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janvier 29, 2009

Attaques contre la Cour constitutionnelle : les dérives des députés qui menacent la démocratie

La séance plénière du jeudi 15 janvier 2009 consacrée à l’examen de la décision de la Cour constitutionnelle qui demandait aux députés de reprendre le processus de désignation des représentants du Parlement à la Haute Cour de Justice, a été plutôt transformée en une tribune de tirs croisés sur les sages de cette Haute Juridiction. Les députés de l’opposition, champions de cette escalade versent ce faisant dans de graves dérives qui pourraient être préjudiciables à la jeune démocratie béninoise. Convoqués en séance plénière le jeudi 15 janvier dernier pour examiner la décision de la Cour constitutionnelle qui, en même temps qu’elle remettait en cause le mode de désignation des représentants du Parlement à la Haute Cour de Justice, enjoignait aux députés de reprendre au plus tard le 15 janvier le processus en tenant compte de la configuration politique de l’Assemblée nationale. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la rage des députés de l’opposition qui ont saisi cette tribune pour faire le procès de la Haute Juridiction en s’en prenant directement au président de l’institution, Me Robert DOSSOU qu’il accuse de faire le jeu du président Boni YAYI.

Au terme de mille déballages et d’une escalade verbale sans précédent envers les membres de l’actuelle mandature de la Cour, les députés ont fini par renvoyer la balle à nouveau au président Robert DOSSOU, exigeant de la Cour davantage d’éclairage avant de déférer à son injonction. L’un des principes sacro saints de notre bloc de constitutionnalité, à savoir « les décisions de la Cour sont sans recours » venait d’être royalement foulé aux pieds par les députés de la cinquième législature. Depuis cette date jusqu’à ce jour aucune suite n’a été donnée à une décision qui devrait s’imposer au Parlement.

En plus de l’ambiance électrique qui a prévalu à l’hémicycle ce jour-là et du défoulement des députés de l’opposition non déclarée sur une institution considérée comme la garante de la démocratie, les dérives de nos parlementaires ont contribué à livrer en pâture les sept sages de la Cour qui n’ont fait que remplir leur devoir républicain. Le péché mignon du président Robert Dossou et des autres membres de la Cour qui l’aident dans cette difficile mission, est de n’avoir pas rendu cette fois-ci une décision qui arrange l’opposition.

Au mépris des principes élémentaires de notre droit positif, le procès fait à la Cour, aussi bien dans le fond que dans la forme, constitue une dérive grave qui peut faire courir de sérieuses menaces sur notre jeune démocratie. Car les députés de l’opposition oublient que la roue de l’histoire tourne !


Par Arsène AMETOYONA

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Force tampon à l’Assemblée nationale : la Rb arrache le pouvoir au G13

La Renaissance du Bénin (RB) du couple Soglo est en train de ravir progressivement la vedette au regroupement des treize (13) députés dénommé G13. Elle se repositionne progressivement comme une véritable force qui sera désormais déterminante dans le jeu politique à l’Assemblée nationale et sur l’échiquier politique.
Tendrait-t-on vers l’inversion des rôles au Parlement entre la RB et le G13 ? Les derniers développements de l’actualité politique avec en prime les troublantes révélations du porte-parole de la Renaissance du Bénin, Epiphane Quenum, lors de sa sortie médiatique, mardi dernier, portent à y croire. La RB du couple Soglo a décidé d’être plus vigilante que par le passé et de cesser d’être le dindon de la farce au sein de la coalition des « G » et « F » qualifiée d’ « alliance compétitive ».

Elle s’engagerait désormais à jouer le premier et stratégique rôle à l’Assemblée nationale comme ce fut le cas avec le G13. Et la nature pourrait lui donner raison si ce n’est pas déjà le cas quand on sait qu’elle est en train de se dissocier de ses alliés politiques que sont le G4, le G13 et l’alliance Force Clé. Parlant justement du G13, ce fut le bloc qui s’est constitué à la grande stupéfaction de tous avec des ambitions politiques bien définies.

Il a été déterminant pour la réussite de plusieurs schémas politiques et du vote de certains projets de loi de grand intérêt. On se rappelle encore le rôle capital qu’il a joué lors de la composition du bureau de la cinquième législature de l’Assemblée nationale. La stratégie des Fcbe était de composer avec la RB qui pourrait être son allié naturel. Ce faisant, les Forces cauris pour un Bénin émergent voudraient contourner le G13 considéré comme un regroupement d’intérêt, l’alliance Force Clé et les autres alliés du G4. Mais la RB rejetterait cette proposition. Les Fcbe se sont ouverts, malgré eux, au G13 pour faire aboutir leur stratégie.

C’est ainsi qu’au sein du bureau de l’Assemblée nationale, les députés Antoine Dayori et Chabi Sicca ont été positionnés conformément au « deal ». Le même scénario s’est reproduit lors de la composition des groupes parlementaires. Les exemples sont légion. Mais, on assiste actuellement à un revirement de situation où la RB a encore son mot à dire. Elle pèsera lourd dans la balance et sera déterminante dans la mise en œuvre au Parlement de plusieurs schémas politiques.


Par Serge-David ZOUEME

Après la sortie médiatique de l’honorable Epiphane Quenum : Les Fcbe apportent leur soutien à la Rb

La sortie médiatique du porte-parole du bureau exécutif de la Renaissance du Bénin, Epiphane Quenum, n’est pas restée sans réactions au sein de certains formations et regroupements politiques. Les Fcbe, par la voix de l’honorable Benoît Dègla, vient de manifester leur soutien à la Rb. C’était, hier, sur le plateau de la télévision privée Canal 3.

« Au sein des Fcbe tout comme dans d’autres formations politiques, on approuve la décision de la RB même si elle n’est pas encore du côté de la mouvance présidentielle ». C’est en substance les propos tenus par l’honorable Benoit Dègla. Invité, hier matin, de l’émission « Actu Matin » sur la chaîne de télévision privée Canal 3, le député membre des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Benoît Dègla a fait une lecture qu’il qualifie d’objective des déballages du porte-parole de la RB au regard de la situation que traverse le parti à l’Assemblée nationale. A en croire ses propos, les révélations de Epiphane Quenum contre les alliés du G4, du G13 et de l’alliance Force Clé étaient attendues au sein de l’opinion politique, en l’occurrence celle qui siège au Parlement et qui vit au quotidien les agissements et autres manœuvres politiciennes des partis de l’opposition non déclarée. Enfin, c’est chose faite. Selon lui, la RB est un parti de développement composé d’hommes et de femmes éclairés et engagés. Mais hélas, ces qualités recherchées ne leur ont pas permis de se mettre à l’abri des jeux politiciens des « G » et « F ». Aujourd’hui, il y a comme un revirement de situation au sein du bloc parce que la Renaissance du Bénin n’entend plus se faire berner et d’être considérée, dans ce regroupement d’alliés dit de l’ « opposition », comme le dindon de la farce. Elle veut prendre son destin en main en tapant du point sur la table et en sonnant le glas de la « trahison politique »

Revirement à la mouvance : Le plan des Soglo pour rejoindre Yayi

La Renaissance du Bénin (Rb) a dû choisir l’option Yayi. Sans doute au regard des incertitudes qui planent sur la survie de l’opposition. Pour réussir le revirement spectaculaire auquel on est en train d’assister, il lui a fallu imaginer une stratégie dont Epiphane Quenum a été fait la marionnette. La Rb est désormais retournée à la majorité présidentielle. En tout cas, elle a quitté le G4 et la coalition que celui-ci formait avec Force Clé et le G13. Cette nouvelle donne devrait pouvoir s’exprimer plus clairement au sein de l’hémicycle à travers la nouvelle majorité que ce parti formera avec les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). La déclaration de l’honorable Epiphane Quenum, lors de la conférence de presse qu’il a donnée mardi dernier à Cotonou, est une illustration et une confirmation de cette réalité. Il n’y a qu’à attendre tranquillement le retour de ses maîtres, le couple Soglo notamment, pour venir entériner cet acte qu’il a si bien posé en leur nom et pour le compte du parti.

Epiphane Quenum a si bien accompli sa mission qu’il a agi comme si tout pouvoir lui était donné et qu’il ne craignait des représailles de la part de qui que ce soit. Et il avait raison, car l’acte qu’il a posé le mardi dernier était bel et bien une mission que le couple Soglo lui a confiée et qu’il a exécutée avec brio. Pour ne pas subir les affres de leurs soi-disant alliés et pour que le plan n’échoue point, Nicéphore Soglo et son épouse ont tôt fait de s’absenter du territoire national, prétextant d’un voyage en Afrique du Sud pour raison de santé de madame. Ils reviendront constater les dégâts et feraient comme s’ils étaient placés devant le fait accompli. Qui est Epiphane Quenum pour oser faire des déclarations aussi sérieuses en lieu et place de « maman », si ce n’est pas elle-même qui lui en avait donné l’autorisation ?

Quant à lui, Lehady Soglo, il a dû faire le même jeu, peut-être à son corps défendant, en se faisant aussi absent du territoire national. Il n’aurait pas eu le courage d’assister ou d’être un acteur de ce revirement ; lui qui, avec son père, étaient allés si loin avec le G4. Comme tout le monde, il viendra aussi constater les dégâts et n’aura qu’à rentrer progressivement dans le rang. Ainsi, Rosine Soglo aura réussi, une fois encore, à faire sa loi en décidant de l’orientation du parti. A tort ou à raison, elle a décidé de prendre ses responsabilités, n’en déplaise au G4 et consorts, avec qui elle, personnellement, n’avait pris aucun engagement. Pour des raisons qu’on pouvait imaginer.

« Une opposition » au pied d’argile

En réalité, la décision de Rosine Soglo ne devrait pas étonner outre mesure, même si on doit déplorer l’hypocrisie qui l’a accompagnée. Car les raisons énumérées dans la déclaration d’Epiphane Quenum ne datent pas d’hier. La Rb, a trop longtemps fait l’opposition pour continuer à rester en marge du pouvoir, contrairement à ses alliés qui ont tous fait les deux mandats de Kérékou. Certes, mais le parti aurait pu s’en prévaloir pour ne pas faire équipe avec ses partenaires qu’il vient d’abandonner et ne pas s’associer à l’acte de Bohicon. Outre cette considération, la situation au sein de la coalition (G4, G13, Prd et Force Clé) était de moins en moins de nature à inspirer confiance à la Rb.

D’abord le cas du Madep.

Lors du dernier remaniement ministériel, deux de ses membres, un député et le secrétaire général, ont rejoint le gouvernement. Pour toute explication, un communiqué laconique du parti qui laisse croire que ses membres nommés ne l’ont pas été à son titre. Ensuite le G13. Les personnes qui le composent, non seulement elles ne se sont pas unies autour d’une vision claire, mais aussi, nombre d’entre elles ont trop d’intérêts avec le pouvoir du changement. Il suffit donc que ce dernier décide de desserrer l’étau pour qu’elles disent au revoir à la troupe. Pour preuve, les premiers se sont déjà annoncés à travers l’honorable Cyriaque Domingo : « je suis membre du G13, mais je soutiens Yayi ». Quant au Prd et au Psd rien ne garantit que l’un acceptera de soutenir l’autre, et vice versa, le moment venu, vu que leurs leaders, Houngbédji et Amoussou ont de tout temps été d’éternels adversaires politiques.

Boni Yayi a donc appris la leçon de Kérékou. Il a compris que pour faire plier les hommes politiques au Bénin il suffit de les tenir par le ventre : exclure les uns du trafic des véhicules d’occasion et amputer chez les autres le budget de leur municipalité de moitié. Le séminaire de Bohicon n’a-t-il pas alors vendu trop tôt la peau de l’ours avant de l’avoir tué ?

Alain C. Assogba

Mairie de Sèmè Kpodji :Intrigues et tractations pour l’élection du maire

Les tractations se sont poursuivies jusque tard dans la nuit d’hier mercredi 28 janvier 2009 à propos de l’élection, ce jour, du maire de la commune de Sèmè Kpodji. Le point fait dans la soirée d’hier, présente plusieurs schémas contradictoires et des intrigues à n’en point finir. Une situation extrêmement confuse qui fait penser à un nouveau report de l’installation du conseil.

L’installation du conseil communal de Sèmè Kpodji prévue pour ce jour pourrait être à nouveau reportée. Après les deux premiers rendez-vous avortés. L’élection du prochain maire de la commune paraît bien difficile à aboutir pour des raisons d’intérêts personnels. Selon un élu de la localité, l’argent n’a jamais circulé si tant à la veille d’une élection. Et le maire sortant qui multiplie les stratégies pour rempiler, a réussi à avoir à son compte la majorité des 11 conseillers Fcbe. Cependant, il lui reste encore 05 conseillers pour gagner le pari. Car, ses autres collègues de la mouvance qui refusent de s’aligner sur la décision du chef de l’Etat pour reconduire Mathias Gbèdan à la tête de la commune sont partagés entre le soutien à deux autres candidats du même camp. D’un côté, on a l’ancien chef de la sous préfecture de Sèmè Kpodji Mme Bérénice Koukoui Djèmguè et le professeur de sport, M Alfred Toyétomè. Pendant qu’on soupçonne ce dernier d’être militant du Parti national ensemble du professeur Albert Tévoédjrè, fortement soutenu par le conseiller à la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac) Joseph Gnonlonfoun, on apprend que ce sont certains sages Fcbe de certains arrondissements de la commune qui jouent pour la candidature de sa collègue Bérénice Koukoui Djèmguè, qui a déjà une certaine expérience dans l’administration de cette localité. Leurs 11 autres collègues élus sur la liste du Parti du Renouveau Démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji sont réduits à 09 après la démission de Mathias Gbèdan et de Roger Hounsou entre temps enlevé. Ils ont été contraints au silence jusqu’à quelques jours, parce qu’ils n’avaient plus de marges de manœuvre. Il y a enfin les trois conseillers des listes indépendantes. Ces derniers qui étaient acquis, au début, à la cause des Fcbe, ont dû reculer quand le camp gouvernemental a voulu leur imposer la candidature de Mathias Gbèdan. C’est à ce niveau que les éléments du parti de Me Adrien Houngbédji qui n’étaient plus comptés dans les tractations, sont revenus dans la danse et commencent même par gagner du terrain. Aussitôt, ils ont enclenché de sérieuses discussions avec ces trois conseillers indépendants et un groupe des élus Fcbe hostiles à la candidature de Mathias Gbèdan. Ainsi, ils semblent avoir repris la situation en main. Selon certaines sources, c’est déjà 13 ou 14 conseillers favorables aux propositions du Prd qui auraient décidé de céder la tête de la commune aux trois conseillers indépendants et le poste du premier adjoint à un des élus Fcbe. Pour s’accaparer de tous les 06 arrondissements en plus du poste du deuxième adjoint.  

Vers le report du rendez-vous de ce jour

  Selon certaines indiscrétions, on s’achemine vers un nouveau report de l’élection du maire de Sèmè Kpodji. Parce que la mouvance a déjà perdu le contrôle de la situation et ne veut pas se retrouver devant le fait accompli. Ce sont certains conseillers Fcbe proches du maire sortant Mathias Gbèdan, deux ministres du gouvernement et un important groupe d’évangélistes du Changement de la localité qui semblent avoir initié ce projet et sont d’ailleurs à pied d’œuvre pour l’imposer aux autres élus. Parce qu’ils n’ont plus le contrôle de la situation. Après des millions de francs Cfa déjà dépensés pour cette cause. Ce projet de report de la cérémonie de ce jour aurait été également préconisé par les éléments des services spéciaux, compte tenu du fait que les partisans de Me Adrien Houngbédji ont déjà renversé la tendance. Avec le soutien de plusieurs chantres du Changement qui contestent l’option Mathias Gbèdan faite par le chef de l’Etat. C’est face à ce schéma qui commence par être irréversible que les jeunes Fcbe de la localité sont montés hier mercredi 29 janvier 2009 au créneau pour se faire entendre. Ils mettent en garde l’Etat-Fcbe contre les conséquences du choix du maire Mathias Gbèdan pour continuer à diriger la commune. Au motif que son bilan n’est pas élogieux et surtout le fait qu’il n’a plus le soutien des populations. Dans cette confusion où le chef de l’Etat n’entend pas reculer et où la mouvance est en train de perdre sa majorité, c’est le report de la séance d’installation du conseil communal et l’élection du maire qui est en train d’être préconisé. Pour permettre au camp présidentiel de se donner le temps de retrouver ses marques.

Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé/Plateau)

Quatre journalistes faits chevaliers de l'Ordre du mérite du Bénin

Quatre journalistes béninois ont été élevés, mercredi soir, au grade de chevalier dans l'Ordre national du mérite du Bénin, pour leur combat en vue de la professionnalisation et de l'assainissement de ce secteur, a appris la PANA de source officielle à Cotonou Les quatre récipiendaires sont François Awoudo, directeur de l'Agence "Médiane Afrique" et ancien président de l'Observatoire de déontologie et d'éthique dans les media (ODEM, instance d'autorégulation), Georges Amlon, ancien membre de cette instance, chroniqueur sportif et judiciaire à l'ORTB, Célestin Akpovo, membre fondateur et ancien président de l'Union des journalistes de la presse privée du Bénin (UJPB), professeur de droit de la communication à l'université, et Virgile Ahissou correspondant de BBC et membre du Réseau des correspondant de la presse internationale (REPI).

Les récipiendaires qui, pour la plupart, contribuent à la formation de journalistes au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine, sont également reconnus comme pionniers dans le combat pour l'instauration d'une presse pluraliste, dynamique et indépendante.
 
Cotonou - 29/01/2009

Pana

Bénin: Un hôpital de 100 lits financé par la Chine

Un don de 4 milliards FCFA a été octroyé par la Chine pour la construction d’un hôpital universitaire de recherche à Parakou (450 km au nord de Cotonou).

Le futur hôpital comprendra un bloc de consultations, un bloc technique comprenant les centres de diagnostics et d’analyse biomédicale, de radiologie et des salles d’opération, ainsi qu’un bloc pour les hospitalisations.

Il sera doté d’un laboratoire capable d’accueillir plus de 150 étudiants et d’un amphithéâtre de près de 250 places.

Crise au sein des « G » et « F » : La RB lassée par douze années d’opposition

La sortie médiatique hier du porte- parole de la Renaissance du Bénin, Epiphane QUENUM en mission commandée pour le couple SOGLO, lève un coin de voile sur l’ambigüité qui entourait jusque-là la position politique de ce parti au sein du bloc de l’opposition. Sans pour autant dire explicitement que le parti des Houézèhouè soutiendra désormais l’action du régime du président Boni YAYI, les propos tenus par l’honorable QUENUM, en dressant un sévère réquisitoire contre les alliés G et F de la RB, laissent entrevoir tout de même un début de divorce et confirment les velléités de la RB de s’affranchir du joug de l’opposition. Après avoir évoqué les nombreux actes de trahison ,de persécution et de terreur dont la RB a été l’objet de la part des ténors des G et F durant les dix ans qu’a duré le régime de Kérékou II, le conférencier relève que ce sont les bourreaux d’hier des Houézèhouès qui crient aujourd’hui à la trahison. Epiphane QUENUM ne s’est pas empêché d’évoquer la discrimination dont fait l’objet la RB au sein de l’intergroupe. Selon son propre témoignage, lui-même aurait été écarté de la tête de la commission parlementaire chargée de vérifier la gestion du président de l’Assemblée nationale après en avoir pris l’initiative. Sans compter qu’aucun député de la RB n’a été proposé pour siéger à la Haute Cour de Justice malgré le rapt organisé sur la question par le bloc de l’opposition. La coupe était donc pleine pour la RB qui continue de souffrir des affres de l’opposition aux côtés des alliés qui, eux, sortaient d’une période de vaches grasses après avoir passé dix ans de bonheur dans l’exécutif aux côtés du président KEREKOU. S’il devrait y voir un dindon de la farce dans cette alliance des G et F, c’est indiscutablement la Renaissance du Bénin qui servait de bouc émissaire pour légitimer une entreprise de haine contre le régime en place. Aujourd’hui, lassés par douze années d’opposition, les responsables de la RB veulent prendre enfin en main leur destin. Mais ils veulent le faire en consultant leurs militants à la base. La sortie médiatique du porte-parole de la RB balise le terrain et prépare l’opinion sur ce qui pourrait être les jours ou semaines à venir l’option politique du parti des Houézèhouès. Et ce serait pour le parti la fin de plus d’une décennie d’opposition politique.

 

 

Bernadin MONGADJI

 

Sortie médiatique d’Epiphane Quenum : L’opposition en pièces détachées

Traitée à tort ou à raison par ses partenaires politiques d’aujourd’hui (ennemis d’hier) comme traître, à cause de sa position sans équivoque à l’Assemblée nationale depuis le vote du budget 2009, la Renaissance du Bénin qui mettait par là, l’intérêt du peuple devant, s’est vue obliger de donner de la voix pour mettre fin aux insinuations fallacieuses.

C’est par l’entremise d’une conférence de presse élargie à ses militants, que Epiphane Quenum, porte-parole dudit parti, a fait de sérieuses mises au point pour couper cours à toute polémique visant à traîner le parti dans la boue.

L’opposition non officielle incarnée par le groupe des « G » et consorts est désormais en lambeaux. C’est du moins ce qu’on peut retenir des déclarations de Epiphane Quenum, porte-parole de la Renaissance du Bénin qui était face à la presse hier. ce fut une réplique cinglante à certains membres de l’opposition qui ont sérieusement attaqué la Renaissance du Bénin ces derniers jours.

En réalité, il a fallu simplement une clairvoyance et une ouverture d’esprit politique, une perspicacité des ténors de la Renaissance du Bénin qui ont décidé de soutenir le gouvernement au Parlement pour qu’elle soit objet des critiques les plus acerbes. Cette formation politique se retrouve donc très vite sur la sellette et des commentaires tous azimuts ne cessent de fuser.

Vu la dimension que prennent ces diverses attaques par presse interposée, les responsables de ce parti politique ne pouvant laisser la saignée continuer et surtout, ne voulant pas laisser les allégations calomnieuses avoir raison de la crédibilité et de la cohésion au sein du parti, ont entrepris d’éclairer l’opinion publique sur les manœuvres de leurs détracteurs visant à traîner la Rb dans la boue. La conférence de presse organisée hier à cet effet au siège national du parti à Cotonou s’inscrit dans ce cadre.

A l’œuvre, l’honorable Epiphane Quenum, porte-parole de la Renaissance du Bénin. Il n’est pas allé du dos de la cuillère. Visiblement très embêté par le comportement de ses partenaires politiques qui jugent le parti de traître vis-à-vis de leur alliance, l’homme a dit ses quatre vérités à ceux qui voient la Rb comme un parti déloyal. En connaissance de son parcours glorieux dans l’héroïque lutte qu’elle a menée contre le précédent régime avec ses conséquences coûteuses pour le parti, le porte-parole de la Rb résume que la Rb n’a de leçon politique à recevoir de personne pas même de ses partenaires politiques.

Il s’agit là d’une mise au point assez poignante qui va au-delà de toute clarification de position. A voir Epiphane Quenum très en colère hier, la Rb est en train de réclamer son autonomie au sein de la fameuse alliance dans laquelle elle se trouve avec ses offenseurs d’aujourd’hui.

Et le porte-parole veut que ce soit clair dans leurs esprits, « la Rb n’avait pris conseils de personne pour s’opposer au régime du Général Mathieu Kérékou et l’a assumé pendant dix ans. De la même manière elle est libre d’aller où elle veut au moment opportun ».

Epiphane Quenum a coupé le pont

Que reste-il de l’alliance des « G » et « F » ? C’est la question qu’on peut se poser après avoir suivi l’honorable Epiphane Quenum. A la lumière de ses propos virulents contres ses alliés politiques devenus par la faute de la nature ses détracteurs, on se rend compte qu’il ne faut pas plus que ça pour conclure que la Rb se désolidarise du front anti-Yayi.

Epiphane Quenum, en tapant du point sur la table pour remettre ses partenaires insidieux à leur place a déjà coupé le pont. Aujourd’hui, la Rb ne veut plus prêter flanc aux manœuvres visant à bloquer le régime du changement au parlement. Mieux, elle combattra tout esprit machiavélique des Béninois à l’Assemblée nationale qui tend à ce but.

« Bloquer un régime pour qu’il n’avance pas c’est se faire du tort », a dit le conférencier qui ajoute que c’est une sale habitude que lorsqu’on est dans l’opposition on cherche toujours à enquiquiner le régime en place. On n’a plus besoin d’une quelconque preuve par 9 pour voir que la Rb est en train de laisser progressivement ses alliés politiques si ceux-ci vont continuer à le voir comme une traîtresse lorsque par devoir de redevance au peuple elle apportera son soutien au régime en place.

Les dés de la division sont jetés

L’exaspération du porte-parole de la Rb était hier à son comble. Et de sa sortie médiatique hier, on peut conclure que l’opposition a volé en éclats. Il ne peut en être autrement. Chacun au sein de l’alliance anti-Yayi va devoir rechercher ses marques. Ceci était bien pressenti. Epiphane Quenum l’a confessé en confiant que leurs partenaires politiques disaient qu’ils sont dans une alliance compétitive.

Cela voudra dire pour Epiphane Quenum, aussi bien que pour les autres membres de la Rb que pour tout béninois que c’est le plus malin qui gagne. Les dés de la division étaient donc jetés depuis. Cette situation était prévisible depuis les premières heures de cette alliance en ce sens que les intérêts politiques sont bien divergents.

Chris-Amos AHOLOU

 L'option

janvier 28, 2009

A propos de la trahison des Soglo :Epiphane Quenum camoufle la position de la Rb

Il y a des signes qui ne trompent pas en politique et ceux qui sont apparus à l’occasion de la conférence de presse organisée hier mardi 27 janvier par le porte-parole de la Renaissance du Bénin ne sont pas à négliger.

Epiphane Quenum aurait beau se présenter comme un homme incarnant la fidélité du parti, le fidèle des fidèles, l’œil et l’oreille de la présidente du parti de Rosine Soglo, ou encore comme le véritable N° 2 de la Rb, le cuisinier qui prépare tout ce que l’on mange à table dans cette formation politique, mais il n’a pas trouvé le rideau qu’il faut et l’argument d e poids pour cacher ses nouvelles prétentions. Celles de ne plus rester à ne pas manger dans la marmite comme les autres. Eh bien, il se sent aujourd’hui plus proche de la marmite et pour aucune raison au monde, il n’entend pas laisser cette occasion. Epiphane Quenum n’a pas su prendre des dispositions pour voiler qu’il n’est pas en contact avec aucun membre du gouvernement au moment où les sources les plus crédibles insistent pour attester et marteler qu’il a su trouver un interlocuteur direct pour négocier auprès du chef de l’Etat son entrée dans l’équipe au pouvoir. En tout cas, d’entrée, il s’est présenté comme celui qui incarne une certaine valeur morale, un digne descendant de la collectivité Azanmadohouénou Quenum dont l’histoire est enseignée en bien dans des universités prestigieuses à travers le monde entier. Un peu comme si, l’on est descendant de cette collectivité, on ne peut que se comporter comme un Saint, un homme parfait. Et c’est ce qu’il a voulu insinuer en refusant de se faire appeler « un renégat », un combattant qui ne reconnaît plus ce qu’il défend depuis des années pour être toujours là où il est aujourd’hui. Pour essayer de donner la preuve de sa crédibilité, il balance en présence des nombreux militants, qu’approché par le régime défunt avec plus de 400 millions fcfa, une villa de Kasmal Daewoo, un véhicule haut de gamme pour participer à un complot contre Nicéphore Soglo lors des élections municipales de 2002-2003, il a repoussé cette mirobolante offre. En un mot, Epiphane Quenum explique que, s’il a pu résister à toutes ces tentatives, ce n’est pas aujourd’hui qu’il va changer de comportement. « Si Epiphane Quenum devrait quitter la Renaissance du Bénin pour devenir ministre, il serait parti depuis.. », a-t-il soutenu pour mériter les acclamations des militants. Or, à travers ses propos le même Epiphane Quenum n’est pas prêt à préparer pour que les autres viennent manger. Et c’est à ce niveau qu’il raconte l’histoire de la chaudière. La chaudière selon lui, c’est elle qui subit les affres du feu, permet de cuire tous le repas, mais au moment de se mettre à table pour manger, les invités au repas refusent de la convier à la même table, lui réservant une place à la cuisine. La leçon qu’on en tire et qu’il a su souligner lui-même, c’est qu’il refuse désormais de se camper uniquement au rôle de chaudière. Seuls les imbéciles ne changent pas en politique, tel est le message qu’il a voulu lancer. Il ne sera pas le premier ni le dernier à le dire. Si en 1990 son leader charismatique Nicéphore Soglo a annoncé qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle de 1991, et qu’il a changé d’avis quelques temps après pour devenir président de la République, ce n’est pas lui Epiphane Quenum qui va faire la politique de la morale. Il veut aussi manger comme les autres. Ce qui amène à poser une interrogation. Après avoir été député pendant trois législatures, président de commission à l’Assemblée nationale, où veut-il aller manger désormais ? La réponse est sans ambages. Il lorgne du côté du gouvernement. Et puis quand, il dit qu’il n’est plus dans la logique de bloquer le gouvernement, il a fini par lâcher le morceau qu’il tenait dur au bout de ses lèvres depuis le début de la conférence de presse. Il en est de même pour les griefs qu’il a contre les alliés des « G » et « F ». Il les accuse de l’avoir floué, truandé lors de la désignation des six membres du Parlement devant siéger à la Haute Cour de justice et lors de la mise sur pied de la commission d’enquête parlementaire contre Mathurin Nago. Se présentant comme l’initiateur du projet, il n’a pas digéré le comportement de ses amis qui, à la dernière minute lui ont retiré le poste du rapporteur de la commission au profit du député Forces clé Eric Houndété. C’est ce qui sera à la base des comportements observés ces derniers temps par la Rb à l’Assemblée nationale. « S’il faut accuser quelqu’un de trahison, c’est plutôt les autres.. », manifeste Epiphane Quenum, ajoutant que le parti n’a de leçon à recevoir de personne.

Epiphane Quenum roule pour Galiou Soglo

L’ombre de Galiou Soglo a plané sur la conférence de presse organisée hier au siège du parti par Epiphane Quenum. Soupçonné depuis quelques temps d’être proche de ce fils de l’ancien président de la République, maire de Cotonou, Epiphane Quenum a bel et bien satisfait la curiosité de ceux qui voulaient en avoir la certitude. La rencontre initiée par le député renaissant a connu la présence d’un très proche du ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales Galiou Soglo. Il s’agit de son assistant, Eloi Amoussou, qui avant tout est un bras droit de l’homme. Il a été de tous les combats politiques et sportifs avec lui. Eloi Amoussou était sur les lieux et a suivi de bout en bout la déclaration livrée suivie d’explications livrées par Epiphane Quenum. Cette présence est bien suspecte, en ce sens que qu’on ne peut plus considérer cet homme à tout faire du ministre Galiou Soglo comme étant l’un des fidèles du couple Soglo. Il y a longtemps, on ne le considère plus membre de la Rb. Alors que veut bien dire sa présence au moment où le porte-parole de la Rb a voulu faire une importante déclaration ? Pour bon nombre d’observateurs, il s’agit d’un soutien que Galiou Soglo a envoyé à Epiphane Quenum qui n’est pas sur la même longueur d’onde que Léhadi Soglo, frère d’en face du ministre. Si le porte-parole du parti était seul au charbon hier, il eu au moins un soutien inhabituel dans la foule des militants. Et puis contrairement à ses habitudes, la Rb a distribué à la fin de la rencontre quelques canettes de boissons à ses militants. Ce que d’aucuns qualifient d’une première au siège du parti. Ce fait n’est pas de l’habitude des responsables de la Rb.

Fidèle Nanga

Don de 30 millions de dollars de la Banque mondiale au Bénin contre la pauvreté

La Banque Mondiale vient d’accorder un don d’un montant équivalent à 30 millions de dollars américains au gouvernement béninois en vue du renforcement de la lutte contre la pauvreté au Bénin. « Les ressources de ce don, d’un montant équivalent à 30 millions de dollars US, serviront à appuyer la mise en œuvre du programme de réforme du gouvernement béninois dans les domaines relatifs, entre autres, à l’amélioration des mécanismes de réglementation et du cadre des politiques pour l’investissement privé et les infrastructures « , indique un communiqué de la Banque Mondiale.

Selon le texte, ce don permettra également la poursuite des initiatives visant à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), par l’amélioration de l’accès aux services de base et le renforcement de l’efficacité des dépenses publiques consacrées à la formation du capital humain et la promotion de la bonne gouvernance, en particulier à travers des réformes de la gestion des finances publiques.

« Avec une population tout juste supérieure à 8 millions et un revenu par habitant de 570 dollars, le Bénin, qui vient au 163e rang (sur 179 pays) selon l’Indice de développement humain du PNUD, est considéré comme un pays à faible revenu », révèle le même document.

Le pays a bénéficié d’une stabilité politique relative au cours des deux dernières décennies.

Il a également réalisé d’importantes réformes structurelles et a enregistré des taux de croissance de près de 4,7 % par an pendant les dix dernières années, ce qui s’est traduit par de modestes augmentations des revenus par habitant, ainsi que des améliorations du développement humain, relève le communiqué.

« Malgré ces résultats, la pauvreté demeure généralisée, l’économie reste peu diversifiée et vulnérable aux chocs extérieurs et le pays ne pourra probablement pas atteindre tous les OMD d’ici 2015 », déplore la même source.

L’économie béninoise est fortement tributaire du secteur agricole, la filière coton en particulier, ainsi que du commerce de transit avec le Nigéria.

«Le secteur agricole représente 32 % environ du PIB et occupe près de 70 % de la main-d’œuvre, et le coton est le principal produit d’exportation intervenant pour environ 40 % des exportations totales en 2006-2007 », indique le communiqué de la Banque mondiale.

« Le commerce de transit avec le Nigéria représenterait 6,5 à 7,5 % du PIB du Bénin, ce qui explique la vulnérabilité de son économie aux modifications de la politique commerciale de son voisin et principal partenaire commercial », ajoute le document.



RB. De fallacieux prétextes pour aller à la rivière

« Qui veut noyer son chien, l’accuse de rage ». C’est ce qu’on peut retenir de la conférence de presse donnée par le porte-parole de la Renaissance du Bénin (Rb), Epiphane Quenum. Personne n’est dupe. Les Soglo, après avoir subi les atrocités du pouvoir du changement, ont dû se rendre à leur bourreau. Les ressources coupées à la mairie de Cotonou qui est la dernière gibecière des Soglo, en disent long. Et, il y avait déjà des signes avant-coureurs de leur transhumance.

Au lieu d’expliquer leur ralliement à Boni Yayi par les questions de subsistances, les Soglo entrent dans des considérations dépassées pour se défendre. C’est vrai que la Rb a reçu des coups de ses alliés d’aujourd’hui. Mais, elle aussi a  en donné. Tout cela fait partie du jeu politique. En 1995 lors de la campagne pour les élections législatives, Soglo a fait arrêter les véhicules de Me Adrien Houngbédji à Cotonou. Ce dernier lui a rendu le coup en 1996 au second tour de l’élection présidentielle.

Tous les alliés de la Rb, étant de l’opposition d’alors, ont fait tout leur possible, pour  faire partir le président Soglo. C’est une question de logique. Malgré cela, la Rb et le Prd ont eu de bonnes relatives après. Par exemple, en 2001, le Prd a appelé ses militants à voter Soglo. Aujourd’hui, les Soglo rappellent les vieilles histoires, alors que les choses ont évolué. Epiphane Quenum accuse les autres d’avoir participé à la ruine de son parti. Les renaissants doivent s’en prendre à eux-mêmes. Un parti politique créé autour d’une table à manger ne peut subir que ce sort, surtout qu’elle est basée sur l’injustice et la dictature aveugle. Rosine Soglo n’excluait-elle pas les ténors qui s’opposaient à la gestion familiale de la Rb ? Tous ces problèmes ont contribué à sa chute. Et pourtant pour ses intérêts immédiats, la Rb a été membre de l’Add composée de ses ennuis d’hier. Avait-elle oublié tout cela ? Pourquoi elle est allée à Bohicon ? Et pourquoi n’avaient-ils pas sorti tous ces arguments qu’ils nous citent aujourd’hui pour refuser de former le G4 ?

Il ressort de tout cela que les Soglo n’ont de leçon à recevoir de qui que ce soit, et dans le même temps, ils ne peuvent pas jouer aux moralisateurs. C’est à Boni Yayi de voir si ce soutien est sincère. A l’heure actuelle, il est difficile de faire conscience aux renaissants. Pour preuve, un communiqué de la Rb datant du 09 janvier est rendu public le 24 janvier, sous le prétexte que les choses ont évolué. Que les uns et les autres fassent attention aux cris des sirènes.

Jules Yaovi Maoussi 

Ralliement de la Rb à Yayi. Les Soglo jettent enfin le masque

Le porte-parole de la Renaissance du Bénin (Rb), Epiphane Quenum, a donné hier au siège de son parti une conférence de presse au cours de laquelle, il n’a pas fait de cadeau aux membres des G4, G13 et Force-clé.

Il a montré que les renaissants sont actuellement très mal à l’aise dans cette coalition. A cet effet, il a révélé comment il a été trahi par les G et F lors de la composition du bureau de la commission de vérification de la gestion du président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago. Il a également fait savoir que la Rb a été exclue par ses alliés pendant la désignation des membres de la Haute Cour de justice. C’était une tribune de récrimination contre les F et G. Pour lui, l’heure de la Rb d’aller à table a sonné, après dix ans d’opposition.   Le conférencier a jeté des fleurs au président Boni Yayi. A demi-mot, il a déclaré que la Rb roulera pour le pouvoir en place dans les jours à venir. C’est pourquoi, il a demandé aux militants de son parti de se tenir prêts pour suivre les prochaines consignes. Lire la déclaration de M. Quenum.       


L’intégralité de la déclaration du porte-parole de la Rb Epiphane QUENUM
Mesdames et Messieurs les Journalistes,);.
Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau Politique de la RB,
Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur
National de la RB,
 Mesdames et Messieurs les Députés,
 Mesdames et Messieurs les Membres des Conseils
Communaux et Municipaux de la RB,
Mesdames et Messieurs les Partenaires de la RB, des
Groupes politiques ADD et G4,
 Auditeurs partenaires des G13 et Force Clé,
Béninoises et Béninois, mes chers compatriotes,
Adorables militantes et militants de la RB,
La Renaissance du Bénin, notre cher Parti, est encore sur la sellette des commentaires tous azimuts des détracteurs, des vendeurs d’illusions, de ceux qui ont juré enterrer la RB et son
Leader Charismatique Nicéphore Dieudonné SOGLO.

Militantes et militants, nous avons le devoir de mémoire de nous rappeler l’héroïque lutte de la Présidente, Rosine VIEYRA SOGLO pour maintenir la RB dans le parterre des grands partis politiques du Bénin, après le hold-up de la victoire des Présidentielles de 1996, qui a poussé notre Parti dans le cycle infernal de l’opposition politique à un régime très remonté.

1) Nous avons le devoir de mémoire de l’historique audience du Tribunal de Cotonou pour entendre, notre Leader Charismatique ais des présumés véhicules administratifs du Palais de la Présidence qui auraient disparu après sa passation de service en Avril 1996.

2) Nous avons le devoir de mémoire de ne jamais oublier les circonstances du déroulement du 2ème tour de l’élection présidentielle de Mars - Avril 1996 où le partenaire le plus attendu pour réaliser la victoire du peuple, seulement quelques petites heures à l’avance, a lâché le Président Nicéphore D.
SOGLO, jetant ainsi la RB et des milliers et des milliers de militantes et militants sur la longue et ardue route de la traversée du désert.

3) Nous avons le devoir de mémoire de ne pas oublier notre histoire: la dure et violente bataille du Logo de la RB pendant laquelle le Président Nicéphore D. SOGLO a été gazé par les forces de police sous la direction du tristement célèbre commandant aux ordres AZINLO.

4) Nous avons le devoir de mémoire de nous souvenir aussi des honteuses et tristes élections présidentielles de 2001.

Une mascarade électorale à nulle autre pareille, qui a vu notre candidat Nicéphore D. SOGLO se retirer de la course pour permettre la tenue du légendaire match amical du 2ème tour aux fins d’un 2ème mandant de 5 ans sans intérêt évident pour la nation.

5) Nous avons le devoir de mémoire de nous souvenir, qu’en 2002, que c’est grâce à notre intrépidité, notre engagement et la farouche détermination de nos deux leaders Nicéphore Dieudonné SOGLO et Rosine VIEYRA SOGLO que la Renaissance du Bénin a pu organiser son 2eme Congrès ordinaire contre la volonté du pouvoir et de ses sbires.

6) Nous avons le devoir de mémoire de rappeler à notre souvenir; la féroce bataille de la CENA des élections communales et municipales de 2002 contre les ténors du régime de cette période pour empêcher le vol du vote des électeurs et la réalisation de leur vœu de ne pas laisser à
Nicéphore D. SOGLO, la petite chance de devenir même le chef des vidangeurs de la République.

7) Nous avons le devoir de mémoire de rappeler à notre souvenir qu’au lendemain de la victoire de la RB et de l’élection de Nicéphore D. SOGLO déclaré Maire de Cotonou, le régime avait juré urbi et orbi de mettre en œuvre ses relations intérieures et extérieures pour bloquer le Président SOGLO et cela n’a pas raté.

8) Nous avons le devoir de mémoire de ne pas oublier en 2005, l’insidieuse crise qui a failli emporter le Groupe parlementaire RB et la RB. C’était la victoire de la raison sur la passion.
Beaucoup de ceux qui ont mené ces luttes ne sont plus avec nous: certains sont décédés, paix à leurs âmes; d’autres sont à d’autres services.
Avions-nous posé, par une fois, la question de savoir après ces luttes, à quoi ressemble l’état de santé de notre formation politique?

Jusqu’en 1999, notre formation avait le contrôle électoral pour près de 70 % dans les régions du Sud-Bénin: Cotonou, Ouidah, Kpomassè, Abomey-Calavi, Allada, Tori, Toffo, Zogbodomey, . Bohicon, Abomey, Agbangnizou, Djidja Za-Kpota, Covè, Zagnanado, Ouinhi, Savalou, Glazoué, ainsi que dans certaines villes du nord particulièrement à Parakou.
La RB rivalisait d’égal à égal avec d’autres formations politiques dans leurs fiefs.
Avec cet «embonpoint», notre formation politique, la RB, avait successivement réalisé des scores élogieux.
- 21 Députés aux 2ème «Législatives» de 1995,
- 27 Députés aux 3ème «Législatives»de 1999.
Avec ces victoires, la RB aurait pu chercher à prendre le perchoir de l’Assemblée Nationale. Non! Elle a préféré, pour l’équilibre de la gouvernance, donner à ceux-là mêmes qui, trop jaloux de ‘son envergure électorale, chercheront à lui faire la peau, en planifiant, en finançant et en dirigeant de loin les «guérilla» au sein de la RB. C’était le début des crises.
1999 : 1ère crise à la RB menée par BAH, Guy ADJADOHOUN et consorts. Elle va durer jusqu’en 2002.
2005 : 2ème crise à la RB menée par AZANNAï et consorts. Elle va durer jusqu’en 2006.
Ainsi, nos ennemis étaient parvenus à briser les membres à la
RB et réduire son hégémonie.
A partir de 2003, la RB entre dans une période d’affaiblissement:
- 15 Députés aux 4ème l’Législatives» de 2003,
- 08 Députés aux 5ème «Législatives» de 2007, avec des pertes de fiefs Importants comme Ouidah, Kpomassè, Tori, Allada, Toffo, Zogbodomey, Agbangninzou, Djidja, Covè, Zagnanado, Ouinhi.
De la liste des fiefs traditionnels du Parti, il ne reste que
Cotonou, Abomey, Bohicon, Za-Kpota, Abomey-Calavi (en gros Godomey). .
Ce que nos ennemis ont voulu et ont fait de nous. Ceux qui sont nos partenaires aujourd’hui dans les ensembles G4, G13 et Force clé. .
Oui! Avaient-ils voulu nous faire si tant de mal alors que nous ne défendions que la nation croupisse dans une misère infernale, conséquence d’une gestion infamante des affaires publiques.
Oui! Quelles raisons pouvaient justifier cette haine sordide contre un Président de la République qui, au risque de sa vie, a réussi à recapitaliser un pays que les mêmes ont mis à sac.
Oui! Aussi est-il vrai que sans laisser tomber les avatars du passé, on ne pourra pas construire l’avenir. Mais, le mal a été nocif qu’il est très pénible d’oublier tout ça en si peu de temps.
Et nos relations avec le régime du changement qui auraient pu être cousues de fil blanc, ne l’ont pas été. C’est notre gros le regret. Là encore, c’est la manœuvre des ennemis endurcis de la RB.
Nous ne perdons pas espoir et nous ne devons non plus oublier notre histoire et le leitmotiv de nos luttes: le développement de la nation béninoise.

C’est pour toutes ces raisons, que la Renaissance du Bénin décide de faire ces mises au point:

1 - La RB n’a de leçon à recevoir de personne.

2 - La RB a été et est la seule formation politique qui reste dans le collimateur de tous les autres partis politiques.

3 - La RB est et reste un parti démocratique où les questions majeures touchant à la vie du parti sont discutées ouvertement avant toute prise de décision.

4 - La RB, en son temps, n’avait pris conseils de personne pour faire sa déclaration d’appartenance à l’opposition au régime du Président Mathieu KEREKOU.

5 - La RB a, contre tous, assumé cette opposition pendant une bonne dizaine d’années.

6 - La RB est un parti nationaliste engagé dans les luttes de développement, d’équité sociale et de justice.

7 - La RB ne cédera pas aux provocations politiciennes visant à discréditer et à diviser ses dirigeants ainsi que ses militantes et militants à la base.

8 - La RB rejette l’accusation malveillante de trahison alors que c’est elle qui a été tant de fois trahi.

Retournement fréquent de veste des politiciens béninois. Absence de moralité ou mauvaise gestion des partis ?

La chose la mieux partagée aujourd’hui par les politiciens Béninois a pour nom la transhumance. Diversement apprécié par les uns et les autres, ce phénomène semble naître d’un manque de morale et d’une gestion approximative des partis politiques au Bénin.

La facilité avec laquelle les politiciens Béninois émigrent d’un parti politique vers un autre est aussi indécent que déconcertant. Ce qui amène à s’interroger sur la moralité de ces personnes qui se prévalent du titre de politicien et prétendent diriger ou mieux, améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens.

Un microcosme politique sans moralité
Une observation attentive du monde des politiciens, et on se rend compte que certaines valeurs cardinales qui guident ou qui devraient guider l’Homme dans la vie ont déserté le forum. S’il est une qualité première que devrait avoir tout homme désireux  de faire la politique, c’est bien le militantisme. Or aujourd’hui, il suffit de voir le nombre de politiciens transhumants, et on se rend aisément que leur démission est intéressée. Le départ de la plupart de ces hommes politiques de leur formation d’origine est souvent basé sur des opportunités d’aller prendre part au festin national.  Les exemples sont légion ces derniers temps. Et la grande majorité de transhumants sont allés vers le camp présidentiel. Autrement, le pouvoir. Et cela veut tout dire. Las de ne pas trouver leurs comptes dans les formations en retrait de la gestion des affaires, ces politiciens vagabonds sans scrupule aucune, n’hésitent pas à aller se jeter dans les bras de leurs adversaires politiques d’autrefois.

Quand bien même à la face du monde, devant objectif de caméra et micro, ils ont vilipendé et fustigé  les actes de ces derniers. Sans honte aucune, ils sont prêts à ravaler leurs vomissures. Et pourtant, ce sont des pères de famille. On se demande alors le type d’éducation qu’ils donnent à leurs progénitures. Puisqu’il est de notoriété publique que « la meilleure éducation est le bon exemple ». Le monde politique béninois est également miné par un manque de dignité et de fierté. Si non, comment comprendre qu’avec une aisance soutenue, certains politiciens dont des députés, élus de la Nation, se fassent « acheter ». Nul n’ignore que ces politiciens renient leur parti politique pour quelques billets de banque. Outre ces classes de politiciens, il existe une qui n’a de combat politique que de tout faire pour rester dans le camp au pouvoir. Et telles des girouettes, ils se réorientent au  gré de la tendance gagnante du moment. Ces actes indécents de la classe politique relevés dans cette brève peinture trouve également une autre source dans le fonctionnement des partis au Bénin.

Des partis assimilables à la cour du roi Pétaud
En dépit de ce qu’on peut noter l’immoralité de la classe politique, il faut cependant remarquer que les partis ne sont pas exemptes de reproches. La gestion qui est faite de ces creusets politiques laisse à désirer. Leur structuration et leur fonctionnement  sont loin d’être conformes à ceux des structures qui portent le nom de parti politique dans les pays qui sont souvent cités comme exemples. Adhérer à un parti politique au Bénin, c’est comme aller dans un marché. C’est assez rare de voir les membres d’un parti posséder une carte d’adhésion. Aucune rigueur sérieuse dans la gestion des partis politiques au Bénin. Les réunions statutaires et autres activités qui sont énoncées dans les statuts ne sont souvent pas

Plus grave, c’est la gestion des hommes qui posent problème. Au lieu de se baser sur des compétences et la valeur politique des partisans pour leur confier des charges, c’est plutôt à des guerres de clans, sournoisement entretenues par le chef lui-même. Résultat, à bout de patience, certains filent à l’anglaise vers d’autres horizons où d’alléchantes propositions leur sont faites. Il est donc un impératif si l’on veut finir avec certains débauchages et démissions intéressées que le fonctionnement et la structuration des partis politiques soient  corrigés. Dans le cas contraire, le mal de la transhumance contre lequel les députés refusent de voter une loi depuis des lustres, ira persistant. 

 

Benoît Mètonou

Coopération bilatérale avec les Etats-Unis : « Le Bénin sera parmi les premiers pays proches de Barack Obama », dixit le ministre Ehuzu

La politique du compte rendu reste l’une des priorités du ministre des affaires étrangères, Jean-Marie Ehuzu. A la faveur d’une conférence de presse, hier, dans les locaux du ministère, il a expliqué aux professionnels des médias les réelles motivations des voyages du chef de l’Etat à l’extérieur, en l’occurrence celui effectué aux Pays-Bas. Quant aux rapports coopératifs du Bénin avec les Etats-Unis, il travaillerait déjà pour son renforcement « Le Bénin sera parmi les premiers pays proches de Barack Obama ». Ainsi s’exprimait, hier, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des relations avec les Béninois de l’extérieur, Jean-Marie Ehuzu. A cet effet, à en croire le ministre, une série d’actions sont en cours sans perdre de vue les démarches déjà entreprises, çà et là, afin d’inscrire le Bénin sur la liste des premiers pays qui seront reçus par le nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama à la Maison Blanche.

Cette volonté manifeste du ministre Jean-Marie Ehuzu aurait toutes les chances de se concrétiser au regard des fructueux rapports qui existent entre le Bénin et les Etats-Unis. Elle serait aussi le résultat probant des efforts consentis pour rendre active et dynamique la diplomatie béninoise. A preuve, le Bénin est plus présent que par le passé sur la scène internationale à travers sa participation aux nombreux sommets, colloques et rencontres qui réunissent plusieurs Etats du monde autour des défis de développement et autres enjeux de l’heure. Selon le ministre, le chef de l’Etat s’y est personnellement impliqué pour assurer la promotion du Bénin et de sa démocratie.

Les retombées de cette volonté politique transparaitraient déjà à travers l’accueil et les multiples échanges que le président Boni Yayi et sa délégation ont eu avec la Reine Béatrice des Pays- Bas et de nombreux partenaires et promoteurs économiques. Aux dires du ministre Jean-Marie Ehuzu, certains ont activement manifesté le désir et l’engagement ferme d’investir au Bénin. D’ailleurs, une délégation de ces opérateurs économiques foulerait bientôt le sol béninois pour établir de profondes et franches collaborations avec des hommes d’affaires, producteurs de richesse.

Mieux, les Pays-Bas s’engageraient à augmenter leur financement annuel à hauteur de 4 milliards de Franc Cfa par an sur trois (3) ans pour le secteur de l’éducation. Pour le ministre, la visite de la délégation béninoise aux Pays-Bas a été un grand succès pour le Bénin. Dans la même veine, le chef de l’Etat se rendra, les prochains jours, à Addis Abéba en Ethiopie et à Doha au Qatar.

Par Serge-David ZOUEME

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Vérification des comptes de l’Assemblée nationale : encore des soucis pour Mathurin Nago

Pourquoi cette initiative des deux questeurs, qui proposent en ce moment la vérification des comptes du Parlement ? La question a tout son sens et oblige à penser que les amis d’en face du président de l’Assemblée nationale ne sont pas prêts à déposer les armes.
La succession d’actes politiques dans le pays et le fait que les députés de l’opposition non déclarée ne veulent pas démordre pourraient compliquer la tâche au président Mathurin Nago. D’autant qu’en ce moment, la majorité change à n’en plus finir de camp. Et que le flou entoure les positions des députés de la Renaissance du Bénin, qui doivent faire la différence entre les deux camps.

Et cela malgré le communiqué qui a sanctionné la réunion du bureau politique national de ce parti le vendredi passé, laissant penser que cette formation politique est toujours dans la logique de la déclaration du 12 mars 2008 et des conclusions des rencontres historiques d’Abomey et de Bohicon. La succession des faits et le contexte politique actuel, particulièrement tendu, font dire qu’un flou se cache derrière cette initiative des deux questeurs. Et ne saurait arranger le président de l’Assemblée nationale, qui doit faire face aux révélations du rapport Ismaël Tidjani Serpos.

Car, vérifier la gestion qui a été faite des deux budgets suppose d’étaler à la place publique les maniements de fonds et surtout les dépenses effectuées durant cette période. A cet effet, il va falloir montrer comment l’Assemblée nationale a payé certaines factures des meetings, les réunions à l’hôtel Plm Alédjo et bien d’autres sorties de prestige des chantres du Changement. D’un autre point de vue, on pourrait penser que cette initiative des deux questeurs est intervenue pour donner tout son poids au débat annoncé sur le rapport Tidjani Serpos. Surtout en cette période où les fonctionnaires parlementaires ont maille à partir avec les responsables et viennent d’affilier leur syndicat à la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb).

Ici encore, c’est la plénière qu’il faut interroger. Et il semble que le mécontentement grandit de jour en jour. Même au sein des Fcbe, où tout le monde n’a pas le même poids, puisque c’est un noyau qui dicte sa loi au grand groupe et que les autres sont obligés de suivre, presque la tête baissée. Pour ne pas avoir à répondre devant le chef de l’Etat, qui reçoit chaque semaine des piles de rapports sur certains de ses partisans. Mais au-delà de toutes ces considérations, on note que l’Assemblée nationale de la cinquième législature restera déchirée, et donc bloquée, jusqu’à la fin.

En raison des complications de ses débats, des frustrations de part et d’autre, et du fait que cette institution ne joue plus son rôle de contre-pouvoir, toutes les autres institutions étant concentrées dans les mains du président Yayi Boni. N’oublions pas, surtout, que l’échéance de 2011 n’est plus si loin. Reste que ce blocage pourrait perdurer, à moins qu’on parvienne à destituer le président Mathurin Nago ou que ce dernier commence à prendre ses responsabilités pour donner enfin au Parlement son autonomie.

En se donnant aussi une autre image dans la presse, qu’il a tendance à malmener en lui cherchant des noises. Or, à ce niveau, tout lui échappe. Malgré les conseils de certains des siens qui pensent qu’il a besoin de revoir sa communication et celle de l’institution qu’il dirige.


J-C H. (Br. Ouémé/Plateau).

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Commune de Sèmè-Kpodji : Mathias Gbèdan confirme sa démission du Prd

A la faveur d’une déclaration rendue publique hier à la salle de conférence de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) à Cotonou, le maire de la commune de Sèmè-Kpodji, Mathias Gbèdan a confirmé sa démission du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji. « Si vous êtes ensemble et que les contradictions surgissent à tel point qu’ils doivent devenir de l’antagonisme, il vaut mieux se séparer et que chacun emprunte le chemin que le destin lui trace. Telle est la logique qui m’a guidé a quitté le Prd.

Si vous voulez en savoir plus, je vous dirai qu’à un moment du parcours de la lutte politique avec mes frères de sang,le diable est rentré dans la bergerie et l’esprit qui nous a habité depuis plus de 15 ans a déserté le forum. Et comme je ne suis pas de nature à vivre des situations belliqueuses, je préfère laisser la place aux nouveaux maîtres du Prd à Sèmè-Kpodji. Nous sommes à l’ère du changement et de grands défis où notre crédo en tant que maire doit être le développement.

C’est pour cette raison que j’ai choisi vivre mes nouvelles expériences politiques avec mes amis de la Fcbe où tous les jours que Dieu fait, son leader charismatique veut aller plus loin. Au sein de la Fcbe j’ai retrouvé beaucoup d’anciens camarades du Prd et je me sens comme quelqu’un qui a fait une transmutation du purgatoire au paradis. En tout cas j’ai déjà adressé ma démission au président du Prd . »

C’est la substance de la déclaration rendue publique hier par Mathias Gbèdan. Une déclaration qui vient une fois pour de bon mettre un terme à la polémique autour de sa démission du Prd. En effet, faut-il le rappeler à la faveur de la cérémonie présentation des vœux des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) au chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, Mathias Gbèdan avait annoncé devant les médias que désormais il entendait militer au sein de cette entité politique.

C’était le dimanche 11 janvier dernier au palais de la présidence de la République.

Mais malgré cette déclaration, beaucoup de gens doutaient de la sincérité du maire de Sèmè-Kpodji puisqu’elle ne revêtait aucun cachet officiel. C’est donc après avoir officialisé sa démission du Ptrd par une lettre en date du 23 janvier voir ci-dessous), et envoyée au président du parti (Me Adrien Houngbédji que Mathias Gbèdan a fait sa sortie médiatique d’hier.

Voilà qui est désormais clair, le Prd vient de perdre définitivement non seulement le maire de Sèmè_Kpodji, mais également un vice président du parti. Comme quoi, la saignée continue chez les Tchoco-Tchoco dont les dirigeants peinent véritablement à assurer la cohésion au sein des militants.

Le nouveau maire et ses adjoints seront connus jeudi prochain

Le Conseil communal de Sèmè-Kpodji sera enfin installé jeudi prochain, au grand bonheur des populations. C’est du moins ce qu’indiquent des sources concordantes très proches de la préfecture de l’Ouémé-Plateau. Annoncée pour hier, lundi 26 janvier 2009, la cérémonie d’installation des conseillers communaux a été purement et simplement reportée, en raison des tensions qui règneraient sur le terrain.

Ce jeudi donc, après l’installation du Conseil communal, les nouvelles autorités communales seront connues. Il s’agit du maire, de ses deux adjoints et des chefs d’arrondissements.

Crépin BOSSOU et Léonce HOUNGBADJI

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Pénurie de l’essence dans les stations-service : le chemin de croix des consommateurs

La lutte enclenchée par le Commissaire central de Cotonou, Constant Sossou, contre les vendeurs illicites de l’essence a commencé à se faire sentir sur le terrain. Certains vendeurs de l’essence frelatée ont mis la clé sur le paillasson obligeant ainsi leurs clients à aller vers les stations-service. Seulement, l’incapacité de certaines stations-service à fournir ces services à la population, crée de longues files d’attente au niveau de celles qui en disposent.
Se procurer de l’essence au niveau d’une station-service aujourd’hui n’est pas chose aisée. Pour cause, les stations-service ont été prises d’assaut par certaines personnes qui avaient l’habitude de se faire servir dans le secteur informel. Du coup, on assiste à longueur de journée et même tard dans la nuit, à de longues files d’attente au niveau des stations-service.

Aussi, certaines stations-service, depuis près d’une semaine, ne disposent pas de carburant causant ainsi des peines aux populations qui doivent parcourir plusieurs kilomètres avant d’avoir la chance de trouver ce liquide précieux. Ce qui n’est pas du goût de ces derniers qui ne cessent de lancer un appel au gouvernement pour faciliter l’approvisionnement de ces stations-service en carburant. Les profiteurs de cette pénurie d’essence qui se constate par endroits dans la ville de Cotonou, sont les rares vendeurs illicites d’essence qui, dans un endroit où ils peuvent échapper à la saisie des agents de sécurité, augmentent le prix de leur produit. L’essence est même vendue à 400, 450 et 475 francs Cfa dans l’informel.

Ces prix sont fixés en fonction de la proximité du vendeur avec les stations-service. Vivement que les promoteurs de ces stations-service assurent le ravitaillement régulier de leur différents postes de vente afin de mettre fin progressivement à la vente illicite de l’essence. Il faut dire que depuis l’annonce de la baisse du prix de l’essence dans les stations-service, les vendeurs de l’informel sont confrontés à d’énormes difficultés. A en croire leurs dire, à peine ils vendent un litre dans la journée.

Par Hermann ADIMOU (Stag)

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Sur proposition des deux questeurs du Parlement : vérifications des comptes de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale sera bientôt une fois encore sous tension. Alors que les députés n’ont pas fini avec la commission d’enquête parlementaire chargée de la vérification de la gestion de leur président, les deux questeurs viennent d’écrire à ce dernier pour lui demander le règlement des comptes des budgets 2007 et 2008 de l’institution.
Le président de l’Assemblée nationale de la cinquième législature sera, à nouveau, à la Une de l’actualité nationale et internationale, pourrait-on déjà dire. Au sujet de sa gestion. Et pour une longue période cette fois-ci. Objet de cette enquête : la vérification des comptes des budgets des années 2007 et 2008. La première fois, c’est à l’issue du rejet de son rapport d’activités que la majorité, qui avait basculé dans le camp de l’opposition non déclarée, avait décidé d’une commission d’enquête parlementaire afin de voir clair dans la gestion des biens de l’Assemblée nationale sur une certaine période.

Aujourd’hui, ce sont les deux questeurs Sacca Fikara et Mama Djibril Débourou qui se sont entendus pour faire la requête. En se fondant sur les articles 177 et suivants du chapitre 3 section 1 et 2 du Règlement intérieur de l’institution parlementaire. Chacune pour le contrôle des budgets des deux années 2007 et 2008. A ce propos, les députés Sacca Fikara et Mama Djibril Débourou, qui ont signé la lettre, entendent veiller pour que les comptes 2008 de l’institution parlementaire soient arrêtés au plus tard fin février de l’année en cours.

Si le président Mathurin Coffi Nago ne trouve pas d’objection à la requête, les deux questeurs préconisent la mise en place de ces commissions au plus tard à la fin de la deuxième session ordinaire de cette année. C’est depuis le 03 janvier 2009 que la correspondance est sur la table du président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago. Quelques jours après cet envoi, les directions techniques de l’Assemblée nationale ont été saisies pour fournir les pièces justificatives. Selon cette nouvelle correspondance que le deuxième questeur n’a pas accepté de signer, le directeur de la questure (Dq), le directeur des services législatifs (Dsl) et le secrétaire général administratif (Sga) de l’Assemblée nationale sont instruits pour qu’ils prennent, chacun à leur niveau, toutes les dispositions utiles afin d’apprêter les documents nécessaires.

Ils auraient dû les remettre à qui de droit depuis le 10 janvier 2009 à 18 heures 30 minutes. La situation a donné lieu à une autre tension latente au sein du bureau de l’Assemblée nationale et tend à raviver les rancoeurs de part et d’autre. Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, les commentaires vont bon train et chacun réagit en fonction de sa compréhension du sujet. Idem dans les deux camps politiques antagonistes au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo où, à tort ou à raison, on pense qu’une nouvelle ère de tension s’ouvre à l’Assemblée nationale alors que la première commission d’enquête parlementaire dirigée par le député du Parti du Renouveau Démocratique (Prd) Ismaël Tidjani Serpos n’est pas achevée.

Sans oublier les conséquences du rejet du deuxième rapport d’activités du président Mathurin Nago, qui attend de trouver une suite. Et tout cela au moment où la majorité vacille entre les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), les députés de l’intergroupe G 4, G 13 et Force Clé. On agite surtout dans cette affaire le fait que les écritures de l’exercice du budget n’ont jamais été arrêtées sous la cinquième législature. De même, les questeurs n’ont jamais établi le compte administratif et les comptes de gestion.

Une situation qui viole les textes fondamentaux de la République et ne permet pas la bonne gouvernance. C’est face à cette situation, qui pourrait avoir des conséquences plus tard, que le premier questeur Sacca Fikara s’est entendu avec son second pour saisir leur président Mathurin Nago. Pour que ce dernier prenne ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.

Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)

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Assemblée nationale: la loi sur le Médiateur menacée de rejet (Insomnie pour le renard de Djrègbé)

Le professeur Albert Tévoédjrè, actuel médiateur auprès de la présidence de la République s’acharne depuis l’année dernière afin de renforcer les bases juridiques de son institution et avoir une certaine indépendance dans ses activités.
Les textes qui régissent son institution ne lui permettent pas d’outrepasser les compétences que le chef de l’Etat lui a attribuées. Au lieu que le Médiateur soit nommé par décret présidentiel, il pourra jouir désormais d’une autonomie. Au moment où le renard de Djrègbé doit pousser un ouf de soulagement, on apprend qu’il est dans le collimateur des députés, surtout ceux de l’opposition qui lui donnent du fil à retordre. Des sources proches de l’Assemblée nationale, le projet de loi a été longuement négocié par Albert Tévoédjrè mais jusqu’à présent il semble ne pas avoir eu encore gain de cause.

A en croire les mêmes sources, le projet de loi sur le Médiateur fera l’objet de nombreux amendements de la part des députés en plénière. Les mêmes députés avancent que si ces amendements ne passaient pas, ils rejèteront purement et simplement le projet de loi. Mais la question qui se pose est de savoir si les députés de l’opposition bénéficient toujours de leur majorité pour barrer la voie à ce projet de loi.

Allusion faite aux récents comportements des députés de la Renaissance du Bénin qui louchent depuis quelque temps du coté du pouvoir. Les débats promettent alors d’être très houleux ce jour à l’hémicycle sur cette loi. Les députés de l’opposition finiront-ils par céder à la pression et à la ruse du renard de Djrègbé qui a plus de mille tours dans son sac ?


Ismail Kèko


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Visite du Chef de l’Etat aux pays-Bas : Boni Yayi à la quête de nouvelles alternatives pour le développement

Le Président Boni YAYI a effectué ce mardi 20 janvier 2009 une visite officielle de travail et d’amitié aux Royaumes des Pays-Bas où il a rencontré plusieurs personnalités et partenaires au développement. Au cours de cette visite, les entretiens ont porté sur des questions de santé des populations béninoises, de l’éducation, de l’hydraulique villageoise et de l’érosion côtière. Dans ce dernier domaine, le Président Boni Yayi a rencontré des techniciens et visité des ouvrages destinés à freiner les tempêtes et l’avancée des eaux afin de s’inspirer des expériences des Pays- Bas qui ont développé une expertise dans la lutte contre l’avancée de la mer. Le chef de l’Etat a visité également le siège de la Cour Internationale de Justice où il à été reçu par la Présidente de la Cour, Mme Rosaline Higgins.

Après avoir rencontré dans la journée du mercredi 21 janvier 2009 la communauté béninoise installée sur place.,le Chef de l’Etat a été reçu ce jeudi 22 janvier 2009 par Sa Majesté Béatrix et le premier ministre du Royaume des Pays–Bas, Dr Jan Peter Balkelende au Palais Royal .

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janvier 27, 2009

UBA prend le contrôle de la Continental Bank du Bénin

United Bank of Africa (UBA) vient d’acquérir 56,4% des actions détenues par l’Etat béninois dans la Continental Bank, traduisant ainsi dans les faits l’intention de la banque nigériane d’entrer de plain-pied dans le secteur bancaire en Afrique de l’Ouest.

Les responsables d’UBA rappellent que la banque avait, à la fin de l’année dernière, pris le contrôle de la Banque internationale du Burkina.

janvier 26, 2009

DECISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE: Entre procédure et substance

Après la décision DCC 09-002 du 8 janvier 2009 de la Cour constitutionnelle, plusieurs questions se posent aussi bien par rapport à son utilité, à la manière de l’interpréter et de l’opérationnaliser que par rapport à ses conséquences éventuelles pour le futur.

Si l’on est un citoyen ordinaire, observateur de l’évolution politique du Bénin depuis l’avènement du Renouveau démocratique (en 1990), la première réaction que l’on pourrait avoir à la lecture de la décision Dcc 09-002 du 8 janvier 2009 de la Cour constitutionnelle qui déclare la « désignation par l’Assemblée nationale en sa séance du 19 décembre 2008 des six députés membres de la Haute Cour de Justice (HCJ) contraire à la constitution », ne peut être qu’une réaction de surprise. Mais si l’on est un acteur politique, selon le camp auquel on appartient, il est possible et même probable que l’on ressente légitimement de la déception, de la frustration voire de la colère ou de la révolte. Cependant, au-delà de ces premières réactions, il est absolument nécessaire pour la survie de notre système démocratique et pour les chances de sa consolidation que l’on fasse la part des choses en dissociant le conjoncturel du pérenne, en mettant en exergue les problèmes que soulève la décision de la Cour et les voies possibles susceptibles d’aider à en tirer profit pour l’amélioration de la qualité de notre système démocratique.

Surprise et frustration
Le citoyen ordinaire, à la lecture de la décision Dcc 09-002 du 08 janvier 2009 de la Cour constitutionnelle, peut éprouver un sentiment de surprise pour la simple raison que la Cour, en matière de désignation des représentants de l’Assemblée, à quelques exceptions près, ne nous a pas habitués à cela. En effet, pour le choix des membres de la Haute Cour de Justice (HCJ) par le passé1, la Cour n’a fondé ses décisions que sur le respect des procédures de désignation. C’est-à-dire que la Cour a toujours validé les choix faits dès qu’on a pu prouver que les procédures prévues par la loi (essentiellement la Constitution et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale) étaient respectées et ceci indépendamment des critères utilisés pour opérer les choix (proportionnel, prise en compte ou non de la configuration politique, détermination de la configuration politique, etc.) et des résultats obtenus (en ce qui concerne le reflet de la configuration politique de l’Assemblée dans la composition de l’équipe choisie). Même lorsque la loi prescrit de «tenir compte autant que possible2 de la configuration politique de l’Assemblée nationale»3, la Cour l’a toujours interprété comme si la prise en compte de la configuration politique de l’institution parlementaire n’était pas obligatoire.
Mais  lorsque  vous êtes un acteur partisan, un politicien, qui occupez actuellement une certaine position sur l’échiquier politique national, au-delà de la surprise, vous pouvez ressentir de la frustration et même de la colère parce que, la décision de la Cour pourrait vous paraître injuste aussi bien par rapport à la situation politique présente que par rapport à ce à quoi vous vous étiez «en droit» de vous attendre. En effet, au regard de la situation politique actuelle et surtout vu la manière dont la mandature actuelle de la Cour constitutionnelle a été constituée (et donc indirectement la manière dont une partie des membres de la HCJ a été sélectionnée), l’on peut lire la désignation des représentants de l’Assemblée comme un moyen de rétablissement de l’équilibre politique au sein de la HCJ et comprendre par la même occasion la frustration et la colère des acteurs politiques, membres de la majorité qui a déterminé cette décision là. De la même manière, si l’on tient compte de la situation actuelle sur la scène politique nationale, essentiellement caractérisée par la tendance de chaque camp politique à prendre le contrôle d’autant d’institutions qu’il peut, on peut également comprendre la déception d’une partie au moins des acteurs politiques.
Enfin, lorsque l’on se réfère aux décisions passées de la Cour en la même matière, l’on peut également comprendre la surprise et la déception du camp politique qui a le plus bénéficié de la désignation des représentants de l’Assemblée nationale à la HCJ. En effet, dans les décisions antérieures – décisions 2001 et 2003 – la Cour a essentiellement fondé sa position et validé les choix faits par les parlementaires sur la base principalement du respect des procédures prévues par la loi. A l’Assemblée le 19 décembre 2008, les députés ont choisi leurs représentants à la HCJ en respectant les procédures légalement prévues par la loi et ils s’attendaient donc à voir le résultat de l’opération également validé par la Cour constitutionnelle. Ce qui n’a pas été le cas. Mais l’analyse ne saurait s’arrêter seulement à ce niveau, l’on se doit d’aller un peu plus loin et c’est ce que nous essayons de faire dans la suite de ce papier. Mais avant d’aborder d’autres aspects de la question, une appréciation du statut quo, c’est-à-dire de la situation d’avant la dernière décision de la Cour, est nécessaire.
La situation antérieure à la dernière décision de la Cour – la décision Dcc 09-02 – n’est que partiellement stable et les résultats qui peuvent en découler sont difficilement prévisibles quant aux crises politiques auxquelles ils pourraient donner naissance. En effet, en considérant le statut quo, il y a une certitude par rapport au respect des procédures, mais l’incertitude demeure aussi bien en ce qui concerne les résultats possibles auxquels l’on peut aboutir (c’est-à-dire le degré de prise en compte de la composition politique des représentants de l’Assemblée) que vis-à-vis des critères de sélection (qui peuvent être n’importe quelle variante de la proportionnelle ou du système majoritaire). Ainsi, selon la configuration politique de l’Assemblée nationale et les humeurs politiques du moment, on peut déboucher sur la situation de 2001 où un seul camp politique forme l’intégralité de l’équipe qui représente l’institution à la HCJ ou se retrouver dans la situation de 2003 où cette fois-ci une certaine proportionnalité est respectée relativement à la configuration politique de l’Assemblée. Il est évident que ces deux cas, que nous tirons de notre histoire politique récente, n’épuisent pas l’éventail de toutes les situations possibles qui peuvent se présenter. Ceci, à notre humble avis, ne constitue pas nécessairement un bon présage (en matière de sérénité) pour le futur. Passons maintenant à la décision Dcc 09-02 du 8 janvier 2009.

De la procédure à la substance
A la lecture de la décision Dcc 09-02 de la Cour constitutionnelle, deux éléments essentiels se dégagent. Il y a, d’une part, les arguments qui ont fondé la position de la Cour, et, d’autre part, les problèmes qui en découlent. En ce qui concerne les arguments, la Cour, cette fois-ci, ne s’est plus fondée uniquement sur le respect des procédures pour valider les résultats issus du vote des députés. Elle a également eu recours au fait que le peuple béninois a opté, à travers la Constitution du 11 décembre 1990, pour l’érection au Bénin d’une démocratie pluraliste, c’est-à-dire une démocratie qui créé les conditions d’expression et (dans la mesure du possible) de prise en compte de la pluralité des opinions politiques. Ce que la Cour a considéré comme un principe à valeur constitutionnelle et sur lequel elle a essentiellement fondé sa décision Dcc 09-02 du 8 janvier 2009 invalidant le choix fait par les députés le 19 décembre 2008. La Cour est, en quelque sorte, allée au-delà de la procédure uniquement pour invoquer la substance, l’esprit de la loi. Avant de passer aux problèmes que pose la décision de la Cour, deux remarques sont nécessaires.
La première remarque porte sur l’utilité de la décision pour la consolidation de la jeune démocratie béninoise. Cette décision, comme d’autres décisions avant elle (par exemple, celle qui, en 2006, a invalidé le texte d’amendement de l’article 80 de la Constitution adopté par le Parlement), devrait nous aider à aller de la démocratie dite «procédurale» (celle où l’accent est essentiellement mis sur le respect des procédures prévues par la loi) vers la démocratie qu’on pourrait qualifiée de «substantielle» (c’est-à-dire celle qui, en plus du respect des procédures, garantit la réalité de la substance, des principes fondateurs de la démocratie). Si l’on peut comprendre qu’au début du processus de démocratisation, la démocratie soit essentiellement procédurale, tout le monde devrait s’accorder sur le fait que l’idéal devrait être qu’avec le temps elle gagne également en substance, se transforme en une démocratie substantielle. Malheureusement, rien ne garantit le caractère inévitable, spontané et systématique de cette transformation. Il faut donc que l’initiative parte de quelque part, par exemple, de la Cour constitutionnelle, mais pas seulement de là.
Quant à la deuxième remarque, elle est relative à ce qui pourrait changer à l’avenir si la décision de la Cour  était rendue opérationnalisable4. C’est-à-dire si l’on pourrait respecter la configuration politique du Parlement «dans la désignation des députés appelés à représenter l’Assemblée nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat» dans le choix des représentants du Parlement, les choses ne se passeraient plus comme avant dans ce domaine-là. On ne pourrait donc plus assister à une formation  monocolore du bureau de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, ou des équipes de représentants du Parlement. L’on  ne devrait plus vivre les batailles épiques, comme celles  menées  par la RB au début des deux ou trois dernières législatures pour la confection du bureau de l’Assemblée nationale. De la même manière, les injustices vécues  par la RB et dans une moindre mesure le PRD et d’autres groupes politiques de plus petites tailles depuis pratiquement la deuxième législature dans la composition des organes de l’Assemblée et la sélection de ses représentants dans d’autres institutions ne devraient plus être observées. Passons maintenant aux problèmes que pose la décision de la Cour.
La décision de la Cour nous pose, au moins, deux catégories de problèmes sur lesquels nous n’allons pas nous étendre ici. Les difficultés de la première catégorie découlent de ce que la décision de la Cour n’apporte pas une solution qu’il suffit de mettre en œuvre, sans un travail préalable, pour la résolution de la crise actuelle ou des  autres crises à venir sur la même question. En effet, elle ne résout pas le problème présent non seulement parce que les concepts de minorité et de majorité ne sont pas facilement définissables dans le contexte actuel de l’Assemblée nationale, mais également parce que les diverses formules de mise en œuvre de la proportionnalité ne sont nécessairement pas neutres du point de vue politique

Le clivage majorité/minorité
La décision de la Cour ne résout pas non plus les problèmes futurs parce que selon les situations, le clivage majorité/minorité n’est pas le critère pertinent d’appréhension de la configuration politique (de la pluralité de l’opinion au sein) de l’Assemblée. Parfois les alliances et/ou les partis qui ont des députés, les groupes parlementaires, la mouvance et l’opposition, et même la parité entre ces deux derniers groupes peuvent être des critères plus pertinents.
Quant à la deuxième catégorie de problèmes, elle vient de ce que permettre à la Cour d’aller au-delà du seul contrôle du respect des procédures pour faire recours à des valeurs et principes considérés comme nécessaires pour la consolidation de la démocratie, n’est pas sans risques. Il y a, en effet, des risques de manipulation du processus de consolidation de la démocratie à des fins purement partisanes (c’est-à-dire de manière délibéré) comme il y a des risques que le processus de démocratisation soit involontairement dévoyé. Tout ceci pourrait déboucher sur une incertitude juridique, dont les dommages pour la démocratie ne sont plus à démontrer. Nous n’en dirons pas plus à ce niveau pour le moment, nous promettons d’y revenir.
Qu’une décision de la Cour engendre des difficultés dans son application ne devrait pas surprendre, on peut même, en exagérant un tout petit peu, dire que c’est quasiment normal. En effet, il est normalement attendu de la Cour qu’elle se base sur ce qui devrait être pour apprécier la validité des décisions prises, des propositions faites par les acteurs politiques. Une fois qu’elle s’est prononcée, il peut se révéler nécessaire que quelqu’un d’autre (éventuellement une autre institution) intervienne pour déterminer les critères (les conditions) permettant d’approcher ce qui sera à nouveau proposé, décidé de ce qui devrait être, c’est-à-dire permettant la mise en conformité de l’action avec la décision de la Cour. C’était à peu près la même situation lorsqu’en 2006, la Cour, en se basant, entre autres, sur un principe à valeur constitutionnelle5 (notamment le consensus national nécessaire pour toute révision de la Constitution), avait invalidé l’adoption de la modification de l’article 80 de la Constitution par le Parlement. Tout le monde l’avait dit en ce moment que la décision de la Cour ne pouvait pas être appliquée sans une clarification par rapport au « consensus national », tout comme tout le monde le dit probablement aujourd’hui par rapport à la manière d’appliquer la décision Dcc 02-09 du 08 janvier 2008, surtout en ce qui concerne le sens à donner aux termes majorité et minorité au sein du Parlement. Ceci dit, la question qui demeure est celle de savoir ce qu’il faut faire à partir de maintenant.
Que faire ?
Sans chercher à donner une réponse définitive à la question, nous proposons quand même deux pistes. La première piste traite des problèmes que pose dans l’immédiat l’opérationnalisation de la décision de la Cour et consiste en deux étapes. Dans un premier temps, pour la résolution du problème actuellement sur le tapis (désignation des membres de la HCJ), recourir aux groupes parlementaires pour la détermination de la configuration politique de l’Assemblée et donc pour le partage des postes (ce qui peut être considéré, à notre humble avis, comme une approximation acceptable du critère majorité/minorité) et tenir compte de ce que les règles (mathématiques) ne peuvent pas tout régler6. Dans un second temps, il faudrait initier une réflexion sur comment appliquer la décision de la Cour dans d’autres situations futures de manière à nourrir le processus de relecture de la Constitution en cours et éventuellement suggérer des amendements du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
La deuxième piste traite du risque qui accompagne la capacité de la Cour constitutionnelle à se baser sur des principes autres que le respect des procédures uniquement pour prendre ses décisions. A ce niveau, sans aller dans les détails pour le moment, nous proposons que la réflexion aille dans le sens de l’augmentation de la responsabilité de la Cour de manière à espérer réduire les risques que ses décisions soient prises à la légère ou sans tenir grand compte de l’intérêt de la Nation. Nous ne devons, naturellement pas oublier que, le fait que les membres de la Cour ont été désignés par un même camp politique n’entraîne pas de manière automatique qu’ils seront à la solde de ce camp ou de certains de ses membres. Les Cours précédentes nous en ont abondamment donné la preuve.

Mathias Hounkpè

Notes
1 Notamment les décisions Dcc… de 2001 et Dcc… de 2003
2  C’est nous qui soulignons.            3 C’est le cas, par exemple, pour la composition du Bureau de l’Assemblée nationale en début de chaque Législature.
4 La décision de la Cour non seulement ne résout pas tous les problèmes relatifs à la prise en compte de la pluralité des opinions au niveau de l’Assemblée nationale, mais elle ne peut pas être opérationnalisée en l’état.
5 Décisions Dcc 06-74 du 08 juillet 2006.
6 Il appartient, par exemple, aux politiciens de tenir compte de ce que un camp politique a des raisons de se sentir frustré par rapport aux partages des opportunités depuis le début de la 5e Législature et donc d’appliquer les règles en conséquence.

 

La politique économique de Barack Obama: Est-ce le remède qu’il faut pour les américains?

Le président Obama a été élu dans un contexte socio-économique très difficile et très complexe. A l’heure de son investiture le 20 janvier 2009, il hérite de son prédécesseur  Georges Bush, deux guerres et l’une des plus graves crises économiques que le pays ait connues depuis la dépression économique des années 30 La dette nationale des Etats-Unis dépasse les 10 mille milliards de dollars, et en 2009, il est projeté que son déficit budgétaire dépassera mille milliards de dollars. Les deux guerres en Irak et en Afghanistan absorbent des milliards de dollars chaque mois, ce qui force le pays déjà faible économiquement, à continuer à s’endetter. La valeur du marché des bourses a chuté de plus de 40%, et plusieurs banques, parmi les plus grandes et les plus vieilles au monde ont déjà fait ou sont sur le point de faire faillite. Le taux de chômage est déjà à 6,7%, et peut atteindre les 10% d’ici  l’an prochain. Aujourd’hui 4,6 millions d’américains se retrouvent au chômage, et ce chiffre continue de grimper  chaque jour.
Présentement, beaucoup d’américains éprouvent des difficultés pour avoir accès au crédit bancaire car, en plus de la crise économique, il existe une grave crise de confiance. De plus, plusieurs millions d’américains ont déjà perdu ou sont sur le point de perdre leur logement, faute de ressources.

Stimuler l’économie
Devant cette situation économique critique et presque sans précédent, le président Obama propose un projet de loi robuste visant à stimuler rapidement l’économie américaine. Son plan découle essentiellement d’une approche keynésienne. En tant que tel, il consiste en une énorme intervention fiscale de la part du gouvernement dont le but est de réanimer une économie moribonde  dont l’état se détériore de jour en jour. A travers ce projet, le nouvel occupant de la Maison Blanche se propose de dépenser une bagatelle de 770 milliards de dollars pour la réhabilitation et la reconstruction de l’infrastructure socio-économique du pays. Les ponts et les grands axes routiers qui se trouvent présentement dans un état avancé de décrépitude après des années de négligence, seront reconstruits grâce à ce plan économique. Le président se propose également d’investir énormément dans les nouvelles sources d’énergie solaire et éolienne, pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis du pétrole, tout en créant du travail dans ce secteur. Le plan Obama se penche aussi sur les besoins de modernisation dans le secteur de l’éducation et de la formation. Dans ce domaine le président vise à renforcer la capacité des écoles et institutions de formation américaines par un investissement musclé dans les infrastructures physiques et technologiques scolaires. Ceci pour assurer la compétitivité à long terme du travailleur américain en cette ère de la mondialisation.

Réduire les impôts
Le plan Obama comporte également un volet fiscal très important, celui de la réduction des impôts payés par les individus et les sociétés. En effet, ce plan économique réserve 300 milliards de dollars pour financer l’octroi d’une assistance fiscale à chaque foyer au taux de 1000 dollars par foyer, et 3000 dollars aux sociétés pour chaque emploi créé. Par cette action fiscale, le président veut stimuler la consommation, l’investissement, et la création de l’emploi dans les secteurs productifs de l’économie. A travers son plan économique, le président prévoit créer ou sauver 3 millions d’emplois.
Le projet économique du président Obama s’inspire certainement de la «New Deal» du président Roosevelt, mise en place au lendemain de la guerre mondiale, qui avait contribué à revitaliser alors l’économie américaine. Le plan Obama repose également sur l’approche keynésienne de la politique économique qui demande une intervention agressive de l’Etat dans   l’économie en temps de crise en déployant une combinaison de politique monétaire et fiscale visant à réorienter l’économie vers le plein-emploi.
Aujourd’hui, le gouvernement  américain  est tout de même privé de l’option de la politique  monétaire puisque la banque centrale des Etats-Unis, la «Federal Reserve», a déjà essentiellement épuisé toutes les cartouches se trouvant dans son arsenal (en guise d’expansion monétaire et de réduction du taux d’intérêt, par exemple) pour faire face à cette crise. D’où l’option de la politique fiscale.

Succès incertain
Cependant, le succès  du plan Obama n’est pas garanti d’avance. D’abord, il faudra qu’il puisse convaincre le Congrès américain, surtout les Républicains, à se ranger de son côté et voter son plan. Ce soutien n’est certainement pas gagné d’avance. Bien que jouissant de la majorité parlementaire, le président se doit de rassembler l’ensemble des tendances politiques autour de son projet. Vu l’importance des dépenses qu’il propose d’effectuer, et la difficulté des choix qui s’imposent au pays, ceci est une nécessité politique. Le volet de la réduction des impôts s’avérera indispensable pour obtenir le soutien des parlementaires républicains. Mais plusieurs membres du Congrès, qu’ils soient républicains ou démocrates, ont déjà émis des doutes à propos de l’efficacité de ce plan de sauvetage économique, et ceci avec raison.
En octobre 2008, le plan Paulson  qui prévoyait une somme de 700 mille milliards de dollars de garantie et de financement direct dans le système bancaire, a été voté. Cependant, à ce jour, sa mise en application laisse beaucoup à désirer, étant donné que la crise bancaire perdure, et vu l’absence de la transparence dans la gestion de ces fonds.
Mais, l’inconnue réelle de l’équation économique que doit résoudre Obama est l’incertitude concernant l’adéquation de l’intervention de l’état face aux besoins de l’économie dans l’immédiat et le long terme. En effet, a priori, il est impossible de déterminer si la taille  de  l’intervention fiscale du gouvernement sera plus, moins, ou égale à ce qu’il faut pour atteindre l’objectif primaire de voir l’économie retourner au plein emploi. Malheureusement, ce problème est inhérent à l’approche keynésienne et n’a de réponse qu’après la mise en œuvre effective de ladite politique. Alors, wait and see !

Dr Sylvain H. Boko
Professeur Agrégé d’économie Université de Wake Forest, USA



 

Président Barack Obama: 1460 jours pour convaincre

« Yes we can,  oui nous le pouvons », disait Barack Obama, premier afro-américain et 44e  président des Etats-Unis. Il a prêté serment  devant de nombreux citoyens en liesse. Mais face aux défis titanesques, il a moins de 1500 jours pour convaincre les américains et le reste du monde.

Avec plus de 80% d’opinions favorables, Obama  entame son premier mandat avec des dossiers très lourds comme en témoigne l’héritage que lui a légué son prédécesseur. Les guerres en Irak et en Afghanistan, le conflit Israélo-palestinien, le réchauffement climatique, et surtout  la crise économique et financière, ce sont là quelques dossiers brûlant auxquels est confronté, depuis le début de cette semaine, le nouveau locataire de la Maison blanche. Des chantiers tout aussi urgents les uns que les autres pour Obama  qui dispose de 1460 jours pour montrer sa capacité à relever ses défis en prenant la charge du président des Etats-Unis ce mardi dernier.
Washington, DC., mardi 20 janvier 2009 sur l’esplanade du Capitole (Assemblée Nationale) gorgée de monde, il se met face au juge John Roberts, président de la Cour suprême - et prononce les 35 mots qui constituent le serment présidentiel, stipulé par l’article II, section 1, de la Constitution.
« Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis.» déclare-t-il la main gauche posée sur la même bible utilisée par le président Abraham Lincoln lors de sa première cérémonie d’investiture, en 1861.
Après le serment officiel, le président Obama a prononcé son discours d’investiture devant une foule estimée à plus de 2 millions d’âmes pulvérisant ainsi le record de 1,2 millions en 1965 pour l’investiture de Lyndon B Johnson. Un discours inspiré dans lequel il a prôné l’unité nationale pour dire à ses concitoyens que c’est en retrouvant les valeurs des Pères fondateurs des Etats-Unis qu’ils se changeront et peut-être changeront le monde aussi. Un discours optimiste mais aussi lucide que très réaliste sur les défis à relever, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Après la cérémonie, le couple présidentiel et sa suite se sont dirigés du Congrès vers la Maison-Blanche. Au son de la fanfare, le défilé traditionnel prend le parcours de 2,7 kilomètres à partir du Capitole sur l’avenue Pennsylvanie pour passer devant la Maison-Blanche et s’achever un peu plus loin.
Dans la soirée, Le Président et la Première Dame  ont assisté à une dizaine de  bals officiels. Les cérémonies d’investiture se sont achevées au matin de ce mercredi 21 janvier 2009 par un service religieux à la Cathédrale Nationale de Washington.

Fernand Somadjagbi
Usa

La différence entre le Bénin et l’Amérique

Le Bénin ne dispose pas –pas encore – d’un édifice public majestueux comme le capitole (siège du parlement américain) au pied duquel le premier noir prête serment pour devenir le 44e président américain sous les yeux de 2 millions de témoins massés devant le national Mall à Washington, DC. S’en suit le traditionnel défilé géant vers la Maison Blanche, 2,7 km plus loin, 1600 Pennsylvenia Avenue. Les lieux, les architectures, le paysage, le cérémonial, la musique, les mots, l’ordre, la sécurité… tant de choses, en cette journée historique du 20 janvier, qui indiquent à quel point la première puissance du monde a une capacité d’organisation beaucoup plus développée qu’un petit pays et une jeune nation comme le Bénin. Quelle belle occasion pour contempler à quel point la qualité d’organisation et la force des systèmes sociaux peuvent marquer une différence entre nations. La personne américaine est-elle différente en nature de la personne béninoise ? Non !
La différence est à trouver dans l’apprentissage de l’action collective organisée qui défie les erreurs, les crises, les divergences et même les discriminations qui existent et existeront longtemps après Obama dans le pays de l’oncle Sam. L’effort toujours renouvelé de l’action collective dans la durée et l’amélioration des systèmes sociaux crée et recrée depuis plus de deux siècles une Amérique qui est plus grande que chaque américain. Et de voir un George W. Bush sortant contribuer à une transition gracieuse. Et de voir une Hillary Clinton se décider à supporter son archi challenger lors des primaires et maintenant d’accepter le poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement du président Barack Obama. Et de voir celui qui, il y a un siècle à peine, n’aurait pas pu voter, aller dans une bonne école ou un restaurant décent, entrer dans le système politique et l’influencer pour être élu et investi premier président noir !
La force des USA, c’est dans l’idée de l’Amérique, c’est dans la réalité de l’Amérique (du nord, on devrait dire plus exactement). Une idée et une réalité qui est plus grande que chaque citoyen, aussi grand qu’il soit, fût-il Obama. Le Bénin, les personnalités sont plus importantes que leurs idées, leurs partis politiques, et quelquefois on dirait, plus que le Bénin.

Abbé André S. Quenum

LA CROIX DU BENIN

Nouveau découpage territorial:Glazoué rejette le rapport de la commission Adjaho

Les conclusions de la commission Adjaho ont été fortement critiquées et remises en cause le 24 janvier dernier par les populations de Glazoué. C’était au cours d’une conférence publique animée par le comité préparatoire de l’Association des jeunes cadres de la commune de Glazoué.

« Au regard de toutes ces considérations, le peuple de Glazoué refuse d’être sacrifié sur l’autel des intérêts inavoués et qui mettent dangereusement en cause la cohésion des différentes races qui y vivent et de surcroît l’unité nationale. C’est pourquoi, nous en appelons au sens de responsabilité des autorités politiques et administratives à tous les niveaux pour amener le gouvernement à reconsidérer les conclusions de la commission Adjaho, qui est un travail beaucoup plus politique que technique, sans rigueur et sans principe directeur connu en ce qui concerne le cas spécifique de Glazoué et le nombre pléthorique de département que compte le Bénin aujourd’hui à partir du rapport Adjaho ». C’est en ces termes que Pierre Gniton a planté le décor dans son introduction liminaire dans un Centre de jeunes et des loisirs de Glazoué noir de monde. Selon le porte-parole des jeunes, le découpage territorial transmis au chef de l’Etat par la commission de Richard Adjaho, n’a rien d’ »ambitieux » encore moins de « plus ambitieux » comme l’avait promis le président Yayi Boni en créant ladite commission dixit Pierre Gniton. Le rapport du ministre Richard Adjaho n’a donc pas séduit les populations de Glazoué pas plus que le projet de son collègue Issa Démolé Moko qui avait ébranlé tout le pays le 06 octobre 2008. En effet, le document de Issa Démolé Moko avait retenu Savalou comme chef lieu du département des Collines qui compte six communes : Savalou, Dassa-Zoumè, Savè, Ouèssè, Bantè et Glazoué. Alors que le document d’Adjaho a saucissonné la région. On est passé d’un département à trois départements des monts, Savalou, Bantè avec Savalou comme chef-lieu, département de l’Okpara, Savè et Ouémé avec Savè pour chef-lieu et le département des Collines, Dassa-Zoumé et Glazoué avec Dassa-Zoumé pour chef-lieu. La copie du ministre Richard Adjaho doit être revue a martelé le Dr François Dègbèlo à la suite de Pierre Gniton. Pour le médecin, natif de Ouèdèmè, Glazoué ne mérite pas le sort que lui a réservé Richard Adjaho et pour cause. Glazoué est la seule commune bien orthocentrée. Les cinq autres communes sont en moyenne équidistantes d’elle de 43,2 km a soutenu François Dègbèlo. Puis il ajoute que toutes les autres communes seraient prêtes à choisir Glazoué au cas où on leur demanderait d’opérer un choix autre que celui de leur commune pour chef-lieu du département des Collines. Il a d’ailleurs rappelé quelques atouts de sa commune Glazoué dispose du deuxième marché international du Bénin après Dantokpa et du premier au plan national en ce qui concerne les produits vivriers. On y trouve en abondance d’autres ressources comme le granite rose et l’or à Aklampa, le marbre et le plus grand gisement de terre de barre à Ouèdèmè. Au plan social, Glazoué est la ville la plus cosmopolite des Collines. Les Mahi, les Idaatcha, les Tchabè, les Yoruba, les Adja, les Haoussa, les Fon, etc y vivent pacifiquement et harmonieusement. C’est pourquoi Dr François Dègbèlo conclue que le découpage proposé par la commission Adjaho « est plus politique que technique. Et, ce n’est pas parce que Glazoué n’a pas choisi de faire de mouvement pour se faire entendre qu’elle doit être brimée. Le Changement a oublié Glazoué. C’est la seule commune des départements des Collines dont aucun des fils n’a été promu à un poste de responsabilité (alors que ce ne sont pas les cadres de haut qui manqent) depuis l’avènement du Changement ».

B.S

Parti social démocrate :Huis clos hier entre Bruno Amoussou et ses barons

C’est un cercle restreint du Parti social démocrate (Psd) qui s’est réuni hier dimanche 25 janvier à Cotonou autour du président Bruno Amoussou. Si l’on n’a aucune idée de l’ordre du jour, le coup de froid que traverse le G4 dont le Psd est membre, pourrait s’inviter dans les débats.

Bruno Amoussou était en conclave hier dimanche 25 janvier avec ses barons du Psd. La rencontre a eu lieu dans les locaux du nouveau siège du parti situé à Kouhounou. En ce début de la nouvelle année 2009, c’est la première réunion au sommet de la famille socio démocrate béninoise. Au-delà de la traditionnelle cérémonie de présentation de voeux à laquelle les barons du Psd se seraient sacrifiés, il s’agit d’un huis clos qui pourrait s’intéresser à la relance des activités du parti mais aussi à la crise de confiance qui commence par affecter le G4 et toute la coalition anti Yayi. Les revers successifs que cette grande coalition a connus ces derniers temps à l’Assemblée nationale sur plusieurs sujets sensibles de la Nation préoccupent énormément le chef de file Bruno Amoussou et le secrétaire général Emmanuel Golou. On sait que le premier responsable du parti a été mis à contribution par la Présidente de la Renaissance du Bénin Rosine Soglo pour obtenir le soutien des autres membres des « G » et « F » autour du budget général de l’Etat exercice 2009. Selon nos informations, le Psd se concerte dans l’intention d’aller expliquer à ses militants à la base ce qui l’a motivé à voter ce budget en suivant la voie emprunter par les autres alliés. Cette idée de sensibiliser les militants Psd sur ce qui se passe ces derniers temps à l’Assemblée nationale consiste à mettre la base au même niveau d’information. C’est à cela que l’état-major du parti va s’atteler dans les tout prochains jours. Une stratégie qui entre dans le cadre de la dynamisation des activités du Psd. Par ailleurs, le comportement à adopter au sein de la coalition anti Yayi et particulièrement au sein du G4 aurait aussi occupé les débats. A ce titre, Bruno Amoussou a rappelé à ses lieutenants que pour rien au monde, ils ne doivent pas céder à la pression du pouvoir qui a l’intention de débaucher des cadres du parti dans le cadre de la formation d’un prochain gouvernement. Les informations qui nous sont parvenues font état de ce que le chef de l’Etat ne lâche pas d’une seule semelle les barons de Bruno Amoussou à qui il fait des propositions mirobolantes pour les amener à rompre les amarres avec leur leader. La même stratégie a produit ses fruits dans le camp du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep). La Renaissance du Bénin tout comme le Psd, membres du G4 est dans le viseur du chef de l’Etat. Yayi Boni est décidé à déstabiliser les « G » et « F » et c’est pour étouffer ses velléités que Bruno Amoussou a réuni ses barons hier. Autre chose qui préoccupe le leader Psd, c’est la menace de l’éclatement qui plane sur le G4. Bruno Amoussou et ses barons partagent l’idée selon laquelle, malgré la cohésion, il y a une crise de confiance qui se pose et à la laquelle il faut faire face pour sauver l’union sacrée du 12 mars 2008 qui s’est consolidée les 28 et 29 novembre dernier à Abomey-Bohicon.

Fidèle Nanga

Entrée au gouvernement La RB dit encore non à Yayi

La Renaissance du Bénin (Rb) ne fera pas son entrée au gouvernement. C’est la grande conclusion à laquelle est parvenue le bureau politique dudit parti qui s’est réuni vendredi dernier. Selon le communiqué qui a sanctionné la rencontre des renaissants, depuis le vote du budget, les rumeurs les plus folles ont couru sur des négociations entre le parti de Rosine Soglo et le pouvoir en place. Il était donc impérieux que le bureau politique se prononce sur la question. Désormais, il faut donc retenir qu’en attendant de s’en référer aux militants, le bureau politique juge de l’inopportunité d’une quelconque entrée au gouvernement. Par la même occasion, il affirme son plein accord avec la déclaration du 12 mars dernier et son engagement à œuvrer aux côtés des autres forces politiques du Bénin qui ont à cœur la sauvegarde des acquis de la conférence nationale de février 1990. Le même bureau politique a cependant approuvé le cadre de concertation entre le gouvernement et la municipalité de Cotonou qui, selon le communiqué, n’a d’autre but que de trouver un modus vivendi dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement de la ville.

Lire ci-dessous l’intégralité du communiqué de la Rb.

Depuis quelques semaines, et plus précisément depuis le vote de la loi des Finances (exercice 2009) par l’Assemblée Nationale, des rumeurs font état de négociations entre le Président Thomas Boni YAYI et la direction politique du Parti « La Renaissance du Bénin »,

Le Bureau Politique de la Renaissance du Bénin s’est réuni en séance extraordinaire le vendredi 9 janvier 2009. Après une analyse responsable de la situation politique, économique et sociale de notre pays, il a entre autres, examiné la question d’entrée ou non du parti au gouvernement du Docteur Boni YAYI. Après un débat franc et approfondi et en attendant de s’en référer aux militantes et militants du Parti, le Bureau Politique National décide de l’inopportunité d’une quelconque entrée dans le gouvernement.

Le Bureau Politique a approuvé la création du cadre de concertation entre le gouvernement et la Municipalité de Cotonou pour trouver un modus vivendi dans la mise en œuvre du Plan de Développement de la ville de Cotonou.

Le Bureau Politique affirme à nouveau son plein et entier accord avec la déclaration du 12 mars 2008 et les décisions des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey et à Bohicon.

Le Bureau Politique réaffirme également son engagement à continuer d’œuvrer aux côtés de toutes les forces politiques du Bénin qui ont réellement à cœur la sauvegarde des acquis de notre Conférence Nationale de Février 1990, fondatrice de la Démocratie pluraliste béninoise.-

André D.

Nouvelle crise autour de la reprise du découpage territorial:Echec de la commission Richard Adjaho

Toutes les régions presque sont en ébullition depuis la fin des travaux de la commission Richard Adjaho conviée à la reprise du découpage territorial. Il a suffit le dépôt du rapport qui aurait prévu le découpage du Bénin en 21 départements au chef de l’Etat pour que les contestations reprennent. Comme quoi, l’ancien ministre Richard Adjaho et ses collègues experts dans les questions administratives ont aussi échoué.

Les psychologues, les experts rompus dans les questions de gestion de l’administration territoriale ainsi que les cadres à divers niveaux conviés à la réflexion pour la proposition d’un découpage territorial en plusieurs départements qui tient compte de tous les paramètres et pour le retour à la paix n’ont pas réussi à se donner les moyens pour atteindre les objectifs escomptés. Et aussitôt après avoir déposé leur rapport, la tension a repris de plus belle dans nombre de localités et les rencontres de contestations se multiplient de part et d’autre pour remettre en cause les travaux qui auront coûté pourtant plusieurs millions Fcfa au contribuable béninois pour rien du tout. Il faut d’abord faire remarquer tous les départements n’ont pas de dénomination. C’est le cas du département qui regroupe Nikki, Kalalé Pèrèrè dont le chef lieu est Nikki. Selon des sources dignes de fois, il ressort que les membres de cette commission n’ont pas pu accorder leurs violons sur une seule dénomination car, il avait en fait deux proposées par les populations. La première « au cœur des bariba » a été rejetée parce qu’elle a une connotation régionaliste et ethnique. La seconde « Oly », le non d’une rivière de la région ne fait pas aussi l’unanimité des populations. Aussitôt après le dépôt du rapport sur le sujet au chef de l’Etat, c’est premièrement dans la région de Savalou que le ton a monté. Le week-end écoulé, c’est à quelques encablures de Savalou, précisément à Glazoué qu’on a eu l’impression d’avoir été sacrifié sans cette affaire de découpage territorial. Sans que le dossier ne soit officiellement connu bien sûr. C’est à priori le président Yayi Boni et certains proches du pouvoir qui sont sensés connaître tous les contours des propositions faites par l’équipe Richard Adjaho. Mais tout se passe comme si les populations savent déjà le contenu du dossier ainsi que les ratés et on met autant que possible la pression pour qu’il soit simplement rangé au placard. Comme bien d’autres grands dossiers politiques que les pouvoirs publics ont tenté en vain d’imposer au peuple. La situation oblige quelques réflexions. D’abord, c’est la façon dont certaines populations sont déjà très intéressées par ce découpage qui doit susciter inquiétude. Mais, il faut déjà chercher à savoir les idées qui se cachent derrière ces prises de position. Sans oublier les raisons qui motivent de ceux qui ont intérêt à ce que les populations aient certaines informations pour réagir dans un sens comme dans un autre. Et enfin, il faut se demander les motivations au sommet de l’Etat pour le besoin pressant d’un nouveau découpage territorial. Après bien sûr la débâcle qui a mis fin et de façon précoce à la présence de l’expert en décentralisation Issa Démolé Moko dans le gouvernement. Après le fait que l’homme a été désavoué par les siens et rapidement limogé. Alors qu’il était bien sûr en mission commandée. Son seul pêché, c’est de n’avoir pas su raison gardée en montrant au premier magistrat le caractère trop sensible du dossier, les complications qui pourraient en résulter et la nécessité de ne pas aller aussi vite en besogne. C’est évidemment ce que Issa Démolé Moko a semblé perdre de vue et doit regretter certainement toute sa vie cette façon de se jeter à l’eau sans regarder derrière. C’est probablement ce même sort qui risque, à peu près, d’être celui des membres de l’équipe Richard Adjaho. Parce que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets en politique et aucun des membres n’a su s’entourer de bonnes garanties avant d’accepter la mission. Surtout qu’il y avait eu, dans cette affaire, la suite donnée aux manipulations Issa Démolé Moko. De même et dans ces circonstances, les enquêtes sur le terrain ne révèlent pas toujours la réalité pour permettre des résultats encourageants. Mais, il y a l’histoire du pays et le mauvais comportement de certains hommes politiques lors des opérations du genre. Qui est-ce qui dit que ce n’est pas les proches du chef de l’Etat même qui ont foutu ce dossier en l’air ? A cause de leurs intérêts. Comme cela a toujours été le cas.

Une naïveté qui ne dit pas son nom

Les membres du groupe Richard Adjaho ont pris un risque en faisant croire qu’ils pouvaient mieux faire que Issa Démolé Moko. Ils ont oublié qu’il y a des hommes politiques proches du chef de l’Etat qui peuvent ne pas accepter la formule et ensuite les adversaires du pouvoir qui ne seront pas du tout d’accord avec la réforme, à cause des enjeux politiques y afférents. Car, personne n’est encore prêt à accepter un découpage territorial qui l’éloigne de ses vrais électeurs. Mieux, il y a la crise liée aux chefs-lieux des nouveaux départements. Pour le premier cas, la logique qui consiste à réduire les dimensions des départements actuels apparaît aux yeux de nombre d’hommes politiques comme un moyen pour réduire leur influence. Et il y a le risque que la logique profite à leurs adversaires qui les contraint à réagir contre le processus. Par ailleurs, il y a les critères de détermination des capitales des régions qui ne sont pas très clairs. Des situations qui obligent certains hommes politiques à manipuler les populations dans un intérêt comme dans l’autre. C’est ce qui se passe actuellement sur le terrain et risque de contraindre le président Yayi Boni à ne jamais rendre publics les résultats des travaux du groupe Richard Adjaho. Pour ne pas en rajouter à la crise. Après les millions engloutis dans ce projet qui n’avait visiblement aucune chance de prospérer. Parce que tout est politique dans le pays et chaque fois que quelqu’un pose un acte, il est accusé de tous les noms parce que, dit-on, il veut faire de la ’’politique’’. Surtout dans cette affaire de découpage. Et le groupe Richard Adjaho aura également tort d’avoir vite pensé qu’il faut seulement prendre tout le monde en compte pour réussir là où Démolé Moko a échoué. Car, si ce n’est pas possible de gérer 12 départements, ce n’est pas les 21 qui pourront être géré aussi facilement. La première et grande insuffisance de l’étude Richard Adjaho, c’est que des familles qui se retrouveront du jour au lendemain dans un autre département. Mieux, l’administration n’a pas été rapprochée de l’administré dans tous les cas. De plus, le nouveau découpage va renforcé les difficultés ethniques. Alors que c’est sur cette ficelle que certains hommes politiques se basent souvent pour agir dans un sens comme dans autre. Parce que le vote est toujours resté ethnique au Bénin. Et puis, il a la vision politique du président Yayi Boni initiateur de la réforme qui n’est pas partagée par toute la classe politique. Cette seule situation devrait inspirer l’équipe Adjaho pour que les membres sachent que leur mission se soldera par des contestations. D’abord à partir même de l’entourage du chef de l’Etat où on se livre une guerre de leadership. Avant les acteurs de l’opposition non déclarée qui ne peuvent pas, à l’étape actuelle des choses, accepter pour rien au monde un émiettement des régions. C’est déjà la période choisie qui ne répond à rien. Tout le monde est déjà sur le terrain pour 2011 et toute entreprise visant à réduire la valeur des départements sera forcément mal vue et combattue. C’est ce que le ministre Richard Adjaho et ses collègues ont, à tort, tenté d’ignorer pour penser qu’ils pouvaient réussir leur mission et ont offert un éléphant blanc au président Yayi Boni.

Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)

LE MATINAL

Retrait des véhicules aux vitres teintées de la circulation : Le gouvernement béninois renonce à sa mesure

Le gouvernement du Bénin s’apprête à reporter sa décision portant sur le retrait des véhicules aux vitres teintées de la circulation. Une pratique de volte face en passe de devenir une habitude.

La décision portant retrait de la circulation des véhicules aux vitres teintées prise par le gouvernement béninois est d’abord gelée. Pendant ce temps, a indiqué l’actuel ministre en charge des Transports, Nicaise Fagnon, le gouvernement examinera « tous les contours de la question ». Cette mesure de gèle, le ministre l’a annoncée, consternée presque, dans une enquête conduite par notre consoeur, Abiath Oumarou et diffusée samedi par la télévision nationale du Bénin dans l’édition de 20 heures du journal parlé.

Pour le commissaire central de la ville de Cotonou, interrogé par Mme Oumarou au cours de son enquête, la décision du gouvernement est claire. Il faut retirer de la circulation tous les véhicules dont les vitres sont teintées et utilisés par des citoyens non inscrits sur la liste des usagers autorisés par la même décision. Et pour l’application de cette décision, le commissaire Constant Sossou et ses éléments connaissent leur rôle et s’organisent déjà pour le jouer.

Mais c’est sans compter avec certaines réalités par lesquelles les importateurs des véhicules et leurs clients expliquent la présence des vitres teintées. Ces réalités constituent donc les contours que le gouvernement examinera avant de prendre de nouvelles mesures après avoir rapporté la présente décision.

A en croire, un responsable de la société Camin, importatrice agréée de véhicules au Bénin, les marques américaines et françaises sont désormais fabriquées avec des vitres teintées et il n’existe aucune possibilité d’y remédier car indique-t-il, « ce sont des programmations déjà conçues et s’il y avait un remède, nous serons les premiers à nous en réjouir ».

S. B.

Accusée de casser le G4 : La Rb apaise et s’ouvre (Lire le communiqué du parti

Encore du clair-sombre autour de la position politique de la Renaissance du Bénin. Après moult rencontres à l’interne et à travers un communiqué signé de la présidente Rosine Vieyra Soglo, la Rb apaise ses alliés du G4 et réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés de toutes les forces politiques du Bénin préoccupées par la sauvegarde des acquis de la Conférence nationale de février 1990. Une annonce hautement stratégique qui cache bien des non-dits.

Par : Serge-David ZOUEME

A la lecture de ce communiqué fait à Cotonou le 23 janvier 2009 et signé de la présidente du parti la Renaissance du Bénin, deux (2) remarques pertinentes sautent à l’œil et donnent libre cours à des interprétations. La première est liée à la date de la tenue de la séance extraordinaire initiée par le bureau politique du parti pour analyser, dit-il, de façon responsable la situation politique, économique et sociale du pays et examiner, entre autres, la question d’entrée ou non de la Rb au gouvernement du président Thomas Boni Yayi. C’était le vendredi 9 janvier 2009. On s’étonne alors que ce communiqué soit rendu public le 23 janvier, soit deux (2) semaines plus tard. Ce qui cache bien des non-dits surtout qu’il intervient au lendemain de la prise de position de l’honorable Epiphane Quenum à l’Assemblée nationale au sujet de l’étude du projet de loi organique sur la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). A en croire certains députés des « G » et « F », il roulerait pour le chef de l’Etat en proposant qu’on lui concède deux (2) postes sur les neuf (9) à pourvoir au sein du bureau de l’institution. Dans le même communiqué, le bureau politique de la Rb a affirmé sa volonté de rester solidaire de la déclaration du 12 mars 2008 au stade de l’Amitié de Kouhounou et des décisions des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey et à Bohicon avec la coalition des G4, G13 et Force Clé. En termes clairs, le parti réaffirme son appartenance au groupe des « G » et « F ». En revanche, il s’engage à continuer d’œuvrer aux côtés de toutes les forces politiques du Bénin qui ont réellement à cœur la sauvegarde des acquis de la Conférence nationale de février 1990, fondatrice de la démocratie pluraliste béninoise. Et c’est justement à ce niveau qu’apparaît le clair-sombre sur la réelle position politique de la Rb. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) tout comme d’autres forces politiques travaillent, à en croire leurs responsables, pour la sauvegarde des acquis de la conférence tels que la préservation de la paix, la stabilité politique ainsi que la recherche effrénée du développement du pays. Pour ce qu’on sait après avoir parcouru le communiqué signé de Rosine Vieyra Soglo, la Rb veut apaiser ses alliés politiques tout en entretenant le mystère autour de sa stratégie pour les jours et mois à venir.

Communiqué de la RB

COMMUNIQUE

Depuis quelques semaines, et plus précisément depuis le vote de la loi des Finances (exercice 2009) par l’Assemblée nationale, des rumeurs font état de négociations entre le Président Thomas Boni YAYI et la direction politique du parti ‘’La Renaissance du Bénin’’. Le Bureau Politique de la Renaissance du Bénin s’et réuni en séance extraordinaire le vendredi 9 janvier 2009. Après une analyse responsable de la situation politique, économique et sociale de notre pays, il a entre autres, examiné la question d’entrée ou non du parti au gouvernement du Docteur Boni YAYI. Après un débat franc et approfondi et en attendant de s’en référer aux militantes et militants du Parti, le Bureau Politique National décide de l’inopportunité d’une quelconque entrée dans le gouvernement. Le Bureau Politique a approuvé la création du cadre de conversation entre le gouvernement et la Municipalité de Cotonou pour trouver un modus vivendi dans a mise en œuvre du Plan de Développement de la ville de Cotonou. Le Bureau Politique affirme à nouveau son plein et entier accord avec la déclaration du 12 mars 2008 et les décisions des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey et à Bohicon. Le Bureau Politique réaffirme également son engagement à continuer d’œuvrer aux côtés de toutes les forces politiques du Bénin qui ont réellement à cœur la sauvegarde des acquis de notre Conférence Nationale de février 1990, fondatrice de la Démocratie pluraliste béninoise.

Fait à Cotonou le 23 janvier 2009

La Présidente du Parti

Rosine VIEYRA SOGLO

janvier 24, 2009

L’investiture de Barack Obama à la Une au Bénin

Les journaux béninois ont consacré l’essentiel de leurs livraisons de la semaine à l’investiture, mardi, de Barack Obama comme 44ème président des Etats-Unis d'Amérique. "Quand l’Afrique dirige le monde", titre le quotidien Notre temps, qui se réjouit de ce que Obama, "digne fils d’origine kényane, se retrouve à la tête de la plus grande puissance du monde". "A travers cette investiture, c’est le continent noir qui va diriger le monde pendant au moins 4 ans", souligne le quotidien.

"C’est la preuve que l’Afrique, loin des clichés qu’on lui colle, est aussi capable de grandes choses et doit mériter respect et considération dans le concert des nations", fait-il remarquer.

Pour La Nouvelle Expression, avec l’élection d’un Afro- Américain comme 44ème président de la première puissance économique, militaire et politique du monde , "c’est désormais le regard porté sur l’homme noir qui doit changer".

"Si l’élection d’Obama ne met pas automatiquement fin au racisme dans le monde occidental vis-à-vis des hommes de couleur, elle a au moins l’immense avantage de changer désormais le regard que l’on porte sur l’homme noir jugé paresseux , inintelligent et pauvre à qui rien ne réussit", écrit le dernier né des quotidiens béninois Adjinakou.

Le journal déplore que la majorité des Africains ne retiennent de cette élection que la couleur de la peau et la veste d’Obama et invite à tenir pour essentielle l’indispensable révolution dans les mentalités.

"Les autres ne respecteront en nous que notre faculté à nous transcender, à aller au delà de nos intérêts inavoués et inavouable et à nous mettre résolument au service de la communauté", souligne le quotidien.

L’hebdomadaire catholique La Croix du Bénin analyse la différence entre l’Amérique et le Bénin, faisant remarquer que la force des Etats-Unis est dans l’idée de l’Amérique et dans la réalité de ce pays, qui pour ses citoyens, est plus grand que chacun d’eux, alors qu’au Bénin les personnalités sont plus importantes que leurs idées, leurs partis politiques et quelques fois plus que le pays.

Quant au quotidien du service public, La Nation, il rapporte que dans l’euphorie de l’investiture du premier président noir des Etats-Unis, a été lancé à Cotonou, un Réseau du partenariat entre l’Afrique et les Etats-Unis dont l’objectif est de créer des opportunités pour le développement de l’Afrique, en mettant sur pied un partenariat socio- économique.
 
Cotonou - 24/01/2009

Le Saint-Siège désormais sur YouTube. Le pape approuve personnellement cette initiative

ROME, Vendredi 23 janvier 2009 (ZENIT.org) - Le Saint-Siège a lancé ce vendredi un canal officiel sur YouTube (http://www.youtube.com/vatican), la plate-forme de publication de vidéos la plus célèbre au monde, avec le soutien explicite du pape Benoît XVI.

Le canal diffusera des nouvelles sous forme de vidéos - pour le moment seulement en anglais, en espagnol, en italien et en allemand - sur l'activité du pape et les événements importants au Vatican. Les vidéos ne dépasseront pas deux minutes et seront mises à jour quotidiennement. D'autres langues, dont le français, devraient être lancées dans une deuxième phase.

Le P. Federico Lombardi s.j., directeur du Centre de télévision du Vatican (CTV) et de Radio Vatican - les deux institutions qui sont à la base de cette initiative - a annoncé le lancement de ce nouveau canal au cours de la conférence de presse de présentation du Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale des communications sociales.

« Le pape a été personnellement informé de notre projet et l'a approuvé avec sa gentillesse et sa cordialité habituelles. Ceci est pour nous un très grand encouragement », a-t-il souligné.

Le P. Federico Lombardi, qui est également directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a ajouté que cette aventure qui vient à peine de démarrer a demandé plus d'un an et demi de préparation. La préparation a commencé quand Radio Vatican et le CTV ont commencé à publier chaque jour sur leurs sites respectifs des vidéos qu'ils mettaient à la disposition de télévisions (également web tv), et d'autres sites s'intéressant à la vie de l'Eglise.

Le P. Lombardi a précisé que « pour cette diffusion dans le monde des communications sociales, la collaboration avec h2onews.org, qui est née précisément pour travailler dans ce domaine, a été importante ».

« Nous sommes convaincus qu'il y a partout des personnes attentives et sensibles, qui s'intéressent aux messages, aux propositions et aux positions sur les grands problèmes d'aujourd'hui, d'une autorité morale de haut niveau telle que le pape, et l'Eglise catholique en général », a expliqué le P. Lombardi.

Le directeur de Radio Vatican et du CTV a expliqué que c'est pour cette raison qu'ils ont choisi YouTube comme plate-forme pour « être présents sur le Réseau, dans l'un des grands ‘aréopages' de la communication dans le monde d'aujourd'hui, et y être de manière régulière, pour pouvoir offrir une source de référence fiable et continue, au-delà des très nombreux fragments d'information sur le pape et le Vatican présents sur le Réseau de manière plutôt sporadique ou dispersée ».

Le P. Lombardi a expliqué que le site contient plusieurs liens qui permettent à l'internaute de consulter des informations et une documentation plus approfondie et exhaustive sur le pape, le Vatican et l'Eglise catholique (des liens au CTV, à Radio Vatican, au site officiel du Vatican vatican.va et au nouveau site de l'Etat de la Cité du Vatican).

« Très important, le lien au canal de h2onews qui publie de nombreuses autres vidéos sur la vie de l'Eglise dans le monde, résultat de la collaboration avec de nombreuses télévisions catholiques de différents pays », et qui lançait également ce vendredi son propre canal www.youtube.com/h2onews, a ajouté le P. Lombardi.

« C'est très important de comprendre que nous travaillons certes sur le Vatican mais que nous sommes naturellement en lien avec l'Eglise catholique diffusée dans le monde et que nous formons par conséquent un grand ‘réseau dans le Réseau' aux côtés des canaux, sites et médias de l'Eglise », a-t-il précisé.

Le P. Lombardi a expliqué que le lancement de ce canal n'est qu'un début. « Avec la collaboration de Google nous pouvons prévoir des développements et des améliorations aussi bien sur le plan des contenus que sur le plan technique », a-t-il dit.

« Nous sommes convaincus de présenter une offre belle et constructive pour les internautes et nous nous engageons sur cette voie avec confiance, dans une attitude amicale et de dialogue avec tous, prêts nous aussi à apprendre beaucoup. Nous espérons aller loin », a-t-il conclu.

Henrique de Castro, directeur de Media Solutions de Google a également participé à la présentation de cette initiative. « Nous ne gagnerons pas d'argent avec le canal du Vatican comme nous ne gagnons pas d'argent avec d'autres canaux institutionnels. Notre stratégie est de faire des choses qui intéressent les personnes pour qu'elles viennent sur nos sites. Nous espérons ainsi offrir un service à la communauté de l'Eglise ».

Jesús Colina

janvier 23, 2009

Gestion des microfinances. Une commission d’enquête parlementaire aux trousses de Sakinatou Sidi

Les députés se retrouvent ce jour en séance plénière à l’Assemblée nationale pour examiner deux points inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit d’une part de l’examen de la proposition de résolution tendant à mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire pour contrôler la gestion des microfinances et d’autre part de l’examen de la loi sur le code des marchés publics. Par rapport au premier point de l’ordre du jour, une commission d’enquête sera probablement mise sur pied ce jour par les députés pour faire la lumière sur la gestion des micro finances opérée par l’ex ministre de la micro finance Sakinatou Sidi. Les députés, on se rappelle, avaient initié une question orale avec débats pour faire la lumière sur ce dossier. N’étant pas satisfait dans l’ensemble, ils ont décidé d’introduire une proposition de résolution pour poursuivre les investigations sur ce dossier. On se rappelle que l’actuel ministre Réckya Madougou chargée de ce département a hérité de la gestion de son prédécesseur. Mais pourtant, elle s’est défendue devant la représentation nationale pour apporter quelques éclaircissements sur le dossier. C’est dire que ce dossier qui revient sur tapis suscitera de houleux débats en plénière ce jour. Puisque auparavant les députés avaient abordé aussi la question de la gestion des fonds de l’escorte de véhicules d’occasion qui selon les explications du gouvernement approvisionnaient les micro finances.

Rosine Soglo et les députés Rb rejoignent la mouvance. ( Le G4, G13 et Force Clé volent en éclat)

Le divorce est définitivement consommé au sein du G4, G13 et de Force Clé. La Renaissance du Bénin ( RB) vient de jeter le masque en soutenant le chef de l’Etat et son gouvernement dans la bataille qui oppose depuis peu les députés de l’opposition et leurs collègues de la mouvance à l’occasion de l’examen du rapport de la proposition de loi modificative sur la loi organique de la Haac. Les débats ont été ajournés hier à l’Assemblée nationale donnant ainsi la voie libre au renouvellement de la Haac sur la base de l’ancienne loi tant souhaité par l’exécutif.

Il n’y a plus aucun doute. Les députés de la Renaissance du Bénin ( RB) et leur présidente Rosine Vieyra Soglo sont allés officiellement à la mouvance. Ils ont lâche hier leurs collègues de la coalition G4, G13 et Force Clé. Cette coalition qu’on disait très fragilisée depuis le vote du budget général de l’Etat gestion 2009 vient de voler en éclat.

Hier à l’hémicycle, les députés de la RB ont trahi leurs collègues de l’opposition non déclarée. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les députés de la RB ont soutenu le gouvernement et leurs collègues de la Fcbe  dans le vote qui a sanctionné la demande d’ajournement ou non des débats sur la proposition de loi modificative sur la loi organique de la Haac.

Sinon que quelques minutes avant l’ouverture des débats à l’hémicycle, les députés de l’opposition toutes tendances confondues s’étaient retirés de l’hémicycle pour une concertation sur le sujet. Lorsque le président Mathurin Nago est rentré pour une première fois dans l’hémicycle, il a été arrêté expressément par le député Epiphane Quenum qui a fait irruption dans l’hémicycle. Ce dernier demandait l’indulgence du président Nago pour une suspension de 15 minutes afin que les différents groupes de l’opposition harmonisent leurs points de vue sur le rapport en débat.

On croyait que ces derniers avaient une même perception du dossier. Mais erreur !En plein milieu des débats et à la grande surprise des uns et des autres, les députés de la RB ont apporté leur soutein aux députés de la mouvance. Cette situation survenue hier au Parlement n’étonne guère puisque des signes annonciateurs ont été observés depuis leur accord pour le vote du budget général de l’Etat gestion 2009. En ce moment la RB à travers sa présidente Rosine Soglo avait joué un rôle de facilitatrice auprès de ses collègues de l’opposition parlementaire.

Qui l’eut cru. La RB jouait en ce moment de la farce et menait en bateau tous les autres députés de leur coalition. Aujourd’hui, le masque est tombé et tout le monde sait que la RB est déjà allée du côté du pouvoir Fcbe. On se rappelle aussi tout récemment la réaction qu’avait eue le député Epiphane Quenum  lundi dernier au cours de l’examen de ce même dossier de la Haac. Il avait à la limite bafoué et donné des leçons de morale à ses collègues qui n’avaient pas laissé passer son amendement, celui de désigner les membres de la Haac à la conférence des présidents.

Epiphane Quenum voulaient-il conduire en ce moment ses collègues vers l’abattoir, un cadre plus restreint pour bien mettre en exécution son plan. Comme ce plan n’avait pas marché, il était devenu en ce moment très furieux mais aujourd’hui il a fait connaitre ses réelles intentions et celles de son parti politique la RB à la face du monde et devant tous les députés de la 5è législature. Le masque est tombé et désormais le G4 est réduit au G3 qui doit maintenant continuer son combat avec leurs collègues du G13 et de Force Clé, foulant ainsi au pied toutes les décsions issues du séminaire de Bohicon.

 

Ismail Kèko

janvier 22, 2009

L’impossible découpage territorial

Le processus de déconcentration dont le point d’orgue est le découpage territorial, n’aboutira peut-être pas au cours de ce quinquenat du président Boni Yayi. La machine à peine relancée, après plusieurs années d’hibernation, que d’importants goulots d’étranglement se dressent déjà sur le chemin des réformateurs. L’ancien ministre en charge de la décentralisation, Issa Démole Moko en rendant publics, il y a quelques mois, les résultats des experts qui étaient chargés depuis 1999 de proposer un nouveau découpage territorial au gouvernement, ne savait pas qu’il réveillait-là de vieux démons. Les violentes réactions synchronisées des populations mécontentes en plusieurs points du territoire national au lendemain de cette annonce, avaient suffi pour que le président de la république prenne la mesure du brasier socio politique que constituait ce dossier.

Issa Démole Moko avait-il piégé délibérément Boni Yayi ? Sommé de ranger dans les tiroirs les délibérations de ses fameux experts, l’infortuné ministre sera limogé dans la foulée de cette actualité. Sur les cendres des travaux des experts de Démole Moko, le président de la république met en place une commission ad hoc chargée de lui proposer, cette fois-ci et dans de brefs délais, un découpage territorial plus ambitieux qui prenne en compte les faiblesses des travaux antérieurs sur le sujet. Il s’agissait de tenir compte cette fois-ci des considérations sociologiques, culturelles et historiques de plusieurs régions du Bénin.

En début de la semaine écoulée, cette commission présidée par l’ancien ministre de l’intérieur, Richard Adjaho, a annoncé aux détours d’une conférence de presse, la transmission de son rapport au Chef de l’Etat, sans toutefois en préciser les points saillants. Depuis lors, le sujet revient au devant de l’actualité, suscitant moult commentaires dans l’opinion nationale. Quelle est la nouvelle configuration et quels sont surtout les noms des nouveaux chefs-lieux de départements ? Le mystère reste grand, la commission Adjaho ayant fait l’option de l’omerta vu la délicatesse du sujet.

Mais en dépit de ces mesures prudentielles, les spéculations les plus folles ont fini par mettre dans la rue le contenu du fameux rapport. Vingt et un (21) ou trente six (36) nouveaux départements, peut-être qu’on ne saura jamais officiellement avant la fin de ce quinquenat ce que recèle ce découpage ambitieux. D’ailleurs les populations de Savalou, elles, n’ont pas attendu de connaître le contenu de ce rapport avant de crier haro sur le baudet au travers d’une gigantesque marche de protestation pour exiger la mise en vigueur du rapport rendu public par le ministre Issa Démole Moko et qui faisait de leur ville le chef-lieu du département des Collines.

Un nouveau casse-tête chinois pour le président Boni YAYI à qui il faudra une lumière providentielle pour démêler cet écheveau. Là-dessus, à moins de vouloir foncer tête baissée sur un fauve, le régime du changement n’a d’autres solutions que celle de ses prédécesseurs Soglo et Kérékou sur le même dossier : l’abdication. C’est-à-dire en faire un dossier classé en attendant un nouveau mandat qui lui offrira beaucoup plus de marge de manœuvre. Dans le contexte politique actuel, une autre option ne peut qu’être suicidaire au plan électoral pour Boni Yayi avec un risque élevé de troubles sociaux et de guerres tribales.

Ses nombreux adversaires politiques l’attendent de pied ferme sur ce terrain, pour en faire en d’irréductibles pyromanes, un sujet de campagne sur fond de procès de népotisme et d’ethnocentrisme. Vu la forte politisation du pays, la question du découpage territorial qui ne se pose pas avec acuité, ne peut qu’apparaître comme un guêpier dans lequel les thuriféraires du régime veulent précipiter le chef de l’Etat. Ce qui à notre humble avis paraît urgent aujourd’hui, c’est le transfert effectif des ressources aux collectivités locales ainsi que le renforcement de leurs capacités managériales.

Le développement à la base dépend plus de l’efficacité des conseils communaux à gérer au mieux et dans l’intérêt de leurs administrés les diverses ressources qui leur sont allouées et de leur aptitude à capturer les investissements. A y voir de près, l’urgence pour nos populations est donc ailleurs qu’en un découpage territorial susceptible de créer des chocs intracommunautaires et de réveiller de vieux démons de l’histoire de nos peuples. En cela, le processus de déconcentration pourra attendre encore longtemps.


Par : Bernadin MONGADJI

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Gbégnonvi pourra t-il encore un jour être "sérieux" ?

Saluons le courage et la clairvoyance du professeur Roger Gbégnonvi pour avoir décliné au bout de trois jours, sa nomination au poste de conseiller spécial du chef de l’Etat à la gouvernance même si quelques esprits chagrins pensent qu’il aurait eu plus de mérite s’il avait fait preuve du même courage en novembre 2007 à sa nomination ministérielle qu il qualifia sans rire (donc il était sérieux) "d’appel biblique" … Mais n’en déplaise aux grincheux il n’est jamais trop tard pour bien faire, même si le professeur semble prendre tout le monde, ses amis comme ses contempteurs pour des demeurés lorsqu’il affirme dans son interview dans le quotidien "Nouvelle Expression" du mardi dernier que quand sur Golfe Tv le dimanche 11 janvier il quêta le plus sérieusement et ganan-ganan le poste de conseiller à la bonne gouvernance qu’il plaisantait ! « J’étais dans le registre ludique et non pas dans le registre sérieux et grave » déclare t-il Mais on ne peut pas en vouloir au professeur Gbegnonvi d’être un mauvais comédien qui n’amuse personne quand il est dans le "registre ludique"… C’est vrai que s’il ne le revendiquait pas lui-même maintenant, personne n’avait remarqué qu’il avait une tête de clown ce dimanche là sur l’émission "Question d’Actualité "… Mais les journalistes de Golfe Tv, l’excellent Jérôme Kassa et Benjamin Nahum ainsi que "l entourage du chef de l’Etat" de même que les téléspectateurs n’ont qu’à s’en prendre à eux même ; il y a longtemps qu’ils auraient dû à chacune des nombreuses sorties du professeur Gbégnonvi, papa d’Amnesty Bénin, maman de Transparency Bénin et grand tonton de la société civile béninoise lui demander s’il était vraiment sérieux ! Et si par hasard le "nommeur" industriel de conseillers spéciaux qu’est devenu le docteur" caseur" de la Marina concevait quelque amertume par rapport au refus de Gbégnonvi de venir grossir le rang de ses conseillers, il n’aura qu à faire dire aussi que sa nomination n’était aussi qu’une aimable plaisanterie ! Ils seront quittes… G.B.A.

Assemblée nationale : La preuve que le malaise règne au sein des G et F

Il n’y a plus aucun doute, les leaders politiques de la grande coalition politique constituée du G4, G13 et de Force Clé ne parlent plus depuis quelques temps le même langage à l’Assemblée nationale.

Depuis le vote du budget général de l’Etat gestion 2009 par les députés de cette coalition pour lequel la présidente de la Renaissance du Bénin on se rappelle, a joué un rôle de facilitatrice, les membres de ce regroupement politique naviguent à vue. Désaccords, divergences de point de vue sur tel ou tel dossier, chacun tire le drap de son côté selon ses intérêts.

Le dernier feuilleton désolant qui a été observé le lundi dernier au sein de l’hémicycle est la preuve palpable que les G et F ne parlent plus du tout le même langage. Sinon comment comprendre qu’un député tel qu’Epiphane Quenum, qu’on connaissait très critique à l’endroit du pouvoir en place, se convertisse littéralement en défenseur du gouvernement et se permet même de donner des leçons de morale et d’éthique à ses collègues de l’opposition.

Il Fallait le voir très furieux le lundi dernier à l’hémicycle lorsque ses collègues avaient refusé de prendre en compte son amendement, celui de désigner les membres de la Haac non en plénière comme l’ont proposé ses collègues de l’opposition, mais en conférence des présidents. Cela suffisait pour ce député de se mettre en courroux contre ses collègues.

il va même affirmer que << personne ne peut dire qu’il lui a payé ses frais de campagne pour se retrouver au parlement>>. Sa réaction, soutenue visiblement par sa présidente Rosine Soglo, n’a pas plu à ses collègues de l’opposition qui l’ont carrément boudé. Ces réactions fréquentes du député Epiphane Quenum frisent quelque peu des appels de pieds au pouvoir Fcbe tel point qu’on s’interroge sur ses réelles motivations et s’il n’était pas en mission pour l’exécutif.

D’aucun auraient pourtant prédit un long feu à l’existence de cette coalition des G et F qui se fragilise de jour en jour. << Même si nous restons seulement deux, cela ne nous empêchera pas d’aller jusqu’au bout...>> a déclaré de façon officieuse un député de F au terme de la plénière du lundi dernier. C’est la preuve que le malaise persiste dans le rang des G et F et on se demande quel avenir politique peut-on encore attendre des assises du séminaire de Bohicon à l’approche de 2011.

Ismail Kèko

Les députés G et F boudent Rosine Soglo

Non, c’est la réponse que la majorité des députés de la coalition G et F ont donnée à une invitation adressée à eux par Rosine Soglo pour une rencontre conviviale d’échanges. La présidente de la Renaissance du Bénin voulait, rapportent les indiscrétions, faire avec les députés et responsables des formations politiques membre de la coalition G et F cette rencontre suite aux soupçons de sabordage des intérêts du groupe dont elle a fait l’objet depuis le vote unanime du budget général de l’Etat Au lendemain du vote unanime du budget 2009 le mardi 30 décembre 2008 dernier, les voix s’étaient en effet élevées au sein de la coalition pour dénoncer l’attitude de la présidente de la Renaissance du Bénin. Les concertations entre les différents états-majors qui s’en étaient suivies avaient alors abouti à la nécessité d’une rencontre de clarification. Principale concernée, la présidente de la Renaissance du Bénin qui avait été éloignée plusieurs semaines de l’arène politique, aurait alors suggéré que la clarification soit plus conviviale. Quelques réticents avaient marqué dès le départ leur opposition à toute rencontre de clarification arguant que leur partenaire politique de la Renaissance du Bénin avait déjà un peu trop souvent mis à mal la cohésion du groupe en adoptant des positions autres que celles prescrites par l’ensemble du groupe. D’autres faits en plus vont renforcer la position des boudeurs et agrandir leur rang. Il s’agit des déclarations de l’honorable Epiphane Quenum, dont on dit qu’il est celui qui indique le plus le sens de la barque RB, sur certaines chaîne de radio de Cotonou et les positions soutenues par la présidente lors des débats lundi dernier sur la loi portant modification de la loi organique de la Haac. Une fois encore les deux membres de la renaissance du Bénin avaient adopté des positions jugées trop proches du pouvoir par leurs alliés G et F.

Quand les renaissants s’en mêlent

Il faut dire en plus que les dernières positions de l’honorable Epiphane Quenum et de la présidente Rosine Vieyra Soglo n’ont pas fait des vagues qu’au niveau de la coalition G et F. Au sein même de cette formation politique, certaines personnalités très impliquées dans les relations entre le parti et la coalition G et F en auraient subi un grand choc.

Ludovic A.

Réhabilitation de la cité historique d’Abomey:Houédjissin informe les élus locaux du Zou

Le directeur général de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa), Maxime Houédjissin a entrepris une tournée de prise de contact et d’information du 19 au 22 janvier 2009 à l’endroit des membres des conseils communaux des localités du Zou concernés par sa structure.

L’ancien député Maxime Houédjissin mesure l’ampleur de la mission que le chef de l’Etat le Dr Boni Yayi lui a assignée en le nommant à la tête de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa). L’intéressé a pris son bâton de pèlerin pour parcourir les communes d’Agbangnizoun, Djidja, Zogbodomey, Bohicon, Za-Kpota et Abomey afin de mettre les élus locaux au même niveau d’information. A chacune de ces étapes, le directeur général Houédjissin a précisé aux différentes autorités locales que l’Archa a pour objectif de moderniser ces six villes du Zou au niveau des sites historiques, palais royaux, routes, ponts, pistes de désertes rurales, centres de santé, marchés, points d’eau et l’hydraulique villageoise. Les lieux de mémoire qui sont les champs de bataille, impactes de balles sur les arbres, routes des esclaves, temples et endroits réservés aux cérémonies rituelles constituent les autres secteurs d’intervention de l’agence. A titre illustratif, les nombreux sites du patrimoine culturel du Danxomè, les vestiges de Kpètèkpa et de Kpokissa dans la commune de Zogbodomey puis le Bosso de Djidja qui marque un piquet positionné par le Roi Béhanzin pour empêcher l’agression des français. M. Houédjissin a invité ses frères à saisir les opportunités qui s’offrent à eux pour promouvoir leurs localités. Pour lui, les autres communes l’image de celle d’Abomey ont beaucoup à tirer de l’agence. Raison pour laquelle, il les convie à élaborer un plan d’urgence à partir du Programme de développement communal (Pdc) existant, en y mettant en exergue leurs priorités qui seront exécutées en 2009 et 2010. Ce digne fils des Houégbadjavi a également demandé aux maires et les autres membres de leurs conseils communaux à mettre un cadre de concertation entre leurs localités et la structure qu’il dirige afin d’échanger de façon régulière sur leurs priorités. Au nom de leurs administrés, les maires de Djidja, Placide Avimadjènon, de Zogbodomey, David Towèdjè, Agbangnizoun, Eugène Azatassou, Bohicon Luc Atrokpo et Za-Kpota, Antoine Affokpofi, ont accueilli favorablement la délégation de l’Archa. Ces autorités communales ont remercié en toute sincérité le président de la République, le Dr Yayi Boni pour l’heureuse initiative qui a consacré la naissance de l’Archa. L’étape de Abomey est prévu pour ce jeudi 22 janvier 2009. Soulignons qu’il est clair maintenant qu’aucun ressortissant de ces communes n’aura droit à l’excuse si le développement de sa localité à travers ce cadre idéal ne connait pas l’implication de tout un chacun.

Casimir Atchokossi (Br. Zou/Collines)

Crise au sein de l’opposition:Les députés des « G » et « F » boycottent Rosine Soglo

La Renaissance du Bénin connaît actuellement un vrai problème avec ses alliés de l’opposition non déclarée. A la base de cette situation, les prises de position à l’hémicycle des députés du parti et surtout de sa présidente Rosine Soglo, qdont l’invitation a été rejetée récemment par ses amis des « G » et « F » .

Un déjeuner prévu hier mercredi 21 janvier par la Présidente de la Renaissance du Bénin Rosine Soglo à l’intention des députés du G4, du G13 et de Forces Clé a été purement et simplement boycotté de façon unanime. Ainsi, les invités en colère contre leur alliée, la Renaissance du Bénin et particulièrement, la première responsable du parti ont refusé d’aller déjeuner à la même table que « Juda ». C’est le mot qui est désormais plus présent dans les conversations pour désigner le comportement de traiter qu’affichent les députés « Houézèhouè » vis-à-vis de ceux qui, avec eux ont juré la main sur le cœur de regarder dans la même direction, de se tenir la main jusqu’aux élections présidentielles de 2011, de s’unir pour sauver la Nation. C’est sans compter que Rosine Soglo serait le cataclysme qui remettra tout en cause. En fait, le problème que connaissent aujourd’hui les députés des « G » et « F » a commencé avec le retour et le réveil de la Présidente de la Renaissance du Bénin. Rosine Soglo, après une longue traversée du désert marquée par une longue absence de tous les débats politiques pour raison de maladie, est revenue à l’Assemblée nationale avec une autre logique qui, certainement n’agrée pas les deux premiers responsables de la mairie de Cotonou Nicéphore et Léhadi Soglo. Ils sont entre autres artisans des rencontres du 12 mars 2008 au Palais des sports de Cotonou et des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey et Bohicon, qui ont permis à tour de rôle aux leaders des formations politiques hostiles au pouvoir en place de se tracer un même chemin qu’ils espéraient emprunter jusqu’en 2011. Aujourd’hui, on peut dire qu’ils sont dépassés par les évènements. La dame de fer comme on l’appelle, celle-là qui n’a pas sa langue dans la poche et n’entretient pas l’hypocrisie politique, les a tous pris à contre-pied dans les actes qu’elle pose à l’Assemblée nationale, lieu par excellence de débat politique. Les choses sont allées vite, plus vite que n’importe quel observateur averti ne l’aurait imaginé. Vraisemblablement, la Rb ne tient plus le même langage que ses amis qu’elle a pu réunir à Abomey et Bohicon. Il y a quelques semaines voire quelques mois, le commun des Béninois serait loin d’imaginer un tel revirement de situation en raison du climat de tension qui caractérisait le pouvoir en place et cette formation politique. Mais en fait que rien n’étonne, parce qu’il s’agit de la politique, la seule chose ou rien n’est vrai et définitif. De quelle politique s’agit-il ? A la béninoise. Il est vrai que même si la Constitution a prévu la séparation des pouvoirs, elle n’a pas interdit le rapprochement des hommes qui n’est pas sans conséquence sur les évènements à l’Assemblée nationale. Le rapprochement entre les Soglo et Yayi Boni donne de l’insomnie aux forces anti-Yayi. L’opposition non déclarée n’arrive plus à ébranler le régime du changement à cause de la nouvelle politique que mènent les membres de la Renaissance du Bénin. Après l’inattendu soutien que la Rb a suscité auprès de ses alliés pour faire passer le vote du budget général de l’Etat, exercice 2009, les évènements qui ont eu cours à l’Assemblée nationale n’ont pas permis de la laver de tout soupçon de trahison, tel que le mot a été agité dans l’opinion publique. Avec la position affichée au Parlement par l’honorable Epiphane Quenum, porte parole du parti au sujet de la loi organique de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), on est un peu plus convaincu que la Rb n’est plus sur la même longueur d’onde que ses alliés des « G » et « F ». Encore qu’il faudrait qu’on se pose la question de savoir si cette chaleur qui a prévalu à Abomey et Bohicon les 28 et 29 novembre 2008 pour consolider le bloc anti-Yayi n’est pas devenue subitement un coup de froid ? C’est bien de cela qu’il s’agit. On pourrait comprendre que, c’est en voulant privilégier les intérêts supérieurs de la Nation que Rosine Soglo a pris le devant des tractations à l’Assemblée nationale pour obtenir sans grand heur le vote du budget de l’Etat. Mais on ne peut pas faire valoir cet argument pour expliquer l’amendement introduit par le député Epiphane Quenum à l’hémicycle pour permettre au chef de l’Etat d’avoir à désigner deux membres pour siéger à la Haac, contre un que lui concèdent les autres alliés de la Rb. Les errements et les positions unilatérales de cette formation politique s’accumulent et fâchent les membres des « G » et « F ». Les explications que donnera la présidente de la Rb n’arriveront pas à descendre la colère des alliés. Les poulets rôtis dégoulinants qu’ils dévoreront ne réussiront pas à les déminer. Les bouteilles de vin et de champagne qu’ils consommeront ne vont pas trouver la formule magique pour calmer les très fâchés. Même le visage angélique que Rosine Soglo tentera de montrer n’aura pas le pouvoir de ramener les députés de l’opposition à de meilleurs sentiments. Ils savent que le problème est plus profond et c’est à juste titre qu’ils ont refusé l’invitation de la présidente de la Renaissance du Bénin.

Fidèle Nanga

Les Soglo bientôt aphones

La présidente de la Renaissance du Bénin (Rb) file du mauvais coton par sa politique de fragilisation de la coalition des « G » et « F ». Il semble qu’elle a du plaisir à exceller dans cette manœuvre de traîtrise pour des intérêts immédiats et égoïstes. A moyen et long terme, c’est sa famille politique et elle-même qui subiront les conséquences de la politique du « ventre » et de sabotage de la cohésion des forces de l’opposition qu’elle fait sans vergogne.

Plus précisément, si elle œuvre à empêcher les promoteurs de radios et de télévisions à avoir leurs entreprises de presse dans les plus brefs délais, Rosine Vieyra Soglo et les siens regretteront pour tout le reste de leur carrière politique. Puisque l’Etat-Fcbe, après les avoir utilisés pour fragiliser l’opposition et briser son rêve va se retourner contre les barons des « Houézèhouè » et leur rabattre le caquet. Et c’est à partir de ce moment que les Soglo comprendront certainement et ce serait bien tard qu’ils se sont fait hara-kiri. Puisqu’ils ne pourront pas accéder aux médias privés qui seront sous la coupole du pouvoir et encore moins à ceux du service public. Ils ne pourront plus se faire entendre de leurs militants et réaliser leur rêve de grand parti national. Ils n’auront donc ni voix, ni canaux de communication. Les Soglo auront perdu la voix. Ils constateront à leur corps défendant qu’ils ont simplement perdu la voix. Et ce, parce qu’ils n’auront pas une vision prospective dans leur politique.

A.T.

Coups de feu hier à Porto-Novo:Des véhicules haut de gamme arraisonnés

La nuit est tombée hier mercredi 21 janvier 2009 sur la ville de Porto-Novo par des coups de feu. Les éléments du Groupement d’intervention de gendarmerie nationale (Gign) ont dû user de leurs armes pour mobiliser deux voitures haut de gamme suspectes dont les occupants tentaient de filer entre leurs doigts.

Une voiture 4x4 Lexus Lx 450 à immatriculation provisoire Ipl 3180 Rb et une Toyota Sequdia No 8336 Rb arraisonnées et quatre des occupants arrêtés, après une opération qui a démarré aux environs de 20 heures hier soir au carrefour Adjarra Dokodji dans le deuxième arrondissement de la ville de Porto-Novo. Pour en arriver à cette fin, il a fallu des heures d’attente et une vigilance des éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign). Selon les populations interrogées après des coups de feu les gendarmes étaient aux prises avec un groupe de malfrats qui se préparaient à braquer les cambistes à la tombée de la nuit. A en croire ces populations, il y aurait même eu des échanges de coups de feux entre éléments des forces de l’ordre et malfrats avant que certains de ces derniers dépassés par les événements ont dû prendre la fuite. Une information balayée du revers de main par la hiérarchie militaire qui affirme plutôt qu’il s’agit de la réaction face à des renseignements selon lesquels un groupe de malfrats devraient prendre par ce carrefour avec leurs butins pour rejoindre une destination inconnue. Selon le commandant du groupement sud de la gendarmerie, le colonel Dégbessou et ses adjoints hier, des indications précises seraient données sur des malfrats et la réaction a été spontanée. Armés jusqu’aux dents, des soldats du Gign ont été organisés par petits groupes en tenue camouflet pour attendre la cible. Selon une autre source proche des garnisons de Porto-Novo, c’est depuis mardi matin que le dispositif avait été installé à ce niveau. Parce que les premiers renseignements ont montré que le convoi devrait passer par ce carrefour un peu plus tôt. Mais ce sera vers 20 heures hier que la mission va porter ses fruits. C’est la voiture 4x4 Lexus Lx 450 No Ipl 3180 Rb déjà identifiée qui est apparu en premier. Ce sont les gendarmes qui règlementaient la circulation depuis le matin qui ont intimé en vain l’ordre au chauffeur de garer. Après plusieurs somations sans succès, les éléments des Gign ont pris position et sont rentrés dans la danse. Mais le chauffeur roulait toujours. C’est quand il a commencé par accélérer que les premiers coups de feu ont retenti. C’était la débandade. La circulation est bloquée de part et d’autre. Les gendarmes ont pu arrêter ce premier véhicule avec les trois personnes qui étaient à bord. Dans une buvette très animée en face du trésor public, les clients ont disparu en un rien de temps. Idem du côté du Lycée Toffa 1er. Un usager annonce quelques blessés au passage. La situation est devenue ingérable quand la seconde 4x4 Toyota Sequdia No 8336 Rb tentait aussi de forcer le passage. Il y a eu également un troisième véhicule. A bord de ce dernier, il y avait un ancien député démissionnaire du Parti du Renouveau Démocratique (Prd). Comme la deuxième 4x4, cette voiture ne s’est pas arrêtée. Il a fallu tirer des coups de feu dans ses pneus pour l’immobiliser. L’ancien député Prd devenu membre actif des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et trafiquant de l’essence frelatée s’est finalement arrêté. Il a profité des soins des éléments de la gendarmerie pour réparer ses pneus pour reprendre sans autre forme de procès son chemin. Selon le commandant Dégbessou, cette voiture n’était pas attendue comme les autres et c’est par erreur que les éléments de la gendarmerie ont tiré sur ses pneus. Le comportement de ce député continue de faire assez de bruits dans la ville de Porto-Novo et les commentaires vont bon train.   L’autre 4x4 arraisonnée   Malgré la circulation bloquée et les tirs de feu nourris des éléments des Gign, les occupants de la voiture 4x4 Toyota Sequdia No 8336 Rb ont continué leur chemin. A toute allure en direction de Oussou Médé en passant devant le Lycée Toffa 1er. Pendant qu’un groupe aidait l’ancien député Prd à réparer ses pneus, un autre s’était mis à la chasse des occupants du véhicule qui fuyaient. A un moment donné, un des pneus arrière du véhicule a été atteint. Situation qui n’a pas empêché les fuyards à poursuivre leur chemin. Ils ont pu rouler sans un pneu jusqu’au quartier Gbokou avant de céder. C’est à plus d’un kilomètre du carrefour Adjarra Dokodji où l’opération a démarré. Après avoir garé, le chauffeur n’a pas pu se sauver comme les autres occupants. Il a été arrêté et conduit comme les trois du premier véhicule au groupement sud de la gendarmerie. Selon le commandant Dégbessou, les autres ont pris la clé des champs aussitôt que la voiture s’est immobilisée. Ils ont pris par des murs pour descendre dans des maisons avant de disparaître dans la nature. On apprend aussi que ce véhicule appartient à un militant Force cauris pour un Bénin émergent qui réside au quartier Gbokou. Une enquête a été aussitôt ouverte pour voir clair dans ce dossier. Il faut préciser qu’avant de faire le point à la presse, le commandant du groupement sud de la gendarmerie nationale a eu une séance de travail avec le directeur général de la gendarmerie nationale le Général Cocou Sèmègan et un groupe d’officiers.   Une personne grièvement atteinte   Au cours des coups de feu d’hier, une personne a été grièvement atteinte de deux balles. C’est un jeune d’environ 17 ans. Il est de nationalité togolaise et joue dans l’équipe de football Assec de Porto-Novo. Il a reçu une balle au dos et une autre au bras. Il revenait d’un match hier soir au moment du drame. Selon les mêmes sources, c’est entre le Lycée Toffa 1er et le bar Quartier Latin qu’il a été atteint par les deux balles perdues. Le joueur de Assec a été admis au service des urgences dans un grand centre de santé de la Capitale où les premiers soins lui ont été administrés aussitôt.  

Insécurité galopante sous le préfet Houessou

L’insécurité a pris une autre ampleur sous le préfet François Houessou. Contrairement au mandat de ses prédécesseurs, c’est depuis bientôt deux mois que la situation tend à être ingérable dans les deux départements. Il y a quelques semaines, ce sont des soldats qui ont été pris en sandwich dans Sakété et les échanges de coups de feu entre gendarmes et malfrats se sont soldés par deux voitures haut de gamme arraisonnées. Rien n’a pu être fait pour mettre la main sur les hors la loi qui ont repris la route du Nigeria où ils avaient opéré. Entre temps, il y a eu les échauffourées du grand Agonvi au cours desquelles cinq coopérateurs ont été froidement abattus. La nuit d’hier, ce sont les coups de feu au carrefour Adjarra Dokodji. La situation fait suite à l’inactivité des éléments des brigades civiles de sécurité jalousement entretenues sur le préfet Félix Zanfongnon. Outre le fait que le calme régnait dans tous les quartiers qui avaient chacun leur brigade de sécurité respective, il y a le fait que des renseignements sont régulièrement donnés aux éléments des forces de l’ordre. Aujourd’hui, tous ces comportements sont du passé et l’insécurité prend de l’ampleur sous le préfet François Houessou.   J-Ch. H. (Br. Ouémé/Plateau)

Pose de la 1ère pierre de l’Université « Barack Obama »:Grâce Lawani renforce les capacités des générations futures

A la faveur de l’historique et gigantesque cérémonie de prestation de serment du tout nouveau président élu des Etats-Unis d’Amérique en la personne de son excellence, Barack Obama, le Réseau afro-américain pour le développement africain (Raada), a organisé une série d’activités sous la houlette de sa présidente, le conseiller spécial du chef de l’Etat béninois, Grâce Lawani.

En effet, outre la pose de la première pierre de l’Université internationale afro- américaine, « Barack Obama », le mardi 20 janvier 2009 à Sègbohouè dans la commune de Kpomassè, la salle de conférence de la Ccib a servi de cadre dans l’après-midi, à une conférence publique pour faire la genèse du Raada et préciser ses ambitions pour le développement de l’Afrique. Les milliers de personnes mobilisées à la cause du premier président noir des Etats-Unis d’Amérique ont salué la démarche de l’amazone des temps modernes, Grâce Lawani, qui a souligné au passage que Barack Obama et Yayi Boni ont la même vision du développement et sont tous deux, des chantres du « Changement ». « Ca va changer, ça peut changer, ça doit changer », a dit l’un, « Yes we can », a aussi dit l’autre, a-t-elle expliqué. Ainsi, l’Université qui porte désormais le nom de Barack Obama, formera des personnalités et des cadres de qualité à l’image de l’homme qui dirige depuis 72 heures, la plus grande puissance du monde. La présidente du Raada a aussi fait remarquer qu’au-delà de la création de ce grand temple du savoir, son réseau va concentrer ses efforts dans la promotion du genre et du développement. En claire, le Raada est engagé, selon elle, dans la promotion des valeurs endogènes pour assurer et éduquer tout le monde sur les comportements citoyens, utiles à ces chantres du « Changement ». Elle n’a pas manqué de saluer à cette occasion, le sens de responsabilité des Ghanéens qui ont réussi l’alternance démocratique et politique en douceur, à l’image du Bénin. Notons que pour l’heure, le Raada compte 25 pays africains membres, toutes zones confondues, sans compter plusieurs autres manifestations d’adhésion à ses idéaux.

Aziz Fondo (Coll)

Incendie au musée historique d’Abomey : Six temples avalés par les flammes

Le musée historique d’Abomey a été frappé mercredi en début d’après-midi par un grave incendie qui a réduit en cendres six temples. Une évaluation à chaud des dégâts provoqués par le feu laisse croire qu’il faudra au moins une dizaine de millions de francs Cfa pour entreprendre les travaux de restauration.

Deux temples Agassou, deux temples Adoho dont l’un a appartenu au roi Guézo et l’autre à Agonglo et les deux temples abritant les tombes de leurs 41 épouses respectives ont été consumés par les flammes mercredi en début d’après-midi. A en croire le gestionnaire du site des palais royaux d’Abomey, Léonard Ahonon, l’incendie a été provoqué par les feux qu’allument les chasseurs de petits rongeurs. En saison sèche et surtout pendant l’harmattan, beaucoup de personnes s’adonnent à ce type de chasse qui nécessite qu’on allume des pailles sèches et qu’on introduise ce type de cocktail molotov dans les trous où sont censés se trouver les rongeurs. Mais malheureusement, la partie de chasse menée sur le site des palais royaux par des individus non identifiés a tourné au drame. L’harmattan aidant, les herbes environnantes ont pris feu et les flammes se sont rapidement propagées aux vestiges de l’histoire du Danhomè. Ainsi, au total, six des nombreux temples qu’abrite le site ont été consumés par les flammes. Arrivé sur les lieux du drame, le préfet des départements du Zou et des Collines, Maurice Armand Nouatin, a qualifié l’incendie de drame. Il urge, a-t-il laissé entendre, de demander aux parents de discipliner les enfants qui s’improvisent chasseurs et provoquent des incendies un peu partout. En attendant, a-t-il indiqué, il faut ériger des pare-feux sur le site qui doit aussi être équipé de matériels pour couper les herbes qui envahissent le site. N’eût été l’intervention des sapeurs pompiers, il est évident que les dégâts auraient été plus importants. Cependant, cet incendie met à nu les problèmes de sécurité sur le site des palais royaux d’Abomey ; un site, autrement un riche patrimoine culturel qui, en matière de sécurité, mérite mieux que la situation qui lui est faite. En effet, le site des palais royaux d’Abomey est un vaste domaine de 47 hectares qui malheureusement, n’offre aucun frein à quiconque voudrait s’y aventurer pour des besognes peu recommandables. Bien au fait de cette situation, ceux qui le gèrent, évoquent le fait que la question est préoccupante. Mais, jusqu’à ce jour, pas au point de vouloir financer les infrastructures qui lui épargneraient tout danger.

Par : Francis-Hervé Sanoussi

janvier 21, 2009

Apres avoir refuse sa nomination au poste de conseiller à la gouvernance, Gbégnonvi accuse l’entourage de Yayi

Volontiers ou contraint par des commentaires désobligeants, l’ex ministre de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales, le professeur Roger Gbégnonvi a décliné l’offre de Boni Yayi qui a bien voulu le recaser à la présidence de la République au poste de conseiller spécial du chef de l’Etat à la gouvernance Il a officialisé son refus hier par voie de presse. A ce refus, il trouve deux raisons toutes simples. La première, Roger Gbégnonvi croit que le chef de l’Etat s’est trompé sur sa personne. Parce qu’il (le chef de l’Etat) aurait cru que lui Gbégnonvi, quémandait vraiment le poste de conseiller à la Gouvernance lorsque le 11 janvier dernier, lors d’une émission télévisée sur Golfe Tv dont il était l’invité, il disait qu’il souhaiterait que le chef de l’Etat le nomme conseiller à la Gouvernance. Non. "J’ai plaisanté. J’étais dans un registre ludique et non pas dans un registre sérieux", dit-il. Il s’offusque alors, et s’en prend à l’entourage du Chef de l’Etat : "Je ne sais pas, et ça, je le reproche à l’entourage du chef de l’Etat, je ne sais pas comment on a pu le lui faire croire, comment il n’a pu avoir quelqu’un dans son entourage pour lui dire, monsieur le président, le professeur Gbégnonvi n’était pas dans le genre sérieux." Et comme pour répondre à l’opinion publique qui a tôt fait de dire (commentaire du chapitre 7, verset 7 de l’Evangile de Saint Mathieu à l’appui) que Roger Gbégnonvi a demandé et Boni Yayi lui a donné, il martèle : "Donc, je ne lui ai rien demandé du tout."

La deuxième raison de son refus, "c’est qu’il y a déjà, dit-il, dans la République plein d’organes d’Etat capables de jouer ce rôle et dont la fonction principale est de jouer ce rôle." Et, il en cite des exemples que sont l’Observatoire de lutte contre la corruption (Olc), l’inspection générale d’Etat, l’Inspection générale des finances, et le haut commissariat à la Gouvernance concertée, pour en conclure qu’il ne voit pas ce que ferait encore aux côtés du chef de l’Etat, un conseiller spécial à la Gouvernance. Mais, il y a une troisième raison de son refus du poste de conseiller, bien qu’il ne l’ait dit expressément. C’est que, Gbégnonvi a peur de l’entourage de Boni Yayi. Il a peur d’être mal placé à la présidence. Car il dit : "Qu’il me le pardonne (il parle du chef de l’Etart), j’ai le sentiment qu’à la présidence (et), dans les différents ministères, il est de plus en plus entouré de requins qui vont bouffer le petit fretin que je suis. Et je crois que je n’aurai même pas le pouvoir de faire quelques pas avant qu’ils ne m’aient bouffé."

Les griefs de Gbégnonvi

"Ce que je reproche concrètement à l’entourage du chef de l’Etat, c’est de l’empêcher de faire le changement. Et il n’ y a pas que l’entourage du chef de l’Etat. Mais je m’en prends à l’entourage du chef de l’Etat, parce que si déjà cet entourage était sain, beaucoup de choses changeraient dans le pays. Le poisson pourrit par la tête ; donc il est bon par la tête. Donc, je n’ai pas l’impression aujourd’hui que le chef de l’Etat soit bien entouré, parce que les gens qui l’entourent ne veulent pas du changement, parce que le changement, ça veut dire que chacun va se contenter de son salaire, et que si l’on veut plus de salaire, on doit pouvoir l’expliquer, quitte à entrer en grève pour obtenir le salaire, et non pas faire ce qui se fait autour de moi, et qui se fait partout dans le pays. Je veux dire partout dans les ministères, partout dans les sociétés d’Etat, des missions fictives pour avoir de l’argent, des chantiers d’Etat qui durent des années et des années au lieu de trois mois, parce que plus ça dure, plus tous ceux qui sont concernés s’en mettent plein les poches. Donc, je reproche à l’entourage du chef de l’Etat, à commencer par le Palais de la République, de ne pas jouer le jeu du changement pour lequel nous avons été 75% à élire le chef de l’Etat."


Angélique Kidjo : "J'ai chanté pour Obama"

Je suis née au Bénin, le pays d'Afrique de l'Ouest d'où sont partis la plupart des esclaves vers l'Amérique, et j'ai décidé de m'installer à New York en 1998 pour accomplir mon rêve de petite fille : chanter avec les artistes noirs américains dont la musique avait bercé mon enfance. Mais je me suis vite rendue à l'évidence : il serait difficile de travailler avec des stars afro-américaines qui parlaient tout le temps de l'Afrique, mais n'avaient pas envie d'en savoir plus.

Au début, la candidature de Barack Obama n'a pas été soutenue par la communauté afro-américaine. Il n'est pas assez noir, ce qui veut dire : il est africain, pas américain. Mais très vite, je sens une vague de fond, l'Afrique et le métissage ne sont plus tabous. En février 2007, deux jours après que j'ai reçu un Grammy Award, la puissante National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), qui a soutenu pendant un siècle la lutte pour les droits civiques des Noirs, me décerne, à moi, une Franco-Africaine, un tout nouveau prix, l'Image Award for Outstanding World Music Album. C'est un signe des temps.

Ainsi, j'ai l'impression que l'élection de Barack Obama est liée à mon destin. A l'annonce des résultats, ma fille, Naïma, métisse comme lui, a pleuré de joie pendant une heure. Il fallait absolument que j'aille à Washington ! Et dès le lendemain, je reçois des invitations à chanter dans les fameux balls (les "bals"), puis un e-mail officiel me conviant à la cérémonie d'investiture. Tous mes amis sont jaloux !

Dimanche 18 janvier
Washington : la communauté des immigrés africains au "Ball"

Il neige à New York. Nous partons tôt pour arriver à temps à Washington pour le grand concert "We Are One" produit par la chaîne HBO au pied du Lincoln Memorial. Le show se passe comme pour les Oscars : des acteurs célèbres comme Tom Hanks présentent et les superstars chantent, dans une combinaison d'artistes noirs et blancs : James Taylor avec John Legend, la chanteuse de soul Betty Lavette avec Jon Bon Jovi. Le thème, c'est le consensus. Garth Brooks, le roi de la country, chante avec une chorale de gospel ! Un moment me touche particulièrement : l'acteur Samuel L. Jackson explique que Rosa Parks, la militante des droits civiques, avait senti la force de ses ancêtres africains en refusant de céder sa place dans le bus en 1955.

Beyoncé Knowles monte sur scène pour le grand final, mais je dois courir me préparer pour mon premier ball ce soir ! Je chante à l'African Diaspora Inaugural Ball dont les profits iront à la fondation Batonga pour l'éducation des filles en Afrique (créée en 2006 par Angélique Kidjo, son mari, Jean Hébrail, et deux avocats). La communauté des immigrés africains de première et deuxième générations est venue de tout le pays, célébrer la victoire d'un président dont le père est kényan. Soudain, c'est à la mode d'être d'origine africaine. Les femmes sont très élégantes ; Ishmael Beah, l'ancien enfant soldat de Sierra Leone (auteur du Chemin parcouru, éd. Presses de la cité) devenu écrivain superstar, discute avec Donald Payne, un parlementaire, farouche défenseur de l'Afrique au Congrès. La salle chante avec moi, acquise. On me promet 10 000 livres d'école pour ma fondation.

Lundi 19 janvier
Washington : Harry Belafonte chez les Kennedy

En octobre 2008, on m'a demandé de chanter pour un concert privé afin de réunir des fonds pour Obama. L'événement s'est passé dans le très luxueux appartement new-yorkais de Gregory C. Carr, l'un des inventeurs de la messagerie vocale qui, déprimé par la politique de George W. Bush, avait dédié sa vie à sa fondation au Mozambique. J'y ai rencontré Lauren Bacall, une militante démocrate de longue date qui a dansé avec moi, du haut de ses 80 ans, et Stephen Smith, l'un des neveux de John Kennedy.

Aujourd'hui, en retour, je suis invitée à célébrer la victoire d'Obama dans la maison des Kennedy, en présence de toute la famille ! Au sommet d'une colline, la résidence est impressionnante. A l'intérieur, les murs sont couverts de lettres de Lincoln, de Washington et des Kennedy. Je déniche une photo d'Hailé Sélassié, le roi d'Ethiopie, dédicacée à "JFK" en 1963 ! Au fond trône le poster du nouveau président.

Je salue Ethel, la femme de Robert Kennedy, peut-être un peu étonnée de rencontrer une chanteuse africaine en ces lieux très chics. Je croise Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve fédérale. On est loin du show-biz. Soudain j'aperçois mon héros, Harry Belafonte ! Harry, superstar de la chanson des années 1950, a été le premier à soutenir Martin Luther King, alors inconnu. Petit fille, je rêvais devant les pochettes de ses albums. Harry est le héros du jour dans les médias.

Tout le monde l'interroge : le rêve de Martin Luther King s'est-il accompli ? Moi, je pose à Harry - qui a toujours soutenu la musique africaine et ma carrière - une question qui me tient à coeur : "Qu'est-ce que tu penses que l'élection de Barack Obama va changer pour l'Afrique ?" Harry hésite et me dit : "C'est une question importante, laisse-moi réfléchir. Demain, je présente le Peace Ball, la soirée où tu vas chanter. Je te donnerai ma réponse."

Mardi 20 janvier
Washington

Réveil à 5 heures et demi. Six kilomètres de marche obligatoire dans un froid extrême. J'en profite pour mettre un foulard africain sur la tête. Aujourd'hui, comme disent les rappeurs d'ici, je "représente" mon africanité, ce qui me permet aussi de garder la tête au chaud. Munis de nos tickets VIP, nous nous approchons d'une foule énorme. Tout est bloqué.

A peine arrivés, la cérémonie commence, Colin Powell est applaudi, on lui a donc pardonné ses années Bush... Soudain, Aretha Franklin chante, mon coeur se pince. Elle fut la première artiste soul à s'habiller en Africaine. Le discours d'Obama renforce en moi la conviction que c'est sa part africaine qui l'a fait élire président. Comme Nelson Mandela, il semble au-dessus de la mêlée. Son père, kenyan, a dû lui faire prendre conscience que les Etats-Unis ne sont pas le centre du monde ! J'ai le sentiment qu'un Jesse Jackson, bien qu'au coeur de la lutte pour les droits civiques, n'aurait pas pu être élu président. J'essaie de ne pas trop crier mon enthousiasme. Impossible de perdre ma voix, j'ai un concert ce soir !

Le Peace Concert, 19 heures

Nous recevons un message de Claude Grunitsky, le gérant d'origine togolaise du magazine new-yorkais Trace : la grand-mère africaine d'Obama est arrivée à la fête, "Africa on the Potomac", organisée pour elle à quelques kilomètres de Washington. On saute dans la voiture mais la circulation est tellement délirante que l'on doit vite faire demi-tour si l'on ne veut pas arriver en retard au Peace Ball !

20 h 30

Dès le lendemain du résultat de l'élection en novembre, Eve Ensler, l'auteur des Monologues du vagin, qui consacre tant d'énergie à la cause des femmes africaines, me dit qu'une soirée pour promouvoir la paix s'organise le soir de l'inauguration et que les organisateurs veulent que mon groupe clôture le concert. Ce soir, je vais donc chanter avec Michael Franti, le chanteur activiste parti en Irak en 2005 pour tourner un documentaire pacifiste. Beaucoup de ceux qui militent aux Etats-Unis pour une nouvelle Afrique seront là ce soir. Par exemple Abigael Disney, la petite-fille de Walt Disney, qui utilise sa fortune pour soutenir le développement de l'Afrique. La rumeur veut qu'Alice Walker, l'auteur du roman Color Purple, soit là...

Le Peace ball se déroule dans l'immense Musée historique de la poste. On est loin de l'ambiance officielle de la journée. Il est minuit, j'essaie d'oublier les kilomètres parcourus à pied : je vais monter sur scène dans cinq minutes, et Joan Baez m'a promis de venir danser sur scène...

La nuit va s'achever et Harry Belafonte n'a toujours pas répondu à ma question... Je me demande si l'élection de Barack Obama va changer la donne en Afrique. Je n'en suis pas convaincue. Ce qu'il nous faudrait peut-être ; c'est notre propre Obama, président des Etats-Unis d'Afrique ! Et pourquoi pas une femme d'ailleurs !

Angélique Kidjo

© Copyright Le Monde

Pour une affaire de présomption d’escroquerie. L’huissier Bankolé interpellé puis relâché

Arrêté hier manu militari par la brigade de gendarmerie de Godomey suite à la plainte d’un acquéreur de parcelle, l’huissier de justice Maxime Bankolé a été relâché dans la soirée après règlement du différend. Aux dires de Me Bankolé, c’est autour de 9h 15 mn que le Chef Brigade Valette Chrysostome et ses hommes ont débarqué à son bureau alors qu’il suivait des soins médicaux. Ce dernier l’a invité à le suivre au motif qu’il avait un dossier sur lui. C’est donc arrivé sur les lieux qu’il lui notifie qu’il est en garde à vue. Selon la version de l’intéressé, la plainte dont il faisait l’objet est relative à une affaire de parcelle. En effet dit-il, il devrait exécuter une décision de justice pour déguerpir 86 habitants du quartier Sainte Rita dans la ville de Cotonou .

C’est alors que ses clients, les bénéficiaires de la parcelle lui présentent un monsieur X qui aimerait acquérir une des maisons dont les occupants sont en voie d’être déguerpis. Les deux parties (ses clients et le futur acquéreur)   avaient déjà identifié les maisons et le  montant convenu était de 7 millions.

Me Bankolé  rappelle avoir prévenu  l’acquéreur, qui a versé  la somme convenue  en trois tranches de 5millions  et d’ un million par deux fois,  de ce qu’il ne pouvait jouir de son droit de propriété   le déguerpissement des occupants actuels. Entre temps, un décret a été pris en conseil des ministres  suspendant les déguerpissements forcés. Mais suite à une décision de la Cour constitutionnelle  les décisions de justice sont redevenues exécutoires.

Seulement, poursuit-il, lors de l’exécution de la décision ordonnant les déguerpissements, certains occupants ont brandi, qui sa convention de vente, qui son titre foncier. Il découvre alors que la parcelle que voulait acheter X , faisait partie de la catégorie de ceux qui ont brandi des titres fonciers. Il a donc pris le soin d’inviter ses clients et l’acquéreur a trouvé un terrain d’entente afin de procéder à un autre choix.  Surtout que l’argent  était déjà entre ses mains et qu’une promesse de vente était convenue entre les deux parties.

Avant de procéder à des opérations de déguerpissement, informe Me Bankolé, le procureur général est parfois invité à jouer dans une certaine mesure la médiation entre les parties concernées. C’est donc cette démarche qui est cours quand sans une convocation préalable, il s’est vu interpellé  comme un vulgaire malfrat par le chef de la brigade de Godomey.

Suite à la confrontation qui a eu lieu entre le présumé acquéreur et l’huissier, les divergences ont été aplanies. Le plaignant a reçu un chèque correspondant à l’argent déposé après avoir délivré un certificat de désistement au mis en cause, qui apparemment ne demandait que ça. Suite à cela, il a recouvré sa liberté en présence d’une forte présence d’avocats et d’huissiers. Le chef de la brigade n’a voulu faire la moindre déclaration sur l’affaire.

Benoît Mètonou

Pour une affaire de présomption d’escroquerie. L’huissier Bankolé interpellé puis relâché

Arrêté hier manu militari par la brigade de gendarmerie de Godomey suite à la plainte d’un acquéreur de parcelle, l’huissier de justice Maxime Bankolé a été relâché dans la soirée après règlement du différend. Aux dires de Me Bankolé, c’est autour de 9h 15 mn que le Chef Brigade Valette Chrysostome et ses hommes ont débarqué à son bureau alors qu’il suivait des soins médicaux. Ce dernier l’a invité à le suivre au motif qu’il avait un dossier sur lui. C’est donc arrivé sur les lieux qu’il lui notifie qu’il est en garde à vue. Selon la version de l’intéressé, la plainte dont il faisait l’objet est relative à une affaire de parcelle. En effet dit-il, il devrait exécuter une décision de justice pour déguerpir 86 habitants du quartier Sainte Rita dans la ville de Cotonou .

C’est alors que ses clients, les bénéficiaires de la parcelle lui présentent un monsieur X qui aimerait acquérir une des maisons dont les occupants sont en voie d’être déguerpis. Les deux parties (ses clients et le futur acquéreur)   avaient déjà identifié les maisons et le  montant convenu était de 7 millions.

Me Bankolé  rappelle avoir prévenu  l’acquéreur, qui a versé  la somme convenue  en trois tranches de 5millions  et d’ un million par deux fois,  de ce qu’il ne pouvait jouir de son droit de propriété   le déguerpissement des occupants actuels. Entre temps, un décret a été pris en conseil des ministres  suspendant les déguerpissements forcés. Mais suite à une décision de la Cour constitutionnelle  les décisions de justice sont redevenues exécutoires.

Seulement, poursuit-il, lors de l’exécution de la décision ordonnant les déguerpissements, certains occupants ont brandi, qui sa convention de vente, qui son titre foncier. Il découvre alors que la parcelle que voulait acheter X , faisait partie de la catégorie de ceux qui ont brandi des titres fonciers. Il a donc pris le soin d’inviter ses clients et l’acquéreur a trouvé un terrain d’entente afin de procéder à un autre choix.  Surtout que l’argent  était déjà entre ses mains et qu’une promesse de vente était convenue entre les deux parties.

Avant de procéder à des opérations de déguerpissement, informe Me Bankolé, le procureur général est parfois invité à jouer dans une certaine mesure la médiation entre les parties concernées. C’est donc cette démarche qui est cours quand sans une convocation préalable, il s’est vu interpellé  comme un vulgaire malfrat par le chef de la brigade de Godomey.

Suite à la confrontation qui a eu lieu entre le présumé acquéreur et l’huissier, les divergences ont été aplanies. Le plaignant a reçu un chèque correspondant à l’argent déposé après avoir délivré un certificat de désistement au mis en cause, qui apparemment ne demandait que ça. Suite à cela, il a recouvré sa liberté en présence d’une forte présence d’avocats et d’huissiers. Le chef de la brigade n’a voulu faire la moindre déclaration sur l’affaire.

Benoît Mètonou

Limogeages à la mairie de Cotonou. Soglo remplace les colombes par les faucons

Le maire de Cotonou, Nicéphore Soglo, a limogé certains de ses proches. Le 12 janvier dernier, il a relevé de ses fonctions son chargé des affaires politiques, Denis Amoussou-Yéyé. Il a été remplacé par Marcellin Dégbey par un arrêté antérieur pris, le 06 janvier 2009 Son chargé des relations internationales et de la coopération décentralisée, Gbégnimou Hindé, proche de Joseph Tamégnon, a également fait les frais du coup de balai, le 12 janvier dernier. Son poste est actuellement occupé par l’ancien ambassadeur et ex-député, Valery Mongbè, nommé le même jour .
Selon les sources proches de la mairie de Cotonou, le maire Soglo a relevé de leur fonction ses collaborateurs modérés avec le pouvoir en place. Ceux-ci veulent qu’il révise sa position vis-à-vis du gouvernement pour avoir les moyens de mener sa politique de développement. Ils lui conseillent de négocier avec le chef de l’Etat pour obtenir les ressources dont il a besoin pour atteindre ses objectifs. Pour les personnes victimes des décisions du chef de la municipalité de la grande ville du Bénin, il serait difficile de résoudre les problèmes de Cotonou sans l’appui de l’Etat central. Mal compris peut-être, ils ont été remplacés par les partisans de l’opposition radicale contre le président Boni Yayi. Selon les informations, le maire Soglo serait jusqu’à présent très en colère contre Rosine Soglo qui a fait passer le budget général de l’Etat 2009 mettant en difficulté totale sa mairie.

Jules Yaovi Maoussi

Assemblée nationale. La preuve que le malaise règne au sein des G et F

Il n’y a plus aucun doute, les leaders politiques de la grande coalition politique constituée du G4, G13 et de Force Clé ne parlent plus depuis quelques temps le même langage à l’Assemblée nationale.

Depuis le vote du budget général de l’Etat gestion 2009 par les députés de cette coalition pour lequel la présidente de la Renaissance du Bénin on se rappelle, a joué un rôle de facilitatrice, les membres de ce regroupement politique naviguent à vue. Désaccords, divergences de point de vue sur tel ou tel dossier, chacun tire le drap de son côté selon ses intérêts.

Le dernier feuilleton désolant qui a été observé le lundi dernier au sein de l’hémicycle est la preuve palpable que les G et F ne parlent plus du tout le même langage. Sinon comment comprendre qu’un député tel qu’Epiphane Quenum, qu’on connaissait très critique à l’endroit du pouvoir en place, se convertisse littéralement en défenseur du gouvernement et se permet même de donner des leçons de morale et d’éthique à ses collègues de l’opposition.

Il Fallait le voir très furieux le lundi dernier à l’hémicycle lorsque ses collègues avaient refusé de prendre en compte son amendement, celui de désigner les membres de la Haac non en plénière comme l’ont proposé ses collègues de l’opposition, mais en conférence des présidents. Cela suffisait pour ce député de se mettre en courroux contre ses collègues.

il va même affirmer que << personne ne peut dire qu’il lui a payé ses frais de campagne pour se retrouver au parlement>>. Sa réaction, soutenue visiblement par sa présidente Rosine Soglo, n’a pas plu à ses collègues de l’opposition qui l’ont carrément boudé. Ces réactions fréquentes du député Epiphane Quenum frisent quelque peu des appels de pieds au pouvoir Fcbe tel point qu’on s’interroge sur ses réelles motivations et s’il n’était pas en mission pour l’exécutif.

D’aucun auraient pourtant prédit un long feu à l’existence de cette coalition des G et F qui se fragilise de jour en jour. << Même si nous restons seulement deux, cela ne nous empêchera pas d’aller jusqu’au bout...>> a déclaré de façon officieuse un député de F au terme de la plénière du lundi dernier. C’est la preuve que le malaise persiste dans le rang des G et F et on se demande quel avenir politique peut-on encore attendre des assises du séminaire de Bohicon à l’approche de 2011.

 

Ismail Kèko

Loi organique sur la Haac. Les députés toujours divisés (La plénière renvoyée à demain)

Il sonnait environ 1h du matin ce mardi,  lorsque le président de l’Assemblée nationale Mathurin Coffi Nago suspend la séance pour deux heures de temps à la demande insistante de l’honorable Jean-Baptiste Edayé du Psd.

Mais comme les députés de camps adverse n’arrivent pas à trouver un consensus autour des amendements apportés à la proposition de loi palais des gouverneurs à Porto-novo hier comme prévu. Selon des sources proches de l’Assemblée nationale, les travaux vont se poursuivre demain.

On se rappelle que les raisons évoquées par les députés Jean-baptiste Edayé pour demander la suspension étaient que la confusion s’installait dans les esprits à propos des deux rapports présentés par la commission des lois. Un rapport établi sur la base de la proposition introduite par le député Sacca Fikara et ses collègues et un autre i après l’avis de la Haac

Mais les points de désaccord entre les députés et la commission seraient que d’une part, les modifications apportées par les auteurs dans la proposition de loi ont été pour la plupart rejetées par la commission des lois. Il s’agit des articles 16, 18 et 35 nouveaux. D’autre part, la représentativité au sein de la Haac et les modalités d’attribution de fréquences proposées par la commission des lois ont été rejetées en bloc par les auteurs de la proposition.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est qu’un autre article 17 objet d’amendement a été introduit en complément à l’article 16 nouveau de la proposition de loi qui parle de la représentativité au sein de l’institution. Puisque, contrairement à ce qui est proposé dans la proposition de loi, la commission a retenu 2 membres désignés par le président de la République, 3 par l’Assemblée nationale et 5 par les professionnels des médias. Face à cette situation, plusieurs amendements ont été formulés de part et d’autre. 

Par exemple, le député Epiphane Quenum qui n’est pas de l’avis de ses collègues de l’opposition a introduit un autre amendement qui propose que la désignation se fasse par les membres de la conférence des présidents de l’institution parlementaire au lieu de la plénière.

Par contre pour son collègue Georges Bada de la Rb, il a amendé l’article 35 de la loi en proposant que si même le rapport technique  de la commission n’est pas envoyé à la Haac à temps, qu’un délai soit donné au gouvernement. Au cas où ce délai n’est pas respecté, la Haac peut procéder à l’attribution des fréquences. Finalement au terme des travaux en commission, un délai de six mois a été retenu.

Un autre amendement qui a été introduit à l’article 16, celui de l’honorable Chabi Sika de la Fcbe qui a soutenu la proposition faite par la commission mais a souhaité que la configuration du parlement soit respectée. Les députés ne s’entendant pas sur les différents amendements introduits et ceux retenus par la commission des lois, le député Jean-Baptiste Edayé a demandé une suspension de 2h de temps pour harmoniser les points de vue au sein de son groupe parlementaire.

Cette demande n’était pas de l’avis de ses collègues tels que Rosine Soglo, Epiphane Quenum, Affo Djobo et autres qui ont suggéré que la séance se poursuive. Il sonnait en ce moment 23h45 minutes. Malgré le temps très avancé, le président Mathurin Nago était obligé d’appliquer le règlement intérieur et d’accéder à la requête du député. La séance fut suspendue le mardi tôt. Elle sera reprise demain.

 

I. K.

Nomination à la Présidence de la République. Pourquoi Gbégnonvi refuse l’offre de Yayi ?

A travers une chaîne de télévision de la place, on a pu savoir que l’ancien ministre de l’alphabétisation a renoncé au poste de conseiller à la bonne gouvernance auquel il a été promu après en avoir fait la demande publiquement. Une attitude qui, au-delà de l’explication qu’en donne l’intéressé lui-même, se prête  à plusieurs interprétations.

Le professeur Roger Gbégnonvi justifie son refus par le fait qu’il ne serait pas utile à un tel poste. Il pense également que le président devrait permettre aux institutions déjà existantes telles que l’Inspection générale des finances (Igf), le haut commissariat à la gouvernance concertée, l’observatoire de lutte contre la corruption de faire leur travail à fond.

C’est substantiellement les raisons qu’il a avancées. Cependant, pour qui sait que l’ancien ministre a publiquement demandé à être nommé à ce poste, il se pose plusieurs questions. En effet, le ministre dit que son appel à l’endroit du chef de l’Etat était dans un registre ludique tel qu’un professeur s’emploie à le faire à quelques minutes de la fin de son cours. Alors pourquoi ne l’a-t-il pas signifié juste après avoir essayé de faire rigoler les téléspectateurs ? Mieux, de la date de sa nomination au moment de sa réaction publique, il y a bien eu quelques jours.

Que s’est-il donc passé pendant ces quelques jours ? Le ministre Roger Gbégnonvi donne l’impression d’avoir cédé suite aux innombrables commentaires parus dans certains journaux de la place. Ou bien il s’est rendu compte  de ce que le poste de conseiller est purement et simplement un mouroir sous le président Boni Yayi. Les exemples dans ce sens sont légion. Ou encore, son expérience de 11 mois au gouvernement l’a dissuadé de travailler une nouvelle fois aux côtés de son ami, le président Boni Yayi. L’autre thèse qui est accréditée par certains observateurs, est qu’il serait fort probable que le refus du professeur soit liée à une histoire de famille.

Un argument qui a très peu d’adeptes cependant, affirment les défenseurs ‘’derrière un grand homme, il y a toujours une femme de feu’’. Toujours est-il que le professeur Roger Gbégnonvi n’a pas cru devoir accepter un poste qu’il a lui-même réclamé. D’où l’inquiétude qu’on est en droit d’avoir par rapport au fonctionnement du président Boni Yayi. Particulièrement en ce qui concerne les nominations, il faut le souligner, il y a un problème qui se pose.

Après le refus catégorique des honorables Léon Ahossi et Valentin Houdé de siéger dans l’équipe gouvernementale actuelle, plusieurs autres anciens ministres promus conseillers spéciaux auraient décliné tout bonnement l’offre. On peut citer les cas de l’ancien ministre de la santé publique, Késsilé Tchala, de Issa Démonlé Moko qui aurait refusé le poste de secrétaire général du gouvernement. Apparemment, ces nominations ont été faites sans consultation préalable.

On a encore en mémoire la surprise de ce cadre nommé ministre et qui demandait à savoir le ministère dont il avait la charge. Le refus de Gbégnonvi a donc le mérite de mettre à jour ce mode de fonctionnement du chef de l’Etat qui nomme les gens comme on pourrait déplacer un pion sur un damier. Toute chose que le président doit revoir.

 

Benoît Mètonou

Lutte contre le goitre endémique. Le Bénin évolue à pas lents

La lutte contre les maladies liées à la carence en iode, notamment le goitre, se révèle de plus en plus inefficace au Bénin. Toutes les initiatives et moyens mis en œuvre, il y a quelques années, battent de l’aile, pendant que des populations continuent de développer cette maladie et d’en mourir  dans la plupart des cas Où en est le Bénin dans le cadre de la lutte contre les troubles dues à la carence en iode (Tdci)?  Le tableau affiche des résultats bien inquiétants. Selon les données de l’enquête démographique réalisées en 2006, il ressort que parmi les ménages dont le sel a été testé, un peu plus de la moitié (55%), seulement utilisait du sel adéquatement iodé, ce  qui montre que la proportion des ménages utilisant du sel a nettement diminué, passant de 72% en  2001 à 55% en  2OO6. Cette baisse drastique des statistiques, a des explications majeures, indique Mr Antonin  Oliyidé, ingénieur agronome nutritionniste. A le croire , celles –ci sont, entre autres, liées à la faible implication des élus locaux dans la lutte contre les Tdci au Bénin, la perméabilité des frontières  avec l’existence de mécanismes d’introduction du sel non iodé en provenance des pays limitrophes ; la non organisation en réseau des saliculteurs  et salicultrices des zones  salicoles du Bénin ; la non fonctionnalité de l’unité d’iodation du sel de Comè …Autant d’insuffisances qui ne contribuent guère à une lutte efficace contre les Tdci.

Et pourtant, le goitre endémique, par exemple, a été identifié depuis fort longtemps au Bénin. C’était en 1936 pour la première fois dans la partie septentrionale. Des années plus  tard, des enquêtes y furent menées couvrant plusieurs localités en 1983,  et en 1994 notamment. Elles ont révélé   à l’époque, un taux total de goitre de 19% environ  à l’époque. Au nombre des actions alors menées par le gouvernement, une opération de distribution d’huile iodée a été organisée dans plusieurs localités du Bénin. Toute fois,  la stratégie principale adoptée depuis 1995 pour  le contrôle de la carence iodée est l’iodation universelle du sel. Et c’est la mise en œuvre de cette stratégie qui a été consacrée par des dispositions règlementaires dont notamment, un arrêté interministériel qui réglemente l’importation et la commercialisation du sel iodé au Bénin. Il met l’accent sur les obligation faites aux opérateurs économiques de n’importer que du sel. Mais pour monsieur Antonin Oliyidé, les problèmes demeurent entiers. Il s’agit surtout, indique –t-il, du déficit d’information au niveau de certains segments de la population sur les conséquences de la carence en iode  sur l’individu et les communautés ; la dépendance du Bénin vis- à vis de l’Unicef pour l’approvisionnement en kid ; l’insuffisance du personnel technique dans le système du surveillance continue du sel, l’inexistence au Bénin d’un laboratoire de détermination de l’iodurie,  etc.

L’engagement du professeur Amoussou - Guènou
Si les choses  trainent encore du côté du gouvernement,  certains spécialistes de la santé ne dorment pas pour autant sur leurs lauriers. Au nombre de ceux-ci , le professeur Kuassi Marcellin Amoussou Guènou  s’implique activement dans la lutte contre le goitre endémique depuis quelques années. C’est ainsi qu’il a initié courant 2008, une communication soumise au conseil des ministres  dans le cadre de l’appui à la mise en place d’un service de radio immunodosage à la faculté des sciences  de la santé (Fss), pour la prise en charge du goitre endémique dans les départements des Collines et de la Donga où la prévalence du goitre endémique est élevée. Les  raisons sont multiples. Il s’agit de l’enclavement géographique de ces deux départements, le faible apport alimentaire en iode et des facteurs alimentaires goitrigènes aggravant telles que : la consommation de manioc, source de thiocyanates.

Il ressort des résultats d’enquêtes récentes  que plus de 20%des enfants de 6 à, 12 ans et plus de 10% de la population totale en souffre dans ces régions. Le professeur Amoussou - Guènou  précise aussi que cette maladie se caractérise par son début insidieux  qui, en retarde les diagnostics lors que la baisse des capacités intellectuelles et le crétinisme sont installés. D’où la nécessité de sensibiliser davantage les populations sur ces manifestations. Et c’est à cette œuvre que s’attèle désormais le professeur Amoussou Guènou, qui initie des ateliers de sensibilisation à l’endroit des acteurs de santé des régions ciblées et des leaders d’opinion  en vue de les amener à contribuer à la prévention,  aux diagnostics précoces  et au processus de prise en charge de cette maladie avec la contribution financière de l’Appui du projet Arhes (Appui à la restructuration et à l’harmonisation de l’enseignement supérieur.q
 Tchanou Christian

janvier 20, 2009

Nos défis sont nombreux, ils seront relevés", promet Obama

"Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis", a déclaré Barack Obama, en prêtant serment à Washington D.C, sur la Bible utilisée par Abraham Lincoln en 1861

Barack Obama est devenu ce mardi le 44e président des Etats-Unis et le premier président Afro-Américain . Plus de 2 millions de personnes, étaient venues l’acclamer malgré le froid (-6° C). 

 

"Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous sommes confrontés sont réels, ils sont graves et nombreux", a-t-il indiqué au début de son discours d’inauguration, sur les marches du Capitole. "Ils ne seront pas relevés facilement ni rapidement. Mais sache, Amérique, qu'ils le seront."

 

Barack Obama s’est ensuite félicité que ses concitoyens aient choisi “l’espoir plutôt que la peur”, en affirmant que les Etats-Unis étaient "prêts à diriger à nouveau".


Le 44e président des Etats-Unis, qui va diriger un pays frappé de plein fouet par la crise financière et économique, estime que cette crise est le fruit de "la cupidité et de l'irresponsabilité de certains". "L'état de l'économie impose l'action, ferme et rapide, et nous allons agir", a-t-il ajouté.

 

"Un pays ne peut prospérer longtemps en ne favorisant que les plus prospères", a-t-il ajouté.

 

Quitter l’Irak " de façon responsable"

 

 

Concernant la politique étrangère, Barack Obama s’est engagé à faire preuve de responsabilité dans le rapatriement des forces déployées en Irak. Il promet que les Etats-Unis vont "commencer à quitter l'Irak de façon responsable".

Il s'est également engagé à ramener la paix en Afghanistan.

 

Barack Obama tend la main au monde musulman et propose "une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels". Il se veut toutefois ferme envers les terroristes : "Nous vous vaincrons."

 

Il a également abordé l'aspect environnemental, dossier sur lequel il entend travailler "sans relâche pour faire reculer le spectre du réchauffement de la planète".

 

Barack Obama et son épouse Michelle, vêtue d'une robe or pâle, avaient auparavant quitté la Maison Blanche en compagnie du président sortant, George W. Bush, qui a achevé ainsi huit années d'un mandat marqué par les attentats du 11 septembre 2001 et les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak.

RÉPONSE DÉFINITIVE À MONSIEUR ALAIN S.KOKOUVI, SOCIOLOQUE

Par Olympe BHÊLY-QUENUM
Monsieur,

Je n’ai pas encore vu votre lettre ouverte dans un journal béninois ; dès son éventuelle publication, ma réponse ci-dessous sera diffusée sur l’Internet.
*

« l’auteur lui-même[…] assène les coups. Chaque lettre, chaque syllabe, chaque mot, chaque phrase, bref toutes les phrases me rappelaient les coups de cravache du primaire, raisons de ma colère »

Vous m’en voyez ravi ; ma réponse à Monsieur Vianney Assani est valable pour vous aussi :j’ai précisé que je ne répondrais pas à son éventuelle lettre, à vous non plus, mais je dis d’entrée : si vous n’étiez pas déjà dans les bonnes grâces du non-Changement dont souffre le peuple, vous êtes en quête d’un créneau où vous pourriez vous insérer ; à coup sûr, vous l’aurez : prédiction de « DECADENCE D’UN ECRIVAIN AU SOIR DE SA VIE »

« Monsieur le faiseur de rois! » ?

Dieu merci, non : je n’en ai jamais eu le songe ; la clientèle en était déjà pléthorique avant l’avènement au Bénin du « Messie » qui est le vôtre aussi. Mais…Monsieur le sociologue, vos grilles sont fausses ! Ne serait-ce pas volontairement ? La sociologie, la socio-anthropologie culturelle aussi, je les connais en profondeur ; en mouvement depuis L’Initié et Le chant du lac, elles ont atteint leur apogée dans Les Appels du Vodún. D’autre part, en tête de plus d’une équipe sur le terrain objectif, les enquêtes effectuées n’ont jamais été contestées et je le dis avec fierté.

« j’ai 47 ans, je ne pense pas être de la dernière pluie. » « un compatriote né des années bien après votre « deuxième enfant », à l’exemple d’Henri Guaino. Je ne savais pas que vous étiez également l’homme qui sauva le journal français « Libération » quand « il ne battait plus que d’une aile et poussait des cris d’un blessé à mort ». Bravo, Monsieur le « Faiseur de rois et sauveur de journaux français» !!! »

Enfantin et cocasse : 47 ans, le cadet de mes enfants est né en 1961. Quels sont les rapports entre votre âge, le rappel de ma réponse à Monsieur Henri Guaino, mon aide à Libération dont vous avez camouflé le contexte et mes légitimes reproches au président de la République du Bénin qui, ne respectant pas ses promesses électorales, berne le peuple et ruse ? Petit hypocrite, relisez donc les raisons « D’UN ECRIVAIN AU SOIR DE SA VIE » d’en avoir, lui aussi, appelé au peuple à voter massivement pour votre futur Messie , et que, dans votre hâte de plaire au Pouvoir, d’être prébendé, vous avez délibérément scellées comme sous une pierre tombale:

« …mon soutien était aussi ma riposte contre : a) l’inadmissible mensonge de Monsieur Jacques Chirac, président de la République française, qui prétendait que, tant au Bénin que loin de leur pays, les Béninois voulaient que le président Mathieu Kérékou continuât de gouverner ; b) la volonté déclarée de ce dernier de ne pas vous rendre les clefs du pouvoir si vous étiez élu. L’ingérence soutenait le déni de la démocratie. » ou encore: « Malgré l’incroyable, désespérant et la nullité du paramètre culturel de votre programme, le mot changement m’en avait semblé le socle et l’élément catalyseur. Ne vous connaissant pas, j’admets mon erreur d’avoir appelé à voter pour vous ; »

J’ai eu le courage politique de répondre vertement à Monsieur Henri Guaino comme je l’avais fait quand Monsieur Sarkozy avait piétiné l’Afrique à Bamako ; et vous ?

« vouloir ramener tout à soi et de vouloir se faire le dépositaire de l’élection du Docteur Boni YAYI »
Docteur, Docteur, toujours ce titre trompeur qui m’avait fait croire que l’économiste était médecin. Quel manque d’intelligence, de force et de finesse en polémique !

« , pourquoi l’avez-vous alors soutenu ? Pour que vos ouvrages soient enseignés dans les écoles primaires, secondaires ou supérieures?. »

Seigneur, guérissez ce sociologue de sa faiblesse intellectuelle, de son absence de logique dans le raisonnement ! Qui, un peu partout en Afrique, faisait inscrire Un piège sans fin au programme quand vos maîtres vous assenaient des coups. de cravache ? Olympe BHÊLY-QUENUM n’a jamais été et n’y sera jamais pour rien dans l’étude de ses ouvrages. Réfléchissez un peu avant d’engager une polémique, mais…c’est un fait avéré qu’on dit ou écrit n’importe quoi, qu’on recourt même au mensonge quand la politique du ventre est au gouvernail.

« De quelle connaissance du terrain » je parle ?

celle qui avait permis d’écrire L’Initié, Le chant du lac, Un Enfant d’Afrique, As-tu vu Kokolie ?, Les Appels du Vodún., C’était à Tigony et des nouvelles. Résidant au Bénin, en auriez-vous été et en seriez-vous capable ? Je vous lance un défi.

De quels « évangélistes arrogants, suffisants et vaniteux » est-il question ?

Etrange !Vous ne lisez pas la presse du Bénin ou seriez-vous hypocrite? Ils ont été mainte fois dénoncés ; l’un d’eux n’a pas nié leur présence et leur rôle auprès du chef de l’État béninois ; voici le titre du quotidien Le Matinal conservé dans les archives de mes lectures : Entourage du chef de l’Etat :Yayi Boni, prisonnier des évangélistes ? 5 juin 2008 - LE MATINAL
De quels Francs-Maçons.parlez-vous ?

De ceux que j’appelle Frères ou Sœurs et qui m’appellent Frère. Je n’ai jamais fait mystère de mon appartenance à la Grande Loge Unie d’Angleterre ; notre vigilance pendant la période révolutionnaire était connue ; notre intervention écrite lors de la Conférence des Forces Vives de la Nation n’avait pas été mise sous le boisseau. Vous aviez 29 ans ; seriez-vous Franc-Maçon ? Quelle Obédience et quelle Loge ? N’ayez pas peur, osez vous dévoiler.

De quels féticheurs s’agit-il ?

Féticheurs ? Il y a 35 ans que j’ai banni ce mot de mon vocabulaire quand je décris les vodúnsi ; quant à vous, vous êtes un fétichiste ; je désigne par ce terme celui qui voue un culte, non seulement à un objet, mais surtout à un homme jusqu’à la servilité.

« : quelqu’un qui a quitté le pays depuis 1948, qui a vécu royalement chez le colon . »

Assez plaisant. Je vis « royalement chez le colon» et le répète avec fierté : hormis le fait d’y être né, je ne dois rien au Dahomey, ni au Bénin, ni à la France où j’étais venu avec la bénédiction de mon père ; j’y étais arrivé à mes frais et avec l’aide massive de ma mère, une commerçante analphabète. A 18 ans, plus jeune employé de la firme Unilever (John Walkden) j’étais propriétaire de ma maison sur un terrain de 750m2 sis à Dantokpa ; exproprié quand on a voulu créer le marché, il fut donné à la maîtresse d’un ministre ; le général Owens, qui me connaissait, a protesté et m’a écrit ; on m’a attribué un « von » à Missèbo; la perpétuation des frustrations m’a fait recourir à la Justice ; mon avocat ? Maître Adrien Houngbédji ; le procès gagné, la décision du Tribunal n’a jamais été exécutée : Maître Grimaud, le procureur qui s’y était engagé fut muté. Que dit le sociologue de cette injustice ? Un Enfant d’Afrique inscrit au programme par le Comité compétent approprié en fut supprimé par un ministre. Le Comité stupéfait m’a alerté. Des décennies plus tard, j’ai demandé la réparation d’une telle injustice à votre Messie ; était-ce une quémande de récompense ?Je suis au-dessus de ce procédé.
Vous citez mon neveu Abbé André S. Quenum, vous citez le discours sur l’état de la Nation, ,etc. je lis tout, oui, tout ce qui provient de la presse béninoise ; hier,c’était le beau texte de Gustave GAZARD intitulé Les leçons d’Obama à nous autres d’Afrique; avant-hier, un Pasteur, présent au Bénin -qui souhaite garder l’anonymat- en me présentant ses « vœux fraternels », ajoutait : « le très regretté votre Ami le Cardinal Gantin avait raison, le pays ne va pas aussi bien que ce que la politique du ventre cherche à faire croire… ».Ouf ! voilà un Pasteur qui n’est pas de la coterie des Evangélistes dont se plaignent tant de Béninois du terrain. Ne seriez-vous pas évangéliste ? Que dites-vous de l’homélie de l’Evêque de Natitingou ? Et du compatriote originaire de Tanguiéta qui m’a écrit ?
Vous n’êtes pas un homme libre, vous êtes dépendant : la liberté, on l’acquiert et quand on la, on est d’un esprit indépendant sans concession ; rebelle à toutes les injustices, à tous les arbitraires, je suis d’un esprit indépendant sans concession . Ma dénonciation et mes reproches à Monsieur le président de la République du Bénin, pourraient être illustrés par l’intervention que voici d’un hurluberlu dans un chapitre de C’était à Tigony :

« Tête d’anachorète, tignasse rasta, longue barbe poisseuse et cache-sexe de fakir, un homme dans la foule éberluée d’avoir entendu le chef de l’État évoquer «l’émergence des Forces démocratiques » pointa son index vers le ciel et déclara :

« Oui, tu geins Haïnakogninifu, mais Eliphaz de Témân a dit :

« Un homme peut-il être utile à Dieu,
quand un être sensé n'est utile qu'à soi?
Shaddai est-il intéressé par ta justice,
tire-t-il profit de ta conduite intègre ?
Serait-ce à cause de ta piété qu'il te corrige
et qu'il entre en jugement avec toi ?
N'est-ce pas plutôt pour ta grande méchanceté,
pour tes fautes illimitées ?
Tu as exigé de tes frères des gages injustifiés,
dépouillé de leurs vêtements ceux qui sont nus ;
omis de désaltérer l'homme assoiffé
et refusé le pain à l'affamé ;
livré la terre à un homme de main,
pour que s'y installe le favori ;
renvoyé les veuves les mains vides
et broyé le bras des orphelins.
Voilà pourquoi des filets t'enveloppent
et des frayeurs soudaines t'épouvantent.
Ou bien c'est l'obscurité, tu n'y vois plus
et la masse des eaux te submerge. »

Lisez l’Ancien Testament, c’était Job qui parlait ainsi
.
Si j’ai perdu trop de mon temps à vous écrire, c’est parce que je ne répondrai plus jamais à un seul mot de vous, dussiez-vous vous camoufler sous un pseudonyme.

Je vous souhaite une Bonne année 2009 et longue vie.

Olympe BHÊLY-QUENUM.

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LETTRE OUVERTE A MONSIEUR THOMAS BONI YAYI PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BENIN (Par Olympe BHÊLY-QUENUM)

Lettre ouverte D’olympe bhely-Quenum à YAYI Boni : aigreur, REGIONALISME et décadence d’un écrivain AU SOIR DE SA VIE (Par Alain S . Kokouvi, sociologue)

 

MODIFICATION DE LA LOI ORGANIQUE DE LA HAAC : Mouvance et opposition divisées sur la question

Les députés ont examiné hier le contenu de la proposition de loi modifiant les dispositions des articles 11, 16 , 18 et 35 de la loi organique n° 92- 021 du 21 août 1992 relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication. Les avis sont partagés selon qu’on soit de la mouvance ou de l’opposition non déclarée. Le gouvernement était représenté par les ministres en charge de la communication et des relations avec les institutions.
Cette proposition de loi introduite par 25 députés, tous de l’opposition non déclarée a connu un débat au cours duquel s’est exprimé la volonté des initiateurs de rééquilibrer les rapports entre la Haac et le gouvernement. L’opposition non déclarée a de nouveau dit sa crainte de la volonté du régime en place de caporaliser la Haac et de l’empêcher par tous les moyens d’accomplir sa mission constitutionnelle. Le déclic de la modification de la loi organique relative à la Haac serait venue du dernier conflit qui a opposé le gouvernement à l’institution au sujet de l’attribution des fréquences radiophoniques. La motivation de cette initiative législative, expliquent ses initiateurs, serait donc de soustraire l’institution de l’emprise de tous les pouvoirs afin de lui permettre d’exercer la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles et de bien remplir sa mission. Ainsi, cette proposition vise-t-elle à renforcer son indépendance, garantir la transparence et l’équité dans les prises de décisions de l’institution agissant au nom de l’Etat. Selon les députés de l’opposition non déclarée, initiateurs de la proposition, elle contribuera à améliorer la cohérence des dispositions de la loi en vigueur. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Des points de vue divergents sont apparus dans le dossier sur les grandes réformes proposées et qui ont été interprétées comme des innovations dirigées contre le chef de l’Etat. C’est donc, sans surprise, que les membres de la commission des lois majoritairement de la mouvance ont rejeté tous les articles reformés. Même l’avis de la Haac qui a approuvé certaines réformes n’a pas émoussé la prise de position des députés FCBE. Pour la commission, il faut revenir au statut quo dans la mesure où les dispositions de la loi en vigueur sont bonnes. Leur application n’aurait jamais suscité jusqu’à présent de problèmes majeurs. Selon toujours cette tendance, la nouvelle proposition tend plutôt à limiter les prérogatives du pouvoir exécutif en la matière et interférer dans le domaine de la sécurité. Si à la plénière hier, les députés de la mouvance se sont montrés peu bavards parce que la majeure partie de leurs reproches, est contenue dans le rapport de la commission, ceux de l’opposition non déclarée sont intervenus pour préciser à nouveau leurs intentions. Dans l’article 16 nouveau, il a été proposé que le nombre à désigner par le Président de la République soit ramené à une personne contre 3 et celui de l’Assemblée nationale est passé de 3 à 5. Sur ce point, les arguments n’ont pas manqué. La Haac ayant été jusqu’à présent monocolore, il fallait réviser à l’article 16 , la répartition des différents animateurs de cette institution qui est censé être un organe de contre pouvoir.

   Pour les députés FCBE, si tant est que les modifications s’appuient sur l’indépendance de la Haac par rapport aux autres pouvoirs, l’option de faire désigner 5 de ses membres par le Parlement -qui est un haut lieu de la politique- ne saurait de leur point de vue garantir le résultat escompté. A l’article 18, les députés G et F ont proposé un renouvellement du mandat des membres de la Haac. Cette réforme vise à conformer le mandat de la Haac à celui des autres institutions de la République et de préserver la mémoire de l’institution. Pour les députés de la mouvance membres de la commission, la limitation à un mandat unique par le législateur était sans doute une option bien réfléchie car il permettait de restreindre les marges de spéculation pour une éventuelle reconduite desdites fonctions, toute chose susceptible de prédisposer les intéressés à bien assumer leurs missions. A l’article 35 , le bout de phrase « et sur la base d’un rapport technique présenté par le ministre chargé des communications » de l’ancien article a été supprimé et remplacé par un 2ème alinéa libellé comme suit « A cet effet, le Président de la république définit par décret pris en conseil des ministres, les bandes de fréquence ou les fréquences qui sont attribuées aux administrations de l’Etat et celles réservées pour la radiodiffusion sonore, la télévision par voie hertzienne terrestre ou par satellite ». Les députés de la mouvance ont fait recours à la sécurité de l’Etat pour rejeter cette modification. Cependant, les députés de la RB en l’occurrence Epiphane Quenum ont pris une distance par rapport au mode de désignation. Il est opposé à ce qu’on diminue le nombre de membres désignés par le chef de l’Etat. Aussi, a-t-il fait remarquer la difficulté que le parlement pourrait rencontrer si on ramenait à la plénière la désignation des 3 membres de l’Assemblée nationale. Comment distribuer 3 postes pour 7 groupes parlementaires ! Dès lors, il a introduit un amendement sur ce point. Une suspension a été alors sollicitée par la présidente de la commission des lois pour statuer sur les 4 amendements introduits dans le dossier. Aux environs de 23 heures, la Commission a intégré les amendements et présenté un texte fondé sur un consensus en son sein et en présence du gouvernement. Il établit la désignation comme suit : 2 pour le chef de l'Etat, 4 pour l'Assemblée nationale, sur la base de la configuration politique, 3 pour les professionnels des médias. A l'heure où nous bouclons, l’adoption ou non de la proposition de modification de cette loi organique n’était pas encore acquise. Nous y reviendrons.

Délimitation des communes du Bénin : un casse- tête chinois pour le Ministre Alassane Seydou

L’actuel maire d’Abomey-Calavi, Patrice Houssou-Guèdé, a posé des balises, le vendredi 17 janvier 2008, pour récupérer l’aire que la Mairie de Cotonou a grignotée à la Commune qu’il préside. Il n’est pas le seul à aspirer à ce genre de « récupération », Sémé-Kpodji a également ce contentieux avec Cotonou, sans compter les autres. Un souci pour le Ministre de la décentralisation, Alassane Seydou
« Le Maire d’Abomey-Calavi n’a pas fini de gérer les problèmes d’assainissement qui existent déjà à l’intérieur des limites dont a héritées, qu’il cherche à récupérer d’autres terres ». Ainsi parlait un habitant de Godomey. Cette réflexion nous rappelle les problèmes de développement local auxquels sont confrontés tous les maires et qu’ils n’arrivent pas à résoudre. Mais au-delà, il faut reconnaitre que la « récupération » opérée par le Maire Patrice Houssou-Guédé est légitime et légal conformément aux documents existants.

Généralement, les populations d’Abomey-calavi ont toujours cru que la Commune commence au niveau du carrefour « Godomey », mais pour certains sages interrogés, les limites de la Commune d’Abomey –Calavi commencent au niveau du quartier Kindonou ; c’est l’effet de l’urbanisation de la ville de Cotonou qui apparemment a fait reculer les limites réelles d’Abomey-Calavi. Malheureusement, les priorités des gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays concernaient la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté. Ils ignorèrent ces problèmes secondaires. Pire, les élections qui se sont déroulées depuis plus de 20ans, ont inclus les « terres récupérées » par Abomey-Calavi dans la Commune de Cotonou.

Le contentieux Cotonou-Sèmè ressurgit

En « récupérant » les terres grignotées par la commune de Cotonou, le maire d’Abomey-Calavi, Patrice Houssou-Guède, déterre d’autres cas qui sommeillent entre les communes, c’est le cas par exemple du contentieux territorial qui oppose Cotonou et Sèmé. En effet, au cours de la première mandature des maires (2003-2008), le premier adjoint au maire de Cotonou avait inauguré un portail au niveau du carrefour dénommé le Bélier sis dans l’arrondissement d’Agblangandan de la commune de Sémé. Au fronton de l’édifice où l’on peut lire de part et d’autre « Au revoir, bon voyage » et « Bienvenue, bon voyage » figure le logo de la Mairie de Cotonou.

Un acte qui marque visiblement les limites de Cotonou. Mais les conseillers communaux disaient, à l’époque, que l’érection de ce portail en ce lieu ne marque pas les limites entre les deux communes, mais l’essentiel c’est de pouvoir développer nos communes. C’est dire que, si le prochain maire de Sèmè veut emboîter le pas de Patrice Houssou-Guède, cela risque de dégénérer, puisque les 74 autres communes du Bénin ont enterré jusque- là, leurs contentieux territoriaux. Seulement, avant que cette question ne dégénère, il urge que le Ministre de la décentralisation et de l’aménagement du territoire, Alassane Seydou trouve une approche scientifique et consensuelle pour la résoudre. Certainement que le Ministre Seydou va convier une réunion de concertation et de sensibilisation des maires pour que les contentieux territoriaux entre les communes ne viennent pas aggraver les problèmes de développement

Attention, allez à l’essentiel

Personne ne doute que la délimitation des communes est une question à résoudre. Mais, elle ne doit pas venir se greffer sur les problèmes de développement auxquels sont confrontées les populations, au point de détourner l’attention de l’essentiel. Que veulent les populations de chaque commune ? L’eau potable, l’assainissement de la commune afin que les inondations, les déchets produits soient gérés ; l’industrialisation de la commune, c’est au moins l’implantation d’une industrie qui résout quelque peu les problèmes du chômage des jeunes de la commune. Mais récupérer d’autres terres, n’est vraiment pas le souci des personnes interrogées résidant à Godomey ; l’essentiel pour elles, ce sont les problèmes d’assainissement, de production

Par Matini MARCOS

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Tractations politiques au sommet de l’Etat : Un remaniement ministériel en vue

Un nouveau remaniement ministériel serait en train d’être mijoté et les tractations sont en cours dans tous les sens.. La nouvelle émane de sources crédibles et rentre dans les actions en cours au sommet de l’Etat pour mettre fin à l’hégémonie des groupes politiques de l’opposition non déclarée à l’Assemblée nationale.

Le président de la République, le Dr Yayi Boni semble avoir trouvé maintenant pour finir avec la majorité mécanique constituée par les députés du G 4, du G 13 et de Force clé à l’Assemblée nationale. Et les contacts sont en train d’être pris dans tous les sens pour la cause. Outre le fait que les tractations se multiplient en vue de débaucher des députés au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo même, des émissaires sont régulièrement envoyés chez des parlementaires à domicile, pour les contraindre à abandonner leurs formations politiques. Plusieurs députés du Parti du renouveau démocratique (Prd) auraient été déjà approchés dans ce sens et n’ont pas cédé comme leur collègue Isidore Gnonlonfoun. On apprend que c’est surtout les députés de la Renaissance du Bénin qui subissent toutes les pressions au sommet de l’Etat. Il s’agit pour les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de faire basculer avant la semaine prochaine, dit-on, la majorité dans leur camp. Dans ce cadre, c’est juste quatre ou cinq députés qui sont recherchés pour reprendre la situation en main contre le G 4, le G 13 et Force clé. Pour contourner le projet de destitution du président Mathurin Nago qui est déjà proche et de faire passer sans difficulté, certaines lois importantes pour le président Yayi Boni. C’est la mouture du dossier relatif à la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) tel que voulue par le gouvernement qui paraît le premier projet qui préoccupe, dit-on. Les dossiers relatifs à l’adoption d’une loi référendaire et plus tard de la nouvelle constitution seraient aussi dans le chronogramme. Outre l’argent frais qui circule abondamment ces derniers jours dans les bureaux de l’Assemblée nationale, des portefeuilles ministériels et des directions techniques et de sociétés seraient en train d’être miroités aux prochains députés qui vont quitter le G 4, G 13 et Force Clé. C’est dans cette perspective qu’on annonce l’imminence d’un remaniement ministériel pour les prochaines semaines. Selon une source parlementaire très crédible, c’est au cours des premiers jours du mois de février 2009 que ce nouveau gouvernement du président Yayi Boni devrait intervenir. Une information confirmée par d’autres sources et on affirme même que ce remaniement pourrait même intervenir plus tôt, si certaines conditions venaient à être réunies avant un délai donné. Selon d’autres indiscrétions, le chef de l’Etat devrait en profiter pour mettre fin à sa collaboration avec certains de ses ministres qui ont déjà passé 36 mois avec lui et mettre ses nouveaux partenaires au travail.

J-C. H (Br. Ouémé Plateau)

Rejet de la décision de la Cour constitutionnelle:Pourquoi les députés ont désobéi à la Haute juridiction

Fixé au jeudi 15 janvier dernier, l’ultimatum de désignation des nouveaux membres de l’Assemblée nationale à la Haute Cour de justice n’aura pas intimidé les députés de l’opposition non déclarée. Ils ont même plongé les sept sages dans une situation délicate, leur demandant une interprétation précise du principe « configuration politique ».

En refusant de se plier à l’injonction de la Cour constitutionnelle, les députés de la majorité parlementaire ont, au-delà du camouflet infligé à la Haute juridiction, réussi à susciter un débat qui doit donner de l’insomnie aux sages. En effet, les députés, à croire le président de la commission budgétaire, Epiphane Quenum, veulent empêcher que la composition de la future Haute Cour de justice ne soit en exclusivement acquise à la cause de l’Exécutif. La juridiction chargée de juger les membres du gouvernement est composée de 13 membres dont 6 désignés par la Cour constitutionnelle, 6 par l’Assemblée nationale et le dernier membre en la personnalité du président de la Cour suprême. Avec le mode de désignation des sept sages de la Cour constitutionnelle, ses 6 représentants à cette Haute Cour sont quasi favorables au pouvoir en place car 4 ayant été désignés par le bureau de l’Assemblée nationale (favorable à l’Exécutif) et les 3 autres par le chef de l’Etat. Alors, il ne restait aux députés de l’opposition non déclarée qu’une seule option : « tout faire » pour choisir dans leur rang les 6 représentants de l’Assemblée nationale. Ce qu’ils avaient réussi à faire en faisant presque fi du principe à valeur constitutionnelle de majorité/minorité parlementaire. Mais mal leur en a pris car dans sa décision Dcc 09-002 du 8 janvier 2008, la Cour constitutionnelle les a rappelés à l’ordre. Ils ont donc été enjoints de tenir compte de ce critère de configuration politique. Mais plutôt que d’obtempérer sans aucune autre forme de procès, les députés ont renvoyé les sept sages à un devoir de clarification car dans la décision sus nommée, la Haute juridiction a semblé entendre par configuration politique, le sens majorité/minorité parlementaire. Ce faisant, elle entre en contradiction avec une autre décision que la Cour suprême avait déjà rendue mais dans laquelle elle donnait à cette notion le sens de groupes parlementaires, d’où l’exigence de précision.

Les sages sur une corde raide

Les députés de l’opposition non déclarée ont mis les sept sages dans une situation délicate. Ils ont souligné une contradiction de décisions rendues par la Haute juridiction et la Cour suprême. En effet, dans une décision que la seconde citée avait rendue dans le cadre d’un contentieux sur la désignation des membres de la Cena, la juridiction compétente en matière électorale avait interprété la notion de configuration politique dans le sens de groupes parlementaires. Ce qui contredit la dernière interprétation de la Cour constitutionnelle. Soit les sept sages obligent les députés à s’en tenir au fond de la décision et donc à l’appliquer, soit ils se livrent à un jeu extrêmement délicat d’interprétation avec le risque de cristalliser cette contradiction. Dans cette dernière hypothèse, ils auraient contribué à lancer de plus belle la polémique et conforter les députés dans leur alibi. A moins que les sages ne nous montrent qu’ils ont plus d’un tour dans leur sac.

Calixte Adiyéton (Coll)

janvier 19, 2009

Le Bénin, une destination touristique à démocratiser

 Le Bénin dispose d’un patrimoine touristique de grande qualité, mais encore trop peu valorisé et réservé à une élite. La création d’un fonds national du tourisme en 2006 a permis la rénovation et la promotion de nombreux sites. Il reste cependant beaucoup à faire pour développer un tourisme de masse.

"Nous avons lu des prospectus qui présentaient les merveilles du Bénin. C’est pour cela que nous sommes venus ici et nous repartons satisfaits", raconte Bruno, un touriste suisse rencontré à Cotonou. Comme lui, des milliers de touristes, visitent chaque année ce pays d’environ 114 000 km2 situé entre le Togo et le Nigeria. Le Bénin, qui s’étire sur près de 700 km du Nord au Sud, ne manque pas d’attraits, mais commence seulement à tirer parti d’un patrimoine naturel et historique varié et d’une exceptionnelle richesse.

À seulement 18 km au sud de la capitale, Ganvié, village traditionnel de pêcheurs construit sur pilotis, est un site lacustre unique. "C’est un paradis touristique qui s’impose au monde avide de découvertes", s’enthousiasme une Française. Dans les départements de l’Atacora et de la Donga, au Nord-Ouest, à 450 km de Cotonou, le parc national de la Pendjari et la zone de Porga attirent les passionnés d’animaux et de chasse.

Dans ces régions qui regorgent aussi de cascades, on peut voir aussi de magnifiques maisons à étage en forme de grappe appelées tatas en dindi, la langue locale. Au centre du pays, le célèbre musée d’Abomey présente des collections d’objets splendides : trônes et bijoux princiers. Les palais royaux sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1982.

Des recettes en forte hausse

Jusqu’à ces dernières années, seule une minorité de touristes avait accès à ces merveilles, uniques au monde pour certaines. L’absence de libertés d’opinion et de circulation des années 1980, sous le régime marxiste de Mathieu Kérékou, avait dissuadé les visiteurs et plongé le tourisme dans une profonde léthargie.

Les choses commencent à changer à en juger par les statistiques officielles : les recettes touristiques ont presque doublé en dix ans : de 18,8 milliards de Francs (28,66 millions d’€) en 1997, elles sont passées à 35 milliards de francs CFA (53,35 millions d’€) tandis que le nombre global de visiteurs a progressé de 23 % (de 150 à 185 000).

"Une dynamique se met en place" apprécie Epiphane Assou, directeur de la promotion touristique. La création à la veille de l’an 2000 de deux directions, promotion et développement touristique, au sein du ministère du Tourisme et la nouvelle volonté politique de faire de ce secteur un des moteurs de l’économie béninoise ont contribué à la relance de cette activité qui donne aujourd’hui du travail à 70 000 personnes.

À côté du tourisme d’agrément qui draine une clientèle internationale se développe un tourisme d’affaire, en particulier à Cotonou où se trouve la quasi-totalité des hôtels de luxe du pays. Sur les 185 000 visiteurs enregistrés en 2007, près de 150 000 proviennent de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Togo, Burkina).

"Au-delà des affaires, ce qui me fascine et me ramène au Bénin, c’est la paix sociale, la chaleur des habitants et la sympathie des plages", confie Daouda, un commerçant burkinabé. Les autres sont en majorité européens, français en particulier. C’est le cas de Cabrini, un Italien arrivé au Bénin pour, dit-il, "chasser et prendre un bain de soleil".

Une image à changer

Beaucoup reste à faire pour développer les multiples possibilités d’évasion qu’offre le Bénin. Depuis une décennie, le pays stagne en 5e position en terme de nombre d’arrivées par pays en Afrique de l’Ouest derrière le Sénégal, le Burkina Faso, le Ghana et le Nigeria.

"Une situation qui se justifie par une insuffisance de promotion et surtout de professionnalisme", estime un cadre du ministère. Pour progresser dans le classement, le gouvernement a lancé en 2006 un Fonds national de développement et de promotion touristique (FNDPT) qui a déjà à son actif plusieurs actions de promotion à l’étranger. M. Sahgui de la direction des études et stratégies du FNDPT évoque notamment la réalisation d’un film sur le potentiel touristique et culturel du Bénin. "Des copies ont été déposées pour diffusion à plusieurs chaînes internationales lors du festival Tourisme Africa 2006, tenu à Genève"’, précise-t-il.

De grandes affiches publicitaires titrant "Bénin : la beauté au naturel" ou encore "Bénin : splendeurs du Nord" sont désormais visibles dans les directions touristiques et les ambassades. La participation aux foires et l’organisation en 2007 du premier Salon international du tourisme, de l’écotourisme et de l’hôtellerie de Cotonou (SITECO), enfin, a été une réussite. "Depuis, le tourisme béninois est de plus en plus connu et nos hôtels plus fréquentés", assure un hôtelier.

Les structures pour un tourisme de masse international restent cependant insuffisantes. Pour changer de cap et attirer une clientèle locale et internationale moins élitiste, le pays mise sur le projet de la "Route des Pêches" lancé par l’État. Cet ambitieux programme transformera quelque 32 km de côte en une véritable cité touristique dotée de 2 000 chambres, de centres commerciaux et de villages vacances. Toutes les études s’accordent sur la faisabilité, mais sa concrétisation n’est prévue que pour 2018.

Le Bénin continue d’enregistrer un déficit en production animale

Le sous secteur de l’élevage au Bénin qui contribue pour environ 6 pour cent du Produit Intérieur Brut, ne permet pas une couverture complète des besoins en protéine animale en raison de sa faible productivité, a appris lundi APA de source officielle à Cotonou.

«L’ effectif actuel du cheptel estimé en 2008 à 1 905 000 bovins, 2 264 000 petits ruminants, 340 000 porcins, 15 425 000 de volailles, 300 000 de lapins ne permet pas une couverture des besoins en protéines animales", indique un rapport de la direction de l’élevage.

Il s’agit en fait de la viande, du lait et des œufs en raison de la faible productivité des espèces élevées et la persistance de certaines pathologies.

Selon cette même source, le niveau actuel d’importation des viandes congelées (toutes espèces confondues) s’élevant environ à 7 000 tonnes traduit une relative dépendance du Bénin en produits carnés.

Par ailleurs, souligne la même source, les élevages modernes qui se sont développés en zone périurbaine pour la production d’œufs et de poulet de chair subissent de plein fouet la concurrence des importations de volaille congelée 6 000 tonnes en 2008 et les effets de la menace de la grippe aviaire hautement pathogène.

Les élevages d’espèces non conventionnelles, à savoir les aulacodes et l’escargot se développent de plus en plus à un rythme qui ne compense pas encore les déficits.

En revanche se sous secteur laisse augurer des possibilités de développement au gré des mutations alimentaires qui s’observent par endroits.

APA-Cotonou (Bénin)

Les députés se penchent sur la modification de la loi organique de la Haac

La proposition de loi portant modification de la loi organique N° 092-021 du 21 Août 1992 sur la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) introduite par le député Sacca Fikara et 12 autres députés fera l’objet ce jour d’une étude en plénière. Plus précisément, les députés vont se pencher sur les articles 11,16, 18, et 35 de ladite loi organique. La Cour constitutionnelle saisie par le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, avait déjà déclaré irrecevable une proposition de loi portant modification de la loi organique de la Haac. Ceci n’a pas émoussé les ardeurs du député Sacca Fikara de la réintroduire pour une étude en plénière sous sa forme actuelle. Dans sa décision, la Cour constitutionnelle avait jugé que "l’appréciation des articles 16 et 18 du texte de la proposition de loi relève d’un contrôle de constitutionnalité que la Cour ne peut effectuer à l’étape actuelle de la procédure législative". Toujours dans cette décision, la Cour constitutionnelle a eu à déclarer que la proposition de modification de l’article 35 de la loi organique, fixant les modalités de gestion des fréquences piétine les dispositions de la loi fondamentale. De sources concordantes, l’on apprend que l’objectif du député Sacca Fikara et de ses collègues signataires de la proposition de loi objet de la plénière de ce jour est de réduire le pouvoir du Chef de l’Etat sur la Haac et permettre ainsi à cette institution de jouir pleinement de ses prérogatives, surtout en ce qui concerne l’attribution des fréquences aux radiodiffusions et aux télévisions. L’on apprend également que dans la nouvelle proposition de loi, plusieurs réformes sont envisageables. Il s’agit entre autres, de la signature d’une convention d’installation et d’exploitation de radiodiffusion et de télévision entre la personne privée et la HAAC qui agira au nom de l’Etat, la désignation par l’Assemblée nationale de 5 représentants contre 3 comme cela l’a toujours été. Quant au nombre de représentants des professionnels des médias à la Haac, il reste inchangé. Aussi, les députés signataires souhaitent-ils dans la proposition de loi, une réforme au niveau du mandat des conseillers de la Haac. Ils proposent que ce mandat passe de 5 ans à 4 ans renouvelables une seule fois.
Karim Oscar ANONRIN, 19 janvier 2009

PROMOTION DES MINISTRES « RECALES » A L’ERE DU CHANGEMENT. « Demandez et on vous donnera »

Sous Yayi, on peut être mauvais ministre mais devenir bon conseiller. C’est-à-dire que sous l’ère du changement, on peut être un mauvais praticien, mais bon théoricien. Puisque être ministre, c’est mettre la main à la tâche et avoir l’obligation de résultat. Et être conseiller technique ou spécial, c’est seulement parler, conseiller, faire des fiches techniques qui orientent la décision du chef et là, il n’y a point d’obligation de résultat.

La pratique sous Boni Yayi est que les ministres qui sont remerciés, sortis du gouvernement pour incapacité ou pour des raisons techniques ou pour des raisons politiques, ou encore pour d’autres raisons propres au chef de l’Etat, sont pour la plupart rappelés au palais de la Présidence de la République, pour aller y servir, soit en qualité de conseiller technique, soit en qualité de conseiller spécial, soit en qualité de chargé de mission.

Et c’est justement parce que l’ancien ministre Roger Gbégnonvi est bien conscient de cette réalité qu’il a sollicité du chef de l’Etat, il y a 8 jours d’être rappelé aux affaires en qualité de conseiller à la gouvernance ; c’était à l’occasion d’une émission télévisée sur une chaîne de la place. Gbégnonvi a peut être voulu que justice lui soit faite. Puisqu’il y a des ministres sortis du gouvernement au même moment que lui qui ont déjà été rappelés au Palais. Il a donc souhaité continuer d’avoir sa part du "festin" même s’il lui fallait changer de place ou de toge. Il a demandé donc et il a obtenu. Cette nomination confirme et renforce la conception que l’opinion a de plus en plus de la logique qui gouverne les nominations à certaines hautes fonctions sous l’ère du changement : d’une part, la plupart des ministres "limogés" sont récupérés au Palais et d’autre part les conseillers techniques ou spéciaux ne sont plus des "gens de l’ombre" qui s’occupent seulement à conseiller le "patron", mais ils sont ou deviennent de plus en plus des "acteurs", des gens qui ne restent plus calfeutrés dans les murs de leurs bureaux, mais descendent sur le terrain, agissent, reçoivent des missions, exécutent et rendent compte ; parfois, ils sont porte-parole ou représentants officiels du "chef" à des réunions ou cérémonies officielles.

A tous ces propos, on ne peut faire un procès à Boni Yayi. Puisqu’à chaque régime, ses méthodes. A chaque chef, sa façon de gérer. L’essentiel est que les résultats suivent et soient au rendez-vous : c’est une question d’efficacité. L’essentiel, c’est de dépenser moins l’argent du contribuable pour avoir les résultats : c’est aussi une question d’efficience. Et nous, les Béninois attendons de Boni Yayi qu’il soit efficace et efficient à la fois, c’est-à-dire qu’il soit performant. Nous espérons donc que la multiplication des postes de conseillers techniques ou spéciaux coûtera moins au contribuable d’une part et que les résultats seront au rendez-vous d’autre part.

En ce qui concerne la possibilité pour un conseiller de réussir la lutte pour la bonne gouvernance, on ne doute point de la volonté du chef de l’Etat et de la sincérité ou de la disponibilité de Roger Gbégnonvi. Mais on se connaît, entre nous au Bénin... Et on souhaite tout simplement plein succès au tout nouveau conseiller, en attendant... les résultats.


Brice HOUSSOU, 19 janvier 2009

La Route des Esclaves : Un patrimoine galvaudé

La mémoire du temps a gravé à jamais, le douloureux et tragique épisode de la traite négrière auquel, le Bénin a pris une part prépondérante. L’un des témoins vivants de cet événement inoubliable est la Route des Esclaves à Ouidah. Aujourd’hui, il fait partie des sites touristiques les plus visités dans cet ancien Etat esclavagiste mais son exploitation fait de lui, un patrimoine galvaudé.
A une cinquantaine environ de km de Cotonou, la ville de Ouidah ressemble fort bien à une paisible bourgade, une cité dortoir. 90mn en voiture vous permettent de découvrir pour la première ou énième fois, cette ville fascinante qui laisse dévoiler ses cocoteraies et plages sablonneuses, ses maisons dominées par endroits par des habitations de style brésilien, portugais etc.
Une ville sans plan précis et où, le poids du passé colonial reste encore une réalité.
En témoignent, les noms de famille d’origine brésilienne. Ouidah, est à elle seule, un symbole qui rappelle des événements historiques immortalisés dans les mémoires. Son église centenaire, la Basilique à quelques mètres du légendaire Temple des Pythons,…, la très visitée Route des Esclaves, sont au nombre des attraits touristiques visités.

La Route des esclaves, un patrimoine galvaudé

Chaque année, ce site, patrimoine historique mémorable reçoit de nombreux visiteurs nationaux et étrangers. Ne demandez pas à connaître le nombre de visiteurs par an. Aucune statistique ne pourra vous dévoiler la réponse attendue parce que, il n’y en a pas. Le site en question se visite en plusieurs étapes.
Jusqu’à présent, le site ne manque pas d’être pris d’assaut par tous ceux qui veulent se replonger dans ce passé douloureux. Mais une seule étape est payante encore qu’elle est officiellement dissociée du parcours concernant ladite Route. Il s’agit du musée de Ouidah qu’abrite l’ancien Fort portugais.
Les autorités en charge du tourisme au Bénin (Photo ministre du tourisme Mamata Djaouga) doivent réorganiser ce parcours puisque, c’est bien de cela qu’il s’agit. De sorte à bien en matérialiser par des plaques d’identification, les différentes étapes. La restauration de tous les sites non encore protégés, tels que la Place Zomaï, l’Arbre du non retour s’impose. Donner une formation technique correcte et efficiente à des guides touristiques ou aux employés du musée de la ville est nécessaire et si possible, en Anglais, Français, Portugais, Allemand, etc. C’est alors qu’il faut fixer un prix d’entrée unique donnant droit à visiter ce patrimoine historique dont le Bénin et la ville de Ouidah tirent très peu de profit compte tenu de la gestion qui en est faite jusqu’à présent et qui ne rapporte pas encore le pactole qu’on peut en attendre.
Il suffit de manifester la volonté réelle de l’aménagement de ce parcours sur lequel seront dessinés des bas reliefs. Il faudra également élargir la voie menant vers la Porte du non retour où sera placée la réplique d’un bateau négrier (pour qu’en y entrant, l’on découvre ce qu’est être ensardiné) et d’aménager les plages pour transformer Ouidah en un grand site touristique à l’instar de l’île de Gorée au Sénégal.
L’Etat béninois et la commune de Ouidah devraient conjuguer leurs efforts ensemble pour donner corps à cette renaissance touristique et historique de la ville.

Kolawolé Maxime SANNY

Football national - Classement définitif du Championnat de D1 : La Fbf confirme le verdict de la Ccarps, les Requins menacent de saisir le Tas

Le Comité exécutif de la Fbf, a confirmé au cours d’une réunion tenue le Vendredi 16 Janvier 2009 à l’hôtel PLM Alédjo, les résultats du championnat national de D1, tels que prononcés par la Commission centrale ad hoc des règlements, pénalités et sanctions, après étude des réclamations. Cette décision est dénoncée par le Secrétaire général des Requins de l’Atlantique qui menace de saisir le Tribunal arbitral.

Par : Sosthène SEFLIMI

C’est Bruno Didavi, le Secrétaire général de la Fédération béninoise de football qui a proclamé, au nom du Comité exécutif de la Fbf, les résultats définitifs du Championnat national de football de la 1ère division. Cette décision était très attendue car elle devait infirmer ou confirmer le verdict de la Commission centrale ad hoc des règlements, pénalités et Sanctions, la Ccarps. Et l’enjeu principal de la décision a rapport aux noms des 6 clubs qui seront relégués en 2ème division. Ce championnat qui s’est écoulé en est en effet, un de transition dont le but est de retenir 14 clubs sur les 20 participants, afin de lancer cette année, un nouveau championnat avec 14 clubs, conformément aux exigences de la Fifa. Il ressort de la décision de la Fbf, que les Requins de l’Atlantique font partie des 6 clubs relégués en D2. Ce club phare du football béninois au passé très glorieux goutera donc pour la première fois de son histoire, aux joies et aux peines de la D2. Seulement, les responsables de l’équipe notamment son Secrétaire général, crie à la mascarade et au coup monté. Intervenant le samedi 17 janvier 2009, sur une chaîne de radio privée émettant sur Cotonou et régions, Zéphirin Déguénon a dénoncé le verdict de la Ccarps et déploré la non existence de la Commission d’appel par la Fbf. Selon lui, c’est la Commission d’appel qui devrait étudier les recours faits par les clubs qui contestent le verdict de la Ccarps. En outre, le Secrétaire général des Requins de l’Atlantique a déclaré que la relégation de son club en D2 est l’aboutissement d’un complot savamment conçu et exécuté par certains responsables fédéraux qui reprochent au club de Cotonou d’avoir soutenu le ministre Galiou Soglo, quand celui-ci se battait pour l’instauration au Bénin du championnat à 14 clubs. Zéphirin Déguénon, a promis s’en remettre à l’arbitrage du Tribunal Arbitral du Sports, de la Confédération africaine du football pour que soit corrigée, l’injustice dont les Requins sont victimes. Les dirigeants du club Espoir de Savalou, eux-aussi mécontents de la décision de la Fbf, ont annoncé leur volonté de saisir la Caf. C’est donc parti pour une longue saison de bataille juridique.

Plénière, ce jour, à l’Assemblée nationale : La Haac dans l’œil du cyclone parlementaire

A l’invitation du président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago, les honorables députés se retrouveront, ce jour, à l’Assemblée nationale en vue d’étudier la proposition de loi sur la Haac. On craint un nouveau bras de fer entre les deux blocs politiques de l’hémicycle.

Après son examen en commission, la proposition de loi relative à la modification de la loi organique N° 92-21 du 21 août 1992 relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) risque d’entraîner de nouveaux remous au sein de notre Assemblée nationale. Du moins si le texte revient tel qu’il était parti sur la table de l’honorable Aholou Kèkè et ses collègues. Inspirée par quelques membres de l’opposition non déclarée en vue d’apporter un soutien à la mandature actuelle dans son différend avec le pouvoir exécutif, au sujet notamment de l’affaire des fréquences non attribuées, ce texte avait objectivement pour but de régler des comptes avec le gouvernement et non de conforter la crédibilité et l’efficacité d’action de la HAAC . Ainsi, cette proposition de loi veut entraîner trois grands bouleversements dans les dispositions mises en place par la loi organique actuellement en vigueur. Le premier point concerne le mode de désignation des conseillers qui siègent au sein de la dite institution. D’après l’article 16 du texte actuel, « La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication est composée de neuf membres désignés à raison de :
 trois (3) par le bureau de l’Assemblée Nationale
 trois (3) par le Président de la République
 trois (3) par les journalistes professionnels et les techniciens des communications et des télécommunications. » L’article 17 dispose en outre que le Président de la HAAC est nommé par le Président de la République, après avis du Président de l’Assemblée Nationale, tandis que les trois autres membres du bureau de la HAAC sont élus par leurs pairs. La nouvelle proposition de loi propose par contre que le Président de la République ne désigne qu’un seul membre (au lieu de trois), qui serait ensuite nommé Président, et que par contre l’Assemblée nationale désigne cinq membres (au lieu de 3), prenant ainsi deux des postes pourvus actuellement par le Chef du gouvernement. Le second aspect du texte qui fera l’objet de la plénière, ce jour, au Palais des Gouverneurs concernent la durée du mandat. D’après l’article 18 de la loi organique N° 92-021 du 21 août 1992, « La durée des fonctions des membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication est de cinq (5) ans. Le mandat n’est ni révocable, ni renouvelable ». Mais, d’après nos informations, les auteurs de la proposition ont voulu que ce mandat soit désormais renouvelable. Une fois ? Deux fois ? Renouvelable tout simplement sans aucune limitation ? Les données ne sont pas encore claires à ce niveau. Le dernier point capital de ce dossier, et non le moindre, concerne le partage des rôles entre le pouvoir exécutif et la Haac dans les précieuses et fameuses questions d’attribution des fréquences qui ont été à l’origine des dissensions entre la mandature actuelle et le pouvoir exécutif au cours des deux dernières années. C’est l’article 35 alinéa 2 de la loi en cours qui en dispose : « Les autorisations d’usage de fréquence pour la radiodiffusion sonore, la télévision par voie hertzienne terrestre ou par satellite sont délivrées aux personnes privées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication conformément aux dispositions de la convention et sur la base d’un rapport technique présenté par le Ministre chargé des communications. » C’est en raison de l’importance de ce rapport technique qui constitue comme un « droit de veto » du gouvernement, gestionnaire des fréquences au nom de l’Etat, sur leur attribution à des opérateurs privés que le pouvoir Exécutif a pu empêcher les nombreuses attributions tous azimuts engagées à mi-mandat par la HAAC actuelle, et qui ont fait l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle. A l’époque, le gouvernement avait demandé une étude sur l’état des lieux de la gestion des fréquences avant toute nouvelle attribution. Mais la Haac avait fait le forcing à deux reprises et ses décisions ont été cassées par la Cour constitutionnelle, sur la base de la Constitution et de cette fameuse loi organique qui fait d’ailleurs partie du « bloc constitutionnel ». De sources proches de la mandature actuelle, on estime que « les députés de la cinquième législature ont initié cette loi suite aux différents blocages et problèmes enregistrés, jusque-là, par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication dans le cadre de son fonctionnement ». Une façon de voir les choses. Quoiqu’il en soit, après plusieurs semaines passées sur la table de la commission des lois, si cette proposition revient, ce jour, avec les mêmes projections, il n’est pas sûr que l’apaisement revienne au sein de l’hémicycle ni que la Cour constitutionnelle ne soit amenée à trancher à nouveau. Toutes choses qui ne sont pas de nature à garantir une fin de mandat tranquille aux neuf conseillers de la mandature « Zato ».

En finir avec la guerre non pour la paix mais pour la justice

La guerre de la Bande de Gaza nous donne à entendre la bêtise humaine au plus fort de son expression, nous donne à entendre le cynisme humain porté à incandescence au travers des bulletins d’information. Car, et que cela soit bien précisé, ce qui est ici appelé cynisme et bêtise n’est pas la guerre en soi, ses atrocités assenées à tout passant, mais l’information sur la guerre en temps de guerre, la manière dont cette information est assenée à l’auditeur par les agences de presse, toutes tendances et toutes idéologies confondues.

A chaque bulletin d’information donc, après avoir constaté l’augmentation du nombre des cadavres, ce qui relève simplement et purement de la vérité de La Palisse (‘‘quinze minutes avant sa mort, il vivait encore’’), on précise, vaguement, que les civils payent un lourd tribut aux canons, on ajoute, nébuleusement, que l’on a retrouvé des femmes et des enfants écrasés sous les bombes, et que même des familles entières, pères mères, enfants, sont passées de vie à trépas collectivement et d’un seul coup sous le coup des bombes, et que, oh horreur ! un hôpital a été atteint.

Tout cela dit avec un détachement certain, sans trémolo perceptible, avec humanisme cependant, voire avec humanité.

Tout cela dit pour détourner notre attention de la guerre en soi, présentée et donnée à percevoir comme chose normale. Tout cela dit pour attirer notre attention sur les ‘‘dommages collatéraux’’ de la guerre, présentés et donnés à percevoir comme choses anormales, voire inhumaines.

L’unique problème est qu’aucun expert ne nous a encore dit que les industries de guerre ont enfin imaginé et inventé la bombe intelligente qui n’écrase que les soldats armés pour tuer et qui évite soigneusement les bonnes mères de famille et les bâtiments de l’ONU et les véhicules des humanitaires. Et nous ne sachions pas que dans les écoles de guerre les instructeurs enseignent qu’un bon soldat armé pour tuer est celui qui, dans le feu de l’action, distingue parfaitement entre civils innocents et adversaires méchants, celui qui laisse faire les gamins armés de lance-pierres pour le rendre borgne ou pour lui percer le front.

Parlant de gamins, l’on se souvient peut-être que durant la doublement sainte guerre Iran-Iraq, ils ont été dépêchés massivement au front et en première ligne par leurs parents avec promesse ferme de se voir propulsés, sans transition, de la terre au paradis dès que les balles des fusils et autres bombes les auraient écrabouillés. Et il est vrai que lorsque l’on aime ses enfants, c’est tout ce qu’on peut leur souhaiter, non pas l’écrabouillement mais la propulsion au paradis qui passe par l’écrabouillement.

Dans l’affaire de la Bande de Gaza, comme dans toutes les affaires semblables à celle-là, les commentateurs humanistes oublient toujours de dire à leurs aimables auditeurs ce que font les vieillards, hommes et femmes, au milieu des balles crépitantes et des bombes rugissantes. Il est sûr et certain qu’ils prennent sagement leur grabat sur la tête, s’appuient tranquillement sur leur canne et vont chercher doucement refuge dans l’oasis de paix à côté.

Car il serait presque cynique, de penser que le commentaire humaniste qui éveille soupirs et sanglots retenus à l’énoncé des cadavres d’enfants écrasés puisse sombrer, délibérément ou non, dans l’idée que, vifs ou morts, les grands-parents des enfants écrabouillés sont quantité négligeable. Idée insupportable, insoutenable.

Mais venons-en au fait. Jusqu’à quand les hommes et les femmes vont-ils se raconter des histoires de paix à Noël et au nouvel an, à Pâque et à la Trinité, du haut des minarets, sur la place des marchés et sur les bancs de l’ONU à Manhattan ? Et pendant qu’ils se les racontent, ils se font la guerre qui en rajoute à l’injustice cause de toute guerre.

Car il ne s’agit jamais de paix d’abord mais de justice d’abord. Et si l’on arrête la guerre pour faire la paix, la guerre se rallumera tant que justice ne sera pas faite. Arrêtons donc toutes les guerres pour nous engager dans un processus sincère de recherche de la justice.

Négociations difficiles et longues. ‘‘Un pas, un autre pas, encore un autre pas et tenir gagné chaque pas’’. En finir avec la guerre, non pas pour la paix mais pour rechercher la justice qui garantit la paix.

(Par Roger Gbégnonvi)

janvier 17, 2009

Que dit Holo aujourd’hui?

Il  y  a  11  ans, le Professeur Théodore   Holo a fait de   l’article  129  de   la   Constitution, une lecture   que contredit la dernière  décision  de la Cour constitution-nelle dont  il est aujourd’hui membre.
Débat à poursuivre dans l’édition de la semaine prochaine.

Extraits d’une interview du Professeur Théodore Holo réalisée par notre confrère François Awoudo et publiée dans «Les Echos du jour» du 8 janvier 1998.
Les Echos du jour : M. le professeur, quelle interprétation faites-vous du mot «avis» inscrit dans la constitution et qui fait l’objet de mésentente entre la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale
 ?

Théodore Holo : Je pense que si le constituant avait estimé que cet avis doit lier celui qui le demande, il l’aurait fait. Tout ce que nous retenons pour le moment, c’est que cet avis doit être requis nécessairement, mais il est difficile de soutenir  qu’il s’agit d’un avis conforme. Il est vrai que pour préserver l’indépendance du pouvoir judiciaire il aurait été utile de préciser que le président de la République doit tenir compte de cet avis. Mais cela signifierait que les pouvoirs du président de la République pour la nomination des magistrats est réduit.

Ne pensez-vous pas que la précision exigée par la Cour permet de régler plus de problème qu’elle n’en crée, dans la mesure où le président de la république et le conseil supérieur pourraient ne pas s’entendre sur la nature de cet avis ?
Je ne pense pas que le rôle de la Cour constitutionnelle soit d’aller au-delà de la volonté du constituant, elle a plutôt pour rôle de vérifier que les actes qui sont posés sont conformes à la Constitution. Or le texte de l’article 129 est très clair. Peut-être on peut demander une révision de la constitution en précisant que l’avis du Conseil supérieur de la magistrature au président de la République est un «avis conforme». Je pense que l’Autorité de l’Assemblée a plus de valeur que celle de la Cour.

Mais professeur Holo, figurez-vous que c’est la même Constitution qui précise que les décisions de la Cour sont sans recours…
Les Décisions de la Cour sont sans recours au même titre que l’Assemblée nationale est souveraine. La tendance que l’on observe depuis quelque temps c’est que la Cour, non contente de décider de la conformité ou de la non-conformité  à la Constitution prend quelque fois un rôle de législateur actif en disant  «Voilà ce qu’il faut faire !». Or il n’appartient pas à la Cour de dire ce qu’il faut faire, elle doit dire «ce que vous avez fait est conforme ou n’est pas conforme à la Constitution». En la matière il faut que la Cour reconnaisse qu’elle est allée au-delà de son rôle.

 

Interview du professeur Théodore Holo : à propos de l’article 129 de la Constitution

La Cour constitutionnelle  a outrepassé ses pouvoirs

Ancien membre du haut conseil de la République, ancien ministre du gouvernement Soglo, actuellement membre du bureau exécutif de la Renaissance du Bénin (Rb), M. Théodore Holo est professeur de droit constitutionnel à l’Université nationale du Bénin. C’est justement à ce titre que nous avons recueilli son avis sur l’article 129 de la Constitution dont l’interprétation oppose actuellement la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale. Avant de jeter un regard critique sur le discours du président de la République su l’Etat de la Nation, il a donné son point de vue sur la rumeur de mésentente entre le secrétaire général de la Rb Aurelien Houessou, et Antoine Gbégan, un autre membre du bureau exécutif du parti.

Propos recueils par François Awoudo

Les échos du jour : M. le professeur, quelle interprétation faites-vous du mot « avis » inscrit dans la constitution et qui fait l’objet de mésentente entre la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale ?
Théodore Holo : Je pense que si le constituant avait estimé que cet avis doit lier celui qui le demande, il l’aurait fait. Tout ce que nous retenons pour le moment, c’est que cet avis doit être requis nécessairement, mais il est difficile de soutenir  qu’il s’agit d’un avis conforme. Il est vrai que pour préserver l’indépendance du pouvoir judiciaire il aurait été utile de préciser que le président de la République doit tenir compte de cet avis. Mais cela signifierait que les pouvoirs du président de la République pour la nomination des magistrats est réduit.

Ne pensez-vous pas que la précision exigée par la Cour permet de régler plus de problème qu’elle n’en crée, dans la mesure où le président de la république et le conseil supérieur pourraient ne pas s’entendre sur la nature de cet avis ?
Je ne pense pas que le rôle de la Cour constitutionnelle soit d’aller au-delà de la volonté du constituant, elle a plutôt pour rôle de vérifier que les actes qui sont posés sont conformes à la constitution. Or le texte de l’article 129 est très clair. Peut-être on peut demander une révision de la constitution en précisant que l’avis du Conseil supérieur de la magistrature au président de la République est un « avis conforme ». Je pense que l’Autorité de l’Assemblée a plus de valeur que celle de la Cour.

Mais professeur Holo, figurez-vous que c’est la même constitution qui précise que les décisions de la Cour sont sans recours…
Les Décisions de la Cour sont sans recours au même titre que l’Assemblée nationale est souveraine. La tendance que l’on observe depuis quelque temps c’est que la Cour, non contente de décider de la conformité ou de la non-conformité  à la constitution prend quelque fois un rôle de législateur actif en disant  «  Voilà ce qu’il faut faire ! ». Or il n’appartient pas à la Cour de dire ce qu’il faut faire, elle doit dire « ce que vous avez fait est conforme ou n’est pas conforme à la constitution ». En la matière il faut que la Cour reconnaisse qu’elle est allée au-delà de son rôle.

Vous avez participé à la rédaction de l’actuelle constitution. Il semble là que vous vous rendez compte à retardement de certaines insuffisances du texte…
Aucune constitution n’est parfaite. Je pense que celle-là est la meilleure que nous avons connue. Elle a donné la preuve de sa fiabilité dans la mesure où elle nous a permis d’opérer l’alternance ; d’abord au niveau de l’organe législatif puis au niveau de l’organe exécutif. C’est une constitution qui fonctionne bien. Je ne demande pas de réviser pour le plaisir de réviser. S’il y a des insuffisances avérées le texte lui-même prévoit sa propre révision.

Vous voudriez bien nous rappeler la procédure…
Il y a le référendum ou directement par l’Assemblée à une majorité qualifiée.

Pour ce qui concerne la situation actuelle, si aucune des deux institutions ne fléchit, est-ce que nous serons dans l’obligation de fonctionner sans le conseil suprême de la magistrature ?
Je ne souhaite pas qu’il y ait blocage à ce niveau. Il est bon que le Chef de l’Etat qui est le gardien de notre constitution puisse,  en vertu de ses prérogatives, rappeler à chaque organe les limites de ses prérogatives. C’est une question de bon sens à mon avis. Il s’agit de l’interprétation d’un article qui est quand même très précis. Et l’Assemblée n’a fait que copier la constitution sans supprimer et sans en ajouter une virgule. Même s’il y a une volonté de garantir l’indépendance du conseil supérieur de la magistrature, l’article 129, à l’heure actuelle ne permet pas d’aller au-delà ; car préciser dans la loi organique  que c’est après avis conforme du conseil suprême de la magistrature, c’est aller au-delà de ce que la constitution a dit. Et la cour elle-même doit travailler en se conformant à la constitution. Il ne me semble pas qu’actuellement, la cour  a la meilleure interprétation de l’article 129 de la constitution. Mais j’invite les uns et les autres à la sagesse pour éviter le blocage.

Professeur Holo,  pouvez-vous nous éclairer un peu sur la mésentente Aurélien Houessou/ Antoine Gbégan ?
Ecoutez ! C’est vous qui parlez de mésentente.  Je suis membre du bureau exécutif national de la RB, je n’ai pas l’impression qu’il y ait pareille chose. M Houessou est le secrétaire général et les décisions qu’il prend engage le parti. Que certaines personnes aient des opinions différentes,  c’est leur droit le plus absolu. Notre parti a un fonctionnement démocratique.  Mais si après un débat on fait une synthèse qui prend en compte le point de vue de la majorité, il va de soi que cela engage tout le monde. Personnellement, je ne suis pas au courant d’une mésentente Houessou/Gbégan.

Professeur Holo, vous soutenez en termes clairs qu’il n’y a aucun différend entre Houessou et Gbégan ?
Il ne peut pas y avoir de problème entre le secrétaire général et un membre du bureau exécutif national.  Si un membre du bureau exécutif national n’est pas d’accord avec une position  du bureau,  cela est normal dans le fonctionnement démocratique d’un parti.   Et chacun exprime son opinion. A partir du moment où la synthèse générale est faite,  si quelqu’un n’est pas d’accord cela ne signifie pas qu’il y a mésentente entre lui et le secrétaire général.

Votre avis sur le discours du président de la République sur l’état de la Nation…
 Il est vrai, nos compatriotes pensent –à juste titre certainement- que le Chef de l’Etat  dans la forme a respecté les dispositions de la constitution qui prescrit une fois l’an le message du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation devant l’Assemblée nationale. Il l’a fait en 1996, et en 1997 aussi.
Dans la forme également, on peut sentir un ton beaucoup plus humble, beaucoup plus modeste dans la mesure où le Chef de l’Etat n’a pas revendiqué la paternité de la réalisation de tout ce qui est fait. Mais que cela s’inscrit dans la continuité des actions déjà entreprises. Mais dans le fond, le message manque de souffle et de vision. Il ne répond pas aux préoccupations actuelles des Béninois. Aux problèmes fondamentaux qui se posent à la Nation. L’insécurité, l’inflation, le chômage des jeunes,  la morosité de la vie économique, la crise sociale sont occultés dans le discours. Les raisons de ces problèmes et comment le Chef de l’Etat entend résoudre ces problèmes ? Il n’en a rien dit.
Certaines entreprises publiques qui constituent les poumons de l’économie nationale :  le Port autonome de Cotonou, la Sonapra, la Sbee, la Sonacop sont restées sans responsables pendant longtemps. Un Conseil des ministres a relevé les directeurs généraux de ces sociétés et ce sont des intérimaires qui ont géré ces grandes sociétés. Or quand on est intérimaire, on n’a pas la possibilité de prendre des initiatives. Quel est le crédit de ces entreprises dans leurs rapports avec nos partenaires au développement ? Ce message donne l’impression d’être un catalogue de ce qu’on a réalisé. Quand on écoute ce message,  on a le sentiment que tout c’est pour le mieux dans les meilleurs des mondes possibles. On prend chaque ministère, on dit dans tel secteur, le ministre a bien travaillé, il n’y a pas de problème. Cela veut dire que même le président du G17 est désavoué parce qu’il estime que ‘il faut procéder au remaniement, parce que les ministres ne travaillent pas. Or le Chef de l’Etat donne un satisfecit à tous ses ministres. De la même manière que l’autre de la Coalition, le Premier ministre est désavoué. Puisse qu’il estime qu’il ne sait où le budget a été élaboré, le Chef de l’Etat non plus. Or le Chef de l’Etat assume la paternité de l’article 11 qui pose le problème au niveau de ce projet de budget. Et lorsqu’on écoute le catalogue de ce qui est fait et ce qui sera fait, on se demande s’il y a une coordination au niveau de l’action gouvernementale.  On nous énumère les choses comme un compte d’Apothicaire sans faire une analyse globale de tout ceci dont la synthèse indiquerait l’état de la Nation. Aussi devait-on nous indiquer les perspectives, les raisons d’espérer. C’est un message sans idéal et sans espérance et qui du coup ne donne aucun espoir à la Nation.

Décision de la cour constitutionnelle: Revirement jurisprudentiel au Bénin. La Cour constitutionnelle de Maître Robert Dossou continue de surprendre !

Contre toute attente et contrairement aux décisions des sept sages des Cours Constitutionnelles précédentes, notamment la décision DCC 01-013 du 29 janvier 2001, la Cour Constitutionnelle présidée par le bâtonnier Me Robert Dossou dans sa décision DCC 09-002 du 8 janvier 2009 a déclaré contraire à la Constitution l’élection, par l’Assemblée Nationale en sa séance du 19 décembre 2008, des 6 membres de la Haute Cour de Justice.
Cette décision du 8 janvier 2009 pose à notre avis, des questions fondamentales que nous nous permettrons de commenter vu l’intérêt que cela suscite à notre jeune démocratie. Nous essayerons d’en faire une analyse objective puis un examen critique.

Analyse objective de la décision DCC 09-002
Après avoir déterminé l’objet du litige déféré devant la haute juridiction et le contenu de la décision, nous présenterons son intérêt pour la démocratie béninoise.

Objet du litige et contenu de la décision
Comme on en a l’habitude depuis 1990 au lendemain des élections, certains citoyens et honorables députés non contents de l’élection des 6 députés de l’Assemblée Nationale au sein de la Haute Cour de Justice effectuée  par l’Assemblée Nationale le vendredi 19 décembre 2008 ont, en vertu des articles 3, 122 de la Constitution du 11 décembre 1990 et 24 de la loi organique de la Cour Constitutionnelle, saisi la Cour Constitutionnelle en vue de déclarer l’élection des 6 députés devant siéger à la Haute Cour de Justice contraire à la Constitution. Selon les requérants, cette élection ne tient pas compte de la configuration politique de l’Assemblée Nationale et devrait se faire selon «le principe de la proportionnelle».
Selon la Cour Constitutionnelle dans sa décision DCC 09-002 du   8 janvier 2009, «l’affirmation de la création d’un Etat de droit et de démocratie pluraliste suppose, entre autres, la garantie des droits de la minorité et la participation de tous à la gestion des affaires publiques ;
Que ce droit se traduit au sein de l’Assemblée Nationale par le respect de sa configuration politique, reflet des deux composantes que sont la majorité et la minorité parlementaire, et ce quelque soit le nombre de groupes parlementaires composant l’une ou l’autre de ces deux catégories ;
Que la prise en compte de cette configuration politique implique la répartition proportionnelle dans la désignation des députés appelés à représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat ;
Qu’en conséquence la désignation de l’Assemblée Nationale en sa séance du 19 décembre 2008 des 6 députés membres de la Haute Cour de Justice est contraire à la Constitution ;
Que le choix des députés appelés à représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat, doit se faire selon le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité ;
Que la désignation par l’Assemblée Nationale des 6 députés membres de la Haute Cour de Justice doit être effective le 15 janvier 2009 au plus tard».
Même si cette décision du 8 janvier 2009 est apparue dans un contexte politique très controversé, la décision DCC 09-002   porte des intérêts pour la marche démocratique en cours depuis l’historique conférence nationale des Forces Vives de la Nation du Bénin.

Intérêts de la décision pour la démocratie béninoise
Selon  Mathias Daval1  «le fondement de la démocratie est la règle de la majorité».Quant à Tocqueville, il ajoute que «L’Empire moral de la majorité se fonde en partie sur cette idée qu’il y a plus de lumières et de sagesse dans beaucoup d’hommes réunis que dans un seul, dans le nombre des législateurs que dans le choix. C’est la théorie de l’égalité appliquée aux intelligences». Cette théorie toujours d’actualité a été pondérée par d’autres notions qui renforcent la démocratie moderne.

En effet, s’il est vrai que la règle de la démocratie exige que la majorité décide et que la minorité s’incline2, il est aussi vrai que la règle de la majorité, en elle-même, n’est pas automatiquement démocratique. Personne par exemple ne peut appeler un système équitable ou juste s’il permet à 51% de la population d’opprimer 49% au nom de la majorité. C’est pourquoi, la nouvelle tendance dans les démocraties modernes est de garantir le droit de la minorité tout en sauvegardant le droit de la majorité. Ce principe de la règle de la majorité et des droits de la minorité caractérise toutes les démocraties modernes, quelles que soient leurs histoires, leurs cultures, leurs populations et leurs économies.
Ce faisant, la règle de la majorité doit être accompagnée de garanties des droits humains qui à leur tour, servent à protéger les droits des minorités et des dissidents - qu’ils soient ethniques, religieux, ou de simples perdants d’un débat politique.
Les droits des minorités ne dépendent pas de la bonne volonté de la majorité et ne peuvent pas être éliminés par le vote de la majorité. Les droits des minorités qui découlent des droits de tous les citoyens sont normalement protégés par les institutions démocratiques. C’est ce que semblent dire nos 7 sages dans leur deuxième décision de l’année 2009. L’analyse de la décision DCC 09-002 montre clairement et cela pour la toute première fois dans le droit positif béninois, la consécration de la garantie des droits de la minorité au niveau de l’Assemblée Nationale du Bénin. Selon le dispositif de la décision, la Haute Juridiction a dit et jugé «Que le choix des députés appelés à  représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat, doit se faire selon le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité».
Selon la Cour Constitutionnelle de Me Robert Dossou, notre démocratie ne connaîtra plus les malheureux spectacles observés lors de la mise en place des organes de gestion de l’Assemblée Nationale. Le cas de la mise en place du bureau de la 5e législature est bien illustratif (élection faite sur accord circonstanciel sans confiance puisqu’il s’est agi de voter avec procuration pour des personnes qui étaient, quelques minutes avant le vote, présentes dans l’hémicycle). Selon la décision du   8 janvier 2009, les élections des membres du bureau doivent se faire en tenant compte de la minorité parlementaire.
Sans déjà suscité le débat actuel posé par la doctrine selon laquelle les revirements jurisprudentiels sont rétroactifs, nous pouvons affirmer selon cette nouvelle jurisprudence du 8 janvier 2009 que l’actuel bureau de l’Assemblée Nationale est contraire à la Constitution dans la mesure où au moment de sa mise en place aucun membre de la minorité parlementaire n’a pu obtenir une place sur les 7. Deux tendances en accord ont pris la totalité des postes privant, de ce fait, la minorité parlementaire d’alors. Et pourtant selon la décision DCC 03-117 du 10 juillet 2003, le juge constitutionnel de 2003 ainsi que celui de 2007 avait dit et jugé que cette élection est conforme à la Constitution.
C’est le cas également du choix par le bureau actuel de l’Assemblée Nationale des 4 membres de la Cour Constitutionnelle où la minorité constituée de 3 sur 4 n’a pu obtenir satisfaction. Si dans tous ces cas, les différentes Cours Constitutionnelles avaient toujours dit et jugé que c’est conforme à la Constitution, nous sommes, cette fois-ci, dans le cas d’un revirement de jurisprudence. Pour nous, ce revirement jurisprudentiel constitue une avancée dans notre démocratie et doit être salué. C’est fini donc les transactions, les négociations, la corruption parlementaire3 et le débauchage tous azimuts que nous   observons au  niveau de l’hémicycle  lorsqu’il s’agira d’effectuer des choix des députés appelés à représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat. Si nous savons que la majorité parlementaire d’aujourd’hui peut être minorité parlementaire demain, l’on ne peut que saluer  le courage et la pertinence de cette décision  du 8 janvier  2009. 
Bien que cette jurisprudence est à saluer, il n’en demeure pas moins  qu’il s’agit d’un revirement qui est une source d’insécurité juridique. Aurions-nous une autre Cour Constitutionnelle qui reviendrait sur cette décision en déclarant contraire à la Constitution, l’imposition faite à la majorité d’accorder un droit à la minorité dans la mise en place du bureau de l’Assemblée par exemple ? Cette question est d’importance ce qui justifie un examen critique de cette décision du 8 janvier 2009.

Examen critique de la décision DCC 09-002
Ici, il s’agira pour nous de faire le point sur les éléments de comparaison et de donner  une position sur la question.

Eléments de comparaison
La décision DCC 002 du 8 janvier 2009 contredit toutes les jurisprudences de la Cour en la matière. En effet, pour sauvegarder les droits des minorités,  le choix des députés appelés à  représenter l’assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat, doit se faire selon le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité.
La problématique du revirement entre temps évoquée dans nos commentaires précédent notamment celui relatif à la décision DCC 08-149 du 23 octobre 20084, vient une fois encore de se reproduire. Partout ailleurs, les revirements de jurisprudence sont facteurs d’insécurité juridique, car «qui croire lorsque la bouche de la loi bégaie ou se contredit». Il est utile   de rappeler que le revirement est compris comme «l’abandon par les tribunaux eux-mêmes d’une solution qu’ils avaient jusqu’alors admise; adoption d’une solution contraire à celle qu’ils consacraient; renversement de tendance dans la manière de juger»5. Ces formules peuvent, peu ou prou, être transposées au contentieux constitutionnel, car, quel que soit le contentieux considéré, il semble que, pour qu’il y ait revirement, il faille toujours une opposition de solutions et un élément intentionnel. Et dans la décision du 8 janvier 2009, les deux éléments caractéristiques du revirement sont en place. la Cour Constitutionnelle présidée par Me Robert Dossou a effectué une opposition entre une solution ancienne et une solution nouvelle. En d’autres termes, ils ont abandonné une solution jurisprudentielle antérieure au profit d’une solution jurisprudentielle nouvelle et incompatible dégageant d’un même texte de référence à appliquer une interprétation opposée à celle qu’il avait retenue jusque-là.
Comme nous l’avons déjà dit, tout revirement est porteur d’insécurité et paraît d’emblée de nature à troubler la crédibilité du juge constitutionnel. Il est connu que le principe même de l’abandon d’une jurisprudence au profit d’une autre est, en soi, critiquable et il l’est certainement encore plus lorsqu’il marque un changement d’interprétation constitutionnelle. Comment admettre, en effet, que la norme en principe la plus stable de l’ordre juridique, la Constitution, puisse donner lieu à de telles variations de signification ?
En dehors de l’insécurité juridique soulevée, il est à noter qu’actuellement au niveau des textes organisant notre Assemblée Nationale, aucun élément juridique ne fonde la constitution du groupe parlementaire majoritaire et celui minoritaire. Autrement dit, sur quelle base juridique  peut-on savoir que des groupes parlementaires sont constitués en majorité parlementaire dans la mesure où notre Assemblée Nationale est fondée sur des  accords circonstanciels ? Même la loi qui a consacré le statut de l’opposition ainsi que la prise du décret d’application n’ont toujours pas permis une clarification du jeu politique en nous permettant de savoir le parti qui est à l’opposition et celui qui soutient l’action du gouvernement. Dans cet imbroglio fait de va-et-vient incessant des députés, la cassure et la création des groupes parlementaires au gré des intérêts et du sujet en débat, comment mettre en application  cette décision DCC 09-02 du 8 janvier 2009 pour sauvegarder les droits du minorité ? N’assisterions-nous pas à une remise en cause régulière toutes les fois où le choix des députés appelés à  représenter l’Assemblée Nationale en tant que Corps, à animer ses organes de gestion ou à siéger au sein d’autres institutions de l’Etat a été fait ?

Position sur la décision DCC 09-002 du 8 janvier 2009
La jurisprudence du 8 janvier 2009 bien que constituant une avancée de notre processus démocratique reste tout de même prématurée puisque aucun texte juridique ne réglemente la question de la majorité ni de la minorité à l’Assemblée Nationale. Comment peut-on savoir aujourd’hui, de manière formelle, dans cet hémicycle caractérisé par une inconstance des positions, une majorité parlementaire et une minorité parlementaire ?
Comment peut-on accorder des garanties à une minorité ou à une majorité qui se refuse d’accepter et d’assumer son rôle de minorité ou de majorité ?
C’est pour répondre à ces questions pertinentes que pose le revirement de jurisprudence que nous partageons la position du Professeur Molfessis6 qui a mis en exergue dans un rapport au Premier Président de la Cour de Cassation Française, les dangers liés au revirement de jurisprudence en ces termes «il n’y a de revirement que s’il y a un précédent à modifier; et il n’y a de précédent que si le jugement n’est pas seulement l’art de trouver, par prudence, la plus juste solution contingente mais s’il véhicule aussi une règle à vocation générale».
Par ailleurs, dans un contexte où l’on ne respecte que les décisions qui nous sont favorables en refusant allègrement d’être au dessous de la Constitution, quel sera le sort d’une pareille décision si la majorité ayant votée le vendredi 19 décembre 2008 était du pouvoir en place ?
N’a-t-on pas vu un Président de la République en exercice s’opposer à l’exécution d’une décision de la Cour Constitutionnelle en se fondant sur l’article 41 de la Constitution ?
Dans tous les cas, cette décision du 8 janvier 2009 pose de problème qu’il n’en résout car les acteurs politiques, qu’ils soient majoritaires ou minoritaires, ne suivent pas encore notre évolution démocratique qui exige des uns et des autres «la concession » ou plus justement « le consensus» principe à valeur constitutionnelle selon une jurisprudence récente de la Haute Juridiction.
A tout ce qui a été dit, il nous semble urgent d’attirer l’attention de la Haute Juridiction  sur un autre élément de la décision du  8 janvier 2009 qui suscite notre inquiétude. Il s’agit de la lenteur observée au niveau de la Cour Constitutionnelle pour exercer ses prérogatives contenues dans l’article 114 de la Constitution. En tant qu’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, comment peut-elle attendre  21 mois après l’installation de l’Assemblée Nationale pour enjoindre cette dernière à élire ses 6 membres de la Haute  Cour de Justice surtout que cette Juridiction a instruit un dossier dont l’un des présumés est mis sous mandat de dépôt et attend malheureusement  et sans espoir son jugement ?
Comment assurer cette mission de gardienne des libertés publiques et des droits de l’homme dans une pareille situation ?
Comment expliquer ce silence de 21 mois de la Cour Constitutionnelle alors même que 6 de ses membres sont membres de cette juridiction ?
Même si un adage accepté chez nous dit que «mieux vaut tard que jamais», nous ajoutons dans le cadre de la sauvegarde de notre processus démocratique qu’il «faut façonner l’argile pendant qu’elle est molle».
Ce comportement caractérisé par un silence «partisan» s’observe malheureusement au niveau de nos Hautes Juridictions depuis un certain temps. En effet, comment  comprendre que jusqu’à ce jour des élus communaux ne sont toujours pas installés alors même que la loi a expressément dit que les contentieux ne sont pas suspensifs à l’installation des élus.
Malgré ce retard  préjudiciable à la démocratie locale prévue et organisée par la Constitution en ses articles 150 à 153, aucune Haute Juridiction : la Cour Suprême ni même la Cour Constitutionnelle (organe régulateur du fonctionnement des institutions) n’a pu, à ce jour, «ordonner», comme cela vient de se faire, l’installation des élus communaux conformément  à la loi en vigueur.
Pour que notre démocratie grandisse, il faut que nos juridictions jouent pleinement leurs missions républicaines sans parti pris dans la justice, l’équité et avec un courage républicain.
Notre démocratie gagnerait  si nos juridictions notamment nos Hautes Juridictions sur des questions essentielles à la sauvegarde de notre démocratie étaient beaucoup plus réactives.
Pour finir, il est à rappeler que tout revirement est par nature rétroactif, puisque la décision de justice statue nécessairement sur des actes ou faits du passé, même si elle peut avoir également vocation à en régir les conséquences futures.
J. Rivero l’a souligné pour la jurisprudence administrative, par une démonstration intégralement transposable à la jurisprudence constitutionnelle : «L’arrêt de règlement n’ayant pas cours dans notre droit, il n’y a p