mensonges ; surtout leur affabulation qui fait état de ce que pendant que 90 milliards de francs sont déversés à Tchaourou pour son développement, seulement 40 millions sont affectés à Natitingou. Quelle hérésie !

Contrairement à leurs assertions, il y a bel et bien des signes visibles qui annoncent que Natitingou est au cœur des projets de développement du Dr Boni YAYI. Le B-DAC n’en veut pour preuves que le marché YARA de Natitingou réalisé à coups de centaines de millions de francs sera inauguré bientôt ; la réalisation de dizaines de forages aux fins de permettre aux populations de l’Atacora d’avoir accès à l’eau potable qui est en passe de prendre corps.

Il vous appartient alors, Mesdames et Messieurs, Honorables Invités, face à l’ensemble de la nouvelle stratégie de discrédit du pouvoir du Changement et de sabotage de ses actions par certains, de prendre davantage conscience au lieu de vous laisser anesthésier par leurs balivernes, leurs bouffonneries et leurs farces, afin de leur opposer une résistance conséquente et résolue. Car, au cours du processus du Changement où les intérêts de la grande majorité des Béninoises et des Béninois se trouvent engagés, seul le resserrement des coudes autour du Dr Boni YAYI sera décisif dans les victoires futures.

Vigilance de tous les instants !
Vive le Bénin uni et prospère !
Je vous remercie.

Nazaire DOSSA
Porte-parole du B-DAC

Amélioration des équipements des radios communautaires et rurales:36 stations-radios reçoivent des émetteurs des motos et ordinateurs

Dans le cadre de son programme d’appui aux radios communicataires et rurales, les gouvernements vient de gratifier 36 stations radiophoniques d’un important lot d’équipements. Il s’agit, entre autre, de 36 motos à 4 temps, 36 émetteurs, de groupes électrogènes, d’ondulateurs et de consoles

Tout cet arsenal a été présenté le 16 avril 2008 aux responsables des stations radios par Désiré Adadja, Ministre de la communication et des technologies nouvelles, en présence de cadres de son département et des représentants de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. De même, près d’une vingtaine de micro-ordinateurs à écran plat et des enregistreurs ont été offerts à des stations qui en ont exprimé le besoin. Cette gratification répond à la volonté du gouvernement, d’améliorer les conditions de dénuement dans lesquelles végètent certaines radios communautaires et rurales. Certaines d’entre elles sont contraintes d’arrêter leurs émissions pour insuffisance d’énergie électrique, ou les suites de destruction de leurs émetteurs par le tonnerre. Ainsi, selon le ministre Désiré Adadja, cette triste page est en train d’être tournée grâce à un programme d’appui partiel de matériel initié par le gouvernement. Les actions de ce projets, pourront se poursuivre, progressivement jusqu’en 2015 où il sera instituée, la numérisation complète des équipements utilisés par les stations radiophonique et télévisuelles.

Ibrahim Y. Ddjibril

30ème session du Conseil d’administration du Fagace:Les administrateurs échangent sur le reprofilage de l’Institution

La 30ème session du Conseil d’administration du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) s’est ouverte ce jeudi 16 avril 2009, au siège de l’institution à Cotonou. Les sujets à l’ordre du jour permettront aux participants d’aborder le reprofilage de l’Institution. Les administrateurs des 14 pays membres du Fagace ont tenu ce jeudi, la 30ème session de leur Conseil d’administration comme le prévoient les textes de l’institution

Toute première de cette année 2009, cette 30ème session intervient au moment où un important programme de redressement à court terme est mis en œuvre dans l’Institution. Cinq principaux points seront examinés qui sont relatifs à certaines actions mises en œuvre depuis la dernière session tenue à Cotonou en novembre 2008. Ils concernent essentiellement l’examen d’un dossier d’octroi d’une bonification au profit du gouvernement béninois dans le cadre du projet de réhabilitation de la liaison Aéroport-Place du Souvenir-Carrefour Air-Afrique, l’information sur le rapport du cabinet Synergis sur le réaménagement organisationnel du Fagce, les diligences menées par le Fagace dans le cadre de la mobilisation des ressources nouvelles, la libération du capital appelé par les Etats membres et le mandat de gestion proposé par le Cameroun au Fagace relatif à la gestion d’un fonds de garantie de 10 milliards de Fcfa destiné aux Pme/ Pmi. Dans son propos d’ouverture, le président en exercice du Conseil d’administration, Edou Nguéma a souligné que cette session qui se déroule à un moment crucial de la vie de l’Institution, permettra d’échanger sur son nouvel organigramme d’une part et le réaménagement organisationnel et les mesures de réduction des coûts d’autre part. Deux points tirés des conclusions de l’étude organisationnelle effectuée par le Cabinet Synergis. Il a souhaité que la qualité des réflexions permette le reprofilage et le renforcement des performances opérationnelles de l’Institution.

Le Cameroun offre 10 milliards de Fcfa comme fonds de Garantie

Parmi les 5 points qui ont polarisé les échanges entre les administrateurs, l’un des plus importants est relatif à la disponibilité manifeste par le Cameroun de mettre à la disposition du Fagace d’un fonds de garantie de 10 milliards de Fcfa dans le