« janvier 2009 | Main | mars 2009 »

février 27, 2009

Volonté affichée du gouvernement pour la révolution verte:Plus de 7 milliards déjà injectés dans la mécanisation agricole

En prélude aux journées portes ouvertes qui ont lieu au Cerpa-Atlantique (ancien Carder) d’Abomey-Calavi, les samedi 28 et dimanche 1er mars prochains, sur les équipements agricoles acquis par le gouvernement du Changement d’une part, et les actions du Programme de promotion de la mécanisation agricole (Ppma) d’autre part, le coordonnateur dudit Programme a donné une conférence de presse hier, jeudi, dans la cour du Cerpa.

Rendre perceptible les efforts du gouvernement du Dr Yayi Boni dans le sens de la mécanisation agricole et situer l’opinion publique sur les actions, les acquis et les perspectives du Ppma. Tels sont les principaux objectifs qui sous-tendent cette rencontre du coordonnateur du programme, André Biaou Okounlola, avec les professionnels des médias. En effet, selon le conférencier qui avait à ses côtés le directeur général du Cerpa-Atlantique, Jean Gbéto Dansou, le président Yayi Boni dès son arrivée au pouvoir en 2006, a affirmé sa vision de faire la révolution verte à travers la modernisation des outils agricoles. Aujourd’hui, ce rêve devient réalité avec d’importants équipements agricoles acquis par le gouvernement, en relation avec les pays comme la Chine, l’Inde et la République Tchèque. Faisant le point des matériels commandés sur fonds propre et déjà réceptionnés, André Biaou Okounlola a précisé que sur le parc des engins situé au Cerpa d’Abomey-Calavi, on peut compter entre autres 390 tracteurs dont 40 font l’objet de don de l’Inde ; 300 faucheuses, 250 motoculteurs, 60 remorques, 15 décortiqueuses de riz. En complément à tout cela, le gouvernement attend de réceptionner dans les prochains jours, 200 charrues à disques, 64 remorques, 10 rappeuses à manioc, 15 complexes karité, 10 effriteuses de noix de palme, 10 batteuses de riz, 10 égreneuses à maïs, 05 presses à double vis. D’un montant global d’environ 7,5 milliards de Fcfa, ces équipements destinés aux coopératives, seront repartis sur toute l’étendue du territoire, selon la demande, la zone géographique et la disponibilité de la terre à exploiter. Mais avant l’utilisation de ces engins, un accent sera particulièrement mis sur le volet formation des acteurs à la base. Il faut préciser que ces actions visibles du gouvernement n’ont pas été menées sans l’implication du Ppma qui, en son temps, a procédé à l’élaboration d’une stratégie nationale de mécanisation agricole, à l’organisation de voyages de prospection de matériels agricoles en Chine, en Inde, en Europe et au Ghana, etc. Crée en 2007, le Ppma après un an de démarrage entend, à en croire son coordonnateur, passer à la vitesse de croisière afin que l’émergence économique se concrétise.

Jacques A. Boco

Gestion des fonds de l’escorte des véhicules d’occasion:Le gouvernement défend les recettes déposées à la Beceao

Face à la polémique sur la gestion des fonds de véhicules d’occasion qui s’enflait, l’opinion publique et une certaine classe politique s’attendaient à une réaction du gouvernement. Hier Jeudi 26 février 2009, c’est surtout le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki qui a donné des éclaircissements à ce sujet. Il n’a pas nié que les fonds de l’escorte étaient déposés à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), mais il refuse de reconnaître que ces recettes financent directement le programme de micro crédits aux plus pauvres.

Face à la presse hier, le ministre d’Etat, chargé de la prospective du développement et de l’évaluation de l’action publique semblait avoir le dos rond face à la presse. Pascal Irénée Koupaki s’est livré à un exercice qui avait pour objectif de battre en brèche les allégations selon lesquelles les fonds de l’escorte des véhicules d’occasion en transit vers les pays limitrophes sont mal gérés et que les recettes issues de cette activité financent directement le programme de micro crédits aux plus pauvres. Accusations mensongères, rétorque le ministre d’Etat. D’entrée et pour devoir de mémoire, il rappelle qu’en Avril 2006 au moment où le gouvernement du Changement s’installait, la situation économique et financière du Bénin était déplorable. Face à l’urgence, le chef de l’Etat a décidé de gouverner en mettant l’accent sur l’assainissement des finances publiques. Cet assainissement consistait entre autres à permettre à l’Etat de rentrer dans ses prérogatives. Le ministre d’Etat développe que c’est ainsi que la gestion de l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion en transit vers les pays limitrophes est revenue dans l’escarcelle du gouvernement qui l’a confiée à la douane. C’était en mai 2006. Du coup les frais de l’escorte qui étaient de 350.000 Fcfa par véhicule en transit ont été revus à la baisse. La grille tarifaire était maintenue à 210.000 Fcfa. Par ailleurs, le ministre Irénée Koupaki a tenu à souligner qu’à l’arrivée de Yayi Boni, la nouvelle équipe a hérité d’un budget du gouvernement défunt qui n’a pas pris en compte les recettes produites par l’escorte des véhicules d’occasion.

Comment ces fonds étaient déposés à la Bceao ?

Restée non élucidée pendant longtemps, le ministre d’Etat a apporté des éclaircissement à cette question. « Etant donné que l’activité de l’escorte est désormais gérée par la douane, c’est son directeur général qui est chargé de percevoir les recettes et de les déposer au trésor public, chargé de les reverser dans un compte appelé « compte de dépôts » domicilié à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). Dans le même temps, le gouvernement a reconnu avoir autorisé le directeur général de la douane à aller déposer directement à la Bceao les recettes des véhicules d’occasion. C’est peut-être là où les accusateurs parlent de mauvaise gestion ou de mystère dans la gestion des fonds de l’escorte. Mais pour le ministre d’Etat, il n’ y a pas matière à polémiquer dans la mesure où il existe une traçabilité dans les opérations de trésorerie. De même, selon le ministre d’Etat, ce compte dépôt a été ouvert bien avant que le gouvernement ne reprenne en main l’activité de l’escorte, ceci pour recevoir les appuis budgétaires, les annulations de dettes et récemment les fonds de l’escorte. En clair, pour le gouvernement, aucun compte n’a été spécialement créé à la Bceao pour recueillir les fonds de l’escorte.

Utilisation des fonds de l’escorte

Selon le ministre Irénée Pascal Koupaki, il est complètement inexacte de dire que les fonds de l’escorte servent à financer le programme de micro finances. Il s’agit plutôt, a-t-il expliqué des recettes qui sont déposées au trésor public comme recettes de financement pour financer les déficits de l’Etat. Il développe ensuite qu’il ne s’agit pas seulement des fonds de l’escorte qui constituent exclusivement les recettes de financement. Au nom de l’unicité de la caisse de l’Etat, cela permet au gouvernement de s’adresser à son banquier qui est le trésor public, dès qu’il est dans le besoin afin de financer les déficits et de faire des avances à des sociétés d’Etat, comme la Sonapra, la Sonacop, la Sbee. De la même manière, ces recettes de financement servent à financer le programme de micro finance dont les micro crédits aux plus pauvres, ont affirmé les ministres Irénée Koupaki et Soulé Mana Lawani. Ils ont insisté sur le fait que les ressources de l’escorte existent bien en recettes de financement au trésor public et qu’il n’y a pas de lien direct entre les micro crédits et les fonds de l’escorte. Cela ne pourrait en être ainsi, dans les mesures où à la date d’aujourd’hui le montant de ce programme est de 20 milliards Fcfa, bientôt 25 milliards, alors qu’au 31 décembre 2008, le trésor public a enregistré des recettes de financement issues des fonds de l’escorte pour un montant de plus de 45 milliards Fcfa. L’intervention du ministre de la micro finance, Réckya Madougou a consisté à balayer du revers de la main, les accusations selon lesquelles les vrais bénéficiaires des micro crédits sont des militantes des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Rappelons que neuf ministres ont été dépêchés par le chef de l’Etat pour rencontrer la presse.

Fidèle Nanga

2011 et les ambitions des Soglo

Manifestement, les élections présidentielles de mars 2011 causent beaucoup d'émoi et de remous au sein de la Renaissance du Bénin.
Le parti de Rosine Soglo semble vivre depuis quelque mois un véritable dilemme quant à l'attitude à adopter en ce qui concerne ses choix stratégiques. Mieux, tout se passe comme si entre les responsables au plus haut sommet du parti que sont Rosine Soglo, Nicéphore Soglo, Léhady Soglo, Epiphane Quenum et autres Justine Chodaton, l'avenir du parti se conjugue avec des échelles de valeurs différentes.

Entre déclarations à la limite contradictoires, coup de gueule contre le président Boni Yayi et tentatives de rapprochement avec le chef de l'Etat, la Rb souffle le chaud et le froid et se met dans une position équilibriste entre le président Boni Yayi et le bloc G4-G13-Force Clé.

Pour le béninois lambda, la Rb entretien la confusion sur ses réelles intentions et veut se donner la chance d'opérer un choix gagnant en 2011.

A la vérité, pour qui connaît la Rb qui a toujours clairement affiché ses positions et qui en a tiré la plus grande estime de la part des populations béninoises, cette attitude est symptomatique de l'état d'esprit de ses dirigeants qui, après avoir dix (10) ans durant végété dans l'opposition au régime du président Kérékou s'estime rejetés par le régime en place car ce dernier le leur accorde pas la place qui devrait être la leur.

Seulement, la question récurrente que se posent les populations désabusées par ce jeu de cache-cache de la Rb est de savoir jusqu'à quand ça va durer.

Crépin BOSSOU

Pour corruption et faux rapport sur le Bénin :Angélique Savané virée du Nepad

La responsable du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) pour la République du Bénin vient de perdre son contrat. A cause du faux rapport qu’elle a fait sur la situation béninoise et les dessous qui en sont les motifs Marie-Angélique Savané a été déchargée par les Parlement du Nepad d’où on apprend que le processus d’évaluation du Bénin pour lequel elle a produit un rapport biaisé pourrait être repris à zéro.
La sociologue sénégalaise et responsable du Maep pour le Bénin, Mme Marie-Angélique Savané, n’émarge plus au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Elle a été relevée de ses fonctions de Coordonnatrice du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs lors de la dernière rencontre des parlementaires pour le Nepad à Midrand en Afrique du Sud. Pour, dit-on, des raisons d’enrichissement sans cause, au moment où elle évaluait les questions de bonne gouvernance économique et politique en République du Bénin. Tout le dossier peut être lu sur le lien http://www.rewmi.com/marie-angélique-savané-au-coeur d’un scandale au Bénin ou en tapant simplement Marie Angélique Savané dans google recherche. En effet, bien avant le dépôt de son rapport sur la gouvernance économique et politique au Bénin, Mme Marie-Angélique Savané émargeait déjà au budget national du Bénin. Au lieu d’être récompensée sur les fonds spéciaux et de souveraineté non justifiables, son nom a été maladroitement mis dans la rubrique ’’salaire’’ de la présidence de la République du Bénin du projet de budget général de l’Etat gestion 2009, qui a été adopté en décembre dernier à l’Assemblée nationale. Après le tollé général qu’a suscité la situation, elle va reconnaître plus tard dans une interview qu’elle a accordée à un journal sénégalais que le gouvernement du Bénin lui a fait délivrer un passeport diplomatique tout en niant les pots de vin qu’on lui aurait versé pour service rendu. Pour voiler la face, Mme Marie Angélique Savané a été nommée Conseiller spécial au Palais de la Marina à Cotonou par le président béninois. Toute chose qui contraste avec sa mission d’évaluation par les pairs pour laquelle elle est sensée être neutre. Mieux, en tant qu’étrangère et en mission internationale de contrôle, rien ne pouvait justifier ce poste auquel elle a été promue et le passeport que les autorités béninoises lui ont délivré. La nouvelle a fait le tour du monde et a engendré du coup un ordre du jour spécial lors de la réunion dans la ville de Midrand en Afrique du sud où les parlementaires africains pour le Nepad se sont bien indignés de son cas et ont préféré mettre un terme au contrat que l’institution a passé avec elle, avec des avis qui pourraient la suivre durant le reste de son parcours international. Des correspondances seraient déjà adressées à toutes les autorités parlementaires africaines dans ce sens. Selon certaines sources proches du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le cas Marie-Angélique Savané devrait également faire l’objet d’un dossier qui sera discuté en plénière dans les prochaines semaines. Le gouvernement du président Yayi Boni qui a, jusque là, tenté de faire croire que Mme Marie-Angélique Savané n’a jamais émargé au budget national devrait être invité pour venir dire, face à la représentation nationale, sa part de vérité dans ce dossier scabreux. Après bien sûr les controverses en commission sur la question. Pour un député hier au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, la situation constitue une honte pour l’Etat béninois qui a dû corrompre un fonctionnaire international pour voiler ses contre-performances en matière de bonne gouvernance économique et politique. Il faut préciser que le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) a été institué pour s’occuper des défis actuels du continent africain. Le Nepad fait partie des réformes au sein de l’Union Africaine et tend à aider les Etats membres à mieux gérer les deniers publics et des questions liées à la démocratisation de l’Afrique pour régler les problèmes de pauvreté et les libertés essentielles. Le tout, passant d’abord par un assainissement des finances publiques et un respect des textes de loi. C’est dans ce cadre que le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) a été mis en route et accepté par tous les Etats membres. C’est un instrument d’auto-évaluation auquel les pays membres du Nepad adhèrent volontairement. Le Maep s’intéresse notamment aux questions de bonne gouvernance économique et politique. De ce fait, personne n’a exigé à l’Etat béninois de demander à être évalué. Dans les milieux politiques hostiles au Changement, on estime que c’est le souci permanent de populisme qui a guidé jusque là la gestion des affaires publiques et la tendance à montrer aux citoyens ce qui n’est pas, qui a conduit les thuriféraires du Changement à initier la formule. Et après avoir fait des promesses de pots de vin à Mme Marie-Angélique Savané qui aurait pondu un rapport biaisé sur le pays, le Bénin de l’ère du changement a été retenu comme le pays qui aspire vraiment vers un Etat émergent. Mme Marie-Angélique Savané a été même décorée. Aujourd’hui, le pot au rose qui a été découvert, fait couler assez d’encre et de salive et discrédite le Bénin.    Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau).

Crise économique : une dénonciation raisonnable et raisonnée des causes

« Une dénonciation raisonnable et raisonnée des causes de la crise économique  », titre à la Une L'Osservatore Romano en italien du 27 février 2009 : d'économie aussi le pape a parlé en effet avec ses prêtres du diocèse de Rome qu'il a rencontrés ce matin au Vatican et qui lui ont soumis huit questions.

Le pape confirme que sa troisième encyclique portera sur des thèmes sociaux et économiques. Il insiste aussi sur la formation biblique de ses prêtres : à chaque participant a été remis le livret d'introduction à la Bible par Pietro Principe, intitulé « Guida essenziale alla Sacra Bibbia » (Libreria Editrice Vaticana).

Cette rencontre annuelle a eu lieu en la salle des bénédictions du palais apostolique du Vatican en présence du cardinal vicaire du pape pour Rome, Agostino Vallini, auquel le pape s'est adressé pour une des réponses aux questions, entouré de l'archevêque vicegérent, Luigi Moretti, des évêques auxiliaires Enzo Dieci, Armando Brambilla, Paolino Schiavon, Ernesto Mandara, Benedetto Tuzia, et de l'archevêque émérite Ennio Appignanesi. Les prêtres du diocèse étaient accompagnés des prêtres du monde entier présents à Rome, au service de l'Eglise de Rome.

Benoît XVI, comme l'an dernier, a répondu d'abandance du cœur aux questions de huit prêtres, curés ou vicaires.

Le P. Zappatore a offert un sonnet en « romanesco » dédié à la prochaine visite du pape au Capitole, au siège de la Ville de Rome, le 9 mars prochain, avec pour titre : « Er Papa ar Campidojo ».

« Les références aux grands problèmes d'actualité n'ont pas manqué, indique L'Osservatore Romano, dont la grave récession économique, les difficultés des familles, l'urgence de l'éducation, le phénomène de la sécularisation. Une occasion pour Benoît XVI de rappeler qu'il est en train de préparer sa troisième encyclique, sur des thèmes sociaux et économiques ».

Le pape, continue L'OR, a été interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements. Il a demandé la participation du cardinal Vallini pour répondre à une question : lorsqu'un prêtre lui a demandé ce qu'il pensait de la continuelle rotation des jeunes prêtres dans les paroisses, et sur l'opportunité de prolonger leur présence pour une meilleure formation. Le cardinal Vallini a saisi l'occasion pour souligner le manque de jeunes qui se consacrent au sacerdoce, mais ce n'est pas pour autant que le Seigneur « cesse d'appeler », a-t-il souligné.

Anita S. Bourdin

Le Carême nous aide à lutter pour faire le bien, déclare Benoît XVI

Il reste encore « beaucoup à faire » pour vivre dans « l'amour » et non dans « l'indifférence », a affirmé Benoît XVI en invitant à profiter du Carême pour faire le bien.

Le pape a envoyé un message, le 25 février, à l'Eglise brésilienne à l'occasion de la Campagne de Fraternité annuelle qui s'est ouverte le mercredi des Cendres dans le sanctuaire d'Aparecida.

En évoquant le document conclusif de la V Conférence du CELAM qui s'est tenue au Brésil en 2007, le pape a rappelé les « signes évidents de la présence du Royaume (...) dans l'évangélisation des pauvres, (...) dans le martyre à cause de la foi, dans l'accès de tous aux biens de la création, dans le pardon réciproque, sincère et fraternel, ou dans la lutte pour ne pas succomber à la tentation et ne pas être esclave du mal ».

Dans ce message pour la Campagne de fraternité qui a cette année pour thème ‘La paix est le fruit de la justice', le pape a souligné combien « le Carême nous aide à lutter sans perdre son âme pour faire le bien ». Il a rappelé « combien il nous est difficile » pour les hommes « de décider sérieusement de pratiquer la justice, et il reste encore beaucoup à faire pour vivre ensemble dans la paix et l'amour, et non dans la haine ou l'indifférence ».

« Nous savons aussi que si l'on réussit à obtenir une juste distribution des biens et une organisation sociale harmonieuse, la douleur de la maladie ne disparaîtra jamais, ni celles de l'incompréhension et de la solitude, de la mort de personnes que nous aimons, et de l'expérience de nos limites », a ajouté le pape.

« Le Seigneur déteste les injustices et condamne celui qui la pratique », a encore estimé Benoît XVI. « Mais il respecte la liberté individuelle et c'est pourquoi il permet qu'elles existent, puisqu'elles font partie de la condition humaine après le péché originel ». « Toutefois, son cœur plein d'amour pour les hommes l'a conduit à accueillir avec la croix ces tourments : notre souffrance, notre tristesse, notre faim et notre soif de justice », a-t-il poursuivi. « Prions-le de faire de nous des témoins de paix et de réconciliation ».

Marine Soreau

Initiation de trois propositions de loi supplétives de la Lépi : complicité entre Chabi Sika et Janvier Yahouédéou

Le député Karimou Chabi Sika vient d’initier trois propositions de loi sur la Lépi. Ce qui compromet sa mise en place avant 2011 et les ambitions du chef de l’Etat Yayi Boni.
On s’achemine vers un report de la réalisation de la Lépi. C’est ce qui se dégage des trois propositions de loi initiées le 20 février 2009 par le président de la commission de l’éducation et des affaires sociales Karimou Chabi Sika. En effet, le député Fcbe s’évertue pour obtenir l’adoption de trois autres textes de loi pour régler tous les problèmes de droit liés à ce scrutin.

Ainsi on a la proposition de loi dérogatoire aux dispositions de loi portant Règles générales pour les élections et relatives au Recensement électoral national approfondi (Rena), la proposition de loi relative aux dérogations de la loi portant Règles générales pour les élections et relative au Rena et la Lépi et la proposition de loi relative au Rena et la Lépi . Pour parvenir à ligiférer ses textes, le député Karimou Chabi Sika serait déjà en train de réunir les signatures nécessaires en vue de la convocation d’une session extraordinaire pour se pencher sans délai sur ses propositions de loi. Selon certaines sources parlementaires crédibles, les députés Fcbe se préparent même à demander au gouvernement d’introduire dans les meilleurs délais un projet de loi relatif aux données biométriques pour compléter le dispositif en cours d’élaboration au parlement.

Selon nos sources, c’est sur l’ensemble du dispositif que les députés Fcbe devraient être formés le samedi dernier au Palais de la Marina à Cotonou. L’information n’ayant pas parvenue à tout le monde, le rendez-vous a dû être reporté, car il y avait juste une dizaine de parlementaires présents. Ce sont ces propositions de loi qui font dire que ce n’est pas seulement le député Fcbe Janvier Yahouédéou qui est contre les précipitations en cours pour faire réaliser la Lépi dont le processus accuse déjà d’un sérieux retard.

A vrai dire, ils sont bien nombreux dans la mouvance présidentielle à penser à l’inopportunité de la réalisation d’une Lépi dans le contexte actuel. Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, il est même imprudent de l’envisager pour gérer les élections présidentielles et législatives couplées. Les contraintes qu’impose une telle démarche et le temps qui nous sépare de 2011 constituent les éléments qui ne militant pas en faveur des ambitions du chef de l’Etat. Pour répondre aux impératifs et dans les normes, il faut forcément démarrer le processus au plus tard le 02 mars prochain qui est déjà un dimanche. Mieux, aucune disposition n’est en place pour mettre les acteurs de cette Lépi au travail avant les trois prochaines semaines. Sans compter les réserves de l’opposition non déclarée et le temps que prendront les habituels débats houleux à l’Assemblée nationale sur des dossiers du genre.

En suite, il y a le fait qu’on a pu élire le président Yayi Boni en 2006 sans une Lépi . Sans que le ciel ne tombe. Ce sont ces préoccupations qui auraient été celles de Karimou Chabi Sika et tous ses autres parlementaires Fcbe qui le soutiennent dans le projet et sont d’ailleurs disposés à l’aider à réunir les signatures nécessaires pour une session extraordinaire dans les prochains jours. La réflexion sur le sujet daterait, dit-on, de plusieurs jours avant les prises de position de son collègue Janvier Yahouédéou à Bohicon le week-end passé.

C’est en réalité ce que les autres pensaient bas que le député de Covè à dit haut le week-end écoulé, quoi que cela lui coûterait. Le moment est venu pour prendre de bonnes options pour ne pas se retrouver devant le fait accompli. D’ailleurs, le mécontentement a commencé par gagner certains ténors de cette mouvance où on ne veut plus se taire face à certaines dérives au sommet de l’Etat. Ils se rendent compte et que le temps avance il n’y a aucune garantie pour les uns et les autres de revenir à l’Assemblée nationale, sixième législature.

Ils ne manquent pas de dire que le chef de l’Etat est plus préoccupé par sa propre réélection. Au moment où chaque député de cette mouvance n’est sûr d’être aligné sur la liste gouvernementale Fcbe et surtout disposé d’une marge de manœuvre pour sauver sa tête, le président Yayi Boni fait de plus en plus la promotion des nouveaux venus. Le malaise est général dans les Fcbe depuis que le premier magistrat qui ne pense qu’à lui seul, a ouvert les portes de la mouvance à d’autres partenaires qui sont mieux lotis que ses alliés de première heure. Outre les députés, on parle aussi d’un groupe de rebelles dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat qui n’est pas content.

Ils sont également préoccupés par leur avenir dans le Changement. Ne sachant à quel saint se vouer ils commencent par développer des stratégies pour se faire entendre. Surtout qu’une fois remerciés, ils pourraient être vite oubliés.


Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau).

Brice Hortefeux : Ecoutez, en guise de réponse je voulais mentionner qu’il y a peu de chances que je n’ai pas de passeport puisque j’en ai déjà un (1), que vous, vous n’avez pas, vous. Puisque j’ai le passeport que m’a remis Monsieur le prÃ

Mémorable rencontre hier au palais de la présidence de la République entre le président Boni Yayi et la majorité plurielle de la commune de Ouidah. Venus en masse des dix (10) arrondissements que compte la cité de Kpassè, populations, élus locaux, militants des divers partis soutenant l’action du chef de l’Etat, chefs religieux, sages et notables ont réaffirmé leur soutien indéfectible au Président Boni YAyu a qui ils ont officiellement remis la clé de Ouidah.
Inédite était la marée humaine qui a pris d’assaut hier le palais de la présidence de la République pour aller au devant du chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi. En effet, devant le regard ahuri du chef de l’Etat, la salle du peuple du palais de la présidence de la République ne pouvait contenir ce déferlement des populations de la majorité plurielle de la commune de Ouidah.

C’est à l’honorable Célestine Adjanohoun, cheville ouvrière de la réussite de cette rencontre qualifiée d’historique par le chef de l’Etat lui-même, qu’est revenu l’honneur d’ouvrir le bal des interventions.

A l’en croire, c’est le jour de Ouidah qui est arrivé avec cette rencontre entre le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi et les populations de la majorité plurielle de la commune de Ouidah qui continuent de lui apporter un soutien indéfectible mais qui ont assez de préoccupations à lui soumettre.

Pour, M. Ahouandjinou, chef d’arrondissement de Djègbadji, il est plus que temps que la ville de Ouidah qui regorge d’énormes potentialités soit prise en compte de façon sensible par le gouvernement du changement qui, par l’entremise de plusieurs membres du gouvernement a annoncé la réalisation de plusieurs projets porteurs dont les populations attendent toujours le démarrage.

Intervenant à sa suite, Sidonie Acclassato, représentante des femmes après avoir salué les efforts fournis par le gouvernement pour faire du Bénin un pays émergent, a demandé l’intervention du chef de l’Etat pour que le programme de micro crédit aux plus pauvres qui est bloqué à sa première phase reprenne afin que les milliers de femmes qui attendent puissent en bénéficier.

Quant à Crépin Bossou, représentant des jeunes de la commune de Ouidah, il a soutenu que malgré leur fidélité au président Boni Yayi à qui ils ont massivement accordé leurs suffrages lors des présidentielles de mars 2006, les populations de la cité de Kpassè attendent toujours le retour d’ascenseur de la part du chef de l’Etat.

Il n’a cependant pas manqué d’égrener un chapelet de doléances à satisfaire à court terme par le chef de l’Etat. Il s’agit notamment du financement des entreprises culturelles et des jeunes porteurs de projets, et la promotion des cadres de la commune de Ouidah dans les différents secteurs de l’administration publique béninoise.

Pour le ministre Pascal Irenée Koupaki, natif de Ouidah, les préoccupations exprimées par les populations de Ouidah sont aussi celles du chef de l’Etat dont les ministres travaillent pour la réalisation de plusieurs grands projets pour la ville et dont le démarrage est imminent.

Intervenant à sa suite, le président Boni Yayi qui n’a pas démenti les propos du ministre Koupaki, a exprimé toute son émotion face à la marée humaine qui a pris d’assaut le palais de la présidence de la République. A l’en croire, son amour pour Ouidah, la ville de la première dame ne saurait se démentir. C’est la raison pour laquelle il a promis se rendre bientôt dans la cité de Kpassè précédé par une délégation ministérielle pour que de concert avec le conseil municipal et le maire Séverin Adjovi (à qui il a demande de revenir à la raison), les cadres et autres leaders d’opinion, la cité historique puisse connaître le développement réel.


Crépin BOSSOU

Extrait des Propos de Brice Hortefeux au cours de l’émission « Le Grand Journal » de Canal Plus du 24/02/09 :« Je suis compatriote béninois »

Alléguant qu’il y a peu de chance de le voir accueillir dans plusieurs pays à cause de son bilan funeste au ministère de l’immigration, un journaliste lui pose la question suivante :

Question : du journaliste : Que ferez-vous une fois que vous aurez quitté vos fonctions dans le gouvernement ?

Brice Hortefeux : Ecoutez, en guise de réponse je voulais mentionner qu’il y a peu de chances que je n’ai pas de passeport puisque j’en ai déjà un (1), que vous, vous n’avez pas, vous. Puisque j’ai le passeport que m’a remis Monsieur le président du Bénin alors que j’annonçais que j’allais quitter mes fonctions, il m’a remis un passeport, le passeport béninois.

Question : Donc vous êtes Béninois ?

Brice Hortefeux : Je suis compatriote béninois(1)

Question : Est-ce que vous allez vous débarrasser de ce passeport ?

Brice Hortefeux : Pourquoi ? Je vais d’abord vous expliquer ce qu’est le passeport béninois (Bruits de propos tenus en même temps ...) voilà un président courageux qui a su me faire ce présent, c’est un président courageux qui a été content du travail dans le domaine de l’immigration et de la coopération avec le Bénin .... (Bruits de propos tenus en même temps) ... j’estime avoir travaillé dans le bons sens et la justice ....

(1) : Il exhibe le passeport diplomatique béninois.

Yayi Boni naturalise Hortefeux le raciste. Le trophée de crime….

Voici résumées les raisons pour lesquelles le président Yayi Boni a cru devoir accorder à Brice Hortefeux la nationalité béninoise. Pour service rendu à l’Afrique et au monde entier. Parlant du président Yayi Boni, Brice Hortefeux disait : Il (le président Yayi Boni) « est content du travail dans le domaine de l’immigration ». Donc, le président Yayi Boni est content des 29.799 sans-papiers renvoyés de la France en 2008. Il est content des 250 enfants (dont 80% de moins de dix ans) entassés dans des camps de concentration. Il est content de la situation de cette grand’mère et du bébé de trois semaines enfermés dans un centre de rétention. Il est content donc de ces deux personnes qui se sont défénestrées pour échapper aux flics. Il est ravi de ce noyé qui cherchait un mieux vivre. Il est content de cet immigré qui s’est jeté dans les flammes pour ne pas retourner chez lui. Il applaudit donc le suicide de cet autre expatrié qui a fait des années en France et qu’on voulait reconduire chez lui sans un rond. Non. Le président Yayi Boni ne peut pas être content des 45.000 expulsés de la France sous Hortefeux, dont notamment des Africains. Sinon, ce passeport béninois qu’il lui a gracieusement offert n’est ni plus ni moins qu’un trophée des nombreuses violations des droits de l’homme dont Brice Hortefeux est l’auteur. Un trophée de crimes. « Je ne sais pas si Brice Hortefeux laissera une grande trace dans l’histoire. Mais si un jour un manuel d’histoire consacre quelques lignes à son action, ça ne sera pas à la rubrique des droits de l’homme ». Brice Hortefeux est la négation même des droits de l’homme. Et pour couronner ce crime, le Bénin lui offre la nationalité. Avec un passeport diplomatique en plus !

Ce n’est donc pas une surprise en soi si Brice Hortefeux lui-même qualifie ce geste du président Yayi de courageux. Négativement courageux, et Hortefeux lui-même le sait. Il sait qu’il est un indésirable en Afrique. Ce geste est même inimaginable de la part d’un président africain, surtout d’un président du Bénin. Berceau de l’esclavage dans le passé, le Bénin devient la honte de l’Afrique. Le Bénin ne s’illustre que négativement quand il faut marquer l’histoire.

Que penseront les autres pays Africains du Bénin ? Le Mali, le Burkina, le Sénégal, la Guinée et tous les autres dont les ressortissants ont été traités comme des animaux par Hortefeux ? Comment se comportera désormais le président Yayi Boni à un sommet de l’Union africaine ? Et pourquoi le passeport Béninois est-il devenu un présent que l’on offre à tout diseur de bonnes aventures ? La réciprocité d’un tel acte est- elle possible dans un pays comme la France ? Le président Sarkozy peut-il déclarer Yayi Boni citoyen français du jour au lendemain avec un passeport diplomatique français à l’appui ? Comment peut-on respecter le nègre, quand un président nègre se permet de tels actes ?

Il y a quelques mois, c’était Dame Savané. Aujourd’hui, c’est un raciste qui en profite. Combien de passeports ont-ils été ainsi distribués ? Vivement une commission d’enquête parlementaire s’impose.

Charles Toko

Scandale au sommet de l’Etat:Yayi Boni naturalise Hortefeux le raciste

Le mardi 24 Février 2009, sur la chaîne Canal+, au cours de l’émission « Le Grand Journal », stupéfaction et colère chez les téléspectateurs africains en général et chez les Béninois en particulier : le très contesté Brice Hortefeux, français pur sang de la France, surnommé « ministre de la Pureté de la Race et du verrouillage des Frontières » annonce qu’il est Béninois et ceci, en exhibant un passeport diplomatique béninois. C’est comme si, Hitler, s’il était encore vivant, exhibait un passeport juif en affirmant qu’il est devenu israélien…..

Brice Hortefeux est donc devenu Béninois. Ceci, après quelques heures de présence au Bénin ! Tant pis s’il a expulsé de la France des Négros qui ont passé toute leur vie dans l’Hexagone ! Brice Hortefeux est un Blanc. C’est un passe-droit. Et il en est fier. Si fier qu’il en fait étalage au cours de l’une des émissions les plus suivies sur Canal plus. A la question de savoir ce qu’il fera après son éjection du gouvernement, Brice Hortefeux répond : « …ce qui est sûr, je ne resterai pas les bras croisés… Par exemple, j’ai un passeport béninois [il exhibe le passeport], je suis donc un citoyen béninois. Quand j’étais au Bénin, c’est le président Béninois qui m’a donné le passeport. Parce que c’est un président courageux qui a été content du travail abattu dans le domaine de l’immigration et de la coopération avec le Bénin ». Bien sûr ce président s’appelle Yayi Boni. Et il faut vraiment être courageux pour donner la nationalité béninoise à un homme qui traite les Africains de déchets !

Hortefeux…le ministre de la peur… Avant de revenir sur ce supposé « courage » voyons en quoi a consisté le « travail dans le domaine de l’immigration » qui a rendu notre très cher président Yayi Boni si content qu’il n’a pas hésité à décréter Brice Hortefeux « Béninois ». En Avril 2006, Nicolas Sarkozy déclarait : « la France doit pouvoir faire le choix des immigrés qu’elle accueille en fonction de ses besoins et de ses possibilités ». Une expression qui cache un non-dit : la France doit se débarrasser de tous ceux dont elle n’a pas besoin et qui sont actuellement sur son territoire. Pour cette sale besogne, qu’y-a-t-il de mieux que de faire appelle à un vieil ami de 30 ans ? Brice Hortefeux. A cette époque, il était déjà surnommé le « porte-flingue » de Sarkozy. Avec la victoire de ce dernier à la présidentielle française de 2007, un ministère est créé : celui de « l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire ». La France, berceau des droits de l’Homme, crée un ministère chargé de la chasse à l’Homme. C’est la première fois dans l’histoire de la France qu’un ministère porte cette dénomination. Interloqué, un confrère écrit : « ce ministère risque d’ouvrir une page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement ». Rupture vous avez dit ?

Brice Hortefeux est bombardé à la tête de ce ministère. Du « porte-flingue »de Sarko qu’il était, il devient carrément un flingueur. Il fallait faire la preuve d’une amitié veille de trente ans. Et Hortefeux aura réussi dans cette mission. Une mission faite de traques infernales, d’arrestations tous azimuts. Les résultats de ses actions sont écoeurants pour tout adepte des droits de l’homme. Des enfants africains sont arrêtés à la sortie des écoles et enfermés dans des centres de rétention. On donne d’ailleurs l’exemple de cette femme de quatre-vingt- neuf ans et d’un bébé de trois semaines qui ont goutté aux plaisirs morbides de ces centres qui ressemblent à s’y méprendre aux camps de concentrations nazies. Les métros sont devenus des lieux de chasses aux nègres. Des familles sont séparées sans aucune chance de se revoir. Certains pour échapper à la police, n’hésitent pas à se jeter par la fenêtre. Les perspectives de reprendre leur vie dans leur pays d’origine n’étant pas des plus reluisantes. Au mieux la faim ou la prison, au pire la mort. Dans la seule année de 2008, on compte ainsi, selon des associations de défense des droits de l’homme, deux défenestrés, un noyé, une immolation et un suicide. C’est l’œuvre de Hortefeux à qui Yayi Boni vient de donner la nationalité béninoise.

Et ce n’est pas tout. Après son passage au ministère de « la Pureté de la Race et du verrouillage des Frontières », Brice Hortefeux peut être content de lui-même. Son œuvre est parfaite. Plus de 45.000 étrangers ont été reconduits hors de la France dans des conditions scandaleuses. En 2007, le nombre d’enfants placés dans des camps de concentration français dépassait 250 dont, s’il vous plaît, 80% d’enfants de moins de dix ans. Les objectifs de rapatriement des immigrés étaient de 26.000 en 2008. Brice Hortefeux a affolé les compteurs et a atteint 29.799 étrangers sans papiers reconduits comme des bêtes de somme. Soit 6.600 de plus. Les sans-papiers ne sont pas des « citoyens honnêtes, propres » disait-il. Il faut débarrasser la France de la vermine. Un vrai record. Qui mérite sans doute une nationalité d’un pays africain ! Et il est fier de son œuvre, Brice Hortefeux. « Je suis fier de faire respecter et d’appliquer la loi ». Mais cette prédisposition raciste et xénophobe tient du passé douteux de Hortefeux. N’a-t-il pas appartenu au Gud (Groupe union défense), un mouvement d’étudiants d’extrême droite, violents et racistes ?

février 25, 2009

Révolution verte au Bénin:Yayi Boni pose les bases de la mécanisation de l’agriculture

Traduire dans les actes, la vision du Chef de l’Etat de faire du secteur agricole, le levier de développement du Bénin. C’est l’objectif que poursuit le gouvernement béninois en se lançant dans un vaste programme d’acquisition de matériels agricoles modernes.

Le premier lot de ces équipements agricoles acquis par le ministère de l’Agriculture et stockés au Cerpa Atlantique, a été visité par le Chef de l’Etat, le Dr Yayi Boni, ce lundi 23 Février 2009.Il s’agit de 390 tracteurs (dont 40, fruit de don indien), 300 faucheuses, 250 motoculteurs multi fonctions, 15 décortiqueuses, et 60 remorques. A ce lot de matériels déjà disponibles, il convient d’ajouter la commande de 3 essoucheuses, 200 charrues à dix, 64 remorques, 10 rappeuses de manioc, 15 compresses de karité, 10 friteuses de noix, 10 batteuses de riz, 5 presses d’huile de palme et 10 égreneuses de maïs. La mise à la disposition des producteurs de ce lot de matériels que viendront compléter d’autres équipements ainsi que des intrants agricoles et des produits phytosanitaires, permettra d’améliorer les performances agricoles en vue de faire du Bénin une puissance agricole d’ici à l’horizon 2015. Selon le ministre de l’Agriculture, M. Roger Dovonou, le lot d’équipements ira prioritairement vers les vallées du Bénin. Il a également rassuré que les grandes sociétés agricoles du secteur privé ne seront pas écartées de la dotation. Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de poursuivre les reformes dans le secteur agricole en dialoguant en permanence avec les producteurs. Ainsi, Le président de la République a annoncé la création d’une agence à participation privée qui aura la charge de la mécanisation agricole au Bénin. A l’occasion de cette visite, le Président de la République a réaffirmé sa vision : « Faire du Bénin une puissance agricole capable de s’assurer une autosuffisance alimentaire sur le long terme et de conquérir des marchés étrangers »

La Cellule de Communication de la Présidence de la République.

Coordination nationale des FCBE : Eugène Azatassou menacé de destitution

La coordination nationale des Forces cauris pour un Bénin émergent serait en déroute. Des menaces de destitution pèseraient actuellement sur le maire d’Agbangnizoun et président de l’alliance Fcbe, Eugène Azatassou.

Par : Serge-David ZOUEME

S’achemine-t-on vers un revirement de situation au sein des Fcbe ? A défaut de répondre ipso facto par l’affirmative, des informations de plus en plus persistantes convergeraient vers une plausible destitution du maire d’Agbangnizoun, Eugène Azatassou de la tête de l’alliance dite présidentielle, les Forces cauris pour un Bénin émergent. A l’origine de cette probable destitution de plus en plus agitée au sein du cercle restreint des barons politiques de l’alliance Fcbe, deux (2) argumentaires distincts. Pour le tout premier et selon les indiscrétions, Eugène Azatassou conduirait mal la direction de l’alliance. Quant au second et selon les mêmes sources, il ferait preuve de légèreté dans la coordination du regroupement politique. Ce qui serait, d’ailleurs, à l’origine des réactions et déclarations tendancieuses enregistrées, le week-end dernier, des proches de la mouvance présidentielle. On se rappelle des déclarations de julien Kpoviéssi, président du Parti national ensemble (Pne) au terme de la réunion du bureau politique de la formation. Il a réaffirmé l’appartenance du Pne à l’alliance Fcbe. Toutefois, il a dénoncé la politique de marginalisation et d’isolement qui serait en cours au sein de la majorité présidentielle. Idem avec l’honorable Janvier Yahouédéhou qui serait indigné des agissements de certains acteurs politiques au sein de l’alliance. Si ces informations se confirmaient dans le temps, ce serait alors un coup dur pour le chef de l’Etat qui aura certainement besoin de cette alliance pour les échéances de 2011.

A deux ans des élections couplées:Grande fissure au sein des Fcbe

La situation n’est pas au beau fixe au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). En dehors de la volonté du chef de l’Etat de composer désormais avec une majorité plurielle en défaveur de ses vieux amis des Fcbe, le ton qui monte de plus en plus dans cette mouvance, pourrait, compliquer la tâche au président Yayi Boni à deux ans des échéances fatidiques de 2011.
L’ancien Coordonnateur des Fcbe a donné de la voix le samedi dernier à Bohicon lors de la cérémonie d’ouverture officielle du conseil national de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) du président Emile Derlin Zinsou. Après avoir battu en brèche les affirmations selon lesquelles le président Yayi Boni n’est pas disposé à convoquer le corps électoral sans une Liste électorale permanente informatisée (Lepi), le député Janvier Yahouédéou veut poursuivre le régime du Changement jusqu’à son dernier retranchement au cas où les troublantes révélations de son collègue Issa Salifou au sujet de la gestion faite de l’escorte des véhicules d’occasion venaient à être vérifiées. Il ne néglige pas les possibilités qui s’offrent à lui dans ces conditions pour se retrouver en opposition dure avec Yayi Boni. Dans la même salle où se tenaient les assises de ce conseil national de l’Undp, plusieurs autres personnalités du pays ont aussi déploré certains agissements au sommet de l’Etat. Dans le département de l’Ouémé, ce sont les militants du Parti national ensemble (Pne) du professeur Albert Tévoédjrè qui n’apprécient pas leur place au sein des Fcbe qui ont convoqué une réunion du bureau politique à Avrankou. Entre temps, il y a le cas Wallis Zoumarou et d’un groupe de mouvanciers qui sont à pied d’œuvre pour imposer l’actuel patron de la Banque ouest africaine de développement (Boad), Abdoulaye Bio Tchané dans le département de la Donga et dans une certaine mesure dans tout le septentrion contre le président Yayi Boni. Un ensemble de situations dues au fait que le premier magistrat manquant de stratégies dans la gestion de ses hommes, continue de se précipiter sur les premières solutions qui s’offrent à lui et se trompe. Dans un premier temps, il semble désormais préférer ses nouveaux partenaires aux membres de la coalition primaire qui l’a porté au pouvoir. C’est dans ce cadre que le président Yayi Boni a dû se séparer, contre toute attente, de son ancien ministre de la santé publique Kessilé Tchalla et bien d’autres militants de première heure. Dans la même logique, il a contourné les siens en leur imposant Mathias Gbédan à la tête de la commune de Sèmè Kpodji. Alors que l’homme était encore moins d’une semaine auparavant vice-président du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji. Il a suffi qu’il fasse une déclaration pour mériter la confiance du président Yayi Boni, au moment où les autres attendent leur tour de partage du gâteau. Aujourd’hui, il va plus loin et est préoccupé par une majorité plurielle. C’est dans ce cadre que de nouveaux regroupements se forment à son profit. Il y a déjà le cas des Forces agissantes pour le Changement (Fac) qui sont en concurrence avec les Fcbe dans cette mouvance présidentielle, où il a choisi le maire Eugène Azatassou pour diriger des ministres, des députés et des chefs de partis politiques. Autant de mauvaises notes qui tendent à démobiliser les chantres du changement. Pire, le président Yayi Boni n’assure rien pour ses premiers alliés, qui continuent d’avaler des couleuvres. Le plus dur pour lui, c’est qu’il a sur les bras une vague de députés Fcbe qui n’ont visiblement aucune garantie pour le moment et sont très préoccupés par leur réélection. Par ailleurs, pour avoir élargi la mouvance à d’autres hommes politiques dans ces conditions, le chef de l’Etat sera obligé de précipiter la formation de son quatrième gouvernement. Et commencer aussi par préparer sa liste pour les législatives de 2011. Pour prendre en compte les nouveaux venus. Et quand on sait que ni le gouvernement ni sa liste unique pour les législatives ne sont pas élastiques et surtout qu’il sera obligé de revoir à la baisse le nombre de portefeuilles ministériels, ce sont plusieurs apôtres actuels du Changement qui risquent d’être bientôt débarqués, pour laisser la place aux nouveaux acteurs de l’émergence. Avec tout ce que cela comporte comme mécontentements à l’Assemblée nationale comme dans la classe politique, à deux ans de 2011. Et Dieu sait que ce ne sera pas le dernier gouvernement avant cette échéance. Le temps certainement de multiplier le nombre de mécontents.   Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau).

Deux braquages en 24 heures : Terreur à Sèmè-Podji (Le Ca de Tohouè dépouillé par les malfrats)

La commune de Sèmè-Podji n’est pas encore à l’abri des assauts des braqueurs. Après l’éprouvante « agression » du lundi matin qui a coûté la vie à trois (3) personnes, une nouvelle bande de malfaiteurs est revenue à la charge le même jour en prenant d’assaut le domicile du chef d’arrondissement de Tohouè. Pour l’heure, les dégâts n’ont pu être évalués. La gendarmerie de la localité serait actuellement aux trousses de ces vils individus.

Par : Serge-David ZOUEME

Deux braquages en 24 heures dans la commune de Sèmè-Podji. Une prouesse malsaine jamais égalée jusque-là. Les braqueurs au mépris de toute éthique, sèment la terreur à travers divers actes macabres et siègent progressivement, mais dangereusement dans la commune du maire Mathias Gbèdan. En témoigne la dernière attaque des braqueurs après celle du lundi matin qui a coûté la vie à trois (3) concitoyens. En effet, le lundi soir aux environs de 21 heures, trois malfaiteurs non cagoulés et fortement armés sont assis sur une même moto. Leur lieu de crime est l’arrondissement de Tohouè, plus précisément le domicile du chef d’arrondissement, Alfred Toyétonmè de l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). A la devanture de la maison, ils ont tiré en l’air pour effrayer et disperser ceux qui sont sur les lieux. Puis, ils sont entrés dans la maison pour violenter le Ca. Environ cinq (5) minutes après, ils sont ressortis et ont pris la fuite sans être inquiétés. Si le chef d’arrondissement, Alfred Toyétonmè, a eu la vie sauve, les braqueurs seraient partis avec certains de ses effets personnels très précieux, indique-t-on. Selon les indiscrétions, la gendarmerie de la localité alertée plus tard, serait actuellement aux trousses des malfaiteurs. Pour l’heure, la psychose est totale et reste perceptible dans le rang des populations de la commune de Sèmè-Podji, en l’occurrence celles de l’arrondissement de Tohouè. On se rappelle encore de l’attaque macabre du lundi matin. Bilan : trois morts, deux véhicules endommagés et d’importantes sommes d’argent emportées. En effet, les malfrats ont arraisonné une fourgonnette remplie de passagers en partance de Sèmè-Kraké. Selon les informations recueillies sur les lieux, tout s’est passé comme si les malfrats sont informés que les passagers avaient sur eux d’importantes sommes d’argent, avant d’agir. Une fois leur acte ignominieux fini, ils ont saccagé la fourgonnette, et ont fait brûler leur propre véhicule afin de ne pas laisser des indices. Dans leur fuite, ces indélicats ont arraché un véhicule après avoir, tiré à bout portant sur ses trois occupants. Pendant ce temps où les usagers de la route étaient sous la terreur des malfrats, aucun agent de sécurité n’est venu à leur rescousse et pourtant, la brigade de la gendarmerie de Sèmè-Podji se trouve à quelques sauts des lieux du forfait. La recrudescence de l’insécurité dans cette commune interpelle au plus haut niveau le ministre de l’intérieur, Armand Zinzindohoué visiblement dépassé par les assauts des malfrats. La collaboration entre les forces de l’ordre et les populations ne sera pas de trop

Contributions à la campagne présidentielle prématurée

‘‘Prier, pleurer, gémir est également lâche’’, il faut se rendre stoïquement à l’évidence et accepter une fois pour toutes que, depuis six mois environ et en dépit du bon sens qui devrait guider le calendrier électoral d’un pays sous-développé en temps de crise économique mondiale, le Bénin s’est mis en campagne présidentielle trois ans avant l’échéance. C’est fou. Mais nos coutumes ne rejettent pas les prématurés. Chacun de nous fera donc avec et ira de ses idées pour une bonne campagne qui débouche sur des élections pacifiques et transparentes après lesquelles reviendra le temps du développement et de l’émergence. Car, pour l’instant, émergence et développement du pays sont au régime amincissant du pain sec sans eau. S’ils n’ont pas tout à fait disparu avant la mi-avril 2011, il sera encore temps de leur refaire une petite vie et même une santé. Voici, pour y arriver, cinq idées-questions que les Forces et les Groupes pourraient et devraient exploiter dès à présent. Car il ne suffit pas de vouloir absolument l’alternance ou son contraire, encore faut-il expliquer au peuple les raisons de cette volonté farouche.

Question 1 :- Au cours d’un mandat présidentiel de cinq ans, comment arriver à mettre pour toujours de l’eau potable à disposition d’un village sur quatre ? Ce n’est pas un luxe, c’est vital, c’est la croissance harmonieuse des nourrissons, c’est une ribambelle de maladies éloignées de l’horizon des populations concernées, c’est la vie rendue plus vivable. Question 2 :- Pendant un mandat présidentiel de cinq ans, comment faire entrer l’énergie électrique dans un village sur quatre ? Ce n’est pas un luxe, c’est nécessaire, c’est l’éclosion d’une vie nouvelle chez les populations concernées, c’est une capacité de libération plus grande, c’est la contagion d’un certain bien-être, ce sont écoliers et élèves apprenant leurs leçons et faisant leurs devoirs dans des conditions de lumière semblables à celles de leurs camarades des villes. Questions 3 :- Dans un laps de temps de cinq ans, comment relier un village sur quatre aux villes environnantes par des chemins carrossables toute l’année ? Ce n’est pas un luxe, c’est vital, ce sont de nombreux produits vivriers qui ne pourrissent plus prisonniers des champs ou des cases de ceux qui les ont produits, pendant que l’Etat s’efforce de les importer de la sous-région ou carrément d’au-delà des mers, c’est une économie désormais épanouie et épanouissante pour ses humbles acteurs. Question 4 :- Comment s’y prendre pour qu’en cinq ans, deux langues nationales sur soixante-deux, l’une du nord, l’autre du sud, soient effectivement lues et écrites par l’ensemble de leurs locuteurs sur toute l’étendue du territoire ? C’est tout simplement vital, c’est l’amorce de la grande ère de l’explosion de nos savoirs, de leur heureuse mutation et de leur large diffusion pour notre bien et pour le bien du monde. Question 5 :- Et puisqu’il ne s’agit pas que du Bénin, comment le Bénin s’y prendra-t-il en cinq ans pour porter ces quatre préoccupations au niveau de l’UA, du NEPAD, s’il vit encore, et des bailleurs de fonds qui, eux, ne sont pas promis à la mort ?
‘‘Mais c’est de l’homme qu’il s’agit ! Et de l’homme lui-même quand donc sera-t-il question ?’’(Saint-John Perse) Aujourd’hui, ‘‘sur les pas précipités’’ de mars 2011, les différents protagonistes se rencontrent, se parlent et parlent d’alliances, affinent et peaufinent les stratégies de chute vertigineuse du camp adversaire et de l’élévation triomphale du camp à soi sur ses ruines. Camp à soi et quant à soi… Car le pays, dont l’absence sur la scène du monde est criarde, le pays dont la jeunesse, etc. Qui nous parle du pays ? Est-ce bien de lui qu’il s’agit au milieu du cliquetis des assiettes et des fourchettes ? Car l’on dîne et l’on déjeune à l’occasion. Et à qui viendrait-t-il à l’esprit la mauvaise idée de condamner ces agapes dont on n’est pas sûr qu’elles ne soient pas fraternelles ? Il est vrai qu’à certains échos, l’on peut avoir peur que ces politiciens attablés soient tout simplement en train de redessiner une carte du Bénin étirée entre cuiller à café et louche au bord d’une marmite dont on commence à apercevoir le fond. Et voilà justement pourquoi tous doivent se lever maintenant, oublier la panse à soi, faire agir l’esprit pour le remplissage de la marmite au bénéfice de tous.

(Par Roger Gbégnonvi)

Accusée Réckya Madougou, levez-vous!

Malgré les apparences, Madame, vous êtes noire de défauts. La meilleure preuve en est que moi-même, votre grand-frère bien-aimé (du moins je l’espère), j’en ai contre vous dans cette affaire de livre, affaire par laquelle vous avez curieusement réussi à faire aux Béninois un destin de banane flambée. Je croyais sincèrement nos compatriotes capables seulement de juger un livre sur le prix qu’il coûte et de s’en détourner dédaigneusement en soupirant stoïquement : ‘‘J’ai des enfants à nourrir.’’ Or les voilà qui s’enflamment au contact de votre livre ! Comment avez-vous fait ? Dieu soit loué en tout cas, même s’il y a ambiguïté quelque part en la matière. Car, moi qui suis rongé de questionnements, je commence à me demander qui, de vous deux, allume vraiment les Béninois : est-ce le livre ou est-ce vous ?
Le reproche que je vous adresse personnellement se situe à deux niveaux, dont aucun ne comprend ladite ambiguïté. Premier niveau de mon reproche :- Je n’ai pas aimé que vous soyez allée faire le tout premier lancement du livre à Paris. Non pas que je n’aime pas Paris, bien au contraire ! Et pour moi, Ernest Hemingway aura toujours raison : ‘‘Paris est une fête’’. Comment ne pas l’aimer, dès lors ? De là à lui réserver la primeur de votre livre ! Je suis tombé des nues et les bras m’en sont tombés. C’est ici que tout s’est passé. C’est ici, et non là-bas, le socle, le terreau, le climat et l’atmosphère de votre livre. Et non pas nonobstant, mais à cause précisément de la poussière de Cotonou, nous demeurons éminemment dignes de la primeur de votre livre, Madame !

Le deuxième niveau de mon reproche :- Je n’ai pas aimé le genre de publicité autour de la parution de votre livre. Je dis bien le genre et non pas la publicité en soi. Je vais être précis : je n’ai pas aimé votre pose sur les pages et les panneaux publicitaire : vous y avez trop l’air d’une midinette. Or vous n’êtes pas une midinette. Vous êtes pour toujours La Pasionaria et, pour quelque temps, Ministre de la République. Vous êtes Jeanne d’Arc et non pas Brigitte Bardot au temps où elle faisait du cinéma.
Contre mon reproche à deux niveaux, vous avez, je le sais, une circonstance atténuante en béton. Et quand l’atténuation est en béton, il faudrait de l’acier trempé pour la détruire. Oui, vous me dites que le rase-motte, que la discrétion en ces affaires n’est pas vraiment votre genre. Et je vous entends bien. Et j’ajoute que si vous aviez été discrète en nos récentes années de doute et de grande angoisse politique, notre constitution eût été malencontreusement révisée. Et Où en serions-nous aujourd’hui ? Jeanne d’Arc au front n’était pas discrète non plus, elle était combattante. J’avoue que votre défense m’en impose. J’en oublie mon reproche. J’oublie l’Hôtel SOFITEL et j’oublie la pose sur les pages et les panneaux publicitaires. Car il y a infiniment plus préoccupant.
Et c’est ici le lieu de dire, sans avoir l’air de vous offenser, que votre livre, vu de l’intérieur, est celui d’un enfant de chœur par rapport à la célèbre trilogie de notre compatriote Janvier Yahouédéou, dont le premier tome m’avait fait trembler pour lui, que je ne connaissais pas encore. Pour l’histoire et pour mes enfants, j’ai conservé jalousement cette trilogie au vitriol. Si l’on n’est pas content de ce que Janvier Yahouédéou a dit, entre 1990 et 19996, dans l’un quelconque de ses trois ouvrages, la possibilité existe toujours de lui intenter un procès en diffamation dès qu’il aura perdu son actuelle immunité parlementaire. Les ministres et les membres de la société civile ne bénéficient pas de cette belle couverture. Qu’attendent donc vos accusateurs pour aller en procès ? Prions Dieu d’éloigner de nous mauvaise foi et misogynie, et de moi personnellement toute intention de procès d’intention.
Avec votre permission, Madame, je reviens à mon ambiguïté initiale pour l’oublier, elle aussi. Je l’efface. Il n’y a pas ambiguïté. Il y a lumière. Il y a clarté solaire. Ce n’est pas votre livre qui allume les Béninois, c’est vous qui les allumez et ce, au sens normalement trivial du terme. Vous êtes jeune, belle, intelligente, Ministre de la République, auteur d’un livre. Eh bien, si vous ne le saviez pas, permettez-moi de vous le dire : c’est trop de succès pour une femme dans notre société, et nous devons vous abattre, nous devons vous rabattre définitivement le caquet. Allez, ouste, à la cuisine et, puisque vous avez un bébé, allez dans les couches aussi, et que l’on ne vous entende plus, et que l’on ne vous voie plus ! Voilà ce que nous voulons. Et si vous nous l’accordez, vous commettrez un crime multiforme, crime contre vous-même et votre fils, crime contre le progrès de l’homme, crime contre la jeunesse de votre pays. De grâce, Madame, ne soyez pas criminelle.
Ce que nous voulons aussi, et qui n’est pas moins important, c’est atteindre le Gouvernement à travers votre personne et le discréditer en amenant le Chef e l’Etat à n’avoir d’autre choix que celui de vous chasser de son équipe actuelle. Et alors nous serons les premiers et les plus heureux à jaser et à cancaner, à dégoiser et à ricaner sur le mode et le refrain selon les quels non seulement il ne sait pas ce qu’il veut, mais il est certainement un dictateur puisqu’il renvoie ses ministres qui parlent ou qui écrivent. Nous voulons amener le Chef de l’Etat à commettre la faute pour en rigoler ensuite, pour lui reprocher très sévèrement d’installer au Bénin la République des Mollahs et des Ayatollahs.
Le Chef de l’Etat fera ce qu’il veut. Mais j’espère, de tout mon pouvoir d’espérance, que, loin de faire ‘‘ça’’, il joindra sa voix à la mienne pour que nous deux empruntions à Me Marie Elise Gbédo la sienne pour vous dire : ‘‘Sois belle et bats-toi !’’
Au début de cette audience, comme le veut le règlement, je vous ai demandé respectueusement de vous lever. Je déroge maintenant au règlement pour vous demander respectueusement de ne pas vous rasseoir, pour la simple raison que vos combats et nos combats, comme tous les combats, se mènent et se mèneront debout.
Je vous remercie.

(Par Roger Gbégnonvi)

OBQ : De l'Indignation et de la Colère. Additif à Lettre Ouverte à Monsieur Thomas Boni Yayi, Président de la République du Bénin

Ma lettre ouverte au chef de l’Etat m’a valu les injures des thuriféraires, des ratés de l’enseignement primaire aussi qui devraient retourner à l’école ; certains ont proféré des menaces de mort , d’autres, plus gentils, ont souhaité qu’on ne revoie plus au Bénin ; quand le débat d’idées se résume à de tels procédés , c’est qu’on a affaire à des compatriotes politiquement incultes qu’en fongbé je qualifierais de nèkúnon, au sens doublement physiologique du terme.

Par quatre fois la mort a déjà côtoyé ma vie parfaitement remplie ; convaincu de n’avoir pas encore dit mon dernier mot, je prie Dieu que les thuriféraires du nouveau régime qui souhaitent mon trépas aient une vie aussi longue que la mienne et ne végètent pas - spectateurs des assassinats impunis parce que sans procès et protégés en haut lieu - dans la misère, la déliquescence du social et du culturel: mon éventuel assassinat n’apportera la moindre amélioration aux problèmes de notre pays, même si le chef de l’Etat achète à prix d’or les consciences de ceux qui voient en lui un messie L’unique Messie en qui je crois avait chassé les marchands du Temple.

Ce qui m’a encore fait sortir de mes gonds parce qu’un tel agissement m’a profondément indigné est la récidive de la méthode ignoble à laquelle le président Thomas Boni Yayi avait utilisée quand Rosine Vieyra Soglo se faisait soigner en Afrique du Sud. La presse béninoise s’était fait l’écho cette affaire ;Nicéphore Soglo m’en a décrit le contexte, quand j’avais souhaité en connaître une autre version ; sans précédent, inadmissible, innommable, tout chef d’Etat qui recourt à de tels agissements n’est pas digne de notre pays, fût-il l’homme le plus monstrueux, politiquement inconnu, néanmoins démocratiquement élu, hélas !, parce que peuple avait été berné.

J’ai connu toute la famille du regretté Gratien Vieyra que je fréquentais à Cotonou ; à peu de choses près, Désiré, l’aîné, est de ma génération ; Rosine, je l’ai vue adolescente ; mes liens avec cette famille n’ont jamais été rompus ; en France, en janvier 2009, quand j’avais téléphoné à Nicéphore Soglo, c’était Rosine qui a répondu et nous avons beaucoup plus parlé de ses problèmes de santé que des affres du pays générés par la politique du changement préoccupée à travailler à tout, sauf à quoi que ce soit qui puisse améliorer le sort des peuples du pays qu’il gouverne. Que le chef de l’Etat béninois n’ait pas hésité à recourir à un processus relevant l’immoralisme m’oblige à poser la question que voici: les mœurs d’un tel Premier magistrat, la constance de l’outrage à la démocratie chèrement conquise et instaurée, la violation de la loi fondamentale du 11 décembre 1990, la régence du Palais de la Marina par la coterie de pasteurs évangélistes dont il a peur, les assassinats systématiquement perpétrés par l’environnement du pouvoir et qu’aucun tribunal ne juge, est-ce ce que le président Thomas Boni Yayi entend par Changement ?

Ma lettre ouverte comportait un extrait du discours du candidat Barack Obama à l’université de Nairobi  et j’invitais Monsieur le président de la République du Bénin à prendre connaissance de l’intégralité de ce texte ; élu, installé au pouvoir, sans se soucier du moratoire connu sous le terme des 100 jours, l’African American devenu le président des USA s’est attaqué au domaine des changements annoncés dans le programme du candidat Barack Obama en agissant vite : tout en se vouant prioritairement aux problèmes sociaux et économiques des Américains, il vient de libérer le premier prisonnier de Guantanamo.

Au Bénin, la pauvreté évoluant vers la misère génère la cachexie dont la presse internationale expose des images , la démocratie bafouée, le social en pourrissement a atteint le point de non-retour , le rosaire des assassinats , le domaine de la santé où tout manque et dont certains secteurs sont de véritables mouroirs ,etc.

Le peuple ne vit pas des ponts et autres infrastructures qui embellissent le pays, ni des séances de marche pour lesquelles on paye les marcheurs, mais de sérails : maïs, mil, fonio, sorgho, du gari etc. ; or le peuple crie à la cherté de tout, voire du stricte nécessaire. Quand s’y ajoutent les méthodes singulièrement ignobles utilisées à l’égard de Rosine Vieyra-Soglo revenue à Paris pour y être soignée, j’ai le sentiment que plus le temps passe, moins je me sens Béninois. J’ai honte, incroyablement honte de la terre natale que j’aime d’un amour sans partage et je rouvre la porte aux insultes, injures et menaces des thuriféraires.

J’avoue aussi ne pas comprendre que le ministre Galiou Soglo ait pu accepter d’être instrumentalisé en devenant le rouage de la récidive d’une opération politique, qui, une fois encore, sera utilisée contre sa propre mère et sa famille politique.

Qu’on n’aime ou qu’on n’aime pas Rosine Vieyra Soglo, présidente de la RB, j’en appelle à toutes les femmes du pays à aller aux sources des choses pérennes : nos grands-mères, mères et sœurs exprimaient unanimement leurs réprobations et indignations par la manifestation nommée wlÄ­ mà ; sans arme, déguisées, elles se soulevaient, protestaient publiquement contre l’injustice, l’arbitraire, la profanation des coutumes et des données culturelles

Les sicaires de la politique en cours qui commettent des assassinats demeurés sans jugement et impunis seront ils incités à tirer sur la masse des femmes si elles jè mà ? J’invite le peuple à lancer un défi à Monsieur le président de la République déjà entré en campagne pour 2011, tandis que le peuple se plaint des abus de son pouvoir et que le pire est sur le seuil de la Nation.

Il faudrait lire ou relire le texte du président Justin Tomètin Ahomadégbé qui avait écrit « AIMER LE DAHOMEY…. »

Rebelle en révolte contre tout système d’oppression, je dirais pour ma part : Aimer le Bénin, c’est aussi ne jamais baisser les bras, ni tolérer que perdure la politique des leurres ,des mensonges et des ruses dont le peuple est victime.

Olympe BHÊLY-QUENUM.

Réunion à la Renaissance du Bénin:Nicéphore Soglo aguerrit ses députés contre Yayi

Reprenant du poil de la bête à la tête de la Renaissance du Bénin (Rb), l’ancien chef de l’Etat, maire de la ville de Cotonou, Nicéphore Soglo a dirigé hier 24 février 2009 une importante rencontre qui a réuni l’ensemble des députés du parti. Dénonçant au passage les manoeuvres dont fait preuve le chef de l’Etat Yayi Boni pour détruire sa famille politique, le leader charismatique de la Rb a aguerri sa troupe à ne pas céder aux pressions du régime en place.

Les Soglo et la Renaissance du Bénin sont menacés par la tempête du chef de l’Etat qui est à leurs portes et risque de les décimer. Face à cette urgence et vu la persistance avec laquelle le Président de la République est à la manœuvre pour parvenir à son objectif, c’est le leader charismatique de la Rb qui a donné le signal d’un nouveau combat qu’il faut mener. Celui de lutter contre l’instrumentalisation de certains membres de la Rb par le chef de l’Etat pour détruire le parti. En l’absence de son épouse Rosine Vieyra, présidente du parti, il veut protéger ses députés contre les velléités du pouvoir. Et à l’image de la réunion qu’il a présidée hier en personne, Nicéphore Soglo veut en faire une affaire personnelle. Il n’entend pas permettre au Président de la République d’ébranler sa famille et la Rb. A la rencontre d’hier, l’homme a montré à sa troupe composée entre autres du secrétaire général Georges Bada, du porte parole, Epiphane Quenum, de Justine Chodaton, de Yacoubou Malèhossou, de Paulin Tomanaga, de Ange-Marie Leroux, le danger qui plane sur elle, d’où la nécessité de s’armer pour éviter de recevoir des coups violents. Nicéphore Soglo a fait état des pressions qui sont exercées sur ses députés sans montrer personne du doigt. De leur côté, aucun député n’a voulu confesser qu’il a été contacté par les barons du pouvoir. Cette rencontre intervient à une période où la députée Justine Chodaton reçoit chaque jour des émissaires du chef de l’Etat qui tentent de la persuader à rompre les amarres avec son parti. Ce sont d’ailleurs les informations qui lui parvenaient au sujet de la forte tentation de l’honorable Justine Chodaton d’aller à la rivière des Cauris qui auraient poussé le président d’honneur de la Rb à réunir ses députés. Sa prompte réaction vient certainement d’épargner la Rb d’une saignée qui se programmait, parce que les accointances renouvelées du porte parole du parti Epiphane Quenum avec un ministre du gouvernement proche de la famille Soglo ne sont pas une affaire à prendre à la légère. C’est pourquoi se fondant sur les cas Epiphane Quenum et Justine Chodaton, l’ancien chef de l’Etat a initié cette réunion pour remobiliser tout le monde. Le slogan non à l’instrumentalisation sera désormais le mot d’ordre du parti. Une manière de mieux positionner les cadres de la Rb sur le front pour repousser les velléités du Président de la République. S’il est un autre combat pour lequel Nicéphore Soglo invite ses députés à s’armer et à jouer pleinement leur rôle à fond, c’est celui qu’il faut mener ensemble avec les membres du G4. La Rb entend assumer pleinement ses responsabilités au sein de la coalition. Selon le maire de Cotonou, le parti a un rôle fondamental à jouer pour la pérennisation des acquis de la rencontre du 12 mars 2008 au palais des sports de Cotonou. Tout en voulant rester à tout prix dans le même schéma que les autres alliés que sont le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji, le Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) de Séfou Fagbohoun, le Parti social démocrate (Psd) de Bruno Amoussou, la Rb réitère sa totale adhésion aux dernières déclarations de sa présidente. Conscients de la menace qui plane, les députés sont retournés chez eux requinqués par les propos herculéens de leur leader charismatique, Nicéphore Dieudonné Soglo.

Fidèle Nanga

février 20, 2009

Bénin: Une corruption « énorme » dans le secteur de l'eau

La corruption a limité l'accès de plus de la moitié de la population béninoise à l'eau salubre, selon le ministère de l'Energie et de l'eau. D'après les autorités, les consommateurs défavorisés paient le prix de la mauvaise gestion de ce secteur, qui pèse plusieurs millions de dollars.

Au cours des 20 dernières années, les bailleurs ont accordé 87 millions de dollars pour financer la réforme du secteur hydraulique béninois, plus de la moitié de cette somme provenant du gouvernement japonais, a indiqué Blaise Dossa, coordinateur des projets financés par le Japon au ministère de l'Eau.

Malgré le soutien des bailleurs, pourtant, les progrès sont lents, a-t-il déclaré. « Quand les fonds arrivent, ils doivent passer par une longue chaîne d'acteurs. Il faut beaucoup de temps pour que les projets soient traités ».

Des contrats corrompus

Une fois que les fonds des bailleurs sont débloqués pour pouvoir construire de nouvelles sources d'eau, la façon souvent obscure dont les maires accordent les contrats aux gestionnaires de projets est ouverte à la corruption, a ajouté M. Dossa.

« Le coût de ces contrats de [gestion] est gonflé. Etant donné que seule la signature du maire est requise [pour finaliser le contrat], c'est le consommateur qui finit par assumer ces frais plus élevés ».

L'organisme de surveillance de la corruption Transparency International (TI) estimait dans son Rapport mondial sur la corruption 2008 que dans les secteurs hydrauliques des pays en voie de développement, la corruption augmente les frais de connexion des ménages de 30 pour cent et représente, pour l'industrie, 48 milliards de dollars de pertes annuelles.

Selon M. Dossa, responsable de projets publics, la connexion au réseau hydrique coûte 20 pour cent de plus dans les régions rurales que dans les zones urbaines, en grande partie parce qu'il est difficile d'endiguer la corruption lorsque les contrats sont disparates et décentralisés.

Mais mêmes les contrats négociés au plan national échappent à toute supervision, a-t-il indiqué à IRIN, notamment les contrats d'achat de matériaux de construction hydraulique (tuyaux, robinets, poulies...). Ces contrats contiennent souvent de « faux » coûts, et les autorités empochent la différence, selon M. Dossa. Les autorités publiques des eaux ont expliqué à IRIN qu'elles tentaient de poursuivre les contrevenants.

L'eau absorbe plus du double des capitaux nécessaires aux autres services publics, « c'est pourquoi les passations de marchés sont lucratives et la manipulation est difficile à détecter », selon Transparency International.

Sur 10 grands marchés prospères en termes de participation du secteur privé dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, neuf se trouvent également dans des pays où le risque de corruption est extrêmement élevé, selon le rapport 2008 de TI sur la corruption. En 2008, le Bénin a progressé à l'indice de perception de la corruption, grimpant de 22 places sur 180.

Dans les villes

La corruption dans les régions urbaines et les pertes de ressources en eau ont limité les moyens dont dispose la société publique des eaux pour améliorer l'accès des populations à l'eau, selon Jean Michel Klican, directeur adjoint de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB). « Notre volonté, c'est de donner de l'eau à tout le monde, mais nous n'y arrivons pas ».

Les pertes de bénéfices dus à la corruption sont « énormes » ; elles « ne peuvent même pas être chiffrées », a-t-il affirmé.

En 2007, le ministère béninois de l'Eau a fait état de plus de 13 000 sources d'eau - des puits aux robinets communautaires - dont 13 pour cent fonctionnent mal, selon une enquête publique. M. Klican de la SONEB a indiqué à IRIN que 52 pour cent des citadins avaient accès à l'eau.

L'un des Objectifs du millénaire pour le développement adoptés par le Bénin consistera à assurer un accès à l'eau salubre à 75 pour cent de la population urbaine et à 68 pour cent des populations rurales d'ici à 2015.

Mais pour y arriver, a indiqué Martin Assogba de l'Association contre le racisme, l'ethnocentrisme et le régionalisme, une organisation non-gouvernementale (ONG) locale, le gouvernement doit d'abord s'attaquer à une corruption endémique. « Il y a des gens qui posent des compteurs parallèles [pour le compte de la SONEB]. Il y a des employés de la SONEB qui vendent de l'eau [à laquelle ils ont accès gratuitement] ».

Mais il n'est pas facile d'attraper les coupables, selon M. Klican de la SONEB. « Nous savons que les gens le font, mais nous n'avons tout simplement pas l'argent nécessaire pour poursuivre tout le monde ».

Même si des enquêtes internes ont abouti à un certain nombre de poursuites judiciaires, a-t-il dit, il reste beaucoup à faire.

« Certains employés [de la SONEB] chargés de relever les compteurs se font payer par des consommateurs [qui n'ont pas payé leur facture] pour ne pas leur couper l'eau. à verser de l'argent en plus en les menaçant de leur couper l'eau », a indiqué M. Klican. « Nous suivons tout cela avec attention ».

Participation de la pièce « Kondo le requin » au Fespaco 2009:Tola Koukoui sollicite le soutien du gouvernement

Après plusieurs représentations sur le plan national et des diffusions sur les chaînes de télévision européennes, la pièce de théâtre « Kondo le requin » mise en scène par Tola Koukoui sera au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Mais la troupe de théâtre « Kaidara » est confrontée à certaines difficultés qui entravent sa participation effective à ce grand rendez-vous de la culture africaine

La 21ème édition du Fespaco se déroulera du 28 février au 7 mars prochain. Outre les films « Les inséparables » de Christiane Chabi-Kao, « Béhanzin : le rêve inachevé » d’André Marie Jonhson » et « Tonton Ali » de Christian Noukpo Whannou, tous des réalisateurs béninois, la pièce de théâtre « Kondo le requin » de Jean Pliya mise en scène par les comédiens de la troupe « Kaidara », est également invitée à ce festival. En prélude à leur participation effective au Fespaco, Tola Koukoui a rencontré les professionnels des médias au Centre culturel français (Ccf) de Cotonou, le mardi 17 février 2009. Après plusieurs spectacles sur le plan national, « Kondo le requin » qui met en valeur le patrimoine historique béninois à travers les exploits du roi Béhanzin, représentera le Bénin à ce grand rendez-vous de la culture africaine. A en croire Tola Koukoui, la troupe ne dispose pas d’un financement adéquat pour effectuer le déplacement de Ouagadougou, d’une quarantaine d’artistes comédiens et les conditions d’hébergement ne sont pas encore élucidées. « Le Fespaco est une compétition de Cinéma. Nous n’allons pas là-bas pour compétir mais pour innover avec les organisateurs sur leur esprit d’ouverture aux autres arts. Malgré les efforts que la corporation fait, nous ne recevons pas en retour l’accompagnement des pouvoirs publics pour mieux valoriser les valeurs dont nous disposons », a-t-il lancé en guise d’invitation à l’endroit du peuple béninois dont la culture sera honorée sous d’autres cieux. En attendant que les autorités en charge de la culture ne se manifestent, Tola koukoui a réitéré son engagement à honorer ce rendez-vous quoique cela lui coûte.

V.B. (Coll)

19 ans après la conférence des forces vives de la nation. Regards croisés d’un politologue et d’un député sur les acquis

19 ans que le Bénin a choisi la voie de la démocratie. Le politologue Mathias Hounkpè de la Cellule d’analyse et de développement à l’Assemblée nationale (Capan) et le secrétaire général du Parti social démocrate (Psd) l’honorable Emmanuel Golou nous livrent leurs points de vue. Si pour l’un, il y a des actes qui constituent une menace pour 2011, pour l’autre, le mandat présidentiel est un débat national qu’il faille ouvrir. Néanmoins, ils n’ont pas occulté les acquis de la conférence nationale des forces vives de la nation avec les sujets qui caractérisent aujourd’hui l’actualité nationale.

Les trois éléments qui constituent aujourd’hui une menace pour 2011, selon Mathias Hounkpè

Que peut-on retenir 19 ans après en ce qui concerne les acquis de la conférence des forces vives de la nation ?

A mon avis, je vais quand même dire un mot sur la conférence elle-même et le sens qu’il faut lui donner du point de vue symbolique comme du point de vue pratique et concret.

Il n’y a pas beaucoup de systèmes politiques qui présentent des mécanismes de changement de République. Lorsqu’il dit qu’en France, qu’ils sont à la 5ème république, on dit au Bénin, nous sommes à la 6ème ou à la 7ème. Normalement, les constitutions ne prévoient pas une manière pour changer de République. Vous avez la constitution allemande à ma connaissance qui prévoit les conditions qu’il faut réunir pour changer de République. En règle générale, c’est à partir des crises violentes que les gens changent de République. Cela a été important d’utiliser ce genre de conférence pour changer de République sans crise sans violence et de façon très pacifique. Je pense que pour moi de façon concrète, c’est la valeur de la conférence nationale.

Du point de vue symbolique je pense que pour nous la conférence nationale demeure un peu comme le signe du sursaut des Béninois de s’arrêter devant le gouffre dans le quel on allait. Cela a été caractérisé par un certain nombre de valeurs. Vous sentez par exemple à la conférence nationale le besoin de tout le monde de rester ensemble, le refus de l’exclusion d’un camp au profit d’un autre et du choix que certaines personnes confisquent la parole ou la gestion du pouvoir pour eux seuls. Ce sont autant de valeurs que nous devons nous souvenir assez pour éviter de retenir aux situations qui nous ont conduit à la conférence nationale.

Ceci étant dit, on avait deux problèmes en général : le problème économique, on avait le sentiment que l’économie du Bénin était en faillite et le problème politique c’est-à-dire la confiscation du pouvoir sous la forme d’un régime militaire marxiste léniniste qui était arrivé à bout de souffle. Disons qu’il fallait laisser les gens s’exprimer. On était allé à la conférence pour régler ces deux problèmes politique et économique.

19 ans après, où en est-on ?

Moi, je peux dire en ce qui me concerne qu’on a partiellement résolu le problème politique et le problème économique reste entier.

Pourquoi vous le dites ainsi ?

On a partiellement résolu le problème politique parce que quoiqu’on dise, il y a eu quand même des acquis concrets par rapport à la mise en œuvre de l’option qu’on a faite en 90 d’ériger au Bénin un régime de démocratie libérale basé sur l’état de droit. On a quand même des institutions qui fonctionnent plus ou moins avec leurs faiblesses. Je pense qu’on a rempli l’un des critères que l’on considère comme le signe de la consolidation de la démocratie, c’est l’alternance au pouvoir deux fois l’alternance au pouvoir. Lorsqu’une jeune démocratie réalise l’alternance sans violence et sans menace de paix, on commence à accepter que ce soient le droit et les règles qui guident la société et non la force ou non la puissance de l’argent. Il y a le multipartisme intégral, il y a la liberté d’expression, même si selon les périodes que l’on traverse dans notre dynamique de démocratisation on a quelques problèmes avec la liberté d’expression ou ce qu’on attend des partis politiques malgré le nombre qu’ils sont et les difficultés qu’on a à les voir contribuer à la consolidation de la démocratie.

Néanmoins, il y a des acquis qu’on ne peut pas renier. Il y a des enfants aujourd’hui ou des citoyens béninois qui n’ont connu que la liberté d’expression, vous écoutez la radio, aujourd’hui il y a quelque chose qui change.

Du point de vue économique malheureusement, ça n’a pas marché. Le problème reste entier parce que je ne sais pas encore qui a trouvé le chemin pour nous donner le sentiment que autant on peut mettre le doigt sur les avancées en politique, autant on peut le faire pour les avancées en économie. Pour le moment, c’est difficile de voir les leviers sur lesquels on peut jouer pour espérer que demain, économiquement il y aura un progrès. Parfois, on a le sentiment que la politique, de par la manière qu’elle s’est développée constitue un conflit avec le développement économique. Au point où il y a des gens qui pensent que le fait qu’on soit vite développé politiquement constitue l’un des problèmes que nous avons. Ce n’est pas mon avis. Honnêtement, sur le plan économique, je ne vois pas des signes qui prouvent qu’il y a quelque chose qui se construit et se consolide au fil du temps

Quand bien même on a eu des financiers à la tête du pays ?

Il faut distinguer les choses. Si vous prenez les régimes avec lesquels on a eu des économistes moi je considère que les investissements dans les grands travaux qui sont les signes extérieurs de ce que quelque chose se passe dans un pays ne sont pas nécessairement des facteurs qui rassurent par rapport au fait qu’on est en d’assurer que le développement économique se fasse, que les secteurs de l’économie commencent à vivre et donnent de l’espoir pour l’avenir.

Je ne sais pas quel secteur vous pouvez doigter aujourd’hui au Bénin et dire que depuis 19 ans que nous avons commencé les expériences, on a de la chance pour demain. On parle du développement lorsque à partir d’un moment, vous avez un tissu dans le secteur économique qui s’accumuler et se développer dans le temps

Vous ne voyez aucun secteur ?

Je ne sais pas. Je ne sais pas si vous pouvez m’en doigter un. Moi je n’en connais pas. On a vu des secteurs qui ont failli nous donner de signe d’espoir et qui finalement n’ont pas marché. Le coton nous a donné à un moment le signe qu’on a de l’espoir mais aujourd’hui, je crois qu’on a d’énormes difficultés. Le secteur de la télécommunication donne aujourd’hui le sentiment de marcher mais on ne voit pas clairement où est-ce qu’on va, puisque la réglementation n’est pas aussi claire que ça. Le secteur bancaire a donné le sentiment à un moment donné d’être un secteur porteur, mais je crois qu’il commence à présenter des signes d’essoufflement. Je suis prêt à être contredit par d’autres.

Qu’est-ce qui justifie tout cela ?

Je crois que les citoyens ne sont pas prêts à faire avec de gros investissements dont le retour sur investissement demande des années. On préfère ce qui rapporte tout de suite. Tout cela fait partie de notre sensibilité au risque. On préfère acheter et vendre en même temps. Et ça, c’est le secteur de service et même le secteur de service, on n’arrive pas à développer notre capacité à servir les autres dans la sous région. Il ne faudrait pas qu’on ait le sentiment qu’on fait des coups d’éclats, ça marche pendant un bon moment et après cela s’estompe.

L’une dans l’autre, est-ce à dire que la politique constitue un frein pour le développement économique ?

La politique peut créer des difficultés à l’économie. Mais je ne suis pas de ce qui pense qu’il faut réduire le développement politique ou la liberté politique. Parce que même en réduisant la liberté politique, rien ne garantit que le développement économique va suivre. Sinon, le parti unique qu’on avait eu qui avait réduit la liberté politique au point zéro pouvait déjà nous conduire au développement. L’avancée en politique ne garanti pas le développement économique. Ce que je souhaite, c’est notre capacité à mieux utiliser les chances qu’offre la liberté avec les difficultés qui l’accompagnent. Qu’on envisage à tête reposée les problèmes que pose le développement politique au Bénin et qu’on trouve les moyens d’améliorer cela.

19 ans après, qu’en est-il de nos institutions ?

On a des difficultés. Lorsque vous créez les institutions, elles ne sont jamais bonnes de façon définitive. Vous les créez et puis quelque temps après, les hommes commencent à voir quelles sont les faiblesses et les stratégies pour exploiter ces faiblesses. C’est à peu près là où nous en sommes aujourd’hui. Regardez la plupart de nos institutions quand vous prenez la cour constitutionnelle, vous avez le sentiment qu’on commence par voir comment on peut gérer la cour constitutionnelle, la Haac. Vous prenez la Cena, les trois premières Cena ont bien fonctionné. Mais avec le temps, les politiciens ont compris comment il faut l’exploiter. Je crois que petit à petit, on va comprendre comment on peut exploiter toutes les institutions. Même le pouvoir exécutif. Vous voyez l’Assemblée nationale. Normalement, les démocraties jeunes comme le nôtre de faire prévoir des mécanismes pour faire le point de façon périodique et voir les problèmes qui commencent à se poser de façon à les corriger aussi rapidement que possible. Ce sont ces éléments qui nous ont manqué. A chaque fois qu’on vit une crise qui est en réalité la manifestation d’une faiblesse donnée et que la crise finit, tout le monde l’oublie. Les difficultés entre l’Exécutif et la Haac ne datent pas d’aujourd’hui, de même qu’entre le parlement et la cour constitutionnelle.

Quand on sait que parmi les politiciens, beaucoup étaient à la conférence on se dit que ces problèmes ne doivent pas se poser ?

Vous savez, les politiciens souffrent de ce qu’on appelle l’incohérence temporaire. Si vous prenez le politicien sur un temps donné, vous le voyez adopter des positions contradictoires. Il va trouver des arguments pour justifier et parfois, il y a des raisons objectives qui l’incitent à adopter ces positions. Quand vous voyez un acteur politique depuis 90 et vous le voyez encore aujourd’hui, les paramètres ont tellement évolué. C’est l’une des raisons pour lesquelles moi je pense que si on réédite la conférence aujourd’hui, cela n’aura pas les mêmes résultats. Vous risquez d’avoir des résultats aux antipodes de 90 où on sentait que le peuple béninois s’était réunir pour bâtir quelque chose. C’est de la nature de la politique que les gens n’adoptent pas la même position de façon figée dans le temps. C’est au moins constant que ce qui les préoccupe c’est la réalisation de leur carrière politique et lorsque les circonstances le permettent le développement de leur pays. C’est conduire la carrière politique ensemble avec le développement et s’il doit y avoir un conflit entre les deux, on préfère assurer la carrière politique.

Est-ce qu’on peut considérer comme le souligne le rapport du Maep que 150 partis, c’est trop pour le Bénin et qu’il faut en arriver à deux ?

James Mindison Min qui considère les partis politiques comme des factions, dit que la naissance des partis et leur existence découlent naturellement de la jouissance par les citoyens des droits et devoirs fondamentaux qu’on leur reconnaît. C’est la liberté d’association, d’expression et d’opinion. Lorsque vous accordez ces trois libertés à quelqu’un, vous ne pouvez pas l’empêcher de constituer des partis politiques. Il dit que lorsque vous ne pouvez pas supprimer les causes d’un mal faites en sorte pour contrôler les effets. Qu’on laisse les citoyens libres. La 1ère chose ce sont les partis qui influencent la société qu’on considère. Les précautions qu’on prend pour consolider les partis qui influencent. C’est mettre toutes les ressources que l’Etat a à la disposition des partis. On ne fait pas cela au Bénin. Par quelle manière on aura deux partis politiques ? L’histoire enseigne en Afrique et au Bénin que ça n’a jamais marché. On peut citer les exemples comme le Sénégal, le Nigeria sous Abacha.

On semble avoir aujourd’hui deux pôles

A mon avis, c’est conjoncturel. L’un des grands facteurs qui déstabilisent les partis politiques, ce sont les élections présidentielles. Dès qu’on approche les élections présidentielles les partis explosent naturellement. Et nous approchons les élections présidentielles vous allez voir bientôt ce qui va se passer. Regardez ce qu’on a vu à Bohicon et pourquoi on ne dégage pas quelqu’un et qu’on se mette derrière cette personne ; l’équation la plus difficile à résoudre et cela été toujours. Donc, je ne vois pas d’espoir que quelque chose puisse changer.

Toujours parlant des partis politiques, il y a un mal qu’on déplore ; la transhumance politique.

Ça gêne. Mais moi, je suis de ceux qui pensent qu’il faut laisser les gens. On peut prendre des textes pour sanctionner comme cela se fait dans d’autres pays, qu’on soit député maire ou ministre. Mais moi, je dis à quoi ça sert de contraindre les gens à rester dans un parti qui ne fonctionne pas bien. Un parti fonctionne en ayant pour souci la garantie de la carrière de ses membres. Il faut qu’il y ait un traitement raisonnable dans une ambiance qui incite à l’épanouissement. Lorsque vous venez à l’Assemblée nationale où c’est plus pernicieux, quelqu’un peut rester dans votre parti et voter contre vous tout le temps. Ce qui compte, c’est son vote. Est-ce que vous voyez un parti au Bénin où le chef du parti va négocier avec un de ses cadres ? Non, le chef a parlé, tout le monde se range. Il faut qu’on copie ce qui se passe sous d’autres cieux.

Le joyau sorti de l’historique conférence est la démocratie. Comment se porte-t-elle selon vous ?

Nous sommes toujours en démocratie. Mais nos instituions commencent à s’essouffler un peu. Il faut les réoxygéner. C’est pourquoi, j’appelle de tous mes vœux le processus de la révision de la constitution qui a commencé. Je pense qu’on ne doit pas faire de la politique politicienne autour de cela. Aussi bien l’exécutif que le contre pouvoir. L’exécutif a ses faiblesses aussi. Que l’exécutif soit orienté vers les préoccupations techniques et que la politique prenne moins le pas dans le fonctionnement. Mais l’erreur qu’on va commettre, c’est de dire au chef de l’Etat, c’est toi qui conduit la politique du pays, va te débrouiller.

Notre contexte ne permet pas au chef de se débrouiller. On a besoin d’améliorer nos textes de façon à ce que au cas où on a un chef qui veut bien faire que la loi lui permette de bien faire. Est-ce que vous pensez que le chef de l’Etat peut dire à un ministre aujourd’hui, tu as des problèmes fiscaux, je ne peux plus te nommer comme cela passe aux Etats-Unis ? Il va avoir des problèmes personnels, avec son parti ou son groupe ethnique. Pour la formation du 1er gouvernement, la société civile a dénoncé certaines choses, le chef de l’Etat a tenu compte de ça. Mais vous savez ce que cela lui a coûté. Pourquoi ne pas prendre des lois pour faciliter la tâche à l’exécutif. Le pouvoir législatif, n’en parlons plus. La cour constitutionnelle et la Haac idem. On a besoin de repenser nos institutions

Que peut-on retenir donc ?

Réduire le poids de la politique politicienne sur nos institutions. Le 1er mandat du renouveau démocratique, même si on a eu une assemblée farouchement opposée à Soglo, il y a des actes qu’on ne voyait pas. L’évolution des mœurs politiques, la radicalisation des positions, cela a fait que aujourd’hui, on voit tout. Car, il y a une limite qu’on ne franchissait pas avant, mais aujourd’hui on a franchi ces limites. Ce qui suscite des craintes. Regardez ce qu’on a vécu pour les locales si on vit cela pour les élections présidentielles, c’est la catastrophe. La position que chacun a aujourd’hui de pouvoir poser des actes n’est utile que parce que le système tient. Le jour où le système rompt, c’est fini.

Un mot sur la Lépi

Vu tous les problèmes que nous avons pour les listes électorales, aujourd’hui plus personne ne conteste l’importance de la Lépi. Les grands leaders n’ont plus confiance à la liste qu’on faisait avant. A cela, il faut ajouter le déficit de confiance qui naît vis-à-vis des institutions. Ce qui nous sauvait par le passé, c’est la Cour constitutionnelle qui décidait des résultats et tout le monde se rangeait. Maintenant, on n’est plus sûr d’avoir cela. Vous ajoutez l’évolution des mœurs politiques où les gens sont prêts à franchir des limites comparées au passé. Ces trois éléments constituent une menace pour 2011. On a besoin nécessairement de fiabiliser nos listes avant 2011. L’option de la Lépi est une option autour de laquelle tout le monde devrait se réunir. Je pense que l’attitude des politiciens que nous avons aujourd’hui, de tous les camps ne rassure pas. Aucun parti politique ne s’est réuni pour réfléchir à la chose comme si en dehors des acteurs politiques, il y a un groupe qui peut réaliser la Lépi. Alors que tout le monde sait que la Lépi a une dimension politique forte.

On peut déjà dire bon vent à la démocratie

Nous n’avons que 19 ans. Nous sommes en train de construire la démocratie. La politique politicienne fait partie de la démocratie même si cela bloque parfois les choses. Mais quand ça bloque tout, c’est grave. On veut que les hommes politiques se lèvent non pour dire qu’ils veulent de la Lépi, mais qu’ils posent des actes de manière constructive, franche, même si sur le plan économique, il reste beaucoup à faire.


Albert Tévoédjrè présente son rapport d’activités à Boni Yayi

Qu’a-t-il pu faire de concret et de bon dans l’exercice de son rôle de médiateur à la présidence de la République, depuis sa nomination par le chef de l’Etat, le 25 août 2006 ? Le professeur Albert Tévoédjrè est attendu ce jeudi à 10h, heure locale, à la salle du peuple du Palais de la présidence de la République pour répondre à cette question que se posent sans doute nombre de Béninois Il sera face au chef de l’Etat, le président Boni Yayi qui attendrait impatiemment son rapport d’activités qu’il veut positif et encourageant pour justifier de la pertinence et de la nécessité de la création de l’Organe présidentiel de médiation (Opm) qu’il préside et qui aura été jugé d’inconstitutionnel. Et, des indiscrétions, on apprend que le rapport qui sera présenté ce jour par le médiateur Tévoédjrè révèle combien il était important de créer cet organe qui mérite donc d’être préservé et renforcé. En fait, il ressortirait de ce rapport que depuis le démarrage effectif de ses activités le 5 février 2007 à janvier 2009, l’Opm a enregistré à son secrétariat, 829 recours, soit 232 en 2007, 541 en 2008 et 56 en 2009. Des 829 recours, plus de 500 requérants ont eu de suite favorable à leur requête. Autrement dit, grâce à la l’intervention de l’organe présidentiel de médiation, plus de 500 Béninois en deux ans ont pu trouver de solutions favorables à leurs problèmes.
Ignace AOUBRE, 19 février 2009

De retour du Bénin, Rama Yade ressent une "extrême tension" en France

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, de retour d'un déplacement de trois jours au Bénin, a déclaré mercredi ressentir une "extrême tension" en France, en raison notamment de la crise en Guadeloupe.

De retour du Bénin, Rama Yade ressent une "extrême tension" en France

PARIS (AFP) — La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, de retour d'un déplacement de trois jours au Bénin, a déclaré mercredi ressentir une "extrême tension" en France, en raison notamment de la crise en Guadeloupe.

"Je reviens juste du Bénin et, en arrivant ce matin, j'ai eu un sentiment d'extrême tension dans le pays à cause des questions sociales qui préoccupent nos compatriotes et également de la situation en Guadeloupe qui est tendue avec l'annonce d'un mort", a-t-elle indiqué devant l'Association des journalistes parlementaires.

"Après trois jours au Bénin, un pays sur lequel on porte en général un regard très afro-pessimiste, je suis frappée par la force, le poids des inquiétudes des Français", a confié Mme Yade.

En Guadeloupe, "il y a une tension qui est forte, que j'explique essentiellement par des raisons sociales". "Les questions identitaires ne se développent que sur un terreau social favorable".

"Il faut plaider pour l'apaisement, il faut garder son sang froid. Il n'y a pas d'autre solution que la concertation et le dialogue. Ce n'est pas sur les barricades que se trouvent les solutions", a-t-elle mis en garde.

Interrogée sur un éventuel dérapage vers une situation similaire à celle en Nouvelle-Calédonie à la fin des années 80, la ministre a estimé que "les histoires ne sont pas les mêmes". "Il ne faut pas plaquer l'histoire des Antilles sur celle de Nouvelle-Calédonie".

Invitation du chef de l’Etat à l’endroit des magistrats:Le président de la Cour suprême dit non à Yayi Boni

Invités par le chef de l’Etat Yayi Boni à déjeuner hier 18 février 2009, les magistrats de la Cour suprême ne se sont pas rendus au Palais de la Présidence. 24 heures plus tôt, le président de l’institution Abdou Saliou avait déjà écrit au premier Magistrat pour lui signifier qu’il ne sera pas de la partie de même que ses collaborateurs.

Contrairement aux magistrats des autres juridictions du pays, ceux de la Cour suprême ont résisté à l’opération de charme développée hier par le chef de l’Etat Yayi Boni. Le premier Magistrat du pays, président du conseil supérieur de la Magistrature a donc invité tous les magistrats à déjeuner avec lui au Palais de la République. Le bureau de l’Union nationale des magistrats (Unamab) et d’autres membres ont accueilli favorablement cette invitation. Mais Abdou Saliou et ses pairs n’ont pas jugé opportun d’aller manger, boire et parler des futilités alors qu’ils ont d’autres problèmes. Ce n’est pas les plats de riz garnis de pomme de terre et de bananes frites (aloko) qui vont guérir les maux dont souffre l’institution. Ce n’est pas non plus les différentes variétés de vin qui vont se transformer en solutions pour résoudre les problèmes de la Cour suprême. Pour le président de cette institution Abdou Saliou, il y a mieux à faire. A 24 heures du rendez-vous, il n’a pas manqué d’écrire au Garde des sceaux, Victor Topanou, pour l’informer de la décision de sa Cour de ne pas prendre part à la rencontre. Deux principales raisons ont été évoquées pour décliner l’invitation. Premièrement, le président de la Cour suprême a estimé que ce n’est pas en ces moments des assises que le chef de l’Etat va choisir pour les inviter. L’argument développé c’est qu’une pile de dossiers relatifs aux contentieux des élections locales n’ont pas encore été vidés. Par conséquent, les magistrats de la Cour suprême ont préféré s’occuper des audiences publiques au lieu de se rendre à la Marina. La seconde raison évoquée par Abdou Saliou a été de montrer au chef de l’Etat que les magistrats de la Cour suprême et ceux des autres juridictions n’ont pas les mêmes problèmes encore moins les mêmes revendications. Il a rappelé qu’il s’agit d’une Institution de la République dont les problèmes ne sauraient être traités de la manière que d’autres. C’est pour cette raison que le patron de la Cour suprême souligne que si besoin est, il va falloir que le chef de l’Etat Yayi Boni programme une autre rencontre à l’intention des magistrats de l’institution. Selon d’autres sources, certains membres de la Cour suprême ont des griefs contre le président de la République qui les a déjà reçus il y a quelques mois pour désamorcer le mouvement de grève qu’ils avaient lancé, entraînant la Cour suprême dans une paralysie sans précédent. Conséquence, toutes les audiences programmées ce jour-là n’ont pas pu se tenir. Le chef de l’Etat a alors pris l’initiative de rencontrer ces magistrats mécontents. La rencontre a débouché sur des accords dont l’application n’a jamais été effective. Car, après avoir rencontré le président de la République il a été question de l’application de la loi qui élève le traitement salarial et les avantages divers à celui des ministres du gouvernement. Jusqu’à ce jour, tous n’ont pas encore eu droit aux véhicules qu’on devrait leur affecter. A partir de ce moment de quoi iront-t-ils discuter si les promesses tenues n’ont pas été honorées ? Ils ont alors trouvé la formule juste derrière laquelle ils se sont réfugiés pour justifier leur absence à la rencontre d’hier. Si c’est pour que le président de la République écoute leurs préoccupations pour les solutionner, une bonne partie lui a été rappelée lors de l’ouverture de la rentrée judiciaire de la Cour suprême. Une telle rencontre est donc de trop aux yeux des magistrats de l’institution.

Yayi plaide pour une justice efficace contre la corruption

Le mot boycott n’avait pas trouvé sa place dans le rang des magistrats des autres juridictions. Ils étaient tous là, ou presque. Les conviés au repas de la mi-journée ont effectivement déjeuné avec le chef de l’Etat. N’est-ce pas une opération de charme ? Oui ! Ont répondu la plupart d’entre eux. Et quel était le message ? Avant de manipuler fourchettes et couteaux et de lever les verres, Yayi Boni a sollicité le soutien de ses invités pour lutter contre la corruption, sauvegarder les ressources de l’Etat et préserver son patrimoine. En clair, le chef de l’Etat est allé démarcher les magistrats pour jeter des citoyens en prison. Une perspective qui doit faire peur au regard des hommes qui sont sur la liste noire du président qu’il cherche à écarter de son chemin avant 2011. Il faut forcément qu’il implique la justice dans son plan avant d’espérer réussir son coup. Ce qui est inquiétant dans le discours qu’il a tenu, c’est qu’il a demandé aux magistrats de ne pas lui accorder les choses qui paraissent impossibles à leurs yeux. Des propos qui compromettent dangereusement l’indépendance de la justice. Car, il se dégage une idée. Il arrivera au président de la République de chercher à influencer dans les normes les décisions de justice. Cette manière d’évoquer les choses est contraire au principe sacro saint de la séparation des pouvoirs, l’un des piliers de la démocratie. Il est vrai que la constitution du 11 décembre en évoquant la séparation des pouvoirs, n’a pas interdit le rapprochement des hommes. A ce titre, le chef de l’Etat peut inviter qui il veut à déjeuner avec lui. Seulement en le faisant sur fond d’un discours à travers lequel il indique qu’il demandera à la justice de lui accorder des choses, il amène l’opinion publique à penser qu’il a une petite idée derrière la tête. Ses opérations de séduction ont-elles pour objectif d’avoir une mainmise sur la justice ? Le chef de l’Etat a en idée de prendre de la main gauche, ce qu’il a donné de la main droite. Avant d’inviter les magistrats à déjeuner, il leur a rendu visite au palais de la justice logé dans une maison inadéquate. Mais il y a quelques jours, il leur a trouvé de nouveaux locaux modernes et adéquats, en attendant la fin des travaux de reconstruction du palais de la justice. Le président de l’Unamab, Jean Baptiste Monsi, n’a pas manqué de remercier le président Yayi Boni pour ce geste réconfortant et pour l’invitation à déjeuner. Mais tous ces gestes inquiètent l’opinion publique qui se pose différentes sortes de questions. Il a soufflé au chef de l’Etat, qu’à l’annonce de cette invitation peu ordinaire, les citoyens n’ont cessé de marquer leurs inquiétudes. Surtout les hommes des médias qui sont traqués par tous les moyens par l’Etat. Fcbe qui multiplie les actes d’intimidations par des tracasseries judiciaires. Par ailleurs, rappelant les préoccupations de sa corporation, il a évoqué les mauvaises conditions de travail, l’insuffisance du personnel et le manque de formation à l’intention du nombre réduit qui existe.

Fidèle Nanga

Invitation du chef de l’Etat à l’endroit des magistrats:Le président de la Cour suprême dit non à Yayi Boni

Invités par le chef de l’Etat Yayi Boni à déjeuner hier 18 février 2009, les magistrats de la Cour suprême ne se sont pas rendus au Palais de la Présidence. 24 heures plus tôt, le président de l’institution Abdou Saliou avait déjà écrit au premier Magistrat pour lui signifier qu’il ne sera pas de la partie de même que ses collaborateurs.

Contrairement aux magistrats des autres juridictions du pays, ceux de la Cour suprême ont résisté à l’opération de charme développée hier par le chef de l’Etat Yayi Boni. Le premier Magistrat du pays, président du conseil supérieur de la Magistrature a donc invité tous les magistrats à déjeuner avec lui au Palais de la République. Le bureau de l’Union nationale des magistrats (Unamab) et d’autres membres ont accueilli favorablement cette invitation. Mais Abdou Saliou et ses pairs n’ont pas jugé opportun d’aller manger, boire et parler des futilités alors qu’ils ont d’autres problèmes. Ce n’est pas les plats de riz garnis de pomme de terre et de bananes frites (aloko) qui vont guérir les maux dont souffre l’institution. Ce n’est pas non plus les différentes variétés de vin qui vont se transformer en solutions pour résoudre les problèmes de la Cour suprême. Pour le président de cette institution Abdou Saliou, il y a mieux à faire. A 24 heures du rendez-vous, il n’a pas manqué d’écrire au Garde des sceaux, Victor Topanou, pour l’informer de la décision de sa Cour de ne pas prendre part à la rencontre. Deux principales raisons ont été évoquées pour décliner l’invitation. Premièrement, le président de la Cour suprême a estimé que ce n’est pas en ces moments des assises que le chef de l’Etat va choisir pour les inviter. L’argument développé c’est qu’une pile de dossiers relatifs aux contentieux des élections locales n’ont pas encore été vidés. Par conséquent, les magistrats de la Cour suprême ont préféré s’occuper des audiences publiques au lieu de se rendre à la Marina. La seconde raison évoquée par Abdou Saliou a été de montrer au chef de l’Etat que les magistrats de la Cour suprême et ceux des autres juridictions n’ont pas les mêmes problèmes encore moins les mêmes revendications. Il a rappelé qu’il s’agit d’une Institution de la République dont les problèmes ne sauraient être traités de la manière que d’autres. C’est pour cette raison que le patron de la Cour suprême souligne que si besoin est, il va falloir que le chef de l’Etat Yayi Boni programme une autre rencontre à l’intention des magistrats de l’institution. Selon d’autres sources, certains membres de la Cour suprême ont des griefs contre le président de la République qui les a déjà reçus il y a quelques mois pour désamorcer le mouvement de grève qu’ils avaient lancé, entraînant la Cour suprême dans une paralysie sans précédent. Conséquence, toutes les audiences programmées ce jour-là n’ont pas pu se tenir. Le chef de l’Etat a alors pris l’initiative de rencontrer ces magistrats mécontents. La rencontre a débouché sur des accords dont l’application n’a jamais été effective. Car, après avoir rencontré le président de la République il a été question de l’application de la loi qui élève le traitement salarial et les avantages divers à celui des ministres du gouvernement. Jusqu’à ce jour, tous n’ont pas encore eu droit aux véhicules qu’on devrait leur affecter. A partir de ce moment de quoi iront-t-ils discuter si les promesses tenues n’ont pas été honorées ? Ils ont alors trouvé la formule juste derrière laquelle ils se sont réfugiés pour justifier leur absence à la rencontre d’hier. Si c’est pour que le président de la République écoute leurs préoccupations pour les solutionner, une bonne partie lui a été rappelée lors de l’ouverture de la rentrée judiciaire de la Cour suprême. Une telle rencontre est donc de trop aux yeux des magistrats de l’institution.

Yayi plaide pour une justice efficace contre la corruption

Le mot boycott n’avait pas trouvé sa place dans le rang des magistrats des autres juridictions. Ils étaient tous là, ou presque. Les conviés au repas de la mi-journée ont effectivement déjeuné avec le chef de l’Etat. N’est-ce pas une opération de charme ? Oui ! Ont répondu la plupart d’entre eux. Et quel était le message ? Avant de manipuler fourchettes et couteaux et de lever les verres, Yayi Boni a sollicité le soutien de ses invités pour lutter contre la corruption, sauvegarder les ressources de l’Etat et préserver son patrimoine. En clair, le chef de l’Etat est allé démarcher les magistrats pour jeter des citoyens en prison. Une perspective qui doit faire peur au regard des hommes qui sont sur la liste noire du président qu’il cherche à écarter de son chemin avant 2011. Il faut forcément qu’il implique la justice dans son plan avant d’espérer réussir son coup. Ce qui est inquiétant dans le discours qu’il a tenu, c’est qu’il a demandé aux magistrats de ne pas lui accorder les choses qui paraissent impossibles à leurs yeux. Des propos qui compromettent dangereusement l’indépendance de la justice. Car, il se dégage une idée. Il arrivera au président de la République de chercher à influencer dans les normes les décisions de justice. Cette manière d’évoquer les choses est contraire au principe sacro saint de la séparation des pouvoirs, l’un des piliers de la démocratie. Il est vrai que la constitution du 11 décembre en évoquant la séparation des pouvoirs, n’a pas interdit le rapprochement des hommes. A ce titre, le chef de l’Etat peut inviter qui il veut à déjeuner avec lui. Seulement en le faisant sur fond d’un discours à travers lequel il indique qu’il demandera à la justice de lui accorder des choses, il amène l’opinion publique à penser qu’il a une petite idée derrière la tête. Ses opérations de séduction ont-elles pour objectif d’avoir une mainmise sur la justice ? Le chef de l’Etat a en idée de prendre de la main gauche, ce qu’il a donné de la main droite. Avant d’inviter les magistrats à déjeuner, il leur a rendu visite au palais de la justice logé dans une maison inadéquate. Mais il y a quelques jours, il leur a trouvé de nouveaux locaux modernes et adéquats, en attendant la fin des travaux de reconstruction du palais de la justice. Le président de l’Unamab, Jean Baptiste Monsi, n’a pas manqué de remercier le président Yayi Boni pour ce geste réconfortant et pour l’invitation à déjeuner. Mais tous ces gestes inquiètent l’opinion publique qui se pose différentes sortes de questions. Il a soufflé au chef de l’Etat, qu’à l’annonce de cette invitation peu ordinaire, les citoyens n’ont cessé de marquer leurs inquiétudes. Surtout les hommes des médias qui sont traqués par tous les moyens par l’Etat. Fcbe qui multiplie les actes d’intimidations par des tracasseries judiciaires. Par ailleurs, rappelant les préoccupations de sa corporation, il a évoqué les mauvaises conditions de travail, l’insuffisance du personnel et le manque de formation à l’intention du nombre réduit qui existe.

Fidèle Nanga

février 18, 2009

Chronique: Abdoulaye BIO TCHANE, le joker de l’opposition

En 1996, toute la classe politique opposée à la « gestion clanique et familiale » du pouvoir sous le Président SOGLO, s’étant regroupée derrière le « candidat des candidats », le Général Mathieu KEREKOU. On pensait que cette « solution mathématiquement imparable », à en croire son génial inventeur le Professeur Albert TEVOEDJRE, suffisait à battre à plate couture le premier Président de la République de l’ère du Renouveau démocratique. Voire.

Sans les ralliements spectaculaires de MM. Adrien HOUNGBEDJI, arrivé troisième et Bruno AMOUSSOU, arrivé quatrième, à la Coalition des Forces de l’Alternance démocratique, Nicéphore SOGLO aurait rempilé et point n’aura été besoin d’exciper de toutes ces affirmations fallacieuses pour expliquer cet échec, certes étonnant.

Je retiens particulièrement celle de Madame Réckya MADOUGOU, jeune dame dont je salue pourtant toujours la clairvoyance : « Pourtant, une explication simple et intelligente s’imposait à tous : le peuple béninois avait atteint une telle maturité qu’il ne se laisserait plus diriger par des élus mégalomanes, enclins au népotisme, adeptes du narcissisme et du nombrilisme effarants et sourds à la souffrance du citoyen…C’étaient autant de tares que l’on voyait le régime du Président SOGLO engranger maladroitement en dépit des immenses chantiers engagés par ce dernier. » Inexact.

La maturité du peuple, parlons-en ! Comme en 2001 avec le Général Mathieu KEREKOU devenu subitement une icône de la paix, et peut-être Boni YAYI en 2011, si Nicéphore Dieudonné SOGLO avait été réélu en 1996, il aurait été « blanc comme Nègre ».

La tentation est forte de comparer les présidents Nicéphore SOGLO et Boni YAYI et de chercher à savoir qui des deux aurait le plus commis des erreurs rédhibitoires de stratégie politique. TBY n’est aucunement le clone de NDS, comme je l’avais cru à un moment donné. Toujours est-il qu’il est lui aussi victime de cette même « fatigue socio-politique » qui frappe le peuple béninois après deux ans de commerce avec le même régime ; jusqu’à ce que ce régime montre sa force lors donc que son chef réussisse malgré tout à se faire réélire.

Aussi sommes-nous presque exactement à la même situation qu’en 1993 où en dehors des griots de la mouvance au pouvoir qui en profitaient seuls des avantages, tout le monde était contre le régime SOGLO. A part donc les FCBE, toute la classe politique endossant la lassitude du peuple et des élites, s’est donc regroupée pour soi-disant bouter dehors Boni YAYI en 2011. Bien sûr, on guigne vers la solution TEVOEJDRE en tâchant de se regrouper derrière un seul candidat !

Or, sans les faiseurs de roi du genre Adrien HOUNGBEDJI et Bruno AMOUSSOU en 1996, et qui acceptèrent de se joindre à la "conjuration", le Président Boni YAYI n’aura aucune difficulté à se faire réélire en 2011. Seul Abdoulaye BIO TCHANE, à supposer qu’il soit candidat, est à même de jouer ce rôle. Osera-t-il alors voter pour le candidat du "Sud" qui arrivera au second tour ? Le peuple et les cadres du Septentrion toléreront-ils qu’il trahisse ainsi son frère de région ?

C’est pour le moins sûr. Que se passera-t-il s’il se retrouve au second tour avec Boni YAYI ? S’il ne se représente pas, nous manquerions alors de joker ; comme en 1996 avec Maître Adrien HOUNGBEDJI. Cela veut dire que l’électorat sera éparpillé entre les deux camps, la mouvance et l’opposition, avec des chances plus grandes pour l’équipe qui détient les rênes du pouvoir d’Etat. On comprend donc que la bête noire de la mouvance présidentielle actuelle soit donc l’actuel Directeur Général de la BOAD.

On veut le contraindre par tous les moyens à ne pas être candidat, au besoin en lui coupant l’herbe sous les pieds, en enrôlant de force dans la mouvance tous ses partisans potentiels. La position de Abdoulaye BIO TCHANE quelle qu’elle soit fera date. Le Septentrion demeura-il toujours aussi soudé malgré ses deux " Nord", pour se regrouper derrière un candidat unique, à savoir Boni YAYI, ou pour la première fois de son évolution politique, présentera-t-il le visage d’un électorat éclaté entre deux leaders presque de même poids politique ?

Dans cette expectative, il manque à notre démocratie cet important instrument de prise de décision politique que sont les sondages d’opinion dont on semble abuser dans les grandes démocraties occidentales et qui sont comme les consultations du Fâ chez nous.

Par Dénis AMOUSSOU-YEYE, professeur à l’UAC

© Copyright La Nouvelle Tribune (Bn)

A propos du très controversé livre « Mon combat pour la parole » :Mathieu Kérékou sermonne le colonel Tui N’da

Malgré toutes les opérations de séduction et les démarches conciliantes à l’endroit de l’ancien chef de l’Etat Mathieu Kérékou qui s’est senti flingué en pleine retraite dans ses filaos par le livre « Mon combat pour la parole » du ministre Réckyath Madougou, le Président de la République Yayi Boni n’arrive pas à calmer la colère de son prédécesseur. Après une charrette de ministres sermonnés, le dernier des barons du régime à en avoir pour son compte le lundi dernier est le colonel Tui N’da, actuel patron des services de renseignements. Il est reparti des filaos comme un petit soldat, sans galon.

Mathieu Kérékou ne décolère pas. Et voici les dégâts. Le ministre Issifou Kogui N’Douro renvoyé alors qu’il a été dépêché par le chef de l’Etat pour aller calmer le « vieux ». Les excuses de Yayi Boni n’ont pas été acceptées. Si on renvoie le ministre de la défense nationale, qu’en serait-il de Barthélémy Kassa, un ancien sous fifre de Daniel Tawéma, à son tour ancien ministre et l’un des grands stratèges du général Kérékou ? Il ne fallait pas être à sa place. Barthélemy Kassa, ministre du pauvre sous-sol béninois a ravalé les excuses qu’il avait été chargé d’aller présenté au vieux caméléon. Pourtant, le pauvre ministre n’en a pour rien dans cette affaire. Après ces deux proches du chef de l’Etat, dont l’intervention auprès du général Kérékou n’a rien donné, qui peut alors réussir la délicate mission de calmer le caméléon et sa famille. Celui qui paraissait encore comme une carte vendable devant Kérékou, l’un de ses anciens fidèles hommes de la garde républicaine, c’est le colonel Tui N’da, actuel patron de la Direction des services de liaison et de documentation (Dsld) appelée communément les services de renseignements. Il n’a pas eu droit à un traitement atténué. Bien au contraire. Le colonel Tui N’Da a été sermonné par son ex-patron qui a toujours pion sur rue dans l’armée. Un militaire de son rang a constaté le degré de défaillance des renseignements. Le général Mathieu Kérékou refuse de croire que le pouvoir n’était pas informé du contenu de l’ouvrage de Madougou. Il refuse également de croire que les services de renseignements n’ont été informés ni de loin ni de près. Si le gouvernement et son chef cherchent à se réfugier derrière cet alibi de n’être au courant de rien, ce que les deux ministres ont servi au patron des filaos, ils n’ont pas encore trouvé la formule pour convaincre l’ancien chef de l’Etat. Mathieu Kérékou estime qu’il est totalement hors de question qu’aucun membre du gouvernement de même que la présidence de la République par le biais de la Dsld ne s’est pas rendu compte que le ministre Madougou s’est rendue à Paris pour lancer un tel livre. La préoccupation du général remet en cause l’efficacité du patron des renseignements qui n’a pu se défendre. Le colonel Tui N’da qui n’a pas réussi à convaincre son vis-à-vis a manqué de prouver sa bonne foi et de dédouaner le régime. Le caméléon l’informant que ses excuses sont irrecevables, il n’a eu pour réflexe que le reprendre le chemin du palais de la République. A cette allure, l’ancien président finira pas interdire aux barons du régime de se rendre à son domicile pour s’excuser. En tout cas avant de revenir à de meilleurs sentiments, l’homme du 26 octobre exige entre autres que le ministre Réckyath Madougou, auteur du livre controversé reprenne le chemin de Paris où elle a lancé le livre pour démentir ce qu’elle a écrit sur sa personne. Presque de l’utopie. Car, si elle se dédie, plus personne ne prendra l’auteur au sérieux. Après sa campagne « Touche pas ma constitution » dirigée contre le même homme en 2005 pour l’empêcher de réviser la Constitution et de se donner les moyens de se présenter aux élections présidentielles en 2006, elle vient de signer un ouvrage qui a choqué l’homme du 26 octobre 1972. Le général est très fâché et il risque de reprendre les armes en politique avec ce qu’il ressent depuis la publication de « Mon combat pour la parole ».Réckyath Madougou a certainement réveillé le chat qui dort. Le premier à être griffé c’est le chef de l’Etat Yayi Boni. En 1995, à l’ouverture du sommet de la francophonie, c’est un discours totalement vitriole de Nicéphore Soglo contre Mathieu Kérékou qui a été déterminant pour le retour aux affaires en 1996 du caméléon des filaos. On se demande si le général va oublier ce nouveau feuilleton avant les échéances de 2011, où il ne se présentera pas à l’état actuel de la Constitution béninoise, mais aura son mot à dire.

F. N

Comme pour démentir les rumeurs de brouille entre sa mère et lui : Galiou Soglo au chevet de Rosine à Paris

Entre le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, Galiou Soglo et la présidente de la Renaissance du Bénin, Rosine Vieyra Soglo, l’ambiance est au beau fixe. Il vient de se rendre à Paris où sa mère se fait soigner actuellement.

Soucieux de l’Etat de santé de la Présidente de la Renaissance du Bénin, le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, Galiou Soglo a voulu comme ce fut le cas au moment où Rosine Soglo se faisait soigner en Afrique du Sud il y a environ quatre (4) mois, lui transmettre son soutien filial ainsi que celui de tout le gouvernement béninois face à cette nouvelle épreuve.

Pour Galiou Soglo qui a fait part de son initiative au Chef de l’Etat, compte tenu de l’environnement politique béninois actuel caractérisé par une certaine crispation du débat politique et une mauvaise interprétation de certaines actions du chef de l’Etat par l’opposition non déclarée, ce message de sympathie doit être transmis à Rosine Soglo par un messager sur qui elle porte un regard bienveillant et qui a toute sa confiance.

Comme l’on peut imaginer, le président Boni Yayi qui a une grande affection pour Rosine Soglo, a trouvé opportune l’idée du ministre Galiou Soglo, membre fondateur de la Renaissance du Bénin qui, malgré la différence qu’il affiche en ce qui concerne le soutien de ce parti à l’action du gouvernement bénéficie toujours de la confiance du la présidente de la RB et de son leader charismatique, le maire de la ville de Cotonou, Nicéphore Dieudonné Soglo.

Arrivé il y a quelques heures dans la capitale française, Galiou Soglo a été aussitôt reçu par sa mère, très heureuse non seulement de recevoir cet émissaire du gouvernement béninois, mais également un fils et un membre influent de son parti.

Crépin BOSSOU

Nomination controversée du chef service financier:Nago et Fikara à couteaux tirés

L’Assemblée nationale est à nouveau en crise. Alors qu’on est bien loin de l’accalmie entre les différentes tendances politiques, c’est la nomination du chef service financier qui oppose le président Mathurin Coffi Nago à son premier questeur Sacca Fikara.

Le torchon brûle à nouveau entre le président de l’Assemblée nationale de la cinquième législature et le premier questeur Sacca Fikara. C’est au sujet de la nomination d’un chef de service financier intérimaire que les deux personnalités ont du mal à accorder leur violon. Et les deux personnalités ont dû s’échanger plusieurs correspondances. Pour défendre, chacun de son côté, sa position sur le dossier. Pour le président Mathurin Nago, la proposition du Sieur Geoffroy Assah pour occuper le poste qui est vacant depuis plus de cinq ans, vient du directeur de la questure et du secrétaire général administratif selon le courrier No 183-L9/An/sga en date du 28 janvier 2009. L’intéressé est titulaire d’une Licence en Science économique et natif de l’arrondissement de Bopa centre comme le président Mathurin Nago. Il serait aussi un militant de l’Upd Gamesu. Ce sont ces situations que le Syndicat national du personnel de l’Assemblée nationale (Synapa) dénonce du fait qu’il y a déjà presque tous les autres chefs de services de l’Assemblée nationale sont dans les mêmes conditions. Pour les responsables de ce syndicat en effet, les textes qui régissent les recrutements au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo ne permettent pas la nomination d’un cadre du niveau Licence à ce poste sensible. Ce sont les mêmes remarques que le premier questeur a reprises dans une première correspondance à Mathurin Coffi Nago. En effet, dans sa lettre No 0033/An/ Q du 13 février 2009, le premier questeur Sacca Fikara suggérait au président Mathurin Nago de surseoir à cette nomination même dans son état provisoire. Jusqu’à un redéploiement général du personnel parlementaire. ’’La personne visée ne me paraît pas la mieux indiquée à ce poste’’ a-t-il conclu dans ce premier message au président de l’Assemblée nationale. Mais contre toutes attentes, c’est ce même jour que le président Mathurin Nago a pris la décision qui nomme le Sieur Geoffroy Assah au poste de chef du service financier de l’Assemblée nationale par intérim. Cette nomination confère à l’intéressé des avantages que le président Mathurin Nago n’a pas compétences pour lui accorder. C’est d’abord sur cette corde sensible que le premier questeur a commencé par jouer. Il s’est fondé donc sur l’article 17 alinéas 4 du Règlement intérieur de l’institution parlementaire pour obliger son président à vite rapporter la décision qui nomme le Sieur Geoffroy Assah à ce poste. En effet, au terme des dispositions de cet article, les questeurs qui sont sous la haute direction et le contrôle du bureau, sont chargés de la gestion administrative et financière de l’Assemblée nationale. Aucune dépense nouvelle ne peut être engagée, ni ordonnée sans leur avis au préalable. Ce qui veut dire que le président Mathurin Nago n’a pas les compétences pour prendre cette décision encore moins envisager un nouveau salaire pour le Sieur Geoffroy Assah qui était jusqu’à sa nomination au poste de chef service financier par un intérim, le responsable de la division de la production des comptes de gestion au Parlement. C’est sur cette base que le premier questeur a, à nouveau, saisi par lettre No 0050 le président de l’Assemblée nationale hier, mardi 17 février 2009, pour lui faire les remarques de droit lié à la décision qui nomme Geoffroy Assah.

Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)

Climat d’inquiétude au sein de la classe politique :Issa Salifou en danger renforce sa sécurité

Au regard des menaces de plus en plus persistantes qui planent sur sa personne, le député Issa Salifou a demandé à être gardé mieux qu’avant. Le cabinet militaire de l’Assemblée nationale a accédé à sa demande et il vient de se voir affecter un deuxième soldat qui va renforcer sa sécurité. Depuis quelques temps, le député Issa Salifou, chef de file du G13 ne se sent plus totalement en sécurité. Tous ses mouvements sont suivis par des services spéciaux de renseignement. De Cotonou à Malanville en passant par Parakou, il est filé par des hommes qui ne le lâchent pas d’un seul pouce. Il y a seulement quelques jours, il a réussi à identifier ses espions à Parakou. C’est ce qui justifie l’altercation qu’il a eue avec les flics. La situation a tôt fait de l’éveiller. Le député homme d’affaire est monté au créneau pour dénoncer ces actes d’espionnage digne des régimes de parti unique. Issa Salifou avait été déjà l’objet d’une persécution sans précédent de la part du gouvernement dont le chef avait saisi le bureau de l’Assemblée nationale aux fins de lever son immunité parlementaire pour le traîner devant la justice au motif du fallacieux argument qu’il est louche dans ses affaires. Ses incidents sont précédés et suivis d’une série d’actes d’intimidations contre le député. On croyait que ses amis d’en face ont fumé avec lui le calumet de la paix, étant donné qu’ils étaient côte à côte pour le lancement de plusieurs travaux de construction d’infrastructures de développement. C’est du leurre. Issa Salifou est toujours dans leur collimateur. La preuve, les services de renseignements ferraillent de plus belle dans son entourage et il commence par en être inquiet. Il ne sera pas dit après qu’il n’a pas manifesté le besoin de renforcer sa sécurité. Il l’a fait. D’autres députés pourraient lui emboîter le pas, parce qu’il n’est pas le seul à évoquer le climat d’insécurité et d’inquiétude permanent qui s’est installé au sein de la classe politique nationale. L’annonce de la candidature de Bio Tchané pour les élections de 2011 s’observe comme le facteur déterminant qui a favorisé cette nouvelle ère de peur. Selon certaines sources de nouveaux probables candidats pour les prochaines présidentielles sont surveillés comme du lait sur le feu et les services de renseignements sont tenus de déposer un rapport écrit à la hiérarchie.

Fidèle Nanga

février 17, 2009

Visite du leader du Prd à ses partenaires politiques: Houngbédji reprendra-t-il le tour ?

A plusieurs mois de la présidentielle de 2011, le leader des tchoco-tchoco a déjà fini de faire le tour de ses alliés politiques pour tenter de les convaincre et obtenir leur soutien pour avoir la possibilité de gagner la bataille électorale en 2011. De Bruno Amoussou à Lazare Sèhouéto en passant par les Soglo et Séfou Fagbohoun, Houngbédji a fini son périple en un laps de temps pour tenter de renforcer les liens avec ses partenaires de l’heure. Prenant appui sur les décisions issues de la rencontre de Bohicon et d’Abomey, Maître Adrien Houngbédji se donne de l’espoir pour faire de sa dernière participation en 2011 une réussite. Mais lorsqu’on voit le temps qui sépare de la fatidique épreuve électorale de mars 2011 et l’évolution de la situation politique nationale, on se demande combien de fois Adrien Houngbédji va faire ce tour.

Il est connu de tous que le jeu politique béninois varie au gré des intérêts politiques et des fluctuations qui ne garantissent pas une stabilité pour qu’on parle d’une bataille gagnée à l’avance même avec les jeux des alliances. Dans ces conditions, on peut supposer que toutes les alliances de l’heure sont circonstancielles et peuvent changer à tout moment. Que le leader du Parti du Renouveau Démocratique prenne son bâton de pèlerin à cette période, on est en mesure de dire que ce sont de grands tours qu’il risque de faire sans avoir gain de cause surtout que le jeu n’est pas encore clair.

Les autres leaders politiques l’ont d’autant plus bien compris qu’ils sont restés à observer la situation avant de se lancer dans la bataille. Le plus dur reste à faire pour Houngbédji qui veut maximiser ses chances pour 2011 en multipliant ses contacts et en caressant ses alliés de l’heure dans le sens des poils. Mais les calculs vont bon train et ses amis d’aujourd’hui peuvent éventuellement lui tourner dos quand les intérêts seront divergents. Et cette réalité, le leader du Prd doit en être conscient.

Cécil Ahouélété ADJEVI

© Copyright L'Option Infos

Levée de boucliers contre le livre du ministre de la micro finance : les Kérékouistes font la publicité à Réckya MADOUGOU

Après son lancement à Paris en France puis à Cotonou le 13 février dernier, le livre Mon combat pour la parole de Réckya MADOUGOU fait boule de neige.
Accueilli avec clameur par le monde littéraire et les intellectuels africains, la levée de boucliers actuelle des partisans du président Mathieu KEREKOU qui y voient un pamphlet dirigé contre leur idole, ne fait que dresser un lit de publicité à la ministre écrivaine et confirmer tout le succès de cet essai socio-politique.

Lorsqu’elle lançait en hiver 2005 la campagne « Touche pas à ma constitution » à la tête de l’association Elan, Réckya MADOUGOU ne pouvait pas s’imaginer que son initiative allait connaître un succès aussi retentissant. Même effet aujourd’hui pour le livre que sa lutte a inspiré et dont la publication, il y a quelques jours, soulève bien des vagues. Accueilli avec clameur par les défenseurs de la liberté et les intellectuels, le livre « Mon combat pour la parole » de Réckya MADOUGOU essuie une véritable levée de boucliers de la part d’une frange infinitésimale des partisans et proches du président KEREKOU qui y voient plutôt un pamphlet dirigé contre leur idole à qui ces derniers donnent le blanc seing.

Mais en réalité, la campagne médiatique déclenchée par les Kérékouistes à l’antipode du lancement officiel de cet opus au Bénin, ne fait que dresser un lit de publicité à la jeune auteure qui inscrit son livre dans la continuité du combat héroïque mené en 2005 par l’association Elan qui avait alors fait échec au dessein de révision opportuniste de la constitution du 11 décembre 1990.L’une des critiques les plus acerbes contre Réckya MADOUGOU et son livre a été celle d’un des rejetons du président KEREKOU, le plus érudit de tous, qui en voulant laver l’honneur de son père se livre lui-même au procès de l’histoire.

Les Béninois qui ont certes, de la jugeote reconnaissent le mérite du président Mathieu KEREKOU qui incarne, en dépit des turpitudes qui ont émaillé son long règne à la tête de l’Etat béninois, le symbole de l’unité et de la concorde nationales. A ce titre, il ne pourra jamais se dérober au procès de l’histoire politique de son pays dont il porte aujourd’hui sur ses frêles épaules le passif accablant de ses maux et tares qu’il a contribué à cimenter. Le déchaînement médiatique actuel aux relents d’une récupération politique contre la jeune ministre écrivaine ne fait qu’ajouter à sa notoriété et réveille la nostalgie d’une époque que le combat de Réckya MADOUGOU a empêché de perpétuer.

Car avant le livre « Mon combat pour la parole » de la ministre en charge de la micro finance, la littérature politique béninoise regorgeait d’abondantes publications sur le président Mathieu KEREKOU qui ont valeur de pamphlet du premier au dernier chapitre. Les plus célèbres sont les essais politiques de Janvier YAHOUEDEHOU, aujourd’hui député à l’Assemblée nationale sur la liste Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) qui avait lancé en plein mandat de KEREKOU deux bolides intitulés « Le crépuscule d’un dictateur » et « Les vraies couleurs du caméléon » avec un grand renfort de publicité sur la chaîne d’une radio dont l’auteur était le promoteur.

Personne dans le rang des partisans et proches du président Mathieu KEREKOU n’était monté au créneau pour soit disant laver l’honneur du vieux tout comme l’auteur n’a jamais été interpellé par le régime d’alors. On comprend dès lors que le tintamarre qui a cours n’est nullement commandité par le général président qui jouit d’une retraite bien méritée après tant d’années sacrifiées au service de la nation et qui sait plus que tous que son action publique n’échappera jamais au procès de l’histoire. C’est vrai que l’extrême politisation du pays permet aujourd’hui aux adversaires du régime du changement de se saisir de toutes sortes de vétilles pour espérer opposer Boni YAYI à Mathieu KEREKOU .

Les vraies raisons des agitateurs contre l’œuvre de Réckya MADOUGOU sont donc ailleurs que dans une démarche saine de confrontations intellectuelles. Car eux, ils n’ont jamais rien écrit ou publié.

Par Bernadin MONGADJI

© Copyright Aube Nouvelle

Séance de travail entre Nicéphore Soglo et Simon Compaoré:Le décret sur la police municipale doit être retouché

Le maire de Cotonou Nicéphore Dieudonné Soglo a reçu en fin de semaine dernière, son homologue de Ouagadougou, Simon Compaoré. Les échanges ont permis de relever les insuffisances de notre législation quant à la création de la police municipale dans nos grandes communes.

La mise en œuvre de la police municipale dans les villes à statut particulier ainsi que les questions préalables touchant au mode de recrutement des policiers municipaux. Ce sont là les sujets qui étaient au menu de la discussion la semaine dernière entre le maire Nicéphore Soglo et son homologue de Ouagadougou (Burkina-Faso), Simon Compaoré. L’objectif de cette séance de travail est de cibler, à la lumière de l’expérience de la ville de Ouagadougou, les goulots d’étranglements qui empêchent encore l’existence de ce corps d’agents de sécurité au Bénin et particulièrement dans les communes à statut particulier. Au terme des échanges, il appert que le décret n°2009-027 du février 2009 portant modalités des pouvoirs de police administrative du maire dans les communes à statut particulier en République du Bénin, comporte des limites aux prérogatives du maire. Cette disposition crée en effet, un point d’achoppement entre les prérogatives des maires et celles des ministres. Il s’agit du mode de recrutement des policiers municipaux. A en croire Simon Compaoré, la législation Burkinabè donne la latitude à sa commune ,de gérer tout le processus de bout en bout. De plus, ajoute-t-il, la commune de Ouagadougou engage autant d’agents que peut rémunérer le budget communal. Cette liberté d’action du maire au Burkina-Faso ,contraste avec les restrictions au Bénin du décret sus cité qui ,non seulement limite le nombre d’agents à recruter, mais surtout implique fortement les ministères du Travail, de la Sécurité publique et de la Décentralisation dans le processus de recrutement. Face à ces insuffisances légales, le ministre de l’Intérieur et celui de la Décentralisation présents à la séance, ont promis sensibiliser le chef de l’Etat en vue d’une modification éventuelle dudit décret. De plus, les parties se sont accordées sur l’idée d’un prochain séjour à Ouagadougou, d’une délégation gouvernementale et des communes à statut particulier afin qu’elles s’imprègnent de la formation pratique et du fonctionnement des policiers municipaux dans la capitale du Burkina-Faso. Il faut ajouter que cette séance de travail a également connu la présence du 2ème adjoint au maire de Cotonou et du maire de Porto-Novo.

Calixte Adiyéton (Coll)

Crise autour du livre « Mon combat pour la parole »:La Fondation Mathieu Kérékou exige des excuses publiques de Madougou

La Fondation Mathieu Kérékou est montée au créneau, ce lundi 16 février 2009 pour dénoncer les « contre-vérités » dans le livre de Reckya Madougou contre le président Kérékou. (Lire le communiqué).
La Fondation Mathieu Kérékou pour la paix, l’unité et le développement s’est réuni en séance extraordinaire pour se pencher sur l’ouvrage du Ministre Réckya Madougou intitulé « Mon combat pour la parole ». Dans cet ouvrage, des contre vérités et même des injures ont été proférées à l’endroit de l’ancien chef de l’Etat, le Général Mathieu Kérékou. La Fondation estime que de tel comportement du ministre Reckya Madougou met dangereusement en danger la cohésion nationale et la paix sociale dans notre pays. Face à cette situation, la fondation demande au président Yayi Boni garant de part les obligations constitutionnelles de la paix sociale et l’unité nationale, de ramener son Ministre à la raison en vue d’une excuse publique. Autrement le Ministre Reckya Madougou sera responsable des déconvenues qui découleraient de telles accusations sans fondement. Enfin la fondation lance un appel patriotique à toutes les Béninoises et tous les Béninois soucieux de la préservation de l’unité nationale dans notre pays, à se lever comme un seul homme pour barrer la route aux apprentis-sorciers ennemis de la paix et de l’unité nationale. L’histoire de notre Nation, malgré les erreurs inhérentes à toutes œuvres humaines, gardera à jamais dans la mémoire collective, l’image du président Mathieu Kérékou, en tant que l’un des bâtisseurs émérite de la Nation béninoise, souveraine, pacifique et démocratique..

Positionnement au sein de la mouvance présidentielle : Suspense à l’Undp (Clarifications le samedi 21 février)

La rencontre à huis clos du chef de l’Etat, Thomas Boni Yayi avec l’ancien président de la République , Emile Derlin Zinsou pourrait déterminer à nouveau la position de l’Undp sur l’échiquier politique national. Considérée jusque-là comme une composante du G13, l’Union serait en voie de basculer vers la majorité présidentielle plurielle. La sortie imminente des cadres du parti situera mieux l’opinion sur ce plausible revirement.

Par : Serge-David ZOUEME

L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) du président Emile Derlin Zinsou irait-t-elle à la mouvance ? La question se pose actuellement avec acuité au sein du gotha politique national. La rencontre à huis clos du chef de l’Etat avec l’ancien président, Emile Derlin Zinsou, samedi dernier, ouvrirait des brèches vers cet idéal politique. En effet, lors des échanges, les deux (2) personnalités auraient abordé des sujets brûlants de l’actualité politique nationale. C’est ainsi que le président Thomas Boni Yayi aurait expliqué à son hôte qu’il serait incompris des politiciens béninois, en l’occurrence ceux de l’opposition non déclarée. Il ferait l’objet d’adversités et certains hommes politiques chercheraient par tous les moyens à lui mettre les bâtons dans les roues. Mieux, aurait-t-il précisé, ils voudraient lui fermer au nez la porte de 2011. Face à toutes ces difficultés, il aurait demandé au président Emile Derlin Zinsou de l’aider à gérer la crise politique actuelle. Les deux personnalités n’auraient pas occulté, au cours de leur entrevue, de débattre d’un éventuel rapprochement de l’Undp avec la majorité présidentielle plurielle. D’ailleurs, on annonce, à cet effet, une probable sortie politique des cadres et militants de l’Union le samedi prochain. Si officiellement, rien n’a filtré jusque-là sur les réelles motivations de cette sortie, certaines sources parlent d’une éventuelle clarification de la position du parti sur l’échiquier politique national. Et là, deux (2) hypothèses se présentent. La première serait que le bureau exécutif de l’Undp réaffirme son appartenance au G13. Mais qu’est qui justifierait la nécessité d’une telle prise de parole à l’heure actuelle ? Au cas contraire, le parti se désolidarise de la politique des « opposants » et regagne la majorité présidentielle plurielle en pleine recomposition actuellement. Pour l’heure, rien n’est encore clair. Ce donc le suspense latent au sein de l’Undp. Toutefois, on se rappelle, à l’origine, du rôle prépondérant qu’avait joué le président Emile Derlin Zinsou pour l’avènement au pouvoir du président Boni Yayi en 2006. Et depuis lors, il lui aurait réaffirmé sa fidélité jusqu’à la fin du mandat. C’est dire que la présence de l’Undp au sein du G13 n’est pas imputable à l’ancien chef de l’Etat. Mais vraisemblablement aux deux (2) députés de l’Union, actuellement membres du G13 qui, très tôt, ont gardé leur indépendance par rapport au père fondateur du parti dont ils n’étaient pas des membres historiques. Les tractations nourries et les conciliabules qui seraient en cours au sein du parti pourraient leur faire changer d’avis dans la perspective d’un éventuel rapprochement de l’Union avec la majorité présidentielle plurielle. Réponse à la fin de la semaine.

Aube Nouvelle

A propos de la réaction de Modeste Kérékou sur le livre « Mon combat pour la parole » : La Réplique de Adrien Ahanhanzo

(Petite lettre ouverte à l’ex-honorable Modeste Kérékou !) Modeste, mon cher ami, tu es témoin de l’estime et de la sympathie que nous portons l’un pour l’autre. J’ai découvert plus tard que le Sang du Roi BEHANZIN coulait dans tes veines, alors comment s’étonner de cet appel de sang, Ahanhanzo était le grand frère du Prince Kondo ! ... Elles me forcent, cette estime et cette sympathie, à t’adresser juste quelques lignes à propos de ta sortie médiatique en fin de semaine à l’occasion de la parution de l’excellent livre de l’excellente Rekya MADOUGOU et du très peu, trop peu de choses qu’elle y raconte à propos de ton papa, le Président Mathieu Kérékou.

Ta sortie était inopportune : tu es d’ailleurs trop jeune pour connaître toute l’histoire politique du Dahomey et du Bénin à laquelle ton papa et de très nombreux Dahoméens et Béninois ont été mêlés. Le 26 octobre 1972 n’était pas le commencement, et pourtant il date déjà de 37 ans : il y a 37 ans, quel âge avais-tu ? Quel âge aviez-vous, tous ces « fils à papa » qui voulez réécrire l’HISTOIRE ? Tous les Béninois qui ont 13 ans à l’époque, c’est-à-dire 50 ans aujourd’hui, et qui constituent le gros lot des personnels de nos administrations, ne sont même pas en mesure de savoir, donc de raconter, donc de prendre position.

Et puis Rekya MADOUGOU n’a rien dit de l’essentiel : l’Essentiel arrive quand tous ceux qui écrivent UN livre, et j’en suis, auront livré les fruits de leurs expériences. Il est indispensable, le devoir de mémoire, il était indispensable de laisser au temps, le temps de décanter tous les malheureux souvenirs de l’inévitable subjectivisme. Mais que personne ne se méprenne : Nous écrirons l’histoire du Dahomey et du Bénin, et chacun aura le loisir d’apprécier ce que des Dahoméens ont fait souffrir à d’autres Dahoméens, au seul motif du désaccord sur les idées, les méthodes, les stratégies…

Ceux qui ont souffert ne cultivent pas et ne répandent pas la haine. Il n’y a même pas d’aigreur dans leurs cœurs ! Ils ont conscience, plus que d’autres, des capacités de destruction de la bête immonde qui sommeille en chacun de nous. C’est pour cela que, bien qu’ayant pardonné, ils se refusent d’oublier, afin de maintenir l’état de veille qui nous a permis en 2004-2006, entre autres, de nous opposer, PACIFIQUEMENT, à la révision de la constitution…

Il est indispensable que le Bénin s’approprie son Histoire, toute son Histoire, même les pages les plus sombres, comme l’ont fait tous les grands pays du monde, la France, l’Allemagne, le Japon, etc. Nous sommes assez mûrs pour le faire. Il faut avancer.

Mathieu Kérékou sait mieux que quiconque, la nécessité pour tous les siens de garder le silence et de faire profil bas… Alors les fils à papa, mollo-mollo s’il vous plaît !

Par Adrien AHANHANZO GELE, Ingénieur Agronome.

Règlement de la crise à la Renaissance du Bénin:Rosine Soglo veut exclure Galiou

Après moult hésitations, la présidente de la Renaissance du Bénin Rosine Soglo a décidé de mettre sur pied un comité qui a pour mission d’écouter le ministre Galiou Soglo dont les prises de positions publiques sont en contradiction avec la ligne de conduite de la direction du parti. Le processus pourrait déboucher sur l’exclusion du frère cadet de Léhadi Soglo et de Alaou Ibouraïma un autre membre du parti

Galiou Soglo est-il désormais sur une corde raide à la Renaissance du Bénin ? Si l’on s’en tient à deux éléments il pourrait bien s’agir de cela. Le premier élément tient lieu du fait qu’un comité a été mis en place le 20 janvier 2009 par la présidente Rosine Soglo pour écouter celui qui est considéré comme l’intouchable malgré ses manquements vis-à-vis de la direction de la Rb. Composé de sept membres que sont Aziadomè Kogblévi, Ange Marie Leroux, Epiphane Quenum, Marius Francisco, Justine Mèvo Guézo, Olivier Paraïso, Noëlie Apithie, ce comité doit non seulement écouter Galiou Soglo, mais aussi Ibouraïma Alaou, son compère qui l’a suivi après son entrée au gouvernement. Un rapport écrit devra être déposé au plus tard le 28 février 2009 sur les faits qui sont reprochés aux intéressés. Jamais la présidente de la Rb n’est parvenue à prendre les choses de cette façon depuis que les critiques fusent de toutes parts pour la juger trop partiale dans la gestion des cadres du parti. A-t-elle fini par se remettre en cause ? A moins qu’il ne s’agisse d’une attitude trompe l’œil de sa part, Rosine Soglo veut bien régler l’équation Galiou Soglo. Rien n’est encore certain et aucune décision n’a été prise. Néanmoins, il y a longtemps qu’on l’attendait sur ce terrain bien délicat pour elle, et elle y est désormais. D’aucuns estiment qu’elle aurait pu prendre les taureaux par les cornes depuis des mois si la maladie l’en avait pas empêché. Même si sa santé de fer n’est pas au rendez-vous aujourd’hui, elle a tout de même l’énergie pour reprendre en main la direction du parti. Son fils Galiou pourrait être le premier à en faire les frais. Très tôt, à la mise en place d’un comité, personne ne pensait que ses membres étaient capables de produire un rapport accablant sur les deux membres du parti surtout sur le principal accusé à qui l’on reproche des fautes graves. Ils n’ont pas cru à la sincérité de la décision prise par la présidente. Conséquence, les sept membres du comité ne se sont pas mis aussitôt à la tâche. Le second élément qui semble montrer que Rosine Soglo veut aller jusqu’au bout, c’est que depuis quelques jours le comité a repris du poil de la bête et s’attèle à rencontrer les sieurs Ibouraïma Alaou et Galiou Soglo. La présidente a dû taper du poing sur la table pour redonner l’envie de travailler et de faire tenir un rapport écrit. Jamais le sujet n’a été évoqué avec sérieux. Mais, la dernière sortie du ministre de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a sensiblement touché « maman ». Elle s’est sentie mal à l’aise quand son enfant annonce publiquement que le parti est à la mouvance et que sa présidente ne tardera plus à envoyer d’autres membres de la Rb au gouvernement. Il tient ainsi des propos contradictoires avec Rosine Soglo. Il n’y a pas longtemps, la main sur le cœur, elle déclarait que la direction du parti a jugé de l’inopportunité d’aller au gouvernement du Changement. Elle a été plus claire en affirmant que la Rb reste attachée à la déclaration du 12 mars et aux conclusions des 28 et 29 novembre 2008. Débat clos, avait-on cru. Mais contre toute attente, Galiou Soglo revient à la charge pour désavouer sa maman, présidente de la Rb. Trop c’est trop, s’exclame t-elle. Que va-t-elle faire dès que le comité déposera son rapport le 28 février prochain ? C’est là, la grande question. Or, il ne faut pas oublier que certains membres du comité à l’image de Epiphane Quenum ne cachent plus aujourd’hui leur rapprochement avec l’homme, qui est d’ailleurs prêt à débaucher les cadres du parti, dont le porte parole, pour faire partie de l’équipe au pouvoir. De même on se demande si Galiou Soglo acceptera de se faire écouter par le comité. Ce n’est pas évident. Mais en se comportant de cette manière, il en rajoute à ses fautes, qu’on a point besoin d’énumérer, mais qu’on peut ramener à son manque de discipline au sein du parti. D’autres n’ont pas fait autant avant de se faire virer par l’intransigeante présidente. En vertu des dispositions des statuts et règlement intérieur de la Renaissance du Bénin, une exclusion temporaire pane sur la tête de Galiou Soglo. Seulement, il serait difficile à Rosine Soglo de prendre une telle décision, si temporaire qu’elle soit. De toutes les façons, le dernier mot lui revient sans que le président d’honneur du parti Nicéphore Soglo n’aura son mot à dire. Tous prennent au sérieux les agitations de leur fils. Elles risquent d’entraîner le parti dans le chaos.

Fidèle Nanga

http://www.actubenin.com/spip.php?article15071

février 16, 2009

Probable ouverture dans le jeu politique béninois : La majorité présidentielle plurielle remplace la Fcbe ?

 Il a été remarqué hier lors de la rencontre du Président Boni Yayi avec les élus municipaux de la majorité présidentielle que le vocable majorité présidentielle plurielle semble prendre de l’avance sur des termes habituellement utilisés pour qualifier les forces politiques du pouvoir. Ceci amène beaucoup à se demander si les Fcbe ne doivent pas désormais accepter l’existence d’autres forces politiques pour constituer une majorité présidentielle plurielle.

Une question fondamentale revient dans les esprits et semble préoccuper les acteurs politiques dans l’ensemble et particulièrement ceux proches de la mouvance présidentielle. En réalité, au regard des derniers développements de l’actualité politique nationale et des événements qu l’ont caractérisé, beaucoup d’observateurs de la vie politique se demandent s’il ne faut pas que d’autres forces politiques en dehors des Fcbe soient acceptées dans le cercle de la mouvance présidentielle.

A la rencontre d’hier entre les élus municipaux et le Chef de l’Etat, le terme majorité présidentielle plurielle est revenu à plusieurs reprises dans les discours tenus par les uns et les autres. N’est-il donc pas préférable aujourd’hui d’aller au-delà de la Fcbe pour donner des ailes à la mouvance au lieu de la confiner dans un creuset qui risque de l’étouffer ? ne vaudrait-il pas mieux d’accepter dans une majorité présidentielle plurielle tous les groupes politiques qui le désirent ? Car, à l’image des Fac, une autre force politique mise sur pied par Martin Dohou Azonhiho, Lionel Agbo, Idrissou Ibrahima et autres, d’autres regroupements de jeunes de plusieurs catégories socioprofessionnelles se battent dans l’ombre pour soutenir les actions du Chef de l’Etat. En cela, ne serait-il pas mieux d’éviter que les Fcbe soient le seul point de ralliement politique ?

Pour une meilleure gestion de la chose politique dans la mouvance, il va falloir certainement laisser la latitude à d’autres forces pour s’éclore, des forces où tous les horizons politiques doivent se sentir à l’aise et libres. Avec cette nouvelle approche, les Fcbe cesseront d’être un creuset qui doit avaler tous les autres ou s’accaparer le monopole d’être les plus proches du Chef.

Cécil Ahouélété ADJEVI

Activité politique samedi dernier : Issa Badarou mobilise Porto-Novo pour Boni Yayi

Les populations de Porto-Novo ont manifesté leur gratitude à l’endroit du Chef de l’Etat pour avoir nommé un des leurs comme ministre au sein de son gouvernement. Elles ont renouvelé leur soutien indéfectible au Chef de l’Etat et l’ont invité à poursuivre ses œuvres pour le développement du pays. Grâce à une forte mobilisation du ministre Issa Badarou Soulé, les Ayinonvi tiennent à accompagner le Président Boini Yayi dans son combat pour le développement du Bénin.

Issa Badarou Soulé a choisi le 14 février, jour de la fête de Saint Valentin où l’amour est célébré pour réunir ses frères et sœurs de la ville de Porto-Novo. Ce geste fraternel vient confirmer tout le bien qu’on pense de l’homme.

L’esplanade de l’Assemblée nationale a été noire de monde samedi dernier avec une foule immense aux couleurs des Fcbe à l’occasion de ce géant meeting organisé par Issa Badarou Soulé. Cette grande rencontre, à première vue était partie pour être un meeting de remerciements au Chef de l’Etat qui a promu Issa Badarou Soulé, natif de Porto-Novo comme ministre de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires dans le dernier gouvernement. Elle a été également une autre occasion pour les Ayinonvi de renouveler leur soutien au Président Boni Yayi.

En prenant d’assaut l’esplanade de l’Assemblée nationale, les populations de Porto-Novo ont tenu à exprimer de vives voix leur ferme volonté de soutenir les actions qui conduisent aujourd’hui au développement progressif du pays sur plusieurs plans. Aux milliers de Porto-Noviens venus à cette rencontre, le ministre Issa Badarou Soulé a rappelé les ambitions du Chef de l’Etat pour la ville capitale. Selon lui, un nouvel hôpital sortira bientôt de terre et Porto-Novo connaîtra aussi son tout nouvel et premier échangeur.

« Le programme du Président de la République sera suivi et respecté à la lettre », a-t-il confié pour rassurer les uns et les autres. Pour rehausser l’image de ce meeting, plusieurs ministres ont effectué le déplacement de Porto-Novo. Les ministres Jean Mari Ehuzu, Saca Lafia, Kint Aguiar, Soulé Mana Lawani , Kogui N’Douro et Christine Ouinsavi y étaient pour témoigner de l’importance que tout le gouvernement accorde à la ville de Porto-Novo. Christine Ouinsavi a appelé à l’union. « C’est la main dans la main que nous pourrons développement notre département », a-t-elle souligné.

Cette démonstration de force a été l’occasion pour le ministre de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires de resserrer ses liens avec ses frères et sœurs qui ont toujours lu en lui les comportements d’un homme de développement.

Cécil Ahouélété ADJEVI

http://www.optioninfos.com/spip.php?article7521

Activité politique samedi dernier : Issa Badarou mobilise Porto-Novo pour Boni Yayi

Les populations de Porto-Novo ont manifesté leur gratitude à l’endroit du Chef de l’Etat pour avoir nommé un des leurs comme ministre au sein de son gouvernement. Elles ont renouvelé leur soutien indéfectible au Chef de l’Etat et l’ont invité à poursuivre ses œuvres pour le développement du pays. Grâce à une forte mobilisation du ministre Issa Badarou Soulé, les Ayinonvi tiennent à accompagner le Président Boini Yayi dans son combat pour le développement du Bénin.

Issa Badarou Soulé a choisi le 14 février, jour de la fête de Saint Valentin où l’amour est célébré pour réunir ses frères et sœurs de la ville de Porto-Novo. Ce geste fraternel vient confirmer tout le bien qu’on pense de l’homme.

L’esplanade de l’Assemblée nationale a été noire de monde samedi dernier avec une foule immense aux couleurs des Fcbe à l’occasion de ce géant meeting organisé par Issa Badarou Soulé. Cette grande rencontre, à première vue était partie pour être un meeting de remerciements au Chef de l’Etat qui a promu Issa Badarou Soulé, natif de Porto-Novo comme ministre de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires dans le dernier gouvernement. Elle a été également une autre occasion pour les Ayinonvi de renouveler leur soutien au Président Boni Yayi.

En prenant d’assaut l’esplanade de l’Assemblée nationale, les populations de Porto-Novo ont tenu à exprimer de vives voix leur ferme volonté de soutenir les actions qui conduisent aujourd’hui au développement progressif du pays sur plusieurs plans. Aux milliers de Porto-Noviens venus à cette rencontre, le ministre Issa Badarou Soulé a rappelé les ambitions du Chef de l’Etat pour la ville capitale. Selon lui, un nouvel hôpital sortira bientôt de terre et Porto-Novo connaîtra aussi son tout nouvel et premier échangeur.

« Le programme du Président de la République sera suivi et respecté à la lettre », a-t-il confié pour rassurer les uns et les autres. Pour rehausser l’image de ce meeting, plusieurs ministres ont effectué le déplacement de Porto-Novo. Les ministres Jean Mari Ehuzu, Saca Lafia, Kint Aguiar, Soulé Mana Lawani , Kogui N’Douro et Christine Ouinsavi y étaient pour témoigner de l’importance que tout le gouvernement accorde à la ville de Porto-Novo. Christine Ouinsavi a appelé à l’union. « C’est la main dans la main que nous pourrons développement notre département », a-t-elle souligné.

Cette démonstration de force a été l’occasion pour le ministre de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires de resserrer ses liens avec ses frères et sœurs qui ont toujours lu en lui les comportements d’un homme de développement.

Cécil Ahouélété ADJEVI

http://www.optioninfos.com/spip.php?article7521

Activité politique samedi dernier : Issa Badarou mobilise Porto-Novo pour Boni Yayi

Les populations de Porto-Novo ont manifesté leur gratitude à l’endroit du Chef de l’Etat pour avoir nommé un des leurs comme ministre au sein de son gouvernement. Elles ont renouvelé leur soutien indéfectible au Chef de l’Etat et l’ont invité à poursuivre ses œuvres pour le développement du pays. Grâce à une forte mobilisation du ministre Issa Badarou Soulé, les Ayinonvi tiennent à accompagner le Président Boini Yayi dans son combat pour le développement du Bénin.

Issa Badarou Soulé a choisi le 14 février, jour de la fête de Saint Valentin où l’amour est célébré pour réunir ses frères et sœurs de la ville de Porto-Novo. Ce geste fraternel vient confirmer tout le bien qu’on pense de l’homme.

L’esplanade de l’Assemblée nationale a été noire de monde samedi dernier avec une foule immense aux couleurs des Fcbe à l’occasion de ce géant meeting organisé par Issa Badarou Soulé. Cette grande rencontre, à première vue était partie pour être un meeting de remerciements au Chef de l’Etat qui a promu Issa Badarou Soulé, natif de Porto-Novo comme ministre de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires dans le dernier gouvernement. Elle a été également une autre occasion pour les Ayinonvi de renouveler leur soutien au Président Boni Yayi.

En prenant d’assaut l’esplanade de l’Assemblée nationale, les populations de Porto-Novo ont tenu à exprimer de vives voix leur ferme volonté de soutenir les actions qui conduisent aujourd’hui au développement progressif du pays sur plusieurs plans. Aux milliers de Porto-Noviens venus à cette rencontre, le ministre Issa Badarou Soulé a rappelé les ambitions du Chef de l’Etat pour la ville capitale. Selon lui, un nouvel hôpital sortira bientôt de terre et Porto-Novo connaîtra aussi son tout nouvel et premier échangeur.

« Le programme du Président de la République sera suivi et respecté à la lettre », a-t-il confié pour rassurer les uns et les autres. Pour rehausser l’image de ce meeting, plusieurs ministres ont effectué le déplacement de Porto-Novo. Les ministres Jean Mari Ehuzu, Saca Lafia, Kint Aguiar, Soulé Mana Lawani , Kogui N’Douro et Christine Ouinsavi y étaient pour témoigner de l’importance que tout le gouvernement accorde à la ville de Porto-Novo. Christine Ouinsavi a appelé à l’union. « C’est la main dans la main que nous pourrons développement notre département », a-t-elle souligné.

Cette démonstration de force a été l’occasion pour le ministre de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires de resserrer ses liens avec ses frères et sœurs qui ont toujours lu en lui les comportements d’un homme de développement.

Cécil Ahouélété ADJEVI

http://www.optioninfos.com/spip.php?article7521

Bio Tchané, l’honneur et la dignité

La candidature du Président de la Banque ouest africaine de développement, Abdoulaye Bio Tchané est-elle suscitée ou est-elle l’œuvre de l’homme lui-même qui a choisi de jeter le ballon d’essai afin de recueillir les réactions des uns et des autres ?

On ne saurait fournir avec précision des explications sur l’origine de cette candidature car le principal intéressé n’a pipé mot. Ce qui est fondamental est que cette candidature, on en parle sérieusement au point où certains se demandent si elle ne sera pas une réalité.

Si elle venait à s’avérer, cette candidature aura été l’occasion qui lui permettra de tester sa popularité et son poids politique dans le pays. Au-delà d’une élection aux travers desquelles, Bio Tchané va prouver au peuple béninois ce qu’il sait faire en politique (car on l’a seulement vu s’occuper des finances du pays et on lui connaît tout son sérieux et sa rigueur), il est aussi question de son honneur et surtout de sa dignité.

En réalité, si tant est que la candidature est suscitée par des politiciens en panne de candidat à choisir pour affronter le Président Boni Yayi en 2011, ceux qui seraient en train de pousser l’ancien argentier national apparaissent aux yeux de l’opinion publique comme des personnalités qui ont un passé politique peu reluisant. Ils ont sûrement fait leurs preuves et ont montré leurs capacités en matière de gestion de la chose politique. D’autres sont frappés par les textes constitutionnels et se trouvent dans l’incapacité de briguer la magistrature suprême et ayant du mal à jeter l’éponge, se battent aujourd’hui bec et ongle pour jouer le rôle de faiseurs de roi. Dans ces conditions, l’actuel Président de la Boad se doit de faire attention pour ne pas tomber dans le piège des opportunistes qui ont leur passé politique derrière eux.

C’est fondamentalement une question d’honneur et de dignité car de la suite que donneront d’éventuelles élections auxquelles il participerait, dépendra son avenir politique. Faire piètre figure au cours d’une consultation électorale serait à coup sûr une manière de se diminuer et de prouver à l’opinion publique nationale qu’il ne pèse pas grand-chose dans le jeu politique béninois. Bio Tchané a donc l’obligation de faire attention à cette proposition mirobolante qui apparaît à première vue comme un appât ou un cadeau empoisonné. Il lui faut prendre du recul pour mesurer tous les contours de la chose afin de savoir quelles attitudes adopter.

La précipitation dans laquelle la nouvelle est d’ailleurs annoncée laisse plus d’un perplexes et on se demande déjà si ce n’est pas du bleuf. Une candidature annoncée de force avec tant de bruit risque d’être une farce. Il revient à l’actuel patron de la Boad de lever l’équivoque si tant est qu’il tient aux principes d’honneur et de dignité qu’on lui connaît. Le fait de mêler son nom à une telle initiative ne vient certainement pas du néant. Mais compte tenu de l’importance que les Béninois accordent à sa personne au regard de ses actions et de son sens de rigueur quand il était aux commandes comme argentier national, l’homme se doit de jeu le jeu tout en tenant compte de son honneur et de sa dignité. Du moins, c’est ce que je crois.

_Et c’est ma conviction !

http://www.optioninfos.com/spip.php?article7493

Kogui N’douro dans les filaos hier:Kérékou refuse les excuses de Yayi

Une bonne raclée pour Kogui N’Douro hier dans les filaos. Envoyé pour présenter les excuses du Chef de l’Etat Yayi Boni à l’ancien président Mathieu Kérékou que le livre du ministre Réckya Madougou a critiqué et traité de tous les noms, le ministre de la défense n’a pas eu le temps d’être écouté par l’homme du 26 octobre 1972. Issifou Kogui N’Douro a été refoulé par la famille Kérékou qui l’attendait de pied ferme.

Issifou Kogui N’Douro, tête baissée et incapable de piper mot paraissait hier tout petit dans ses souliers. Il a été renvoyé des filaos comme un vaurien par le Général Mathieu Kérékou et ses enfants. Ils ont refusé de le recevoir et de lui ouvrir les portes du salon pour recevoir de lui le message qu’il portait au nom du chef de l’Etat. Apparemment, les enfants du général Mathieu Kérékou l’attendaient au carrefour et il est venu se jeter dans leurs gueules. Ils l’ont bien mangé lui faisant oublier les mots d’excuses qu’il avait au bout de ses lèvres. Imbu de son rang de n° 3 du régime en place et en qualité d’envoyé spécial du chef de l’Etat chez l’énigmatique Kérékou, ce qui n’est pas donné à tous les ministres, il était allé tout gonflé pour dire les excuses de son chef à celui dont le nom a été assimilé à un pilleur et à un sinistre personnage dans l’ouvrage « Mon combat pour la vie ». Gonflé à l’arrivée, il est reparti totalement mal en point. Une bonne réplique de l’ancien président à son successeur à la Marina. Mathieu Kérékou dont le nom a été criblé de tous les mauvais qualificatifs dans l’ouvrage. Ce que l’ancien chef de l’Etat n’entend pas pardonner. Il a le soutien de ses enfants. Pour l’une des rares fois, il a montré qu’il est vraiment très fâché et en veut à tout prix à Yayi Boni et à son ministre auteure du livre. C’est ce qui justifie la douche froide que le ministre de la défense nationale a reçue sous les filaos. L’envoyé spécial du président de la République a du coup cafouillé en voulant calmer les esprits qui se sont échauffés à son arrivée au domicile du général. Certainement que c’est l’un des dimanches les plus désagréables que le patron de la défense nationale a passé depuis son arrivée au gouvernement du changement. S’il n’a pas réussi sa mission on se pose la question de savoir comment le chef de l’Etat va procéder pour panser cette plaie qu’a causée un livre qu’on retrouvera dans les librairies au Bénin comme à l’étranger. Selon nos sources, les enfants du Président Mathieu Kérékou ont demandé que ce soit l’auteure qui présente ses excuses. Une manière de remettre en cause toutes les critiques contre le général. Ce climat annonce des relations tendues entre les deux derniers locataires de la Marina.

Fidèle Nanga

Tentatives pour empêcher la candidature de Bio Tchané :Yayi Boni recourt à Zinsou

Tentatives pour empêcher la candidature de Bio Tchané :Yayi Boni recourt à Zinsou 16 février 2009
Le président Yayi Boni était reçu une fois encore le samedi dernier au domicile du président Emile Derlin Zinsou. Si rien n’a filtré de façon officielle de cette énième visite au sage, on apprend tout de même que le premier Magistrat était allé solliciter le soutien de l’ancien président pour empêcher la candidature de l’homme de Djougou.

L’éventuelle candidature du président de la Banque ouest africaine de développement continue de hanter les esprits du chef de l’Etat de l’ère du Changement. Et les tractations se poursuivent pour y trouver une solution. Ainsi, après l’échec des différentes missions dans les régions du département de la Donga pour contourner cette éventualité, le dernier voyage du président Yayi Boni à Lomé pour se faire aider par le No 1 du Togo pour la cause et le branle-bas au sujet du recours à certains étudiants, le président Yayi Boni a décidé de se rabattre sur son aîné Emile Derlin Zinsou pour tenter une autre solution à ses problèmes. C’est ce qui justifierait, dit-on dans les milieux sensibles du Palais de la Marina , la visite que le président Yayi Boni a rendue le samedi dernier de façon expresse à ce dernier. Les échanges ont duré environ une heure et c’est à exactement 12heures 05 ce samedi, que le chef de l’Etat a pris congé de son hôte. Les mêmes sources précisent que les deux personnalités ont également échangé sur la situation politique nationale confuse. Le chef de l’Etat n’aurait pas aussi hésité à expliquer à son hôte qu’il est incompris, qu’il est l’objet de toutes les adversités et que certains hommes politiques cherchent par tous les moyens à le détruire. Et les énormes réalisations ne disent pas grande chose. Face à toutes ses difficultés, le président Yayi Boni aurait aussi demandé à Emile Derlin Zinsou de l’aider à gérer la crise politique actuelle. En dehors du fait que le président Yayi Boni a mis un accent sur la candidature de l’ancien directeur Afrique de la Banque mondiale, il a expliqué que ce sont ses adversaires qui l’ont suscité et travaillent partout dans le pays pour l’imposer. Il sollicite alors le soutien du ’’Vieux’’ pour l’aider à calmer la tension actuelle dans le pays et à surtout mettre tout en œuvre pour dissuader Abdoulaye Bio Tchané. Avant de quitter le président Zinsou, le chef de l’Etat a également échangé avec lui au sujet du livre de son ministre en charge de la micro finance. Rien n’a filtré de façon officielle de la réponse du président Emile Derlin Zinsou au chef de l’Etat sur les différents sujets. Mais, d’autres sources crédibles affirment que le président fondateur de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), Emile Derlin Zinsou n’aurait pas du tout apprécié certaines prises de positions contenues dans ce livre. C’est surtout la façon dont le Général Mathieu Kérékou a été traité et certaines révélations faites sur lui dans ’’Mon combat pour la parole’’ de Reckyat Madougou qui a intrigué le président Emile Derlin Zinsou. Il aurait fait la remarque au président Yayi Boni et aurait accusé son silence par rapport à cette situation. Pour Emile Derlin Zinsou, on ne peut pas demander une chose et son contraire. Car, au même moment qu’il sollicite son aide pour intercéder auprès des autres acteurs politiques, il ne fait rien pour empêcher que ses proches continuent d’attaquer certains d’entre eux. Et le cas du Général Mathieu Kérékou est trop sensible par les temps qui courent. Quand le président Yayi Boni était entré au domicile de son homologue Emile Derlin Zinsou vers 11 heures 07, la candidate malheureuse aux dernières législatives Claudine Prudencio qui était avec son président jusque-là, est sortie de la maison pour laisser le patriarche échanger avec son hôte en privé.

Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)

La sécurité du Pdt Zinsou renforcée

Le gouvernement vient d’augmenter le nombre de policiers qui gardent le domicile de l’ancien président de la République Emile Derlin Zinsou.. L’ancien président de la République Emile Derlin Zinsou craint beaucoup pour sa sécurité. Il vient de renforcer sa garde rapprochée. Ainsi, le nombre de flics qui veillent sur l’homme et sa maison est passé à trois depuis queques jours au lieu d’un seul précédemment.

Déjà, ce redéploiement des forces de l’ordre au domicile de l’ancien président, fait naître quelques interrogations. L’ancien président est-il menacé ? Si oui, par qui ? Selon nos informations, l’ancien homme d’Etat béninois serait dans le collimateur d’une personnalité, qui après avoir été nommée à une fonction honorifique par le chef de l’Etat Yayi Boni aurait tombé en disgrâce avec ce dernier. La preuve est que sa nomination a été annulée aussitôt. Il s’en est suivi une série de réactions au sein de l’opinion publique pour commenter la réaction du chef de l’Etat. Des semaines après ces différents épisodes, une certaine opinion fait état de l’implication de l’ancien président de la République dans le coup. On parle alors de lune de fiel entre ladite personnalité et Emile Derlin Zinsou qui estime que pour des relations aussi tendues comme cela est le cas, sa sécurité n’est plus garantie et que sa vie est en danger. Par contre plusieurs sources confirment plutôt que les raisons d’un tel renforcement du dispositif sécuritaire sont ailleurs. Ces derniers temps, ses proches ne nient pas qu’il est un peu préoccupé au point de craindre pour sa vie. Qu’est ce qui le tourmente autant ? Difficile d’y répondre. C’est presque un grand mystère. Dans cette atmosphère, l’ancien président a reçu la visite du chef de l’Etat Yayi Boni le week end écoulé.

F.N.

Après le lancement du livre de Réckya Madougou:La réaction de Modeste Kérékou

Modeste Kérékou, fils de l’ancien président de la République, le général Mathieu Kérékou, égratigné à travers l’ouvrage « Mon combat pour la parole » de la ministre Réckya Madougou, a réagi sur un certain nombre de points dudit ouvrage. (Lire la réaction de Modeste Kérékou).

Merci de l’occasion que vous m’offrez de pouvoir réagir au lancement du livre « Mon combat pour la parole » de mademoiselle le Ministre de la microfiance et de l’emploi des jeunes le vendredi 30 janvier 2009 au Sofitel Arc de Triomphe à Paris en France et ce jour même, vendredi 13 février 2009 au Bénin Marina Hôtel à Cotonou. Mon intervention portera sur les aspects ci-après :

- Du contenu général du livre et de la mauvaise foi de l’auteure ;

- De la non pertinence du titre et des allégations mensongères ; 

- De l’intention malveillante de discréditer mon père, le Président Kérékou et de la recherche effrénée de la starisation et de la gloire ;

- De la comparaison du système Kérékou et du système politique et gouvernemental auquel appartient mademoiselle le ministre écrivain.

I- Du Contenu général et de la mauvaise foi de l’auteure

Mademoiselle le ministre, dans son livre tente maladroitement de jeter le discrédit sur un homme, le Président Mathieu Kérékou, mon père qui a servi son pays, le Bénin durant de longues années. Le Président Kérékou s’est sacrifié pour son pays qu’il aime par-dessus tout. Il l’a épargné de beaucoup de crises et de situations catastrophiques. L’histoire de notre pays regorge d’exemples multiples qu’il serait fastidieux que j’énumère ici tant les exemples sont nombreux, incontestables et reconnus à l’intérieur du pays, dans la sous région et même dans le monde. La grande sagesse de mon père, le Président Kérékou, son sens aigu de l’Etat et des responsabilités lui sont unanimement reconnus à l’exception notoire de mademoiselle le Ministre et de ces commanditaires qui pensent à tort que pour se faire un nom dans le microcosme politique national et international il leur faut jeter l’opprobre sur un digne fils du Bénin et de l’Afrique. Le livre n’est qu’un tissu de supputations et de procès d’intention. Mademoiselle le Ministre a poussé sa mauvaise foi à son paroxysme en taxant le Président Mathieu Kérékou de népotiste et de mafieux. Il est évident qu’elle ne connait pas l’homme et qu’elle n’a fait que colporter et consigner la pensée de ces commanditaires dans le dessein de nuire à l’image et au prestige incontestable et incontesté du Président Kérékou que les parrains du ministre lui envient et n’ont pas.

II- De la non pertinence du titre et des allégations mensongères

« Mon Combat pour la parole » c’est le titre pompeux de l’ouvrage. La période de référence que mademoiselle le Ministre s’est attelée à analyser est celle allant de 2003 à 2006. Cher compatriote la parole était- elle confisquée durant cette période dans notre pays le Bénin ? Et même au-delà, permettez-moi de remonter jusqu’en 1996, année qui consacra le retour du président Kérékou aux affaires. De 1996 à 2006 durant les deux (02) quinquennats de mon père, la parole libre était elle confisquée ou embrigadée dans notre pays ? Y a-t-il eu un seul prisonnier d’opinion ou un prisonnier politique dans notre pays durant cette période ? Je laisse chacun, face à sa conscience répondre à ces interrogations. La réponse nous la connaissons tous pour peu que nous ne soyons pas de mauvaise foi ou frappés de la même cécité intellectuelle que mademoiselle le Ministre écrivain. De cette période et celle que nous vivons en ce moment laquelle de ces deux périodes mérite le combat pour la parole ? Laquelle de ces périodes se caractérise-t’elle par la promotion de la pensée unique, le musèlement des organes de presse du service public et privé par des contrats tendancieux, les pressions de tous ordres, le terrorisme d’Etat, le mépris des institutions de contre pouvoir et tout simplement le déni de démocratie ? Je laisse à nouveau chacun selon son vécu de ces deux périodes répondre en toute sincérité. Sur sa prétendue démission de la société Bbcom je voudrai rétablir la vérité en tant qu’ami et très proche collaborateur de l’ex-Pdg de Bell Bénin Communication, je peux me permettre de rétablir la vérité.

III- De l’intention malveillante de discréditer le Président Kérékou et la recherche effrénée de la starisation et de la gloire

Tout ceci pour se forger un destin de Jeanne d’Arc nationale et s’attirer la gloire tant le manque d’humilité et de modestie est manifeste. Sinon comment comprendre la revendication de la non réussite de la prétendue modification de la constitution comme sa victoire exclusive et personnelle ? Comment également comprendre l’intention de faire croire que la signature par le Gouvernement du Président Mathieu Kérékou et le Millénium challenge corporation de l’accord du Millénium Challenge Acompte comme sa victoire juste parce que son nom figure sur les fiches d’émargement pour les perdiems d’un comité. Peut-elle nous faire la genèse de ce programme et nous dire pourquoi le Bénin a été parmi les premiers pays africains éligibles à ce financement américain ?   IV- De la comparaison du système Kérékou et du système politique et gouvernemental auxquels appartient mademoiselle le Ministre écrivain

D’emblée je voudrais dire qu’on ne compare que deux choses comparables ce qui n’est pas me semble t’il le cas. Mais puisque l’auteure et ses commanditaires ne me laissent pas le choix je m’y efforcerai. Une autre observation. On ne compare pas un pouvoir finissant et un pouvoir qui commence à peine. Cela dit, efforçons nous quand même de faire des comparaisons sur les aspects ci-après :

1. Le népotisme,

2. les dérives régionalistes,

3. les dérives mafieuses,

4. le sens des valeurs.

1. Le népotisme

Au Président Kérékou, mon père, tout peut être reproché puisqu’il a agi et seul ceux qui ne font rien ne se trompent pas et ne font pas d’erreurs. Comme il a eu des succès retentissants durant ses deux derniers quinquennats, je reconnais bien volontiers que certaines actions ont pu manquer de pertinence comme il est naturellement inhérent à toute œuvre humaine. Mais je voudrais dire avec force que qualifier le système Kérékou de système népotiste n’est pas juste, à moins que l’auteure de ces accusations ne connaisse le sens étymologique du mot à savoir selon le dictionnaire : il se dit par extension de la faveur excessive qu’un homme en place montre envers ses parents, ses protégés. En tout cas, ce qui est fait aujourd’hui par le système auquel appartient le Ministre en question ne me donne aucun complexe. Mieux je suis fier et j’assume totalement ce qui a été fait sous mon père comparativement aux pratiques du système et du pouvoir en place, les nominations ont battu tous les records de népotisme car seul essentiellement ceux qui émargent à la même chapelle politique ou religieuse sont promus. Le harcèlement fiscal des opérateurs économiques qui n’auraient pas fait allégeance, l’attribution des marchés gré à gré à des gens dont la proximité et la collusion avec les nouveaux princes ne peuvent souffrir d’aucune contestation. Pour ce qui me concerne je rappelle que j’ai été élu en 2003 sur la liste Ubf, député à l’Assemblée nationale pour le compte de la quatrième législature. J’ai affronté le suffrage populaire. Je n’ai jamais été nommé à aucun poste de responsabilité par le bon vouloir ni l’autorité de mon père à l’époque Président. Je ne pense pas que mademoiselle le Ministre puisse en dire autant. Elle qui en deux ans à peine est passée de l’Atrpt au gouvernement par la seule volonté et le pouvoir du prince. Je n’ai donc aucune leçon à recevoir de la part de mademoiselle le Ministre.

2.Des dérives régionalistes

Le pouvoir Kérékou est l’exemple vivant de la cohésion sociale n’en déplaise à l’auteure et ses commanditaires en mal de sensationnel contrairement à ce qui se fait par le système auquel elle appartient qui a introduit la division jusque dans nos villages et quartiers de ville par les autorités qui devraient garantir la concorde sociale mettant ainsi en péril la paix et l’harmonie sociale dans notre pays par leur implication dans tout au sujet de tout et finalement pour rien au grand désarroi et au désespoir des populations. Combien de Béninois savait avant les communales organisées par le régime du Changement, qu’une ville comme Glazoué était un mixte d’Idacha et de Mahi ? Qui faisait attentions aux nominations des Baribas et autres Nago à la Présidence ? Qui savait (avant les législatives de 2007) à Malanville que l’honorable député Salifou Issa était né à Bohicon ? Enfin qui ignore à présent la fragilisation du tissu social et l’opposition des communautés ethniques les unes contre les autres dont les chantres du Changement seuls peuvent revendiquer la paternité.

3.Des dérives mafieuses

Mademoiselle le Ministre de la microfiance et de l’emploi des jeunes allègue que mon père, le Président Mathieu Kérékou s’accommodait de mafieux. Je veux dire ici mon indignation face à des accusations infondées de cette extrême gravité dont l’auteure, membre d’un gouvernement qui soutient et parraine son livre, ne peut apporter la moindre preuve. Je voudrais saisir cette occasion pour exiger des excuses publiques de l’auteure et du gouvernement auquel elle appartient à l’endroit du Président Kérékou et de sa famille. Au demeurant, le peuple béninois doit savoir que c’est le gouvernement auquel appartient l’auteure qui compte en son sein au moins trois (03) repris de justice ? Le peuple béninois sait-il que ces trois (03) Ministres sont en liberté provisoire car leurs dossiers sont toujours pendants devant nos juridictions ? Chers compatriotes permettez moi de ne pas citer leurs noms et les affaires dans lesquelles ils sont impliqués pour le moment. Mais nous pouvons toujours le faire en cas de besoin.

4. Le sens des valeurs

Le Président Kérékou est un homme d’honneur qui a le sens du respect de la parole donnée, contrairement à ce à quoi nous sommes livrés depuis quelques mois et qui est à l’origine de toutes les crises que notre pays traverse et n’a peut être pas fini de connaître. Le non respect de la parole donnée et des engagements librement souscrits, la corruption politique, le débauchage à coup de millions des responsables et ou élus des partis politiques (Rb, Prd, Upr , …)et la non budgétisation pendant deux ans des revenus de la filière des véhicules d’occasion ont laissé de sérieux doute sur le degré de vertu des nouveaux princes moralisateurs et donneurs de leçons. Pour finir mon propos et eu égard à tout ce qui précède, je voudrais dire qu’il n’est pas bien, il est même mal séant qu’au moment où le Président Kérékou, mon père, aspire à un repos mérité après des années au service de son pays qu’on désigne une demoiselle, qui du reste, peut-être sa petite fille, pour insulter et traiter un homme de cet âge dans la boue. Cela est contraire à nos us et coutumes, au respect dû aux anciens.

La démocratie n’est ni de l’arrogance ni le mépris. L’adversité politique ne s’affranchit pas de la morale du respect et de la dignité de la personne humaine. L’appartenance à un gouvernement n’est pas un permis d’insulter et de médisance. La fougue de la jeunesse n’est pas une excuse pour le manque d’égard et l’indélicatesse. J’espère que mademoiselle le Ministre écrivain en manque de popularité et de célébrité et le gouvernement auquel elle appartient arrêteront à tant leur dérive, présenteront au Président Kérékou leurs excuses pour que vive nos valeurs au lieu de tomber dans un mimétisme aveugle qui ne manquera pas de leur être préjudiciable. En tout état de cause, les déclarations tendancieuses et les manœuvres orchestrées depuis bientôt plus de deux (02) ans dans le vil dessein de jeter l’opprobre sur le président Kérékou et d’entacher son honorabilité ne resterons plus sans réaction. Je voudrais saisir cette occasion pour inviter tous les patriotes épris de paix sociale de justice, de respect, et plus spécifiquement les cadres béninois qui ont servi dans les différents gouvernements du président Kérékou à plus de vigilance pour faire échec aux aventuriers politique en mal de popularité.  Acte est pris de ce service commandé et cette réaction n’est que la première d’une longue série.

Je vous remercie.

Modeste Tihounté Kérékou

Adélaïde Fassinou au lancement de « Mon Combat pour la Parole » à Cotonou :« Ce livre est un bréviaire pour les organisations de la société civile »

Un monde d’écrivains, de critiques littéraires, d’écrivains et d’auteurs, de politiciens, de députés Force clé, Fcbe, G13, Prd, Rb, d’hommes d’affaires et de nombreux acteurs de la Société Civile ont accueilli vendredi au Bénin Marina Hôtel, le livre « Mon combat pour la parole » de Reckya Madougou. Un essai sociopolitique de 230 pages paru chez l’Harmattan.

Salle comble. Forte mobilisation de la Société Civile : réseaux des femmes leaders, l’Association des femmes juristes du Bénin (Afjb), Social Watch, Rifonga, Wanep, Centre Afrika Obota, Ong Valeurs citoyennes, Ong Dhpd, Bpw, Idee, Tansparency International Bénin, la Ligue pour la défense des droits des consommateurs, Alcreer, Fonac, les organisations de la société civile membres de Fors-Cap, les compagnons de Madame Madougou au sein de l’Association Elan, etc... Des hommes et femmes d’affaires, des écrivains, critiques littéraires et des auteurs, des politologues, des ambassadeurs…. Parterre de personnalités politiques pour ou contre la révision de la Constitution du Bénin entre 2005 et 2006. 3 heures environ de cérémonie pour la présentation de « Mon combat pour la parole ». Un livre qui en valait la peine « autant il est bien écrit, passionnant que tonique », à en croire Guy Ossito Midiohouan, écrivain, critique littéraire et professeur de lettres à l’Université d’Abomey-Calavi. Un livre différent de ceux qu’écrivent habituellement les politiciens pour paraître à la mode. « Ce n’est pas un livre pour la forme mais plutôt un livre de conviction, de témoignage. C’est aussi un livre pour l’avenir, un livre d’espérance »

Souvenir d’une campagne citoyenne

« Mon combat pour la parole » : 230 pages écrit dans le feu du militantisme pour la non révision de la constitution béninoise entre 2006 et 2007. L’ouvrage est accepté pour édition le 23 juillet 2007 par l’Harmattan. A la présentation vendredi, l’auteure est apparue souriante. Un sourire devenu large au fil des nombreux témoignages de félicitations. Félicitations de Mathias Hounkpè qui présentait le livre. Pour le politologue, le mérite de Réckya Madougou est de laisser un écrit riche en anecdotes sur les péripéties de la campagne « Touche pas ma Constitution » dans un pays où les leaders d’opinion et autres politiciens écrivent peu sur leurs expériences, une fois celles-ci terminées. Félicitations aussi d’Adélaide Fassinou, écrivain et trésorière de l’Association « le Scribe noir » qui pense que le livre « est un bréviaire pour les organisations de la société civile de tous les pays lorsqu’il s’agit de batailler contre la révision » de la constitution. Me Marie-Elise Gbèdo, avocate, candidate à deux reprises à l’élection présidentielle connaît l’auteure depuis qu’elle était étudiante. Sur le chemin du militantisme politique « la relève est assurée avec Réckya Madougou », pense-t-elle. Mais la grande attraction de la cérémonie, en dehors de la vente à l’américaine de l’ouvrage, aura été la séquence de questions adressées à l’auteure par les critiques littéraires. Questions posées par les écrivains : Florent Couao-Zotti et Mahougnon Kakpo. Des questions comme on pouvait s’y attendre : Pourquoi un tel livre ? Qui finançait la campagne « Touche pas ma Constitution » ? , la mobilisation citoyenne est-elle terminée depuis que Réckya Madougou est entrée au gouvernement ? etc… Une somme de questions dont certaines paraissaient embarrassantes vu la position actuelle de ministre de l’auteure mais auxquelles Réckya Madougou répond sans ambages. Quelques extraits de ces réponses : « si la campagne Touche pas ma Constitution était à refaire, nous ferions pareille voire plus », « toute la communication autour de touche pas ma constitution était gérée par une petite agence de communication dont nous étions les propriétaires. Nous nous sommes fait connaître par notre mobilisation pour la non révision de la constitution puis les gens nous sont venus en aide après, les ambassades, les imprimeurs, les hommes d’affaires,… Chacun apportait ce qu’il pouvait. »

Le premier livre enlevé à près de 28 millions

Challenge du plus offrant, la vente à l’américaine du livre est arrachée à 27.200.000 par M. Jean-Baptiste Satchivi, Président Directeur Général du groupe Cdpa/Agrisatch, après un duel serré avec Ataou Soufiano de la Ccib. Il faudra également remarquer la forte mise de l’Ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, de deux millions sept cent mille (2.700.000) francs Cfa. Le livre ayant été publié à compte d’éditeurs chez l’harmattan, l’auteure n’a pas eu la possibilité d’en influencer le prix (il coûte 8.000 Fcfa en librairie). Les fonds de la vente à l’américaine serviront à subventionner une publication à un coût accessible aux jeunes avec qui, Madame Madougou voudrait partager son expérience de militantisme. En outre, lors de la présentation du livre à des mouvements de jeunes et d’étudiants, il leur sera ponctuellement vendu subventionné à hauteur de 50% de son prix réel.

Un véritable instrument pédagogique !

Outre la portée scientifique de l’ouvrage, il apparaît clairement, pour un lecteur averti, des approches méthodologiques pour une organisation rationnelle de la mobilisation citoyenne. C’est d’ailleurs pourquoi, Madame Adélaïde Fassinou Allagbada ne pouvait mieux trouver que de s’exclamer en ces termes : « ce livre est un bréviaire pour les organisations de la Société Civile ». Car vous y trouvez des chapitres entièrement consacrés à l’organisation de la mobilisation citoyenne avec à la solde des pistes à arpenter par le leader de la Société Civile. Celui-ci devra lui aussi répondre à un profil défini toujours dans le livre. En somme, tout citoyen soucieux du développement de son pays doit donc s’approprier « Mon Combat pour la Parole » afin d’apprendre pourquoi et comment réussit-on une campagne citoyenne. Ainsi, l’auteure dans la deuxième partie de l’ouvrage, propose des descriptions qui, a-t-elle indiqué, « apporteront aux leaders quelques sources d’inspiration. Elles vont du choix de l’idéal de mobilisation à la mobilisation des moyens-humains, matériels et financiers-pour le combat citoyen ». Ensuite a-t-elle insisté sur la veille citoyenne et le contrôle citoyen de l’action publique qui consistent en des démarches très efficaces mais contraignantes au regard de ce qu’elles impliquent un monitoring politique qui lui procède de l’appropriation des textes, lois et autres règlementations de la République par rapport auxquels il s’agira de voir si oui ou non les personnes chargées de mise en œuvre ont failli.

Lancement de « Mon combat pour la parole » au Bénin:Un livre enlevé à près de 28 millions Fcfa

L’ouvrage « Mon combat pour la parole » de Reckya Madougou a été officiellement lancé au Bénin le vendredi 13 février 2009 au Bénin Marina Hôtel. Cette manifestation a connu la présence d’illustres écrivains et de plusieurs autorités politico-administratives. La vente à l’américaine de cet ouvrage a permis de réunir 27.200.000 Fcfa ; fonds qui servira de subventions aux étudiants qui désirent s’en procurer.

Témoignages, confrontations d’idées, projection d’un documentaire sur le sens de l’engagement de l’auteur, présentation, vente symbolique de l’ouvrage et dédicaces. Ce sont les moments forts qui ont marqué la cérémonie de lancement de la production livresque « Mon combat pour la parole » de Reckya Madougou. Après l’étape de Paris le vendredi 30 janvier dernier, Reckya Madougou a jugé bon présenter cet ouvrage aux Béninois. Cet ouvrage écrit dans le feu du militantisme entre 2006 et 2007 relate une somme d’expériences citoyennes au service de la démocratie et des droits de l’Homme. C’est d’abord le politologue Mathias Hounkpè qui après s’être imprégné du contenu du livre, a exposé à l’assistance, cette réflexion de Reckya Madougou sur la politique et la mobilisation citoyenne en Afrique au cours de cette manifestation. La description du combat contre la révision de la constitution entre 2003 et 2005, les moyens utilisés par la société civile pour réussir cette lutte et la nécessité de réhabiliter les partis politiques sont entre autres, les grandes lignes de cet éssai politique de 230 pages, qu’il a passées en revue. Prenant la parole, l’écrivain et trésorière de l’association « Le scribe noir », Adélaide Fassinou a fait savoir qu’au-delà des révélations et des dénonciations, le message que révèle le livre est à prendre à l’actif de tous les Béninois. « Ce livre est un bréviaire pour les organisations de la société civile de tous les pays lorsqu’il s’agit de batailler contre la révision de ma constitution », a-t-elle déclaré. La présidente des femmes juristes du Bénin, Marie Elise Gbèdo, très fière de cette jeune femme qui s’est engagée dans une véritable lutte citoyenne, a, quant à elle, avoué que Madougou pourra assurer sa relève. Après ces différentes interventions pour témoigner de la portée scientifique de l’ouvrage, l’auteur de « Mon combat pour la parole », Reckya Madougou a été soumise à une série de questions posées par les écrivains Florent Couao-Zotti et Mahugnon Cakpo pour mieux faire comprendre à l’assistance, l’esprit dans lequel elle a rédigé cet ouvrage. Occasion pour elle, de lever le coin de voile sur certaines polémiques que pourrait susciter ce livre. Les différentes personnalités présentes à cette cérémonie de lancement n’ont pas voulu repartir sans l’ouvrage. 27.200.000 Fcfa ; c’est la somme réunie après la vente à l’américaine. Toujours animé de l’esprit de partage, Reckya Madougou a précisé que ce fonds servira de subventions aux étudiants qui désirent avoir cet ouvrage pour en puiser des éléments de méthodologie et d’orientation pour la mobilisation citoyenne. Préfacé par la députée française Christiane Taubira, « Mon combat pour la parole » est paru aux éditions l’Harmattan.

Valentine Bonou (Coll)

http://www.actubenin.com/spip.php?article15069

Pour la promotion de l’agriculture et de l’excellence en milieu universitaire:L’Ucao signe un accord de siège avec le gouvernement

A la faveur d’une cérémonie, le grand chancelier de l’Ucao a remercié le gouvernement béninois pour avoir accepté la construction d’une unité universitaire de l’Ucao pouvant dispenser les cours d’agronomie, de génie électrique et de management au profit des étudiants désireux.

Il a souligné que notre pays est le quatrième pays après la côte d’Ivoire, le Togo et le Sénégal à accepter d’abriter l’Ucao pour une formation professionnelle et universitaire de qualité pour les apprenants à revenus moyens avant d’affirmer que la signature de cet accord de siège s’inscrit dans le cadre de la mission pastorale, économique et d’instauration de la paix de l’église catholique. En prenant la parole, le ministre Jean Marie Ehouzou a affirmé que l’Ucao est désormais revêtue de la personnalité juridique et de nombreux privilèges qui vont lui permettre d’ester en justice, d’acquérir et d’aliéner ses biens et de signer des protocoles d’accord avec les institutions et les ministères de son choix. Il a en outre affirmé que c’est dans l’optique de rendre moderne l’agriculture de notre pays qui regorge plus de 80% de la population active, que le gouvernement béninois a accepté signer le présent accord de siège. Ainsi, il pourra résoudre le problème de crise alimentaire et améliorer les conditions de vie de ses populations.

Claude Ahove (Stag

http://www.actubenin.com/spip.php?article15060

février 15, 2009

Changement de directeur à la Loterie nationale du Bénin:La Dg entrante, Mêmouna Baboni déjà contestée

La nouvelle directrice de la Loterie nationale du bénin (Lnb) Mêmouna Baboni est officiellement entrée dans ses fonctions ce jeudi 12 février 2009. Mais déjà au cours de cette cérémonie de passation de services, les travailleurs du Syntra-Lnb ont, à travers la voix de leur Secrétaire général Odjèlabi Alapini annoncé les couleurs. « Madame la Directrice générale entrante, pour rester honnête avec vous, les travailleurs auraient souhaité que les responsables nommés à la tête de notre entreprise, soient ceux qui connaissent véritablement les méandres du secteur. Mais il en a été autrement ». Les termes sont clairs, directs et sans ambigüité aucune. En s’exprimant ainsi, ce jeudi lors de la prise de fonction de la nouvelle Dg de la Lnb, Mêmouna Baboni, le Secrétaire général du Syndicat national du Bénin, Odjèlabi Alapini entendait, comme il l’a précisé plus tard, fixer celle-ci sur le mécontentement des travailleurs face à la menace que représente pour la société la politisation dans le processus de nomination des responsables.


Selon le Sg en effet, le rayonnement social, la bonne santé financière de la société sont de plus en plus sacrifiés sur l’autel des intérêts politiques et d’accointance ethnique. Alors que, précise-t-il, la mission de mobilisation de l’épargne nationale pour le financement des investissements à caractère social, culturel et sportif que l’entreprise accomplit depuis 42 ans, ne peut s’accommoder de cette légèreté. « Je voudrais dire que la politique ne fait pas bon ménage avec le secteur des jeux de hasard », a-t-il laissé entendre. Cette incompatibilité, a-t-il renchéri est d’autant plus suicidaire pour la Société, qu’elle est en train de plomber les comptes d’une société qui est par ailleurs, la seule parmi les 120 entreprises étatiques à ne pas bénéficier de subventions.


Et, ajoute t-il, c’est cette trop grande politisation de ce joyau qui l’a empêché d’atteindre les 10 milliards de francs Cfa de chiffre d’affaire alors qu’il pouvait légitimement y prétendre. Pire, le Sg du Syntra-Lnb regrette que les ressources de cette Société, véritablemodèle dans la sous région, soient utilisées à des fins politiques avec la construction des boutiques. Après donc des années d’une gestion non rigoureuse par la Dg sortante Mamata Djaouga, l’arrivée de Mêmouna Babouni risque d’aggraver ces dérives qui, si on n’y prend garde, déclare-t-il, finira par décrédibiliser cette entreprise aux yeux des Béninois.

Après être revenu sur les revendications classiques, Odjèlabi Alapini affirme que ses propos tiennent lieu juste de sonnette d’alarme. « Je vous assure de toute ma disponibilité à œuvrer à vos côtes pour la prospérité…, de la Lnb en vue d’une bonne répartition des fruits de nos efforts », a-t-il d’ailleurs conclu.



Calixte Adiyéton (Coll)

La polémique autour du fichier électoral à la une au Bénin

Les journaux béninois ont consacré cette semaine une bonne partie de leurs commentaires à la confection d'une liste électorale permanente (LEPI) en vue de l'élection présidentielle de 2011, faisant ressortir la polémique autour de ce projet Cette polémique, qui couvait depuis le règne du régime précédent, a été ravivée par la sortie médiatique, en début de semaine, du secrétariat permanent de la Commission électorale nationale autonome (SAP/CENA), qui revendique la réalisation de la liste, déniant cette prérogative au ministère chargé des Relations avec les Institutions.

La Nouvelle Tribune estime qu'il s'agit là d'une «envie forcenée» de vouloir convaincre les Béninois de la nécessité de concéder la confection de ce fichier au secrétariat permanent de la CENA.

Le journal se demande ce qui motive réellement cette structure à entamer une campagne de persuasion à l'endroit des journalistes et du peuple béninois au sujet de son rôle dans la réalisation de ce fichier.

«S'il est vrai que la réalisation de la LEPI est une affaire de beaucoup de milliards de francs Cfa. On se demande si ce n'est pas en réalité la seule et unique raison qui pousse Mme Léa Hounkpê et ses collègues à vouloir à tout prix confectionner la LEPI», souligne le quotidien La Nouvelle Tribune.

Selon Le Matinal, il existe trois pôles antagonistes sur la LEPI, à savoir le SAP/CENA et le chef de l'Etat qui menace de ne pas convoquer le corps électoral pour la présidentielle de 20011 en l'absence de cette liste, le Parti du renouveau démocratique et ses alliés de l'opposition qui relèvent les faiblesses dans la procédure, et des partenaires au développement qui évoquent des inquiétudes quant à l'implication du gouvernement dans la mise en œuvre de ce fichier électoral.

L'Autre Quotidien révèle que les députés ont organisé un séminaire qui permettra de jauger leur disponibilité à s'impliquer véritablement et franchement dans la confection du fichier électoral et leur position par rapport à l'interprétation que le SAP/CENA fait des lois électorales, notamment les prérogatives qu'il revendique.

De son coté, Le Progrès a recueilli les points de vue des leaders politiques qui, reconnaissent tous la nécessité d'une LEPI pour la présidentielle de 2011, mais sont préoccupés par la compétence de la structure réalisatrice.

L'Aube Nouvelle fait remarquer que les réactions de quelques députés tels Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et Idji Kolawolé, trois anciens présidents de l'Assemblée nationale, sur les réelles chances d'aboutissement à bonne date de la LEPI laissent transparaître que le sujet pourrait être ajourné au Parlement.

La Nouvelle Tribune prévoit un nouveau bras de fer entre le président Boni Yayi et ses adversaires politiques autour de l'organe de gestion du LEPI et évoque un risque de blocage à l'Assemblée nationale.
 
Cotonou - 14/02/2009

Rama Yade se rend au Bénin (15 au 17 février 2009)

La secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, Rama Yade, se rendra au Bénin du dimanche 15 au mardi 17 février. Cette visite sera consacrée à la protection et à la promotion des droits de la femme et de l’enfant, deux des priorités de la politique étrangère de la France.

Rama Yade sera reçue par Thomas Boni Yayi, président de la République du Bénin, le 17 février. Elle rencontrera également le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur, Jean-Marie Ehouzou, le ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, Victor Topanou, et la ministre de la Famille et de la Solidarité nationale, Mamatou Meba Bio.

La secrétaire d’Etat signera avec le ministre d’Etat en charge de la Prospective, du Développement et de l’Evaluation de l’Action publique, Pascal Koupaki, un protocole d’accord sur la mise en place d’un Fonds Social de Développement (FSD) de 1,2 million d’euros (soit environ 787 millions de Francs CFA).

Au cours de ce déplacement, Rama Yade se rendra à Porto Novo pour visiter un orphelinat de la paroisse Sainte-Anne, où elle remettra les insignes d’officier de la Légion d’Honneur à une citoyenne française ayant consacré sa vie à l’action humanitaire. Elle se rendra également au foyer « La Passerelle » accueillant des jeunes filles en grande difficulté et s’entretiendra avec des groupements de femmes exerçant des activités génératrices de revenus, en compagnie de Réckya Madougou, ministre de la Microfinance et de la Promotion de l’emploi des Jeunes et des Femmes.

A Abomey-Calavi, elle saluera l’action de l’Association des Femmes Juristes du Bénin qui aide les femmes à connaître et à défendre leurs droits.

Rama Yade se rendra également à la prison de Cotonou pour prendre connaissance des programmes mis en œuvre par deux ONG avec le soutien de la France pour améliorer les conditions de détention des prisonniers.

DÉCRISPATION POLITIQUE : Boni Yayi reçoit le général Kouyami

Le chef de l’Etat, Boni YAYI a reçu en audience hier, le général François Kouyami. Le général à la retraite n’a fait aucune déclaration à la presse au sortir de cette audience historique. Cependant, on devine aisément quels pourraient être les sujets abordés par les deux hommes qui ne se sont apparemment jamais rencontrés depuis plus de deux ans.

On se rappelle l’interview accordée à un journal privé de la place où François Kouyami a indiqué que la situation politique nationale n’était pas loin de celle de la Mauritanie.C’était au lendemain du coup d’Etat militaire intervenu dans ce pays quelques mois seulement après des élections présidentielles jugées exemplaires par la communauté internationale. Les propos tenus par François Kouyami dans un contexte socio - politique particulièrement difficile a suscité beaucoup d’émotion dans certains milieux. Ces déclarations seraient perçues comme un appel à une remise en cause de l’ordre constitutionnel, une incitation à troubler l’ordre public. Quelques heures après la diffusion de son interview, le général à la retraite avait été interpellé pour quelques heures. Depuis, on n’a plus eu d’apparition publique de François Kouyami jusqu’à l’audience d’hier. Il a certainement eu l’occasion de s’expliquer et de préciser les opinions qu’il a émises dans sa fameuse interview. Il convient aussi de préciser qu’après les braquages successives des banques installées dans l’enceinte du marché Dantokpa, certains ont évoqué avec beaucoup de nostalgie l’époque où il était directeur de la gendarmerie et la lutte qu’il a menée contre la grande criminalité avec le Gign. D’aucuns estiment en effet que le Bénin a encore besoin de ses services, notamment en matière de sécurité intérieure. Souvent en mission pour les pays étrangers et les organisations internationales, François Kouyami apparaît toujours comme une référence en matière de lutte contre le grand banditisme. Tout compte fait, on pourrait bien saluer cette rencontre qui contribuera sans doute à rapprocher les deux hommes.

Apollinaire KOUTON

février 13, 2009

Présidentielles de 2011 : le défi de la Lépi est-il possible ?

Lancé à bonne date conformément aux recommandations des experts, le processus de la mise en place de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) bat depuis quelques temps de l’aile. Face au peu d’empressement que les parlementaires affichent pour doter la réforme d’une base juridique et la guerre latente entre les institutions pour assurer son élaboration et sa gestion, le défi de la Lépi pour régir les prochaines échéances électorales pourrait relever de la gageure.
Le gouvernement du président Boni YAYI a fait de la réalisation de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) avant les prochaines échéances électorales, un point d’honneur. Les partenaires au développement avaient pour leur part et à plusieurs reprises notifié à l’exécutif la nécessité de doter le Bénin de cette réforme électorale en raison des faiblesses diverses qui ont souvent émaillé nos différentes élections. Il s’agit par cette reforme qui ne garantit pas totalement la transparence du processus électoral, d’en limiter néanmoins les effets pervers en empêchant les votes multiples.

Toute chose qui devrait contribuer à la consolidation de la démocratie et au renforcement de l’Etat de droit. C’est donc dans ce cadre que prenant langue avec les partenaires financiers, le régime du président Boni YAYI a décidé de booster cette reforme entre-temps mise en veilleuse et de la conduire cette fois-ci à terme. Une étude de faisabilité ayant été commanditée, le rapport assorti d’un calendrier d’exécution, a été transmis par les experts commis à cette tâche au Gouvernement avant la fin de l’année dernière. A son tour, l’exécutif a transmis le document à l’Assemblée nationale pour étude. Mais depuis lors, plus rien ne bouge. Les parlementaires en vacances actuellement, ne donnent visiblement pas les signes d’un intérêt particulier par rapport à ce dossier. Pendant ce temps, le Secrétariat administratif permanent de la Commission électorale nationale autonome (Sap/Céna) se dispute de loin la gestion de la Lépi avec le ministère chargé des relations avec les institutions.

Le danger de la guerre des institutions

Au cours d’une conférence de presse donnée lundi dernier au siège de son institution, Léa Hounkpè , la coordonnatrice du Sap/Céna, a en des termes, on ne peut plus clairs, revendiqué en agitant des dispositions de la loi portant règles générales pour les élections en République du Bénin, la réalisation par sa structure de la Lépi, prévue pour régir les prochaines échéances électorales. Il s’agit du dernier alinéa de l’article 46 de la loi électorale n° 2007- 25 du 23 novembre 2007 qui confère au Sap/Céna la compétence de « l’informatisation et ou de la mise à jour annuelle de la liste électorale permanente par des structures professionnelles dont la compétence est avérée, et ce, par appel à concurrence ».C’est dans cette guéguerre que la Cellule d’analyse politique de l’Assemblée nationale (Capan) a ouvert hier mercredi au palais des congrès de Cotonou un séminaire sur la Lépi en vue d’outiller les parlementaires à jouer efficacement leur partition sur cette réforme. Les réactions de quelques députés comme Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et Idji Kolawolé, tous trois des anciens présidents de l’Assemblée nationale, sur les réelles chances d’aboutissement à bonne date de la Lépi laissent transparaître que le sujet pourrait être ajourné au Parlement. A preuve, le président du Parti du Renouveau démocratique ne croit pas que la Lépi puisse être prête d’ici 2011 pour régir les prochaines échéances électorales. Pourtant le rapport des experts est formel. La Lépi est réalisable avant 2011 à condition que tous les acteurs impliqués jouent convenablement leur partition. Par ailleurs, la phase du recensement à valeur d’Etat civil (Ravec) qui est l’une des étapes de cette réforme électorale n’est pas encore à son terme, même si d’importantes avancées ont été déjà faites sur ce chemin.

A cela, il faut ajouter le débat sur la structure habilitée à gérer le processus de la mise en œuvre de la Lépi surtout dans sa dimension pratique. Là aussi, il faut s’attendre qu’au regard des enjeux, les hommes politiques s’y mêlent et plombent le processus. Sans compter d’éventuels obstacles qui pourraient survenir et révéler la gageure de l’entreprise dans les délais précédemment impartis pour sa réalisation.


Par Bernadin MONGADJI

Tractations politiques pour la présidentielle de 2011 : quelles garanties pour Houngbédji auprès des “G“ et “F“ ?

Le Président du Parti du renouveau démocratique (Prd) Maître Adrien Houngbédji a entamé depuis quelques semaines une tournée à travers les états-majors des partis politiques de l’opposition non déclarée réunis en “G“ et “F“.
Après avoir rencontré dans leurs fiefs et à tour de rôle les leaders du mouvement africain pour le développement et le progrès (Madep), le richissime Séfou Fagbohoun, du Parti social démocrate (Psd), Bruno Amoussou, de la Renaissance du Bénin (Rb), Rosine Vieyra Soglo, le leader des “Tchoco-tchoco“ est allé à l’assaut de l’homme fort de “Force-clé“, Lazare Séhouéto ce mardi.

En attendant qu’il boucle la boucle de sa tournée avec les “G13“, l’on se demande quelles garanties Adrien Houngbédji peut obtenir de ses partenaires et qui peuvent conforter sa chance pour la présidentielle de 2011. Aussi, l’opinion voudrait-elle savoir si c’est réellement les échéances de 2011 qui donnent tant d’insomnie au Président du Prd au point où l’homme n’a plus sa tête sur ses épaules ? Dans tous les cas, Adrien Houngbédji a ses raisons et sa logique. Les élections de 2011 constituant pour lui le dernier virage de sa carrière politique, il ne peut que s’évertuer à frapper à toutes les portes dans l’espoir qu’elles lui seront ouvertes et lui permettront de goutter un jour aux délices du pouvoir d’Etat.

Une autre préoccupation est de savoir si les “G“ et “F“ parviendront à être unanimes sur une candidature unique en 2011. Sinon, Léhady Soglo, Idji Kolawolé, le dauphin de Bruno Amoussou et Lazare Séhouéto ne voudraient-ils s’abstenir en 2011 et soutenir unanimement le leader du Prd ? En face, il aura des adversaires de poigne à la trempe du Président Boni Yayi qui capitalise déjà plusieurs réalisations faramineuses à son actif, ou de l’actuel Président de la Boad Abdoulaye Bio-Tchané dont la candidature est de plus en plus soupçonnée.

Que pourra réellement Adrien Houngbédji ? Ce qui est évident, c’est que 2011, est encore dans deux ans et que beaucoup de choses pourront se passer pendant la période qui sépare encore de cette échéance fatidique. C’est dire qu’aucune promesse ne peut aujourd’hui être prise au sérieux dans le cadre des élections de 2011. Même, les résolutions et recommandations du séminaire d’Abomey et Bohicon tenu en novembre dernier ne constituent aucune garantie pour l’unité et la consolidation de l’alliance “G“ et “F“. Ce qui est sûr, c’est que le moment venu, les états majors seront obligés de jouer sur les intérêts qui arrangent leurs formations politiques.

A partir de cet instant, on peut donc dire que, la tournée entreprise par le Président du Prd et son staff ces dernières semaines dans les Etats majors des partis politiques n’est ni plus, ni moins qu’une balade de santé et une manière de distraire les populations. Il veut faire croire à ses militants qu’il pèse encore sur la balance de la politique béninoise

Charles Eyitayô Yaï

Réalisation de la Liste électorale permanente informatisée: suspicions autour du Rapport des experts

Un vent de suspicion souffle sur le rapport produit par les experts au sujet de la faisabilité de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) au Bénin. A l’analyse du document par les parlementaires au cours du séminaire initié depuis hier par la Cellule d’analyse des politiques de développement de l’Assemblée nationale, la méthodologie du processus, les options choisies et même le coût de l’opération ont généré un sentiment de contestation. On parle des insuffisances et des non-dits du rapport.
Après avoir fait un état des lieux auquel on ne trouve pas grand-chose à reprocher, le rapport des experts sur la Liste électorale permanente informatisée (Lepi), a par contre laissé quelques parlementaires sur leur soif et au point où ils se demandent s’il ne s’agit pas des pièges qui y sont glissés habilement pour des raisons inavouées. En effet c’est le chapitre II du rapport qui présente plusieurs zones d’ombre.

La première étape qui parle de la cartographie est évidemment nécessaire et inviolable. Toutefois, on se pose la question de savoir pourquoi elle été décrite essentiellement pour organiser le recensement. La description de cette étape manque de clarté en ce que, aucune relation n’est faite entre les Zones de dénombrement électoral (Zde) et les Centres de collecte (Cc) dont le rapport a beaucoup fait cas à l’étape 3 de la méthodologie. De même il aurait été bien pratique que les experts s’évertuent à affecter chaque électeur à son bureau de vote rattaché à sa circonscription électorale et proche de son domicile si son choix est de voter en ce lieu.

Pour ce qui est de l’étape 2, on en a largement évoqué dans la parution du mardi 10 février 2009 pour montrer que le porte à porte préconisé en guise de recensement de tous les habitants âgés de plus de 10 ans est lourd et risqué et donc que le délai de 31 jours qui lui a été consacré est insuffisant. Ce qui ne pourra pas permettre de prendre en compte tous les citoyens concernés par cette tranche d’âge. L’autre chose, c’est un recensement qui a tendance à se substituer au Recensement administratif à vocation état civil (Ravec).

Une initiative fort louable du régime de Changement qui consiste à délivrer des jugements à des citoyens qui n’en possèdent pas. La troisième étape concernant l’enregistrement, est une opération qui, selon le rapport, va s’effectuer dans les Cc, qui seront au nombre de 9441. Des formulaires doivent être mis à la disposition de chaque personne qui se présentera dans ces centres. Ce qui ne parait pas clair, c’est le nombre de Cc qu’on aura dans chaque Zde. De même il n’a pas été fait cas que les recensés seront informés de la localisation des centres en question. Il y a évidemment des risques de dysfonctionnement en vue. En outre le rapport fait cas d’une phase pilote, mais celle-ci n’a pas été planifiée. A cela il faut se poser la question de savoir pourquoi il est fait cas de prolongement de l’opération.

Est-ce que cela voudra dire que le planning global sera remis en cause ? Question pertinente qui conforte certains esprits qui parient sur l’impossibilité de réaliser la Lepi avant 2011. S’il y a déjà des problèmes de dysfonctionnement à ce niveau, cela va inévitablement mettre en mal les étapes suivantes, dont la transmission des données au centre communal, la consolidation des informations dans un fichier national. Il y a de sérieuses inquiétudes à émettre dans la mesure où la Lepi est produite à partir d’un fichier électoral national, tel que l’article 10 de la loi n° 2007-25 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. Plusieurs autres préoccupations concernant la mise à jour de la Lepi à l’étape 17 du rapport, la liaison entre la Lepi et l’état civil, de même qu’aux options relatives à la délivrance des cartes d’électeur méritent d’être prises en compte d’une manière autre que celle choisie par les experts.

Aussi, lors d’un séminaire sur le rapport Lepi regroupant des personnalités de la Société civile, des participants ont déploré le fait que les experts ont exposé des technologies non applicables. Il s’en suit la réaction du président d’une Ong, qui a voulu comprendre si la technologie envisagée est appropriée au Bénin. Une remarque qui ne manque pas de pertinence dans la mesure où sur les aspects techniques il est indiqué que le logiciel sera développé alors qu’aucune indication n’est donnée sur les délais et procédures de validation.

Une Lepi trop coûteuse ?

Le budget présenté donne un montant de 15, 8 milliards Fcfa, dont 150 millions consacrés au cadre juridique, 12, 6 milliards Fcfa pour la réalisation même de la Lepi, 2,4 milliards pour sa mise à jour et 683 millions pour autres. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est que ce budget jugé déjà trop excessif, ne fait pas cas d’autres volets. C’est par exemple le coût de la mise à jour de 2011 à 2018. Cela doit intervenir chaque année, mais elle n’a été chiffrée qu’une seule fois dans le budget.

Autrement dit après la réalisation de la Lepi, il faudra mettre à la disposition du Sap/Cena une enveloppe annuelle de 2, 4 milliards Fcfa pour sa mise à jour. Outre ces données qui ne sont pas chiffrées, il faut noter que 2050 kits d’enregistrement seront loués pour une durée de 6 mois pour un montant de 3,8 milliards Fcfa et que 650 d’entre eux doivent être achetés ensuite pour un montant de 960 millions Fcfa. Le coût de la logistique pouvant être revu à la hausse à tout moment en raison de certaines données qui n’ont pas été prises en compte en ce qui concerne le transport des personnes devant travailler sur le projet, on s’éloigne de plus en plus des prévisions budgétaire que le rapport danois avait évalué.

Il était de moins de 10 milliards Fcfa. Aujourd’hui, on se rend compte que le projet va coûter deux fois plus cher qu’on l’avait annoncé. Tout comme la Société civile, les députés font naître des interrogations pour comprendre ce dépassement.


FN

La lépi draine les grands leaders politiques

Le séminaire sur la liste électorale permanente informatisée organisée à l’intention des députés, hier mercredi, à Cotonou, a drainé presque tous les parlementaires, particulièrement les candidats traditionnels aux élections. Malgré l’apparent accueil favorable réservé à cette LEPI, la plupart de ces leaders sont très réservés en ce qui concerne l’échéance de 2011 fixée pour sa réalisation.
L’intérêt du sujet explique certainement la grande mobilisation notée au palais des congrès, hier, surtout la présence des principaux leaders potentiels candidats, ou ceux dont les formations politiques pourraient présenter de candidats aux prochaines élections. Adrien Houngbédji du Prd, Bruno Amoussou du Psd, Kolawolé Idji du Madep, Lazare Sâhouéto de Force clé. Certains se sont même déplacés avec leurs principaux lieutenants. La question préoccupe au plus haut niveau étant donné que le débat est depuis un moment ouvert et suscite déjà des passions et polémiques.

Selon les leaders politiques, la préoccupation majeure reste surtout la fiabilité effective des listes électorales et non une échéance collée aux électorales présidentielles et législatives de 2011. C’est Me Adrien Houngbédj qui s’est surtout montré explicite en indiquant que l’objectif ne doit pas être nécessairement de mettre en place cette lépi en 2011. Selon le président du Prd, la lépi ne doit pas donner lieu à une « course de vitesse ».Les débats qui ont suivi les communications présentées par les experts sont pratiquement allés dans le même sens.

Bon nombre de parlementaires ont souhaité que le Bénin aille à son rythme. En dépit des contorsions et de la finesse des propos tenus, on n’a pas relevé une tendance forte et déterminée pour une lépi pour 2011.On s’est contenté de saluer l’initiative, sans pour autant s’engager à renoncer à brève échéance aux listes manuelles qui sont souvent sources de contestations, parce qu’elles favorisent les inscriptions multiples, les inscriptions des étrangers et des mineurs. Après ce séminaire, les observateurs et les partenaires doivent être très peu optimistes pour ce projet qui a très peu de chance de connaître la célérité souhaitée dans certains milieux.

On pourrait s’attendre à ces actes dilatoires et manoeuvres subtiles pour retarder la réalisation du document, puisque personne ne veut être tenue responsable de l’échec du processus. Ce qu’on pourrait retenir surtout au sortir de ce séminaire, c’est le travail des experts qui conteste au Sap/cena la compétence qu’il revendique en matière d’élaboration de la lépi.


Apollinaire KOUTON

Rencontre entre le Chef de l’Etat et les usagers du marché de Cotonou : Boni Yayi annonce des mesures sécuritaires pour Dantokpa

Dans sa vision de rencontrer périodiquement les acteurs de l’économie béninoise, le Chef de l’Etat, le Président Boni Yayi, a rencontré hier, les usagers des marchés de Cotonou. C’était à la salle du Peuple du Palais de la République où le Chef de l’Etat, après avoir écouté les bonne-dames, a promis la sécurisation du marché Dantokpa.
Le marché international du Bénin va bientôt fait l’objet d’une communication en conseil des ministres par rapport à sa sécurisation. Cette annonce fut faite aux usagers des marchés de Cotonou hier à la salle du Peuple. Depuis son élection à la tête de l’Etat, le Président Boni Yayi a mis sur orbite le Bénin en dynamisant le secteur commercial. Pour la Ministre du commerce, Christine Ouinsavi, cette rencontre traduit la volonté du Chef de l’Etat de partager avec les différents usagers des marchés de Cotonou leurs préoccupations afin de leurs trouver des solutions.

Reine Houédjissi, la représentante des usagers des marchés de Cotonou, a salué l’attention dont fait montre le Chef de l’Etat à leur égard en vue de l’amélioration de leur condition de travail. « Aucun Président de la République n’a porté autant d’attention à nous » a-t-elle déclaré avant de l’encourager à poursuivre dans cette lancée. Elle n’a pas occulté les réalisations du Chef de l’Etat pour les marchés de Cotonou. Il s’agit de la construction des marchés de Todomè, le projet de reconstruction du marché de Dantokpa dont l’étude est en cours actuellement pour ne citer que ceux là.

Le renforcement de la sécurité à Dantokpa

Après le braquage sanglant qui est survenu au marché Dantokpa, le 22 novembre 2008, le Chef de l’Etat, soucieux de la sécurité des usagers, a mis en place une commission interministérielle pour proposer des mesures sécuritaires pour assurer la quiétude des populations.

Composée du Ministre d’Etat chargé de la prospective, du développement et de l’évaluation de l’action publique, Pascal Irénée Koupaki, du Ministre d’Etat, chargé de la défense nationale, Issifou KOGUI N’DOURO, du Ministre de l’intérieur, de la sécurité publique, Armand ZINZINDOUHOUE, élargie au directeur de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogéma) et aux directeurs de Banques, a déposé le lundi dernier son rapport. A en croire Pascal Irénée Koupaki, Ministre d’Etat chargé de la prospective, du développement et de l’évaluation de l’action publique, président de la commission, les mesures du rapport comptent sur trois ans et permettront aux usagers de vaquer pleinement à leurs occupations sans craindre d’être attaqué par de vils individus.

Il s’agit entre autres de la clôture, de l’éclairage et du renforcement des forces de l’ordre dans le marché Dantokpa. Le Président de la République, Boni Yayi, a rassuré les bonnes dames que leur sécurité sera totalement garantie et une chasse aux fauteurs de trouble sera enclenchée.


Par Hermann ADIMOU (Stag)

Augmentation des prix des boissons: une marche de protestation sur la Sobebra et le ministère du commerce ce jour

Grossistes, semi-grossistes et détaillants descendent dans la rue ce jour contre l’augmentation vertigineuse des prix des boissons opérée unilatéralement par la Société béninoise de brasserie (Sobebra). Un grand rassemblement est prévu à la place « Lénime » à Akpakpa . La marche de protestation va partir de là pour atteindre la Sobrebra où des motions vont être lues aux responsables de cette entreprise pour dénoncer leur pratique anti-sociale. Selon les informations recueillies, les démarches en direction des dirigeants de cette société de fabrication pour trouver un terrain d’entente ont échoué. Après cette étape, les manifestants vont traverser toute la ville de Cotonou pour enfin atterrir au ministère du Commerce de Christine Ouinsavi. Ici, il va être question d’appeler le gouvernement au secours pour délivrer le peuple béninois des griffes de la Sobebra.

Sur le terrain, les boissons coûtent très cher et les consommateurs en souffrent sérieusement. Beaucoup ont déserté les buvettes. Ce qui crée un manque à gagner aux grossistes et détaillants. Par conséquent, ils ont des difficultés énormes dans leurs familles respectives. Cette situation vient aggraver les conditions de vie déjà difficiles des Béninois.

Jules Yaovi Maoussi

PASSATION DE SERVICE À LA TÊTE DE LA SOBEMAP: Claude Olory-Togbé cède son siège à Alassane Soumanou

Madame Claude Olory-Togbé, après avoir passé 31 mois à la tête de la Société Béninoise des Manutentions Portuaires (SOBEMAP), a cédé, hier son siège à Monsieur Alssane Soumanou. La cérémonie qui a eu lieu, hier, marque un nouveau départ pour la SOBEMAP qui se trouve dorénavant à la croisée des chemins. « Je m’engage à faire mieux en mettant la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobemap) dans le processus d’amélioration continue en l’amenant à la certification Iso 9001/version 2000, en allant à la conquête de nouveaux marchés et en consolidant ses relations commerciales avec ses partenaires ». Tels étaient les propos, hier, du nouveau Directeur général de la Sobemap, au cours de la cérémonie de passation de service avec son homologue sortant, Claude Olory-Togbé. C’est en effet le Conseil des ministres du 5 février dernier qui en avait décidé ainsi.

Madame Claude Olory-Togbé a été vivement remerciée par ses collaborateurs pour les bonnes prestations que la Sobemap a obtenu depuis sa nomination le 17 juillet 2006. La société a connu une augmentation progressive de son chiffre d’affaire, d’année en année. Ainsi, dès 2006 pour une prévision de 233 millions de F CFA, elle a obtenu un chiffre d’affaire de 762 millions de F CFA. En 2007, pour une prévision de 912 millions de F CFA, le chiffre d’affaire de la société a été de 1 milliards 412 millions de F CFA. En 2008, pour une prévision de 1 milliards 500 millions de F CFA, le chiffre d’affaire de la société a été de 3 milliards 344 millions de F CFA.

Pour le Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des manutentions portuaires (Synatramap), Houmenou Hounsou, il s’agit de remercier Madame Olory-TOgbé pour les nombreuses réalisations faites. Au nombre desquelles : l’adoption d’une nouvelle grille tarifaire, l’acquisition de nouveaux engins, la réparation d’autres immobilisés depuis des lustres et la régularisation de la situation de plusieurs agents. « Nous devons tous être unis pour résister à tout ce qui pourrait diminuer notre capital concurrence», a-t-il ajouté en égrenant les problèmes des travailleurs.

Il s'agit de l’intégration pure et simple de la bande des 200 mètres, la gestion du Parc tampon unique par la Sobemap et la redéfinition d’une politique de recrutement. « J’ai vécu des expériences riches, exaltantes mais parfois et souvent jonchées d’embûches », a déclaré Claude Olory-Togbé.

Selon elle, la Sobemap doit plus que jamais réfléchir sur les réformes aussi bien institutionnelles que statutaires à mettre en place. « Il est temps que nous anticipons sur les décisions et les évènements que pourrait connaître le Port de Cotonou », a-t-elle ajouté. Le Directeur général entrant, Monsieur Allassane Soumanou, a promis renforcer les gestions techniques, de la clientèle, des finances et des ressources humaine.

«Chers collaborateurs, soyez convaincus que la privatisation de notre unité de production n’est pas d’actualité et la Sobemap ne connaîtra pas ce sort durant mon mandat », a-t-il conclu. Notons que le même conseil des ministres du 5 février dernier a nommé Madame Claude Olory-Togbé, Directrice générale du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb).


Marie-Louise B. MATCHOUDO

Chronique du jour: la logique de Blida

L’équipe nationale de football a encore perdu en match amical dans ses préparatifs des éliminatoires Can-Mondial 2010. Les Ecureuils ont subi à Blida la loi des Fennecs d’Algérie en s’inclinant par un score de 2 buts à 1. Cette nouvelle défaite vient prolonger la saison des tristes performances qui fait éternuer le football béninois.
Les tests de préparation sont visiblement loin d’être concluants avec cet enchaînement d’échecs, source de l’effondrement du capital confiance enregistré à l’issue d’un premier tour glorieux des éliminatoires pour le onze national. Après avoir servi de faire-valoir face aux Lions de l’Atlas (3-1) et devant d’impitoyables Pharaons (5-1), les Ecureuils peinent à échapper à la logique de défaite. A quelques semaines d’un déplacement périlleux au Ghana, la bande à Michel Dussuyer est en plein doute.

Le match contre une équipe d’Algérie privée de plusieurs de ses cadres offrait aux Ecureuils l’occasion de justifier le rang acquis dans le groupe de l’Angola et de l’Ouganda au tour précédent. La défaite était interdite pour le gain psychologique et l’entretien du mental avant l’entame des explications avec les grosses écuries ghanéenne, malienne et soudanaise.

Des rencontres amicales sans victoire constituent un mauvais présage. La banalisation du jeu a de répercussions sur le niveau de l’équipe. A quoi sert-il de toujours jouer sans envie de gagner, même en amical ? Cette moisson de mauvais résultats sur le rectangle vert est une conséquence de la culture d’impréparation et du manque de sérieux qui arrosent le football béninois.

La gestion de l’équipe est truffée d’absurdités. Les matchs amicaux n’ont pas encore permis au sélectionneur des Ecureuils de forger un bloc d’équipe. En déficit d’inspiration, Michel Dussuyer n’a trouvé qu’un seul attaquant de pointe dans son effectif. Abou Maïga, l’élu du coach expatrié, a malheureusement horreur de marquer de but. A croire qu’avec le technicien français, l’improductivité est une qualité pour un attaquant. A quoi servent les matchs de préparation s’ils n’ont pas d’impact positif sur l’ossature et la production de jeu de l’équipe ?

Michel Dussuyer et ses poulains inquiètent. Je crains qu’avec le manque de méthode et la pénurie de joueurs, le rêve de la coupe du monde ne reste qu’à l’étape de rêve. Avec les incohérences observées, le Bénin devrait revoir ses ambitions à la baisse dans un groupe relevé où on retrouve notamment les ogres ghanéen et malien. Le chemin de l’Afrique du Sud est long ; celui de l’Angola aussi. L’ambition de la qualification doit être soutenue par l’organisation et le travail.

Tunisie 2004 et Ghana 2008 avaient laissé des séquelles et montré les limites de la tricherie en football. Mais les douloureux souvenirs des phases finales de la Can n’ont pas suffi à amender la doctrine néfaste de l’impréparation. On végète drôlement dans le cafouillage, sans un grain de gêne, mais avec le gâchis.

Le Bénin n’a simplement qu’à jouer pour éviter la dernière place dans son groupe. On peut y croire.


Sulpice O. Gbaguidi, 12 février 2009

février 10, 2009

Après la naissance du Fac samedi passé :De nouveaux pièges pour Yayi Boni

La mouvance présidentielle continue de s’agrandir. Sans le repère adéquat pour renforcer les acquis autour du chef de l’Etat et préparer un avenir radieux. Après l’Udd Wologuèdè et ses voisins Maxime Houédjissin, Candide Azannaï et autres, c’est le Front agissant pour le Changement (Fac) qui a vu le jour samedi dernier. Compliquant ainsi l’existence au chef de l’Etat qui doit désormais faire face à d’autres crises.

Que peuvent les partenaires du président Yayi Boni du samedi passé ? Tout sauf un vrai soutien pour parfaire les acquis et le retour à la paix dans la mouvance. A cause des intérêts liés à leur prise de position aux côtés du premier magistrat. Pour avoir fait cette déclaration du samedi dernier, les parties prenantes au Fac doivent s’attendre forcément au retour de la médaille. Pour certains, c’est déjà un moyen pour conserver leurs postes. C’est le cas en premier de l’actuel porte parole du chef de l’Etat Me Lionel Agbo qu’on a perdu de vue depuis sa sortie médiatique controversée d’il y a quelques mois. Pour les autres, ils sont allés ’’à la rivière’’ pour simplement s’assurer une nomination. Certains d’entre ces derniers sont de vieux ’’politiens’’ qui ont assez perdu du terrain et veulent profiter de cette occasion pour rebondir. C’est le cas d’un certain Timothée Adanlin avec l’Udfp. Dans cette vague de nouveaux partenaires, il y a aussi l’ancien homme fort du régime militaro socialiste sous le Général Mathieu Kérékou, Martin Dohou Azonhiho qui s’est aussi trouvé des capacités pour s’adapter au changement. Pendant que plusieurs grands militants des Forces cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) s’impatientent toujours et attendent leur tour du partage du gâteau. Et le temps avance. On s’achemine d’ailleurs résolument vers 2011 qui préoccupe déjà trop le président de la République et ne lui permet pas de penser si vite à ceux-là. Dans ce contexte très critique et où le chef de l’Etat est évidemment à la recherche du grand nombre de partisans, la première solution qui s’offre à lui est la formation du quatrième gouvernement. Pour bouter dehors les ministres et autres directeurs de sociétés d’Etat et des départements ministériels qui ne sont plus d’un intérêt pour lui. Et composer avec ces gens du Fac et autres pour des lendemains radieux. Comme à peu près ce qui s’est passé la semaine dernière quand l’actuel locataire de la Banque ouest africaine de développement (Boad) Abdoulaye Bio Tchané a pris, précocement, la décision d’être dans la course en 2011 contre lui. Sans attendre, plusieurs cadres du département de la Donga entre temps oubliés, ont été repêchés. En catastrophe. C’est le cas par exemple du Sieur Allassane Soumanou qui a été nommé directeur de la Sobemap. Simplement parce qu’on a pensé, et sans aucune réflexion prospective surtout, que l’homme, président de l’association de développement de Djougou pouvait servir à déstabiliser la machine électorale de Bio Tchané. En effet, avec Allassane Soumanou, on pensait pouvoir contourner les manœuvres de Bio Tchané dans ce département très sensible. Des solutions conjoncturelles en réalité. Parce qu’elles ne permettent pas de percer l’abcès et vise simplement à renvoyer la crise à plus tard. C’est dans ces conditions où les marges de manœuvres sont très faibles au sommet de l’Etat et on se précipite sur les premières solutions que le Fac est né. Renforçant plutôt la crise de leadership autour du président Yayi Boni qui a déjà du mal à gérer la petite vague de ses partisans. Encore qu’avec le Fac, c’est vraiment de nouvelles bouches à servir. Au plus tôt d’ailleurs pour ne pas les perdre à l’autre coin de rue.  

Des Fac inutiles en réalité pour Yayi Boni

  Aujourd’hui, on est en droit de poser la question de savoir ce que peuvent les ténors des Fac pour Yayi Boni. A cause de la qualité des personnalités qui composent le groupe. Elles ne représentent plus grand-chose dans leurs milieux et n’ont plus en tant que tel de militants sur qui Yayi Boni peut s’appuyer pour espérer quelque chose de sérieux en 2011. Prenons-les au cas par cas. A commencer par leur porte parole Idrissou Ibrahima du Rund. Député sous la troisième législature, il pas pu d’abord se trouver une liste électorale pour jauger sa popularité. Depuis là, on ne l’a plus vraiment vu en politique et c’est grâce à son groupe des boulistes qu’il s’est fait remarquer ces dernières années. Et il n’est pas certain que ces sportifs de la boule le suivent dans sa nouvelle aventure qui n’a rien à voir avec leurs liens. Il y a ensuite l’ancien ministre Timothée Adanlin et ses camarades de l’Udfp. Si ce groupe paraît le plus structuré avec des hommes politiques mieux aguerris et capables de faire quelques chose de stratégique pour sauver le changement, il reste à prouver leurs marges de manœuvres pour être écoutés par le premier magistrat qui commet déjà trop d’erreurs. A ces deux tendances politiques, il y a le parti de Me Lionel Agbo qui a déjà montré ses limites après ces mois de conseils sans intérêts de son chef au président de la République. Sans oublier le groupe de Martin Dohou Azonhiho qui n’a rien de consistant à offrir à Yayi Boni. Inutile de parler des autres qui n’ont pas réellement un carnet d’adresse sur l’échiquier politique national. Ce sont ceux-là qui ont apporté le samedi passé leur soutien au président Yayi Boni et attendent certainement des retombées de leur comportement. Mieux, ils doivent concurrencer les militants Fcbe de premières heures qui n’ont pas encore été recasés. Et puis, il faudra limoger des ministres et autres directeurs centraux et de sociétés pour leur trouver de place. Avec ce que cela comporte comme tentatives de retournement de vestes et de renforcement des positions de l’opposition non déclarée. Des situations qui pourraient comme on le voit, rapidement se retourner contre le chef de l’Etat.

J-Ch. H. (Br. Ouémé Plateau)

2ème anniversaire du PMCPP : 5 milliards de plus pour les micro-crédits aux plus pauvres

Encore une bonne nouvelle pour les femmes bénéficiaires des micro-crédits aux plus pauvres au Bénin. Le chef de l’Etat, Thomas Boni Yayi, vient de porter le Fonds (FNM) de 20 à 25 milliards de francs Cfa en vue d’élargir leur nombre et encourager la pérennisation du programme. L’annonce a été faite, hier lundi, sur l’esplanade sur stade de l’Amitié de Kouhounou à l’occasion de la célébration du 2ème anniversaire du Programme des micro-crédits aux plus pauvres (Pmcpp).

Par : Serge-David ZOUEME

Une fête sobre certes, mais évocatrice de la reconnaissance des bénéficiaires et de l’engagement du gouvernement à aller plus loin dans le Programme des micro-crédits aux plus pauvres. En témoigne le nombre impressionnant des femmes qui ont pris d’assaut, hier, l’esplanade du Stade de l’Amitié de Kouhounou qui abritait les festivités de l’an 2 du PMCPP. Elles sont venues des treize (13) arrondissements de la commune de Cotonou pour exprimer au chef de l’Etat leur remerciement et tout leur soutien en initiant ce programme qu’elles considèrent comme un réel instrument de lutte contre la pauvreté. Les messages que portaient les banderoles suspendues aux bâches installées à l’occasion en disent long. « Le réseau des bénéficiaires Mcpp du 7ème arrondissement du Littoral félicite le gouvernement du Docteur Boni Yayi pour le développement des actions génératrices des femmes », « Programme des micro-crédits aux plus pauvres : les bénéficiaires de PEBCO souhaitent la bienvenue au président Boni Yayi et l’encouragent dans ses actions », pouvait-t-on lire par endroits. L’animation des femmes bénéficiaires et des groupes folkloriques sollicités est à son comble. Ça chante presque dans toutes les directions. Les femmes les plus émotives ne se privent pas de danser comme pour accompagner la symphonie des gongs, des castagnettes et des tams-tams. Le décor du 2ème anniversaire du Programme des micro-crédits aux plus pauvres était ainsi planté. Il sonnait 17heures 15 minutes quand le premier motard qui éclairait le cortège présidentiel franchit le seuil du grand portail de l’entrée principale du Stade de l’Amitié. Le ministre d’Etat chargé de la prospective, Pascal Irénée Koupaki et son collègue des micro-crédits, Réckya Madougou iront accueillir le chef de l’Etat et sa suite. Le président Thomas Boni Yayi, comme à pareille occasion, bénéficie d’un bain de foule avant de s’installer à la tribune officielle aux côtés de ses ministres et de certains officiels. Ceci donne le top du démarrage de la cérémonie officielle de la célébration du 2ème anniversaire du PMCPP.

Madougou dresse un bilan satisfaisant

Dans ses propos liminaires, le ministre en charge des micro-crédits, Réckya Madougou, a rappelé que le PMCPP a été lancé en février 2007. Seulement deux (2) ans d’activité en faveur des femmes, mais les résultats sont flatteurs. A la date du 31 décembre 2008, précise-t-elle, 19.731.541.000 Francs Cfa ont été décaissés au profit des femmes bénéficiaires des micro-crédits. Ce qui porte le taux de réalisation du programme à la date d’aujourd’hui à 60%. « Quant au remboursement des crédits, il est évalué à 96% », a dit le ministre Réckya Madougou. Aussitôt, on enregistre au sien du public une grande ovation, signe d’une auto-satisfaction certaine pour les femmes. Mais malgré ces prouesses, des goulots d’étranglement persistent, a fait remarquer le ministre des micro-crédits. A cet effet, des dispositions seraient déjà prises pour corriger les dysfonctionnements observés ça et là dans la conduite du programme. Les femmes bénéficiaires des micro-crédits ont fait des témoignages et exprimé leurs préoccupations au chef de l’Etat. C’est le cas de dame Christiane Zogba qui demande au président de la République, au nom de ses consœurs, la poursuite du programme, la révision à la hausse des micro-crédits, la poursuite des grands chantiers d’urbanisation et le renforcement de la lutte contre la pauvreté. Le ministre Réckya Madougou a saisi la balle au bond pour réaffirmer que les efforts seront poursuivis en vue de la satisfaction des doléances des femmes. Et pour joindre l’acte à la parole, elle procède à la remise des chèques aux représentants des partenaires stratégiques du programme. Au total, 3.346.797.000 Francs Cfa ont été remis à ces structures de micro-crédits installées dans les différents départements du Bénin et très proches des femmes afin de les appuyer pour un meilleur refinancement des fonds.

La bonne nouvelle de Boni Yayi

D’un air serein, Boni Yayi descend les marches de l’escalier de la tribune officielle et rejoint le pupitre aménagé pour l’occasion. Son premier mot a été celui du remerciement des femmes bénéficiaires. Il les rassure de son engagement à poursuivre le programme et à même l’élargir en faveur de toutes les femmes du Bénin sans distinction de provenance. Quant à la conduite du programme, jusque-là, il dit que la procédure est vertueuse, juste et équitable. Car, pour lui, personne ne sera lésé. « Je sais que c’est peu, les 30.000 Fcfa. Mais ils symbolisent pour moi un acte d’unité. Je veux que vous travailliez au lieu de rester à la maison. Voilà l’objectif qui m’a guidé en initiant ce programme. Tant que les Béninois seront malheureux, je le serai aussi. Je ne veux plus qu’une minorité s’arroge les intérêts et les biens publics au détriment de la majorité. Je veux une nation unie, solidaire, combative et vaillante. Dans le cadre de ce programme, personne ne sera oublié », a-t-il déclaré. Des propos qui ont suscité un tonnerre d’applaudissement au sein du public. Et il lâche enfin la nouvelle. « Au vu des prouesses enregistrées et après consultation de mon ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki, j’ai décidé de porter le fonds récemment de 20 milliards à 25 milliards pour élargir le nombre des bénéficiaires ». Ce fut la liesse.

RENTRÉE JUDICIAIRE DE LA COUR SUPRÊME : Renforcer la justice, pour que prime le droit

L’année judiciaire 2009 de la cour suprême s’est ouverte, hier au Centre International de Conférences de Cotonou, sur fond de réflexion sur le rôle de la justice dans l’édification d’un Etat de droit. Une rentrée marquée par une audience solennelle placée sous le haut patronage du Président de la République, président du conseil supérieur de la magistrature.

Quatre temps forts ont marqué cette cérémonie solennelle, dans la salle rouge du Centre international de conférences de Cotonou, devenue salle d’audience le temps d’une rentrée judiciaire. On retient successivement un exposé du Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin suivi des réquisitions du Procureur Général près la Cour Suprême, puis du discours bilan du Président de la Cour Suprême qui précède l’allocution du Chef de l’Etat. C’est ainsi Arthur Balley, Bâtonnier de l’Ordre des avocats qui a en premier partagé ses réflexions sur le thème de la cérémonie avec le personnel judiciaire, les auxiliaires de justice, les membres du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale, les présidents des Institutions de la République, les représentants des organisations internationales, les ambassadeurs accrédités au Bénin…Avant d’établir le rôle prépondérant de la justice, « troisième pouvoir », dans la gestion de la cité, M. Balley passe en revue les fondamentaux de la Constitution béninoise. « Si la justice n’existait pas, il aurait fallu l’inventer », confiera-t-il. Le Bâtonnier n’a pas manqué tout au long de son discours de relever les dysfonctionnements du système. Dans ses réquisitions, le Procureur près la Cour suprême, Jean-Baptiste Monsi, revient sur les « attaques virulentes dont a fait l’objet la Haute Juridiction au cours de l’année 2008, relayées par une presse mue par la recherche du sensationnel ». Et qui taxent l’institution de lente, dépendante et partiale suite à sa gestion du contentieux des dernières élections. Non pour entretenir la polémique, précisera-t- il. Partant de plusieurs acceptions de la justice et de l’état de droit, il établira avec force détails comment la Cour s’acquitte de sa mission en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’État dans des conditions difficiles et plaide pour l’équipement du siège de l’institution à Porto-Novo. Il abordera par ailleurs les conditions pour que la justice fasse régner la primauté du droit, la formation des magistrats, la réforme du Ministère public…

Etat de droit, une chimère en dehors d’une justice indépendante

Intervenant à son tour pour un discours- bilan, Saliou Aboudou, président de la Cour suprême, entouré de l’ensemble des conseillers de la Cour, passe en revue l’ensemble des réalisations de l’institution au cours de l’année passée et les progrès en matière d’intégration judiciaire. Il s’attarde longuement sur la gestion du contentieux électoral qui a été la principale activité de l’année. Il va aussi se pencher sur le thème de la rentrée en s’appesantissant sur les faiblesses du système. La grève dans l’institution judiciaire, l’accès au juge, la carte judicaire à faire évoluer…seront ainsi développés. Citant Robert Badinter pour qui « C’est sur le terrain de la justice que se jouera la démocratie », le Président réaffirme que cette institution demeure « le pilier et la clé de voûte de l’Etat de droit » et plaide pour une justice à la hauteur de ses immenses responsabilités ». Dernier à prendre la parole, le Chef de l’Etat va apprécier le chemin parcouru avant de s’engager résolument à renforcer la justice en examinant les diverses doléances. Il réaffirme l’importance du juge avant d’ajouter : « Mon gouvernement veille à ce que les principes de l’Etat de droit soient respectés ».

Hugues A. AHOUNOU

Polémiques autour du rapport Lepi:Vers des élections controversées en 2011

Le rapport des experts sur la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) comporte de nombreux éléments qui suscitent des interrogations ne manquant pas de pertinence, si le Bénin veut organiser des élections crédibles et fiables en 2011.

En réalisant la Lepi sur la base du rapport que des experts ont réalisé et qu’ils ont remis il y a quelques semaines entre les mains du chef de l’Etat Yayi Boni, le Bénin n’est pas sûr d’organiser des élections fiables et crédibles. Certes, tout le monde aurait souhaité que cette opération, une fois réalisée permette à l’une des plus vieilles démocraties dans la sous-région de réduire les contestations, les remous, les risques de fraudes qui sont les mots inhérents à l’organisation de toute élection dans le pays. Or l’analyse du rapport révèle bien des pièges qu’on ne saurait négliger, si l’on a aucune idée derrière la tête. Sinon comment comprendre, que pour une opération du Recensement électoral national approfondi (Rena), condition exigée avant de faire la Lepi, les experts ont estimé que 31 jours sont suffisants pour faire du porte à porte. Ce qui devra permettre de recenser tous les habitants âgés de plus de 10 ans. Cette opération est lourde et risquée. Alors, disposer de 31 jours pour cette opération paraît irréaliste dans la masure où, il faut nécessairement plusieurs passages dans les habitations pour obtenir un taux de recensement acceptable, donc avoisinant les prévisions actuelles. Par ailleurs, sur ce même volet de recensement, il faut souligner que le recensement en question consiste à prendre des informations nominatives, personnelles et biométriques et il fait obligation aux citoyens de répondre aux questions des agents recenseurs. Si l’on s’en tient au rapport, environ 5 millions de Béninois âgés de plus de 10 ans doivent être pris en compte par la Lepi. Dans le cas où les données à recueillir se verront largement en dessous de ce nombre, cela suppose que l’opération n’a pas été réussie. Il y a donc un risque de laisser tomber des citoyens en âge de voter d’ici à 2011. Ils pourront crier à une exclusion pour les empêcher de voter pour le candidat de leur choix. C’est de cette manière que naissent les frustrations qui provoquent des contestions et une remise en cause permanente de la crédibilité du scrutin. De même, en voulant renforcer le système électoral béninois pour éviter que de tels problèmes surgissent en pleine période électorale, le Législateur a prévu que le Rena s’effectue sur présentation de l’acte de naissance ou du jugement supplétif, de la carte nationale d’identité, du passeport, du livret militaire, du permis de conduire, du livret de pension civile ou militaire ou de la carte consulaire. Cette disposition est prévue par l’article 11 de la loi 2007-25 portant règles générales pour les élections en République du Bénin.

Risque d’exclusion

En effet, force est de constater qu’une bonne partie des Béninois ne sont ni muni d’acte de naissance ni de jugement supplétif sans lesquels il ne peut leur être délivré les autres pièces que le Législateur a prévu à l’article 11 de la même loi. Pour corriger cette situation, le gouvernement de Yayi Boni a initié le Recensement électoral à vocation état civil (Ravec) qui permet de délivrer aux citoyens qui n’en ont pas, des jugements. L’opération se poursuit toujours et il reste à satisfaire des centaines de demandes. Concrètement, si tel que le rapport le prévoit, l’on lançait les opérations de porte à porte, c’est-à-dire le Rena, il est évident que des citoyens béninois qui n’auront sur eux l’acte de naissance ou au moins le jugement supplétif ne soient pas pris en compte par les agents recenseurs. C’est déjà une mauvaise fondation pour la réalisation de la Lepi, par conséquent une porte ouverte à des contestations. Le plus grave, c’est qu’on se rend compte que le recensement dont parle le rapport des experts a pour but de se substituer au Ravec sans apporter la fiabilité quant à l’identité et la nationalité des citoyens. Une insuffisance majeure qu’il faut vite corriger si le Bénin veut organiser des élections fiables, ou alors, il va falloir réviser la loi 2007-25 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. Cette opération est lourde, il faut alors du temps pour la réussir. La preuve que les 31 jours impartis sont insuffisants.

La délivrance de cartes d’électeur

Selon le rapport, après l’étape du recensement, il faut passer à l’enregistrement au moyen de centres de traitement qui seront installés pour l’opération. C’est à ce niveau qu’intervient la délivrance des cartes d’électeur. A cette étape de la réalisation de la Lepi, il y a de quoi se poser des questions et manifester de profondes inquiétudes. Pourquoi, il doit être prévu la délivrance immédiate des cartes d’électeur lors de l’enregistrement ? Seuls les experts pourront y répondre sans parvenir à enlever des esprits que cela est extrêmement dangereux. Il faut donc proscrire cette option pour plusieurs raisons. D’abord, la production décentralisée des cartes dites sécurisées entraîne la quasi certitude de documents contrefaits, c’est-à-dire, perte ou vol de consommables sécuritaires. Ensuite, il est anormal de délivrer un document sans avoir vérifié la régularité de la demande. Par ailleurs, même si l’on choisissait une délivrance différée des cartes, la procédure paraît extrêmement lourde et coûteuse. Il faut plus de moyens humains. Les experts, doivent revoir leur copie. En clair, il faut corriger ces importants volets contenus dans le rapport. A la date d’aujourd’hui, on se pose la question de savoir si le chef de l’Etat, les députés, les organisations non gouvernementales ont suffisamment pris connaissance du rapport. Si c’est fait, ils doivent y trouver des incohérences. Ce qui est curieux, c’est que le calendrier du projet est resté flou. Par exemple, la révision du cadre légal doit être achevée pour le 2 février 2009 ou le 5 mars 2009. Ce n’est pas réaliste. De plus, le rapport n’a pas été précis sur la période à réserver à d’éventuels recours. Car, le traitement des litiges liés à la suspicion d’inscription multiple, au conflit d’information, à la biométrie, est une opération qui nécessite l’intervention de personnels qualifiés et parfois des investigations. Mais le rapport n’a pas planifié cette situation. Que se passera t-il, s’il y a des recours ? Cela remettrait en cause le planning.

Nécessité d’un appel à concurrence d’un fournisseur

L’inquiétude est aussi grande quand on réalise qu’il n’y a pas eu trace dans ce rapport du processus d’adjudication qui consiste à rédiger le cahier des charges, l’appel d’offres, le dépouillement des offres, l’adjudication. C’est un volet important qui devrait être intégré au planning d’un projet de cette ampleur. Si cette procédure d’adjudication n’a pas été prévue, cela suppose que le fournisseur a été déjà choisi. Dans ce cas, cela renforcerait nos inquiétudes de confier l’opération à une structure qui va s’arrimer au le pouvoir en place. Or, l’article 46 de la loi 2007-25 du 25 janvier 2007 portant règles générales pour les élections en République du Bénin, a bel et bien prévu que l’informatisation et/ou la mise à jour annuelle de la liste électorale permanente doit être assurée par des structures professionnelles dont la compétente est avérée et ce, par appel à la concurrence. Comme on peut s’en rendre compte, si l’on doit intégrer tous ces éléments au planning, la réalisation de la Lepi pour les élections de 2011 devient hypothétique, alors qu’on n’a pas encore évoqué la nécessité d’un projet de loi qu’il faut rédiger et à soumettre à l’étude des députés à l’Assemblée nationale. Il faut aisément comprendre que les éléments préalables à l’activation du projet ne sont pas encore mis en place et que les décisions relatives aux modalités opérationnelles et à la gouvernance du processus ne sont toujours pas arrêtées, alors que selon le calendrier fixé, il est prévu la finalisation des opérations avant le début 2010.

Les confusions de Léa Hounkpè et des experts

C’est dans ce contexte que la responsable du Secrétariat administratif permanent de la Commission électorale nationale autonome (Sap/Cena), Léa Hounkpè monte au créneau pour informer l’opinion publique que c’est sa structure qui est chargée de la réalisation de la Lepi, en rappelant au passage que les experts l’ont su bien souligner à la page 7 du rapport. Il s’agit d’une mauvaise interprétation de l’article 47, 2007-25 portant règles générales pour les élections en République du Bénin, qui en son 4ème alinéas stipule que l’informaticien, l’un des quatre membres du Sap/Cena est chargé de la formation et de la supervision des structures professionnelles en charge de l’informatisation de la liste électorale et la mise à jour de la liste électorale permanente informatisée. La clairvoyance qu’il faut leur apporter est que tel que l’article l’indique, le Sap/Cena est seulement habileté à mettre à jour la Lepi et non à se charger de sa réalisation. Cela suppose que si cette liste permanente n’existe pas, il ne peut pas procéder à aucune mise à jour. Jusqu’à présent le Bénin ne dispose pas de la Lepi, mais d’une simple liste électorale que le Sap/Cena peut informatiser. Pas d’amalgame. C’est ce que les experts et Léa Hounkpè doivent comprendre. Si on devrait confier par exemple l’opération de recensement national approfondi doit être confiée au Sap/Cena, structure sous tutelle de la présidence, donc monocolore, il y aura trop de suspicions à l’arrivée. Une telle Lepi ne peut pas être fiable, par conséquent, elle ne peut que conduire le Bénin à des élections controversées.

Fidèle Nanga

Après plus de deux ans de militantisme dans la mouvance sans intérêt :Les hommes de Tévoèdjrè aux trousses de Yayi Boni

Les membres du bureau politique national du Parti national ensemble (Pne) se retrouvent le samedi 21 février 2009 à Avrankou pour repenser leur militantisme dans la majorité présidentielle. Ainsi, après avoir passé plus de deux ans à avaler les couleuvres dans cette mouvance où les intérêts n’ont pas été souvent les mêmes, les hommes du Renard de Djrèrègbé semblent sur le point de réfléchir autrement.

« Quelle place pour le Parti national ensemble (Pne) au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ? » C’est sur la base de ce thème que les membres du bureau politique national du Pne veulent réfléchir dans quelques jours, chez l’un des leurs dans l’arrondissement central d’Avrankou. Après avoir chanté plus de deux ans durant et sans rien du tout, les louanges du Changement derrière le président Yayi Boni. A part le président émérite et fondateur du parti, le professeur Albert Tévoèdjrè qui a été promu Médiateur à la présidence de la République avec ses complications actuelles, le président intérimaire du parti, l’inspecteur des douanes Julien Kpoviessi a été le seul à être nommé à un poste au Port Autonome de Cotonou après avoir aidé le chef de l’Etat contre ses collègues grévistes. C’est lui qui a été l’alfa et l’oméga du fameux groupe des douaniers patriotes qui a permis au pouvoir d’avoir raison de ses collègues grévistes. Pour la politique, il a dû sacrifier la confraternité et toute la corporation qui étaient contre la nomination du retraité James Sagbo à la tête de leur direction. Entre temps, le parti avait évité d’aller aux dernières élections municipales et communales contre les intérêts du chef de l’Etat. Mais, malgré tous ces sacrifices, le Parti national ensemble n’a pas réussi à se faire une bonne position sur la liste Fcbe dans Porto-Novo encore moins dans tout le département de l’Ouémé. Le secrétaire général du parti, M Jérôme Aklamavo presque humilié, a dû se contenter de la huitième position sur la liste à Porto-Novo. Mieux, le parti n’a jamais réussi à vraiment positionner un ministre dans le gouvernement. Selon des sources proches de certains ténors du parti d’Albert Tévoèdjrè, le diplomate Albert Agossou dont le séjour a été très bref dans le gouvernement du président Yayi Boni a mérité son poste grâce, dit-on, à ses relations personnelles. Ce sont les mêmes relations qui lui auraient permis d’aller remplacer l’ancien ambassadeur, Yves Edgar Monou à la représentation diplomatique béninoise en France.. Inutile de rappeler que c’est sous le Général Mathieu Kérékou que le magistrat Joseph Gnonlonfoun a mérité son mandat de conseiller à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Pour ce qui concerne l’ancien président du parti, le professeur Jean-Pierre Ezin, on affirme que ce sont les relations personnelles du Renard de Djrèrègbé qui aurai également permis à l’homme de tirer son épingle du jeu. Comme son président Jean Ping qui est d’ailleurs descendu à Cotonou pour remercier Albert Tévoèdjrè pour la diplomatie mise en œuvre pour leur garantir les deux postes à l’échelle continentale. Et depuis là, plus rien. Malgré l’acharnement des membres du parti contre les intérêts de l’opposition non déclarée au profit de Yayi Boni à Porto-Novo. Pire, au niveau des Fcbe même de la ville, les militants de Tévoèdjrè n’ont pas souvent la chance de jouer les premiers rôles. Ce sont encore les nouveaux politiciens ou les démissionnaires des formations politiques adverses qui leur indiquent en plus la ligne à suivre. C’est dans ce contexte suffisamment frustrant et où les militants commencent par grogner que les députés viennent de refuser la loi sur la médiation au professeur Albert Tévoèdjrè. Noircissant en plus le tableau déjà sombre de cette vie politique à laquelle les hommes de Tévoèdjrè ont été jusque là contraints. Ainsi, tout calcul fait, le Parti national ensemble aura œuvré inutilement pour l’avènement du changement. Pendant plus de deux ans déjà au service d’un pouvoir qui a d’autres préférences. Alors que rien de meilleur ne se profile à l’horizon. De plus, l’étau se resserre déjà trop autour du chef de l’Etat qui a tendance à tendre la main à d’autres partenaires pour former son quatrième gouvernement. C’est à cause de toutes ces préoccupations que les membres du bureau national du part d’Albert Tévoèdjrè, ont, sous la pression de la base, initié la rencontre qui aura lieu le samedi 21 prochain.  

Des conséquences sur toute la ligne

  Cette rencontre des hommes de Tévoèdjrè ne sera pas sans conséquences pour l’avenir de la mouvance. Surtout à la sortie de cette réunion où certains, à tort ou à raison, pensent déjà que le groupe va finir par se désolidariser du chef de l’Etat. Avec ou sans Albert Tévoèdjrè qu’on accuse d’avoir déjà trouvé son compte. Si le Pne parvenait à quitter la mouvance présidentielle, il aurait ainsi ouvert la vanne aux autres milliers de mécontents qui cherchaient l’occasion pour mettre un terme à leur militantisme au sein des Fcbe. Le plus grave viendrait quand les chantres du Changement tenteront d’étouffer l’initiative dans l’œuf comme c’est souvent le cas chaque fois que le chef de l’Etat panique à la moindre épreuve. Car, en tentant de diviser le groupe par des nominations stratégiques, d’autres mécontents vont commencer par s’agiter dans le grand groupe Fcbe pour se garantir une place. De là, on peut déjà affirmer que le cas Pne n’a pas pour le moment de solution. En tout cas, pas pour le président Yayi Boni, qui a déjà cumulé trop d’erreurs politiques durant les deux ans et demi de son mandat. Il lui a manqué une bonne gestion des hommes. Mieux, sa tendance à se passer des partis traditionnels et la part faite à certains apprentis politiciens auront beaucoup fragilisé ses chances de rempiler en toute tranquillité. Lui qui a été porté à la Marina avec 75% des suffrages nationaux. Autant, il a perdu du terrain, autant le contrôle de l’Assemblée nationale lui a échappé. En ce moment où il a besoin du vote d’un certain nombre de lois pour tirer son épingle du jeu. C’est dans ces conditions où chaque acteur politique commence à faire des projections pour 2011 que le Pne veut aussi prendre ses responsabilités. Sans oublier l’équation Abdoulaye Bio Tchané qui est déjà bien difficile à gérer au point où le premier magistrat s’est plongé dans d’autres erreurs de stratégie en envoyant des émissaires chez ce dernier pour contre-attaquer. Et on dit que l’harmonie est déjà retrouvée au sein de l’opposition non déclarée pour de nouvelles offensives. Alors qu’il pourrait être tenté aussi de vouloir répondre aux hommes de Tévoèdjrè. Ainsi, pour s’être donné l’occasion d’être sur plusieurs fronts au même moment. Surtout quand on sait le moment où intervient cette crise avec le Pne. C’est, à juste titre un peu plus de deux ans et demi de l’échéance fatidique de 2011. Plusieurs candidats potentiels sont déjà sur le terrain et chaque camp politique cherche à prendre position. A cause des enjeux et surtout le fait que les présidentielles qui seront couplées avec les élections législatives. C’est simplement de nouveaux soucis pour le président Yayi Boni.   Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)

Présidentielles de 2011 : Bio Tchané candidat

C’est désormais officiel ! L’actuel patron de la Banque Ouest-Africaine de Développement (Boad) sera bel et bien candidat aux prochaines élections présidentielles de mars 2011 dans son pays, le Bénin. Lentement mais sûrement, il affûte ses armes pour conquérir le fauteuil présidentiel. Depuis quelques jours, certaine presse annonce sa présence effective et active dans son Djougou natal. Au fur et à mesure qu’on s’approche de la date fatidique, les ambitions d’Abdoulaye Bio Tchané, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se précisent. Tenez pour vous en convaincre.
Ces derniers jours, les activités politiques de cet ancien ministre de Kérékou deviennent intenses et confortent la position de dame rumeur. Hier, jeudi 5 février 2009, le président en exercice de la Boad est rentré en pré-campagne électorale précoce. Il n’y a pas cette localité qu’il n’aurait pas sillonnée.

Des indiscrétions proches de son état-major politique indiquent qu’il a rencontré le Conseil communal de Djougou, les têtes couronnées et des responsables religieux pour leur annoncer son intention de briguer la magistrature suprême. Il a promis changer le visage de Djougou s’ils l’aidaient à concrétiser son rêve.

Novice en politique, très peu connu de ses compatriotes, ancien directeur du Fmi département Afrique, Abdoulaye Bio Tchané vient ainsi de se lancer dans la course électorale de mars. Mais que pèse-t-il d’abord dans son Djougou natal au point de s’y réfugier depuis quelque temps ? Que peut-il réellement en 2011 face à Boni Yayi qui, après 5 ans de gestion, aura changé complètement le visage du Bénin et le mettre sur les rails de l’émergence ?

Est-ce qu’il a bien réfléchi avant de jeter le masque ? A-t-il les moyens de sa politique ? A-t-il une base électorale ? Maîtrise-t-il les réalités politiques de son pays ? Sait-il que les Béninois ne sont pas dupes et savent tirer le bon grain de l’ivraie, savent choisir entre le mal et le pire ? Roule-t-il pour son propre compte ou en faveur d’adversaires politiques au régime en place en perte de vitesse ?

Voilà autant de questions qui méritent d’être posées au regard de la manière dont s’est jeté dans la pré campagne électorale. De toutes les façons, les jours à venir permettront de savoir ce qu’il pèse réellement dans le cœur des Béninois.


Léonce HOUNGBADJI

© Copyright L'Option Infos

Déclaration liminaire de la Présidente de la Renaissance du Bénin à l’occasion de la conférence de presse du vendredi 06 février 2006

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Les exercices de ce genre sont rarissimes dans ma carrière politique. J’ai décidé de donner cette conférence de presse à cause de tout ce qui a été dit sur ma personne et sur mon parti, la Renaissance du Bénin depuis plusieurs mois, bien que je sois largement vaccinée, étant habituée à ces turbulences. Je commencerai par remercier tous ceux qui se sont préoccupés et se préoccupent encore de mon état de santé. Grâce à leur soutien, j’ai l’énergie nécessaire pour traverser avec l’aide de Dieu cette étape de ma vie. Comment oublier les militantes et militants de la Renaissance du Bénin qui sont restés en communion avec ma famille et moi et qui, malgré tout, ont continué à défendre nos idéaux communs ? Dieu merci, comme vous le voyez, je me porte bien.
Chers amis,

Les échos qui me parviennent me font croire que certains compatriotes se posent toujours des questions sur le positionnement de la Rb sur l’échiquier politique national ; et des appréhensions que je pensais avoir réglées en signant un communiqué de presse le 23 janvier 2009, continuent d’habiter certains esprits. La position du parti a été à l’occasion clairement exprimée et reflète celle de son bureau politique tel que rappelé par le communiqué de presse. Je l’assume entièrement.

Comme vous le savez, il a été rappelé l’appartenance et l’attachement du parti à la déclaration du 12 mars 2008 ainsi qu’aux décisions du séminaire d’Abomey et de Bohicon. La même déclaration a jugé de l’inopportunité d’une entrée de la RB au gouvernement. Je l’assume aussi entièrement. Tous ceux qui connaissent mon parcours politique savent très bien les fondements de mon combat.

La parole donnée, pour moi, est sacrée. La traîtrise, le mensonge, le dol et la ruse ne font partie vous le savez ni de mon vocabulaire, ni de ma pratique Cela m’amène à dire toute ma consternation devant la campagne d’intoxication engagée contre la Rb dans les médias et qui véhicule l’idée d’un positionnement opportuniste après les choix du parti lors du vote du projet de budget (exercice 2009) et de l’étude de la proposition de loi portant modification de la loi organique de la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication. Qu’en est-il de ces deux volets agités dans les journaux comme une marque de désolidarisation vis-à-vis de partenaires ?

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Il est important de rappeler ici que le projet de budget a été adopté à l’unanimité des députés présents, je le répète bien, à l’unanimité. Moi, Rosine Vieyra Soglo, je n’ai pris part au processus qu’à la dernière phase, c’est-à-dire en plénière. À mon retour au pays en pleine session budgétaire, j’ai rencontré tous les partenaires politiques de la RB. Jamais, l’option d’un rejet éventuel du projet de budget n’a été retenue.

Tous les comptes rendus qui m’ont été faits se rapportent à la question des amendements. Or la soumission des amendements à la commission budgétaire doit se faire au moins 72 heures avant le débat général en plénière. Ayant eu en outre les assurances auprès du gouvernement et de son Chef, d’une intégration au budget de tous les amendements de la coalition G4, G 13 et Force Clé, il ne restait qu’à vider ce dossier sans chercher à créer des tensions supplémentaires inutiles pour le pays. Tel a été le sens de mon plaidoyer auprès de mes collègues qui n’y ont trouvé aucun inconvénient et le budget a été voté.

Je l’ai fait en toute bonne foi, croyant que tous les amendements avaient été effectivement intégrés y compris ceux relatifs aux communes proposées d’ailleurs par la Renaissance du Bénin. Ce n’est que par la suite que nous avons constaté que les choses ne se sont pas déroulées comme prévues et que les budgets des communes se trouvent amputés des 2/3. Je tiens à dire que la Rb est un parti responsable. Nous avons été dans l’opposition et dans une coalition majoritaire à l’Assemblée nationale pendant le régime Kérékou et nous avons alors toujours évité de bloquer le fonctionnement de l’Etat en votant le budget sous réserves d’amendements. Je suis désolée de constater que des gens assimilent cet esprit républicain à de la traîtrise ou à du marchandage car nous sommes des responsables et le Président Nicéphore Soglo a dirigé ce pays.

Le combat politique ne saurait être assimilé à une prise en otage perpétuelle de la population. Ce qui me permet d’évoquer la question de l’ajournement de l’étude de la proposition de loi modifiant la loi organique sur la Haac. Notre positionnement ne modifiant la loi organique sur la Haac. Notre positionnement ne trahit aucun consensus obtenu avec nos alliés. Nous avons souscrit à l’ajournement afin de parvenir justement à ce consensus avec nos amis politiques. Les contacts se poursuivront donc à cet effet. Il ne s’agit donc pas d’un repositionnement opportuniste. C’est contraire, vous le savez, à mon tempérament et à la doctrine du parti.

Au sujet des déclarations de quelques personnalités de la Rb et qui ont suscité beaucoup de réactions au sein de l’opinion publique, je réaffirme que la Rb est encore dirigée par Rosine Vieyra Soglo. C’est un parti que j’ai fondé et tenu avec rigueur depuis près de 15 ans. A la Rb, seules nos instances sont habilitées à connaître de la conduite de nos militants. Je ne me donnerai jamais en pâture à des fabricants d’opinion sur la place publique.

Nous travaillons actuellement à l’avenir de notre parti à travers ses structures de base et ses instances dirigeantes. En cela, j’en appelle à la mobilisation des militantes et des militants afin qu’ils se tiennent prêts au moment opportun à participer à toutes les grandes décisions qui engagent la vie du parti.

Je vous remercie de votre attention

Refus de la Rb d’entrer au gouvernement: Rosine Soglo persiste et signe

Au cours de la conférence de presse donnée par le N° 1 de la Renaissance du Bénin le vendredi 6 février 2009 au siège du parti à Cotonou, Rosine Soglo a presque juré la main sur le cœur qu’elle n’a pas enrôlé la Rb dans la mouvance, par conséquent elle n’ira pas au gouvernement. Egalement, a-t-elle assumé entièrement que le parti reste attaché à la déclaration du 12 mars 2008 ainsi qu’aux décisions du séminaire d’Abomey-Bohicon, comme l’avait clairement signifié le communiqué du 23 janvier dont elle est signataire « La parole donnée pour moi est sacrée. La traîtrise, le mensonge, le dol et la ruse ne font pas partie, vous le savez, ni de mon vocabulaire, ni de ma pratique… », ainsi répondait la présidente de la Renaissance à des compatriotes qui assimilent les derniers actes posés par le parti à l’Assemblée nationale à un repositionnement ou à un rapprochement avec le pouvoir en place. Il n’en est rien de tout cela, a martelé le N°1 de la Rb. Apparue très affaiblie par la maladie qui l’a sérieusement touchée ces derniers temps, Rosine Soglo s’est attelée vendredi dernier à refaire l’image de la Renaissance du Bénin, accusée de trahison par une certaine opinion locale qui a mal accueilli ses prises de positions en faveur du régime en place.

Qu’il vous souvienne que contre toute attente, elle s’est impliquée dans le vote du budget de l’Etat exercice 2009 et dans le rejet de l’étude de la proposition de loi portant modification de la loi organique de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Par rapport au premier, la conférencière s’explique en montrant qu’à partir du moment où, elle a été rassurée par le gouvernement et son chef que les amendements des députés « G » et « F » seront intégrés au budget, il ne restait plus rien d’autre que de vider ce dossier : « tel a été le sens de mon plaidoyer auprès de mes collègues qui n’y ont trouvé aucun inconvénient et le budget a été voté… » a exposé la présidente de la Rb.

C’est un acte républicain, martèle-t-elle avant d’indiquer que le combat politique ne saurait être assimilé à une prise en otage perpétuelle de la population. Concernant la loi organique de la Haac, Rosine Soglo affirme que la position affichée par la Rb ne trahit aucun consensus obtenu avec les alliés. « Nous avons souscrit à l’ajournement afin de parvenir justement à un consensus avec nos amis politiques. Les contacts se poursuivent à cet effet.

Il ne s’agit donc pas d’un repositionnement opportuniste.. », a confié la conférencière. Malheureusement, ces deux faits majeurs posés par la Rb et qui ont permis au pouvoir en place de ne pas se faire contrer par l’opposition, alors que cette formation politique fait partie d’une coalition qui a décidé de donner du fil à retordre au chef de l’Etat Yayi Boni, ont été assimilés à un acte de trahison et d’affaiblissement de la coalition anti-Yayi composée des « G » et « F ».

Reste à savoir si les éléments livrés à la presse par Rosine Soglo suffiront pour resserrer les rangs et ne pas ouvrir d’autres suspicions. Avant cette sortie médiatique de la présidente du parti, il y a eu d’autres barons de la Rb notamment le député Epiphane Quenum, le leader charismatique Nicéphore Soglo et le premier adjoint au maire de Cotonou, Léhadi Soglo qui ont montré avec quelques différences près, que leur parti n’a pas trahi, qu’il demeure membre à part entière du G4.

Seulement, ils n’ont pas été trop pris au sérieux. Précédemment, c’est un communiqué de presse signé de la présidente qui a fait le tour des organes de presse et de certains milieux politiques pour tenter de clarifier la position du parti après tout ce qui s’était passé au Parlement.

Ce communiqué du 23 janvier, estime Rosine Soglo, a déjà tout réglé et en principe il ne devrait plus y avoir d’ambiguïté dans les esprits. Pourtant, c’est ce que constate le N°1 du parti. C’est pour cette raison qu’elle a jugé de l’opportunité de la conférence de presse du vendredi dernier qui a non seulement réuni les leaders de la formation politique, entre autres Léhadi Soglo, Epiphane Quenum, Georges Bada, Yacoubou Malèhossou, mais aussi une foule importante de militants.

La conférencière est revenue sur deux points essentiels soulignés par le communiqué. Primo, l’appartenance et l’attachement du parti à la déclaration du 12 mars ainsi qu’aux décisions de la rencontre d’Abomey et de Bohicon des 28 et 29 novembre 2008. Secondo, une entrée au gouvernement de Yayi Boni est jugée inopportune par les responsables. Une position, rappelle-t-elle, qui reflète celle du bureau politique du parti. Comme on peut s’en rendre compte, les déclarations au sein du parti se suivent et se ramènent à un esprit : il n’y a pas deux camps à la Rb, a souligné le secrétaire général de la Rb Georges Bada.

Après avoir reçu le président du Parti du Renouveau démocratique, Me Adrien Houngbédji, qu’elle a tenu à rassurer, Rosine Soglo vient de prendre un nouvel engagement de la Rb aux côtés de ses alliés. A partir de cette déclaration, il y a lieu de donner plus d’importance aux propos de « maman » qui semble t-il ont plus de poids pour mettre fin à la polémique entretenue par l’opinion publique au sujet des relations du parti avec les « G » et « F ».

« Je suis malvoyante, mais toujours déterminée »

« Il y a des aveugles très célèbres comme Ray Charles, Willy Wonder. Mais moi je ne suis pas aveugle, mais malvoyante. Cela n’entame en rien ma détermination. Mais excusez moi de ne plus retrouver en moi l’amazone, la fougueuse… », avait averti la présidente de la Renaissance du Bénin avant d’entamer une pénible lecture de sa déclaration. La sortie médiatique de Rosine Soglo ressemble bien plus à un véritable chemin de croix qu’à un exercice auquel elle dit pourtant être habituée. Rosine Soglo la fougueuse, l’intraitable, cette avocate au barreau, est véritablement diminuée après son hospitalisation récente en Afrique du Sud. Les signes de son état de santé mal au point n’ont pu échapper à la foule qui a effectué le déplacement du vendredi dernier au siège du parti.

C’est avec beaucoup de peine et de difficulté qu’elle a réussi à déchiffrer les lettres et les mots contenus dans sa déclaration, combien attendue, bien rythmée par de petites blagues. « Je n’ai rien d’une vieille maman qui ne voit pas bien. Je suis encore capable de vous prendre pour faire le footing… » a soufflé « maman » avant d’ajouter : je suis toujours belle, malgré cela Nicéphore ne me le dit pas souvent comme mes petits enfants savent le faire.

Fidèle Nanga

Positionnement de la RB sur l’échiquier politique national : pourquoi Rosine Soglo souffle le chaud et le froid

Le rapprochement annoncé de la Rb avec les « G » et « F » et réaffirmé, vendredi dernier, par Rosine Vieyra Soglo cache encore des non-dits. La politique d’ouverture et la stratégie de la main tendue mises en branle depuis peu par certains ténors de ce parti politique en direction de la mouvance présidentielle offraient déjà de nouvelles perspectives en termes de relations sincères entre la Renaissance du Bénin et les Fcbe. On s’aperçoit que la déclaration de « Maman Rosine » est forcée par des considérations purement politiques dont la satisfaction pourrait faire changer d’avis le bureau politique des « Houézèhouè ».
L’ « actrice », Rosine vieyra Soglo, joue actuellement un rôle apparemment difficile dans le feuilleton de positionnement de la Renaissance du Bénin sur l’échiquier politique national. Elle a la lourde responsabilité, vu le poids de la pression des alliés, d’informer l’opinion politique sur la réelle position de la Rb. A travers une déclaration voilée, elle a tenté de situer les uns et les autres en réaffirmant que le parti reste solidaire de la déclaration du 12 mars 2008 et des conclusions des rencontres de Bohicon et d’Abomey.

Mais cette sortie médiatique de « Maman Rosine » cache encore des non-dits. On a l’impression qu’elle est tiraillée par les deux (2) factions de la Rb et que la position actuelle du parti vis-à-vis des « G » et « F » est purement une position de façade. En effet, au sujet du positionnement de la Renaissance du Bénin, deux (2) factions se sont créées avec des intérêts politiques antagonistes.

Le premier bloc, formé par le ministre Galiou Soglo, Epiphane Quenum et la présidente du parti Rosine Soglo, travaillait à rejoindre le camp présidentiel. Il s’agit là, d’ailleurs, d’un allié naturel de la Rb après dix (10) ans d’opposition sous le régime Kérékou. D’après certaines sources, la présidente aurait même pu faire vendredi dernier une déclaration dans ce sens. Mais elle aurait subi des pressions. De l’autre côté, se trouvait le bloc Nicéphore Dieudonné Soglo et Léhady Soglo qui s’inscrit dans la dynamique d’opposants sans pouvoir l’affirmer.

Des actes qui parlent

On se rappelle du rôle prépondérant qu’avait joué Rosine Soglo pour le vote du budget de l’Etat, exercice 2009 à l’Assemblée nationale. Elle a exhorté les députés des « G » et « F » à l’adopter sous réserve des amendements. Ce qui fut fait à l’unanimité des élus du peuple. A ceci, s’ajoutent les révélations du porte-parole de la Renaissance du Bénin, Epiphane Quenum, qui lèvent un coin de voile sur les rapports précaires qui lient la Rb aux alliés.

Depuis lors, on s’attendait à un divorce des « Houézèhouè » avec les opposants non déclarés. Plus rien n’allait. D’où l’empressement de maître Adrien Houngbédji du Prd de rencontrer à huis clos les responsables des autres formations politiques des « G » et « F ». Dans la presse, on a même annoncé que la Rb se désolidarise des « opposants ». Pour certains analystes, la scission est consommée.

La déclaration de Rosine Soglo, vendredi dernier, interprétée à tort ou à raison comme un revirement de position de la Rb relève, semble-t-il, d’une stratégie politique. Car n’oublions pas que ce qui a opposé, jusque-là, le président Boni Yayi aux responsables de la Rb est le non respect des engagements pris par le chef de l’Etat lors du second tour de la présidentielle de 2006.

On imagine alors que la satisfaction desdites promesses par le président Boni Yayi pourra décrisper la situation et fera changer d’avis les « Houézèhouè ». Il importe alors pour le chef de l’Etat de saisir la balle au bond en vue de regagner la confiance de la Rb. Car, les relations des « Renaissants » avec les alliés des « G » et « F » ne sont pas tendres.

Par Serge-David ZOUEME

© Copyright Aube Nouvelle

Alliance de six partis politiques pour soutenir le président Yayi Boni

Six formations politiques du Bénin se sont constituées en une alliance, dénommée « Les Forces Agissantes du Changement » (FAC), pour soutenir les actions du président Yayi Boni, a appris dimanche APA, de source officielle à Cotonou.
Il s’agit notamment, des partis du Rassemblement du l’Union nationale pour la démocratie (RUND), de Ibrahim Idrissou ; de l’Union démocratique des forces du progrès (UDFP), de l’ancien ministre Timothée Adanlin et du Parti social du Bénin Baanité (PSB Baanité), de l’ancien ministre Houdou Ali.
L’Union pour le travail (UPT), de l’ancien ministre, le Général de Brigade, Martin Dohou Azonhiho, du Congrès Africain pour la démocratie, de l’ancien candidat malheureux aux présidentielles béninoises de 2005 et de 2006, l’avocat Lionel Agbo et enfin du NPC Abeilles de madame Jeanne Foun, sont aussi membres de cette alliance.

«Soucieux du développement ascendant de notre pays, nous avons décidé de prendre l’initiative d’une alliance des forces désireuses d’intensifier l’animation de la vie politique nationale, dans le sens du renforcement et de la dynamisation du changement au service d’un renouveau économique et social nécessaire pour la construction d’un Bénin émergent », a confié à APA, le porte parole du FAC, Idrissou Ibrahima.
Pour cet ancien député, la volonté manifeste des membres de ce regroupement politique est de construire avec le président Yayi Boni la majorité présidentielle plurielle et unie dans l’action concertée sous sa direction pour faire face aux défis présents et futurs de la construction d’un Bénin émergent.

«Entre 2006 et aujourd’hui, les réalisations du gouvernement du président Yayi Boni, donnent manifestement la mesure de son engagement à faire du Bénin, un pays émergent », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce sont là des manifestations de la volonté politique résolue du président Boni de s’attaquer aux grands maux qui compromettent l’avenir dans tous les domaines.

«La gratuité des enseignements maternels et primaires, la gratuité de l’inscription dans les universités publiques pour les non boursiers, la revalorisation de la fonction enseignante, la réforme du système éducatif dans son ensemble sont autant de chantiers que le gouvernement du président Yayi Boni a le mérite d’ouvrir », s’est-il réjoui.


APA 08-02-2009

février 09, 2009