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mars 31, 2009

Troisième anniversaire de l’accession de Boni Yayi à la magistrature suprême

Les préparatifs vont bon train pour la célébration du troisième anniversaire de l’accession du Président Boni Yayi au pouvoir. L’occasion sera principalement réservée à de grandes réflexions pour le renforcement des actions politiques dans la perspective de 2011.

Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) se préparent activement pour célébrer le troisième anniversaire de l’accession au pouvoir de leur leader politique, le Président Boni Yayi. Le 5 Avril prochain serait retenu pour l’organisation des manifestations devant marquer l’événement. De sources proches du staff des Fcbe, plusieurs événements sont prévus. Mais il sera beaucoup plus question de réflexions en ce sens que l’Alliance pense faire le point de son soutien au Chef de l’Etat. L’heure sera donc à un bilan à mi-parcours du mandat du Président Boni Yayi. Un travail de fond se fait également pour organiser les chefs de partis, membres de l’Alliance en vue de leur efficacité sur le terrain politique. Il sera probablement organisé à la même occasion l’installation du comité de concertation des chefs de partis. Ce creuset sera la caution morale de toute l’Alliance Fcbe et se chargera de voir les contours de toutes les actions politiques à poser dans le futur. D’autres informations précisent que les tractations vont bon train pour favoriser l’élargissement du groupe dans le cadre d’une majorité plurielle.

Cette option vise à renforcer le soutien au Président Boni Yayi. Ceci ne peut en être autrement quand on sait que la célébration du troisième anniversaire de Boni Yayi à la magistrature suprême intervient dans un contexte où le climat politique est très tendue et caractérisé par une vaste campagne de critiques acerbes contre la gestion du gouvernement. Pour faire face à la déferlante des « G » et « F », les Forces cauris pour un Bénin émergent pensent organiser une tournée nationale à travers toutes les communes pour expliquer les raisons profondes de la prise de position de cette frange de politiciens. Comme quoi, la contre-attaque se prépare bien du côté du pouvoir pour dérouter les « G » et « F » qui ont entamé eux-aussi une tournée pour critiquer et vilipender le gouvernement.

Après leurs déclarations sur le cambriolage du siège de Vidolé:L a Rb répond à Candide Azannaï et Galiou Soglo

Mobilisant une foule de militants et prenant à témoin la presse locale, les responsables de la Renaissance du Bénin ont tenté de démonter les allégations de l’ancien député Candide Azannaï, qui a qualifié de montage grotesque le cambriolage du siège de leur parti dans la nuit du 18 au 19 mars 2009. Cette réplique intervenue hier lundi 30 mars au siège de la Rb à Cotonou, soit quatre jours après les accusations de cet ancien membre du parti et 24 heures après les déclarations similaires faites par le ministre Galiou, invité de l’émission « Question d’actualité de Golfe Tv », tient apparemment lieu d’une seule contre attaque pour confondre les deux dénonciateurs de la Rb. Olivier Paraïso, secrétaire national aux structures décentralisées de la Rb qui était au front hier pour défendre son parti estime que Candide Azannaï est un habitué de fait et que ses propos qui sont d’un caractère immoral, est un signal fort envoyé au chef de l’Etat afin qu’il ne l’oublie pas dans la prochaine composition de son équipe gouvernementale. Lire son exposé qui a évité d’égratigner le ministre Galiou Soglo.

Dans la conférence de presse que l’ancien député Candide Azannaï a animée la semaine passée sur le thème. « Alerte sur les risques de la prédation de la paix pour l’intérêt national », il ressort, selon lui, que l’agression du siège du parti la Renaissance du Bénin est un montage orchestré par la famille Soglo. A priori, cette sortie médiatique de Candide Azannaï n’est pas en soi un événement qui nécessite que l’on s’y penche, l’homme ayant l’art et l’habileté de la manipulation. Et pour qui connaît la haine viscérale qu’il nourrit pour la famille Soglo, ses propos ne surprennent guère. C’est un coutumier du fait. Qu’il vous souvienne que c’est Candide Azannaï qui avait dit, il Y a quelques années, avoir découvert des armes à Guinkomey (Cotonou). Autre contre-vérité mémorable, c’est encore lui qui avait dit avoir identifié sans les faire arrêter, les agresseurs du cabinet d’avocat de Maître Rosine Vieyra Soglo, sise à l’époque à l’immeuble « 40 logements ». L’opinion publique n’accorde alors plus qu’une oreille dédaigneuse aux paroles de Candide Azannaï. Mais l’immoralité du discours de Candide Azannaï sur Jean-Paul Vieyra, aujourd’hui entre la vie et la mort, car sauvagement battu et grièvement blessé par les agresseurs du siège de la Renaissance du Bénin, appelle de la part de la direction du parti, cette sortie que nous faisons pour calmer la famille de Jean-Paul. Et pour ce faire, nous allons simplement situer la déclaration de Candide Azannaï dans son contexte. Mesdames et Messieurs, depuis quelques temps le bruit d’un remaniement ministériel court et Candide Azannaï qui a une ambition ministérielle, a besoin d’envoyer un signal au Chef de l’Etat qui semble trop l’oublier. Mais que n’avait-il pas pourtant confessé sur ses relations avec le Chef de l’Etat parce que celui-ci qu’il a soutenu, au lendemain de son accession à la magistrature suprême, ne l’avait pas fait ministre de l’Intérieur, poste dont il rêve et ne s’en cache pas ? Il pense avoir œuvré pour cela : cent mille voix par lui enlevées à Cotonou à Léhady Soglo, candidat de la RB à la présidentielle de 2006, grâce à la « technologie électorale », telle qu’il la désigne. Il en avait même fait son thème de campagne lors des élections législatives de 2007 qui ne lui ont pas réussi : « la vérité au cœur du changement ». En désespoir de cause et essoufflé, il se tient à nouveau à la disposition du pouvoir qu’il sert à marche forcée. Mesdames et Messieurs, vous convenez avec nous que la déclaration de Candide Azannaï est un montage abject et une série d’affabulation. Ce fait est si grotesque qu’il avance que la Mairie de Cotonou est à 12 milliards de budget annuel or, le budget que la municipalité a voté et a rendu public pour l’année 2009 est de neuf milliards. Ailleurs, comme à la Mairie de Dakar par exemple, le budget annuel est à plus de trente milliard auxquels s’ajoutent entre autres subventions de l’Etat, dix milliards pour enlever les ordures dans la ville. La Mairie de Cotonou elle, paradoxalement, a d’ailleurs cette année, son budget amputé et désarticulé suite à la coupe sombre que l’Etat central ya indûment opérée. En clair, cette fois-ci encore et comme il en a pris l’habitude, Candide Azannaï a tiré à terre. Il aurait dû dans sa déclaration, se pencher sur la préoccupation dominante des populations : la cherté de la vie, la baisse du pouvoir d’achat, la non installation des conseils communaux en violation de la loi ... Nous ne saurions terminer sans remercier les partenaires politiques de la Rb, nous voulons citer les autres partis du G4, le G13 et Force Clé qui nous ont manifesté leur compassion et leur solidarité. Nous remercions également le gouvernement qui, à travers les ministres arrivés sur les lieux du forfait, nous a exprimé aussi son soutien même si ses proches ont manifesté dans le cadre de ce même dossier, à la surprise générale, leur soutien à Candide Azannaï. A preuve, ceux-ci ont assisté à sa déclaration qui a diabolisé la Rb et ses dirigeants. Allez y comprendre quelque chose, sinon que cela laisse penser que Candide Azannaï est en mission.

Je vous remercie

Visite au Bénin du vice-président du MCC

Le vice-président du Millenium Challenge Corporation (MCC) des Etats-Unis, M. Mans Darius, et son adjoint, M. Jonathan Bloom, sont à Cotonou depuis dimanche. Le MCC est un programme lancé en 2004 par le président américain George W. Bush pour aider les pays pauvres dont la gestion politique et économique reçoit l'assentiment des Etats- Unis.

Le voyage de MM. Darius et Bloom au Bénin a pour but de constater le niveau d'exécution du programme, notamment dans le domaine portuaire.

M. Darius et son adjoint ont effectué lundi matin une visite de travail au port autonome de Cotonou avant de rencontrer le chef de l'Etat béninois, Boni Yayi.

Le Bénin bénéficie de l'assistance du gouvernement américain à travers le programme MCC pour un montant de 5 milliards de francs CFA.

La délégation américaine quittera Cotonou mardi après-midi pour Accra.


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Arrivée à Cotonou du président togolais Faure

Le président togolais Faure Gnassingbé est arrivé lundi à Cotonou où il prendra part au sommet africain sur les maladies tropicales négligées, dont l'ulcère de Burilis ou le ver de Guinée (dracunculose), a-t-on appris sur le site de republicoftogo.com. Le chef de l'Etat togolais a été salué à son départ de Lomé par le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo et les membres du gouvernement.

Dix chefs d'Etat africains vont faire le point des progrès accomplis dans la lutte contre ces maladies tropicales et débattre des moyens à mettre en oeuvre pour leur éradication.

L'initiative de ce sommet revient à l'organisation « Water for children » que dirige Solange Yayi Aléchi, appuyée par le gouvernement béninois et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).


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mars 30, 2009

Sévérin Adjovi sur l’émission « Cartes sur table » « Les clés Fcbe sont disponibles, la mienne ne l’est pas »

Quelle clé Hounon Hounan 2 de Ouidah, accompagné d’une frange de la population de Ouidah a-t-il remis au chef de l’Etat ? Ancien vice président de l’Assemblée nationale, ancien ministre de la communication, de la défense et du tourisme, actuel maire de la ville de Ouidah, Sévérin Adjovi dira en tout cas qu’une clé lui a été officiellement remise lors de son installation. Et cette clé se trouve avec lui jusqu’à ce jour. Même s’il apprécie la réaction du chef de l’Etat qui a déclaré « Où est le maire ? » sur un ton ironique, il a précisé que la clé remise au chef de l’Etat serait peut-être volée. « Les clés Fcbe sont disponibles, la mienne ne l’est pas ». Mais le maire de la ville de Ouidah ne s’explique pas comment le chef de l’Etat qui détient la clé du Bénin peut chercher à avoir la clé de la cité des Kpassè. Encore qu’il ne doit son poste de maire à aucune formation politique si ce n’est le G13. Bref, l’histoire de cette clé a été simplement dramatisée et politisée. Car tout est parti selon lui, d’une dispute entre une tante et un neveu dans une même cour. La tante a été chassée de la maison, mais le neveu s’y est opposé. Et de fil en aiguille, mort s’en est suivie entre les deux familles. Sévérin Adjovi a indiqué que la guéguerre entre Dagbo Hounon Tomadjrèkpon et Hounon Hounan 2 ne date pas d’aujourd’hui. et que tous ses efforts pour arriver à concilier les deux protagonistes se sont révélés vains.

Développer Ouidah, quitte à pactiser avec le diable

Ainsi, ce qui compte pour le maire, c’est plutôt le développement de la ville de Ouidah. « Même s’il faut s’asseoir à la table du diable pour développer la ville de Ouidah, je le ferai » a déclaré le maire. Et toujours dans ce cadre, il se dit prêt à rencontrer le chef de l’Etat. Puisque le président de la société civile en la personne du professeur Honorat Aguessy et le conseil communal ont déjà donné leur accord. Mieux, pour les apports extérieurs, la ville de Ouidah a besoin de la complicité sinon de l’appui du gouvernement pour la réalisation de certains projets. Mais depuis 9 mois, le gouvernement n’a rien fait à Ouidah en dehors de l’Irsp construit par le régime Kérékou à près de 8 milliards Ouidah 92 organisé par le président Soglo. Sévérin Adjovi a également dénoncé les démarcheurs politiques qui ne font que mentir au chef de l’Etat, et troubler la ville de Ouidah. « Ce sont des signes annonciateurs d’un mauvais présage » Sévérin Adjovi ne s’est pas empêché d’évoquer son bilan positif à la tête de la commune, sans occulter la coopération décentralisée avec certaines villes de l’extérieur.


Charles YANSUNNU, 30 mars 2009

Yayi Boni et le Populisme Sans Peuple. Ouidah, Kilibo, Savè, Porto-Novo... : Signes Avant-coureurs d'un Danger à Eviter

De plus en plus de foyers de tensions s’allument au Bénin. Ces tensions ont des formes et des sources variées mais, comme des rivières, elles convergent vers le même océan politique.

Comme le souligne l’Abbé Quenum dans son éditorial du 27 mars, « les causes nouvelles de ces conflits sont liées aux pratiques politiques de division et de régionalisation qui, si elles ne datent pas d’aujourd’hui, ne font que s’aggraver depuis le changement. » Les partis politiques étant atomisés, les lieux et les mécanismes de mobilisation des masses, selon l’éditorialiste, se sont déplacés pour se cristalliser sur la politisation excessive de l’administration, de l’ethnie, du village, du sang, de la terre et de la foi.

Cette tendance est inquiétante à double titre. D’une part, la division qu’elle attise porte les ferments d’un embrasement national pour peu que les conditions en soient réunies ; d’autre part, – et c’est la plus grande raison d’inquiétude – la division est souvent initiée au sommet de l’Etat.

Que celui-là même qui en est garant en vienne à mettre en danger l’unité nationale est un véritable sujet de préoccupation. Pourquoi Yayi Boni, par sa méthode de gouvernement augmente-t-il le risque de tension nationale ? Quelle est cette conception de la démocratie qui creuse un peu plus chaque jour le lit du régionalisme ? Pourquoi un tel engouement à troubler la paix dans les familles et les partis, les localités et les régions au nom du changement ? Et ce besoin passionné d’avoir le Peuple de son côté peut-il tout justifier ? Yayi Boni doit-il faire supporter sans vergogne à la nation entière son inexpérience et son impréparation politiques ?

Toutes ces questions convergent vers la personne du chef de l’Etat et les conditions de son élection en 2006. Inconnu jusque là dans le paysage politique, et même considéré de façon péjorative comme une génération spontanée, Yayi Boni se fait élire à la surprise générale à 75% des voix. Dès lors, le nouvel élu estime avoir conclu un pacte avec le peuple ; et comme un nouveau marié qui s’isole pour consommer son amour, Yayi Boni s’enferme dans un tête-à-tête exclusif avec le peuple. Cette idylle, le Président veut la perpétuer tout au long de son règne, et la renouveler coûte que coûte pour la prochaine mandature. Et ce en dépit du temps qui passe, en dépit du vent politique qui tourne. Ainsi, aux législatives se débrouilla-t-il pour justifier la prééminence de son rapport avec le peuple. Par des voies dont l’honnêteté reste sujette à caution, il réussit à conquérir l’Assemblée nationale où sa mouvance régna sans partage quelque temps. Mais le peuple ne vivant pas d’amour et d’eau fraîche, l’idylle finit par faire long feu. Du moins la réalité le voulait ainsi, sauf l’amant éconduit qui, fou d’amour, s’enferma aveuglément avec l’effigie de sa bien-aimée. Commença alors une période forcenée de masturbation politique sur fond de violence faite au peuple et aux règles de la démocratie. Une ère où, sur le mode magique, le Chef espérait que le peuple reviendrait habiter son effigie, pour autant du reste qu’il l’en distinguât Pendant ce temps, les incantations sur les bienfaits du changement fusent de toute part. Une presse stipendiée ou aux ordres est chargée de les relayer. En chœur, elle embouche les mots d’ordre du régime, dit ses louanges et annonce ses prouesses plus ou moins invisibles avec une alacrité servile et un cynisme pour le moins désopilants. Le but de la manœuvre ? Eliminer « les anciens » à travers une révolution dont le promoteur est manifestement à court de moyens constitutionnels. Pour cela, il faut conditionner le Peuple, le droguer dans la nuit de la propagande. A défaut d’être dans le réel, et le mieux vivre du peuple, le changement s’est installé dans les marches, les dithyrambes, les kermesses et les promesses, les soutiens et les effets d’annonce, des actions spectaculaires qui, malgré l’utilité de certaines, n’ont rien changé au malheur tenace du peuple. Le timonier et ses sbires brassent du vent sans que l’effigie du peuple en vienne à bouger d’un empan. Un ensemble de rituels propitiatoires en vue de donner vie à l’effigie du peuple est mis en œuvre : marches de soutien déferlantes dans tout le pays ; envois de Ministres et Présidents de société à la tête de cohortes dithyrambiques dans leurs villages, hameaux et régions d’origine pour prêcher la bonne parole et l’imminence des miracles du Messie. Marche verte du Messie lui-même contre la Corruption, cache-misère d’un fléau auquel le changement n’a rien changé. Mais tout cela n’empêcha pas la bérézina aux municipales. Qu’à cela ne tienne ; les institutions de la République instrumentalisées ou la jacquerie politique au sommet seront la réponse du pouvoir au scepticisme du peuple. Les Cour constitutionnelle et Suprême taillées sur mesure ne marchanderont pas leur contribution à l’ère de l’autoritarisme magique et du populisme sans peuple. La rectification juridique des élections, le refus d’installer les conseillers, l’achat ou le kidnapping des conseillers, seront autant d’armes d’une même panoplie de domination sans partage.

Parallèlement, pour justifier la fiction d’un peuple en marche sous la bannière du changement on se lance dans une course effrénée à ses médiateurs ethniques, sociaux, culturels et religieux. Ainsi, les religieux, les chefferies traditionnelles, les régions, et les chefs de tribus sont invités dans la danse. Souvent ils sont ressuscités ou créés de toute pièce pour les besoins de la cause. Et quelle cause ? Pas des moindres : réinsuffler vie à l’effigie du peuple qui dans le réel a laissé la clé sous le paillasson de la chambre nuptiale du Pouvoir. Cette course insensée a semé un peu partout dans le pays des foyers de tensions, de division et de guerres fratricides. Comme le montre l’exemple des Soglo, les familles sont divisées ; les partis, dévidés ; dans les villages et les régions tout ce qui était uni avant est scindé, forcé de prendre parti pour ou contre le théâtre itinérant et loufoque du changement qui ne change rien.

La dernière trouvaille médiatique du pouvoir pour faire croire à la présence en chair et en os du Peuple dans sa chambre nuptiale en lieu et place de l’effigie sur laquelle il se masturbe jour et nuit depuis des années est l’annonce d’une élection au premier tour en 2011. Fiction dangereuse que cette trouvaille. En effet de deux choses l’une ou bien le peuple n’est plus dans l’intimité du pouvoir et alors cette annonce n’est rien moins qu’une rodomontade à relent masturbatoire au travers de laquelle, dans les cercles du pouvoir en perte de vitesse, on se plaît à prêcher le meilleur pour éviter le pire. Ou bien, la masse est toujours dans l’intimité du Pouvoir et alors, on ne voit pas pourquoi après avoir consommé cet amour sans conviction, elle confierait sa destinée sans témoin à un époux dénué de charme plus qu’elle ne le fit au fiancé auréolé de tous les fantasmes et espérances que la réalité s’est chargée de décevoir.

Le raisonnement paraît rigoureux, mais il n’est pas imparable et on ne peut hélas lui appliquer le fameux principe du tiers-exclu. C’est dire qu’une troisième hypothèse est fort possible : celle du passage en force d’un Pouvoir n’hésitant pas à prendre ses vessies pour des lanternes. Et, de simple hypothèse, le risque d’embrasement du pays deviendra alors réalité. Les foyers allumés de-ci de-là par la « politisation excessive de l’administration, de l’ethnie, du village, du sang, de la terre et de la foi » entreront en action d’un commun désaccord.

Ouidah à titre purement accidentel, comme naguère d’autres villes ou régions, a offert cette semaine dans le sang et la violence fratricide une préfiguration de ce qui peut se passer.

Et pourtant nous pouvons éviter le pire. Pour parer au danger qui guette notre pays et dont nous ne sommes pas conscients tout à fait, il n’est pas trop tard de dénoncer avec vigueur le populisme sans peuple, qui est la seule méthode de gouvernement du Président Yayi Boni.

Binason Avèkes

Animation de la vie politique nationale: Le G13 en proie au régionalisme et aux intérêts particuliers

Le G13, un regroupement d’environ huit (08) formations politiques enregistre suite à des discours tenus par certains de ses membres, des appels à une clarification. Cette clarification est d’autant nécessaire qu’il faut désormais distinguer les combats du groupe de ceux particuliers de ses membres selon leur origine et leur activité professionnelle. Les honorables Rachidi Gbadamassi et Issa Salifou, deux responsables du parti Uni­on pour la Relève (Upr) et membres du G13 ont entretenu ces derniers jours les populations du septentrion du Bénin sur les questions présumées qui opposent le G13 au gouvernement du changement. Il s’agit entre autres selon les comptes-rendus de leur tournée diffusés sur les chaînes de télévision, de la nouvelle organisation de l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion et de la gestion des fonds qui en découlent ; de la distribution des micros crédits aux plus pauvres puis du choix fait en octobre 2008 par le président de la République d’appeler dans son nouveau gouvernement deux membres du G13 tous « originaires du sud-Bénin ».
Ainsi ces deux députés dont l’influence au sein du G13 est de notoriété, de Péhunco à Kouandé en passant par Natitingou, Tanguiéta et autres communes de l’Atacora pour échouer dans celles du département actuel de l’Alibori, ont expliqué aux populations la position et le combat du G13. Ladite position ont-ils indiqué aux mêmes populations n’est guère tranchée car, « nous négocierons avec Boni Yayi et au cas où nous n’aurons pas satisfaction nous reviendrons encore devant vous avec un fils du nord comme lui, banquier comme lui, intelligent comme lui… et qui est intéressé aussi par le fauteuil qu’il occupe aujourd’hui », a annoncé d’un air grave l’honorable Issa Salifou à qui son collègue Gbadamassi soufflait de temps en temps quels détails du message.

Le coordonnateur national fait ses mises au point !
Face à cet amalgame qu’il a lui-même reconnu et sur lequel les Béninois s’interrogeaient déjà, le coordonnateur national du G13, le professeur à l’Université d’Abomey-Calavi et député de la cinquième législature  Nassirou Bako Arifari fait quelques mises au point. Invité ce dimanche sur l’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm, il a tenu à apporter entre autres clarifications, celle-ci : « la question de l’escorte n’est pas spécifique au G13 ». Dans la suite de l’émission et après qu’il est tombé d’accord avec les animateurs que cet amalgame dont il tenait responsables les médias, découle d’une absence de discipline au sein du groupe qu’il coordonne, M. Bako Arifari clarifie. Jamais, a-t-il clairement indiqué, le G13 n’a statué et pris les positions portées la semaine dernière à la connaissance des populations du septentrion par les députés Gbadamassi et Salifou par ailleurs responsables du parti Upr et professionnellement actifs dans le domaine de l’escorte des véhicules d’occasion.

Ainsi, les positions présumées du G13 qui aurait choisi M. Bio Tchané comme candidat alternatif à Boni Yayi en 2011 ou qui aurait exigé du chef de l’Etat le limogeage de son ministre de la Microfinance… n’engageraient que les intéressés ou leur formation politique de base. Alors, selon le coordonnateur du G13, il faut désormais faire la part des choses notamment quand les membres du groupe interviennent sur certains sujets. Car ils peuvent le faire en tant qu’opérateur économique comme c’est le cas pour certains dans le débat sur l’escorte ou au nom du parti politique auquel ils appartiennent originellement.q  Souleymane Boukary

Yayi-G13 : prêts pour la négociation ?
Si les clarifications du coordonnateur national n’étaient pas intervenues, on pouvait sans exagération conclure qu’entre le président Boni Yayi et le G13, les choses ont évolué. Et pour cause ! Intervenant au nom du G13, les députés Salifou et Gbadamassi ont annoncé que c’est quand Boni Yayi refuserait de satisfaire à leurs exigences qu’ils dénicheraient son successeur à la Boad pour lui succéder en 2011. Et la réponse du principal concerné ne s’est guère fait attendre.
En visite dans une localité du département de l’Atlantique le lendemain de ce discours, Boni Yayi a donc insinué dans l’une de ses interventions qu’il était toujours disposé à négocier avec le G13. Un peu comme une histoire de « Je t’aime, moi non plus… », le feuilleton Yayi-G13 pourrait donc connaître avant 2011 de nouveaux épisodes. Q

Souleymane Boukary
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  30/03/09

Malgré le boycott des G et F: Les représentants à la Hcj et dans les parlements régionaux partiellement connus (Janvier Yahouédéhou, Eric N’Dah et Benoit Dègla désignés pour la Haute cour de justice)

Trois représentants de l’Assemblée nationale sur six à la Haute cour de justice sont connus malgré l’appel au boycott de l’élection ayant servi de base à cette désignation par les députés de l’oppos ition parlementaire non déclarée. Il s’agit de Janvier Yahouédéhou, Eric N’Dah et Benoit Dègla tous de Fcbe qui ont été élus par leurs collègues par 41 voix pour, 0 contre et 1 abstention. Les députés des G et F qui devraient normalement proposés également trois noms selon le rapport proposé par la commission des lois ont opposé un refus catégorique en désertant même l’hémicycle. Ce boycott n’a pas freiné l’élan du président Mathurin Nago qui, après l’élection de trois membres de la Haute cour de justice, a poursuivi avec l’élection des représentants dans les parlements régionaux.
Quelques minutes de suspension auront permis à Mathurin Nago et ses collègues Fcbe de proposer des noms au niveau de ces parlements régionaux.  Ainsi, pour le parlement de la Cedeao, les députés Eloi Aho et Boni Tessy Adam ont été désignés. Ils ont pour suppléants respectifs Célestine Adjanohoun et Moussa Yari Issifou. En ce qui concerne le parlement de Cip/Uemoa ce sont les députés Djibril Débourou et Victor Dangnon qui ont été désignés et enfin pour le parlement panafricain les députés Daouda Takpara, Luc da Matha Santana et Thomas Ahinnou ont été élus.
Quelle sera alors la décision des sept sages de la Cour après cette désignation ? Puisque lors de la précédente désignation qui avait consacré la victoire de l’opposition sur la mouvance, la Cour constitutionnelle a été claire dans sa décision. Voilà que le consensus n’a pas été trouvé et le concept minorité/majorité n’a été non plus respecté, on attend de voir la réaction des sept sages dans ce bras de fer.

Ismail Kèko
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  30/03/09

Liste des députés désignés

- Haute cour de justice
   Janvier Yahouédéhou
   Benoit Dègla
   Eric N’da Kouagou

- Parlement panafricain
   Daouda Takpara
   Luc da Matha
  Thomas Ahinnou

- Parlement CEDEAO
   Boni Tessi Adam
   Eloi Aho

   Suppléants respectifs : Moussa Yari Issifou, Célestine Adjadohoun

- Parlement CIP/UEMOA
   Djibril Débourou
   Victor Dangnon

Transhumance politique à Za-Kpota: Avolonto et Ayowa lâchent Lazare Sèhouéto

Le deuxième adjoint au maire de la commune de Za-Kpota Justin Avolonto et le chef d’arrondissement de Houngomey Pierre Ayowa ont annoncé le samedi 28 mars 2008, leur démission du parti Force clé de Lazare Sèhouéto. Ils ont rejoint l’Uni­on pour le développement de la démocratie (l’Udd- Wologuèdè) de Zéphirin Kindjanhoundé. Les deux démissionnaires ont expliqué leur départ par le fait qu’ils ne veulent plus être de l’opposition. Pour eux, il faut tenir les promesses faites aux populations lors de leur campagne électorale et qui ont pour maître mot, le développement de Za-Kpota. Ils ont choisi l’Udd-Wologuèdè et non les Fcbe car, ce regroupement politique serait moribond. Cependant, cette décision n’a pas reçu l’assentiment de toute la population. Certaines personnes rencontrées à Za-Kpota estiment que le départ de MM. Avolonto et Ayowa pour la mouvance présidentielle ne peut rien changer à Za-Kopta. La détermination des militants de Force Clé à rester dans l’opposition au régime du Changement est intacte. La majeure partie de la population est toujours soudée derrière Lazare Sèhouéto et les autres dirigeants de Forces Clé, ont-elles déclaré. D’autres personnes estiment que Justin Avolonto et Pierre Ayowa sont des hommes politiques sans conviction, des opportunistes qui sont allés à la mouvance présidentielle pour leurs intérêts personnels.

Wilfried Babatundé
Journal 24 HEURES AU BENIN  30/03/09

Séverin Adjovi sur Océan Fm: ‘’La politique de diviser pour régner risque d’amener le pays très loin’’

Il apparait de plus en plus clair que plus aucune institution de la République ne fonctionne correctement dans le pays. Les blocages répétés au Palais des gouverneurs en sont une illustration palpable. De plus, les affrontements meurtriers qui ont eu lieu la semaine dernière à Ouidah en disent également long. C’est en substance, ce qu’il faut retenir de la déclaration du maire de Ouidah Séverin Adjovi hier dimanche 29 mars, sur l’émission "cartes sur table" de Océan Fm. Il a fait remarquer qu’aujourd’hui, le pays est en danger et que le pire est à craindre. « Tout est divisé actuellement au Bénin’’ a-t-il déclaré. Pour preuve, il a cité la chefferie traditionnelle, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), l’Assemblée nationale qui sont actuellement en crise. A l’origine de ce clivage généralisé, la politique de diviser pour régner instaurée par le gouvernement du Changement. A en croire le maire de Ouidah, c’est cette politique qui est à la base des affrontements qui ont coûté la vie à un de ses administrés la semaine dernière. Il a déduit donc de tous ces événements, un avenir pas très rassurant pour le pays. Selon lui, avec ce qui se passe actuellement au Bénin, il n’est pas exclu que certaines personnes refusent de quitter le pouvoir même si elles perdaient les élections en 2011. Ce qui serait dommageable pour le pays et sa démocratie chèrement acquise à la conférence nationale. Le chef de l’Etat doit se débarrasser des démarcheurs politiques prêts à embraser le pays en son nom pour défendre leurs intérêts personnels et égoïstes, a déclaré M. Adjovi. Le développement ne peut se faire dans la division, encore moins dans la tension. C’est pourquoi il invite les uns et les autres au calme et à la sérénité afin de conduire le pays vers le développement réel.

Parfait Oloushé
Journal 24 HEURES AU BENIN  30/03/09

ASSEMBLÉE NATIONALE / DÉSIGNATION DANS LES PARLEMENTS SOUS RÉGIONAUX: Seule la mouvance désigne ses 7 représentants

Eloi Aho, da Matha sant’Anna, Djibril Debourou, Ahounou, Takpara, Boni Tessi et Dagnon sont les représentants désignés par les députés de la mouvance présidentielle. L’Assemblée nationale a fini par désigner au petit matin du vendredi 27 mars 2009 ses représentants dans les divers parlements de la sous région et dans le parlement panafricain. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’opposition est restée dans la logique du boycott. Elle a claqué la porte en dénonçant « La mauvaise foi et le coup de force » du président de l’Assemblée nationale ainsi que des députés FCBE.
Sur les 15 postes disponibles dans la commission Interparlementaire de l’Uemoa, de la Cedeao et autres parlements panafricains, seuls 7 ont été effectivement pourvus. Ils correspondent à la quote part de la mouvance selon l’application de la décision de la Cour constitutionnelle. Le rapport de la commission des lois a attribué aux députés de l’opposition, tendance majoritaire avec 44 députés, 8 sièges, alors que la mouvance en a eu 7. Les députés des G et F ont reproché au président de l’Assemblée nationale d’avoir fait un passage en force, en "tordant le cou" à la pratique parlementaire. Le fait pour le président Nago de n’avoir pas soumis au vote le rapport de la commission des lois contenant les modalités de désignation à la Haute cour de justice avait, on le sait, déterminé les G et F à claquer la porte de l’hémicycle. Idji Kolawolé interprète la décision du président comme étant une dérive supplémentaire qui s’ajoute à toutes celles qu’ils ont déjà en cours sous cette législature. Il estime que c’est le fonctionnement même des institutions de l’Etat qui est en cause. Selon les députés G et F, le président s’est ainsi substitué aux députés pour décider tout seul et à leur place. Ils estiment que c’est une violation flagrante du règlement intérieur du parlement.. Pour le compte du parlement panafricain, les députés Daouda Takpara, Luc Boniface da Matha sant’Anna et Benjamin Ahounou ont été désignés. Mama Debourou Djribil et Victor Dagnon sont envoyés dans la commission interparlementaire de l’UEMOA alors que Boni Tessi Adam et Eloi Aho ayant respectivement pour suppléant Moussa Yari Issifou et Célestine Adjanohoun ont été désignés pour le parlement CEDEAO. Soit 7 postes sur les 15.. les 8 autres sont laissés à l’opposition qui a pratiqué la politique de la chaise vide. Une situation pareille s’était déjà produite le 27 décembre dernier. Mais ce sont les députés de la mouvance qui avaient boycotté les travaux qui ont permis à ceux de l’opposition de s’octroyer tous les 6 sièges à la Haute cour de justice. La Cour constitutionnelle est intervenue pour casser ce vote. Elle a exigé que la répartition des sièges aussi bien au sein de la Haute cour de justice que dans les parlements sous régionaux se fasse sur la base du principe majorité/ minorité érigée à valeur constitutionnelle. Autrement dit le non respect de ce principe serait assimilé à une violation de la Constitution.
   C’est justement ce que redoute le président de l’Assemblée nationale et les députés FCBE. Pour eux la seule manière de régler le problème et donner une image positive du parlement est de se conformer à la décision de la Cour dont les décisions au terme des dispositions de l’article 124 de la Constitution sont sans recours. La Cour constitutionnelle est l’un des piliers importants sur lesquels repose l’édifice démocratique du Bénin. C’est donc au nom de la sauvegarde des acquis démocratiques que le président de l’Assemblée nationale n’aurait trouvé d’autres issues que d’engager le parlement dans le processus de désignation de ses représentants aussi bien à la Haute cour qu’aux parlements régionaux. Pour le député Janvier Yahouédehou, la mouvance a même fait des concessions puisque 42 députés ont participé au vote. Ce nombre fait dégager désormais une majorité pour la mouvance. Et pourtant elle a eu 7 sièges et donner 8 à l’opposition devenue désormais minorité avec 41 députés.

Que va faire le Cour Constitutionnelle ?
Il est évident que la Haute cour de justice ne peut connaitre son installation avec un nombre incomplet de ses membres. Aussi devant la gravité de la situation la Cour constitutionnelle s’est déjà déclarée saisie du dossier dans sa dernière décision. C’est dire que sans qu’on ne formule un nouveau recours, la Cour constitutionnelle va s’autosaisir et se prononcer d’office sur les derniers développements de cette situation. En principe les autorités parlementaires auraient déjà transmis à la cour le compte rendu de la plénière du jeudi au vendredi. La sortie de crise est donc attendue. De quel côté ira la décision de la cour ? Difficile de le dire. Mais deux hypothèses sont possibles. La première tire son essence de la jurisprudence. On se rappelle qu’en janvier la minorité parlementaire correspondant à l’opposition à l’exception des députés G13 avaient boycotté l’élection de leurs représentants dans la CENA. La mouvance a poursuivi les travaux et désigné ses 8 membres. La Cour suprême ayant été saisie avait enjoint aux députés de la minorité de désigner impérativement leurs membres pour compléter la liste des représentants du parlement à la CENA. La Cour dans le cas d’espèce peut emprunter cette voie. Elle peut intimer l’ordre à la majorité de donner les noms de leurs représentants à la Haute cour de justice et dans les parlements régionaux.. Mais la grosse interrogation à ce niveau est l’attitude que pourrait adopter les G et F devant une telle décision. Ils seront tentés d’opposer un refus à la Cour à l’allure que prennent les débats au parlement. Ils sont prêts aujourd’hui à n’envoyer aucun représentant à la haute cour de justice tant que les choses ne vont pas changer. La deuxième alternative de la Cour pourrait s’orienter vers l’annulation de la désignation de la mouvance. La non adoption du rapport de la commission des lois par la plénière pourrait servir de base pour sa décision. Dans ce cas le parlement sera obligé de ramener la balle à terre et reprendre la procédure. Ce cas de figure nous semble t-il peut contribuer à décrisper la situation et ramener la paix.

Fortuné AGUEH
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 30/03/09

EVÉNEMENTS DE OUIDAH: Dah Aligbonon invite au calme et au refus de toute exploitation politique

La ville de Ouidah, a connu des événements dramatiques qui se sont soldés par le décès d’un fils de Daagbo Hounon. Une tension s’installe ainsi dans les communautés traditionnelles à Ouidah. Chef du culte traditionnel, Dah Aligbonon revient sur ces évènements et appelle par la même occasion, la population au calme et à l’apaisement.
Quelles sont vos impressions sur les événements intervenus à Ouidah, la semaine passée ? C’est vraiment triste. C’est une situation dans laquelle, nous devons être le dernier recours. Ce qui veut dire que lorsqu’il y a problème, au niveau de l’Assemblée nationale, du gouvernement, il est recommandé de nous faire appel. Mais, si on voit que l’arbitre même joue sur le terrain, ça devient autre chose. Cet évènement très malheureux à travers lequel, Daagbo Hounon a perdu l’un de ses enfants, nous devons tout d’abord lui présenter nos condoléances, celles de la communauté vodoun, de toutes les têtes couronnées, et de toute la population. Car, il s’agit d’un fils de Ouidah, du Bénin et de l’Afrique qui est décédé dans ce combat. Après tout ceci, je dis que nous gérons très mal ce dossier. Les événements de ce genre ne manquent pas, ils existent partout dans le monde. Mais, c’est la gestion des événements qui compte. Lorsqu’on va continuer d’accuser Jean ou Paul, ou donner raison à l’un ou à l’autre, on va toujours empirer les choses. Nous ne sommes pas au stade de juger, car actuellement la tension existe encore sur le terrain. On ne doit pas connaître, celui qui a tort, de celui qui a raison, ils sont tous maintenant sur le banc des accusés. On n’a pas le temps d’écouter tout le monde pour trancher. Ce qu’il y a lieu de faire maintenant, c’est demander pardon à qui de droit de se calmer, au lieu de dire que vous avez raison car vous croyez avoir la légitimité. Pour moi, nous avons besoin de la patience. D’une façon ou d’une autre, c’est un ayant droit, ce n’est pas Dah Aligbonon qui est venu discuter un trône à Ouidah. C’est quelqu’un qui a une responsabilité, mais s’il s’agite, il revient aux dignitaires de se réunir pour le rappeler à l’ordre. C’est très simple. Je nous demande de tout faire pour rassembler la famille. On ne peut pas parler à l’étape actuelle de l’existence de camps. C’est la même famille. Nous leur demandons de revoir leurs stratégies de lutte parce que le tout, n’est pas de pourchasser l’autre. Lorsqu’on va réunir les deux membres de la même famille en présence de la sécurité pour éviter le désordre, on trouvera la solution nécessaire. Lorsque les sages auront tenté de régler le conflit en vain, ce sera le tour de la justice de prendre le dossier en main. C’est d’abord, la tradition qui peut réunir deux camps de la même famille où l’un s’appelle Hounon Roger et l’autre Dah Hounon. Pour moi, c’est le fils et le père. Si, nous entrons dans la tradition, c’est celui qui est là qui représente le père de l’autre parce qu’il est déjà intronisé. Si quelqu’un d’autre a intronisé Robert, cela ne dépasse pas encore la compétence de la tradition quel que soit le profil.

   Il semble que, c’est la politique qui est à la base de cet évènement. Qu’en pensez-vous?
   Ce n’est pas la politique, mais, c’est l’ignorance. C’est même ridicule ! On parle de la clé de la Ville de Ouidah, c’est vraiment bête. Avant hier, je suis parti à Ouidah, mais, je ne suis pas confronté à un portail qu’il faudra ouvrir avec une clé dont le faux est avec Yayi Boni ou le vrai avec Sévérin Adjovi. C’est un symbole, cette histoire de clé. Cela seul, ne suffit pas pour que Yayi Boni gagne des électeurs à Ouidah ! C’est ridicule ! Nous sommes des adultes. C’est la preuve qu’il nous manque tellement des interlocuteurs valables. On a dit qu’on a donné la clé pour 10 millions de F Cfa. Ce sont les petits enfants qui vont jouer ce jeu et les adultes vont les rappeler à l’ordre. On a tellement donné cette clé à des ambassadeurs, que sais-je encore ! Cette clé qu’on remet à quelqu’un, dans un but symbolique est de lui faire plaisir comme pour lui dire, tu as droit à ma maison. Nous voulons le développement, et chacun cherche sa méthode. On ne peut pas condamner les femmes, ni Dagbo Hounon pour être parti voir le Chef de l’Etat. Donc, tout le monde a tort dans ce dossier. Il faut avoir le courage de le dire.

   «On ne peut pas régler un conflit par la rue, ni par des grognes»
   Quels appels, avez-vous à lancer pour apaiser les populations puisque la tension est encore vive sur le terrain ?
   C’est l’ignorance qui fait monter la tension. Si, on ne sait pas faire, c’est la population qui va perdre. Je demande à la population de laisser tout se refroidir, et on trouvera la solution adéquate. On ne peut pas régler un conflit par la rue, ni par des grognes. Ce qui est arrivé à Ouidah, est un évènement à l’image de celui qui veut traverser la voie et qui s’est fait renverser par une voiture. Je nous demande de laisser les interprétations, et les intentions. Il faut savoir que si, le pire arrive, nous serons les plus grands perdants. Banalement, des évènements comme ceux de Ouidah, peuvent amener la guerre civile, si on ne fait pas tout pour enlever le côté politique. Ce que nous ne souhaitons pas. Il importe que la population réfléchisse sur comment est-ce qu’elle va supporter un candidat. Robert est libre de choisir Adjovi, c’est d’ailleurs, un homme de terrain. La politique ne peut jamais amener de désordre dans ma famille. Lorsqu’on est un dignitaire ou un chef traditionnel, il est nécessaire de choisir une bonne stratégie pour se faire aimé par tout le monde, parce que vous avez toutes les tendances dans votre famille. Vous devez avoir un comportement exemplaire. Je demande à la population de laisser la situation se refroidir. Ce qui est certain, d’ici peu, les deux camps vont réfléchir pour se réconcilier. S’ils ne le font pas, l’histoire parlera très mal d’eux.

Propos recueillis par Didier Houndénou
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 30/03/09

CONSEIL DES MINISTRES: • Le Smig passe de 27.500 FCFA à 31.625 FCFA ; • Les grandes lignes du Programme de promotion de la mécanisation agricole

Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décrets, notamment : - le projet de décret portant relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) de 27.500 F à 31.625 F, soit un taux d’augmentation de 15 % ; - le projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnent de l’Agence Béninoise d’Electrification Rurale et de Maîtrise d’Energie.
Le Conseil des Ministres a, en outre, examiné et approuvé au cours de sa réuni­on : - le compte rendu du Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire relatif au Conseil d’Administration de l’Association Internationale de Développement Urbain, tenu à La Haye, du 17 au 24 février 2009 ; - le compte rendu du Ministre du Commerce relatif aux travaux de la Commission d’ajustement des prix des produits pétroliers au titre du mois de mars 2009.

   Le Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, le Ministre de l’Energie et de l’Eau, le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre du Commerce ont soumis au Conseil des Ministres qui l’a approuvée, une communication conjointe relative aux mesures de réduction de la pression humaine sur le couvert végétal pour une gestion durable des ressources forestières au Bénin. L’analyse du bilan de l’offre et de la demande de bois-énergie au niveau national fait ressortir une demande sans cesse grandissante des populations béninoises et une offre de moins en moins soutenable de nos forêts avec un risque d’épuisement progressif des ressources forestières si rien n’est fait pour la promotion des énergies de substitution et de l’économie d’énergie. Les mesures approuvées dans cette communication concourent à ce but. Elles consistent notamment, dans la mise en place à travers certains projets/programmes, d’une subvention destinée à promouvoir l’utilisation du gaz domestique par les facilités d’acquisition des équipements domestiques de cuisson aux ménages à faibles revenus d’une part, et d’un fonds de garantie nécessaire à la sécurisation des crédits équipements domestiques d’autre part. Elles viennent renforcer les actions déjà menées au Bénin pour la promotion des autres formes d’énergie de substitution au bois-énergie et les foyers améliorés et vont être mises en oeuvre à titre expérimental dans les douze (12) Centres urbains considérés comme les plus gros consommateurs de bois et de charbon de bois.

    Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a également présenté au Conseil des Ministres deux communications relatives, l’une aux conditions de cession des matériels agricoles acquis sur financement du budget national dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole au Bénin (PPMA-B) et l’autre au compte rendu de l’utilisation des intrants spécifiques pour vivriers financés par le Gouvernement à travers le Programme d’Urgence d’Appui à la Sécurité Alimentaire et les propositions de répartition pour la campagne 2009- 2010. Dans la mise en oeuvre de sa vision de faire du Bénin une puissance agricole, le Gouvernement a élaboré un Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole. Ce Plan prévoit de dynamiser la production par la mécanisation des opérations agricoles, l’objectif étant de faire passer le taux de mécanisation qui était de 0,1 % en 2006, à 20 % à l’horizon 2015. Afin de poser progressivement les bases de l’émergence de notre Pays en tant que Puissance Agricole, le Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole est mis en place et passera sous peu le relai à l’Agence de Développement de la Mécanisation Agricole en création. Le Gouvernement a acquis dans ce cadre, notamment sur financement du budget national, un important lot de matériels agricoles, constitués de tracteurs, motoculteurs, remorques, débroussailleuses et charrues pour un coût global de sept milliards cinq cent millions (7.500.000.000) de FCFA.

    En approuvant ces deux dossiers, le Conseil des Ministres, tenant compte des préoccupations et propositions des producteurs, a fixé les modalités de cession desdits matériels et défini les critères d’éligibilité à remplir par les bénéficiaires. Ces matériels répartis en trois (03) lots feront respectivement l’objet de vente au comptant ou à crédit, de don, ou serviront à fournir des prestations de service.

   1° Vente au comptant ou à crédit

   Sont concernés par cette modalité de cession, les Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole (CUMA), les gros exploitants, les prestataires de service privés, les ONG du secteur agricole, les groupements de producteurs, les transformateurs, les petits exploitants agricoles, etc… Tous les matériels de ce lot, à l’exception des pièces détachées vendues au prix coûtant, seront cédés à un prix subventionné à 50 % de leur valeur CAF ;

   2°- Dons

   Sont bénéficiaires des dons : - les Centres de formation agricole : les deux Facultés des sciences agronomiques de Calavi et de Parakou, le Lycée Agricole Médji de Sékou et les Collèges d’Enseignement Technique Agricole (Ina Natitingou, Adjà-Ouèrè) ; - les Centres de recherche agricole sur les cultures vivrières (Ina, Savè, Niaouli); - les Centres d’expérimentation agricole (Boko et Niaouli) ;

   3°- Prestations de service

   Les jeunes et les femmes désireux de s’investir dans l’agriculture, seront organisés en groupements et installés en particulier au niveau des vallées, des domaines de certains Centres de Promotion Rurale (CPR), des fermes d’Etat disposant encore de domaine inexploité pour bénéficier des prestations de service du PPMA. Des pools de concentration de machines et d’équipements agricoles seront réalisés à cet effet. Ces pools fourniront leurs services à tout autre exploitant agricole de la localité.

   Pour maximiser les conditions de réussite de la campagne agricole 2009-2010, le Conseil des Ministres a donné des instructions au Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et au Ministre de l’Economie et des Finances pour prendre des dispositions en vue de la mise en place effective de tous ces matériels agricoles au plus tard mi-avril 2009 pour les Départements du Sud Bénin et du Zou et à fin avril 2009 pour les Départements du Nord Bénin et des Collines. Pour relancer en particulier la production des vivriers et assurer à notre pays l’autosuffisance alimentaire, les intrants agricoles (semences et engrais spécifiques notamment) achetés sur financement du budget national ou reçus des partenaires pendant la crise alimentaire de 2008, seront également mis en place dans les mêmes délais dans les zones de production au profit des populations cibles identifiées.

   Le Conseil des Ministres a par ailleurs autorisé au cours de sa réuni­on : - l’organisation à Cotonou, du 18 au 20 mai 2009, de la rencontre annuelle 2009 de l’Institut Francophone de la Régulation Financière ; - l’organisation le 15 avril 2009, de la 2ème édition de la Journée Nationale de l’Hygiène et de l’Assainissement.

   Enfin, les nominations suivantes ont été prononcées : Sur proposition du Président de la République : - Président du Conseil National de l’Education : Professeur Paulin HOUNTONDJI au Ministère de la Santé Sur proposition du Ministre : - Directeur Général de l’Agence Nationale de Gestion de la Gratuité de la Césarienne : Monsieur Pascal DOSSOU-TOGBE.

   Cotonou, le 27 mars 2009

   Le Premier Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement,

   Ibraïma SOULEMANE

Rapport alternatif des Osc sur les Omd 2008: La Société civile dresse un bilan catastrophique du Changement

La corruption, le clientélisme, le cafouillage, la mauvaise gouvernance et la précipitation sont érigés en système de direction sous le président Boni Yayi. Au total, au lieu d’un changement positif, la situation s’est aggravée par les mauvaises pratiques. (Lire la déclaration de la coordinatrice de Social Watch)
Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, chargé du Développement de la prospective et de l’Evaluation de l’Action Publique

Excellence Monsieur le Ministre Chargé des Relations avec les Institutions,

Excellence Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Excellence Madame le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement au Bénin

Excellence Madame l’Ambassadeur du Royaume des Pays Bas près le Bénin Excellence Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers Mesdames et Messieurs les représentants de la SNV, de la Coopération Suisse, de Helvétas Bénin, du DED, d’Oxfam Québec, du Projet OMD-SCRP-DHD Mesdames et Messieurs les représentants des différents Ministères Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations de la Société Civile Mesdames et messieurs les professionnels des médias du Bénin Honorables invités Mesdames, Messieurs,

C’est avec un sentiment de satisfaction que je vous accueille en ce modeste lieu, vous, illustres hôtes, à l’occasion du lancement du quatrième rapport alternatif des Organisations de la Société Civile sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement. C’est une vérité de Lapalisse que de dire aujourd’hui que le temps presse pour les réformes conjoncturelles et structurelles à entreprendre pour gagner le pari du développement dans notre pays. En effet, d’après les conclusions du Rapport de suivi mondial 2008, à mi-parcours du calendrier de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont le terme est fixé à 2015, les progrès enregistrés dans le monde ne sont pas suffisants, mais leur réalisation est encore possible à certaines conditions. Cette vision optimiste de l’économiste de la Banque Mondiale qui a rédigé ledit rapport, nous donne une lueur d’espoir au milieu de cette atmosphère lugubre où s’enlisent bon nombre d’acteurs du développement en Afrique au sud du Sahara. L’atteinte des OMD est encore possible en Afrique, si chacun à son niveau se met debout pour agir dans un esprit d’innovation et de créativité.

C’est en cela que la communauté scientifique béninoise, formelle et informelle, se retrouve devant une lourde responsabilité dans la concrétisation durable des OMD, car l’apport de la recherche scientifique, des inventeurs et détenteurs des savoirs locaux est primordial pour trouver des mécanismes, des stratégies ; des méthodes et des pratiques de type nouveau pour accélérer le développement national. Mais à côté de ces inventions, il est de plus en plus évident que la promotion de la bonne gouvernance est aussi d’une nécessité capitale pour l’atteinte des OMD. Oui, dans notre pays, il est loisible de constater que la bonne prônée par le gouvernement peine à se concrétiser sur le terrain. L’obligation de rendre compte, la reddition des comptes, la faible capacité d’exécution des budgets sont des faits qui empêchent l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Pour ce qui est de la lutte contre la corruption, il n’est pas possible pour la majorité des Béninois de constater que la corruption a régressé car les pratiques autrefois dénoncées s’observent toujours et allègrement dans l’administration publique. L’impunité, les pots de vin, les trafics d’influence pour accorder des marchés, des détournements de deniers publics etc. sont des actes qu’on ne cesse de rencontrer dans l’administration publique. En matière des droits de l’homme, le bilan est peu élogieux. Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent le recul du pays dans le domaine des médias, de la justice et de la détention, la lutte contre la corruption sélective servant parfois de prétexte à des règlements de compte politiques.

Comme si le gouvernement n’est pas prêt pour l’atteinte des OMD dans le délai prévu, le processus de décentralisation est grippé. Le transfert des ressources levier de développement à la base est loin d’être une réalité.

En matière de la gouvernance concertée, la création du Haut commissariat à la gouvernance concertée (HCGC) est l’un des résultats des efforts du gouvernement dans sa volonté de promouvoir la contribution des populations à l’amélioration de la gestion publique. Mais il se peut que des contraintes se dressent sur le chemin de la gouvernance concertée face à l’atteinte des OMD.

Mesdames et messieurs,

Chers invités

Face à ce tableau décrit plus haut, il importe de souligner que des significatifs ont eu lieu au niveau de quelques OMD mais il urge que les différents protagonistes œuvrent véritablement afin de prendre des mesures urgentes pour atteindre véritablement les objectifs d’ici à 2015. Pour cela, le quatrième rapport alternatif des organisations de la société civile ne s’est pas limité à l’énumération des insuffisances constatées dans le système de gouvernance du pouvoir. Les organisations de la société civile à travers Social Watch Bénin ont formulé des recommandations en vue d’une gestion plus citoyenne des affaires publiques et l’accélération de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Les OSC se sont focalisés sur :

Le Haut commissariat à la gouvernance concertée, en demandant au pouvoir de mettre prioritairement à contribution les différentes composantes de la société civile selon les cas pour recueillir les impressions des populations sur le terrain au lieu de travailler de façon bureaucratique ; donner au HCGC la possibilité d’organiser des concertations entre les acteurs non étatiques et les ministres ou le Président de la République, l’Assemblée nationale et d’autres institutions sur des problèmes d’actualité ; créer des points focaux du HCGC au niveau des ministères, des départements et même des communes pour décentraliser les séances de concertation à la base sur les politiques, programmes et projets ainsi que les budgets de mise en œuvre.

Les gouvernements centraux et locaux, en demandant de tenir compte es besoins réels des populations et de leurs organisations dans l’élaboration des projets/programmes et politiques de développement ; de promouvoir les principes démocratiques en respectant la souveraineté du peuple dans la prise des décisions ; organiser de façon périodique et méthodique de grands débats de concertation sur la gestion publique en collaboration avec l’Assemblée nationale et le HCGC,

L’Assemblée nationale, en exigeant de cette institution de proposer et de voter une loi pour allouer des ressources budgétaires suffisantes aux activités de concertation au niveau de chaque institution, responsabiliser les députés afin qu’ils concertent leur base surtout les OSC sur les problèmes de développement.

Les partenaires au développement, le secteur privé la société civile ont aussi des rôles à jouer dans l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement.

C’est le lieu de remercier tous ceux qui de près ou de loin, ont permis la réalisation de ce rapport. Au nom de Social Watch Bénin et en mon nom personnel, j’adresse mes sincères remerciements à Madame Nardos Bekele-Thomas, Représentant Résident du PNUD, Madame Edith Gasana, ancien Représentant Résident du PNUD son Excellence Madame Caroline Weijers, Ambassadeur du Royaume des Pays Bas près le Bénin, et à tous les autres partenaires techniques et financiers qui ont jugé utile d’accorder à la Société Civile les moyens d’exprimer son point de vue sur la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement au Bénin. A toute l’équipe du projet OMD–SCR-DHD, pour leur appui technique et financier, leur sollicitude et leur expertise sans lesquels certaines phases de l’élaboration du présent rapport n’auraient pu être possibles, j’adresse mes sincères remerciements. Je remercie infiniment les représentants des différentes directions de nos ministères, de l’OCS, de l’INSAE, du Haut Commissariat à la Gouvernance Concertée, de l’ANCB pour leurs apports qui ont permis d’améliorer la qualité de ce rapport. Je ne saurais conclure mon adresse sans reconnaitre le rôle important de tous les acteurs de la Société Civile qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à la rédaction de ce Rapport, à qui j’adresse ses sincères remerciements.

Vive le partenariat international Vive le partenariat secteur public – société civile Vive la participation citoyenne Que Dieu Bénisse le Bénin

Je vous remercie

Discours de la coordonnatrice SW-Benin au lancement du Rapport Alternatif 2008 CCIB Cotonou

Rédaction du Journal 24 HEURES AU BENIN  30/03/09

Journée de réflexion de la majorité plurielle à Pobè : La famille Fcbe étend ses tentacules dans le plateau

Dans le processus de mise en place progressive des organes de l’alliance Fcbe et de l’application méthodique des décisions issues du congrès de refondation d’octobre 2008, les militants Fcbe du département du Plateau se sont retrouvés, samedi dernier, à la maison des jeunes de Pobè. C’était dans le cadre d’une journée de réflexion sur le processus d’installation du comité de concertation des chefs de partis politiques membres de l’alliance Fcbe. Une forte mobilisation du gratin politique des Fcbe étaient sur les lieux pour accompagner l’événement. Se conformer à l’article 35 des statuts des Fcbe adoptés lors du congrès de refondation de l’alliance et mettre sur pied le Comité de concertation des chefs de partis (Cccp) pour mieux gérer la famille Fcbe dans le plateau. Tel est l’objectif que poursuit la journée de réflexion organisée samedi dernier à Pobè, par la coordination nationale des Fcbe à travers ses structures décentralisées. Comme un seul parti, tous les membres des différents partis politiques composant l’alliance Fcbe dans le plateau, ont répondu à l’appel de la coordination nationale pour se regrouper à la maison des jeunes de Pobè. Elus locaux Fcbe du département du Plateau, militants à divers niveaux, cadres du partis, sympathisants, tous ont fait le déplacement de Pobè pour la journée de réflexion devant conduire à la mise en place du Cccp. Au cours de la journée du samedi, les militants Fcbe du Plateau ont procédé à l’étude et à l’adoption du règlement intérieur ainsi qu’à la mise en place d’un comité de concertation pour préparer l’élection de l’organe dirigeant du Cccp. A en croire Eugène Azatassou, coordonnateur national des Fcbe, l’installation du Cccp aura lieu dans le cadre de la commémoration du troisième anniversaire de l’avènement du régime du changement. Selon un passage de l’article 35 des statuts de l’alliance Fcbe, « …le comité de concertation des chefs de partis (Cccp) est la caution morale et le garant du label Fcbe. Cadre de dialogue, d’échanges et de concertations, le Cccp assure le contrôle général de l’alliance ainsi que celui de la réalisation des objectifs de celle-ci… ». Dans un contexte politique très agité avec des critiques tous azimuts sur la gestion du changement, Eugène Azatassou attire l’attention des siens sur un fait : « c’est précisément votre rôle, mesdames et messieurs les chefs de partis et membres des délégations des partis, d’organiser la lutte contre l’intoxication par un travail d’information et d’organisation minutieusement mené ». C’est pour mieux partager l’information avec les militants qu’il a été initié au cours de cette journée de réflexion, une communication sur la 5ème législature et les luttes politiques internes au cours de laquelle la question de la Lepi figure en bonne place. Prenant la mesure de l’événement, un grand nombre des militants Fcbe du Plateau s’est mobilisé. Pour le coordonnateur départemental des Fcbe du Plateau, « …nous pouvons dire que le Plateau n’est plus une chasse gardée d’un parti sinon que le département est désormais une chasse gardée de l’alliance Fcbe. » Le président du comité d’organisation, Jean-Michel Abimbola, s’est réjouit de la forte mobilisation et lance un défi pour le futur.
Pour cet événement, plusieurs autorités de la famille Fcbe ont rehaussé de leur présence, l’événement de Pobè. En tête, Mathurin Coffi Nago, président de l’Assemblée nationale, les ministres François Abiola, François Noudégbessi et Sacca Lafia, le conseiller aux affaires politiques du Chef de l’Etat, Amos Elègbè, les députés André Dassoundo, Sylvain Zohoun, Karim Chabi Sika et Sofiath Tchanou, Gatien Houngbédji, Edgar Soukpon, pour ne citer que ceux-là. Dans une ambiance très festive, ils ont célébré avec les populations du Plateau, la journée de réflexion.

Barnabé HOUNKANRIN
Journal AUBE NOUVELLE  30/03/09

On ne brade pas Gléxwé (Olympe BHÊLY-QUENUM)

Tout intellectuel, tout politique tenté de vendre cette ville au profit de son ventre et de ses ambitions politiques , ou de la mettre au service du chef de l’Etat court à sa propre déchéance

Garrigues-Sainte-Eulalie, 29/03/09

J’ai adressé ce matin le message ci-dessous au journal Le Matin :

« Garrigues-Sainte-Eulalie, 29/03/09

Bonjour,

J'ai trouvé dans mes archives un texte paru dans Le Matin, du 16 mars 1998, intitulé Emission "point de vue" LA RANCOEUR D'OLYMPE BHELY-QUENUM, signé Yves C.Agondanou.
*
Décidé à ne pas baisser les bras face aux agissements et à la déliquescence qui caractérisent la politique de notre pays, je vous serais reconnaissant de réimprimer ce texte significatif; je voudrais néanmoins qu'il y soit corrigée la coquille dans le mot : crois du sud; il s'agit de la Loge La Croix du Sud dont je suis le principal fondateur.
D'autre part, ceux qui me connaissent réellement savent que je ne suis pas. rancunier: je joue toujours cartes sur table même si je devais perdre; beaucoup de gens souffriraient si j'étais rancunier.

Cordialement. O.B-Q. »


Et je viens de lire le texte de mon neveu Abbé André S. QUENUM ; je voudrais attirer l’attention des lecteurs de La Croix du Bénin et de tout autre publication sur le drame qui a eu lieu à Ouidah : dans Esquisse d’un portrait à pied de Monsieur Thomas Boni Yayi président de la République du Bénin, j’ai supprimé l’observation que voici
« comment a- t -on osé donner - même symboliquement- la clef de Gléxwé au chef de l’Etat, quand le Premier magistrat de la ville était absent? Malheur à quiconque provoque Gléxwé ! »
J’ai été bien inspiré en ne pensant qu’à la réaction de Sévérin ADJOVI quand il reviendrait de son voyage ; j’ai néanmoins souligné l’esprit des Gléxwévidjidji et des Gléxwénou en écrivant:
«Après cette introduction-caresse dans le sens du poil du chef de l’Etat, les Gléxwévidjidji et les Gléxwénou, qui n’aiment pas être trop menés en bateau, n’ont pas fait à l’intéressé un mystère de ses promesses jamais tenues ; en voici des illustrations : »

Tout intellectuel, tout politique tenté de vendre cette ville au profit de son ventre et de ses ambitions politiques , ou de la mettre au service du chef de l’Etat court à sa propre déchéance ; la socio-anthropologie de Gléxwé et de ses natifs est d’une redoutable complexité ;l’aborder avec l’ignorance ou « considérer le Bénin comme une nation centralisée sur laquelle un président retors déciderait de faire main basse est autant une faute, qu’une politique de béotien : le Bénin est un pays centrifuge ; la méconnaissance des spécificités de ses peuples le rend ingouvernable par tout chef d’Etat. »

Mme Célestine Adjanohoun a commis une faute en initiant la remise de la clef de la ville, le chef de l’Etat en a commis une autre en acceptant une telle clef : on ne brade pas Gléxwé ; la faute du président Thomas Boni Yayi était d’autant plus grave qu’il ne pouvait pas oublier son comportement qui a fait paraître l’article : Fête du vodoun: Boni Yayi a driblé les religieux traditionnels. 12 janvier 2009 - 24 HEURES

O.B-Q

L’opposition veut enquêter sur l’activité escorte des véhicules

Le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, a reçu une proposition de résolution de constitution d’une commission d’enquête formulée par 32 députés de l’opposition parlementaire.

L’enquête est appelée à mettre au clair la gestion des fonds de l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion en transit dans le pays.

« Personne n’est en mesure de donner avec précision les réelles recettes, pas même les ministres du gouvernement, car les fonds générés ne figurent pas au budget général de l’Etat pour les exercices 2006 et 2007 », a déploré un député de l’opposition

Sessègnon et le Bénin défaits

Stéphane Sessègnon et son équipe nationale du Bénin n'ont pas réalisé l'exploit de battre le Ghana, l'une des meilleures formation d'Afrique. La sélection béninoise démarre donc mal dans ce premier match qualificatif pour la Coupe du Monde 2010.

Dans ce 3ème tour des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2010, le Benin n'aura pas réussi l'exploit, face à un bon Ghana, qui l'a emporté sur le plus petit des scores (1-0). Malgré un match honorable, les coéquipiers de Sessègnon laissent déjà leur adversaire numéro 1 filer vers la qualification (réservée au vainqueur du groupe) pour cette Coupe du Monde en Afrique du Sud. Espérons que les béninois pourront se rattraper ou bien au pire, accrocher la seconde ou troisième place, qui sont qualificatives pour la prochaine Coupe d'Afrique des Nations.

Tifosi

Victoire du Ghana sur le Bénin (1-0) en éliminatoires CAN - Mondial 2010

APA - Kumasi (Ghana) - Les "Black Stars" du Ghana ont battu les "Ecureuils" du Bénin (1-0), dimanche au stade Baba Yara de Kumasi, en match comptant pour la 1ère journée du troisième et dernier tour du Groupe D des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010 de football.

L’unique but de la rencontre a été marqué à la 55è seconde de la partie par Tagoe, suite à un centre du pensionnaire de l’Inter Milan (D1, Italie), Sulley Ali Muntari.
Les deux équipes ont raté plusieurs occasions de but. Les Ghanéens Michael Essien (Chelsea, D1 Angleterre) et Asamoah Gyan (Rennes, L1 France) s’illustrant avec des tirs non cadrés.
Cette victoire propulse le Ghana (3 pts) en tête du Groupe D, après le match nul, samedi, entre le Soudan et le Mali (1-1).

Conseil des Ministres du 25 mars. Nomination du professeur Paulin Hountondji

Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décrets, notamment :
- le projet de décret portant relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) de 27.500 F ‘à 3 1.625 F, soit un taux d’augmentation de 15 % ;
Le projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence Béninoise d’électrification Rurale et de Maîtrise d’Energie.
Le Conseil des Ministres a, en outre, examiné et approuvé au cours de sa réunion :
le compte rendu du Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire relatif au Conseil d’Administration de l’Association Internationale de Développement Urbain, tenu à La Haye, du 17 au 24 février 2009 ;
le compte rendu du Ministre du Commerce relatif’ aux travaux de la Commission d’ajustement des prix des produits pétroliers au titre du mois de mars 2009.

Le Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, le Ministre de 1’Energie et de I’Eau, le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre du Commerce ont soumis au Conseil des Ministres qui l’a approuvée, une Communication conjointe relative aux mesures de réduction de la pression humaine sur le Couvert végétal pour une gestion durable des ressources forestières au Bénin.
L’analyse du bilan de l’offre et de la demande de bois en énergie au niveau national fait ressortir une demande sans cesse grandissante des populations béninoises et une offre de moins en moins soutenable de nos forêts avec un risque d’épuisement progressif des ressources forestières si rien n’est pour la promotion des énergies de substitution et de l’économie d’énergie.
Les mesures approuvées dans cette communication concourent à ce but. Elles consistent notamment, dans la mise en place à travers certains projets/programmes, d’une subvention destinée à promouvoir l’utilisation du gaz domestique par les facilités d’acquisition des équipements domestiques de cuisson aux ménages à faibles revenus d’une part, et d’un fonds de garantie nécessaire à la Sécurisation des crédits équipements domestiques d’autre part.

Elles viennent renforcer les actions déjà menées au Bénin pour la promotion des autres formes d énergie de substitution au bois énergie et les foyers améliorés et vont être mises en œuvre à titre expérimental dans les douze (l 2) Centres urbains considérés comme les plus gros consommateurs de bois et de charbon de bois.

Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a également présenté au Conseil des Ministres deux communications relatives, l’une aux conditions de cession des matériels agricoles acquis sur financement du budget national dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme de promotion de la Mécanisation Agricole au Bénin (PPMA-B) et l’autre au compte rendu de 1’utilisation des intrants spécifiques pour vivriers financés par le Gouvernement à travers le Programme d’Urgence d’Appui à la Sécurité Alimentaire et les propositions de répartition pour la campagne 2009-2010.
Dans la mise en oeuvre de sa vision de faire du Bénin une puissance agricole, le gouvernement a élaboré un Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole. Ce Plan prévoit de dynamiser la production par la mécanisation des opérations agricoles, l’objectif étant de faire passer le taux de mécanisation qui était de 0, 1 % en 2006, à 20 % à 1’liorizori 2015.

Afin de poser progressivement les bases de 1?émergence de notre Pays en tant que Puissance Agricole, le Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole est mis en place et passera sous peu le relais à l’Agence de Développement de la Mécanisation Agricole en création.
Le Gouvernement a acquis dans ce cadre, notamment sur financement du budget national, un important lot de matériels agricoles, constitués de tracteurs, motoculteurs, remorques, débroussailleuses et charrues pour un coût global de sept milliards cinq cent millions (7.500.000.000) de FCFA.
En approuvant ces deux dossiers, le Conseil des Ministres, tenant compte des préoccupations et propositions des producteurs, a fixé les modalités de cession desdits matériels et défini les critères d’éligibilité à remplir par les bénéficiaires. Ces matériels répartis en trois (03) lots feront respectivement l’objet de vente au comptant ou à crédit de don, ou serviront à fournir des prestations de service.
1-Vente au comptant ou à crédit

2-Sont concernés par cette modalités de cession, les Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole (CUMA), les gros exploitants, les prestataires de service privés, les ONG du secteur agricole, les groupements de producteurs, les transformateurs, les petits exploitants agricoles, etc...
Tous les matériels de ce lot, à l’exception des pièces détachées vendues au prix coûtant, seront cédés à un prix subventionné à 50 % de leur valeur CAF.

2-Dons
Sont bénéficiaires des dons
Les Centres de formation agricole : les deux Facultés des sciences agronomiques de Calavi et de Parakou, le Lycée Agricole Médji de Sékou et les Collèges d’Enseignement Technique Agricole (Ina Natitingou, Adja-Ouèrè) ;
Les Centres de recherche agricole sur les cultures vivrières (Ina, Savè, Niaouli) ;
Les Centres d’expérimentation agricole (Boko et Niaouli)

3-Prestations de service
Les jeunes et les femmes désireux de s’investir dans l’agriculture, seront organisés en groupements et installés en particulier au niveau des vallées, des domaines de certains Centres de promotion Rurale (CPR), des fermes d’Etat disposant encore de domaine inexploité’ pour bénéficier des prestations de service du PPMA. Des pools de concentration de machines et d’équipements agricoles seront réalisés à cet effet. Ces pools fourniront leurs services à tout autre exploitant agricole de la localité.
Pour maximiser les conditions de réussite de la campagne agricole 2009-2010, le Conseil des Ministres a donné des instructions au Ministre le l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et au Ministre de l’Economie et des Finances pour prendre des dispositions en vue de la mise en place effective de tous ces matériels agricoles au plus tard mi-avril 2009 pour les Départements du Sud Bénin et du Zou et à fin avril 2009 pour les Départements du Nord Bénin et des Collines.

Pour relancer en particulier la production des vivriers et assurer à notre pays l’autosuffisance alimentaire, les intrants agricoles (semences et engrais spécifiques notamment) achetés sur financement du budget national ou reçus des partenaires pendant la crise alimentaire de 2008, seront également mis en place dans les mêmes délais dans les zones de production au profit des populations cibles identifiées.
Le Conseil des Ministres a par ailleurs autorisé au cours de sa réunion :

L’organisation à Cotonou, du 18 au 20 mai 2009, de la rencontre annuelle 2009 de l’Institut Francophone de la Régulation Financière ;
- l’organisation le 15 avril 2009, de la 2ème édition de la Journée Nationale de l’Hygiène et de l’Assainissement
Enfin, les nominations suivantes ont
été prononcées
Sur proposition du Président de la République
Président du Conseil National de l’Education :
Professeur Paulin H0UNTONDJI
Au Ministère de la Santé
Sur proposition du Ministre
Directeur Général de l’Agence Nationale de Gestion de la Gratuité de la Césarienne : Monsieur Pascal Dossou’-Togbé
Cotonou, le 27 mars 2009
Le Premier Secrétaire Général Adjoint du
Gouvernement

Ibraïma SOULEMAN

La clef des drames

Drame des clés ou clés du drame ! Ouidah a fini, le week-end dernier, par retrouver la clé égarée par ses fils en l’absence de Monsieur le Maire. Et de la banalisation des symboles à la supercherie politique, on en est à deux clés pour la même «maison du champ» : l’originale pour le Maire, la contrefaçon pour le PR. Ou, est-ce le contraire ? Au finish, déjà les clés poussent des vies à la porte du non retour… On dirait qu’à l’ère des progrès avancés de la cybernétique et du numérique, nos forgerons de Ouidah, d’Allada, de Calavi ou d’on ne sait où encore, en sont à fabriquer des clés à capacité mortelle.
Le citoyen de Kétou ou de Djougou connaît les conflits qui secouent sa cité à lui. Mais loin de Ouidah qu’il observe de l’extérieur, il peut se demander : comment une affaire de clé symbolique remise au président de la République dans son palais de la Marina peut-elle conduire à la mort du fils de Dagbohounon ?  La vérité est que, de parts en parts, la nation est traversée par de multiples tensions locales et nous n’en avons pas encore une conscience nationale. De temps à autre, des chefferies traditionnelles se divisent, des églises et des mosquées aussi, des partis se fragmentent. Parfois, le sang coule. Le cas de Ouidah est médiatisé. Bien des cas ailleurs comme à Kilibo, il y a quelques mois, ne sont pas médiatisés.
Les causes nouvelles de ces conflits sont liées aux pratiques politiques de division et de régionalisation qui, si elles ne datent pas d’aujourd’hui, ne font que s’aggraver depuis le changement. Les partis politiques étant atomisés, la Fcbe elle-même  affaiblie, les lieux et les mécanismes de mobilisation des masses se sont déplacés pour se cristalliser sur la politisation excessive de l’administration, de l’ethnie, du village, du sang, de la terre et de la foi. On a beau dénoncer la pratique, elle ne fait que prendre de l’ampleur, au point de devenir la méthode principale de ce qui se révèle être probablement la campagne électorale la plus précoce et la plus longue du renouveau démocratique. De plus, alors que certains ont tous les moyens de l’Etat, il faut craindre le fait qu’on ne sait pas d’où viendront les moyens pour l’ambition des autres. 

  

Abbé André S. Quenum

mars 29, 2009

6ème session du Conseil d’administration de Mca-Bénin: Les mises en garde du Coordonnateur national, Simon Pierre Adovèlandé: (Le gouvernement rassure sur la non modification du Ca)

La sixième session du Conseil d’administration  du Millénium challenge account s’est tenue  hier  au siège de l’institution à Cotonou. A  l’occasion,  le  Coordonnateur national de Mca-Bénin, Simon Pierre Adovèlandé,  a insisté sur la nécessité  et l’obligation de conduire le programme à terme  et de tout faire pour ne pas perdre un seul  dollar des 307 millions de dollars de don offert au Bénin par le  peuple et le gouvernement américain. De son côté, le  président du Conseil d’administration, Nestor Dako, représentant  l’Etat béninois, a rassuré  la partie américaine en insistant sur le fait que le gouvernement  n’a aucunement l’intention de modifier la configuration du Conseil d’administration, contrairement aux rumeurs qui courent.
«Le Bénin a signé un compact de 5 ans, rigoureusement  cinq ans  qui prendra fin le 5 octobre 2011. Chaque jour, chaque semaine, chaque  mois de retard, compromet  dangereusement l’atteinte  des résultats. Nous devons travailler donc à flux tendu sur un chronogramme très serré, car toute  ressource  non engagée au terme du Programme sera retournée à la partie américaine». C’est le cri d’alerte fait hier par  le Coordonnateur national du Millénium Challenge account Bénin ( Mca-Bénin), Simon Pierre Adovèlandé, à l’ouverture des travaux de  la sixième session du Conseil  d’administration de cette institution,  tenue à son siège de Cotonou.
Mais il rassure que la Coordination nationale jouera pleinement son rôle  pour ne pas  endosser une telle responsabilité. Il n’a  pas manqué aussi d’évoquer la crise financière mondiale  actuelle qui ne devrait pas être négligée à le croire. « Le monde, dit-il, traverse une crise  financière sans précédent et notre pays se trouve, par rapport aux fonds du Mca,  dans une  position  de privilégié. Vous êtes tous d’accord avec moi que si c’était aujourd’hui que nous  devrions soumettre une proposition au gouvernement américain,  je ne suis pas sûr que nous aurons eu ces 170 milliards de francs Cfa ». Le Coordonnateur national  Adovèlandé a surtout insisté sur le fait  qu’il faut tout faire pour ne pas perdre un seul dollar des 307 millions de dollars de don que le peuple et le gouvernement américain ont mis à la disposition du peuple béninois. Il remerciera toutefois,  l’équipe résidente du Millénium challenge corporation, qui dit-il, a permis jusqu’à ce jour à la coordination nationale de maintenir le cap.
 « Le  gouvernement  du Bénin et Chef sont attachés au plus haut point au programme du Mca-Bénin.  Et s’il y a quelqu’un qui doit défendre ce programme, c’est bien le Dr  Boni Yayi. Toutes les décisions prises devraient donc permettre à ce programme d’aller de l’avant » a déclaré pour sa part, Nestor Dako, président du Conseil d’administration de Mca-Bénin, par ailleurs Directeur de cabinet du Chef de l’Etat. Il fait ainsi allusion aux rumeurs selon lesquelles, le gouvernement  nourrirait  l’intention  de  modifier  la configuration actuelle  du Conseil d’administration afin  de mieux le contrôler.  Il n’en sera jamais question, affirme-t-il,  en présentant au passage les condoléances de la Nation béninoise à la Nation américaine, suite à l’assassinat  récent  d’une américaine, membre du Corps  des volontaires de la paix, dans  le nord du Bénin. Les enquêtes sont en cours, a-t-il révélé et quatre présumés coupables seraient déjà arrêtés.

Plusieurs points à l’ordre  du jour
La 6è session du Conseil d’administration de Mca-Bénin, a permis aux participants  d’examiner et d’adopter plusieurs rapports et   documents soumis à leur attention. Il s’agit notamment du rapport narratif des trimestres 2 et 3 de l’année 3, du tableau de suivi des indicateurs ,  des plans de travail trimestriel d’avril à juin 2009, des projets et directions. Pour ces deux derniers cas, les dernières réalisations  dans  les projets, «Accès au foncier », « Accès aux services financiers », «Accès à la justice », « Accès aux marchés » ainsi que les rapports des directions « Evaluations environnementale et sociale », «Suivi et évaluation » et «Communication et documentation » ont été tous passés au peigne fin. Au plan financier,  les documents relatifs au budget détaillé du trimestre 3 de l’année 3,  rapport financier trimestriel du trimestre 3 de l’année 3, demande de décaissement des fonds Mcc N°011 et  le rapport cumulé de progrès de passation des marchés  relatif au décaissement N°011 ont été également examinés et adoptés. Il en a été de même  pour  le Plan de passation des marchés pour le trimestre 3 de l’année 3, le rapport  relatif aux conditions préalables de décaissement N°011, la recommandation  N°003 de la Coordination nationale  portant sur la modification de la  composition du Conseil d’administration de Mca-Bénin et les recommandations du Conseil consultatif. Entre autres sujets  abordés lors de cette session, il  a été aussi soumis à l’attention des participants le point des contrats et engagements  signés,  les décisions importantes prises et autres actions initiées par le Coordonnateur  national depuis la dernière réuni­on du Ca ;
le point  de la tenue  des sessions des Comités consultatifs des projets de la session du Conseil consultatif et la désignation du Représentant du Conseil d’administration  pour siéger au sein du Comité technique chargé de suivi des travaux de la Société financière internationale ( Sfi).

Christian Tchanou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  27/03/09

Communique de Fors-Lépi

Le souci des béninois de vivre des élections paisibles se fait de plus en plus sentir par la mobilisation qui se fait autour de la question de la Liste Electorale Permanente Informatisée (Lépi).
Il est heureux de constater la forte mobilisation des acteurs politiques pour doter enfin le Bénin de cet outil nécessaire pour l’enracinement de notre jeune démocratie. Nous, organisations de la société civile, regroupées au sein de Fors-Lépi, observons avec fierté l’implication de tous les acteurs politiques qui s’est traduite par l’élaboration des propositions de lois.
Cet engagement citoyen appelle, de la part des Organisations de la Société Civile soussignées, des félicitations à l’endroit des acteurs politiques mais également quelques préoccupations :

Félicitations
Les organisations de la société civile tiennent à présenter toutes leurs félicitations aux différents acteurs politiques en général et particulièrement à ceux qui ont élaboré les propositions de loi à savoir : l’honorable Chabi Sika et toute son équipe, l’honorable Quenum Epiphane et toute son équipe.

Les félicitations vont également à l’endroit des experts de la Capan pour la source d’information qu’ils ont suggérée, à l’ensemble des députés signataires de la demande spontanée de convocation d’une session extraordinaire sur la Lépi, à la conférence des présidents en particulier et à l’Assemblée nationale en général pour avoir accepté non seulement de programmer la session extraordinaire pour le lundi 23 mars 2009 avec l’inscription à l’ordre du jour du point relatif à la Lépi et au gouvernement pour son engagement dans la réalisation de la Lépi et l’introduction du projet de loi portant protection des données personnelles et biométriques y participant.
Doléances
Toutefois les organisations soussignées prient les honorables députés de bien vouloir prendre en compte les doléances suivantes dans le processus du vote de la loi sur la Lépi :
1-  L’inscription de la question de la Lépi au premier point de l’ordre du jour de ladite session;
2-  La participation effective et qualitative des honorables députés aux échanges aussi bien en commission qu’en plénière sur le sujet ;
3-  Le vote effectif de la loi sur la Lépi avant la fin de cette session ;
4-  Le recours à l’expertise de toutes autres personnes ressources.

Au-delà des députés, les organisations soussignées prient les diverses institutions impliquées dans le processus de la Lépi à se tenir prêtes pour maintenir la célérité que le peuple espère des députés dans l’étude des propositions concourant à la mise en place du cadre légal.

Recommandation
Les organisations soussignées recommandent :
1-  L’adoption rapide de la proposition de loi pour l’accélération du processus de la Lépi ;
2-  L’intégration de l’approche genre dans la prévision de la composition des organes de la Lépi ;
3-  Le vote d’une loi qui privilégie non l’intérêt présent mais les aspirations profondes des populations pour la démocratie, l’Etat de droit, le développement et la préservation de la paix.

Engagement
Nous, organisations de la société civile, restons engagées à jouer notre rôle de veille citoyenne et à répondre à toute sollicitation de la part des acteurs impliqués dans la Lépi.

Fait à Cotonou le 20 mars 2009
Ont signé : Droits de l’Homme, Paix et Développement (DhpdHPD), Wanep-Bénin, Elan, Rifonga, Fonac, Social Watch, Africa Obota, Nouvelle Ethique, Human Rights Task Group, Adejui-Ong, Espace et Vie-Ong, Alcrer, Valeurs Citoyennes , G/Pifed, Grapad, Congab, Réseau Glégbénou (jeunes chantiers), Cefrong, La Croix du Bénin

mars 27, 2009

Abus de confiance sur le Campus d’Abomey-Calavi : Une étudiante en état de grossesse dépouillée par un faux- pasteur

Une étudiante de l’Université d’Abomey-Calavi a été truandée par un faux- pasteur qui lui a soutiré 52 000FCFA et un portable « au nom du Seigneur Jésus-Christ ». La scène se passait aux environ de midi, hier, derrière le bâtiment annexe de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi. Visiblement les filous ne reculent devant rien, pour réussir leur forfait. Même la crainte de Dieu n’altère pas leur insensibilité. Hier, sur le Campus d’Abomey-Calavi et plus précisément sur le raccourci que prennent les étudiants au niveau du bâtiment annexe de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi, une étudiante a été victime d’un pasteur qui professait Dieu, mais qui était en réalité, une ordure de la pire espèce. D’après les explications de la victime, qui était en état de grossesse de 6 mois, le faux pasteur en la voyant venir a commencé par lancer des incantations pour chasser un mauvais esprit qui serait logé dans son ventre. Sachant qu’aucune femme africaine enceinte, au regard de l’environnement social ne peut rester insensible à une telle allusion a déclaré, tout en imitant les gestes d’un Pasteur inspiré par le Saint Esprit, que la grossesse est « ligotée » par les sorcières de sa famille et qu’au moment de la délivrance, elle perdrait la vie et le nouveau-né. Pour rassurer l’étudiante, le faux pasteur interpelle un homme qui trainait une moto qui serait tombée en panne, pour lui révéler qu’il y a un voyage à l’étranger en vue et que celui-ci mourra au cours de son voyage. L’homme interpellé qui se prenait pour un étudiant, était en réalité son complice, déclara que la « révélation « est vrai avec tout le baratin digne d’une vermille. Puis, le faux pasteur demanda au faux étudiant de lui remettre tout l’argent et autres biens qu’il a sur lui, et de lui tourner dos en fermant les yeux. Le faux étudiant sort 152 000fcfa qu’il remit au faux pasteur, qui demande à l’étudiante de garder. Quelques minutes après, le faux étudiant revient en déclarant qu’il vient de voir en image la tante jalouse qui veut le tuer. Comme un bon samaritain, le faux pasteur retourne l’argent à l’homme, qui n’est rien d’autre que son complice. Face à ces simagrées, la victime confiante, à son tour, remet son argent d’un montant de 52 000fcfa qui devra servir à la location d’un local, au faux étudiant, et ferma en faisant quelques pas comme l’exige le faux pasteur. C’est en ce moment que le faux étudiant démarre sa moto et prend au passage le faux- pasteur qui disparaît. Ce n’est qu’après que l’étudiante-victime découvre le pot aux roses. Ce sont ses cris de détresse qui ont ameuté les passagers.

Matini MARCOS
Journal AUBE NOUVELLE  27/03/09

ENQUÊTE SUR LES AFFRONTEMENTS MEURTRIERS DE OUIDAH : 8 suspects devant le procureur dont 4 déférés

Le ministre de l’Intérieur, dès qu’il a été informé des affrontements communautaires graves qui se sont produits le 22 mars dernier à Ouidah, provoquant la mort d’un fils du dignitaire vaudou Dagbohounon, s’est déplacé immédiatement sur le terrain pour calmer les esprits, mettre les autorités locales devant leur responsabilité et promettre de mettre la main sur les fauteurs de trouble. C’est fait. Et l’enquête se poursuit pour savoir les tenants et les aboutissants de cet événement tragique. 8 personnes interpellées dans le cadre d’une action diligente de la police, afin que l’événement ne fasse pas tâche d’huile et que les fauteurs ne se sentent pas impunis, ont été présentées au procureur de la République. Parmi les personnes arrêtées, on cite les sieurs Paulin Goudjo, chef du quartier de Sogbadji, Bernadin Dansou, présumé assassin, Jacques Hounon, Michel Saossi, Houndévi Agbessi, Franck Quenum, Nicaise Hounon, Célestin Gbédjrokan. Mais le procureur, sur la base des éléments du dossier a estimé devoir relaxer Houndévi Agbessi, Franck Quenum, Nicaise Hounon, Célestin Gbédjrokan. Les quatre autres ont ainsi été déférés. L’enquête se poursuivrait parce que, pour mettre définitivement fin à ce type de trouble à l’ordre public, avec violence gratuite pouvant dégénérer en une émeute plus meurtrière, la police continue ses investigations pour mieux situer les responsabilités et retrouver surtout les commanditaires et leurs motivations. Car, force doit rester à la loi, quelles que soient les motivations de certains citoyens qui prennent des libertés vis-à-vis des lois de la République.

Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 27/03/09

Conférence de presse de l’ex-secrétaire exécutif national de la Renaissance du Bénin : « Le cambriolage du siège de la Rb est un montage grossier », dixit Candide Azannaï

L’ancien secrétaire exécutif national de la Renaissance du Bénin, Candide Azannaï, sort enfin de son mutisme. A la faveur d’une conférence de presse dont l’annonce a été faite à grand renfort médiatique, il s’est prononcé sur les dernières actualités politiques nationales, en l’occurrence l’incident macabre de Ouidah, la gestion à polémiques de la ville de Cotonou et le cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin. Tout en condamnant le fait, il l’assimile à un montage grossier. Un nouveau développement dans le dossier du cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin (Rb). Contrairement à ce qu’on avait fait croire à l’opinion nationale, le cambriolage serait, loin s’en faut, un montage grossier des responsables de la Rb qui ne seraient pas à leur premier coup. A en croire l’ancien député des « Houézèhouè » et président du parti « Restaurer l’espoir », Candide Azannaï assisté pour la circonstance des personnalités politiques telles que Alexandre Hountondji, Martin Dohou Azonhiho, Maxime Houédjissin, Ali Houdou, Amos Elègbè, les insinuations venant de l’ « opposition », en particulier de la Rb visant à rendre responsable le gouvernement dudit cambriolage est une erreur grave et très dangereux pour la paix et la cohésion nationale. Selon lui, il s’agit d’acte malsain des prédateurs de la paix. En effet, explique-t-il, ce qui s’est passé relève, purement et simplement, de la stratégie de la « recherche de l’axe d’effort » dont il était l’un des penseurs alors qu’il militait au sein de la Rb. Une stratégie politique conçue de toutes pièces qui permet d’agiter à la face de l’opinion l’idée de l’ « autovictimisation ». Il est essentiellement question de déstabiliser l’adversaire politique en le culpabilisant d’un montage grossier comme ce fut récemment le cas. La vérité, à en croire ses propos, c’est que la Renaissance du Bénin est en perte de vitesse. Dans le cas échéant, elle doit se relancer sur la scène politique nationale en montrant à l’opinion qu’elle est victime des abus du pouvoir en place. « Amener les populations à lui éprouver de la pitié, c’est le mode opératoire de la Rb », a-t-il dit. La Renaissance du Bénin ne serait pas à son coup d’essai. Le conférencier évoque le cas du président d’honneur du parti, Nicéphore Dieudonné Soglo, qui avait été déclaré mort en France et puis après braqué toujours en France. Hélas, a-t-il poursuivi, cette dernière trouvaille n’a pas porté ses fruits. Pour le cas d’espèce, au moment où on évoquait le cambriolage du siège de la Rb, le premier adjoint au maire de la ville de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo, aurait fait annoncer dans la presse sa candidature unique pour le bloc des « G » et « F ». Ce qui, selon Candide Azannaï, cache des non-dits. « Le gouvernement n’est nullement impliqué dans cette affaire de cambriolage contrairement aux déclarations faites par les Soglo dans la presse », a-t-il conclu.

Des révélations sur la gestion de la ville de Cotonou
Faisant d’une pierre deux coups, le conférencier a également décrié la gestion hasardeuse qui serait faite, depuis sept (7) ans, des ressources de la ville de Cotonou par l’équipe municipale avec en tête le maire Nicéphore Dieudonné Soglo. Environ douze (12) milliards de francs Cfa seraient annuellement injectés dans la ville pour divers chantiers municipaux. Mais hélas, les résultats seraient mitigés. Ils ne refléteraient pas les fonds décaissés pour la réalisation des infrastructures publiques. Pour Candide Azannaï né à Cotonou, la ville est pillée et humiliée. Elle végèterait sous les « péchés plastiques » au grand dam des populations de Cotonou. « Les Soglo ont été réélus à la tête de la ville par pitié », a-t-il dit. On ne devrait donc pas attendre d’eux un compte-rendu. Pour le président du parti « Restaurer l’espoir », le moment est grave et il faudrait que la classe politique nationale sorte du registre de la banalisation de la paix et de la sécurité. Il invite les politiciens à faire bloc contre les prédateurs de la paix qui seraient plus dangereux que les prédateurs de l’économie.

Serge-David ZOUEME
Journal AUBE NOUVELLE  27/03/09

Désignation des représentants de l’Assemblée à la Haute cour de justice: Les G et F vident l’hémicycle

Les députés à l’Assemblée nationale n’ont pas pu accorder leurs violons hier pour la désignation de leurs représentants à la Haute Cour de justice. Pire, les députés membres des forces politiques G4, G13 et Force Clé ont boycotté l’élection pour désapprouver la procédure engagée par le président de l’Assemblée nationale dans la perspective de ladite désignation. Ils ont voulu ainsi dénoncer le fait que le président de l’Assemblée nationale n’ait pas permis de débattre en profondeur du rapport de la Commission des lois sur le dossier. Au début de la séance plénière, c’est le député Raphael Akotègnon du G4 qui a d’ailleurs fustigé le principe de minorité/majorité évoqué par la Cour constitutionnelle dans sa dernière décision pour demander aux députés de reprendre la désignation qu’ils avaient eu à faire le 19 décembre 2008 par rapport au même dossier. A sa suite, le député Jean-Baptiste Edayé du G4 a demandé une suspension d’une heure pour selon lui, s’imprégner de la position des membres de sa famille politique par rapport au principe de minorité/majorité tel que posé par la Cour constitutionnelle. Cependant, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, a tenu coûte que coûte à soumettre la demande du député Jean-Baptiste Edayé à l’appréciation de la plénière, évoquant pour la circonstance, l’article 46 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il a immédiatement reçu la désapprobation d’un certain nombre de députés qui pensent plutôt à une violation du même règlement intérieur. Selon ces derniers, depuis la 1ère législature jusqu’à aujourd’hui, aucune demande de suspension formulée par un député n’a jamais été soumise à l’appréciation de la plénière. Néanmoins, le président de l’Assemblée nationale est resté campé sur sa position et paradoxalement, ce sont les députés Fcbe qui ont voté la suspension d’une heure formulée par le député Jean-Baptiste Edayé.

Les raisons du boycott de l’élection par les G et F
Du retour de la suspension d’une heure des débats hier à l’hémicycle, tout s’est déroulé comme si la décision de la Cour constitutionnelle est la seule porte de sortie à cette situation de désignation des représentants de l’Assemblée nationale à la Haute cour de justice et dans les parlements régionaux. Le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a refusé tout débat sur le rapport de la Commission des lois sur le dossier. Pour lui, ledit rapport ne saurait être soumis à l’appréciation de la plénière parce qu’il a seulement été mis en conformité avec la dernière décision de la Cour constitutionnelle par rapport à la désignation des représentants de l’Assemblée nationale à la Haute cour de justice, au parlement de la Cedeao, au parlement Cip-Uemoa et au parlement panafricain. Cependant, le député Eric Houndété a posé une question préjudicielle en laissant entendre que la Commission des lois a violé sa liberté en le classant dans une certaine majorité à l’Assemblée nationale, alors qu’il n’a jamais fait de déclaration publique notifiant sa position au parlement. En réponse, le président de l’Assemblée nationale lui a constamment rétorqué que sa préoccupation n’est pas une question préjudicielle, mais plutôt une opinion. Ce fut un tollé général dans l’hémicycle, surtout dans le rang des députés G et F. Et pour couper court à toute polémique, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, a purement et simplement lancé l’appel à candidatures pour les différents postes à pourvoir à la Haute cour de justice. Toutes les demandes de parole faites par les députés G et F pour débattre du rapport de la Commission des lois ont été refusées par le président de l’Assemblée nationale. Dans la foulée, il a suspendu la séance pour 30 minutes, le temps que le matériel électoral soit mis au point. C’est là que les députés G et F se sont retirés de l’hémicycle. Ils ont ensuite donné une conférence de presse après la lecture d’une déclaration commune dans laquelle ils dénoncent un dysfonctionnement des institutions de la République en général et de l’Assemblée nationale en particulier. Pendant ce temps, les députés Fcbe et quelques-uns de leurs alliés ayant entre-temps députés démissionné de leurs partis politiques sont restés dans la salle pour poursuivre les travaux. A l’issue du vote, la famille Fcbe a désigné les députés Janvier Yahouédéou, Benoît Dègla et Eric N’Dah pour représenter l’Assemblée nationale à la Haute cour de justice. Cependant, pour le député Antoine Kolawolé Idji du G4, cette élection est « nulle et de nul effet ». Il a d’ailleurs laissé entendre que le président de l’Assemblée nationale « ne doit pas décider à la place des députés ». « ...C’est une dérive supplémentaire à tous les dérapages que nous avons vécus jusqu’ici... », a ajouté le député Antoine Kolawolé Idji. Il faut noter que les députés Fcbe ont également procédé à la désignation des représentants de l’Assemblée nationale dans les parlements régionaux avant de se séparer hier.

(Lire ci-dessous la déclaration des G et F)

Déclaration de Lazare Sèhouéto

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

Nous voici à un carrefour où l’amalgame prime sur l’analyse détaillée et où les montages politiciens prennent le pas sur le droit, nos habitudes parlementaires bafouées ;

Nous voici à une étape où la Cour Constitutionnelle demande une mise en conformité. La question aujourd’hui, c’est de savoir ce que c’est qu’une mise en conformité et si telle tâche suspend le Règlement Intérieur, les procédures et les pratiques parlementaires légales.

Ce n’est pas la premières fois que nous procédons à une mise en conformité. Depuis 1991, l’Assemblée Nationale a procédé à de nombreuses mises en conformité.

Ce n’est pas la première fois que nous tenons une session extraordinaire. Nous en avons tenu des dizaines depuis l’avènement du Renouveau Démocratique. Mais nous voilà, en train de tenir une session extraordinaire, sans que l’ordre du jour ne soit formellement adopté par la plénière.

Plus spécifiquement, par rapport à la mise en conformité à laquelle nous procédons depuis cet après midi, notons que :

- Le président de l’Assemblée Nationale, malgré toutes les protestations, a mis au vote une demande de suspension à laquelle personne n’a objecté. Une première dans notre parlement.

- Le Président de l’Assemblée Nationale a refusé que le rapport de la commission des lois soit mis au vote. Or, conformément à l’article 48.2 de notre Règlement Intérieur, « aucune affaire ne peut être soumise aux délibérations de l’Assemblée Nationale, sans avoir au préalable fait l’objet d’un rapport écrit (ou verbal en cas de discussion immédiate) de la Commission compétente au fond. »

La décision de la cour constitutionnelle a été affectée à la Commission des Lois. La Commission des Lois nous a soumis un rapport que le président de l’Assemblée Nationale refuse de mettre au vote au motif qu’il s’agit d’une mise en conformité. Le rapport de la Commission des Lois sur l’objet de la désignation des membres de la Cour Constitutionnelle tel qu’il est présenté n’avait pas été adopté en l’état. Dans ces conditions, passer à la mise en œuvre du contenu d’un rapport qui n’a pas été adopté, sous le couvert de l’article 124 de la Constitutionnelle signifie :

- Soit que la plénière n’a plus aucun rôle à jouer et que la Cour Constitutionnelle se substitue de droit à l’Assemblée Nationale ;

- Soit la Commission remplace la plénière.

Chers Collègues, Messieurs les journalistes la est souveraine et personne ne peut et ne doit lui arracher cette prérogative qui donne un sens à l’existence du parlement.

L’article 124 de la Constitution n’annule pas les articles 48.2, 85, 86, 87 et 88 du Règlement Intérieur.

Au cas où les uns et les autres agiraient de bonne foi, en se refugiant derrière l’article 124 de ka Constitution.

Nous voulions en appeler au souvenir de chacun les procédures observées dans les cas antérieurs de mise en conformité des lois et autres délibérations de l’Assemblée Nationale.

C’est ce que nous voulions qui se fasse. Mais Monsieur le Professeur Mathurin NAGO n’a pas voulu qu’on en débatte, encore moins qu’on soumette le rapport au vote avant d’en appliquer le contenu. Voilà les faits.

Nous vous remercions.

Karim Oscar ANONRIN
Journal FRATERNITE 27/03/09

Cambriolage au siège de la Rb: Candide Azannai tire à boulets rouges sur les Soglo

Le cambriolage survenu au siège de l’Ong- Vidolé, siège du parti la Renaissance du Bénin « RB », et l’obligation de reddition de comptes avec le cas de la municipalité de Cotonou. Ce sont les points d’ancrage de la sortie médiatique du président du parti Restaurer l’espoir, Candide Azanai. Car, à son avis, la prédation de la paix paraît autant, sinon plus inquiétante que celle de l’économie. Pour cela, il convient d’agir de manière à empêcher d’une part, que les prédateurs de l’économie se clonent, et d’autre part, que ces mêmes prédateurs de l’économie se mutent en prédateurs de la Paix. Lire l’intégralité de la déclaration de Candide Azanai.

Mesdames, Messieurs, Chers amis journalistes,
Permettez nous avant tout propos d’exprimer mon indignation à l’égard du drame survenu à Ouidah. Nous saisissons cette occasion pour présenter nos condoléances à la famille du disparu. Nous appelons les uns et les autres à faire preuve de retenue.

L’actualité ces derniers temps est riche en événements. Mais ces événements qui sont, pour la plupart de piètre qualité, ne nous paraissent pas de nature à élever le niveau politique de notre Pays.

La dégradation du climat politique commence par inquiéter avec l’expansion d’un vocabulaire politique qui se teinte progressivement de velléité de violence.

Nous sommes disposés à nous entretenir avec vous sur tous les sujets qui vous préoccuperaient

nous voudrons néanmoins centrer notre propos liminaire sur deux volets liés l’un au cambriolage survenu au siège de l’ONG-Vidolé qui héberge le parti la Renaissance du Bénin « RB », et l’autre à la nécessité de pousser les acteurs de la vie publique à l’obligation de reddition de compte en nous appuyant sur le cas de la municipalité de Cotonou.

Car à notre humble avis, la prédation de la paix nous paraît autant si non plus inquiétante que celle de l’économie.

C’est pourquoi nous devons agir de manière à empêcher d’une part, que les prédateurs de l’Economie se clonent, et d’autre part, que ces mêmes prédateurs de l’Economie se mutent en prédateurs de la Paix.

Au sujet du cambriolage du 18 au 19 mars 2009 au siège de l’ONG Vidolé Les insinuations venant de plus en plus du camp de l’Opposition et visant à attribuer au Gouvernement et à la majorité présidentielle certains événements relatifs à la menace de la paix, obligent le Parti Restaurer l’Espoir (RE) à un devoir national d’alerte de l’opinion. C’est l’objet principal de l’invitation qui nous réunit cet après midi.

Nous voudrions vous remercier de l’honneur que vous nous faites par votre présence.

La question de la sécurité des personnes et des biens est au cœur de tout système démocratique et est à notre point de vue intimement liée à la question de la production de richesses, de développement en vue de la satisfaction des besoins des populations, de la démocratie, des questions de la bonne gouvernance tout court.

Le bien être sécuritaire de la société rudement mise à l’épreuve par des actes crapuleux, des braquages sauvages et rocambolesques, de vols sanglants fait partie des plus grands défis de notre temps, autour desquels nous devrions faire bloc comme une Nation.

Il est donc très curieux que des acteurs politiques excellent en discours incendiaires, s’amusent à la pyromanie, dans le cynique dessein d’en attendre plus tard des dividendes une fois qu’ils auront réussi à revenir dans le sournois rôle de sapeur pompier.

Après les cas annoncés à grands tapages médiatiques de certains acteurs (ceux des Honorables Sèhouéto, Bako et Houngbédji ) qui auraient été des prétendus cibles des intentions de violence de la part du camp du Changement, il nous paraît indispensable d’interroger l’exagération communicationnelle faite par Léhady SOGLO et consorts de la direction du parti la Renaissance du Bénin sur la délinquance ignoble perpétrée au siège de l’ONG Vidolé qui abrite cette formation politique.

Le Parti Restaurer l’Espoir (RE) condamne fermement cet acte.

Cependant, ceux qui maîtrisent le milieu et le mode opératoire de la Renaissance du Bénin « RB » n’ont aucune difficulté à inscrire le cambriolage de la nuit du 18 au 19 mars 2009, dans la même tradition politico - communicationnelle. Nous donnons ici quelques exemples à titre d’illustration :

L’attaque du cabinet d’avocat de Me Rosine Vieira - Soglo sise Immeuble 40 Logement au moment où cet appartement servait à la fois de siège au Parti la Renaissance du Bénin « RB » et à l’ONG Vidolé

L’annonce de la fausse mort de l’ancien Président Nicéphore Soglo (heureusement nous lui souhaitons une très longue vie)

L’annonce un peu plus tard du braquage et du présumé vol des documents de ce dernier en plein cœur de Paris.

La constance est que ces événements ont eu lieu à des moments de difficultés politiques ou de crises internes ou de problèmes de visibilité pour ce Parti ....

Ne s’agit-il pas une fois encore, d’une pure tradition de recherche d’un axe d’effort à partir duquel, par l’auto - victimisation, on singe la victime dans le cynique but de susciter l’émotion, la pitié, l’émoi et la compassion des populations ainsi manipulées et abusées ?

Le communiqué en date du 20 mars 2009 du Bureau Politique de la Renaissance du Bénin « RB » par son amalgame ne cache t-il pas mal un montage grossier ?

En vérité, qui est Monsieur Amoulé Robert ?

Quel est l’état psycho - comportemental habituel du nommé Jean- Paul Vieyra ?

N’est-il pas curieux de savoir que celui-ci, petit frère de la Présidente vienne passer la nuit en ces lieux ?

En réalité les deux individus indiqués ci-dessus ne sont-ils pas dignes d’être objets de manipulations odieuses ?

Le Gouvernement n’a rien à chercher en ces lieux. Globalement ne sommes nous pas bien en face d’une stratégie de prédation de la paix qu’il convient de dénoncer avec autant d’opiniâtreté que la prédation de l’économie que le vent du changement en cours s’emploie déjà à combattre ?

Au sujet de l’obligation de reddition de compte Pourquoi au lieu de communiquer sur le bilan des premières années de gestion de certaines grandes mairies dont celle de Cotonou par exemple, on tente de jouer aux prédateurs de la paix dans la seule perspective des Présidentielles de 2011 ?

A ce propos n’y a-t-il pas plus d’intérêts pour le développement que les administrés de nos mairies notamment ceux de Cotonou soient informés de comment leurs contributions sont gérées ?

N’est- il pas plus important pour les citoyens de savoir dans quelles conditions et pour quelles raisons le patrimoine domanial est ciblé pour être bradé notamment à Cotonou ? Depuis près de sept ans, pourquoi ne peut on pas rendre compte aux administrés de la ville et aux contribuables de comment près de 12 milliards sont engloutis dans Cotonou chaque année alors que cette ville est salle, et puante ?

Ces questions sont les plus utiles à partir desquelles on peut simuler des solutions aux préoccupations des administrés voire des personnes vulnérables, les jeunes, les femmes .... Nous voulons que la classe politique sorte du registre de la banalisation des questions de la paix et de la sécurité par un abandon de la propension des composantes des G et F à vouloir faire croire que le ferment du déficit sécuritaire actuel serait la mauvaise foi du Gouvernement et de celle de sa majorité présidentielle qui seraient à tort orientée contre certaines personnalités adversaires du Président de la République et du Changement que celui-ci prône.

Notre pays gagnera le pari du bien - être de ses populations, notre Nation son rayonnement, et notre Peuple sa grandeur si notre classe politique peut, dans la richesse de sa diversité, réaliser l’unité sacrée de toutes ses composantes autour d’une’ part, des défis de la sécurité et de la paix et d’autre part, des exigences de la bonne gouvernance notamment l’obligation de résultat et l’obligation de compte rendu.

Journal FRATERNITE 27/03/09

Assemblée nationale : Les députés FCBE désignent leurs représentants sans les G et F

président de l’institution, Mathurin Coffi NAGO dans un hémicycle quasi comble. A l’examen du seul point inscrit à l’ordre du jour et qui concerne la désignation des représentants du peuple à la Haute Cour de Justice et dans les Parlements régionaux, la tension est revenue dans l’hémicycle et c’est dans une atmosphère surchauffée que la plupart des députés G et F ont vidé la salle, laissant leurs collègues FCBE et alliés poursuivre cette plénière. La deuxième session extraordinaire de l’année 2009 a démarré hier à l’Assemblée nationale avec la désignation par les députés de leurs représentants à la Haute Cour de Justice et dans les Parlements régionaux. Cette plénière présidée par le président Mathurin Coffi NAGO s’est ouverte par l’exposé liminaire présenté par la commission des lois sur la décision de la Cour constitutionnelle en rappelant la notion de majorité/minorité qui doit servir de socle à la clé de répartition. Il n’en fallait pas plus pour faire sortir de leurs gonds les députés de l’opposition non déclarée. Jean-Baptiste Edayé, président du groupe parlementaire « ADD Paix et Développement » demande une suspension, le professeur NAGO s’y oppose puis soumet la requête au vote. L a suspension est adoptée par une écrasante majorité des députés FCBE. La tension monte d’un cran et l’ambiance devient surchauffée. C’est dans cette atmosphère que l’opposition non déclarée vide l’hémicycle, à l’exception de la députée RB, restée, elle, dans la salle, la procuration de son collègue Epiphane Quénum en main. A l’intérieur, les députés FCBE poursuivent les travaux. Au terme d’un vote secret, ils sont parvenus à désigner leurs trois représentants à la Haute Cour de Justice avec 41 voix pour et une abstention. Il s’agit des députés Janvier Yahouédehou,N’da Kouagou Eric et Bénoît Dégla. Un peu tard dans la soirée, ils ont aussi pourvu les sept (07) sièges que la clé de répartition leur accorde dans les Parlements régionaux en désignant là aussi leurs représentants.

Les G et F fustigent le hold-up du président NAGO
Les députés de l’opposition ont marqué hier encore leur hostilité par rapport à la décision de la Cour constitutionnelle qui de leurs avis imposerait une clé de répartition à la représentation nationale sur le mode de désignation de leurs représentants à la HCJ et dans les Parlements régionaux. Après avoir donc dénoncé l’exposé de la commission des lois qui se range sur la décision de la Haute Juridiction, ces derniers ont vidé l’hémicycle pour se concerter. Au finish, c’est à travers un communiqué de presse lu par le député Psd,Gabriel Tchogodo entouré de ses collègues Idji Kolawolé,Sacca Fikara, Lazare Sèhouéto que l’opposition a fustigé ce qu’elle a appelé le coup de force du président NAGO qui se serait opposé au vote du rapport de la commission des lois comme ont eu à l’exiger les députés G et F. Dans leurs griefs, ils sont aussi revenus sur la décision de la Cour qui n’aurait, à les en croire, aucun fondement juridique.

Bernadin MONGADJI
Journal AUBE NOUVELLE  27/03/09

Coopération Sino-béninoise : Un institut d’apprentissage de la langue chinoise à l’Uac

Institut Conficius, c’est le nom du centre qui va désormais faciliter l’apprentissage de la langue chinoise aux étudiants sur le campus d’Abomey-Calavi. En présence de Zhai Jun, ministre des affaires étrangères chinois et de François Abiola, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ce centre a été inauguré hier mercredi 25 mars 2009. Le ministre chinois au cours de la cérémonie, a offert un lot d’équipements composé d’ordinateurs et autres outils pouvant permettre le fonctionnement du centre qui va jouer un rôle de rayonnement entre les deux pays. La langue étant un facteur du développement, et sachant le rôle que joue la Chine dans le monde, l’apprentissage de cette langue, a précisé le ministre Abiola, est d’une importance capitale. Les relations entre les deux pays vont se renforcer à partir de l’institut Conficius. Le ministre Zhai Zun, dans ces mots a rappelé que sa langue est enseignée au Bénin depuis les années 90. Il s’est réjoui du fait que l’institut pourra promouvoir la confiance mutuelle entre le Bénin et la Chine. Il compte sur les apprenants pour un bel avenir de la coopération chinoise. Le vœu du recteur Norbert Cossi Awanou est de voir renforcées les relations académiques.
La culture chinoise a été servie à la délégation chinoise à travers l’exécution de l’hymne chinois, et des démonstrations de Kung-fu. Des moments qui se sont déroulés sous les ovations de la délégation conduite par Zhai Jun.

Patrice SOGLO
Journal LE PROGRES  26/03/09

Plénière à l’Assemblée Nationale ce jour : Un nouveau test de cohésion pour les G et F

La deuxième session extraordinaire de l’année s’ouvre ce jour au parlement où les députés se retrouvent après le rendez-vous manqué du lundi dernier. Conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, quel que soit le nombre de parlementaires présents, les délibérations pourront se faire. A l’ordre du jour de la plénière de ce matin, se trouve la reprise de la désignation des représentants du parlement au sein de la Haute Cour de Justice et au sein des parlements régionaux. Les désignations effectuées préalablement avaient été attaquées par les élus FCBE auprès de la Cour Constitutionnelle. L’institution qui assure le contrôle de conformité avec la Constitution avait alors indiqué que lesdites désignations ne respectaient pas le principe de la minorité et de la majorité et avait demandé que la répartition des six sièges du parlement à la Haute Cour de Justice et des quinze dans les parlements régionaux se fassent en respectant le principe de la majorité et de la minorité. Se fondant sur cette injonction de la Cour Constitutionnelle, la Commission des lois a apprêté une répartition qui sera soumise à la plénière ce jour. Selon cette répartition, les sièges de la Haute Cour de justice se répartissent équitablement entre les FCBE et les élus G et F à raison de 3 pour chaque partie. La précédente répartition donnait 1 aux FCBE et 5 aux G et F. S’agissant des parlements régionaux, les élus de la majorité présidentielle s’en tirent désormais avec 7 représentants. Les G et F seront amenés à pourvoir à 8 postes.

Au fil du rasoir
Cette répartition effectuée par la commission des lois et qui sera soumise à la plénière ce jour pourrait cependant subir d’autres modifications. La coalition G et F qui avec 43 députés à savoir 13 du G13, 9 du PRd depuis le départ de Gnonlonfoun du Prs, 4 de Force Clé, 7 restants de la Rb après le départ de Kindjanhoundé, 3 du Madep et les 7 du Psd, continue de constituer la majorité qui pourrait ne plus se retrouver dans cette position. En effet, l’honorable Kakpo Justine de la Renaissance du Bénin qui lors des dernières délibérations a rejoint les rangs de la majorité présidentielle pourrait adopter une position contraire réduisant à 42 le nombre de députés de la coalition G et F. La majorité que constitue cette coalition au sein de l’hémicycle ne tiendrait alors qu’à une voix près. L’absence de la présidente de la Renaissance du Bénin, Me Rosine Soglo pourrait alors sceller le sort de la coalition si son suffrage détenu par procuration n’était pas exprimé en faveur des G et F.
En plus de la désignation des représentants de l’Assemblée Nationale à la Haute Cour de justice et dans les parlements régionaux, c’est à un nouveau test de cohésion que les formations politiques membres de la coalition G et F devront faire face.

Ludovic A.
Journal LE PROGRES  26/03/09

Echec de la rencontre du Chef de l’Etat avec des responsables syndicaux: Vers une nouvelle paralysie de l’administration publique

On croyait que tout est rentré dans l’ordre après la rencontre du président Boni Yayi avec certains responsables syndicaux. Mais, quelques jours seulement après les échanges sur les revendications des travailleurs, des voix s’élèvent déjà pour dénoncer les fausses promesses de l’Exécutif et promettent la radicalisation des mouvements de grève les semaines à venir. Dans un communiqué de presse rendu public ces derniers jours, le Front des trois ordres de l’enseignement envisage de paralyser les activités pédagogiques dès la deuxième moitié du mois d’avril, soit après les congés de Pâques. Le Front rappelle que c’est depuis février 2008 que l’Exécutif a pris l’engagement de répondre à toutes les doléances des enseignants. Mais un peu plus d’un an après cette promesse, rien n’est encore fait dans ce sens.
Les responsables syndicaux qui ont répondu à l’appel du jeudi dernier quant à eux sont tous déçus. Selon la Confédération des syndicats et travailleurs du Bénin (Cstb), le Premier Magistrat a une fois encore amusé la galerie. Pour Gaston Azoua et ses camarades, la rencontre des travailleurs avec le président de la République le jeudi dernier a accouché d’une souris Le président de la République Boni Yayi a refait les mêmes promesses sans aucune proposition concrète. Au niveau de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), on dénonce également les fausses promesses du gouvernement. Pascal Todjinou, secrétaire général de ce collectif de mouvements syndicaux fustige l’information selon laquelle la rencontre des responsables syndicaux le Chef de l’Etat jeudi dernier a abouti à une entente entre les deux parties au sujet de la satisfaction des revendications des travailleurs. La tension monte donc à nouveau dans le rang des agents de la fonction publique. Les syndicats du secteur de la santé multiplient les mouvements de grèves. Depuis mardi dernier, les médecins de l’hôpital de la mère et de l’enfant sont en grève. Le mot d’ordre est largement suivi dans la quasi-totalité des centres de santé publique du pays. Tous accusent le gouvernement soit d’une réticence dans la satisfaction des revendications soit d’une injustice dans la répartition des mesures sociales. D’autres syndicats s’apprêtent à revenir sur un certain nombre de leurs préoccupations auxquelles le pouvoir central semble afficher son indifférence. Le monde des travailleurs du public se mobilise pour mettre une fois encore en veilleuse toutes les activités dans des institutions et structures de l’Etat.

Spéro ASSEGBE
Journal 24 HEURES AU BENIN  26/03/09

mars 26, 2009

Rencontre des experts internationaux pour la réalisation de la Lépi: Encore une distraction du gouvernement

Le gouvernement vient de convoquer une autre concertation entre les experts nationaux et internationaux, dans le cadre de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Une rencontre purement distractive puisque la représentation nationale ne s’est jusque-là pas encore prononcée sur la question Après analyse de toutes les agitations et du jeu flou du gouvernement du Changement par rapport à la réalisation de la Lépi, on se demande ce que veulent réellement Boni Yayi et sa troupe. Bientôt trois ans maintenant que le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de réaliser la Lépi avant les élections de 2011.

Une mission a d’ailleurs été commise pour étudier la question et faire des propositions au gouvernement. Au terme de ses travaux, la commission qui a réuni des experts béninois, africains et européens a déposé son rapport et a donné un délai pour le démarrage des travaux entrant dans la concrétisation de ce rêve, cher à tout un peuple. Selon les recommandations des experts, certains points de la loi électorale actuellement en vigueur au Bénin doivent être revus au niveau de l’Assemblée nationale. Jusque là, rien n’a encore filtré de ce côté. Mais chose curieuse, le gouvernement convoque une nouvelle rencontre entre les experts dans la perspective de passer à la phase effective des travaux. Eu égard au principe de la séparation des pouvoirs défini par la Constitution, cette démarche cavalière du gouvernement est attentatoire aux valeurs démocratiques et susceptible de faire monter d’un cran, la tension qui règne actuellement au sein de la représentation nationale. Normalement, les députés devraient se prononcer sur la question avant que la phase active ne soit amorcée. Ce qui jusqu’à présent n’est pas encore été fait. Mieux, les propositions de lois sur la question n’ont pas encore été étudiées par les députés. Mais malgré tout cela, le gouvernement multiplie des initiatives solitaires au lieu de chercher les voies et moyens pour amener les représentants du peuple à prendre en compte la question dans leurs débats. Cette manière de l’Exécutif de minimiser les députés est perçu par certains comme une stratégie, pour faire porter aux élus du peuple, la responsabilité de la non réalisation à temps de la Lépi. Une perception qui semble vérifiée puisqu’ à travers le jeu flou du gouvernement, on sent une volonté de mettre les députés en boule afin de les pousser à bloquer les travaux à leur niveau. Ainsi, à la veille des élections, le chef de l’Etat et sa troupe sortiront alors comme argument que ce sont les députés qui n’ont pas voulu de la Lépi. Il faut donc que le gouvernement du Changement arrête de distraire le peuple.

Parfait OLOUSHE
Journal 24 HEURES AU BENIN  26/03/09

Installation du conseil communal: Tanguiéta sous haute tension

Après Calavi, Sèmè-Podji et Covè, où le processus d’installation des conseillers communaux a été mis à mal, c’est le tour de la commune de Tanguiéta de connaître les mêmes affres. Depuis quelques jours, la tension est très vive dans cette localité où les responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) tentent d’imposer un maire décrié par la population. La commune de Tanguiéta est en ébullition depuis quelques jours et la situation risque de se dégrader encore un peu plus. A l’origine, la tentative d’imposition un maire décrié par la population. Aux dernières élections communales, municipales et locales, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) sont sorties avec dix conseillers sur les quinze élus. Les cinq autres sièges restants sont revenus au "G13’. L’équation n’est plus difficile à résoudre. Etant majoritaire, les Fcbe proches du pouvoir en place, sont en bonne position pour prendre le contrôle de la mairie. Mais, en raison des ambitions des uns et des autres, les conseillers cauris peinent à s’entendre. Deux conseillers de cette formation politique disputent le même fauteuil. Il s’agit de l’ancien directeur général de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) Alphonse Mondoukou, imposé par l’ancien ministre du Travail, Emmanuel Tiando de concert avec la présidence de la République et du premier adjoint du maire sortant Serge Simba. Compte tenu des intérêts en jeu, une crise s’est installée au niveau des Fcbe. Dans le souci de clarifier les choses et situer les uns et les autres, la méthode des primaires a été utilisée sous la supervision de l’actuel ministre de la Défense, Issifou Kogui N’doro. Au terme de cette consultation restreinte, c’est Alphonse Mondoukou qui remporte les élections avec sept voix contre trois pour son challenger Serge Simba qui demeure depuis huit mois, le maire par intérim de cette localité en raison des ennuis de santé du maire sortant le colonel à la retraite Tchitou.
Compte tenu du savoir faire de Serge Simba et de sa popularité sur le terrain, les cinq conseillers du "G13" ont décidé de se rallier à lui. Avec les trois conseillers Fcbe acquis à sa cause, Serge Simba partait favori pour prendre la direction du conseil communal de Tanguiéta. Voyant son échec, le pouvoir a fait annuler l’installation du conseil communal prévue pour le 17 mars dernier. Sans aucune raison valable, le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga n’a pu effectuer le déplacement sur les lieux alors que tout était prêt. Les démarches des conseillers vers l’autorité préfectorale ont été vaines. Tout est commandité depuis la présidence de la République à Cotonou. Puisque entre temps, le préfet a initié une rencontre entre les Fcbe dissidents et le Chef de l’Etat. Ce fut un échec. Tous se sont opposés à toute tentative de dissuasion ou de débauchage. Dans la matinée du lundi dernier, c’est le secrétaire général de la préfecture de l’Atacora-Donga qui est envoyé au domicile du maire sortant situé à 12 kilomètres de la ville pour le ramener à Cotonou. Ce fut également un échec. L’épouse de ce dernier s’y est opposée compte tenu de l’état de santé du colonel. Le maire par intérim en la personne de Serge Simba a été également invité pour le voyage sur Cotonou. Craignant leur séquestration à la présidence de la République, le maire et son premier adjoint ont été obligés de prendre le maquis. Aux dernières nouvelles un parent du Chef de l’Etat en compagnie de certaines personnes suspectes seraient en train de sillonner la localité depuis hier mercredi pour les retrouver et les ramener à Cotonou.

Spéro ASSEGBE
Journal 24 HEURES AU BENIN  26/03/09

Personne n’est condamné à être et à rester mendiant

Opération de salubrité à Cotonou. Les forces de l’ordre, depuis quelques jours, se sont mises en devoir de libérer les artères, les carrefours, les feux tricolores des aveugles, des handicapés  qui s’y agglutinent comme mendiants. Ils sont si nombreux ces hommes, ces femmes et ces enfants qui quêtent la charité à ces différents endroits de notre capitale économique, qu’on est en droit de parler d’invasion, d’encombrement humain. La misère humaine, sous ces diverses facettes, les unes aussi sombres que les autres, est ainsi étalée en plaques, sous les yeux des passants expressément invités à s’émouvoir et à faire le geste qui s’impose. Le misérabilisme au coin de la rue, ostensiblement exposé et presque honorablement revendiqué, est ainsi devenu le fonds de commerce de personnes qui se donnent pour profession de tendre la main à leurs semblables.
On ne saurait ni encourager ni entretenir un tel spectacle. C’est inacceptable à tous égards. C’est intolérable sous tous les rapports. On ne peut pas blâmer, de ce point de vue et a priori, les autorités compétentes qui ont décidé de faire place nette en retournant à la sérénité qui leur sied nos voies et artères, nos carrefours et nos feux tricolores.

Mais dégager certains endroits de la ville de leurs mendiants ne signifie pas, ipso facto, que ceux-ci ont disparu et avec eux, la mendicité et ses méfaits. Si c’était juste pour soulager nos regards, un temps, de la misère de la rue, il eût mieux valu ne rien faire, ne rien entreprendre. Nous n’aurions, sous ce rapport, que plus de mérite à laisser tout en l’état, à laisser courir les choses. Car, il est des maladies dont il vaudrait mieux ne pas guérir à moitié. La médication idoine est celle qui étouffe radicalement le mal dans l’œuf. Aucun aller retour n’est permis au risque de s’exposer à une terrible rechute.

Faire la chasse aux frères et aux soeurs mendiants, les effacer de notre vue, pour  que la cité paraisse dans ses plus beaux atours n’est qu’une solution de fortune. On n’aura fait qu’éloigner le mendiant sans égratigner, le moins du monde, la mendicité. C’est en cela qu’on ne peut trouver que courte et de courte vue, une opération destinée à soulager Cotonou de ses mendiants, sans que cela ne s’insère dans une démarche d’ensemble, sans que ne soit annoncée, à la clé, une politique globale d’éradication de la mendicité, aussi bien à Cotonou que dans tout le Bénin.

Il vaudra toujours mieux s’attaquer aux causes du mal que de se distraire à en caresser les conséquences. A l’image de ce patient qui s’applique à faire baisser sa fièvre à coups de cachet d’aspirine, en oubliant qu’il est atteint d’un grave cancer. Car, c’est en commençant par chercher et à trouver de bonnes réponses à la question de la mendicité que nous serons capables de trouver de bonnes solutions aux problèmes que nous posent nos mendiants.

Ceux-ci, retirés des lieux qu’ils encombrent, salissent et polluent méritent, d’abord et avant tout accueil. Nous avons affaire à des être humains en situation difficile, mais qui n’ont pas moins des droits, à respecter rigoureusement. Gardons-nous de faire de leur handicap un motif d’exclusion et de marginalisation, comme si nous avions affaire à des citoyens de seconde zone, des laissés pour compte, des rebuts du genre humain. Renouvelons donc notre regard sur le mendiant pour mieux saisir la mendicité comme un mal absolu, un mal dont personne ne doit s’accommoder.

Le mendiant accueilli dans les règles de l’art, est un homme ou une femme en voie de réhabilitation. Il a besoin d’être invité à fréquenter l’école de la puissance de l’esprit, l’école où l’on apprend qu’il n’est de sauveur suprême que soi-même, ceci en tout, partout et toujours. En effet, ce n’est pas notre réalité extérieure, ce ne sont pas nos circonstances extérieures qui nous déterminent fondamentalement et qui nous tracent les chemins de notre devenir. Mais davantage notre réalité intérieure, c'est-à-dire les idées, les pensées que nous entretenons dans notre esprit, notre capacité imaginative à transformer nos rêves et nos désirs en réalité. Ceci, indépendamment des différences liées à la couleur de la peau, au sexe ou tenant des handicaps physiques. Pour dire que personne n’est condamné à être mendiant, mais que tout homme, toute femme peut changer sa vie en changeant sa manière de penser.

Voilà la base sur laquelle s’édifie, solide et ferme, la réinsertion de l’ancien mendiant appelé à retrouver sa place et son rôle dans sa société. Celui qui, hier, n’avait rien dans les mains peut, aujourd’hui, se prendre en main, donner la main à sa société. Pour le meilleur.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 26 mars 2009

Affrontement meurtrier de Ouidah : Le maire Séverin Adjovi « plaide non coupable » (La coordination Fcbe de Ouidah appelle au calme)

L’incident macabre survenu dimanche dernier dans la cité historique de Ouidah continue de susciter des vagues. En réponse aux multiples accusations formulées contre sa personne, le maire Séverin Adjovi vient de plaider non coupable. De la République du Congo où il est actuellement en visite, il dénie son implication dans cet incident et confond ses détracteurs Dans la vague d’accusations formulées de part et d’autre au lendemain de l’incident de Ouidah, on a hâte de connaître le plausible coupable de l’affrontement meurtrier. Certains natifs de la ville de « Daagbo Hounon », dignitaire du culte vodoun n’hésitent pas à toiser le maire Séverin Adjovi qui aurait tenu des propos incendiaires, samedi dernier, lors de la rencontre de restitution qu’il a initiée avec les sages et notables de Ouidah dans la cour de l’hôtel de ville. Il aurait incité une frange de la population, en l’occurrence des familles royales à la révolte. Et l’affrontement meurtrier survenu le dimanche serait donc la résultante desdits propos indiciaires. Mais face à ces accusations encore non fondées à l’étape actuelle des enquêtes, la réaction du maire de Ouidah, Séverin Adjovi ne s’est pas fait attendre. De sources proches du conseil communal, la première autorité de ville, depuis la République du Congo où il est actuellement en visite, a balayé du revers de la main toutes les accusations formulées par les uns et les autres contre lui. Il a déploré l’incident macabre qui s’est produit dans sa commune. Un incident meurtrier qui peut être évité si les protagonistes avaient fait preuve de patience et de retenue. En revanche, il s’indigne contre ses détracteurs qui le rendent responsable de l’affrontement survenu dimanche dernier au moment où il serait absent du territoire national. A la faveur d’une conférence de presse, les conseillers Fcbe de Ouidah à savoir Pascal Adjovi, Dénis Amoussou Ahouandjinou, Roger Adanhounzo, Antoine Hounzanhedo et Diallo Bouraïma ont, tour à tour, déploré l’incident macabre survenu à Ouidah et appelé les populations, en l’occurrence les familles royales antagonistes au calme.

Séverin Adjovi, le coupable ?
Trop tôt de le dire. Il est un secret de polichinelle que l’autorité municipale, de son retour de l’Asie où il avait exploré des opportunités de partenariat et de collaboration avec sa commune, a initié une rencontre de restitution avec ses administrés. Certes, il a profité de cette tribune pour évoquer la question de la remise de la clé de la municipalité au chef de l’Etat. Il s’en est indigné et a condamné cet acte posé par certains sages, notables et hauts dignitaires de la ville de Ouidah. Quel rapprochement doit-on alors faire de cette rencontre et de l’incident macabre qui s’est produit ? A en croire certains témoins, tout serait parti d’une guéguerre de succession au trône de Daagbo Hounon. C’est dire alors que les reproches faits par le maire Séverin Adjovi n’est qu’un fait infime et surtout isolé qui ne devrait pas embraser des communautés comme c’est actuellement le cas. Mieux, au moment où tout ceci se produisait, le maire n’est même pas au pays. Il est en République du Congo pour assister et présenter ses condoléances au président Denis Sassou N’Guesso qui a perdu sa fille aînée et épouse du président gabonais, Edith Lucie Bongo. On doit, dès lors, laisser les structures compétentes conduire à bout leurs investigations afin de mettre au clair ce dossier.

Serge-David ZOUEME
Journal AUBE NOUVELLE  26/03/09

Dégradation du climat politique nationale: La lecture de Candide Azannai attendue pour ce jour

èle à sa vocation d’animateur incontournable de la vie politique nationale, le président du parti « Restaurer L’Espoir », Candide Azannai, sera encore face à la presse nationale ce jour jeudi 26 mars 2009 pour donner son éclairage sur les grandes questions qui agitent l’opinion publique nationale. De sources échappées, l’on apprend qu’au menu de cette sortie médiatique de l’homme aux inébranlables convictions politiques et au courage hors du commun, va figurer en bonne place la question de la dégradation du climat politique national et la montée en puissance d’une littérature de la violence surexploitée par l’opposition contre la majorité présidentielle plurielle et son chef, le Dr Boni Yayi. En effet, à en croire des personnes proches du président de « Restaurer l’Espoir » qui saisira l’occasion pour réaffirmer son appartenance à la majorité présidentielle plurielle, à la faveur d’évènements comme l’attaque du siège de Vidolé à Cotonou, il est développé au Bénin par les leaders des blocs « G » et « F » un vocabulaire de la violence que ces derniers attribuent au Gouvernement du changement. Cela constitue pour Candide Azannai qui y voit une campagne précoce de la part de l’opposition, une sorte de pillage de la paix sociale qui mérite le décryptage d’un acteur politique comme lui afin d’éclairer toute l’opinion publique nationale. De même, pour le président de « Restaurer L’Espoir » qui affirme dans les milieux proches de lui qu’il ne saurait soutenir en 2001 aucun candidat potentiel du bloc G4-G13-Force Clé, car opposé à leurs vision politique respective, la candidature de l’actuel président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané est malvenue car elle contribuera à discréditer cette institution dans l’avenir et pénalisera dangereusement les futurs candidats du Bénin à la présidence de cette institution.
Très attendue comme d’habitude, la sortie médiatique de ce jour de Candide Azannai s’inscrit non seulement dans la droite ligne de la conception que l’homme se fait du rôle qui doit être le sien sur l’échiquier politique nationale mais constitue aussi selon ses proches, une réponse à la volonté clairement exprimée par le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi de faire désormais du dialogue avec les acteurs politique son credo en ce qui concerne la gestion des affaires publiques.

Léonce HOUNGBADJI
L'OPTION INFOS  26/03/09

Report de l’ouverture de la 2è session extraordinaire à l’Assemblée: La désignation des membres de la Haute cour de justice divise toujours les députés

Le boycott de la majorité des députés à l’Assemblée nationale n’a pas permis d’ouvrir la deuxième session extraordinaire de l’année 2009 au parlement. Pour cause, les députés n’arrivent pas à accorder leurs violons par rapport à la clé de répartition imposée par la haute juridiction suite aux recours déposés par des députés de la mouvance. Mais voilà que les députés de l’opposition ne veulent pas aussi se laisser piétiner par leurs collègues de la mouvance qui aujourd’hui semblent bénéficier des largesses de la Cour constitutionnelle. Cette situation crée déjà de remous au sein de la représentation nationale. La séance plénière devant consacrer l’ouverture de la 2è session extraordinaire de l’année a fait les frais de cette guéguerre parlementaire. On s’interroge alors sur  l’attitude qu’adopteront les députés aussi bien de la mouvance que de l’opposition? Cette désignation sera t-elle facile à gérer au parlement? Autant de questions qui trouveront leurs réponses probablement demain, date de la reprise des travaux à l’hémicycle. Une plénière qui s’annonce encore tumultueuse et houleuse vu le contexte politique actuel à l’Assemblée nationale.
A cet effet, des  sources parlementaires avancent même qu’il y a des risques d’éclatement de groupes parlementaires pour retourner à la case départ et afin que l’opposition dispose malgré tout d’une majorité confortable au sein de la Haute cour de justice et dans les autres institutions parlementaires sous régionales.

Ismail Kèko
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  25/03/09

mars 25, 2009

Report de l’ouverture de la 2è session extraordinaire à l’Assemblée: La désignation des membres de la Haute cour de justice divise toujours les députés

Le boycott de la majorité des députés à l’Assemblée nationale n’a pas permis d’ouvrir la deuxième session extraordinaire de l’année 2009 au parlement. Pour cause, les députés n’arrivent pas à accorder leurs violons par rapport à la clé de répartition imposée par la haute juridiction suite aux recours déposés par des députés de la mouvance. Mais voilà que les députés de l’opposition ne veulent pas aussi se laisser piétiner par leurs collègues de la mouvance qui aujourd’hui semblent bénéficier des largesses de la Cour constitutionnelle. Cette situation crée déjà de remous au sein de la représentation nationale. La séance plénière devant consacrer l’ouverture de la 2è session extraordinaire de l’année a fait les frais de cette guéguerre parlementaire. On s’interroge alors sur  l’attitude qu’adopteront les députés aussi bien de la mouvance que de l’opposition? Cette désignation sera t-elle facile à gérer au parlement? Autant de questions qui trouveront leurs réponses probablement demain, date de la reprise des travaux à l’hémicycle. Une plénière qui s’annonce encore tumultueuse et houleuse vu le contexte politique actuel à l’Assemblée nationale.
A cet effet, des  sources parlementaires avancent même qu’il y a des risques d’éclatement de groupes parlementaires pour retourner à la case départ et afin que l’opposition dispose malgré tout d’une majorité confortable au sein de la Haute cour de justice et dans les autres institutions parlementaires sous régionales.

Ismail Kèko
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  25/03/09

Mca-Bénin: Une nouvelle session du Conseil d’Administration jeudi (L’ancienne configuration maintenue par la volonté du gouvernement américain)

Le programme du Millénium challenge account Bénin tient une nouvelle session de son Conseil d’administration,  le jeudi 26 mars prochain. Selon les informations reçues de sources diverses,  l’ancienne configuration de ce Conseil restera inchangée en dépit  de la volonté exprimée par le gouvernement de la modifier. Il est également annoncé l’arrivée au Bénin du Vice-président du Millénium challenge corporation lundi prochain. L’arrivée imminente au Bénin du Vice-président de Millénium challenge account,  précisément  le lundi prochain,  ne semble pas étrangère au  contexte quelque peu  critique dans lequel vit actuellement le programme du Millénium challenge account (Mca) Bénin. D’aucuns susurrent déjà qu’il viendra mettre les choses au clair  et rappeler les uns et les autres  à l’ordre   sur un certain nombre de questions liées  à la bonne exécution de ce programme  qu’on dit cher  au gouvernement américain. Cette visite succèdera à une réuni­on importante qui se tient cette semaine  au niveau du Mca-Bénin.  Les membres du Conseil d’Administration, se retrouveront, en effet,  demain  jeudi 26 mars  au cours d’une nouvelle session pour  examiner et adopter plusieurs documents et projets relatifs à l’exécution de ce programme au Bénin. Il s’agira, d’après plusieurs sources, des mêmes membres qui ont  siégé jusque-là au sein de ce Conseil, conformément aux dispositifs juridiques prévus par  les textes qui régissent Mca-Bénin. Pas question donc de s’attendre à de nouvelles têtes, tambourine la partie américaine Ce  qui bat en brèche  un certain vœu du pouvoir en place de  revoir  la composition de  ce Conseil, en y  remplaçant, entre autres,  les différents directeurs de cabinet des départements ministériels par des ministres.  Les  informations parues dans  la presse, récemment, ont  enflé la polémique sur cette éventualité  de restructuration de certains organes de Mca-Bénin, par le gouvernement du Dr Boni Yayi, aux fins d’avoir plus de visibilité sur  leur fonctionnement.

Refus catégorique
Mais  la partie américaine est restée intraitable sur la question, et a même  menacé d’arrêter  le programme si  quelque  modification « fantaisiste»  survenait au niveau  des instances de décision  de Mca-Bénin.  En  maintenant donc   l’ancienne  configuration du Conseil d’administration,  la  Coordination nationale de Mca, semble donner un signal fort  au gouvernement  béninois dans la  nécessité de respecter  les textes en vigueur. Jeudi prochain, en tout cas,   les membres ayant siégé depuis le  début du programme,  seront tous présents à la nouvelle session, selon  des sources proches de Mca-Bénin et d’autres institutions américaines résidant au Bénin. Et ce sera ainsi, jusqu’à nouvel ordre, martèlent-t-elles.
Il faut dire que   la contestation de la configuration actuelle  du Conseil d’administration de Mca-Bénin, par  le  gouvernement,  résulte  de sa volonté de vouloir  mieux «contrôler» la Coordination nationale de ce programme, en l’occurrence, le Coordonnateur national Simon Pierre Adovèlandé, à qui d’aucuns prêtent des ambitions présidentielles pour le combat électoral  de 2011. Il reste qu’à ce jour, l’intéressé n’a  pas encore posé le moindre acte qui puisse laisser présager un tel dessein.
Par ailleurs, le   Mca-Bénin s’apprête à lancer dès  la semaine prochaine  un grand programme d’appuis au financement des petites et moyennes entreprises, d’un montant  global de 5 milliards de Fcfa.

Christian Tchanou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  25/03/09

Insécurité grandissante au Bénin: Armand Zinzindohoué est-il à la hauteur de sa mission ?

Le ministre de l’intérieur, Armand Zinzindohoué est-il vraiment à même d’assurer la sécurité des Béninois ? Une question facile à répondre vu la fébrilité du système sécuritaire béninois. La recrudescence des braquages amène à se poser des questions sur l’aptitude des autorités en charge de la sécurité nationale à assumer pleinement leurs fonctions. On se souvient encore, du braquage derrière la présidence de la République, celui de Cocotomey, des deux attaques successives du marché Dantokpa, du braquage à Sèmè-Podji, sur la route de Porto-Novo, du cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin et le dernier cas en date, celui de la Sonacop à Abomey, avec à la clé des millions Fcfa emportés. Plus rien n’arrête les malfrats dans leurs velléités de déposséder les paisibles citoyens de leurs biens. Malgré tout cela, les autorités ne font rien pour mettre fin à la psychose que créent ces multiples actes de banditisme, au sein de la population. Tout ce qu’on leur reconnait, notamment au ministre de l’intérieur et de la sécurité, Armand Zinzindohoué, c’est des déclarations vides de contenu qui n’ébranlent plus les malfrats. La semaine dernière, lors de sa déclaration au siège de l’Ong ‘’Vidolé’’, il s’est encore laissé aller dans ses promesses de faire payer les auteurs de ces actes. Une déclaration qui ne convainc pas d’autant puisque, jusqu’à présent, les brigands qui ont semé par deux fois la mort et la désolation au marché Dantokpa continuent de jouir de leur liberté et peut-être préparent encore un autre coup. Il ne serait donc pas étonnant que les cambrioleurs du siège de la Rb ne soient jamais. Le chef de l’Etat Boni Yayi quant à lui, continue de faire confiance à son fidèle et humble serviteur Armand Zinzindohoué qui sait fait l’éloge de son "tout puisant patron". Toute chose qui démontre que pour faire partie et durer dans le gouvernement du changement, il faut louer le grand chef ; peu importe si on est compétent ou pas. Sinon, comment comprendre que malgré tout les échecs du ministre, il soit encore maintenu au gouvernement alors qu’il y a plusieurs Béninois ayant les compétences nécessaires pour tenir ce poste. Pour l’heure, la panique a déjà gagné tous les Béninois et il faut que le chef de l’Etat remette les choses en ordre pour le bonheur de ceux qui l’ont élu.

Parfait Oloushé
Journal 24 HEURES AU BENIN  25/03/09

Rufin Zomahoun offre un module de trois classes à Tchaourou

Les élèves de l’école primaire publique de Koro, dans la commune de Tchaourou ont bénéficié, le lundi 23 mars 2009, de la mise en service d’un module de trois salles de classe. La construction de cette infrastructure a été financée sur fonds propres de Monsieur Rufin Zomahoun, président de la Fondation Ifè. Un module de trois salles de classe pour soulager les peines des écoliers de l’école primaire publique de Koro, un village situé à environ 6 Km du centre ville de Tchaourou, est l’œuvre réalisée par Rufin Zomahoun. Selon le donateur, il s’agit de sa contribution pour soutenir les efforts du gouvernement dans la scolarisation des enfants du Bénin. Selon les doléances qu’il a reçues, depuis la décision de la gratuité des enseignements maternel et primaire les effectifs ne cessent de croître dans les écoles béninoises notamment en zones déshéritées. Et c’est pour remédier à la situation que, Rufin Zomahoun a choisi de financer la construction de ladite infrastructure qui était déjà inscrite sur la liste des écoles ciblées par la Fondation Ifè. Une œuvre d’une valeur de quinze millions de francs Cfa réalisée sur fonds propres. En effet, la Fondation Ifè, très active en milieux déshérités sur toute l’étendue du territoire national, a déjà mis à la disposition des populations, entre autres, plusieurs modules de salles de classe, des puits munis de motopompe, des latrines. Elèves, autorités locales, notables et le ministre de l’enseignement maternel et primaire, accompagnés d’une forte délégation étaient présents à la cérémonie d’inauguration de l’infrastructure. Pour monsieur Félicien Chabi Zachari, le joyau contribuera au développement du village de Koro et participera à la promotion des écoliers de la localité. Le directeur des enseignements maternel et primaire des départements du Borgou et de l’Alibori, Issiaka Séro, soulève la question du manque d’infrastructures scolaires dans la commune de Tchaourou qui, pour abriter ses 603 groupes pédagogiques, ne dispose que de 301 salles en matériaux définitifs. Ainsi, tout en reconnaissant l’effort fait, il sollicite par la même occasion toute personne généreuse à soutenir l’action publique dans l’une des plus grandes circonscriptions scolaires des départements du Borgou et de l’Alibori qu’est Tchaourou.
Le maire a abondé dans le même sens que M. Séro en indiquant que l’école de Koro, créée en 2002 par l’Etat béninois ne dispose que de quatre salles jusqu’à la date de la mise en service du nouveau module. A la fin de la cérémonie, le roi de la localité a béni l’infrastructure et a souhaité que d’autres bonnes volontés accompagnent la gratuité de l’école décrétée par le gouvernement.

Jean TOBI
Journal LE PROGRES  25/03/09

TABLE RONDE DU SECTEUR PRIVE ET DES COMMUNES DU BENIN: " Le développement de l’économie locale au cœur des échanges "

Le Conseil des Investisseurs Privés au Bénin (Cipb) organise, avec le soutien de la coopération allemande et la collaboration de l’Association Nationale des communes du Bénin (Ancb), une table ronde qui va réunir le secteur privé et les communes du Bénin. L’événement a lieu ce jour au Novotel Orisha de Cotonou. Les échanges porteront sur le thème, " le développement de l’économie locale au cœur des échanges ". Cette rencontre entre les maires et les entrepreneurs qui ont déjà investi dans le pays a pour but de lancer une discussion ouverte afin que chaque partie présente à l’autre ses attentes, ses difficultés et ses réussites économiques. Le secteur privé expliquera et définira par la suite les conditions favorables à l’investissement et à l’arrivée de nouveaux acteurs économiques privés. Les responsables de communes qui connaissent bien les besoins du secteur privé peuvent ainsi appliquer une politique de développement qui crée des emplois, donc de la richesse pour un réel développement des communautés à la base... Il convient de rappeler de tout de même que la présente table ronde bénéficie le soutien de la Coopération allemande (ded) et la collaboration de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb).

Roberte HOUNGUEVOU
Journal FRATERNITE 25/03/09

Vie politique: Entre Yayi et Adjovi qui détient la vraie clé de Ouidah ?

La polémique autour de la « clé » de la ville de Ouidah commence par intéresser de nombreux Béninois. Le sujet prend désormais l’allure d’un feuilleton qui n’a pas encore fini de présenter ses épisodes. Entre Boni Yayi et Sévérin Adjovi qui détient la clé de Ouidah ? La question alimente la polémique depuis quelques jours. Certains citoyens estiment déjà que cette ville n’a plus une véritable clé. Par contre, d’autres trouvent que entre les deux clés, il y en a une qui est la vraie. Laquelle ? Alors qu’il était en voyage dans le cadre du partenariat pour le développement de la commune qu’il dirige, le maire Sévérin Adjovi a été informé que la clé de Ouidah a été remise au président de la République, Dr Boni Yayi. Certains habitants de cette ville se seraient arrangés pour remettre, au cours d’une audience à la présidence de la République, la clé de la ville de Ouidah au Chef de l’Etat contre une supposée somme de dix millions. Ce geste qui continue de susciter la polémique a connu un nouveau développement le week-end dernier. A son retour au bercail, après trois semaines de tournées en Asie et en Europe, Sévérin Adjovi est rentré en possession d’une autre clé que lui ont remise officiellement ses administrés le vendredi dernier. Ce qui retient l’attention est que Ouidah a désormais deux clés. Une que détient le premier magistrat et une seconde qui est avec le maire de la ville de Ouidah.

Spéro ASSEGBE
Journal 24 HEURES AU BENIN  25/03/09

Mauvaise Gestion sous l’ère du Changement: Où sont passés les 90 millions Fcfa du Rna ?

Le solde de 89 632 500 F dû aux agents recenseurs, superviseurs et coordonnateurs du Recensement national de l’agriculture démarré depuis octobre 2008 a miraculeusement disparu. Les agents n’ont pas reçus des mois de salaire et le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche veut étouffer cette malversation.
Le Recensement national de l’agriculture (Rna), une vaste opération statistique destinée à recueillir, traiter et diffuser périodiquement des informations quantitatives et qualitatives sur la structure du secteur agricole a du plomb dans l’aile. Les principaux responsables chargés de piloter ce recensement ont mis fin aux opérations de collecte des données le 02 Janvier 2009, alors que ces opérations qui ont démarré le 13 octobre 2008 devraient durer quatre vingt dix jours. De nombreuses cibles n’avaient pas encore été impactées. Par exemple, à Toffo, le taux d’exécution était de 40 % (4 villages sur 10) ; à Sô-Ava I, 59,25 % (16 villages sur 27) ; à Sô-Ava II 62,5 % (10 villages sur 16) etc. En outre, contractuellement, les 629 agents recenseurs devaient percevoir 95 000 F CFA chacun et par mois, soit un salaire mensuel, de 60 000 Fcfa, 15 000 Fcfa de prime de carburation, 10 000 Fcfa de prime, d’entretien de moyens de déplacement et 10 000 de prime de rendement. Mais ils ont perçu chacun 55 000 F cfa le 13 octobre 2008 et 87 500 F cfa le 16 décembre 2008 soit.
Tout ceci est d’autant plus surprenant que le budget alloué au Rna prenait en compte tous les frais proportionnellement à la durée des opérations ainsi qu’au nombre d’intervenants. La surprise tient compte des conséquences catastrophiques enregistrées. En effet, la fin brutale et avant terme des opérations de collecte des données sur le terrain, le saucissonnent des salaires et émoluments dus aux agents et l’absence totale des contrôleurs et autres superviseurs et coordonnateurs, qui n’ont jamais été sur terrain, ont réduit à néant les efforts consentis par le gouvernement. Les agents recenseurs étaient livrés à eux-mêmes. Il n’y a eu aucun suivi sur le terrain et comme on devait s’y attendre, les maigres données collectées sont inexploitables. Elles ne reflètent aucune réalité. Les autres phases sont hypothéquées. Le processus est en pane et tout est à refaire. Plusieurs centaines de millions de francs cfa sont ainsi parties en fumée.

La bouffe en toute tranquillité
A ce stade l’on est en droit de se demander pourquoi les coordonnateurs nationaux du Rna ont mis fin à la collecte des données avant le terme prévu. Pourquoi les différents agents n’ont-ils pas été payés tel que prévu dans le budget du Rna et dans leurs contrats ? Où est passé alors le solde de 89 632 500 F dû aux agents recenseurs et ce qui devrait être payé aux 157 contrôleurs, 154 superviseurs communaux, superviseurs régionaux, 12 coordonnateurs régionaux et 24 superviseurs nationaux ? Des indiscrétions font état de ce que de hauts fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche sont responsables de ce détournement. Leur ministre tenterait de les couvrir et leur aurait demandé le remboursement de ces fonds, sous peine de poursuites judiciaires. En l’absence d’une réaction prompte et énergique du cabinet du ministre Roger Dovonou, il est loisible de constater le flou artistique qu’entretiennent les hautes autorités du Maep auteurs de ce scandale. Et ceci est d’autant plus stupéfiant que le Changement auquel aspire légitimement le peuple béninois et qu’il appelle de tous ses vœux ne peut s’accommoder de pratiques scabreuses dignes des épopées d’Ali Baba et les 40 voleurs. En tout cas, au nom de la réddition des comptes et de la bonne gouvernance, la lumière doit être faite sur cette rocambolesque affaire afin de démasquer et de punir les auteurs de cette mauvaise gestion que, ni les marches présidentielles contre la corruption, ni la gestion axée sur les résultats tant prônée par nos gouvernants n’ont pu dissuader.

Au moment où notre pays peine à mobiliser les ressources nécessaires à son épanouissement, il n’a point besoin de tels scandales mais le ver est dans le fruit. Et si le changement venait à changer les changeurs, le bénin changerait. Mais pour l’heure, silence ! On bouffe !!!

La nécessité du Rna
Le recensement cible toutes les exploitations agricoles du pays. Toutefois, il peut être conduit sur une partie significative du pays, à condition que l’échantillon soit suffisamment grand pour permettre de dégager des données à l’échelon des arrondissements, des communes, des départements ou des régions. L’objectif principal visé par le premier recensement national de l’agriculture est la production de statistiques de base sur le secteur agricole à travers la collecte de données élémentaires auprès des exploitations agricoles. Le secteur agricole est compris comme l’ensemble des activités couvrant les productions dans l’agriculture, la pêche et les ressources forestières. Plus spécifiquement, le recensement national de l’agriculture devait permettre de saisir les aspects structurels de l’agriculture béninoise pour une meilleure connaissance du monde rural. Aussi devrait-il permettre de disposer au niveau national, régional et local de données devant servir à l’élaboration de programmes de développement et actualiser les indicateurs de performance nécessaires au suivi et à l’évaluation des différents programmes de développement agricole. Vu l’importance capitale du recensement nationale de l’agriculture pour la dynamisation du secteur agricole, la redéfinition d’une politique agricole qui tienne compte des besoins alimentaires des populations et des objectifs du millénaire pour la réduction de la pauvreté, le succès d’une telle entreprise dépend forcément de la qualité technique des différents acteurs mais aussi et surtout de la probité et de l’intégrité morale de ceux qui ont à charge la gestion quotidienne de l’opération. Malheureusement c’est à ce niveau que le bât blesse.

Journal 24 HEURES AU BENIN  25/03/09

Yayi reçoit Olayeluwa Oba Okunade Sijuwade Olubuse II Ooni of Ifè

Sa majesté Olayeluwa Oba Okunade Sijuwade Olubuse II Ooni of Ifè et une forte délégation de sa cour royale étaient ce mardi 24 Mars 2009 les hôtes du Président de la République. Au palais de la Marina où une audience a été accordée au roi d’Ilé-Ifè suivi d’un déjeuner , le Président Boni YAYI a tenu à honorer cette figure emblématique de la culture yoruba à travers le monde. En séjour au Bénin depuis le lundi 23 mars 2009, sa majesté Olayeluwa Oba Okunade Sijuwade Olubuse II et son épouse ont été reçus ce mardi par le Président Boni YAYI. Les échanges qui se sont déroulés en présence de la première dame et du ministre des affaires étrangères du Bénin, ont permis au Chef de l’Etat de renouveler sa gratitude au roi qui l’avait récemment reçu et distingué en le faisant Docteur Honoris Causa de l’université d’Ilé-Ifè.
La cérémonie de réception de sa majesté Roi d’Ilé-Ifè en terre béninoise est semblable à un oint des ancêtres. Ce qui explique et justifie toute la charge émotionnelle qui a caractérisé la cérémonie. En effet, sa majesté Olayeluwa Oba Okunade Sijuwade Olubuse II est le gardien des temples des oduduwa, l’ancêtre des peuples yoruba. Son trône à Ilé-Ifè est considéré comme le berceau de la culture Ifa, fondement des religions traditionnelles et pratiques culturelles dans le monde. « La décoration d’une personnalité de cette trempe nous rempli de fierté et nous ramène aux souvenirs de nos ancêtres, de nos riches cultures que nous avons le devoir de revendiquer et d’affirmer sans cesse dans nos gestes de la vie quotidienne », a précisé la représentante du Grand Chancelier. Sa majesté le roi et son épouse la reine d’Ilé-Ifè ont été reçus dans l’ordre national du Bénin, respectivement au grade de Commandeur et officier. Pour le Président de la République, cette visite « traduit le signe de votre double volonté à renforcer l’intégration entre les fils Oduduwa dont, de par l’histoire, vous constituez indubitablement le garant de la culture et l’intégration entre les peuples d’Afrique en général et de la sous-région en particulier, dans un contexte de crise sociale, économique et financière dont les conséquences menacent dangereusement les vertus de fraternité et de solidarité légendaires en Afrique. » En somme, la visite de sa majesté est annonciatrice de grande ouverture en vue du renforcement et de la diversification des liens de coopération entre la République fédérale du Nigeria et la république du Bénin. Sa majesté Olayeluwa Oba Okunade Sijuwade Olubuse II Ooni of Ifè a salué le geste du Chef de l’Etat, et a remercié le Bénin au nom de tous les peuples Yoruba du monde. Il a prié pour le Bénin, et invité ses dirigeants à davantage de sagesse. Pour finir, il a fait un plaidoyer auprès du Chef de l’Etat à en faveur des têtes couronnées du Bénin.

La cellule de Communication de la Présidence de la République.

Chronique du jour: Le marché de Tamègnon

Le marché Dantokpa s’anime dans la polémique. La nomination de Joseph Tamègnon à la tête de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) entraîne un flot impétueux de mécontentement dans les digues publiques de conservation des acquis du haut lieu commercial. Dantokpa mué en une foire d’empoigne fait face aux enjambées d’orgueil du transfuge de la Renaissance du Bénin (Rb), obligé de fondre dans l’exercice de l’allégeance pour s’assurer une longévité à un poste alléchant.
La gestion de la Sogema emballe Joseph Tamègnon et fermente ses actions dans l’illusion grossissante. Deux faits majeurs viennent démentir les exploits ventilés sans mesure par le locataire prolixe de la Sogema. D’abord, l’insurrection des femmes. Le mouvement massif des braves commerçantes a hissé l’impopularité du Dg/Sogema au sommet du mât et sanctionné une gestion très contestée des marchés. Les manifestations de femmes dans un marché ne sont ni plus ni moins qu’un désaveu historique pour Joseph Tamègnon dont la propension à l’épate complique le retour à la paix à Dantokpa, notamment.
Ensuite, la parade sur les chaînes de télévision est symptomatique d’une possible conscience de culpabilité qui fait agiter le Dg envahi par la peur d’être évacué de son refuge nourrissant. Les explications effrénées, données avec une dose de suffisance renforcent les soupçons qui corrodent la crédibilité du patron de la Sogema. Contraint de se débattre pour sauver son fauteuil, le héros du marché développe une énorme activité dans ses multiples shows médiatiques. L’obsession pesante de micros et caméras et les déclarations enflées, n’ont pas assuré la séduction escomptée. Au contraire, la propagande envahissante autour des supposées innovations et la modernisation miroitée à grands frais augmentent le volume des inquiétudes. La doctrine politique de la communication outrancière importée au marché connait un échec patent. Le Dg/Sogema provoque l’ennui en rabâchant ses réformes entreprises pour, semble-t-il, changer le visage de Dantokpa. La poésie des états financiers, l’allégresse sur la suspension réussie de la délivrance des cartes en 2008, les fantasmes nés du projet de recensement des usagers pour le fichier sécurisé, les larmes versées sur le manque de données de base pour la sécurisation des recettes, le défrichement manqué des problèmes de l’insécurité et la question obstinée de l’assainissement révèlent pourtant la complexité de l’exercice favori du roi du marché.
Politiquement, Joseph Tamègnon joue contre le chef de l’Etat. Les racines, évidemment politiques de sa nomination à la Sogema étaient prometteuses. Mais l’arbre a des écorces facilement friables et des fruits toujours pourris. L’ancien renaissant a réussi à semer la révolte des femmes du marché contre le président Boni Yayi. Quel gâchis politique pour la famille cauri ? Le risque de l’anéantissement de la politique de charme des micro finances est réel à Dantokpa, un des pôles majeurs de l’attraction sous régionale et surtout marché potentiel de suffrages pour 2011. Boni Yayi avait imprudemment omis d’interroger le passé politique de sa recrue de luxe à la direction générale de la Sogema. Tamègnon n’a fait que traîner ses pratiques vermoulues révélées à la Nouvelle génération pour la République (Ngr) de Feu Paul Dossou dont il a consumé l’héritage.
Mais Joseph Tamègnon, cadre émérite et valeur incontestable de la République, a encore des ressources intimes pour justifier sa nomination par le chef de l’Etat. L’ampleur de son péché politique est seulement liée à l’objectif induit de son débauchage de la Rb. Le grondement des femmes du marché consacre l’échec de la mission politique. Le cafouillage s’invite dans les réformes et la propagande médiatique est soldée par l’ennui.Le marché de Tamègnon continue de s’animer avec ses anecdotes, ses propagandistes, et le vacarme des réformateurs.

Sulpice O. Gbaguidi
Journal FRATERNITE 25/03/09

mars 24, 2009

QUELQUES JOURS APRÈS L’ATTAQUE DU SIÈGE DU PARTI: Le Bureau politique de la RB réitère sa décision de ne pas entrer au gouvernement

A la suite de l'évènement absolument inqualifiable qui s'est produit dans la nuit du Mercredi 18 au Jeudi 19 mars 2009 au Siège du parti la Renaissance du Bénin sis à Kouhounou à Cotonou, le Bureau Politique s'est réuni en session extraordinaire le Vendredi 20 mars 2009 pour constater et apprécier les faits en vue d'en tirer les leçons qui s'imposent Après une visite minutieuse des lieux saccagés, le Bureau Politique a procédé à une analyse sérieuse et fouillée de l'évènement qui, vu les circonstances de son déroulement, semble loi d'être un fait divers. A cet effet le Bureau Politique tient à porter à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit : Prenant acte de la promesse faite par le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique de lancer une enquête policière et en attendant les conclusions de ladite enquête qu'il souhaite honnête et impartiale, le Bureau Politique de la Renaissance du Bénin est en droit de penser que cet acte ignominieux sans précédent dans les annales de la vie politique de notre pays et qui participe d'une barbarie d'un autre âge, au regard des indices aujourd'hui disponibles, est l'oeuvre d'un commando puissamment armé. Sinon comment comprendre les atrocités commises sur la personne de Monsieur Jean Paul VIEYRA et qui a eu le crâne fracassé, les jambes brisées et qui se trouve aujourd'hui entre la vie et la mort? Est il également acceptable que le gardien, Monsieur AMOULE Robert ait été neutralisé avec violence, ligoté, la bouche et les yeux bandés, et jeté dans le décor au siège d'un parti politique? Le Bureau Politique est également en droit de se demander si ce commando a agi seul ou aux ordres d'un commanditaire? Dans un cas comme dans l'autre, la situation est suffisamment grave et intolérable, mais n'ébranle en aucun cas la Renaissance du Bénin avec ses militantes et militants qui devront rester sereins et vigilants. Le Bureau Politique de la Renaissance du Bénin saisit cette occasion pour remercier très sincèrement tous les Partis alliés et les diverses personnalités politiques, notamment celles du G4, du G13 et de Force Clé qui, partageant les sentiments d'horreur et de dégoût de la Renaissance du Bénin, lui ont spontanément manifesté leur soutien et leur détermination à continuer d'oeuvrer ensemble pour renverser le cours de violences qui commence à faire sa saison dans notre pays depuis un certain temps...
En effet, depuis la Conférence des Forces Vives de la Nation de Février 1990, le Bénin se veut un Pays de paix, un Etat de droit et une Nation de démocratie pluraliste et de tolérance. La Renaissance du Bénin ayant parfaitement inscrit sa philosophie et son action politiques dans ce cadre ne se laissera aucunement distraire ou décourager par quelques actes d'attardés politiques de quelque nature que ce soit et qui rêvent encore d'instaurer dans notre pays un climat de terreur à jamais abhorré. Fort de tout ce qui précède, le Bureau Politique de la Renaissance du Bénin prend à témoins l'opinion publique nationale et internationale de ces faits barbares qui ont été suffi samment relatés par la presse. Condamnant sans appel l'ignoble évènement du 19 mars 2009, le Bureau Politique de la Renaissance du Bénin met en garde les auteurs de ces actes et leurs commanditaires réels ou supposés contre toutes velléités de nouvelles intimidations ou d'escalades. Le Bureau Politique de la Renaissance du Bénin réaffirme sa totale adhésion à la Déclaration du 12 mars 2008 et aux résolutions issues du Séminaire d'Abomey- Bohicon des 28 et 29 Novembre 2008. Le Bureau Politique, enfin, réitère sa décision de ne pas entrer dans le Gouvernement dit du changement.

   Vive la Renaissance du Bénin,
   Vive l'Etat de droit,
   Vive le Bénin.
   Fait à Cotonou le vendredi 20 mars 2009
   Pour le Bureau Politique National,
   Le Secrétaire Exécutif National.

Ministère de l’économie et des finances: Une grève de 72 h sans service minimum

Ministère de l’économie et des finances: Une grève de 72 h sans service minimum démarre ce jour (Par les agents de la direction du matériel et ceux du marché public)
La saison des grèves est loi est loi d’avoir connu son épilogue. Après le ministère de la santé qui est toujours dans la tourmente des débrayages, c’est le ministère de l’école et des finances qui entre dès ce jour dans la danse. Il s’agit précisément des agents de la direction générale du matériel et de la logistique (DGM L) et ceux de la direction de passation des marchés publics. Leur principale revendication est la prime de motivation dont ils sont privés pendant que tous leurs homologues des autres secteurs en bénéficient même deux ans après leur retraite. C’est donc pour dénoncer cette injustice et ce dénie de droit qu’ils entrent en grève ce jour. Ils sont décidés à reconduire autant de fois qu’il le faut le mouvement afin d’obtenir satisfaction totale. Comme on le voit, le gouvernement a encore du pain sur la planche.

Benoît Mètonou

Boycott de l’ouverture de la 2ème session extraordinaire 2009 au Parlement...

Boycott de l’ouverture de la 2ème session extraordinaire 2009 au Parlement : Le faux bond des députés à NAGO
L’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2009 annoncée pour hier lundi 23 mars n’a plus eu lieu, faute de quorum. Face à l’absence écrasante des députés de l’opposition, le président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Coffi NAGO a tout simplement renvoyé cette plénière pour jeudi prochain. La séance plénière prévue pour ce lundi et qui devrait consacrer l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2009 n’a pu se tenir. Selon des sources parlementaires, le quorum de 42 députés nécessaire pour l’ouverture d’une plénière n’a pu être atteint. Sur les 83 députés que compte cette cinquième législature, seuls 30 majoritairement constitué des députés FCBE ont effectué hier lundi le déplacement du Palais des gouverneurs. Face à un hémicycle désert, le président Mathurin Coffi NAGO n’a eu d’autre alternative que de renvoyer cette session pour jeudi prochain. Là encore, il ne faut jurer sur rien ; les députés de l’opposition non déclarée qui ont plusieurs tours dans leurs sacs n’ont pas encore dit leur dernier mot. Dans l’entourage des députés FCBE, l’on susurre que leurs collègues d’en face ne sachant pas comment contourner la décision de la Cour constitutionnelle qui leur impose de procéder à la désignation de leurs représentants à la Haute Cour de Justice et dans les Parlements régionaux, continuent de rechercher en leur sein une nouvelle parade pour se débiner à l’injonction de la Haute Juridiction. Car en réalité, c’est le seul point inscrit à l’ordre du jour. Raison pour laquelle, le faux bond des députés de l’opposition hier à Mathurin NAGO n’est pas innocent et trahit un acte prémédité. Si jeudi prochain, ces derniers revenaient à de meilleurs sentiments pour reprendre le chemin de l’hémicycle, ce serait la preuve qu’ils ont trouvé enfin la meilleure stratégie. Inévitablement, la plénière du jeudi prochain si elle se tenait, promet de l’électricité dans l’air.

Bernadin MONGADJI
Journal AUBE NOUVELLE  24/03/09

Pierre Osho et 2011 : « Ma candidature n’est pas à l’ordre du jour »

La présidentielle de mars 2011 nourrit de plus en plus le débat politique. Plusieurs candidatures d’hommes politiques et de présidents de partis sont annoncées, pêle-mêle, au sein de la presse à l’instar de celle de l’ancien ministre d’Etat, en charge de la défense nationale, Pierre Osho. Mais joint, hier, au téléphone, ce dernier maintient encore le suspens d’une certaine façon. On annonce avec insistance au sein de la presse la candidature de l’ancien ministre d’Etat, en charge de la défense nationale sous le Général Mathieu Kérékou, Pierre Osho. Il serait partant pour la présidentielle de 2011 à l’instar d’autres responsables politiques dont on suscite également la candidature. Hier au téléphone, l’ancien ministre a maintenu le suspens. A en croire ses propos, sa prétendue candidature énormément citée dans les canards n’est pas à l’ordre du jour. Il pourrait se décider ouvertement les jours, semaines et mois à venir ou à la veille de la consultation électorale. Mais pour l’heure, ce n’est pas encore le cas. C’est dire que les récentes informations relatives à la candidature de Pierre Osho pour la présidentielle de 2011 apparaissent comme des rumeurs. A côté de cette information d’une plausible candidature, on est tenté de faire la lumière sur le parcours politique de l’homme qui, quoiqu’on dise, reste un acteur politique de taille. On se souvient qu’il fut directeur de cabinet civil du Général Mathieu Kérékou sous le Prpb. A ce titre, il fut le porte-parole du bureau politique du Parti de la révolution populaire du Bénin. Au lendemain de la conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990, l’homme a pris du recul par rapport à la politique. On ne le voyait guère. Cependant, il restait très collé au président Mathieu Kérékou tout au long de sa retraite politique. Au retour du Général Mathieu Kérékou aux affaires en 1996, Pierre Osho devint son ministre de la défense nationale et ceci pendant dix (10) ans. Et le récit de la carrière politique de l’ancien ministre n’est pas exhaustif. Il s’agit, sans nul doute, d’un parcours politique riche même si, aujourd’hui, l’homme participe de loin aux débats politiques. Face à son recul, peut-être stratégique, de la scène politique, on se demande s’il sera effectivement candidat pour 2011 ? Si oui, quelles pourraient être alors ses motivations ? Va-t-il alors renouer avec la politique ? Plusieurs questions méritent d’être posées en attendant d’avoir les réponses.

Arsène Amètoyona
Journal AUBE NOUVELLE  24/03/09

Sur invitation du conseil général : Boni YAYI attendu en Vendée en Fran

L’ambassadeur de France près le Bénin, Hervé Besancenot a été reçu en audience ce lundi 23 mars 2009 par le Chef de l’Etat. Le diplomate français est venu transmettre au Président de la République, une invitation du Président du conseil général de la Vendée, l’invitation à se rendre au mois de juin prochain en Vendée où a lieu l’année d’exposition du Bénin. Cette exposition fait partie des événements phares organisés par le Conseil Général de la Vendée à l’occasion de l’année du Bénin en Vendée sur 2008 et 2009. Celle-ci est destinée à faire connaître le Bénin avec lequel le Département de la Vendée entretient une coopération très active depuis 1992. M. Hervé Besancenot a aussi fait part au chef de l’Etat des préparatifs en France de la célébration des noces d’or des indépendances de 17 pays africains. L’Ambassadeur a enfin échangé avec le Chef de l’Etat de la prochaine mission de Michel Roussin, vice-président de Bolloré, et le voyage prochain d’Eric Besson, ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire.

La Cellule de communication de la Présidence de la République.

Opinion d'O. B. Quenum: Esquisse d'un portrait en pied de Mr T. B. Yayi, président de la république

J’ai entrepris de présenter de lui un portrait en pied en utilisant les articles archivés provenus non seulement des journaux africains, mais de la presse étrangères aussi. Du coup d’Etat militaire du 26 octobre 1972 qui porta au pouvoir le commandant Mathieu Kérékou, jusqu’à la grève illimitée de 1989, qui, officiellement, a sonné le glas du marxisme-léninisme ; au gouvernement de Nicéphore Dieudonné Soglo succéda celui du nouveau Kérékou, de 1996 à 2006, l’ensemble de ses règnes occupe 871 coupures de presse dans mes archives Ce n’était qu’à partir d’avril  2007 que j’ai commencé de m’intéresser aux méthodes progressivement préoccupantes du président Thomas Boni Yayi, précisément parce qu’au lieu de ya yi qu’Albert Tévoédjrè avait péroré, elles s’avéraient ya wa. 347 coupures de presse d’avril 2007 à mars 2009 ; ce serait une lapalissade que d’en inférer : Record largement battu.
Au nombre des réalités de notre pays que le nouveau chef d’Etat ne comprend pas et ne comprendra jamais, je voudrais en souligner quelques-unes : tant par sa topographie que par la diversité des composantes de sa population et des langues maternelles, le Bénin -comme le Dahomey qu’il était- a des caractéristiques discernables dans le tissu de l’histoire, les pratiques religieuses, les manifestations initiatiques, les trames de la culture, de l’art, voire dans les approches amoureuses ; le chercheur, qu’il soit ou n’est pas aussi un romancier perspicace qui aura su distinguer ces réalités en en observant les acteurs, les décrit avec assez de pertinence afin que s’y reconnaissent les natifs de la région topographiquement concernée ; c’est dire que considérer le Bénin comme une nation centralisée sur laquelle un président retors déciderait de faire main basse est autant une faute, qu’une politique de béotien : le Bénin est un pays centrifuge ; la méconnaissance des spécificités de ces peuples le rend ingouvernable par tout chef d’Etat tenté d’y introduire des idéologies inappropriées ou de faire n’importe quoi en s’imposant par des méthodes relevant du mépris des droits de l’homme et de la dictature.
Le manque d’expérience politique aurait pu ne pas être un grand handicap pour le président Boni Yayi : c’est l’absence de flair et de tact, l’obstination dans l’erreur, les ruses enfantines, le mépris pour les peuples qu’il voudrait conquérir en achetant leur conscience qui sont à la source de nombre de ses ennuis.
C’est son droit absolu que d’avoir une croyance religieuse ou d’adhérer à une organisation philosophique ;mais dès lors que le serment prêté conformément à la Constitution stipule aussi le respect des religions traditionnelles, la Constitution exige que le chef de l’Etat ne fasse pas de distinguo ; le portrait en pied de sa personnalité que voici est fait avec des éléments provenus du terrain objectif qu’aucun Béninois n’ignore.

I Fête du vodoun: Boni Yayi a driblé les religieux traditionnels.
12 janvier 2009 - 24 HEURES
 « […] depuis sa prise de pouvoir en 2006, Boni Yayi n’a jamais soutenu les chefs religieux traditionnels en honorant de sa présence les manifestations officielles de ce culte relégué au rang d’idolâtrie. Son absence remarquable à Abomey samedi dernier dans le cadre de la célébration de la fête du vodoun est la preuve que la Haute Autorité ne considère pas comme la Constitution l’exige le culte ancestral. Alors que dans sa prestation de serment le 06 avril 2006 à l’Assemblée nationale il a juré au nom de Dieu et des mânes des ancêtres. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, après s’être conformé à cette obligation constitutionnelle, le locataire de la Marina n’a jamais accordé la moindre importance aux manifestations officielles des vodounons et vodouïsants, en dehors des dons en numéraires et les rares audiences qu’il leur accorde au Palais de la République. Les confidences qu’il a faites à Dah Aligbonon dans le cadre du 10 janvier ne sont que des illusions pour tromper la vigilance des dignitaires du culte vodoun pour la perspective de 2011. […] Le Bénin est un Etat laïc. Tous ceux qui seront choisis par le peuple pour des fonctions d’Etat se doivent d’accompagner toutes les religions pratiquées au Bénin. Le chef de l’Etat n’est pas seulement le président des évangélistes, mais le président de tous les Béninois, sinon pourquoi avoir accepté de prendre les destinées du pays si tant est qu’il se méfie des pratiques ancestrales ?. On a souvent remarqué sa présence aux côtés des évangélistes à l’occasion de telle ou telle manifestation.

Et pourquoi s’illustre-t-il dans la politique de la chaise vide lors des réjouissances des vodounons ? La bonne démarche aurait été qu’il soutienne matériellement, financièrement et physiquement toutes les religions présentes au Bénin sans distinction aucune. »

II
Le président de la République évite la religion vodún en dribblant les adeptes ; il n’a certainement pas lu Autobiographie de Kwame Nkrumah qui ne méprisait pas les religions traditionnelles du Ghana ;lors d’un séjour  à Ifé, j’ai vu un général de l’armé nigeriane se mettre à plat ventre devant Ooni, représentant d’Oduduwa, le premier roi d'Ifé, compagnon des dieux.
L’entretien d’El Hadj Alassane Yaro paru dans le quotidien béninois LEMATINAL, en dénotant la goujaterie du chef de l’État, accentue les traits de la peinture que j’essaye de brosser ; voici une longue synthèse de cet entretien.
3 mars 2009 – LEMATINAL.  El-Hadj Alassane Yaro parle de ses griefs contre Yayi. Entretien réalisé par Allégresse Sassé.
Journal : Doyen Yaro […] de quoi s’agit-il au juste ?
El-Hadj Alassane Yaro : «  […] Le peuple Béninois est un peuple de tradition morale. Nous sommes les premiers en Afrique de l’Ouest à asseoir un climat de politique apaisée la démocratie. Nous avons été cités comme point de mire de l’ère démocratique. Un exemple en Afrique de processus démocratique. Oui tout ne s’est pas passé sans un minimum de respect de notre être que nous sommes. J’ai peur aujourd’hui que mon pays descende de son piédestal de pionnier pour être relégué au rang des peuples sans boussoles, aveugles, immorales.
Mais ce que vous dites m’amène à vous demander quel est votre bord politique.
El-Hadj Alassane Yaro : «  Je préfère une mise au point pour répondre à votre question et vous permettre de comprendre ma démarche. J’ai participé à un pouvoir politique, le pouvoir Kérékou dont je suis un produit de sa politique. Je ne regrette pas ce que j’ai fait avec le pouvoir défunt. [….]parce qu’il m’a toujours reconnu mon honneur ma valeur d’homme, d’être humain. Ceci ne m’empêche pas d’aider tout pouvoir qui veut faire avancer mon pays et respecter le bon fonctionnement de nos institutions, de notre démocratie. Le Président Kérékou, plusieurs fois avec ses autres collègues anciens Présidents ont cherché à aider. Yayi Boni mais qu’est-ce que l’on remarque ? Le Président Yayi Boni n’aime pas écouter, même s’il fait semblant de vous suivre.

 A vous entendre, je me vois obliger de demander si vous soutenez le Président Yayi Boni dans sa politique de Changement ? Avec quel parti ?
El-Hadj Alassane Yaro : « Quelle organisation politique peut-elle aujourd’hui se démarquer de la victoire du Président en 2006 ? Yayi Boni a été presque plébiscité pour venir au pouvoir. Il était le fruit de la volonté de tout un peuple pour l’alternance au pouvoir. Elu à 75 % des voix de ce pays, vous convenez avec moi dès lors qu’il n’est pas le Président exclusif d’une frange de Béninois. C’est tout le peuple et toute la flore politique du pays qui l’ont élu. Il devrait dès lors compter sur le soutien de tout le monde. Le mien ne s’est pas fait attendre et ceci pour plusieurs raisons. Premièrement, je le considère comme un frère et ami. Je l’ai rencontré pour la première fois en son domicile à Cotonou […]Il était encore à la Boad à Lomé. […]La seconde fois c’était en mai 2005 à l’occasion des cérémonies de notre investiture à Ouassa Péhunco, le Roi de Ouassa et moi son Ministre dignitaire. Il était arrivé de Lomé nous assister. La troisième raison c’est à l’occasion du décès de mon épouse en Septembre 2005 à Djougou. Le jour de la huitaine il m’a envoyé un message de condoléance avec une enveloppe de 100.000 Fcfa par quelqu’un que je n’ai pas reçu jusqu’à ce jour de vendredi 27 février 2009.[…] C’est aussi ça le problème des collaborateurs des responsables politiques. Au regard de tout ceci, dès son arrivée au pouvoir j’ai fait paraître plusieurs articles dans les journaux pour toucher la conscience de mes compatriotes. Je n’ai pas manqué d’apporter ma contribution à ma manière pour aider le Président dans la résolution de certains conflits royaux, par exemple à Abomey et aussi Parakou où le trône souffre toujours de manque de propriétaire. Tout ceci dans une certaine discrétion positive que le Président Yayi Boni lui-même a reconnu publiquement lors d’une audience avec les responsables des populations de la commune de Djougou, rois, notables, Imams et cadres le mardi 23 Décembre 2008 au Palais de la République.. Il disait ce jour que je faisais tout ceci sans jamais venir lui demander un franc. Alors il a devant tout ce monde demandé à me recevoir le lendemain à 10 H au Palais. Le lendemain à 10 H j’étais au Palais pour me retrouver avec les excuses du Président par son secrétariat particulier parce que le Président devrait être en conseil des Ministres. Voilà donc le comportement qu’on reproche à notre père de la nation, et ce n’était pas le seul cas avec moi. La première fois c’était le mercredi 13 mars 2007 le jour de la huitaine du feu père du ministre Toléba à Djougou, où en me saluant et ceci devant tout le monde a demandé qu’on se voit très urgemment, on était à la veille des élections législatives, le jour même du démarrage de la compagne. Le lendemain matin très tôt j’ai quitté Djougou à 7 heures pour Parakou où je suis arrivé à 9 H alors qu’il venait de prendre son avion pour Kandi. La seconde fois c’était à la veille de notre voyage sur Djougou dans le cadre des obsèques de notre frère feu BIO Gaston, ce jour là il avait reçu en audience les cadres de Djougou résidents à Cotonou et ceux venus de Djougou. A la fin de l’audience en nous saluant pour un au revoir il disait encore devant tout le monde ceci : Doyen vous allez à Djougou demain. A notre retour, voyez le ministre ou le Protocole pour que je vous reçoive. Comment un Président Chef de l’Etat peut- il appeler lui-même une personne, un ancien et sage, plus âgé que lui, une, deux et trois fois de suite sans le recevoir ? Dans notre coutume dans le septentrion cela ne se fait pas, surtout quand il s’agit de quelqu’un qui toute sa vie professionnelle de 1964 à sa retraite a travaillé avec presque tous les anciens Présidents de ce pays le Dahomey hier et Bénin aujourd’hui et tous les Ministres de ces Présidents : de Sourou Migan Akpiti ; Maga, Ahomadégbé, Congacou Général Soglo jusqu’à Zinsou, Kérékou et aujourd’hui Yayi Boni. J’ai vu comment tous ces Présidents sont montés au pouvoir et comment ils sont descendus c’est ça la vérité. Quand-même ! Ce n’est pas parce qu’on ne crie pas politique et changement en désordre sur tous les toits comme les autres et qu’on ne s’agite pas aussi qu’il faut nous traiter de cette manière ? En tout cas, même si avec le Président, on ne soit pas aujourd’hui et maintenant, on se verra demain. Pourvu que Dieu nous donne vie et santé.
Doyen El Hadj je comprends maintenant votre amertume en tant qu’être humain. Quelle a été donc votre réaction face à cette situation ?
El-Hadj Alassane Yaro : «  J’ai réagi, et en même temps il y a eu une réaction positive du président Yayi, mais négative aussi. Et c’est là qu’on ne comprend pas comment ce Président est. Tenez ! J’ai fait une fiche au Président pour lui rappeler tous ces faits que je viens de citer, en lui demandant ce que j’ai pu lui faire de mauvais pour mériter ce traitement de sa part. J'ai déposé l’enveloppe dans les mains de la SP le vendredi 6 février à 17 h 30 pendant que le président n’était pas encore revenu de son voyage au Quatar. Il est arrivé au Palais aux environs de 18 H j’étais sur la route en rentrant à Porto-Novo quand […]mon portable sonne tout juste à 19H10 je décroche et c’était le Président Yayi Boni lui-même qui me parle […] il m’a entretenu pendant dix (10) minutes. C’est le doyen Yaro lui-même, je dis oui Monsieur le Président Il dit je viens de recevoir votre lettre et vous avez à 100 pour 100 raison, Il faut me pardonner toutes mes erreurs vis-à vis de vous. Pardonne-moi doyen. A Sourouko A Sourouko. Maintenant est ce qu’on peut se voir demain samedi matin à 9 H. ? […] Ce matin là je devais voyager sur Djougou […] il dit :[…] A votre retour dimanche venez me voir au Palais à 9h30. J’arrive à Cotonou à 9 h, le temps d’aller à Porto-Novo pour … et revenir, j’arrive au Palais à 11 H 30 pendant que le Président était sorti depuis 11 h j’ai passé toute la journée au Palais. De ce Lundi à Jeudi je suis resté à attendre avant de voyager[…].le dimanche 15 février je suis revenu à Porto-Novo. Le lundi matin j’ai fait un compte rendu à la Haute autorité. Que peut-on faire encore pour montrer sa bonne foi et sa disponibilité à un chef ? C’est là où beaucoup de questions se posent. Tout ceci est du président lui-même ou de son environnement ?
Les élections c’est pour 2011. Nous sommes aujourd’hui en 2009. De maintenant à 2011, Yayi Boni est président de la République., Bio Tchané président de la Boad. Et moi ? […]Allons-y et on se retrouvera maintenant sur le terrain. Je n’ai jamais triché avec la politique. Aujourd’hui Kérékou n’est pas là, c’est Yayi Boni. Je me dois de le regarder et lui apporter mon soutien de bon sens afin qu’il puisse bien s’occuper du développement de ma région quant à ce traitement d’humiliation et de moquerie dont j’ai été victime, je vais pardonner comme le chef me l’a demandé de sa bouche au téléphone mais difficilement je vais oublier.[…] Vous avez vu comment l’honorable Zoumarou Walys a quitté le rang Fcbe ? Zoumarou n’est pas n’importe qui, qui dit ou fait n’importe quoi n’importe comment. C’est un homme politique très méticuleux. S’il a pu quitter comme cela, c’est que le ver de la nuisance du pouvoir du changement est dans son fruit Fcbe. Si on est d’une mouvance ou l’on ne peut pas se reconnaître et se dire la vérité on quitte. Attendez-vous les jours à venir à d’autres vagues de défection.[...]
 Doyen votre mot de fin
El-Hadj Alassane Yaro : «  Merci je voudrais m’adresser aux Béninois en général […]Je reste et demeure Béninois, attaché aux idéaux de paix et cohésion nationale retrouvée à la Conférence Nationale. Nous devons la préserver pour l’avancement de notre démocratie. » 

III
Le Parti communiste béninois a recensé les faits ci-dessous qui corroborent aussi bien ceux de la presse béninoise que des medias étrangers que j’avais lus dans mes archives ; j’en ai fait état dans ma lettre ouverte.
«   1. Dimanche 13 mai 2007, Ouidah, Carrefour Gbènan, une heure après le passage du cortège présidentiel en route de Cotonou pour Lokossa, un élément de la garde présidentielle ouvre froidement le feu sur deux citoyens : Gabriel ETOKO et Hubert GBOTCHEVI sont tués. Aucune sanction jusqu’à ce jour contre l’auteur de l’assassinat par une quelconque autorité politique ou judiciaire.
 Mais auparavant, depuis avril 2006, date de l’arrivée au pouvoir de Boni YAYI, il y avait déjà eu :
2. Champ de foire, Cotonou, la garde présidentielle tire sur deux jeunes gens parce qu’ils se trouvaient sur le parcours que devrait emprunter le Chef de l’Etat une heure plus tard : Brice HOUNTONDJI et Olivier VINOU sont grièvement blessés.
3. Zongo à Cotonou, zone de la Banque Atlantique, scénario identique : la garde présidentielle tire à vue sur deux jeunes employés et les blessent grièvement.
4. Carrefour Mosquée Cadjèhoun, Cotonou, un motocycliste qui se rendait à la pâtisserie "Le Gastro" contourne le terre-plein et fait demi-tour vers la pâtisserie : une volée de balles est tirée dans sa direction sans aucune sommation. Raison, il s’avancerait vers le carrefour gardé par les soldats au moment où Boni YAYI s’apprêterait à sortir de chez lui ! Réprobation populaire, arrêt de la fusillade. Etc….
5. Du 31 mai au 3 juin 2008, François LEGBA, conseiller élu dans la commune de Covè est enlevé, séquestré et empêché d’aller voter pour l’élection du maire. François LEGBA a déposé depuis le 9 juin 2008 une plainte pour séquestration abusive auprès du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abomey contre ses ravisseurs et agresseurs dont Paulin DOSSA, Chef Matériel à la Présidence de la République. Suite toujours attendue…
6. Septembre 2008, Abomey-Calavi, le parti "La Renaissance du Bénin" (RB) est majoritaire après les élections communales. Trois conseillers RB sont enlevés, séquestrés et empêchés d’aller voter le jour de l’élection du maire…..
7. Lundi 24 novembre 2008, campus universitaire d’Abomey-Calavi, Fulbert AMOUSSOUGA GERO, doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion, armé par Boni YAYI en tant que conseiller technique à l’économie à la Présidence de la République, fait tirer à balles réelles sur des étudiants manifestants pacifiques.  Bilan : une dizaine de blessés. Les étudiants protestent, leurs responsables sont arrêtés et traduits devant la justice. AMOUSSOUGA GERO lui, est toujours libre.
8. Lundi 29 décembre 2008, Agonvy, les paysans coopérateurs s’opposent à l’interdiction par le pouvoir des assemblées générales des coopératives. Les gendarmes chargent à balles réelles : cinq paysans sont tués.
9. Janvier 2009, Sèmè-Podji, la coalition FCBE, le parti du Chef de l’Etat et le PRD sont au coude à coude dans la compétition pour le poste de maire de la commune. Le jeudi 22 janvier 2009, Roger HOUNSOU, conseiller PRD, agent à la SOBEMAP est enlevé de son bureau et sans nouvelles jusqu’à ce jour….
NON, assez, trop c’est trop, ça suffit !! Assassinats de paisibles citoyens, enlèvements et séquestrations d’adversaires politiques pour gagner des élections sans parler des procès iniques, Boni YAYI ne peut plus gouverner ce pays. »

IV
S’y ajoute cet autre assassinat ; la presse a souligné la  désapprobation du zèle criminel de la garde républicaine par le chef de l’Etat. A quand la justice pour tant d’assassinats  ?

« Mercredi 18 février 2009, par dp 24 H . Mandat de Yayi une période de terreur.  Encore un homme abattu par la garde présidentielle
« Le mandat de Boni Yayi est une période de terreur pour le peuple béninois. Les crimes de sang commis par la garde présidentielle sont sans précédent.
Au cours de la période révolutionnaire, il y avait un minimum de respect pour la vie humaine. Aujourd’hui, la garde présidentielle abat froidement d’innocents citoyens comme des moutons, sans le moindre scrupule et sans aucun procès.
Un citoyen vient, à nouveau, d’être abattu par la garde présidentielle. Le drame est survenu sur le pont Konrad Adenauer de Cotonou, le mardi 17 février 2009, aux environs de 17 heures locales lorsque le cortège présidentiel revenait de Sèmè-Podji où Boni Yayi était descendu. Selon des témoins, le véhicule de Boni Yayi aurait laissé les motards derrière. La victime ne sachant pas que le cortège qui venait était présidentiel, a traversé la voie. A peine a-t-il fini la traversée qu’il a été atteint par une salve de coups de feu. Il s’écroula raide et mangea aussitôt les pissenlits par les racines.
A en croire les mêmes témoins, le Chef de l’Etat scandalisé par la facilité avec laquelle sa garde ouvre le feu sur des citoyens, aurait vitupéré avec une colère inégalable contre les militaires à la gâchette facile et serait descendu pour soulever le corps sans vie. Ses habits ont été tâchés de sang. Après les drames de Ouidah où deux chauffeurs de taxi ont été sauvagement abattus par la même garde sans aucun procès, des palmeraies de l’Urcar du Grand- Agonvi à Logou-Djidagba (Adja-ouèrè) où les gendarmes ont tué 5 paysans non armés, et de Karimama où les forces de l’ordre ont supprimé froidement et sans être du tout inquiétés la vie d’un militant du G13, voilà le tour d’un autre citoyen ! A qui le tour est-on tenté de dire ? N’oublions pas : « A moi toutes les vengeances et toutes les rétributions » a dit Dieu. »


LA CROIX DU BENIN
Hebdomadaire Catholique: Justice - Vérité - Miséricorde
15/01/2009

Extrait d’une déclaration du Professeur Théodore HOLO s’exprimant au sujet du discours sur l’état de la Nation :

 «  Il est vrai, nos compatriotes pensent -à juste titre certainement- que le Chef de l’Etat  dans la forme a respecté les dispositions de la constitution qui prescrit une fois l’an le message du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation devant l’Assemblée nationale. Il l’a fait en 1996, et en 1997 aussi.
Dans la forme également, on peut sentir un ton beaucoup plus humble, beaucoup plus modeste dans la mesure où le Chef de l’Etat n’a pas revendiqué la paternité de la réalisation de tout ce qui est fait. Mais que cela s’inscrit dans la continuité des actions déjà entreprises. Mais
«  […..]dans le fond, le message manque de souffle et de vision. Il ne répond pas aux préoccupations actuelles des Béninois. Aux problèmes fondamentaux qui se posent à la Nation. L’insécurité, l’inflation, le chômage des jeunes,  la morosité de la vie économique, la crise sociale sont occultés dans le discours. Les raisons de ces problèmes et comment le Chef de l’Etat entend résoudre ces problèmes ? Il n’en a rien dit.
Certaines entreprises publiques qui constituent les poumons de l’économie nationale :  le Port autonome de Cotonou, la Sonapra, la Sbee, la Sonacop sont restées sans responsables pendant longtemps. Un Conseil des ministres a relevé les directeurs généraux de ces sociétés et ce sont des intérimaires qui ont géré ces grandes sociétés. Or quand on est intérimaire, on n’a pas la possibilité de prendre des initiatives. Quel est le crédit de ces entreprises dans leurs rapports avec nos partenaires au développement ? Ce message donne l’impression d’être un catalogue de ce qu’on a réalisé. Quand on écoute ce message,  on a le sentiment que tout c’est pour le mieux dans les meilleurs des mondes possibles. On prend chaque ministère, on dit dans tel secteur, le ministre a bien travaillé, il n’y a pas de problème. Cela veut dire que même le président du G17 est désavoué parce qu’il estime que ‘il faut procéder au remaniement, parce que les ministres ne travaillent pas. Or le Chef de l’Etat donne un satisfecit à tous ses ministres. De la même manière que l’autre de la Coalition, le Premier ministre est désavoué. Puisse qu’il estime qu’il ne sait où le budget a été élaboré, le Chef de l’Etat non plus. Or le Chef de l’Etat assume la paternité de l’article 11 qui pose le problème au niveau de ce projet de budget. Et lorsqu’on écoute le catalogue de ce qui est fait et ce qui sera fait, on se demande s’il y a une coordination au niveau de l’action gouvernementale.  On nous énumère les choses comme un compte d’Apothicaire sans faire une analyse globale de tout ceci dont la synthèse indiquerait l’état de la Nation. Aussi devait-on nous indiquer les perspectives, les raisons d’espérer. C’est un message sans idéal et sans espérance et qui du coup ne donne aucun espoir à la Nation. »

VI
OUIDAH
 « C’est à l’honorable Célestine Adjanohoun, cheville ouvrière de la réussite de cette rencontre qualifiée d’historique par le chef de l’Etat lui-même, qu’est revenu l’honneur d’ouvrir le bal des interventions. A l’en croire, c’est le jour de Ouidah qui est arrivé avec cette rencontre entre le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi et les populations de la majorité plurielle de la commune de Ouidah qui continuent de lui apporter un soutien indéfectible mais qui ont assez de préoccupations à lui soumettre. »
Après cette introduction-caresse dans le sens du poil du chef de l’Etat, les Gléxwévidjidji et les Gléxwénou, qui n’aiment pas être trop menés en bateau, n’ont pas fait à l’intéressé un mystère de ses promesses jamais tenues ; en voici des illustrations :

1° « Pour, M. Ahouandjinou, chef d’arrondissement de Djègbadji, il est plus que temps que la ville de Ouidah qui regorge d’énormes potentialités soit prise en compte de façon sensible par le gouvernement du changement qui, par l’entremise de plusieurs membres du gouvernement a annoncé la réalisation de plusieurs projets porteurs dont les populations attendent toujours le démarrage.
 2° « Intervenant à sa suite, Sidonie Acclassato, représentante des femmes après avoir salué les efforts fournis par le gouvernement pour faire du Bénin un pays émergent, a demandé l’intervention du chef de l’Etat pour que le programme de micro crédit aux plus pauvres qui est bloqué à sa première phase reprenne afin que les milliers de femmes qui attendent puissent en bénéficier.
 3° « Quant à Crépin Bossou, représentant des jeunes de la commune de Ouidah, il a soutenu que malgré leur fidélité au président Boni Yayi à qui ils ont massivement accordé leurs suffrages lors des présidentielles de mars 2006, les populations de la cité de Kpassè attendent toujours le retour d’ascenseur de la part du chef de l’Etat. Il n’a cependant pas manqué d’égrener un chapelet de doléances à satisfaire à court terme par le chef de l’Etat. Il s’agit notamment du financement des entreprises culturelles et des jeunes porteurs de projets, et la promotion des cadres de la commune de Ouidah dans les différents secteurs de l’administration publique béninoise.

De quoi pouvaient arguer le président Thomas Boni Yayi et son ministre natif de Ouidah, sinon recourir à la langue de bois, aux louvoiements appropriés de berneurs que voici ?
 « Pour le ministre Pascal Irenée Koupaki, natif de Ouidah, les préoccupations exprimées par les populations de Ouidah sont aussi celles du chef de l’Etat dont les ministres travaillent pour la réalisation de plusieurs grands projets pour la ville et dont le démarrage est imminent.
 « Intervenant à sa suite, le président Boni Yayi qui n’a pas démenti les propos du ministre Koupaki, a exprimé toute son émotion face à la marée humaine qui a pris d’assaut le palais de la présidence de la République. A l’en croire, son amour pour Ouidah, la ville de la première dame ne saurait se démentir. C’est la raison pour laquelle il a promis se rendre bientôt dans la cité de Kpassè précédé par une délégation ministérielle pour que de concert avec le conseil municipal et le maire Séverin Adjovi (à qui il a demande de revenir à la raison), les cadres et autres leaders d’opinion, la cité historique puisse connaître le développement réel. »

VII
LA LETTRE DU CONTINENT N° 556 15/01/2009 .FRANCE/BENIN :
Le roi Boni 1er offre un passeport diplomatique béninois à Hortefeux.

Passeport diplomatique "ministériel".
« Quel est le ministre français qui va disposer d'un passeport diplomatique béninois ? C'est vrai que c'est plus utile qu'une simple décoration de l'Ordre national du Bénin… Autres temps, autres mœurs. »

Il faut conclure.
J’ai dit ma honte en lisant dans l’hebdomadaire français Journal du Dimanche , la dance du ventre et les courbettes du président Thomas Boni Yayi lors d’une visite du ministre Brice Hortefeux au Bénin ; un journal du pays s’en était fait l’écho ; que le président Yayi ait décoré son hôte est une banalité : tant de gens sans mérite spécifique sont honorés de breloques qu’ils sont fiers d’exhiber dans des réceptions officielles. Délivrer un passeport diplomatique à quelqu’un qui n’a aucune fonction officielle dans le gouvernement, ni dans la haute administration où ce document pourrait faciliter ses missions, c’est, ni plus, ni moins, faire peu de cas des atouts du pays. Il est vrai que sous Kérékou, des maîtresses de ministres aussi étaient détentrices de passeport diplomatique ; il m’était mainte fois arrivé de les rencontrer dans un avion ; en 1988, l’une d’elle m’avait dit :« Oh doyen, je suis très étonnée de vous voir voyager en classe touriste ! »
Charles Toko a parfaitement raison de rugir : que le ministre Brice Hortefeux soit titulaire d’un passeport diplomatique béninois accentue la dance du ventre du le président Thomas Boni Yayi qui était allé si loin dans la honte dont il couvre notre pays ; on m’a laissé entendre que l’ex-ministre de l’immigration etc., qui a transcender le chiffre des étrangers en situation irrégulière à chasser de France, porterait le Bénin dans son cœur ; et après ? Au point où il en est de la malepeur qui le hante à l’idée de la candidature de Bio Tchané, il ne reste lui qu’à délivrer une carte d’électeur à ce ministre français, afin qu’il puisse voter pour lui en 2011 ; le ci-devant ministre étant aussi un ami de plus de trente ans du chef de l’Etat français, son intervention pourrait inciter ce dernier à faire pression sur Bio Tchané, et pourquoi pas ? sur tout Béninois qui aurait l’outrecuidance de se présenter contre le messie Thomas Boni Yayi.
Faudrait-il souligner que les agissements du chef de l’Etat au sujet du Millenium Challenge Account-Bénin qui ont motivé la lettre de l’ambassadeur des USA, révèlent cruellement l’incompétence, tant politique que diplomatique du président Thomas Boni Yayi ? Quel camouflet pour un chef d’Etat et son gouvernement que la lettre de Madame l’ambassadeur Gayleatha B. Brown !
Enfin, je précise qu’il s’agit d’une esquisse : je pourrais aller plus loin en exploitant davantage Dossier Boni Yayi de mes archives ; je n’ai qu’une parole: en France, je suis depuis des lustres un militant socialiste qui paye régulièrement ses cotisations ; au Bénin, je ne suis membre d’aucun parti politique mais j’ai mes sympathies ; la lecture des informations afférentes au séminaire de Bohicon et d’Abomey m’ayant donné l’impression de l’organisation d’une opposition capable de faire pièce autant à la politique du ventre qu’aux coagulations contre nature qui s’entrechoquent parmi les neurones dont le chef de l’Etat béninois ne parvient pas à maîtriser l’évolution , j’ai décidé de soutenir ce séminaire, si ses membres ne perdaient pas leur temps à se torpiller, à répondre aux appels du pied du président Boni Yayi, ou bien -l’ appât du gain obligeant-à aller se vendre au palais de la Marina.

Olympe BHÊLY-QUENUM

Violence politique : et si nous étions tous coupables

La violence serait-elle aux portes de la politique ? L’attaque qui a ciblé, le 19 mars dernier, à Cotonou, le siège du parti de la Renaissance du Bénin ne doit pas être lue de manière alarmiste. Ce n’est pas, en effet, en en rajoutant ou en soufflant sur les braises que l’on se pourvoit de moyens adéquats pour circonscrire le sinistre et éteindre l’incendie. Il reste, malgré tout, que cette attaque est le signe avant-coureur d’un Car ce qui finit par devenir une plaie purulente et suppurante et qui menace de gangrener le corps tout entier, n’a été, au départ qu’une entaille superficielle, une écorchure légère.
Quand la violence pointe, dans une démocratie libre et pluraliste, c’est, presque toujours, parce que quelque chose ne tourne pas rond dans le système, que la machine se détraque et se déglingue et que les garde-fous destinés à nous protéger s’affaissent ou se fragilisent. Le salut passe par une révision complète du moteur. Il faut s’assurer contre les fissures repérées, les fêlures détectées, les fuites décelées.
En termes cliniques, les faits de violence que nous  notons, pour graves qu’ils soient, n’ont que valeur de révélateur. Ce sont des signes qui portent un message. Ce sont des indices qui manifestent une suite plutôt sombre. Un peu comme une fissure révèle une fuite d’eau ou un épais nuage de fumée prévient de l’incendie qui menace. L’attaque du siège de la Renaissance du Bénin doit nous contraindre à un passage en revue honnête de quelques fondamentaux de notre système démocratique. Retenons-en trois : l’Etat de droit, la gouvernance politique, la participation citoyenne à la sauvegarde de la paix.

Premièrement. L’Etat de droit. La bonne ou la mauvaise santé de celui-ci s’apprécie à notre rapport à la loi. Faisons-nous l’effort de nous mettre dans les liens des lois que nous nous sommes donnés pour construire notre pays ? C’est aussi simple que cela. Toute ruse, toute tricherie, à ce niveau, désacralise la loi, vide celle-ci de tout contenu. Bonjour la jungle dans la clameur sauvage de toutes les déviances qui ravalent l’homme au niveau de la bête.

Ainsi, prendre trop de liberté avec la loi, ou tomber dans un relativisme coupable avec la loi,  revient à préparer le terreau sur lequel la violence finira par s’installer durazblement. Car la loi est incontestablement l’essence même de la démocratie, dans le sens où l’entendait Montesquieu  quand il écrivait : (Citation) « La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent » (Fin de citation).

Aussi devons-nous nous astreindre à un profond examen de conscience. Avons-nous le droit de garder des citoyens en prison, sans jugement, au-delà de tout délai raisonnable ? Pourquoi nous autorisons-nous à retarder la proclamation des résultats des élections hors du temps prescrit par la loi ? Pourquoi nous investir à défendre nos intérêts immédiats, sur la base de nos approches égoïstes, au détriment des intérêts à long terme du plus grand nombre ?

Deuxièmement. La gouvernance politique. Elle ne peut marcher sans la concertation la plus large, le dialogue le plus ouvert, le consensus qui fédère, pour le meilleur, les visions et les énergies. Mais quid d’un pays qui a choisi d’entrer trop tôt en campagne électorale, la surenchère politicienne occupant davantage les esprits que les tâches de développement ? Qui niera que cet environnement de confrontation permanente est potentiellement gros de violence ?

Il n’est pas dans notre culture, quand on est sur des postions politiques différentes, de s’asseoir à regarder dans la même direction, de fumer tranquillement ensemble le calumet de la paix, d’entonner, à plusieurs voix, l’hymne à la fraternité et à la concorde. Les hommes et les femmes lâchés sur le terrain sont des activistes prêts à en découdre, inflexibles qu’ils sont dans la défense des couleurs de leurs leaders respectifs. Ils alimentent des rancoeurs, raffermissent des rancunes, réveillent de vieilles querelles. La coupe n’est que trop pleine. Le pays, en constante ébullition, peut exploser à tout moment.

Troisièmement. La sauvegarde de la paix. Car, si la paix venait à être menacée, c’est la justice qui en prendrait un coup. Et dans le dérèglement général qui s’en suivra, la violence, insolente et souveraine, régira les êtres et les choses. Combien sommes-nous à être prêts à nous ceindre les reins et à nous constituer en un rempart inexpugnable contre le mal qui menace ?   Quand la veille citoyenne n’est pas suffisante pour que la  défense de la démocratie puisse être appréciée comme l’affaire de tous, qui accuser, sinon nous-mêmes, d’ouvrir au loup la porte de la bergerie ? Quand le mur n’est pas lézardé, nous apprennent les Akan de Côte d’Ivoire, l’araignée n’entre pas dans la maison.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 24 mars 2009

La Belgique a livré cinq hélicoptères Agusta au Bénin

La Belgique a livré cinq hélicoptères Agusta au Bénin
L'armée belge a terminé le week-end dernier la livraison au Bénin des cinq hélicoptères Agusta A109 qu'elle lui a vendus voici deux ans, alors que deux pilotes béninois terminent leur instruction en Belgique, a-t-on appris lundi de sources militaires. Deux de ces appareils avaient été remis en août 2007 à l'armée béninoise, suivi par un exemplaire déclassé qui sert à fournir des pièces de rechange. Deux autres hélicoptères ont pour leur part été livrés en ce début d'année, l'un voici un mois et le dernier ce week-end, a-t-on précisé de mêmes sources Le ministère de la Défense avait vendu en avril 2007 ces 5 Agusta et 18 blindés M-113, déclarés excédentaires, au Bénin, un pays d'Afrique de l'ouest avec lequel l'armée belge entretient une intense coopération, pour un montant de 2,7 millions d'euros.
Cette vente comprenait la formation de quatre pilotes béninois sur Agusta, dont les deux premiers ont déjà suivi leur conversion au sein du wing d'hélicoptères de Liège-Bierset. Les deux autres sont toujours en formation à Bierset, a précisé un spécialiste du dossier à l'agence BELGA.
Cinq mécaniciens béninois ont également suivi des cours en Belgique, alors que le wing d'hélicoptères a un moment assuré le transport du président Thomas Yayi Boni pour des vols dans le pays et à l'étranger, moyennant le paiement de prestations.
Pour être vendus au Bénin, les Agusta, dont certains ont été construits à l'origine pour le combat anti-char, ont dû être modifiés, avec l'enlèvement de tous les systèmes (radios, détecteurs de menaces radar, viseur, lance-missiles, etc.) frappés du secret OTAN, selon des sources militaires.
A la suite de la vente des A109 au Bénin et de plusieurs accidents, le parc du wing d'hélicoptères de Bierset se trouve réduit à 28 appareils, sur les 46 appareils acquis en décembre 1988. Huit autres appareils excédentaires stockés à Weelde (Limbourg) ont été proposés à la vente et la Jordanie s'est montrée "fort intéressée" par l'achat d'au moins certains d'entre eux, selon la Défense.

(belga/chds) 23/03/09 13h06

A l’occasion de la visite du Cnhu : Boni Yayi annonce 500 millions pour payer les primes

Le Président de la République, son excellence Boni YAYI a visité ce lundi 23 mars 2009 la clinique universitaire d’accueil des urgences du CNHU. A l’occasion, le Chef de l’Etat a invité le personnel sanitaire à mieux s’occuper des patients et à privilégier le dialogue et la concertation dans les revendications syndicales. Salles d’examens, petites chirurgie, salles de réanimation… Le Président Boni YAYI a successivement visité les 12 unités de soins qui composent la clinique universitaire d’accueil des urgences. Il s’est rendu à l’évidence de l’état flambant neuf du bâtiment et équipements médicaux techniques modernes. Selon le Professeur Martin CHOBLI, responsable du service des urgences du Centre National Hospitalier et Universitaire, la nouvelle clinique est « un regroupement de moyens techniques et de ressources humaines sur un même site dans le but de traiter rapidement les malades les plus graves. » Elle comprend toutes les spécialités et dispose également d’une unité de télémédecine. Mise en œuvre grâce au projet indien « Panafrican network », l’unité de télémédecine, permettra dès sa mise en service, aux spécialistes du secteur de la santé d’échanger leurs expériences avec leurs collègues des hôpitaux de référence de l’Inde et de bientôt des 53 pays africains. Pour le Directeur général du CNHU, M. Idrissou Abdoulaye, la clinique d’accueil des urgences du CNHU se veut un modèle pour la sous-région, et un pôle d’excellence pour la réanimation. A ce sujet, le Président Boni YAYI a fait remarquer que l’excellence ne rime pas avec les grèves perlées. « Quand on a du matériel moderne, il faut travailler. Je vous demande d’accepter le dialogue et la concertation », a déclaré Boni YAYI, qui par ailleurs, a annoncé aux travailleurs le virement de 500 millions de francs pour payer divers primes objets de grèves.

La Cellule de communication de la Présidence de la République

Activité politique le week-end dernier : le G13 mobilise dans a Donga et l’Ataco

En tournée de remerciement dans les communes des départements de l’Atacora et de la Donga , les têtes de proue de l’alliance G13 conduites par l’honorable Issa Salifou étaient le dimanche 22 mars dernier à Kouandé, Kérou et Ouassa-Péhunco. Dans une marée humaine, ils ont éclairé leurs militants sur des sujets brûlants de l’actualité politique nationale et les ont mis en ordre de bataille pour les prochaines consultations électorales auxquelles ils comptent y prendre part avec un candidat originaire du nord et banquier de profession. « Nous aimons le président Boni Yayi, c’est Boni Yayi qui ne nous aime pas. Nous sommes ici pour préparer les élections de 2011 qui seront longues et coûteuses car qui veut aller loin ménage sa monture. Nous laissons encore la porte du dialogue ouverte au Dr Boni Yayi. Mais s’il refuse de négocier, nous allons revenir bientôt vous voir pour vous présenter notre candidat qui sera du nord et par surcroît un banquier au curriculum Vitae très fourni ». Voilà en substance le message que les leaders de l’alliance G13 unis autour de leur président Issa Saley sont allés porter aux populations des 2KP (Kérou, Kouandé et Ouassa-Péhunco) dimanche. Que ce soit à Kouandé, à Kérou ou à Ouassa-Péhunco, le message a été presque identique. A Ouassa-Péhunco, point de chute de la première journée de ce périple, la mobilisation était à son comble. Les populations sorties massivement sont venues réaffirmer leur soutien aux responsables de l’alliance G13. Orou Maré Koto, responsable local de cette alliance a saisi cette opportunité pour annoncer l’entrée solennelle du G13 à l’Uni­on pour la relève (UPR) en attendant les formalités d’usage. Il a ensuite émis le vœu que des rencontres du genre se multiplient pour la circulation de la bonne information. Très bref, l’ancien député Amouda Razack Issifou qui a perdu de justesse les dernières élections législatives, a tenu à renouveler ses vives félicitations et ses sincères remerciements à ses militants qui malgré les intimidations et les campagnes d’intoxication et de calomnie voire de médisance lui ont accordé leur suffrage. Au pupitre, Modeste Kérékou a axé son intervention sur trois faits cruciaux à savoir les marches de soutien tous azimuts, le livre « Mon combat pour la parole » de Rékya Madougou et les supposés 200 millions retrouvés dans les caisses de l’état après le départ du Général Mathieu Kérékou en avril 2006. Mais à l’entame de sa déclaration, Modeste Kérékou a remercié les militants de l’UPR et par ricochet de l’alliance G13 pour avoir obtenu dans des conditions très difficiles, 7 conseillers sur les 15 du conseil communal de Ouassa-Péhunco, un exploit qui mérite d’être salué a-t-il martelé. Tout en fustigeant les marches de soutien, le député de la quatrième législature au sujet du livre de Rékya a laissé entendre que si Rékya Madougou ne peut pas respecter Mathieu Kérékou parce qu’il n’est plus président de la République , qu’elle respecte au moins son âge. Arguments à l’appui, il a démontré que l’auteure du livre s’est trompée d’époque dans la mesure explique-t-il. Au cours de cette période, les béninois peuvent au moins témoigner que la parole était libre contrairement à ce qu’on observe actuellement où ce sont seuls les « caurisants » (pour reprendre ses propres termes) qui à longueur de journée occupent les tranches d’antenne à la télévision nationale. Pour Modeste Kérékou, à moins qu’on n’utilise sans comprendre réellement le sens étymologique des mots, les faits reprochés injustement et de façon péremptoire au général Mathieu Kérékou sont plutôt caractéristiques du régime dit du changement. Abordant le dernier point de son intervention, Modeste Kérékou balaie du revers de la main toutes les allégations mensongères qui font état de ce que le général Mathieu Kérékou aurait laissé 200 millions dans la caisse au moment où la douane seule fait une recette de près d’un milliard par jour. Où sont donc passées les recettes de la veille, c’est-à-dire du 5 avril 2006 et même du jour de l’investiture ? S’interroge-t-il en faisant remarquer que tout ceci n’est qu’une campagne de dénigrement, de calomnie et de provocation savamment orchestrée. Les honorables Rachidi Gbadamassi et Issa Salifou dit Saley ont quant à eux clarifié ce qu’il qualifie de dossier de l’escorte des véhicules d’occasion. Pour Saley, ce n’est pas le président Boni yayi qui lui a arraché la filière des véhicules d’occasion, c’est plutôt contrairement à tout ce qui se dit sur le général Mathieu Kérékou. Prenant la parole à son tour, Rachidi Gbadamassi a d’abord fustigé le comportement de certains maires FCBE qui vont allégeance au chef de l’état au lieu de Dieu. « Ils sont devenus des béni oui oui à tel enseigne que le développement local est mis en mal, puisque le virus de l’incompétence au sommet de l’état a atteint les communes » a-t-il déclaré avant d’inviter les militants de l’alliance G13 à la mobilisation, à la cohésion et surtout à la vigilance car comme l’a si bien dit Modeste Kérékou : « la nuit peut être longue, mais le jour se lèvera bientôt ».
La tournée s’est poursuivie hier dans d’autres communes de l’Atacora notamment à Toucoutouna, Natitingou et Tanguiéta.

Maurice FADEGNON
Journal LE PROGRES  24/03/09

mars 23, 2009

Manipulation politique: Les populations de Kpomassè désavouent Grégoire Akofodji

La campagne d’intoxication, de dénigrement et d’intimidation qu’orchestre régulièrement le parti au pouvoir contre les autres formations politiques du pays commence par connaître des échecs dans certaines localités. Dans la commune de Kpomassè, les populations ont compris que le ministre Grégoire Akoffodji les manipule. Vendredi dernier, les sages, notables, regroupements des femmes et des jeunes de la commune de Kpomassè ont mis à nu les manigances politiciennes du ministre de l’industrie Grégoire Akoffodji qui se réclame de la mouvance présidentielle depuis son entrée au gouvernement. Cette manipulation remonte à quelques jours où certains jeunes de la localité se sont mobilisés pour annoncer leur départ collectif de l’Alliance Force-clé. Les supposés démissionnaires ont même cité des noms d’autres jeunes de la commune et qui avaient rejoint les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Tout ceci aurait été fomenté par Grégoire Akofodji.
Ne se retrouvant donc pas dans ce schéma, ces jeunes concernés, entourés des sages, notables, chefs traditionnels et autres personnalités de la localités, ont déploré, cette politique de mensonge que le régime du Changement a mis en branle pour intoxiquer les populations. Dans une déclaration rendue publique dernier à la Maison des jeunes de Kpomassè, ils ont désavoué le ministre Grégoire Akofodji qui a organisé cette manipulation juste pour plaire au chef de l’Etat Boni Yayi afin de sauvegarder son fauteuil. Pour eux, ils sont des militants chevronnés de l’Alliance Force clé de Lazare Sèhoueto et n’entendent pas se rallier à la mouvance présidentielle. Les jeunes du "G13" aussi présents pour la circonstance, ont apporté leur soutien à leurs amis de Force-clé et les ont invité à rester vigilants et à ne pas céder aux provocations des Fcbe. L’honorable Eric Houndété de Force clé a, dans son intervention, expliqué aux jeunes les raisons qui poussent le parti au pouvoir et son Chef à se lancer dans cette campagne. Pour le député, le régime panique et ne sait plus quoi faire pour restaurer son image. L’honorable Eric Houndété a également soulevé les dérives du pouvoir en place et a invité les populations à ne jamais céder aux chantres du gouvernement. Pour le maire de Kpomassè, Cocou Tossou, les Fcbe sont prêts à conduire le pays dans le gouffre. Une option qui ne garantie aucunement ni la paix, ni la cohésion nationale. « Nous ne somme pas contre le Chef de l’Etat, mais il doit discipliner ses partisans. Il faut qu’il leur dise de ne plus proférer des injures contres les autres formations politiques qui refusent de cautionner ses dérives » a martelé le maire Cocou Tossou élu sur la liste Force clé lors des dernières élections communales et municipales.

Spéro ASSEGBE
Journal 24 HEURES AU BENIN  23/03/09

Séance de travail du Chef de l’Etat avec les centrales syndicales: Les syndicats saluent les efforts de Boni Yayi

Le dialogue social a repris de fort belle manière. Samedi dernier, au Palais de la présidence de la République, le Chef de l’Etat Boni Yayi a tenu une séance de travail avec toutes les centrales syndicales. C’était vraiment une séance pas comme les autres. Au centre des discussions, les principales revendications des travailleurs. Au finish, toutes les parties sont sorties grandies. Les syndicats n’ont pas hésité à exprimer leur entière satisfaction. Il est vraiment rare de noter la satisfaction d’un syndicaliste béninois ou d’une fédération syndicale après des négociations avec le gouvernement. La séance de travail du samedi dernier était une première au terme de laquelle, tous les secrétaires généraux de toutes les centrales syndicales ont adressé un satisfecit total au Président Boni Yayi de part la qualité des débats qu’il a menés avec eux. En effet, suspendu depuis plusieurs mois, le dialogue social dont la demande de reprise a été adressée à la Haute autorité par les centrales syndicales a eu lieu ce week-end. Tous les ministres concernés par la fronde sociale ont été de la partie. Au menu de l’ordre du jour figurent entre autre l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), le relèvement du point indiciaire, la question des privatisations, le payement des primes de risques et de motivations aux agents du secteur de la santé. Autant de revendications qui ont fait l’objet de longues discussions. Au cours de la séance de travail qui a duré plus de quatre heures d’horloge, le Président Boni Yayi n’est pas allé du dos de cuillère. Il a simplement tenu le langage de vérité et tous les participants à la séance se travail ont reconnu la franchise du premier citoyen béninois. Boni Yayi, en bon père de nation a déposé sur la table de négociation la situation économique du pays. Rien n’a été laissé au tabou. Le Chef de l’Etat a donc expliqué à la lettre aux syndicalistes la situation financière du pays.
Après que le Président Boni Yayi s’est engagé à prendre le décret mercredi prochain pour certifier l’augmentation de 15% du Smig et autres dispositions qui entreront en vigueur sous peu, c’est la satisfaction totale dans le rang des syndicalistes. “Pour une première fois, nous sortons un peu plus à l’aise“ a laissé entendre le secrétaire général du Csa – Bénin Dieudonné Lokossou. Pour lui, tous les problèmes qui ont été abordé ont été approfondis. A entendre le secrétaire général de l’Unstb Emmanuel Zounon, “le principe de la poursuite de la procédure des décisions prises par le Chef de l’Etat est acquise“. Connu pour sa verve en matière de lutte syndicale Gaston Azoua de la Cstb fait entendre au terme de séance de travail :“Je suis satisfait de la procédure“. Toutefois, il plaide pour la nécessité de la reprise du dialogue social qui, selon lui, est en panne. Pour Georges Kakaï-Glèlè de la Cosi, la séance a été très cordiale et le gouvernement a pris à cœur les préoccupations des travailleurs. Madame Laurence Monteiro a simplement invité ses pairs du secteur de la santé à comprendre les efforts du gouvernement qui a pris des engagements à leur encontre et à se mettre résolument au travail. Comme quoi, les déclarations ont isé à apaiser le monde des travailleurs car, les responsables syndicaux ont reconnu les efforts que fournit le Chef de l’Etat.

Charles Eyitayô Yaï
Journal L'OPTION INFOS  23/03/09

Conseil national de l’Uds de Sacca Lafia: La Rb invitée à rejoindre la mouvance

L’Uni­on pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds) de Sacca Lafia était, samedi dernier, à la salle de l’alphabétisation à Parakou, en Conseil national, afin de repartir sur de nouvelles bases politiques. D’importantes recommandations ont été formulées par les participants à ce Conseil l’issue des travaux. Le ministre Sacca Lafia et les siens ont notamment lancé un vibrant appel à l’endroit de la Renaissance du Bénin pour qu’elle reprenne sa place au sein de la majorité présidentielle plurielle. Les délégués au conseil national du l’Uds ont été clairs dans leurs recommandations : la Rb doit revenir à la mouvance présidentielle. Ils sont convaincus que la Rb de Rosine Soglo n’a pas sa place dans la coalition des groupes politiques opposés dans les faits à la politique du Changement que prône le Président de la République, le Dr Boni Yayi, pour hisser le Bénin au rang des pays émergents. Ils sont aussi et surtout convaincus que cette « vielle » formation politique reste l’alliée légitime du régime du Changement parce qu’elle s’est opposée au même titre que l’Uds au régime du Général Mathieu Kérékou A l’unanimité, ils ont reconnu qu’en sa qualité de Premier Ministre désigné par la Conférence Nationale, Nicéphore Dieudonné Soglo a incarné le Renouveau Démocratique et a conduit avec succès le programme de reconstruction de la nation béninoise au cours de la période de transition. Considérant la participation de l’Uds aux différents gouvernements de Soglo de 1991 à 1996, et le bilan élogieux de son quinquennat sur le plan économique avec un taux de croissance allant de moins de 1% à 5% à la fin du quinquennat et constatant le plan machiavélique orchestré par la coalition des forces politiques regroupées dans le G4, le G13 et l’Alliance Force Clé pour entraver la mise en œuvre du programme du Changement du Dr Boni YAYI dans le vil dessein de rééditer le forfait de 1996 en empêchant sa réélection en 2011, le Conseil National de l’Uds, réunit à Parakou, lance un appel vibrant et patriotique à l’endroit de la Rb afin qu’elle rejoigne le camp du Changement et de l’émergence de notre pays. Il reste convaincu qu’avec le dialogue et le sens du compromis, les hommes parviennent toujours à trouver des solutions à des différends ou à des désaccords apparemment irrémédiables.
Par ailleurs, le Conseil donne les pleins pouvoirs aux dirigeants de l’Uds pour œuvrer aux côtés du Président de la République et des autres forces de l’Alliance FCBE en vue de réaliser un partenariat stratégique entre le Président de la République et la Renaissance du Bénin. En avant pour un partenariat stratégique durable entre le Président de la République et la Renaissance du Bénin, pourrait-on tenter de dire. Soulignons que selon l’Uds, la défaite du président Soglo en 1996 est l’œuvre d’une coalition de forces politiques toujours prêtes à sacrifier l’intérêt de la nation pour servir des intérêts égoïstes et partisans. Rappelons que la Rb et l’Uds ont été les deux partis politiques alliés qui se sont opposés au régime du Président Mathieu Kérékou caractérisé, selon elles, par une mauvaise gestion des biens publics.
Motion de soutien au président de la République et à son gouvernement

Considérant le projet de Société du Président de la République, le Dr Boni YAYI, dont les orientations fondamentales sont :

    * la sauvegarde des acquis de la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation de février 1990;
    * le renforcement de l’unité nationale, la préservation de la paix et de la cohésion nationale ;
    * la bonne gouvernance;
    * la lutte contre la corruption;
    * la construction d’un Bénin Emergent et la prospérité partagée;la restauration de l’éthique, de l’esprit patriotique et du respect du bien public;

Considérant le bilan largement satisfaisant des trois premières années du quinquennat du Président de la République dont les acquis les plus saillants au plan économique et social sont :

    * la gratuité de l’enseignement primaire et maternel;
    * la gratuité de la césarienne en milieu hospitalier;
    * l’octroi de micro crédits aux plus pauvres, programme qui a déjà touché près de 500.000 femmes;
    * la mécanisation agricole par la modernisation des outils agricoles et la mise à disposition des intrants agricoles spécifiques aux producteurs de vivriers;
    * la réalisation des grandes infrastructures urbaines (passages dénivelés et échangeur), des infrastructures routières en milieu rural;
    * l’électrification prochaine des chefs lieux des 10 Communes non encore électrifiées…

Le Conseil National de l’UDS réunit à Parakou ce jour, Samedi 21 Mars 2009,

   1. apporte son soutien indéfectible aux actions du Chef de l’Etat et de son Gouvernement;
   2. encourage le Chef de l’Etat à poursuivre sa politique d’assainissement des finances publiques dans l’intérêt de tous les béninois;
   3. encourage le Président de la République à poursuivre son effort d’ouverture politique à l’endroit de toutes les forces politiques susceptibles de l’accompagner dans la mise en œuvre de son gigantesque programme de développement du Bénin amorcé depuis le 06 Avril 2006;
   4. recommande au Chef de l’Etat, de se laisser toujours guider que par l’intérêt supérieur de la nation afin de conduire à bien sa politique économique et sociale qui, à terme, va hisser inéluctablement le Bénin au rang des pays émergents.

Parakou, le 21 Mars 2009
Le Conseil National de l’UDS

Léonce HOUNGBADJI
Journal L'OPTION INFOS  23/03/09

Annoncé comme le supposé candidat unique des G et F pour la présidentielle prochaine : le démenti de Léhadi Soglo

Léhadi Soglo n’est pas le candidat de la coalition G et F. il l’a fait savoir le samedi dernier au siège du Madep en marge de la séance de restitution des conclusions du campus des jeunes G et F. Même si les tractations sont en cours et très évoluées, le candidat des G et F pour la prochaine élection présidentielle n’est pas encore désigné. Et les noms qui circulent ne sont que des rumeurs. C’est ce qu’on peut retenir de la déclaration faite par Léhadi Soglo, premier adjoint au maire de Cotonou et un des leaders de cette coalition de partis politiques.
En effet, en marge de la rencontre de restitution du campus des jeunes G et F à laquelle il venait d’assister, l’héritier Soglo a reconnu que des tractations sont effectivement en cours pour que leur coalition n’aille pas aux élections prochaines en rangs dispersés. D’ailleurs, rassure-t-il, « personne ne s’opposera à la désignation de l’autre parce que ce sera fait de manière consensuelle ». Mais à l’heure actuelle, rien n’est encore conclu. Les critères que devra réunir l’heureux élu, comment son choix se fera, la procédure par laquelle sa désignation sera faite sont encore autant de points qui ne sont pas encore abordés. De toutes les manières, conclut-il, « le processus est enclenché et rien ne l’arrêtera ».
On se souvient qu’en fin de semaine dernière, plusieurs informations ont fait état de ce que la coalition des G et F avait porté son choix sur Léhadi Soglo pour défendre ses couleurs à la prochaine élection présidentielle. C’est suite à cela que l’intéressé a fait son intervention.

Joël C. TOKPONOU
Journal LE PROGRES  23/03/09

Le ministre Topanou, invité sur Radio Tokpa: « Il n’existe aucun problème entre le gouvernement et le Mca »

Le Ministre de la justice et porte-parole du gouvernement, Victor Prudent Topanou était hier l’invité de l’émission « 75 mn pour tout dire » sur radio Tokpa. Une opportunité pour l’ancien secrétaire général du gouvernement de fournir d’amples explications sur certaines questions brûlantes de l’heure. Les grands sujets abordés au cours de cet entretien sont notamment l’état actuel de la justice, la lutte contre la corruption, l’escorte des véhicules d’occasion, le cambriolage au siège de la Renaissance du Bénin et la confusion notée entre les rapports du gouvernement et le Millenium challenge account. En ce qui concerne le premier point, le Garde des sceaux a déclaré avec fierté que la justice béninoise se portait bien  sous l’ère du changement. Victor Topanou a reconnu l’existence de certains problèmes mais a rassuré quant à la diligence du gouvernement à les régler. Le porte-parole du gouvernement a également a fait savoir que des réflexions étaient en cours afin  que les établissements financiers soient  désengorgés. Mieux, deux repas au moins par jour seront bientôt offerts aux prisonniers.
Le cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin, a été un sujet sur lequel le ministre s’est particulièrement prononcé en ce sens qu’il a essayé de transmettre toute la détermination du gouvernement à retrouver les  coupables afin qu’ils subissent les rigueurs de la loi. Victor Topanou n’a pas esquivé  la question de la lutte contre la corruption qui serait noyée depuis des lustres. Il balaie cette allégation du revers de la main et déclare que la balle n’est plus dans le camp du gouvernement. D’après ses dires, il revient désormais  à la justice de faire son travail puisque les résultats des enquêtes commanditées par l’actuel régime au début de son  mandat sont à sa disposition. Pendant que d’autres sont encore au niveau de la Brigade économique et financière.
Le ministre a par ailleurs réaffirmé la volonté du gouvernement du Dr Boni Yayi de prendre part à tout débat contradictoire sur la question de l’escorte des véhicules d’occasion.  A ce propos, il précise que ceux qui sont intéressés par un débat contradictoire n’ont qu’à lancer le processus et ils répondront  du côté de l’Exécutif. Il n’a pas manqué de préciser qu’au-delà d’un  débat,  les députés disposent d’un  cadre prévu par la Constitution et qui leur donne les prérogatives nécessaires pour contrôler les actions du gouvernement. Parlant d’actions du gouvernement, la nouvelle tournure qu’a prise la lutte contre l’essence frelatée avec la rencontre la semaine écoulée entre des envoyés du gouvernement et les acteurs du kpayo a été soulevée. Le ministre estime que le gouvernement a décidé de privilégier le dialogue dans un secteur dont les racines s’encrent profondément au fil des jours.
Le fait que beaucoup de familles vivent également de ce commerce illicite n’est pas étranger à cette nouvelle option.
Le dernier sujet aura été le Mca. Le Ministre affirmera qu’il n’existe aucun  problème entre le gouvernement et cette structure. Il a expliqué que le gouvernement a simplement émis la volonté de remplacer les directeurs de cabinet de ministères qui le représentent au sein du Conseil d’administration par les ministres eux-mêmes. Il ne perçoit donc pas la source d’un quelconque problème.

Benoît Mètonou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  23/03/09

Première université des jeunes G et F: De rudes batailles en perpectives pour 2011

Samedi, la coordination de la « jeunesse unie pour la Nation » des G et F ont organisé des universités dans les 15ème et 16ème circonscriptions électorales. Au menu la restitution des travaux de leur congrès constitutif de février dernier et l’appel à la mobilisation pour le départ de Boni Yayi en 2011.
« Quand on scrute l’histoire de notre pays, tous les changements ont été apportés par les jeunes. Alors, nous devons dès maintenant nous mettre résolument à la tâche afin de changer le chauffeur en 2011». Ces propos du coordonateur national de la Jeunesse unie pour la Nation,  Mathias Agon expliquent suffisamment les tenants et les aboutissants de cette première sortie dans les circonscriptions électorales. Pour ce dernier, l’heure  a sonné pour que la jeunesse béninoise se mettent ensemble et change le cours de l’histoire du Bénin qui s’écrit aujourd’hui avec  les violations répétées des acquis de la Constitution et la mise en danger permanente de la paix. Devant le parterre de jeunes venus partager les fruits de leurs travaux de février dernier, les représentants des partis composants le G4, le G13 et Forces Clé ne sont pas allés de main morte pour peindre la gestion actuelle du pays. Pour Martial Hounou du Psd, régionalisme et improvisation caractérisent le pouvoir en place. Le secrétaire général du Prd, Moukaram Badarou lui succèdera au pupitre. Dans son message aux jeunes dont il se réclame d’ailleurs, il ne trouvera aucun crédit au gouvernement en place. Des élections communales chaotiques à l’envie hégémonique du pouvoir sur les institutions de la République en passant par les fausses promesses, Moukaram Badarou n’aura pas épargné Boni Yayi et ses ministres. Le plus virulent des intervenants aura été le deuxième vice président du Madep, l’honorable  Assan Séïbou. Dans une diatribe d’une rare violence ponctuée d’humour noire et de satire, il a démontré que Boni Yayi n’apporte rien au développement du Bénin. Pour preuve, il cite la construction de l’aéroport de Tourou à Parakou. Selon lui, ce n’est pas de cela que les populations ont besoin actuellement. Un terre-plein ou un parc pour les camions gros porteurs aurait été bénéfique. D’autres exemples de mauvaise gestion et de navigation à vue ont été cités et renforcés par Léhady Soglo. Il mettra l’accent sur la fracture ethnique, régionale et sociale qui est notée sous le régime de Yayi. Il appellera les jeunes à se tenir prêts pour la bataille de 2011 afin que les dérives au sommet de l’Etat cessent.
Il faut signaler que dans la soirée du même samedi, après le siège du Madep à Akpakpa où s’est tenue la première séquence de ladite université, le 12ème arrondissement a également accueilli la coordination des jeunes G et F. Dans la matinée du dimanche, c’est avec Mme Célestine Zanou que la coordination a échangé sur les grands dossiers de la Nation. Très heureux de la richesse des débats avec leur sœur aînée, il est convenu désormais entre eux de se retrouver plus fréquemment afin de mieux travailler ensemble pour le bonheur du Bénin.

Benoît Mètonou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  23/03/09

DÉSIGNATION DES REPRÉSENTANTS DU PARLEMENT À LA HAUTE COUR DE JUSTICE: Un bras de fer en perspective au parlement

Il sera ouverte ce lundi au palais des gouverneurs à Porto-novo, la deuxième session extraordinaire de l’année demandée par 45 députés pour connaître de huit dossiers importants. L’ordre du jour de la plénière de ce jour porte sur la désignation des membres du parlement à la haute cour de justice et dans les parlements régionaux.
Les députés réussiront-t-ils ce jour à élire leurs six représentants à la Haute cour de justice ? La réponse est difficile à donner au regard de la polémique et des dissensions qu’on note autour du sujet au parlement. La volonté des députés de l’opposition non déclarée d’arracher un grand nombre de sièges dans cette institution est encore présente. En effet, ils n’ont jamais cessé d’accuser le gouvernement de vouloir contrôler toutes les institutions de l’Etat. L’exemple de la Cour constitutionnelle revient dans les esprits. Les conditions qui ont entouré les désignations leur ont donné à penser que la désignation des quatre membres du parlement est influencée par le pouvoir en place. Le développement de certaines situations au parlement ont laissé croire à l’opposition que l'Exécutif veut tout contrôler. Les G et F développeraient des stratégies pour prendre le contrôle de la Haute cour de justice afin, semble-t-il, de rééquilibrer les rapports de force dans cette institution de contre pouvoir qui, au terme de la loi, est chargée de juger le chef de l’Etat et les membres du gouvernement pour des faits commis à l’occasion ou à l’exercice de leurs fonctions. Mais la Cour constitutionnelle n’a pas été de leur avis. Elle a invalidé, à travers sa décision DCC 09-002 rendue le 08 janvier 2009, la volonté des députés G et F de s’octroyer tous les 6 sièges de la Haute cour de justice. La Cour a ainsi rappelé la notion de majorité/ minorité comme principe de base pour la désignation des représentants du parlement à la Haute cour de justice. Dans une démocratie pluraliste, aucune frange politique ne doit être laissée de côté indiquent les sages de la cour. Si cette décision a surpris les députés G et F par sa singularité par rapport aux anciennes déjà rendues dans le domaine, elle a toutefois le mérite de poser une fois pour toutes les bases claires sur lesquelles, les députés devraient désormais désigner leurs responsables dans les institutions de l’Etat et dans les instituions internationales. Une démocratie est celle qui permet la participation de tout le monde à la gestion du pays. L’exclusion ne doit pas donc être érigée comme mode de gestion démocratique. Cette décision, à y voir de près, relève de bon sens. Mais politiquement, elle gène les intérêts des députés G et F. C’est donc sans surprise qu’ils ont formulé un recours déguisé contre cette décision de la cour. Ne pouvant pas se dédire, les 7 sages ont confirmé leur première décision leur suggérant de recourir aux travaux de la commission.
En effet, la commission des lois avait déjà indiqué la voie à suivre dans son rapport que les députés G et F avaient rejeté parce que le rapport des forces à l’hémicycle leur est favorable. La cour constitutionnelle a mis en demeure le parlement de désigner ses membres à la haute cour afin de redonner vie à cette institution qui depuis 23 mois attend ses nouveaux membres. Dans la décision DCC 09-015 du 19 février 2009, les sages de la cour ont rejeté la responsabilité sur les députés G et F. Pour le président de l’assemblée nationale, c’est une responsabilité collective de tous les députés. Ceux de la mouvance par contre accusent les G et F de refuser de jouer le jeu de la démocratie et de la transparence. C’est dans ce contexte fait d’accusations et de suspicions que le dossier de désignation sera appelé ce jour à l’hémicycle. Dans le rapport de la commission, les députés de la majorité auront avec 44 députés, trois membres alors que la mouvance avec ses 39 députés en aura également trois . Mais l’opposition rejette déjà ce schéma et préconise que la désignation tienne compte du nombre de groupe parlementaire. L’opposition en compte quatre et la mouvance trois. Cet avantage numérique doit avoir d’influence sur le mode de répartition des sièges, ont affirmé les G et F. Le débat reste donc tout entier et ce lundi nous fixera certainement sur la suite de la procédure.

Fortuné AGUEH
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 23/03/09

Victor Topanou à propos du cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin : « Les coupables seront retrouvés et punis »

Le Ministre de la justice et porte-parole du gouvernement était hier invité sur radio Tokpa. A cette occasion, Victor Topanou a donné de nouveaux éclaircissements sur plusieurs points de l’actualité nationale. Notamment, sur la question du cambriolage du siège du Parti de la Renaissance du Bénin.
Invité sur l’émission « 75 min pour tout dire » de Radio Tokpa, le Ministre Victor Topanou s’est prononcé à nouveau sur l’état de la justice après trois ans passés sous l’ère du changement, les chantiers de lutte contre la corruption, le cambriolage au siège de la Renaissance du Bénin, le débat contradictoire sur la question de l’escorte des véhicules d’occasion, et l’actualité au niveau du Millenium challenge account. Pour ce qui est du cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin, le porte-parole du gouvernement a d’abord déploré l’acte qu’il juge regrettable. Ensuite, le porte-parole du gouvernement a rassuré que tout sera mis en œuvre pour que « les coupables soient retrouvés et punis » car poursuit-il, le Bénin a fait le choix d’une démocratie pluraliste et rien ne doit l’entacher. Cette réponse n’est pas différente de celle donnée par le même ministre le jeudi dernier alors qu’en pleine conférence de presse, il venait d’apprendre la nouvelle.
Se prononçant sur l’appareil judiciaire, le Garde des sceaux s’est félicité de ce que « la justice se porte bien ». Certes, certains problèmes récurrents subsistent mais le gouvernement s’évertue à les régler pour le bien des populations, a-t-il signifié. Victor Topanou a expliqué aussi que des réflexions sont en cours pour désengorger les prisons et commencer par offrir aux prisonniers deux mets au quotidien. Le professeur Victor Topanou s’est également prononcé sur la question de la lutte contre la corruption que certains voient battre de l’aile. Pour lui, il n’en est rien. Les résultats des enquêtes commanditées par le gouvernement au début du mandat ont le mérite d’avoir permis de normaliser le système. Quant à l’exploitation des résultats, le gouvernement a joué sa partition et il revient à la justice de jouer la sienne. Et à en croire le Ministre, la procédure serait en cours et à l’étape de la Brigade économique et financière.
En attendant que cette procédure n’aboutisse, Victor Topanou a réitéré la volonté de l’Exécutif de mener tout débat contradictoire sur la question de l’escorte des véhicules d’occasion s’il en était encore besoin. « Que les gens intéressés par un débat contradictoire nous contactent et on ira », a-t-il martelé. Toutefois, il rappelle qu’au lieu de débat, les députés ont un autre cadre prévu par la Constitution et qui leur donne les prérogatives nécessaires pour contrôler les actions du gouvernement. Dans tous les cas, conclut le Ministre, « le gouvernement est prêt à défendre ses actions contre vents et marées ».
Parlant d’actions du gouvernement, la lutte contre l’essence frelatée a pris une autre tournure avec la rencontre la semaine écoulée entre des envoyés du gouvernement et les acteurs du kpayo. Cette voie de dialogue choisie par l’Exécutif était devenue nécessaire face à une pratique qui a eu le temps de s’enraciner profondément et qui nourrit des milliers de bouches.
Enfin, le Ministre a réitéré qu’il n’existe pas de problèmes au niveau du Mca-Bénin. Le gouvernement a simplement émis la volonté de remplacer les directeurs de cabinet de ministère qui le représentent au sein du Conseil d’administration par les ministres eux-mêmes. Cela ne saurait être source de problème, a-t-il déclaré pour clore le débat.

Joël C. TOKPONOU
Journal LE PROGRES  23/03/09

Sèmè-Podji: Les jeunes Prd défient les cauris

Les jeunes du Parti du renouveau démocratique (Prd) sous la direction de Ghislain Ahidé ne sont plus prêts à laisser une petite parcelle de terrain aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dans la commune de Sèmè-Podji. Ils affûtent sérieusement leurs armes pour leur damer le pion aux prochaines élections. Samedi dernier à Pk10, ils ont organisé une grande rencontre d’explications qui a regroupé les représentants des jeunes venus des six arrondissements de la commune.

Dans un premier temps, le bilan des dernières élections communales a été fait aux participants. Selon les organisateurs de cette séance, le Prd n’est pas en baisse de forme à Sèmè-Podji, quand bien même la mairie lui a échappé. Ils ont évoqué les manigances du pouvoir en place et le manque de stratégie des ténors du parti dans la localité pour expliquer la situation des dernières communales. Face à cette situation du parti du renouveau démocratique, ils ont pris la résolution de prendre leur destin en main pour relever les défis qui les attendent, surtout que les élections présidentielles et législatives de 2011 sont très importantes pour eux et la démocratie béninoise. Pour y arriver, ils entendent redynamiser leurs bases et mettre totalement en déroute leurs adversaires en 2011. De même, ils ont décidé de tendre la main à leurs amis d’hier ayant rejoint les cauris d’une manière ou d’une autre. Pour preuve, plusieurs militants-Fcbe ont regagné le rang des militants du Prd, après avoir reconnu leurs erreurs. Les jeunes Prd gardent espoir.
Pour eux, l’heure n’est pas au découragement. Ils s’engagent dans un dynamique militante pour reprendre le terrain en 2011, sous la direction des responsables de leur formation qui étaient également présents sur les lieux.

Jules Yaovi Maoussi
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  23/03/09

Nominations de trois fils d’Abomey-Calavi: Le maire Patrice Hounsou-Guêdê et les populations remercient Yayi

En nommant dans son dernier gouvernement,  trois ministres ressortissants d’Abomey-calavi, à savoir, Victor Topanou, Christophe Kint Aguiar et Soulé Mana Lawani, le Chef de l’Etat a posé un acte historique, selon les populations locales. Samedi dernier, elles ont vivement exprimé leur reconnaissance au premier magistrat du Bénin,  aux côtés du maire Patrice Hounsou-Guêdê et de tous les autres élus locaux Prière à la Mosquée centrale de Zinvié,  culte Vodoun  à la place de Vodoun (embarcadère, ex-Onatho), messe  d’action de grâce à l’Eglise  catholique  St Antoine de Padoie d’Abomey-calavi, culte  d’action de grâce au Temple Protestant Ebenzer ; culte à l’Eglise du Christianisme céleste Mont Sinaï… marche de soutien, puis enfin un grand meeting populaire sur le stade communal. Le paquet des manifestations égrenées sur deux jours, vendredi et samedi dernier, pour  remercier le Chef de l’Etat, Boni Yayi était bien lourd. La mairie de la commune d’Abomey-Calavi, en organisant cette cérémonie grandiose, exprime au nom des populations locales,  leur gratitude suite aux nominations de trois fils du terroir dans son dernier gouvernement. Il s’agit notamment, du ministre des finances et de l’économie, Soulé Mana Lawani, du ministre de la justice, Victor Topanou et du ministre du travail et de la fonction publique, Christophe Kint Aguiar.
Combien étaient-ils, hommes, femmes, sages, notables, enfants et élus locaux à prendre d’assaut le terrain de foot de Calavi où trônaient  d’immenses bâches ? Des milliers. L’ambiance était à la fête aux rythmes de différentes sonorités locales, accompagnées du talentueux artiste Sagbohan Danialou, qui a fait le déplacement avec son orchestre au grand complet.
Le maire Patrice Hounsou-Guêdê dans son allocution,  a voulu rester collé à l’actualité. Laquelle ?   Celle  du « chauffeur » qui défraie désormais la chronqiue dans le pays. Pour le maire de Calavi, ce chauffeur est comme le roi Midas qui transforme tout ce qu’il touche en or. « Le véhicule de ce chauffeur, poursuit-il,  a un coffre enchanté : quand il l’ouvre, tel  Merlin,  on voit apparaître  des routes  modernes, l’échangeur de Godomey, des passages  supérieurs, des écoles, des centres de santé, des microcrédits aux femmes, des aéroports, des trains, etc. ». Et au maire de renchérir : «La commune  d’Abomey-Calavi célèbre  ce jour cet excellent chauffeur. Vous  le connaissez, c’est  le Président de la République  du Bénin,  le Chef de  l’Etat, le Chef de gouvernement, le Dr Boni Yayi » Depuis les indépendances jusqu’en 2006, Abomey-Calavi a été marginalisée, banalisée et réduite  à sa portion  congrue, à en croire la première autorité communale qui s’indigne aussi du fait que des dirigeants ont utilisé l’ascenseur  électoral d’Abomey-calavi,  gratuitement  pour monter sans pour autant  le retourner aux populations locales en matière  d’infrastructures socio-communautiares et de promotion de ses cadres. Mais l’avènement de Boni YAyi en Avril 2006, viendra tout corriger à la satisfaction générale de toutes les filles et de tous les fils d’Abomey-calavi.
«A côté des grands travaux de développement, le Chef de l’Etat a montré  tout son attachement  à notre commune en offrant  à ses dignes fils, trois postes ministériels hautement importants et stratégiques,  les finances, la justice, la Fonction publique et le travail. C’est une marque  de considération qui suscite notre admiration et notre  reconnaissance  à son Excellence Docteur  Boni Yayi » s’est exclamé, par ailleurs le maire Patrice Hounsou – Guêdê.
Président du comité d’organisation  de ce meeting de remerciement, le premier adjoint au maire d’Abomey-calavi Placide Azandé,  a invité pour sa part,   toute la grande famille de la majorité présidentielle  constituée de la Fcbe et de tous ses alliés à rester soudés,comme un seul homme  derrière  le Chef de l’Etat et son gouvernement afin de les accompagner  dans leur combat  quotidien pour éradiquer  la pauvreté et hisser  haut le flambeau du Bénin.
« Quand le Bénin s’éveillera avec une alliance plurielle Fcbe unie, le monde entier va s’ébranler  devant notre capacité à avancer » a –t- il lâché aussi. Entre autres intervenants , le représentant des jeunes de Calavi affirmera que « contre vents et marrées, nous serons  aux côtés du Chef de l’Etat, de ses  ministres,nos aînés, du mire et des autres démembrements du Conseil municipal d’Abomey-Calavi pour jouer pleinement  notre partition maintenant demain et surtout en 2011 pour que  la machine  de développement  lancée par le Dr Boni Yayi fonce et  nous libère de  la misère ».

Christian Tchanou
Journal LA NOUVELLE TRIBUNE  23/03/09

Le temps de Dieu et le temps de l’homme

Qu’est- ce que le temps ? Difficile question à la quelle le dictionnaire nous fournit une toute première réponse. « Milieu indéfini où paraissent se dérouler irréversiblement les existences dans leur changement, les événements et les phénomènes dans leur succession. ». On comprend, par cette définition, que nous parlons du temps de Dieu, un temps sans limites, un temps sans frontières, synonyme d’éternité Le dictionnaire nous donne une autre définition du temps, à savoir « Portion limitée de cette durée globale ou bien point repérable dans une succession par référence à un « avant » et à un « après ». On comprend qu’il s’agit là du temps de l’homme. C’est le temps quantifié de nos montres, le temps utile dans l’espace duquel nous inscrivons la réalisation de nos projets, le temps séquencé en une suite d’évènements dans l’histoire, en termes d’époque, d’ère ou de génération.
Laissons à Dieu éternel son temps. Concentrons-nous sur le nôtre, c'est-à-dire sur le temps des mortels que nous sommes. Le temps de nos réalisations nous étant compté, on peut supposer, a priori, que nous ne devrions pas traîner les pieds,  nous amuser à des riens, au risque de manquer de donner corps et forme à nos rêves, d’atteindre nos objectifs.

A l’échelle de ce temps utile, essayons d’apprécier certains de nos grands projets nationaux, en commençant par la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Ce projet est destiné à nous arracher à notre archaïsme électoral, en  tirant le meilleur profit de ce que la science, la technique et la technologie produisent, aujourd’hui, de mieux.

Les Béninois, dans leur immense majorité, partagent cette vision de modernité. Et pourtant, depuis près de dix ans, ils bavardent, de manière oiseuse, autour de ce qui tarde à passer d’un projet à une réalisation concrète. Il est plus que temps, en effet,  d’assainir notre système électoral en le libérant de l’hypothèque du tripatouillage, de la salissure de la fraude. Sur ce point, des pays à qui le Bénin a ouvert et a montré les chemins de la démocratie lui dament désormais le pion, ayant déjà pris sur lui plusieurs longueurs d’avance. Qui n’avance pas recule.

Pourquoi utilisons-nous notre temps à faire du sur place ? Pourquoi refusons-nous d’entrer dans la modernité ? Pourquoi nous vautrons-nous dans un système électoral qui n’a que trop étalé ses limites ? Pourquoi perdons-nous notre temps à jouer contre les intérêts du plus grand nombre et au détriment de l’intérêt général ? Nous avons compris que l’utilité du temps s’apprécie moins par ce qu’on y ensemence et qui aurait pu porter des promesses d’avenir que par des intérêts qu’on veut y défendre immédiatement, ceci à tout prix, voire à n’importe quel prix. Les intérêts immédiats de l’homme l’enchaînent au temps présent. Alors que pour qu’il formule une vision d’avenir et qu’il agisse par anticipation, l’homme doit se contraindre à grandir et à prendre de la hauteur.

Comme on le voit, pour que les vingt-quatre mois qui nous séparent des prochaines élections couplées présidentielle/ législatives deviennent effectivement le temps de la Lépi, une rupture s’impose. Nous devons nous défaire de nos petitesses et calculs actuels. Nous devons nous investir à explorer les chemins de la grandeur : voir grand, voir loin, par delà nos intérêts du moments.

Un autre projet qui met en lumière notre rapport au temps et notre mode de gestion du temps est bien celui de la gratuité de la césarienne. A moins d’une dizaine de jours de la mise en œuvre de cette mesure, on a le sentiment que nous n’avons pas mis à profit le temps pour nous assurer une bonne préparation. Nous n’avons pas pris soin d’anticiper les problèmes et prendre en compte leurs  possibles effets directs et collatéraux. Pourquoi voulons-nous faire en dix jours ce que nous n’avons ni cru ni su faire en trois mois ? Rien ne sert de courir il faut partir à point.

Mentionnons deux projets que nous ne saurons finaliser, à moins de les bâcler. Le premier touche au passeport numérique. Il doit remplacer nos passeports actuels. Nous aurions dû rentrer dans l’année 2009 avec un tel document conformément aux prescriptions internationales. Le deuxième projet a trait au passage du système analogique actuel qui régit le domaine de la télévision et de la radiophonie au système numérique. C’est une grande révolution qui est en route. La date butoir est impérativement fixée au 15 juin 2015. D’ici là, nous devons nous investir à préparer cette mutation en mettant en place l’environnement  juridique, infrastructurel et économique nécessaire. Malheureusement, nous ne bougeons pas encore et rien ne bouge autour de nous. Il y a le camp de ceux qui entrent franchement dans l’avenir et le camp de ceux qui le font,  mais à reculons, les yeux à leur rétroviseur. Il n’est que temps de choisir notre camp.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 23 mars 2009 

NÉGOCIATIONS DIRECTES ENTRE LE CHEF DE L’ETAT ET DES LEADERS SYNDICAUX : Quatre heures de vérités au palais

Les leaders des centrales syndicales ont été reçus samedi dernier par le chef de l’Etat au palais de la présidence de la république. Durant quatre heures d’horloge bien comptées, Boni YAYI et ses invités ont discuté franchement des problèmes des travailleurs. Depuis quelques semaines, le front social est en ébullition au point où l’on a parfois l’impression que le pays traverse une crise malgré l’intense activité menée au niveau des pouvoirs publics sur le terrain. Samedi dernier, le chef de l’Etat a décidé de venir au secours de ses ministres qui discutent déjà avec les travailleurs en prenant langue avec les responsables syndicaux. Prenant aussi la mesure de cette invitation, la plupart des premiers responsables des centrales syndicales ont répondu à la main tendue du chef de l’Etat. Les leaders syndicaux ont été émerveillés par la grande disponibilité, et le sens de l’écoute dont la chef de l’Etat a fait preuve vis-à-vis d’eux. Il leur a consacré environ quatre heures d’échanges constructifs couronnées d’engagement et de promesses pour l’avenir.
En effet, avec Boni Yayi, les leaders des centrales syndicales ont surtout discuté du relèvement du niveau des salaires, des primes et autres indemnités alloués aux travailleurs. Le chef de l’Etat leur a franchement parlé de l’état des finances de l’Etat, de sa sensibilité aux problèmes des travailleurs et de sa disponibilité à leur apporter progressivement des solutions en fonction des ressources disponibles. Pour joindre l’acte à la parole, le chef de l’Etat a promis par exemple, de prendre, dès cette semaine, un décret pour consacrer le niveau de relèvement du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig). En outre, il a promis de mettre sur pied une commission pour étudier les conditions dans lesquelles certaines primes sont allouées aux travailleurs du secteur de la santé qui observent depuis quelques jours un mouvement de débrayage préjudiciable aux usagers des hôpitaux publics. Aussi a-t-il rassuré les travailleurs du secteur de la santé que le paiement des primes de motivation sera poursuivi. En ce qui concerne les privatisations de certaines société d’Etat, Boni Yayi a promis aux leaders syndicaux, qu’il veillera toujours aux intérêts des travailleurs. Et pour les assurer du suivi des échanges, le chef de l’Etat leur a promis des rencontres périodiques avec eux tous les trois mois. Gaston Azoua de la Cstb, Georges Kakaï Glèlè de la Cosi et les autres responsables sont repartis du palais de la présidence de la République avec le sentiment d’avoir désormais une oreille plus attentive aux problèmes des travailleurs.

Apollinaire KOUTON
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 23/03/09

mars 20, 2009

Recomposition du Conseil d’administration du Mca:La lettre de Dako et la réplique de l’ambassadeur des Usa

Dans notre parution d’hier, dans l’article intitulé « Recomposition du Conseil d’administration de Mca, les Etats-Unis d’Amérique désavouent le Bénin », nous avons affirmé : « En décidant de procéder unilatéralement, à la recomposition du Conseil d’administration de Millénium challenge account (Mca), le Gouvernement béninois vient de provoquer la vive protestation de l’Etat américain ». Tout en maintenant ces affirmations, nous publions les correspondances échangées à cet effet, entre la présidence de la République du Bénin et l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. (Lire le texte intégral des lettres)

REPUBLIQUE DU BENIN

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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

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CABINET CIVIL

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N° .JM DC/PR/SP-C

Cotonou, le 3 MARS 2009

Monsieur le Coordonnateur du Millenium Challenge Account (MCA­Bénin) Cotonou

Objet : Ajournement de la prochaine Session du Conseil d’Administration du MCA-Bénin.

Par décret pris en Conseil des Ministres le mercredi 25 février 2009 et publié le 1er Mars 2009, le Gouvernement en interprétant à juste titre les dispositions du Compact a modifié la composition des membres du Conseil d’Administration du Millénium Challenge Account. Désormais c’est le Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires qui représente le Président de la République au sein du Conseil Les Ministres ayant en charge respectivement, l’Agriculture, l’Elevage et la Pêche, d’une part, l’Economie et les Finances d’une part encore, l’Environnement et la Protection de la Nature, d’autre part, l’Urbanisme, l’Habitat, la Réforme Foncière et la lutte contre l’Erosion Côtière d’autre part encore et la Justice représentent le Gouvernement au niveau du Conseil.

Enfin les autres membres du Conseil d’Administration sont :

- Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin ;
- Un représentant de la société civile ;

- Un représentant de l’Association Nationale des Communes du Bénin ;

- Un représentant du Bureau de l’Assemblée Nationale du Bénin.

Le représentant du Président de la République assure la présidence du Conseil d’Administration (CA). Cette décision de modification prise par le Gouvernement est conforme aux dispositions du Compact et doit être exécutée sans délai. C’est pourquoi je vous demande de prendre contact avec le nouveau Président du Conseil d’Administration en vue de discuter des modalités de passation de service.

Ce n’est qu’après la passation de service que la nouvelle date de la prochaine session du Conseil d’Administration peut-être connue.

Le 3 mars 2009

A la réunion convoquée le 12 février 2009 par Son Excellence Dr. Boni Yayi, Président de la République du Bénin, pour assurer l’avancement et la réussite du programme MCC, le président a exprimé son intention de restructurer le Conseil d’Administration. MCC apprécie l’initiative importante prise par le gouvernement à cette fin. En effet, dans le journal La Nation du lundi 2 mars 2009, nous avons lu que le Conseil des Ministres a adopté la semaine dernière, un projet de décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Conseil d’Administration et du Conseil consultatif du Programme national du Bénin pour le Millenium Challenge Account. Nous exprimons notre satisfaction par rapport au suivi entrepris au plus haut niveau du gouvernement pour le succès du programme. Cependant, l’accord signé par nos deux gouvernements le 22 février 2006 a déjà défini très précisément la structure et le fonctionnement du Conseil d’Administration et du Conseil consultatif de MCA-Bénin. Le compact a aussi spécifiquement listé, à la section 3 (c) (i) de l’Annexe l, les transactions, documents et activités qui requièrent l’approbation préalable de MCC. Il est évident, à partir du compact, qu’avant l’exécution de n’importe quel changement au Conseil d’Administration et du Conseil consultatif de MCA-Bénin ou tout autre changement de cette nature, l’approbation préalable de MCC est nécessaire. Sans cette approbation, la structure, les autorités et les responsabilités actuelles demeurent en place. (Ci-joint le texte en anglais et en français.) Nous vous saurions gré de vous faire parvenir des propositions détaillées pour une mise en œuvre plus efficace du programme du Millennium Challenge Corporation. Comptant sur votre diligence habituelle, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Gayleatha B. Brown Ambassadeur

A

Son Excellence,

Monsieur Soule Mana Lawani Ministre de l’Economie et des Finances Cotonou

Texte du compact signé le 22 février 2006 Section 3 ©, Annexe I du compact : (c) MCC

Nonobstant les dispositions de la Section 3.1 du présent Accord, ou de toute autre disposition contraire de la présente Annexe du Programme, et sauf accord contraire conclu périodiquement entre les Parties, MCC doit approuver par écrit chacune des transactions, activités, accords et documents ci-après avant l’exécution ou la mise en œuvre de ces transactions, activités, accords et documents et avant tout Décaissement ou Paiement des Fonds MCC y relatifs. Il s’agit de :

(12) Tout décret, loi, règlementation, engagement contractuel (y compris un accord sur la gouvernance par et entre le Gouvernement -ou un Affilié du Gouvernement convenu d’accord parties-, MCA-Bénin et MCC), ou autre document portant création ou régissant MCA-Bénin (« Document Fondamental) ;

(16) Tout (A) changement d’un membre du Conseil d’administration, d’un Observateur, Dirigeant ou employé clé ou contractant de MCA,­ Bénin, ou changement dans la composition du Conseil d’administration de MCA-Bénin, y compris l’approbation de la proposition de Président, (B) pourvoir au poste vacant à la présidence, au Conseil ou au poste d’Observateur ou au poste vacant d’un Dirigeant, un employé clé ou un contractant de MCA-Bénin, (C) pourvoir aux postes de représentants nommés par le Conseil Consultatif, le cas échéant, pour siéger au Conseil d’Administration et CD) pourvoir à tout poste vacant du Conseil Consultatif ;

(18) Toute décision d’amender, compléter, remplacer, annuler ou de modifier par tout autre moyen ledit système ; et Text of the compact signed on Fébruary 22, 2006 : Section 3 ©, Annex I to be compact : (i) Notwithstanding Section 3.1 of this Compact or any provision in this Program Annex to the contrary, and except as may be otherwise agreed upon by the Parties from time to time, MCC must approve in writing each of the following transactions, activities, agreements and documents prior to the execution or carrying out of such transaction, activity, agreement or document and prior to MCC Disbursements or Re-Disbursements in connection therewith : ... (12) Any decree, legislation, regulation, contractual agreement (including a governance agreement by and among the Government (or a mutually acceptable Government Affiliate) MCA-Benin and MCC) or other charter document establishing or governing MCA-Benin (« Governing Document) ; ...

(16) Any (A) change of a Board of Directors member, Observer, employee or contractor of MCA-Benin, or change in the composition of the Board of Directors of MCA-Benin, including approval of the nominee for Chair, (B) filling ofany vacant seat of the Chair, Board of Directors member, or an Observer or vacant position of an Officer, key employee or contractor of MCA-Benin, (C) filling of the seats designated as representatives nominated by the Advisory Council, if any, to the Board of Directors, and (D) filling any vacant seat on the Advisory Council ; ... (18) Any decision to amend, supplement, replace, terminate, or otherwise change any of the foregoing ;

LE MATINAL

Université : les racines du mal

L’Université d’Abomey-Calavy est en effervescence. Une annonce comme celle-là, récurrente à souhait, ne nous émeut plus. Comme si c’était le silence, le calme, dans ce haut lieu du savoir, qui devrait être hors norme ou relever d’une anomalie.

L’Université, notamment dans nos pays, a ainsi fini par être vue et regardée comme un volcan en permanente éruption dont les laves et les cendres incandescentes tiennent en respect la cité tout entière.
Gardons-nous cependant de tomber dans la banalisation d’un phénomène qui, pour être récurrent, n’en est pas moins révélateur d’un profond malaise, celui qu’éprouve justement une certaine jeunesse face à l’institution universitaire. Cette jeunesse se sent abandonnée sur les chemins désaffectés et sans issue de la vie, parquée comme du bétail dans l’enclos d’une institution qui a depuis longtemps confirmé son orientation à n’être plus qu’une machine à fabriquer des chômeurs, des bras morts dans des pays où, pourtant, tout reste à faire.
C’est déjà bien, pour cette jeunesse, qui n’est pas toutefois dupe, de se savoir membre de la communauté universitaire, de s’occuper à faire semblant d’étudier, de se bercer de la douce illusion d’appartenir à l’élite, c’est-à-dire au club de ceux à qui finira par échoir la redoutable mission de conduire les destinées du pays.

Nos étudiants, dans leur majorité, sont ainsi devenus des blasés et des frustrés d’une sructure à laquelle ils ne croient plus. Sauf qu’ils demandent à celle-ci de leur servir de couverture ou de leur fournir un bon alibi, le temps de l’initiation dans le bois sacré de l’enseignement supérieur. Dans un pays comme le nôtre où le culte du diplôme bat son plein, nos étudiants sont conscients de la nécessité de couronner leurs cursus par quelques diplômes. Car, dans l’arène sociale, de manière hypocrite, on préfère avoir affaire à un lutteur qui se fait accompagner d’un chat, même mort ou en peluche, plutôt que d’avoir affaire à un lutteur qui n’a que son visage et ses beaux yeux à montrer.

L’Université s’ordonne donc, dans l’esprit de nos étudiants, comme une parenthèse qui leur prend quelques années de leur vie. Ils peuvent ainsi y fabriquer, à l’abri des regards extérieurs, les masques et les accoutrements dont ils se serviront plus tard pour entrer dans la peau des personnages qu’ils auront choisi d’incarner ou de porter sur la scène sociale, si ce n’est sur la scène de la vie, jouant ainsi leur part de la comédie humaine.

Voilà qui nous situe et qui nous place bien dans le droit fil de la première cause de la crise dans laquelle ne cesse de s’enfoncer l’Université. Celle-ci, entièrement occupée au jeu du paraître, au jeu des apparences factices, a fini par oublier ou par perdre de vue les enjeux majeurs de la société qui l’abrite. Et Dieu sait qu’elle ne peut ni se déconnecter ni se désintéresser de ces enjeux sans s’éloigner de sa vocation d’être un haut lieu du savoir où souffle l’esprit.

Il y a lieu, dans ces conditions, de s’interroger sur le sens des études sur l’esplanade du jeu qu’est devenue ou que tend à devenir l’Université. Du reste, toutes les définitions du concept étude, entendue comme application méthodique de l’esprit cherchant à apprendre et à comprendre ou effort intellectuel pour acquérir des connaissances, sont en porte-à-faux avec les définitions du jeu dont nous retenons le caractère de gratuité, de futilité, de bénignité, de facilité.

Voilà qui nous situe bien par rapport à la seconde cause de la crise de l’université qui manque de plus en plus d’être, pour sa société, un laboratoire grouillant de créativité et d’inventivité, demain prenant corps et forme sous le microscope et dans les éprouvettes de ses animateurs, le futur se structurant au bout de la longue vue de ses chercheurs. En fait, l’Université qui doit montrer la voie et ouvrir la voie, pointant des horizons toujours plus éloignés, a perdu la précieuse boussole de l’imagination que l’un des plus forts esprits du siècle dernier, en l’occurrence Albert Einstein, dit être supérieure à la science.

La troisième cause de la crise de l’Université n’apparaît que plus clairement, à savoir que celle-ci est non seulement refermée sur elle-même, renfermée en elle-même, mais encore se comporte comme une entité isolée de la société qui la porte. Ce qui veut dire, d’une part, que l’université, recroquevillée en une posture autiste, se déconnecte de son environnement naturel. Ce qui veut dire, d’autre part, que l’université est largement étrangère à sa société qu’elle ignore et pour comble de malheur, qu’elle peut être amenée à mépriser.

Nous venons ainsi de lire l’Université à l’envers. Reste à la remettre à l’endroit. Ce ne sera pas une mince affaire. Mais c’est possible. Le premier homme au monde à avoir réussi à faire le tour de la terre à pied a bien commencé son exploit par un tout premier pas.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du 19 mars 2009

Issa Badarou veut consolider l’économie béninoise

Le ministre Issa Badarou a fait le tour des parcs de vente de véhicules d’occasion pour s’enquérir des difficultés qui existent dans le secteur. C’est avec l’intention de trouver des solutions plus ou moins justes et durables aux problèmes. Difficultés soulevées par les acteurs du secteur, le ministre Issa Badarou a promis des solutions dans un délai raisonnable. Il était en compagnie des directeurs centraux et des membres de son cabinet

C’est dans le cadre d’une démarche purement originale que le ministre Issa Badarou s’est rendu hier sur les parcs de vente de véhicules d’occasion pour s’enquérir des problèmes qui minent l’essor du secteur. A travers cette sortie, il a voulu mieux cerner le circuit pour découvrir les problèmes sur le terrain. C’est le parc tampon unique (Ptu) du port autonome de Cotonou qui a été la première étape du périple. Pour la circonstance, il s’est fait accompagner des directeurs généraux du Port autonome de Cotonou (Pac), de la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobémap), du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) et de la compagnie béninoise de manutention portuaire (Cobénam).

Un monde à problèmes

L’objectif du ministre Issa Badarou est de toucher du doigt les réels problèmes de ceux qui s’adonnent à l’activité de vente de véhicules d’occasion. Conflits entre importateurs, manutentionnaires et forces de l’ordre, insécurité grandissante dans les navires et cambriolage des véhicules qui sont dépouillés des pièces importantes, insuffisance d’espace pour contenir les 30 mille véhicules qui sont acheminés chaque mois, arnaque par les forces de l’ordre, accès difficile aux visas dans les chancelleries . Tels sont les problèmes auxquels sont confrontés les acteurs de vente de véhicules d’occasion. A Ekpè comme à Sèkandji, les problèmes semblent identiques. Sur les parcs Cepa, Yasmine, Ritis inter, Cash, Al Woudjouj qui ont été sillonnés par le ministre et sa délégation, les problèmes d’assainissement, de mévente et de mauvaise organisation du secteur sont posés. Le Président du groupement des importateurs, Amoussa Moukaïla tout en saluant l’initiative du ministre qui, bien qu’étant du monde portuaire et connaissant les problèmes, a choisi de descendre à la base. Mais il n’a pas manqué de dresser un chapelet de doléances.

C’est surtout les faux frais qui constituent le véritable problème qui mine le secteur. Ils sont multiples et multiformes et sortent du cadre réglementaire fixé par l’arrêté interministériel. A cela, Amoussa Moukaïla ajoute le principe de dépôt qui frappe les véhicules quand ils ne sont pas livrés dans un délai de six mois après leur arrivée au point de vente. L’insécurité est aussi l’autre problème qui gangrène le secteur. Selon le représentant du Haut conseil des transitaires mandataires, il faut sécuriser les parcs et les tronçons de transfert des véhicules et supprimer les frais supplémentaires car cela fait augmenter les prix de vente des véhicules et complique la procédure d’enlèvement et de dédouanement. « Nous voulons des solutions pour rendre plus compétitif le port de Cotonou », a-t-il déclaré. Puisque les fonds qui servent de micro crédits proviennent des véhicules d’occasion, les acteurs du secteur ont proposé que le gouvernement leur octroie également des crédits pour le renforcement de leurs activités pour la survie de l’activité. Le chapelet des doléances sera contenu dans un mémorandum qui sera déposé au ministre Issa Badarou qui a affirmé être disposé à écouter toutes les catégories d’acteurs afin de trouver des solutions durables aux problèmes.

Les promesses du ministre Badarou

Conscient de l’importance de ce secteur pour l’économie béninoise, Issa Badarou a tenu à rassurer vendeurs, importateurs et autres acteurs du secteur de vente de véhicules d’occasion. Il a annoncé la création d’un comité de suivi dynamique pour limiter les faux frais. Il a promis réfléchir sur la proposition des acteurs du secteur qui consiste à créer une direction spéciale qui va s’occuper des questions de véhicules d’occasion. Les questions courantes qui ont besoin de solutions urgentes seront réglées sous peu car à en croire le ministre Badarou, on ne doit plus perdre le temps une fois que les problèmes sont connus. Quant à la mévente qui a cours actuellement sur les parcs, il a expliqué que cela est dû à la baisse du naira. « C’est un problème conjoncturel qui trouvera bientôt solution. Nous pouvons passer le temps à organiser le secteur en attendant que les activités ne reprennent. Il faut commencer par appliquer les barèmes en vigueur », a-t-il conseillé. Il a promis aux vendeurs et autres acteurs du domaine de passer de temps en temps s’enquérir de leurs difficultés.

Réhabilitation de la cité historique d’Abomey. Les engagements de Maxime Houédjissin

Le tout nouveau directeur de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa), Maxime Houédjissin a été officiellement installé dans ses fonctions. C’était hier à la Place Goho d’Abomey devant plusieurs autorités étatiques, cadres et chefs traditionnels de la cité historique d’Abomey. Pour rassurer les populations concernées par ce projet, Maxime Houédjissin a pris des engagements qu’il se devra de respecter dans le cadre de sa mission.

« L’Archa s’organisera administrativement, moralement et techniquement pour ne couvrir et tolérer aucun chantier inachevé et piteusement réalisé » Ces propos de Maxime Houédjissin traduisent bien la ferme volonté et la disponibilité de l’homme à bien remplir la mission à lui confier par le Chef de l’Etat. Devant un monde impressionnant et en présence des autorités politico-administratives puis les chefs traditionnels et têtes couronnées, il a pris le ferme engagement de lutter contre les éléphants blancs et de préserver l’emploi que va générer son agence au profit de la jeunesse d’Abomey. Il a également choisi de faire la promotion et la revalorisation de la main d’œuvre locale. Comme pour annoncer le chronogramme de ses activités, il a présenté le tableau de ses activités prochaines et les infrastructures à réaliser dans le cadre de ce projet d’un coût global de 6,8 milliards. Le ministre de l’urbanisme, de l’habitat, de la réforme foncière et de la lutte contre l’érosion côtière, François Noudégbessi qui qui procédait à l’installation officielle ldu Directeur général de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa) a prévenu les fils et filles d’Abomey et environs. Il les a invités à enterrer la hache de guerre et de se dépouiller de toutes considérations politiques pour s’occuper des questions de développement. « Les querelles intestines, les passions ont déjà fait leurs preuves et rien ne peut marcher sur ce terrain », a conseillé François Noudégbessi.

Le maire Ahanhanzo Glèlè a, quant à lui, remercié le Chef de l’Etat pour cette attention qu’il a pour la cité historique d’Abomey. Mais il prévient lui aussi en ce qui concerne la récupération politique de ce projet car selon lui, la politisation à outrance des projets de dévelopement tue l’initiative. Le ministre Zinzindohoué, représentant le Président de la République a demandé aux populations le Président Boni Yayi pour qu’il fasse encore mieux pour la ville d’Abomey et environs. Reconnaissant le mérite du premier magistrat du pays, Edgard Soukpon, Président des cadres du cadre de concertation du Plateau d’Abomey a trouvé que l’Agence doit être soutenue dans ses ouvres pour le bonheur des populations.

Cambriolage au siège de l’association Vidolé, Un blessé et des documents emportés

Deux individus ont cambriolé ce jeudi matin, aux environs de trois heures, le siège de la Renaissance du Bénin à Cotonou. Ils ont emporté des documents et fait un blessé qui a été conduit au centre de santé de Ménontin à Cotonou pour les soins. Deux malfrats s’étaient introduits hier au siège de l’association Vidolé sis à Kouhounou à Cotonou L’opération s’est produite entre trois heures et cinq heures du matin. D’après les déclarations de l’agent de sécurité de la maison, Robert Amoulé, il était à la guérite, aux environ de trois heures. quand, il s’est retrouvé encadré par deux hommes armés. Ils étaient habillés comme des agents de la police nationale, à en croire le vigile. Après l’avoir molesté, les deux bandits l’ont amené à l’intérieur de la maison et l’ont déposé au sol. De là, ils ont aperçu le petit frère de la présidente de l’association qui, aux dires du gardien, vient passer parfois ses nuits là. Jean est son nom. Cet homme dormait sur la terrasse devant l’entrée principale de l’immeuble du siège. Il aurait voulu s’opposer aux deux cambrioleurs. Ces derniers, dans leur réaction, lui ont donné des coups de marteau sur la tête, aux tibias sur les orteils. Puis, ils l’ont traîné sur la cour jusqu’à un coin derrière l’immeuble. Jean aurait perdu beaucoup de sang car, les traces de sang sur tout le trajet qu’ils parcouru avec lui, étaient encore très remarquables aux environs de huit heures.

C’est après avoir maîtrisé ces deux hommes que les malfrats sont rentrés dans l’édifice. Ils ont visité le bureau du président Soglo, la direction nationale de campagne du parti Rb, le secrétariat, la salle de réunion, la cellule informatique. Vu la manière dont les portes de ces différents bureaux ont été défoncées, on se rend compte que les deux hors-la-loi avaient sur eux des outils comme des marteaux. Il est à noter que seul le bloc du maire Nicéphore Dieu Donné Soglo a été visité. Aussi, n’ont-ils rien emporté en dehors des documents, aux dires de Léhady Soglo, premier adjoint au maire de Cotonou. Ce qui lui faire dire que c’est la personne du président Soglo qui était visée.

Depuis que l’association Vidolé est née, c’est la toute première fois qu’elle enregistre un tel cambriolage, selon les explications du président de la Rb pour qui, la multiplication de pareils actes d’insécurité ces dernier